1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1uis la vie l’exalte de nouveau d’un large vent de joie. p. 380 a. « Henry de Montherlant : Chant funèbre pour les morts
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2ntir plus fort encore et de la vaincre. — Mais la joie d’une si haute victoire — n’est pas si douce encore, n’est pas si bon
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
3s sous la lumière ». Cristallisation d’un rêve de joie et de raison où de grandes ordonnances élèvent leur chant. Utopie ! O
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4ce moi idéal que j’appelle en chaque minute de ma joie est plus réel que celui qu’une analyse désolée s’imaginait retenir. D
5d’autres soirs, alors qu’une [p. 24] symphonie de joies émanait de toute la vie : chaque chose proposait une ferveur nouvelle
6ue être un plus prenant sourire. Cependant que ma joie — un état de grâce, un amour — ne pouvait se satisfaire de telle poss
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
7resse cachée ; elle fait bientôt considérer toute joie comme illusoire et livre l’individu pieds et poings liés à l’obsessio
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
8endez-vous au thé du Printemps. J’ai rôdé dans la joie féminine des grands magasins, n’osant pas repasser trop souvent devan
9e phrases incohérentes. Je voyais avec une sombre joie les employés et les voyageurs s’inquiéter. Bientôt on m’entraîna de f
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
10ir. Le dernier rire d’Aragon, c’est l’éclat de sa joie brusque d’être seul sur un faux sommet vers quoi des faibles s’efforc
11dans nos actions à la limite de nos forces, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J. Perse. Nous appelions une
12forces, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J. Perse. Nous appelions une Révolution perpétuelle une perpétue
13êtent miraculeusement d’aigrettes de folies et de joies ; n’allez pas nous toucher, nous sommes dangereux. Un orage de tendre
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
14t. » Mes parents me savaient vierge et c’était la joie de leur vie, car ils aimaient en moi par-dessus tout la vertu que je
15 sans payer, je partis [p. 182] par les rues, une joie violente commençait à m’envahir, contre laquelle je luttais obscuréme
16vengeance. Ne m’avait-on pas dérobé des années de joie au profit d’une [p. 183] vertu que tout en moi reniait obscurément. J
17morale dont je fus la victime, ce vol de quelques joies parfaites de ma jeunesse… Mais il est trop tard, Monsieur, pour criti
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
18ssé se détendre, ou il a cassé les ressorts de sa joie : l’effort libre et généreux, le sentiment d’avoir inventé ou compris
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
19 les inventions se suffisent et suffisent à notre joie. Ce ne sont pas les savants qui sont prophètes, mais les poètes. Or J
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
20n restera toujours assez pour allumer des feux de joie, etc. Bon. Supposons tout cela fait. Respirons. Mais déjà vous m’atte
12 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
21 raison, ce monde où l’on ne sait plus créer avec joie des formes belles, ce monde qui devient impuissant. Impossible d’évoq
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
22rs dans les champs de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au si
23mps de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au silence que je me
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
24s uns des autres. Au contraire, une vitalité, une joie dans l’invention, une hardiesse partout manifeste. Voici Dufy, le plu
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
25 l’âme n’est plus très éloigné peut-être de cette joie qui, elle aussi, est « par-delà », — cette joie « qui surpasse toute
26e joie qui, elle aussi, est « par-delà », — cette joie « qui surpasse toute connaissance ». p. 344 g. « Au sujet d’un g
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
27e assez austère, mais stimulant, et qui mène à la joie… C’est un thème très « protestant ». Nietzsche l’a développé avec une
17 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
28n assiste à un réveil, explosion de révolte ou de joie, tellement incompatible avec les « conditions » de la vie que mort s’
18 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
29îtra l’aube dure. Alors nous entrerons dans cette joie sauvage du Grand Jour, où nous irons avec ce qu’il restera de bonté d
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
30 comtesse Adélaïde, — je la connais à cet écho de joie dans mes pensées. Mais quelle approche me saisit ? Parfois, au cœur d
31l’amour soit bien-aimé… Oh ! qu’il y ait eu cette joie par un regard de jeune fille ! Tout peut encore être sauvé… Un accord
32aine qualité de déception, qu’il nous propose. La joie du jour, hélas, la plus forte… (Vienne, 1928)
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
33rs dans les champs de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est
34mps de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au silence que
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
35… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’elles ont fui. Av
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
36a vie entre la vente des articles de sport et les joies de l’esprit. Quand le négoce installé au rez-de-chaussée de sa demeur
37inon que je dois retenir violemment une espèce de joie qui attrape la fièvre dans mon corps. Toute cette journée baignée de
38arées qui baignent nos membres. J’ai connu peu de joies plus hautes que celle-ci : se promener dans les campagnes amies en co
23 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
39lisme. La grande poésie naît du tragique et de la joie surabondante : verrons-nous quelque jour en France surgir une poésie
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
40 chaque instant, une humiliation rénovatrice, une joie au sein de la douleur, la force de supporter des souffrances physique
41pporter des souffrances physiques, la force et la joie d’envisager la mort comme une transfiguration tragique, la force et l
42omme une transfiguration tragique, la force et la joie d’envisager la vie comme un combat perpétuel dont l’enjeu est à chaqu
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
