1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1ater que la foule ne réagit pas autrement que les individus. L’auteur, qui est l’un de ces Anglais, tombe malade avec à propos et
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
2de mannequins, les tendances contradictoires d’un individu. C’est pour traiter ce sujet pirandellien qu’on s’embarque dans une c
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
3age d’un enrichissement, d’une consolidation de l’individu mais avant tout un moyen de se connaître. Cependant, n’est-ce pas lui
4ain, en quoi consiste l’unité la plus réelle de l’individu — en dehors du corps. Et ce ne sont point là jeux d’idées et jongleri
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
5 considérer toute joie comme illusoire et livre l’individu pieds et poings liés à l’obsession qu’il voulait avouer pour s’en dél
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
6 [p. 54] Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927) d Comme le démiurge venait de p
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7al entre l’époque et les quelques centaines (?) d’individus pour qui l’esprit est la seule réalité. C’est pourquoi nous ne pourro
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8sorte de franc-maçonnerie de quelques centaines d’individus. Et cette franc-maçonnerie sera bientôt traquée avec la dernière rigu
8 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
9ité d’une époque obsédée d’action.) Autour de ces individus — chinois nationalistes ou terroristes, Européens expérimentateurs, j
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
10ïveté. Définition du naïf dans le monde moderne : individu qui soutient des idées qui ne rapportent rien. En effet, je ne représ
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
11ples. Celui-là seul favorise le développement des individus, qui ne cherche pas un rendement mais qui dépose une semence spiritue
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
12Une minute de concentration intense dégage dans l’individu plus d’énergie que des heures d’exercices gémissants. De même, le bie
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
13 : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir à soi-même. Mais les Hongrois ne
13 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
14t-être pas encore oublié que la race s’oppose à l’individu. Ici, plus qu’ailleurs, l’originalité est signe de sang mêlé. Ici com
14 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
15 : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir à soi-même. Mais les Hongrois ne
15 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
16 hamlétisme. Notre préparation à l’autonomie de l’individu demeure théorique, et son application est indéfiniment retardée, cont
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
17ent sa vie et son œuvre. Il n’y a peut-être pas d’individu plus significatif dans l’histoire de l’Occident moderne, c’est-à-dire
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
18ques (nationalisme, SDN, etc.), condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes
18 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
19éal bourgeois, synthèse eudémonique à l’usage des individus égoïstes, d’autre part à l’idéal marxiste, synthèse eudémonique à l’u
19 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
20nt substitué pour les besoins de leurs systèmes l’individu abstrait, l’atome désigné par un chiffre et dépourvu de résistance ac
20 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
21ion, suppose et pose la personne, définie comme l’individu engagé dans le conflit créateur 6 . À cet engagement personnel, nos r
21 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
22responsable sur le responsable, à la masse et à l’individu abstrait sur la personne concrète. Machiniste et productiviste, elle
23Répétons donc que pour nous : la personne c’est l’individu engagé dans le conflit créateur. Conflit qui se résout par l’acte, — 
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
24: départements, communes, corporations, familles, individus. Dans le premier cas il doit accomplir un travail constructif, dans l
23 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
25xée par les grands fournisseurs. On prétend que l’individu se perd de plus en plus dans la masse anonyme. Je crois que c’est là
26rois que c’est là ce qu’il peut faire de mieux. L’individu, tel que le concevait le dernier siècle, l’homme isolé qui cultivait
27oits de l’Homme, ne mérite pas qu’on le pleure. L’individu des libéraux, c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme
28 voir le salut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’
29ut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’est parce qu
30ertaine du triomphe des masses. C’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’
31utement organisé, une monstrueuse agglomération d’individus assemblés par la peur et la faim, et la haine, parqués dans des caser
32goïste et, en somme, assez lâche, qu’on appelle l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de
33tâches immédiates. La personne, au contraire de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une au
24 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
34 [p. 53] II Personne ou individu ? (d’après une discussion) Première question. — Vous parlez beauco
35coup de la personne… De mon temps, nous disions : individu. Les termes changent, selon le cours des modes, mais les réalités mor
36 vous, elle s’en va et s’en ira toujours disant : individu ! Individu ! Je suis heureux de notre accord, malgré les mots, et je
37 s’en va et s’en ira toujours disant : individu ! Individu ! Je suis heureux de notre accord, malgré les mots, et je serais plus
38 la personne dont je parle n’a rien à voir avec l’individu dont nous parlait le xixe  ! Le langage courant confond volontiers in
39 le xixe  ! Le langage courant confond volontiers individu et personne. Je ne pense pas qu’il y ait lieu de s’en féliciter, ni s
40rement verbale. Reprenons l’origine des termes. L’individu est [p. 54] défini par rapport à l’ensemble, à l’espèce 11 . Il est u
41écoule normalement de la définition courante de l’individu. Dans ces conditions, l’individualisme libéral n’est pas justifié, et
42l’État, mais aussi contre la définition même de l’individu, et, en fin de compte, contre la raison, — dont ils aiment pourtant à
