1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1ans l’âme russe : mais des possibilités, à chaque instant, d’explosion. Le géant russe est un enfant : va-t-il rire, va-t-il pl
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
2 la destruction de moi-même. Par les fissures, un instant, j’ai pu soupçonner des profondeurs; mais déjà c’est le chaos. Mon c
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
3s capitales, créatrice d’un merveilleux de chaque instant, d’une véritable « mythologie moderne ». Le Paysan de Paris est une s
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
4 de dogmes bassement ingénieux : « Si j’essaye un instant de m’élever à la notion de Dieu, répond Aragon, je me révolte qu’elle
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
5 une femme en robe bleue légère qui me regarda un instant, si doucement… Je me levai sans payer, je partis [p. 182] par les rue
6ranée. Nous nous aimâmes en sifflotant encore par instants l’air de la dernière danse, mais nous avions aussi envie de pleurer,
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
7a rencontre d’une locomotive routière. « Depuis l’instant où, enfant [p. 191] de douze ans, j’aperçus cette machine de route, j
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
8s ». Je reviendrai peut-être sur ce point. Pour l’instant je ne veux que décrire l’école telle qu’on la voit. Après les personn
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9gence théorique : tous les enfants doivent à tout instant être en mesure 1° d’ingurgiter la même quantité de « matière » ; 2° d
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
10 mettre sa pensée au garde-à-vous durant quelques instants, il s’épargnerait de longs énervements. Il n’y a pas là de quoi se to
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
11er ces apparences adorables… Si je « lâchais » un instant, toutes choses disparaîtraient… Le vertige (la peur et l’amour du ver
12use de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul instant — nos rêves sont instantanés — que tu es parti ; et maintenant tu jou
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
13sse, alors que nous sommes attachés surtout à des instants parfaits de nos affections ; parce que le sentiment ne souffre pas un
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
14et des névés interminables, pour mériter quelques instants de plénitude dans la contemplation de sommets assez rares. Personne,
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
15c l’autorité d’une action, arrêtons-nous quelques instants devant la beauté singulière de l’âme qu’elle révèle. Une âme qui sent
14 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
16n duo des ténèbres et de la pureté où vibrent par instants les accords d’une harmonie surnaturelle. Et tout cela chanté dans une
17différents. Toutes les femmes qui m’ont retenu un instant, c’était parce qu’elles évoquaient cet amour, c’était parce que je dé
18 sa moitié d’ombre. Et parce que tout revit en un instant dans cette vision, il connaît enfin la substance unique de ses amours
19ait la boutique, et que le vent menaçait à chaque instant d’éteindre, le homard se réveilla. Gérard m’expliqua qu’il en était a
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
20igue monotone et serrée, et dont se perd à chaque instant le fil conducteur ? Ils improvisent tous un rôle, mais le ton seul es
16 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
21er ces apparences adorables… Si je « lâchais » un instant, toutes choses disparaîtraient… Le vertige (la peur et l’amour du ver
22use de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul instant — nos rêves sont instantanés — que tu es parti ; et maintenant tu jou
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
23e liberté du monde. Un peu plus tard, il y eut un instant merveilleux que je veux noter ici. Le ciel est encore plus blanc, et
24ir ! Partager la consolation miraculeuse ! En cet instant du moins je [p. 168] les ai tous aimés. Et j’ai compris que la grande
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
25alité directe, une obligation de choisir à chaque instant, une humiliation rénovatrice, une joie au sein de la douleur, la forc
26mme un combat perpétuel dont l’enjeu est à chaque instant total, éternel et urgent. Je demande à M. Nizan si son appel à une ph
19 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
27 nos cœurs, — et toujours à recommencer. Ce que l’instant commande, dans le monde tel qu’il est, n’est-ce pas, d’une façon plus
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
28ionner notre vision. Non point qu’il soit un seul instant négligeable, s’agissant de deux êtres que l’on connaît par leurs écri
29ust serait réel : la possession bienheureuse de l’instant. Et lorsque, épuisé mais pacifié, il va quitter son corps aveugle pou