43u’établissent la mort, la peur, la maladie. Et la joie, ce point commun, « ce point qui est au-delà de la vie ». Le communis
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
44e psychique ». Et lui-même gémit, avec une sombre joie : « Sort misérable, qui ne me permet rien que d’extrême ». Jacob Boeh
45sse de la catastrophe et la secrète, l’inavouable joie de la libération. Impossible d’isoler ces deux composantes dans l’ave
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
46 Dès la seconde page, c’est à pousser des cris de joie. Les enfants comprendront-ils ? Dans la mesure seulement où le plan d
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
47il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors le temps de ses journées, c’est p
29 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
48s humaines qui trahissent une vanité, et la vraie joie n’est pas avec ceux qui nous parlent de la « tristesse » du message b
30 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
49en lui l’espoir infini au sein du désespoir et la joie de la Promesse invisible, — cette vision donnée à l’homme, est la plu
31 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
50 et bête. Dans ce conflit perpétuel, il trouve sa joie et sa souffrance — peu importe le nom qu’il leur donne ; et il y trou
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
51il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors le temps de ses journées, c’est p
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
52icace fameuse : « Au solitaire que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. » Kierkegaard savait bien que lorsqu
34 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
53oir. Et son angoisse est de n’en pas trouver ; sa joie, de provoquer le corps-à-corps avec l’objet. Par où l’on voit que le
54bjet, — la fatalité disparaît, l’angoisse devient joie de combattre. C’est le moment de la présence de l’homme au monde et à
55sence. 3. La présence de l’homme est un acte La joie de l’homme, ou sa douleur, tels sont les signes de son existence conc
56 ni une angoisse, ni toujours une plénitude de la joie, ni jamais rien qui fût à moi tel que j’étais, ni rien que j’aie, mai
35 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
57 chercher dans l’invective prophétique ou dans la joie de la doctrine du salut. Songez à ces pasteurs qui, chaque printemps,
36 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
58écise et heureuse, comment ne pas distinguer avec joie la plupart des thèmes humains auxquels Esprit voudrait voir s’attache
37 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
59résentement, à la fois dans l’angoisse et dans la joie : la seule expérience nécessaire. Oui, cette expérience-là nous reste
38 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
60r l’histoire, de M. Souriau sur la mystique de la joie, les esquisses phénoménologiques du Dr Minkowski, les approximations
39 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
61ais « Sich austoben ? » Moi. — S’en donner à cœur joie ! Ou à mort, plutôt… Je veux bien, pourvu que ce ne soit pas en Franc
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
62es, mais qui donne des ordres, et la force, et la joie de les accomplir. Les critiques perspicaces et pessimistes de notre é
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
63la Russie nouvelle, c’est une santé énorme, une « joie au travail » dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi,
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
64’esprit va d’un autre côté, bientôt sans force ni joie créatrice, divaguant dans les rêves ou les mythes d’une pureté détach
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
65après cela, commencera la conquête d’un avenir de joie et de force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cel
44 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
66pas hors de toi-même, dans le scandale ou dans la joie de ta vocation créatrice. Trop de penseurs inoffensifs secrètent des
67 tristesse des moyennes qui n’est jamais mêlée de joie secrète, ni jamais secouée de sursauts de douleur, puisqu’elle prend
45 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
68ie chez lui jaillit au point précis où soudain la joie cesse de soutenir son grand lyrisme ; Rimbaud enfin, celui de la Sais
69n’arrête pas le cours du temps, cet Instant d’une joie absolue et pour certains presque mortelle. Notre vie s’anéantirait da
46 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
70s la Russie nouvelle, c’est une santé énorme, une joie au travail dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi et
71après cela, commencera la conquête d’un avenir de joie et de force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cel
47 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
72t de refaire une amitié humaine d’où jaillisse la joie créatrice. Il faut bien constater d’abord qu’elle n’est plus là. Nous
48 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
73isterons jamais assez. Mais il faut dire aussi la joie que nous éprouvons à voir Gide, en dépit de tout, et avec tant de cou
49 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
74ute l’œuvre de Claudel se soulève à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le di
50 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
75nt fait ses preuves. 5 décembre 1933 Une de nos joies, c’est de pouvoir enfin mettre au gramophone, et avec l’aiguille fort
51 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
76ne tache blanche dans un pré, qui est le château. Joie de voir un pays dans son ensemble, dans son unité [p. 170] naturelle
77qui décrit et embrasse les trois dimensions de la joie, est dit aussi par le vallon des oliviers et par sa jeune nudité. Pas
78ice ? À moi d’abord, très certainement. C’est une joie qui vaut bien les ennuis du voyage, le temps perdu et les fatigues, b
79, bien qu’elles paraissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pou
80 riche, mais l’un et l’autre ne valent que par la joie, et la joie ne vaut rien dans nos calculs. Il faut beaucoup d’argent
81 l’un et l’autre ne valent que par la joie, et la joie ne vaut rien dans nos calculs. Il faut beaucoup d’argent (jamais asse
82ent (jamais assez) à celui qui n’a pas accepté la joie, qui n’a pas de « valeur ». Il faut beaucoup de temps (jamais assez !