43éclamer par ailleurs. La conséquence logique de l’individu, c’est l’étatisme, le fascisme ou la dictature stalinienne. Tel est l
44le paradoxe malheureux de la démocratie laïque. L’individu au nom duquel légiféra la Convention n’était en somme défini que par
45osition de ce système à ceux qu’on a fondés sur l’individu libéral, c’est le fédéralisme. L’individu étant conçu par les juriste
46s sur l’individu libéral, c’est le fédéralisme. L’individu étant conçu par les juristes à partir de l’ensemble, ses droits dépen
47ie libérale ; elle est fondée sur une notion de l’individu qui défie l’expérience et la réalité humaine. Elle a pourtant duré un
48vidualisme qui serait en peine de montrer un seul individu réel, l’individu [p. 57] des Droits de l’Homme n’étant rien qu’un con
49rait en peine de montrer un seul individu réel, l’individu [p. 57] des Droits de l’Homme n’étant rien qu’un concept juridique. I
25 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
50qu’il veut atteindre, qui sont la libération de l’individu et la suppression de l’État, sont sans commune mesure avec les moyens
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
51 créateur, pour rebâtir un monde à la mesure de l’individu considéré comme autonome, et « calculable » humainement. Le Plan est
27 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
52d’autonomie. Et le but final : la libération de l’individu, reste toujours hétérogène à ces moyens, qui sont, en l’espèce, l’org
28 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
53ons « un fascisme larvé ». Quand nous traitons un individu de « fasciste », cela ne signifie pas que cet individu partage les op
54idu de « fasciste », cela ne signifie pas que cet individu partage les opinions d’Hitler ou de Mussolini, mais simplement qu’il
29 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
55 et leurs créations politiques, condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
56a conception abstraite de l’homme considéré comme individu indifférencié. Or ces deux conceptions sont également à la base de to
57tion d’apparence toute philosophique : celle de l’individu et de la personne. L’Égalité contre la Fraternité Considérer l’hom
58ntre la Fraternité Considérer l’homme en tant qu’individu abstrait (Principes de 89) et fonder sur cet individu toutes [p. 157]
59vidu abstrait (Principes de 89) et fonder sur cet individu toutes [p. 157] les institutions, et la morale, c’est méconnaître la
60ont alors sanglants. L’évolution de la notion d’individu, d’homme en soi, d’homme type, est trop connue pour que nous la repre
61même. Les personnes existent, bien que brimées. L’individu n’a jamais existé qu’à l’état de définition. Partir des conflits quot
62t pour laquelle il est responsable. Alors que « l’individu » se balade au gré des théories dans le monde abstrait et juridique d
31 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
634] s’est instituée sur les notions de personne, d’individu et de personnalité. Il existe un mouvement personnaliste qui a pris p
64istinctions théoriques que l’on a proposées entre individu, personne et personnalité. Je préfère illustrer ces notions par des e
65mment sont apparues dans l’Histoire les notions d’individu et de personne, et les systèmes qui s’y [p. 195] opposent, nous verro
66urs sans doute plus que jamais. Prenons d’abord l’individu. Contrairement à ce que peut nous faire croire une certaine polémique
67re croire une certaine polémique réactionnaire, l’individu n’est pas une invention du siècle des Lumières et de la Déclaration d
68ance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individu, c’est l’homme de la tribu qui tout d’un coup se met à réfléchir pour
69ré du groupe. On les expulse : voilà les premiers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel.
70iers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel. Mais peu à peu, ces individus se groupent p
71idu est synonyme de criminel. Mais peu à peu, ces individus se groupent pour constituer de nouvelles communautés (les thiases), c
72me et conscient. La définition la plus noble de l’individu nous est fournie à ce moment par Socrate, lorsqu’il nous dit : Connai
73 qu’aux antipodes de Socrate, une définition de l’individu… Toutefois, ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’ori
74el à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes qui le rassurent, et l’État sa puissan
75nt qu’il n’aura plus affaire qu’à une poussière d’individus déracinés, n’offrant plus de résistance appréciable. Vous voyez qu’en
76ffet, ou plus exactement, de succession fatale. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein :
77sociale [p. 198] commencé par l’individualisme. L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes natur
78, de « mise au pas ». C’est avec la poussière des individus que l’État fera son ciment. Diviser pour régner, déraciner pour mieux
79e d’homme que suppose l’État romain, c’est donc l’individu embrigadé, le fonctionnaire ou le soldat, l’homme qui n’existe que pa
80, l’Église lui [p. 201] rend sa dignité humaine d’individu en même temps que son rôle actif de persona. Spirituellement, il se p
81euf, créé par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. E
82ts de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personne. Et vous voyez que la distinction entre ces deux vocab
83nne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, dans un composé original dom
84ébuts de la Grèce, en ce sens qu’une révolte de l’individu ne tarde pas à se manifester. Cette révolte, c’est la Renaissance. El
85ront ma description de la Grèce individualiste. L’individu de la Renaissance est d’abord un révolté qui oppose ses besoins propr
86souvent cités [p. 204] comme les premiers types d’individus au sens moderne. Nous retrouvons ici cette liaison mystérieuse entre
87cette liaison mystérieuse entre la naissance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une
88issance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une activité toute nouvelle : l’expérime
89l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclamer les droits et les devoirs de la
90l problème. Mais ils ne parlent pas non plus de l’individu ou de la collectivité, et cependant toutes les réalités que désignent
91. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que D