30s de partis de salut violents. » Dès les premiers instants de son accession au monde spirituel, il s’est mis en état de défense
31e christianisme affirme que l’éternité est dans l’instant : Aeternitas non est tempus sine fine, sed nunc stans). Elle veut cet
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
32ccordée au Bien par exemple, mais que dans chaque instant de l’existence le mal et le bien conservent toutes leurs chances d’êt
22 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
33, son mode et son enjeu total : rétablir à chaque instant le christianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le
23 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
34et le non par le oui, sans jamais nous arrêter un instant sur le oui ou sur le non. » Car la réalité dépassera toujours le oui
35oque, puisque tout cela n’a de réalité que dans l’instant éternel, dans le contact mortel du temps et de l’éternité ; puisque t
36ui » ; mais la promesse qui nous est faite dans l’instant de la foi, c’est la promesse de la victoire éternelle. ⁂ Loin de moi
37e dans une situation absolument nouvelle, dans un instant dont nulle morale ne peut prévoir le sens dernier. ⁂ Une synthèse qui
24 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
38nt de ses idoles et la nouveauté inénarrable de l’instant où la Parole lui est adressée ; enfin, excitant en lui l’espoir infin
25 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
39Et c’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter un instant le rapprochement qu’on nous invite à faire entre barthisme, thomisme
26 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
40 ordonnateur. Elle contient tout ensemble, dans l’instant de son existence, le motif absolu de l’action du chrétien, la justifi
41es défauts de l’improvisation, je ne crois pas un instant faire une œuvre ni d’art ni de philosophie. Les objets que diverses o
27 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
42traire de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujo
43’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévi
28 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
44ns votre système. Réponse. — Je ne le nie pas un instant. Tout système comporte en réalité une difficulté de ce genre. Le plus
29 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
45i n’a d’existence réelle que dans l’unité, dans l’instant. Faisons ici une distinction importante que j’aurais peut-être dû fai
46é éternelle appartient à l’Esprit qui agit dans l’instant bouleversant de la foi, comme il agit à l’Origine et à la Fin. Le mar
30 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
47exécuter. L’ordre reçu par le chrétien est dans l’instant, hic et nunc ; l’ordre imposé par une politique est dans l’évolution,
31 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
48me converti ? C’est un homme qui a mesuré dans un instant l’échec total de ses activités, — et qui a cru à autre chose. C’est u
32 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
49, son mode et son enjeu total : rétablir à chaque instant le christianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le
33 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
50urance sur la vie n’agit pas comme chrétien à cet instant et dans cet acte ; il agit en humaniste. Il témoigne de sa défiance à
34 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
51condamner le marxisme, ceux-là ne puissent pas un instant croire que c’est au profit du désordre établi. (Ceci soit dit une foi
52pas seulement au terme des temps, elle est dans l’instant. Les promesses du marxisme elles aussi ont pu être appelées eschatolo
53sses du Christ est promise à ses disciples pour l’instant même où ils obéissent au « suivez-moi », meurent au monde, et le suiv
35 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
54 ses militants. Ce n’est pas que je croie un seul instant à la duplicité [p. 138] des ligues antifascistes. Mais la carence doc
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
55raire, de l’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujo
56’individu perdu dans l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévi
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
57n siècle ? C’est que la fuite des hommes devant l’instant présent se précipite. Ils n’ont pas lu Hegel, bien [p. 616] sûr, mais
58dans le passé, mais qui voudrait se tenir, dans l’instant, « sous le regard de Dieu », comme disent les chrétiens. (Est-ce faci
59t de la Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. Le solitaire peut-il agir ? Le maléfice hégélien, c’est l’
38 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
60ance d’un homme n’est réellement sujet que dans l’instant où elle rencontre une occasion de s’exercer, et la saisit. Par ces de
61 des concepts dont le seul contenu paraît au seul instant de leur présence mutuelle. Il ne suit pas de là que cet instant, qui