83e t’empêche de recevoir les signes certains de la joie. Voilà le modèle de toute simplicité, de toute richesse reçue dans la
84 l’orage. Vocabulaire insuffisant pour décrire la joie naturelle. Souvent éprouvé. Les grands soulèvements de l’instinct ver
85t ce qui surgit formidablement à l’approche de la joie, elle se sent gênée, pauvre et maladroite, pareille à cette clarté lu
52 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
86 d’ennui multicolore. Ici tout est plus calme, la joie, si joie il y a, est sans gestes et sans [p. 242] flots de paroles. N
87multicolore. Ici tout est plus calme, la joie, si joie il y a, est sans gestes et sans [p. 242] flots de paroles. Nul pittor
53 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
88qui décrit et embrasse les trois dimensions de la joie, est dit aussi par le vallon des oliviers et par sa jeune nudité. Pas
89ice ? À moi d’abord, très certainement. C’est une joie qui vaut bien les ennuis du voyage, le temps perdu et les fatigues, b
90, bien qu’elles paraissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pou
91 l’orage. Vocabulaire insuffisant pour décrire la joie naturelle. Souvent éprouvé. Les grands soulèvements de l’instinct ver
92t ce qui surgit formidablement à l’approche de la joie, elle se sent gênée, pauvre et maladroite, pareille à cette clarté lu
54 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
93 une bonne espièglerie, pour vous laisser à votre joie ou à vos larmes. Il y a quelque chose de « glorieux » — au sens baroq
94ebâtie. Les Cavaliers, « appelés à faire vivre la joie [p. 859] dans le pays du fer, à l’époque du fer » nous ont appris à l
55 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
95is « sich austoben ? » Moi. — S’en donner à cœur joie ! Ou à mort, plutôt… Je veux bien, pourvu que ce ne soit pas en Franc
96e de visages d’ouvriers, éclatants de santé et de joie. Au milieu, cette devise : Honneur, paix et liberté dans le monde.
97illuminant des faces rouges, immobiles. Où est la joie des feux de la Saint-Jean sautés avec des cris aigus ? (Ce feu-là est
56 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
98 Je doute que le prolétariat français éprouve une joie particulière à savoir qu’il ne travaille plus pour enrichir M. Citroë
57 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
99se sauver et d’accéder à une vie supérieure, la « joie suprême » d’Isolde agonisante. Fidélité qui consume la vie, mais qui
58 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
100 n’a rien à donner, c’est lui qui vous donnera la joie du chant, plus précieuse que l’objet de vos requêtes au roi. — Oui, d
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
101oir ainsi que je souffre agréablement, et tant de joie dans ma douleur que je suis malade avec délices. Chrétien de Troyes.