92son [p. 207] prochain. Ainsi la dignité de chaque individu est garantie non pas du seul fait qu’il existe physiquement, mais du
93ues, certaines notions fondamentales telles que l’individu et la personne, abordons notre siècle et l’histoire présente. Car en
94ite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de
95 masque, une fonction extérieure, c’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volonta
96 que le résidu, l’empreinte d’une personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par un
97ocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères accusés. Ainsi l’on glisse du calvinisme à l’individua
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
98nt substitué pour les besoins de leurs systèmes l’individu abstrait, l’atome désigné par un chiffre et dépourvu de résistance ac
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
99egel cette mécanique de l’histoire qui supprime l’individu, le conflit tragique et la responsabilité spirituelle. C’est dans cet
100s définitions à l’acte constituant la personne (l’individu engagé dans un conflit concret). Sur cette notion de l’homme actif et
34 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
101que est, d’une part, la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure, — d’autre part la science des ra
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
102xée par les grands fournisseurs. On prétend que l’individu se perd de plus en plus dans la masse anonyme. Je crois que c’est là
103rois que c’est là ce qu’il peut faire de mieux. L’individu, tel que le concevait le dernier siècle, l’homme isolé qui cultivait
104oits de l’Homme, ne mérite pas qu’on le pleure. L’individu des libéraux, c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme
105 voir le salut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’
106ut de notre époque dans un retour à l’individu. L’individu est l’origine la plus certaine du triomphe des masses. C’est parce qu
107ertaine du triomphe des masses. C’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’
108utement organisé, une monstrueuse agglomération d’individus assemblés par la peur et la faim, et la haine, parqués dans des caser
109goïste et, en somme, assez lâche, qu’on appelle l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de
110édiates. La personne, [p. 155] au contraire, de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une au
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
111de la masse et les outrages divers encourus par l’individu, les Puissances anonymes et le Standard seraient en voie de triompher
112tte crise que l’on dit sans précédent, que fait l’individu pour se défendre ? Et quels titres à l’existence vient-il produire ?
113is mots qui faussent tout : anarchie, romantisme, individu. Il n’est que de les mesurer à la réalité dernière de l’homme. Qu’est
37 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
114 mot personne, nous pouvons voir d’abord que de l’individu à la personne, la différence est celle du figurant anonyme à l’acteur
115 visible : l’éternel ne touche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un
116e de ma vocation, fût-ce au prix de la vie de mon individu. 7. Incarnation À la série d’« implications inexplicables » que nou
117dence absolue et manifeste d’une vocation et d’un individu, dans chaque action de cet individu. Ou bien encore l’apparition d’un
118ation et d’un individu, dans chaque action de cet individu. Ou bien encore l’apparition d’une vocation en lieu et place d’un ind
119l’apparition d’une vocation en lieu et place d’un individu. La psychologie de la personne parfaite se réduirait purement et simp
120ts que nous imaginons sans les saisir, et notre « individu » n’est certes pas le moindre. Dans l’espoir incertain de nous munir
121tage les idées, de l’opposer ici à la notion de l’individu. L’individu est le terme dernier de la division objective d’une socié
122es, de l’opposer ici à la notion de l’individu. L’individu est le terme dernier de la division objective d’une société au sens d
123mposition d’un corps quelconque. Autrement dit, l’individu n’est conçu qu’à partir de l’ensemble du corps social, comme un éléme
124 qui prophétise la dissolution du corps social en individus libres au terme d’une évolution scientifique et organisée (thèse de M
125cette conscience insinuée comme un retard entre l’individu et sa pressante vocation. L’âme immortelle n’est rien que l’illusion
38 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
1268] Grammaire de la personne (janvier 1934) f L’individu, tel que les libéraux — en politique — et les idéalistes — en philoso
127 de la personne, telle qu’on peut l’opposer à cet individu, et du prochain, tel que le définit l’Évangile ; d’autre part, certai
128aussi laïque ou religieuse qu’on voudrait. Mais l’individu a vécu, nous dit-on… Il faut craindre la mort des mythes : elle n’est
129mythes : elle n’est jamais qu’une métamorphose. L’individu n’est mort que pour renaître dans le collectif. La mystique de la mas
130n l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individu atomique. Le vœu humain paraît comblé… Mais ce nous est-il autre chos
131Ainsi le phénomène personnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence ex
132onnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence extérieure. Face à face a
133 risque. La personne est aussi, par conséquent, l’individu moral, l’individu social par excellence. Mais dans son acte seulement
134ne est aussi, par conséquent, l’individu moral, l’individu social par excellence. Mais dans son acte seulement, c’est-à-dire dan
39 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
135e passivité, proclamé par la Renaissance, c’est l’individu autonome. L’esprit contre le corps, telle est la dialectique moderne,
136 avons tenté de suivre la logique fatale, isole l’individu dans un monde désert ; alors que l’un et l’autre divisent l’homme en
40 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
137a conception abstraite de l’homme considéré comme individu atomique. Or ces deux conceptions sont également à la base de tout le
138tion d’apparence toute philosophique : celle de l’individu et de la personne. [p. 15] Thèse I. — Considérer l’homme en tant q
139[p. 15] Thèse I. — Considérer l’homme en tant qu’individu abstrait (Principes de 89 — Marxisme) et fonder sur cet individu tout