62r présence mutuelle. Il ne suit pas de là que cet instant, qui les réunit, les confonde : tout au contraire, il les révèle bien
63rée. De ce mystère, je puis seul témoigner dans l’instant où il me saisit, et seulement en lui obéissant ; car le connaître, c’
64 que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un vrai sujet que parce qu’il est personn
65ssité d’aller. J’appelle esprit la plénitude de l’instant où dans l’oubli de tout ce que je peux, j’ai franchi l’impossible seu
66’entend ni ne voit avant de l’avoir obéie dans un instant indescriptible et manifeste. Au commencement était le Verbe, et il de
67e j’étais, ni rien que j’aie, mais cet abandon un instant, cette mort cachée dans la vie, cette insensible et peu croyable dist
39 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
68Mais dans son acte seulement, c’est-à-dire dans l’instant présent, non point dans la durée psychologique et descriptible ; c’es
69s, en définitive, parce qu’il est pour moi, à tel instant, le symbole réel de Celui qui nous a dit : « En vérité, toutes les fo
40 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
70, désormais replacée dans l’ordre originel. À cet instant, parce qu’il possède cette réponse, l’homme comprend le sens de la qu
41 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
71s et par les prétendues lois de l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte toujou
72s prétendues lois de l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte toujours imprévis
42 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
73r un style inoubliable. Rouveyre ne laisse pas un instant de faire sentir qu’il écrit, et l’on aime jusqu’au retors de cette éc
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
74on des arts ménagers. Ils ne voient pas que dès l’instant qu’on sépare l’esprit du « réel », pour le vénérer dans un temple, l’
75l », une marchandise. Ils ne voient pas que dès l’instant que l’on célèbre un esprit « pur » dans un temple construit par l’Éta
76ques raisons secrètes de cette complicité. Pour l’instant, négligeant les causes et les visées lointaines, observons le présent
44 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
77t ; les disciples sur le chemin, mais non pas cet instant où Christ se révèle. C’est sous ce signe critique radical que nous pl
45 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
78ire, devenait de plus en plus sentimental et, par instant, grandiloquent : Poupette avait les joues en feu et approuvait à tout
79r par des formules théologiques. Je ne nie pas un instant la vérité, comme telles, de ces formules. Mais vous tenez le mot d’un
46 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
80 vérité, ni l’une ni l’autre ne valent rien dès l’instant qu’on les sépare et qu’on cesse de les mettre en tension. Il n’est d’
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
81résence réelle qu’on connaît avec assurance dès l’instant qu’on lui obéit. C’est lorsque la foi disparaît que le problème de Di
82uotidienne observation acceptent, ne fût-ce qu’un instant, de se demander si leur doute ne fournit pas une preuve supplémentair
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
83se renverse au siècle suivant, c’est-à-dire dès l’instant où la bourgeoisie s’établit, triomphante, dans le domaine conquis. La
84 bourgeoise était promise à la dissociation dès l’instant même de sa victoire, c’était en vertu d’une erreur non point accident
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
85Elle cesse d’être connue de tous, présente à tout instant, justifiant ou jugeant les moyens, et recréant sans cesse les hiérarc
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
86us donnera l’occasion de saisir d’un coup d’œil l’instant où une mesure, pourtant vraie, se corrompt. L’anarchie de notre langa
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
87ance ? Car il ne s’agit de rien d’autre, à chaque instant, que de cette fin des fins. La grandeur, l’importance de chacune de n
88sirable. Ainsi l’acte de foi est par définition l’instant et le lieu où pensée et action se confondent en un seul élan, où la v
52 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
89 moderne et de ses vertus. Je me bornerai, pour l’instant, à suggérer un mot qui me paraît susceptible de fixer les idées du le
90qu’elle trahit toujours ses présuppositions dès l’instant qu’elle doit être enseignée. En se vulgarisant, pour se vulgariser, e
91e la vie et de la mort ; tous ceux qui refusent l’instant, la tâche minime et réelle, au nom des manuels d’histoire et d’une év
92ul peut me faire solidaire de leurs fautes dans l’instant où je les dénonce — : tous ceux-là participent de la démission perman
53 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
93eprise que je poursuis ici, si je pouvais un seul instant confondre la vérité et le succès. Je n’attaquerai pas d’ailleurs cett