140it (Principes de 89 — Marxisme) et fonder sur cet individu toutes les institutions, et la morale, c’est méconnaître la nature co
141sont alors sanglants. L’évolution de la notion d’individu, d’homme en soi, d’homme type, est trop connue pour que nous la repre
142même. Les personnes existent, bien que brimées. L’individu n’a jamais existé qu’à l’état de définition. Parti[r] des conflits qu
143t pour laquelle il est responsable. Alors que « l’individu » se balade au gré des théories dans le monde abstrait et juridique d
41 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
144s créations de l’homme. Et de quel homme ? De cet individu des libéraux rationalistes, de cet être isolé dans sa prétendue « vie
145un cerveau délicat. Nous disons ensuite que cet « individu » est un esclave et une dupe, car il n’y a pas d’exemple, dans l’hist
146e l’irresponsable. La personne, au contraire de l’individu charrié par tous les destins collectifs et par les prétendues lois de
42 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
147r, mais d’opérer une synthèse. » — « Émanciper un individu, c’est d’abord lui donner le moyen de vivre par son travail, dans un
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
148xcités, mais simplement des hommes de foi solide. Individus parfaitement négligeables en regard de ce qu’ils ont à dire, qui les
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
149devenue la loi inexorable et mécanique qui plie l’individu à des calculs de masses, à des disciplines extérieures, à des ambitio
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
150nt de la sorte une base commune à l’existence des individus. On peut estimer qu’il y a là une fausse communauté, une fausse répon
151 qualifiés pêle-mêle de saboteurs.   Valeur de l’individu : L’homme ne vaut que par son activité au service du peuple ou du pro
152, on s’efforcera de démontrer que d’autant plus l’individu se sacrifie au Parti, d’autant plus il acquiert de valeur personnelle
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
153mission. Il fallait partir d’autre chose que de l’individu : de l’État, de la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un cor
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
154d’une conception du monde fondée sur la raison, l’individu, et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’e
155 raison n’est pas un idéal, mais un outil ; que l’individu n’est rien que la liberté du désespoir, et qu’il meurt de son isoleme
156 création toujours nouvelle le vieux conflit de l’individu et de la masse. 6° La violence nécessaire. — Car notre force est pers
48 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
157 et l’objet, entre le cerveau et la main, entre l’individu pensant et toute espèce de responsabilité. [p. 163] Lorsqu’un clerc i
158ne seront pas, de longtemps, réunies dans un seul individu, le savant s’en voudrait de poser, au terme de ses descriptions, autr
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
159 n’est point par la culture de l’« esprit » que l’individu se développe, mais par l’incarnation de plus en plus complexe du spir
160ersonne se distingue de la masse, mais aussi de l’individu, le style d’une pensée active se distinguera par une double oppositio
161sique et de l’angoisse sociale qui nous obsèdent. Individu et masses, telles sont les déviations d’une tradition qui se fondait
162a distinction fondamentale de la personne et de l’individu, ni la définition philosophique de la personne : il me suffit d’avoir
163aussi laïque ou religieuse qu’on voudrait. Mais l’individu a vécu. Ce mythe n’est plus à craindre que sous sa forme négative : l
164n une réponse, ne se pose par ailleurs que dans l’individu aux prises avec son entourage humain 101 . Ses données me sont extéri
165mmunauté, en ceci qu’elle est l’acte par lequel l’individu répond à la question que lui pose son prochain. Et à l’inverse, le bu
166n l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individu atomique. Le vœu humain paraît comblé… Et l’on croirait qu’il l’est à
167Ainsi le phénomène personnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence ex
168onnel demeure situé dans l’individu, mais dans un individu transformé, orienté, animé par une présence extérieure qui le questio
169 risque. La personne est aussi, par conséquent, l’individu moral et social par excellence ; mais dans son acte seulement, c’est-
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
170 un village ou une contrée, plus rarement chez un individu, qui constitue le vrai sujet de ses romans. Passage du Poète, — ou du
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
171mission. Il fallait partir d’autre chose que de l’individu : de l’État, de la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un cor
172d’une conception du monde fondée sur la raison, l’individu et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’es
173 raison n’est pas un idéal, mais un outil ; que l’individu n’est rien que la [p. 269] liberté du désespoir et qu’il meurt de son
174réations toujours nouvelles le vieux conflit de l’individu et de la masse.   6. La violence nécessaire. Car notre force est pers
52 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
175ne ; fédéralisme et étatisme ; enfin, personne et individu. Cette dernière « tension », à laquelle se ramènent toutes les autres
53 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
176s sanctions financières par exemple, auxquelles l’individu ne peut pas se soustraire. L’autorité n’est le fait ni d’une institut
54 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
177tique est d’une part la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure —, d’autre part la science des ra
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
178ail » du vivre goethéen n’ayant de fin que dans l’individu le plus parfait de son espèce, dont le sépare enfin cette perfection…
179renvoient pas même l’écho. Nous sommes là, petits individus, devant ce qu’on nomme les « masses », exprimant par cette métaphore
180 ; mais sans agir, elle n’est pas vraie pensée. L’individu ne saurait s’accomplir qu’en relation avec l’espèce, mais l’espèce ne
181peut avancer [p. 107] que sur la trace des grands individus. La définition même de l’homme, ce qu’il a proprement d’humain, c’est
182’importance respective des deux pôles, société et individu, a varié depuis Goethe d’une manière appréciable. Les suites et les r