94 qu’il ne pouvait faire dans ses limites. Dès cet instant, notre pensée se mit à mentir, à dire ce qui n’est pas et qu’on ne ve
95 temps nous sépare sans cesse de l’immédiat, de l’instant actuel, du risque vrai. Notre durée agit comme une force centrifuge :
96ne ! Quand tu écris, il faut que ce soit à chaque instant comme si tu allais mourir, comme si tu allais vivre : une agonie ! Il
97ées de l’être en chacun de leurs points, à chaque instant, parce qu’elles n’ont pas leur origine dans l’être. Parce qu’elles ne
98 sa trace. Seul l’acte de les réunir peut, dans l’instant qu’il est donné, combattre ce péché qui, sitôt après, reparaît. C’est
99péché qui, sitôt après, reparaît. C’est à de tels instants que nous devons de subsister, malgré le temps qui nous dissout ; de d
100able est donc discontinu : nous ne sommes que par instant vraiment humains. Et nous avons à conquérir sans cesse le propre, le
101 éclate à l’origine et à la fin du temps, dans un instant, et comme un acte. Elle apparaît au point le plus profond de [p. 225]
102mage soient pour moi le tu qui questionne, dans l’instant. La personne est le fondement de la communauté, en ceci qu’elle est l
103mais dans son acte seulement, c’est-à-dire dans l’instant, non point dans la durée psychologique et descriptible. C’est pourquo
104e le concret n’a lieu que dans l’immédiat, dans l’instant. Tel est le sens et la nécessité de l’a priori éthique. Il ne souffre
105lles, mais pour les transcender, acte qui, dans l’instant fait communier le même et l’autre, toi et moi. Par ces voies, nous so
106premier, le lâchage premier et irrattrapable de l’instant, c’est le refus de l’obéissance instantanée à l’Éternel. Nous avons l
107 Car l’acte est adhésion à l’instant éternel ; un instant il se dresse contre les mécanismes de la mort ; un instant il recrée,
108l se dresse contre les mécanismes de la mort ; un instant il recrée, dans la vision de l’homme, la forme de son corps tel que D
109cesse. Car il n’arrête pas le cours du temps, cet Instant d’une joie absolue et pour certains presque mortelle. Notre vie s’ané
110te mort. Et voici le dernier paradoxe : c’est cet instant où nous touchons la mort qui recrée notre vie temporelle. Tout aussit
111 compte, l’acte rend force aux résistances dans l’instant qu’il ranime l’être. Le sens de notre liberté est défini par cette co
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
112uvé, puis perdu de nouveau, puis retrouvé pour un instant) : où on a en commun un Père et une Mère, où la grande parenté des ho
113rande parenté des hommes est entr’aperçue pour un instant. Car c’est à la ré-apercevoir pour un instant que tendent tous les ar
114 un instant. Car c’est à la ré-apercevoir pour un instant que tendent tous les arts, et à nulle autre chose ; à quoi tendent le
115ela, à nulle autre chose. Nous atteignons pour un instant à l’homme des commencements, à l’homme d’avant la malédiction, d’avan
55 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
116rcial. La littérature d’aujourd’hui pose à chaque instant des questions qui ne sont pas du tout littéraires. Le monarque caduc
56 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
117d qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le sophisme qui assimile « vraie démocratie » et gouvernemen
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
118. Une autorité cesse de croire en elle-même dès l’instant qu’elle cesse de créer. Or ce qui peut l’induire à cette tentation de
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
119ée, puis s’apaise non moins subitement à [p. 8] l’instant où nous touchons l’île. La colère du détroit nous a salués ! J’accept
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
120lm. La situation est d’ailleurs excellente pour l’instant. Il nous reste encore de quoi vivre pendant six semaines environ, si
121s deux mots à dire par la portière entrouverte un instant à la fille de l’auberge écartée qui attend le passage du car, les che
122es, et qui peut-être en me lisant, se diraient un instant que c’est possible… p. 35 1. Deux petits journaux paraissent da
60 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
123uet de notes qu’il faudra rédiger un jour. Pour l’instant, je me bornerai à consigner un entretien qui m’a instruit.   À N… la
124lus perdu que nous ne pouvons l’imaginer dans nos instants de lucidité extrême ; que rien n’a de sens en soi, dans le monde, ni
125, au profit des tyrannies impersonnelles. C’est l’instant où l’homme [p. 197] dit : « Que voulez-vous que j’y fasse ? » ou enco
126nt étagées. Et les lointains de plaine évoquent l’instant de la séparation des eaux et de la terre, dans un chaos brillant d’où
61 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
127ut croire…) Dialogue Car Dieu peut tout à tout instant. C’est là la santé de la foi. Kierkegaard. Une conscience moderne.