183omme un vertige fascinant à l’intérieur de chaque individu qui voulait se saisir en soi : ainsi Werther se jette dans le suicide
184 les plantes : loi de la forme organisatrice de l’individu autonome. ⁂ Inverser les données du problème goethéen, tout en se mai
185 La tension se produit de nouveau entre les pôles individu et société. Mais sa résultante change de signe : elle pointe sa flèch
186de devenir Goethe. Il doit montrer l’exemple d’un individu qui a su tirer du monde où il est né les nourritures les plus richeme
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
187forme des raisons de tel parti, de l’idéal de tel individu, et que je trouve partout la confusion, la dispersion, l’indifférence
188de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la veine » dans ces loteries, notre image scientifique (physico
189 lui. Écoutons les observations que formulent des individus pris à part, dans leur vie concrète. Je constate qu’elles vont toutes
57 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
190 toi et le monde, par exemple ; ou encore entre l’individu et le Sort, cette idole païenne ? C. M. — J’ai besoin de le croire p
58 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
191de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la veine » dans ces loteries, notre image scientifique (physico
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
192 entre le vieil homme et le nouvel homme, entre l’individu et la vocation qu’il se reconnaît, je dirais volontiers : entre la pe
60 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
193 est au terme du progrès, de l’évolution de notre individu. Les nazis corrigent : de la race. C’est encore un progrès « scientif
194our désigner l’absence d’âme personnelle chez les individus charriés par les mouvements mécaniques d’une foule ? L. hoche la tête
195 nature, on sent très bien qu’elle n’est pas de l’individu, et même qu’elle ne saurait se manifester qu’autant que l’individu ne
196 qu’elle ne saurait se manifester qu’autant que l’individu ne compte plus, n’existe plus, n’est que le support d’une puissance q
197l’« éducation » des esprits ; même défiance des « individus » et de tout « intérêt privé ». Ce parallélisme, ou plutôt cette iden
61 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
198t abstraitement des masses inorganiques, dont les individus n’ont en commun que l’argent ou le défaut d’argent ; où les partis se
199ar les masses et que s’installe au cœur de chaque individu une angoisse, — d’où naît un appel. C’est à ce formidable appel des p
200ar ce qui compte, c’est la Nation, et non pas les individus. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. Et cet État est né de la gu
201amental, c’est celui que nous pose l’angoisse des individus isolés, et l’appel religieux qui naît de cette angoisse — même s’il e
62 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
202outissement de « l’amour-action ». Ce qui niait l’individu et son naturel égoïsme, c’est cela qui édifie la personne. À ce terme
63 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
203nier proprement dit, mais, peu ou prou, de chaque individu soumis aux lois d’une collectivité délirante. Sur la foi d’affiches o
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
204ressive — les yogas par exemple — une montée de l’individu vers l’Unité, où il se perd. Et j’appellerai « occidentale » une conc
205 l’union, c’est-à-dire la fusion essentielle de l’individu dans le dieu. L’individu distinct — cette erreur douloureuse — doit s
206 fusion essentielle de l’individu dans le dieu. L’individu distinct — cette erreur douloureuse — doit s’élever jusqu’à se perdre
207us diverses comme dans la réflexion de millions d’individus fut et demeure le problème du Mal, tel que l’homme spirituel l’expéri
208nt la société, les pouvoirs, les familles, et les individus eux-mêmes : celle qui oppose l’hérésie partout présente et l’orthodox
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
209t de même assassiner chaque siècle des millions d’individus, et nous, faibles et malheureux particuliers, nous ne pourrons pas sa
210 société qui veut sauver sa forme, tandis que les individus qui la composent se prêtent obscurément, sous le couvert d’un refus,
211de l’anonymat des grands courants qui roulent les individus détachés, avec une puissance que l’esprit répugne encore à mesurer. L
212 grande puissance solaire qui broie et magnifie l’individu fécond, la belle brute déchaînée, etc. » L’un de ces prophètes est al
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
213des armes à feu comme contraire à la dignité de l’individu. [p. 276] (Le condottiere Paolo Vitelli fit même crever les yeux d’un
214f. Tout ce que l’éducation totalitaire refuse aux individus isolés, elle le reporte sur la Nation personnifiée. C’est la Nation (
215ble désormais d’une action rationalisante sur les individus. En outre, cette action n’est plus exercée par un meneur quelconque,
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
216s convenances sociales, donc du point de vue de l’individu, sur le hasard, avait au moins autant de chances que le mariage fondé
217 stabilité et de l’évolution, de l’espèce et de l’individu, enfin de l’accomplissement de la personne et de l’Absolu qui seul la
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
218outissement de « l’amour-action ». Ce qui niait l’individu et son naturel égoïsme, c’est cela qui édifie la personne. À ce terme
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
219le s’est instituée sur les notions de personne, d’individu et de personnalité. Il existe un mouvement personnaliste qui a pris p
220istinctions théoriques que l’on a proposées entre individu, personne et personnalité. Je préfère illustrer ces notions par des e
221mment sont apparues dans l’Histoire les notions d’individu et de personne, et les systèmes qui s’y opposent, nous verrons mieux
222urs sans doute plus que jamais. Prenons d’abord l’individu. Contrairement à ce que peut nous faire croire une certaine polémique
223re croire une certaine polémique réactionnaire, l’individu n’est pas une invention du siècle des Lumières et de la Déclaration d
224ance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individu, c’est l’homme de la tribu qui tout d’un coup se met à réfléchir pour
225ré du groupe. On les expulse : voilà les premiers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel.