128 calculable du temps, quand elle le touche dans l’instant (dans un « atome » de temps, comme l’écrit Paul) (I Cor. 15 : 52) ? Q
129ieu, au nom de sa promesse, une prière précise et instante, ne vit-il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est
130qui a tout prévu, — peut aussi tout changer en un instant aux yeux de l’homme, sans que rien soit changé de ce qu’a décidé Dieu
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
131, au profit des tyrannies impersonnelles. C’est l’instant où l’homme dit : « Que voulez-vous que j’y fasse ? » ou encore : « Il
132nt étagées. Et les lointains de plaine évoquent l’instant de la séparation des eaux et de la terre, dans un chaos brillant d’où
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
133ntain peut-être que certains le désirent…) Pour l’instant, nous ne pouvons que militer dans une direction générale qui se préci
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
134ise fort analogue qui menace la neutralité, dès l’instant où ceux qui en jouissent oublient pourquoi ils ont reçu ce droit. Je
65 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
135lm. La situation est d’ailleurs excellente pour l’instant. Il nous reste encore de quoi vivre pendant six semaines environ, si
136 encore. On ne peut guère que se tremper quelques instants, et se coucher ensuite sur la dune, au vent doux. Villages blancs au-
66 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
137allure « fasciste » caractérisée. Le processus un instant ralenti, n’allait que mieux s’accélérer au xixᵉ siècle. Le capitali
67 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
138ue, dans toute Révolution se produit à un certain instant — décisif pour la suite des événements, — une prise d’autorité par ce
68 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
139simples, parce que des hommes n’ont pas hésité un instant à se faire tuer pour l’une ou l’autre de ces causes. Pourquoi se fait
140ie dans une durée biographique et historique où l’instant se relativise. Ainsi les décisions dernières perdent leur urgence abs
141nistre ? Mais Kierkegaard nous dit : c’est dans l’instant présent, dans la décision immédiate et prise au nom de l’Absolu, non
142i, me jugeant d’après eux, ils n’imaginent pas un instant qu’ayant éprouvé ce que j’ai dit, à ce degré d’intensité, je n’aime p
143absolue, le Jugement intemporel qui tombe sur tel instant de l’histoire et le confronte à la justice de Dieu. Non pas l’avenir,
69 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
144nt celles d’une mobilisation ; il compte à chaque instant avec l’éventualité d’une guerre, et il y puise sa force de cohésion.
70 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
145d qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le sophisme qui assimile « vraie démocratie » et gouvernemen
71 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
146re troublante et attirante. ⁂ Je n’entends pas un instant ramener la crise actuelle du mariage au conflit de l’orthodoxie et d’
72 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
147Contre elle, [p. 232] on a toujours raison, dès l’instant qu’on parle raison. Car l’homme de la passion est justement celui qui
148ds notre génie technique, ne saurait être un seul instant ramené à la passion. L’attitude humaine qu’il révèle est l’antithèse
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
149re. Tristan meurt. Iseut la blonde débarque à cet instant, monte au château, embrasse le corps de son amant, et meurt. [p. 31]
150 dans leur cœur, pour l’exalter à l’infini dans l’instant de l’obstacle absolu, qui est la mort. Tristan aime se sentir aimer,
151 bonheurs, de nos souffrances. Il s’élance vers l’instant suprême où la totale jouissance est de sombrer. ⁂ Les mots du Jour ne
152de aucune durée sensible, elle ne peut être qu’un instant de grâce — le duo de Don Juan et Zerline. Ou bien l’on tombe dans une
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
153esoin de vous. Tous les rapports humains, dès cet instant, changent de sens. Le nouveau symbole de l’Amour ce n’est plus la pas
154’Incarnation, précisément ! Je ne donnerai pour l’instant qu’un seul exemple de ce processus si typiquement occidental, et qui
155oint scrupuleuse. Je me refuse à supposer un seul instant que les troubadours furent des faibles d’esprit, tout juste bons à ré
156aite. Qui oserait dire, ou qui penserait un seul instant, que ces vers rendent un son « cathare » ? Mais qu’est-ce que ce chât
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
157ntre l’homme et son Créateur ; tout aboutit à des instants de communion active dans la Grâce, et c’est cela qu’ils appellent « m
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
158 tragédie des Amants de Vérone, c’est le voile un instant déchiré, ne laissant au souvenir de nos yeux que l’image négative d’u
159 que la mort est le gage d’une transfiguration, l’instant où ce qui était la Nuit se révèle le Jour absolu. Mais faute d’attein
160ment cathare, le consolamentum des Purs ! Dès cet instant, les lois du jour, la haine, l’honneur et la vengeance sont devenues
161oyance n’est pas de nature à nous tromper un seul instant : il n’y a pas de « belles » brutes, il y a des brutes. L’idée de bea
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
162auveur terrible et le nomme son libérateur dans l’instant même qu’il l’enchaîne et la possède. N’oublions pas que le terme popu
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
163aison ». Contre elle, on a toujours raison, dès l’instant qu’on parle raison. Car l’homme de la passion est justement celui qui
164ds notre génie technique, ne saurait être un seul instant ramené à la passion. L’attitude humaine qu’il révèle est l’antithèse
79 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
165out reviendra éternellement à cette minute, à cet instant ! L’Éternité, c’est le retour des temps ; et non pas la victoire sur
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
166per à la vie. Ceci dit, je ne [p. 8] crois pas un instant que pareille prise de position m’interdise de « causer » et de m’ente
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
167ise fort analogue qui menace la neutralité, dès l’instant où ceux qui en jouissent oublient pourquoi ils ont reçu ce droit. Je
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
168et officiels ? Figurez-vous que vous êtes, en cet instant, devant un poste de radio, et que j’arrête tout [p. 131] exprès le pe
169ses privilèges. Admettons ce point de vue, pour l’instant. Quels sont donc ces grands privilèges ? J’en citerai trois, qui sont
170pays. C’est un appel encore, un appel de tous les instants, qui ne cesse de retentir dans les âmes d’élite. Oui, Rambert nous l
171s sont pour le désordre. Sans se demander un seul instant de quelle espèce d’ordre il s’agissait. Or, prenons-y garde : cette p
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
172ätten, et fondant la liberté suisse. Mais dès cet instant-là, les facteurs historiques apparaissent beaucoup plus déterminants
84 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
173ivre sur le Diable ? J’y songeais depuis quelques instants. ⁂ Ce n’est pas sans quelque inquiétude que j’ai senti ce livre se pr
85 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
17423] la Bible, il est impossible de douter un seul instant de la réalité du Diable. Mais qui croit encore à la Bible, sérieuseme
175e accessoire des mystères médiévaux. Supposons un instant qu’il s’agisse là d’un camouflage prémédité du Diable. À première vue
176jeu, et plus grande la tentation de gagner dans l’instant ce qu’on voit, quitte à se fermer l’invisible et l’infini du possible
177onge pur, l’œuvre propre du Diable. À partir de l’instant où vous faussez la mesure même de la vérité, toutes vos « vertus » so
86 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
178 libre, et cela signifie qu’il est placé à chaque instant dans une double possibilité : faire le bien que Dieu veut, et qui l’a
179st pas un droit, mais un risque à courir à chaque instant — sur le plan politique aussi bien qu’en esprit. Non seulement, étant
180ilisable. Gracián, du moins, ne prétendait pas un instant se conformer aux préceptes du Christ. Il avait la franchise féroce de
87 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
181e a décrit toute l’histoire de l’Église. À chaque instant dans tous les siècles, le même drame va se répéter, individuel ou col
182t, il est l’Église. (Tout homme qui croit, dans l’instant de la foi devient Pierre à son tour, et fondement de l’Église.) Mais
183enait de ramasser sur le trottoir. Après quelques instants, poussant du coude son compère : « Je fais mon affaire du bonhomme !