226iers individus. Ceci est important : à l’origine, individu est synonyme de criminel. [p. 17] Mais peu à peu, ces individus se g
227ynonyme de criminel. [p. 17] Mais peu à peu, ces individus se groupent pour constituer de nouvelles communautés (les thiases) co
228me et conscient. La définition la plus noble de l’individu nous est fournie à ce moment par Socrate, lorsqu’il nous dit : Connai
229. C’est là encore une assez bonne définition de l’individu… Toutefois ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’orig
230el à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes qui le rassurent, et l’État sa puissan
231nt qu’il n’aura plus affaire qu’à une poussière d’individus déracinés, n’offrant plus de résistance appréciable. Vous voyez qu’en
232ffet, ou plus exactement, de succession fatale. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein :
233solution sociale commencé par l’individualisme. L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes natur
234, de « mise au pas ». C’est avec la poussière des individus que l’État fera son ciment. Diviser pour régner, déraciner pour mieux
235e d’homme que suppose l’état romain, c’est donc l’individu embrigadé, le fonctionnaire ou le soldat, l’homme qui n’existe que pa
236spontanée, l’Église lui rend sa dignité humaine d’individu en même temps que son [p. 24] rôle actif de persona. Spirituellement,
237euf, créé par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. E
238ts de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personne. Et vous voyez que la distinction entre ces deux vocab
239nne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, dans un composé original dom
240ébuts de la Grèce, en ce sens qu’une révolte de l’individu ne tarde pas à se manifester. Cette révolte, c’est la Renaissance. El
241ront ma description de la Grèce individualiste. L’individu de la Renaissance est d’abord un révolté qui oppose ses besoins propr
242al, sont souvent cités comme les premiers types d’individus au sens moderne. Nous retrouvons ici cette liaison mystérieuse entre
243cette liaison mystérieuse entre la naissance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une
244issance de l’individu et le crime social. Enfin l’individu de la Renaissance se livre à une activité toute nouvelle : l’expérime
245l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclamer les droits et les devoirs de la
246l problème. Mais ils ne parlent pas non plus de l’individu ou de la collectivité, et cependant toutes les réalités que désignent
247. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que D
248ion avec son prochain. Ainsi la dignité de chaque individu est garantie non pas du seul fait qu’il existe physiquement, mais du
249ues, certaines notions fondamentales telles que l’individu et la personne, abordons notre siècle et l’histoire présente. Car en
250ite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de
251 masque, une fonction extérieure, c’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volonta
252 que le résidu, l’empreinte d’une personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par un
253ocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères accusés. Ainsi l’on glisse du calvinisme à l’individua
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
254par exemple, tout était rapporté à la mesure de l’individu raisonnable. Dans l’Empire romain, tout était réglé par le droit d’Ét
255pposait que l’humanité n’était qu’un assemblage d’individus, d’hommes qui avaient surtout des droits légaux, et très peu de devoi
256droits légaux, et très peu de devoirs naturels. L’individu rationaliste, c’était un homme in abstracto, privé d’attaches avec le
257ernel problème que nous posent les relations de l’individu et de la collectivité. Il s’agit de voir que l’homme concret n’est pa
258rdant la mesure de notre histoire, la mesure de l’individu engagé dans la communauté. Cette œuvre n’est pas utopique : car je me
71 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
259ts. Que cela soit donc bien clairement établi : l’individu ou le pays qui se reconnaît une vocation chrétienne doit sans nul dou
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
260me sain. Il est essentiel que les groupes, ou les individus qui les composent, gardent le droit, le souci et le goût de se rattac
73 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
261 peut revêtir autant d’aspects divers qu’il y a d’individus de par le monde. Mais cela peut signifier aussi que le Diable est la
262rôle dans l’impunité. Le monde actuel est plein d’individus qui portent à l’intérieur un costume de louage. Ils se cachent à leur
74 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
263 qu’elle ne saurait se manifester qu’autant que l’individu ne compte plus, n’est que le support d’une puissance qui échappe à no
264 était la suivante : « Comment se peut-il que des individus deviennent volontairement nazis ? Que des populations entières se lai
265e. Son œuvre de tentateur a consisté à priver les individus du sentiment de leur responsabilité morale, donc du sens de leur culp
266ps et le sentiment d’impuissance qu’éprouvent les individus dans notre monde démesuré, font qu’ils demandent et se donnent aujour
267nérale d’endormir les peuples, les classes ou les individus qui seraient tentés de causer quelque turbulence. C’est calculer sans
75 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
268araît se soucier de moins en moins de persuader l’individu, dans une époque où celui-ci n’existe guère. Son ambition se tourne v
269nt sans fin les cas de possession, c’est-à-dire d’individus particuliers se livrant au mal, je voudrais écrire un livre sur la po
270iculier et à nos aptitudes normales. Au cinéma, l’individu moderne s’habitue à courir par délégation les aventures qui ne lui ar
271it de prendre ses maux en patience. D’une part, l’individu moderne est incité à juger sa vie mesquine, et à la fuir ; d’autre pa
272me virtuelle des passions de masse. Partout où un individu prend sa vie personnelle en dégoût, le totalitarisme trouve un candid
273 le sens des fins dernières de l’œuvre humaine. L’individu s’égare dans ces vastes rouages, il s’y sent partout en exil. À moins
274puissant, et jamais il ne s’est senti, en tant qu’individu, plus impuissant. Jamais il ne fut plus savant, et jamais il n’eut l’
275la vie sentimentale ou spirituelle du dernier des individus qui participe à cet ensemble. Or tout ce que l’on vient de dire de la
276s esthétiques ou moraux, à tout ce qui qualifie l’individu et lui permet de se posséder en tant que personne responsable. L’indi
277lle figure le conflit permanent dans le cœur d’un individu, entre le besoin d’anarchie et le besoin de [p. 180] conservation. Pa
76 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
278l’amour, la prière et le vœu divin. Si moi, petit individu, erreur insignifiante, parole articulée dans le discours de toutes le
279humaine. Là, le voisin peut parler au voisin et l’individu se faire entendre. Les conséquences des actions sont visibles, l’amou
77 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
280s esthétiques ou moraux, à tout ce qui qualifie l’individu et lui permet de se posséder en tant que personne responsable. L’indi
78 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
281araît se soucier de moins en moins de persuader l’individu, dans une époque où celui-ci n’existe guère. Son ambition se tourne v
282nt sans fin les cas de possession, c’est-à-dire d’individus particuliers se livrant au mal, je voudrais écrire un livre sur la po
283iculier et à nos aptitudes normales. Au cinéma, l’individu moderne s’habitue à courir par délégation les aventures qui ne lui ar
284’efface la croyance dans un au-delà. D’une part l’individu moderne est incité à juger sa vie mesquine, et à la fuir ; d’autre pa
79 1944, Les Personnes du drame. Introduction
285e dans la pure coïncidence d’une vocation et d’un individu ; et si notre personne toujours impure consiste dans l’approche d’une
286 dans l’approche d’une vocation qui s’empare d’un individu pour orienter ses données naturelles vers des fins révélées par l’Esp
287e, l’un seulement tombe sous notre sens : c’est l’individu [p. 13] naturel. Encore n’est-il guère isolable de cette œuvre où l’«
288rés d’une parfaite identité entre les gestes de l’individu et les appels de sa vocation (encore faudrait-il croire cette vocatio
289re à cette Personne. Ils voyaient et touchaient l’individu Jésus, le charpentier de Nazareth. Ils connaissaient aussi sa vocatio
290elle apparut ; c’est approfondir les données de l’individu qui la subit ou qui l’accepte, [p. 15] mimer en soi certains de ses e
291une pensée dans une vie ou d’une vocation dans un individu « figure » la synthèse en un seul être, en un seul acte, en une seule
292solitaire et de la foule, à l’intérieur même de l’individu ; l’attestation des exigences d’une foi qui paraît incommensurable av
293riomphe d’une parole mortelle et salutaire sur un individu puissamment naturel, c’est l’acte autorisant la doctrine de Luther. L
80 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
294est la « personne » de Goethe triomphant de son « individu ». [p. 47] ⁂ Telle est la sagesse de Faust : nous n’avons pas besoin
81 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
295 on pense que Kierkegaard est l’anarchiste pur, l’individu fou, l’isolé. Mais l’homme justement n’est plus seul à l’instant qu’i
296 zéro ! L’homme qui meurt devant Dieu, en tant qu’individu, [p. 68] renaît au même instant en tant que vocation. Cela ne résout
297ir. « Oser à fond être soi-même, oser réaliser un individu, non tel ou tel, mais celui-ci, isolé devant Dieu, seul dans l’immens
298de la masse et les outrages divers encourus par l’individu, les Puissances anonymes et le Standard seraient en voie de triompher
299cette crise, qu’on dit sans précédent, que fait l’individu pour se défendre ? Et quels titres vient-il produire à l’existence ?
300is mots qui faussent tout : anarchie, romantisme, individu. Il n’est que de les confronter à la réalité chrétienne de l’homme. L
82 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
301ponsabilité. Car la personne est dans la vie de l’individu à la fois l’élément libérateur — par rapport aux données naturelles, 
302liberté de la personne n’est pas un attribut de l’individu en soi, mais elle lui est attribuée par un appel gratuit du libre Esp
303 toi et le monde, par exemple ; ou encore entre l’individu et le sort, cette idole païenne ? C.M. — J’ai besoin de le croire pou
83 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
304 et constater les plus secrètes fluctuations de l’individu naturel. Elle se refuse aux simplifications convenues, aux partis-pri
305titude d’accueillante impartialité vis-à-vis de l’individu. « Les autres forment l’homme, je le récite », semble-t-elle dire apr
84 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
306 un village ou une contrée, plus rarement chez un individu, qui constitue le vrai sujet de ses roman. Passage du Poète, ou passa
85 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
307 Mais le moi personnel est l’Ombre créatrice de l’individu naturel. Revenons une dernière fois sur nos définitions. La personne
308 en dépit des contradictions dont peut souffrir l’individu, c’est-à-dire l’être naturel. L’individu est entièrement déterminé pa
309uffrir l’individu, c’est-à-dire l’être naturel. L’individu est entièrement déterminé par l’espèce, [p. 214] le milieu, l’histoir
310e transforme et oriente à nouveau les forces de l’individu, plutôt qu’elle ne veut les détruire. Elle engage dans le monde actif
311 blessure, la déception non plus ressentie par un individu, mais par la nation tout entière dans ses rapports avec le monde réel
312ures… On lui a dit qu’il ne compte pas en tant qu’individu conscient ; on lui a dit que sa vraie vie était entre les mains du Pa