184 plus vastes. Mais s’il triche pour gagner dans l’instant ce qui le tente, il perd les autres possibilités, il perd sa liberté,
185nd effort, vous conservez la possibilité à chaque instant de monter ou de redescendre. Plus vous montez et plus l’effort devien
186empêcher de nous sentir [p. 161] coupables dans l’instant même où nous savons le mieux que nous le sommes. Voyez cette héroïne
187uré, soit, mais je ne suis plus le même. Et dès l’instant que j’aime une autre femme, rester fidèle à la fiction légale serait
188 jette avec lui dans la mort. Extase des derniers instants, de Tristan et d’Isolde, ou des amants de Vérone. La contradiction to
189e et cette catastrophe ne cesseront jamais d’être instantes au cœur secret de la passion occidentale. L’une, ignorée ou reniée, d
190ats et des jugements, qui changent de signe en un instant, jointe à l’extrême intensité des sensations parfois simultanées de p
88 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
191 de la Bible, il est impossible de douter un seul instant de la réalité objective du Diable. p. 1 g. « Les tours du diab
89 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
192onge pur, l’œuvre propre du Diable. À partir de l’instant où vous faussez la mesure même de la vérité, toutes vos « vertus » so
90 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
193enait de ramasser sur le trottoir. Après quelques instants, poussant du coude son compère : « Je fais mon affaire du bonhomme !
91 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
194ionner notre vision. Non point qu’il soit un seul instant négligeable, s’agissant de deux êtres que l’on connaît par leurs écri
195réel pour Faust : la possession bienheureuse de l’instant. Et lorsque, épuisé mais pacifié, il va quitter son corps aveugle pou
196s de partis de salut violents ». Dès les premiers instants de son accession au monde spirituel, il s’est mis en état de défense
197e christianisme affirme que l’éternité est dans l’instant : Æternitas non est temporis successio sine fine, sed nunc stans 14
92 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
198r une telle victime, lui révéla dans les derniers instants le vrai sens, la valeur de destin de la pensée qui aboutissait là. Co
199al de toute grandeur humaine est prévisible dès l’instant où l’homme s’élance vers un destin qu’il s’est choisi, et qui est le
200Dieu, en tant qu’individu, [p. 68] renaît au même instant en tant que vocation. Cela ne résout rien, ou plutôt cela résout tout
201 Mais la simplicité n’est sainte qu’en lui, à cet instant. Celle de la vieille est innocence, religion naturelle et craintive.