86 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
313nisme. Peut-être aussi une certaine modestie de l’individu, qui se voit concrètement réduit à sa juste et minime importance. [
87 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
314igieuses fondant une unité si intérieure à chaque individu qu’elle permet la plus grande diversité dans les formes qui la manife
315teurs. Au surplus, ils ne seront pas toujours les individus isolés, mais une majorité, une corporation militaire. » Je lis aussi,
88 1946, Lettres sur la bombe atomique. 11. Tous démocrates
316art. La faillite morale est universelle, chez les individus comme sur le plan international. Moi. — Pas d’accord ! Je distingue
89 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
317 terme le conflit qui oppose la collectivité et l’individu dans le plan de la société. Et de même que l’œcuménisme retrouve la p
318ersonnalisme. Cherchons à illustrer les notions d’individu, de collectivité, et de personne par des exemples historiques suscept
319emples historiques susceptibles de faire image. L’individu est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même
320el à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes qui le rassurent, et où l’État reprend
321. Il s’agit plutôt d’une succession inévitable. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein :
322, sa « mise au pas ». C’est avec la poussière des individus que l’État fait son ciment. Mais cet État centralisé, cette unité rig
323’Éternel. Cet homme d’un type nouveau n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. I
324nt : la personne n’est pas un moyen-terme entre l’individu trop flottant et le soldat politique trop esclave. Elle est l’homme i
325re possible entre l’anarchie et l’unité forcée, l’individu et l’État. Mais dès [p. 631] qu’intervient la transcendance, il y a m
326. Car les tâches civiques y sont à l’échelle de l’individu et l’engagement concret dans la communauté y devient donc possible. D
327ger de groupe. L’on n’est donc pas isolé, comme l’individu se trouve isolé dans une grande ville moderne ou dans un vaste État c
328nique ; au couple de frères ennemis que forment l’individu déraciné et la masse totalitaire, le couple de frères amis que formen
329 une masse informe et grossièrement encadrée, les individus privés de leur conscience normale. Du point de vue sociologique, la r
330ne attitude personnaliste, au-delà de l’antinomie individu isolé-masse militarisée. 5. La théologie de l’œcuménisme, la philosop
90 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
331visible en tant que personne, inaperçu en tant qu’individu, ou peut-être même déguisé, c’est-à-dire remarqué justement pour quel
91 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
332nt une émouvante et très précise description de l’individu romantique, dans ce qu’il a de démissionnaire, d’impuissant à saisir
333 le poème ensuite, plus beau et plus vivant que l’individu qui l’a conçu, reviendra s’asservir le poète… C’est une des gloires d
92 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
334ifférant, bien plus qu’en excellant. C’est donc l’individu qui se [p. 88] distingue, n’importe où. (Crimes commis pour s’acquéri
335ial. C’est le contraire de l’amour du prochain. L’individu qui cherche la gloire n’a plus souci ni même conscience du voisin qu’
93 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
336nte, l’espoir, la nostalgie du gain. Supposons un individu qui aurait désiré si longtemps que tout son être en fût devenu attent
94 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
337r le judéo-christianisme, par la notion grecque d’individu, par le droit romain, par le culte de la vérité objective, et malgré
338tion collectiviste. À l’excès de liberté chez les individus, répond mécaniquement un excès d’étatisme. Qui veut faire l’ange, ou
339ope comme un groupe absolutisé, comme un vulgaire individu dont la prétendue liberté ne connaît plus aucun scrupule. De même, on
340 personne, car ses déviations perpétuelles vers l’individu sans devoirs ou vers le militant sans droits sont les vraies causes d
95 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
341ons que le type d’homme le plus souhaitable est l’individu isolé, dégagé de toute responsabilité vis-à-vis de la communauté. Car
342t rien si elles n’aboutissent pas à rendre chaque individu plus libre dans l’exercice de sa vocation. L’homme est donc à la fois
343 favorisés par eux. À l’homme considéré comme pur individu, libre mais non engagé, correspond un régime démocratique tendant ver
344ne soit un moyen terme ou un juste milieu entre l’individu sans responsabilité et le soldat politique sans liberté. Car la perso
345pellent l’un l’autre. C’est avec la poussière des individus civiquement irresponsables que les dictateurs font leur ciment. Et no
346de l’homme commune aux peuples de l’Europe : ni l’individu sans devoirs, ni le soldat politique sans droits, mais la personne à
96 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
347 de ce progrès sont assez simples. Pour peu que l’individu, abusant de ses droits et de sa liberté, devenue facile, cède à la te
348sciente des groupes sociaux et l’enthousiasme des individus. Si nous sommes en démocratie, c’est cela qui compte, et le reste sui
97 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
349ils du désordre et de la tyrannie. Pour peu que l’individu, abusant de ses droits et de sa liberté devenue facile, cède à la ten
98 1948, Suite neuchâteloise. III
350onorent le plus, je vous dirai que la liberté des individus est protégée par les loix de ce pays avec autant de sollicitude et d’
99 1948, Suite neuchâteloise. VIII
351d il s’agit de la famille, ce moyen terme entre l’individu et la patrie, on ne sait plus sur quel pied danser.) Pour moi, j’ai p
100 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
352 de tous bords. […] À l’homme considéré comme pur individu, libre mais non engagé, correspond un régime démocratique tendant ver