202ie, sa mesure et sa vocation, son risque à chaque instant visible, et sa sécurité, cachée au plus secret du risque. 3. Nous n
203ntre la religion et la foi, — entre le temps et l’instant créateur — entre la forme et la transformation : Il ne faut pas comm
204 que rien y prépare. « Car Dieu peut tout, à tout instant. C’est là la santé de la foi. 34  » Si nous vivions dans l’obéissanc
205 durée, et c’est la forme du péché, du refus de l’instant éternel, — le temps, la succession et le désir 36 . C’est le retard d
206est lié au péché, le pécheur seul le sait, dans l’instant de la foi, où par grâce il peut rompre ce lien. « Si vous voulez inte
207’acte détruit le temps puisqu’il est dans le même instant et la mort et la vie des êtres ou des choses qu’il [p. 80] promeut à
208e celui qui agit est toute entière absorbée par l’instant, par le passage de ce qui meurt à ce qui naît, — par le réel. Celui
209e, il y a ce moi de désir qui veut que l’acte — l’instant ! — soit saisi… Mais l’absolu qui vient toucher nos vies nous meut pa
210solu dans la sobriété parfaite et insensible de l’instant, c’est l’obéissance à la Parole de Dieu, — la prophétie dans l’immédi
211l ait connu le jour et l’heure, mais il connaît l’instant, s’il vit de la Parole. À cause de l’instant éternel, le héros meurt
212ît l’instant, s’il vit de la Parole. À cause de l’instant éternel, le héros meurt toujours avant qu’il ne meure 45 . C’est le
213dans le passé : mais qui voudrait se tenir dans l’instant, « sous le regard de Dieu », comme disent les chrétiens ? (Est-ce fac
214t de la Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. 6. Le solitaire peut-il agir ? Le maléfice hégélien, c’est
93 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
215 une illustration de l’état de péché révélé par l’instant de la conversion. Cette vision de l’homme arrêté pourrait être un reg
216feint de refuser le saut pour mieux se détendre l’instant d’après… Mais non, Kafka suspend l’élan. Il sait qu’il faut sauter, m
217du monde, car c’est leur foi qui le révèle dans l’instant même où elle révèle le pardon. Selon l’image de Thérèse d’Avila, souv
218ns la pure transcendance, ne peut-elle pas à tout instant devenir en fait ce qu’elle paraît : une respectable personnalité, sou
94 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
219…) [p. 136] Dialogue Car Dieu peut tout à tout instant. C’est là la santé de la foi. Kierkegaard. La Conscience moderne. —
220 calculable du temps, quand elle le touche dans l’instant (dans un « atome » de temps, comme l’écrit Paul). Qui t’assure que no
221ieu, au nom de sa promesse, une prière précise et instante, ne vit-il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est
222 qui a tout prévu — peut aussi tout changer en un instant aux yeux de l’homme, sans que rien ne soit changé de ce qu’a décidé D
95 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
223uvé, puis perdu de nouveau, puis retrouvé pour un instant) où on a en commun un Père et une Mère, où la grande parenté des homm
224ande parenté des hommes est entre-aperçue pour un instant. Car c’est à la réapercevoir que tendent tous les arts, et à nulle au
225ela, à nulle autre chose. Nous atteignons pour un instant à l’homme des commencements, à l’homme d’avant la malédiction, d’avan
96 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
226jet » à laquelle ils parviennent en de très rares instants n’est plus alors qu’un moyen de jouir d’une « sensation voluptueuse »
97 1946, Journal des deux Mondes. Avertissement
227taire du pays. La ligne d’horizon dépend à chaque instant de l’endroit où nous nous tenons, elle se déplace et change, et l’on
98 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
228lui qui s’éveille [p. 9] et goûte encore quelques instants les délices d’un rêve inachevé. Mais il sait bien que c’est fini. Brè
99 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
229ualifier nos [p. 29] soucis, tout serait à chaque instant libre et allègre, ouvert sur la seule grande Attente… À l’œuvre donc,
230ont les gros yeux. Joie du temps retrouvé, dans l’instant d’un espoir qui fut pour moi la parabole salutaire ! Substance présen
100 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
231nous trouvent sans peur et sans préparation dès l’instant qu’elles deviennent présentes, cessent d’être imaginées, ou même imag
232Oui, c’est ainsi, toujours ainsi, le bonheur : un instant de répit sous la menace. Alors on vit à plein. On sent le goût des ch
233emplir les limites du réel et d’accomplir un seul instant parfait. 10 octobre 1939 Au mess des officiers de la compagnie, qui
234appliqué dans sa peinture, Manuel n’hésite pas un instant à planter là pinceaux et chevalet lorsque ayant dominé son art, il en