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
102 et de cette nostalgie qui nous fait mépriser les joies terrestres. Mais symbole équivoque puisqu’il tend à confondre l’attra
103Fanjeaux, qui me semble le Paradis ; car amour et joie s’y enferment, ainsi que tout ce qui convient à l’honneur, et courtoi
104ns du monde : Plus m’agrée donc de mourir Que de joie vilaine jouir Car joie qui repaît vilement N’a pouvoir ni droit de me
105grée donc de mourir Que de joie vilaine jouir Car joie qui repaît vilement N’a pouvoir ni droit de me plaire tant. [p. 93]
106. [p. 93] Ainsi chante Aimeric de Belenoi. La « joie vilaine », c’est ce qui le guérirait de son désir, si justement l’amo
107i : Je ne désire pas que Dieu m’aide ni me donne joie ou bonheur, sinon par vous ! S’il ne s’agit que de figures de rhétor
108and Mon cœur ne s’en doit point défaire Ni jamais joie, ni douce, ni bonne, Ne puis entrevoir en promesse : Cent joies aurai
109e, ni bonne, Ne puis entrevoir en promesse : Cent joies aurais-je par prouesse N’en ferais rien, car ne sais vouloir qu’ELLE 
110anière, le but est le « suprême grand bonheur… la joie de l’anéantissement du moi ». Et cette « béatitude érotique », obtenu
111t d’un culte. Considérée comme « source unique de joie et de repos, l’amante synthétise toute la nature féminine, elle est m
112er servant dans la réalité fatale du Karma. 5. La joie d’amour. — En contraste indéniable avec ces textes mystiques et cette
1134 . D’Amour, je sais qu’il donne aisément grande joie à celui qui observe ses lois, dit le premier des troubadours connus,
114é, Secret et Merci, et ces vertus conduisent à la Joie, qui est signe et garantie de Vray Amor. Voici Mesure et Patience :
115der Mesure… Le bien-être des amoureux consiste en Joie, Patience et Mesure… J’approuve que ma dame me fasse longtemps attend
116 ».) C’est au comble de l’amour (vrai) et de sa « joie » que Jaufré Rudel se sent le plus éloigné de l’amour coupable et de
117par ma foi je ne la vis… et je l’aime fort… Nulle joie ne me plaît autant que la possession de cet amour lointain. La « joi
118nt que la possession de cet amour lointain. La « joie d’Amour » n’est pas seulement libératrice du désir dominé par Mesure
119elui-là vivra cent ans qui réussira à posséder la joie de son amour. (Guillaume de Poitiers.) Je n’ai cité que des poètes d
120 il lui est difficile d’en sortir, il vit dans la joie, celui qui peut y rester. On y accède par quatre degrés très doux,
121 de deux « moi » cessant de souffrir l’amour : la Joie Suprême. Ce que Wagner a repris à Gottfried, c’est tout ce que les Br
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
122 Ce n’est donc pas, conclut Otto, la plus haute joie mystique qui figure pour Eckhart l’expression authentique [p. 171] de
123indre d’un mal que l’on préfère cependant à toute joie et à tout bien terrestre. Déplorer que les mots trahissent le sentime
124ouvées, vérifiées pour ainsi dire, traduisant une joie recomposée ? » 116 Je ne pense pas que personne, de nos jours, soit
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
125 spiritualisme exalté ; par leur doctrine de la « joie rayonnante » ; par leur refus des sacrements et du mariage ; par leur
126ue l’on pourrait appeler, symétriquement, « cette joie majestueuse qui fait toute la douleur du Roman ». Car pour l’atteindr
127ornée à soi, sans au-delà ni renversement dans la joie, acceptée telle qu’elle est dans le monde du jour, et qualifiée néanm
128anche.) Spinoza définit l’amour : un sentiment de joie accompagné de l’idée d’une cause extérieure. C’est juste en un seul c
129ause isolée qui nous détermine purement. Entre la joie et sa cause extérieure il y a toujours quelque séparation et quelque
130la nuit, le martyr d’un ravissement qui se mue en joie pure à la mort. On peut noter encore ceci : Don Juan plaisante, rit t
131 ! ce cri puissant retentira Comme un tonnerre de joie à travers la nuit de printemps ! 16. Intériorisation du mythe Le r
132radictoires, retours au monde… C’est ce moment de joie bizarre, né de l’ironie métaphysique, qui fait défaut au romantisme f
133e mystique à l’horizon spirituel, ni de véritable joie d’amour au sommet de ces élancements. Le moi n’est jamais transcendé,
134 sur le cadavre de Tristan, dans l’extase de la « joie la plus haute ». Initiation, passion, accomplissement mortel : ces tr
135 vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie de vivre. Nous nous vengerons de vos « divines ». La femme est d’abor
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
136se sauver et d’accéder à une vie supérieure, la « joie suprême » d’Isolde agonisante. Fidélité qui consume la vie, mais qui
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
137me, s’il vos plesoit un soir M’avriez vos plus de joie doné [p. 361] C’onques Tristans, qui en fist son pouvoir N’en pust a
65 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
138 maîtres, ils auront bientôt fait de retrouver la joie de l’historien !) p. 760 as. « Autour de L’Amour et l’Occident »
66 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
139e qu’il réfute, dénonce et détruit, c’est pour la joie du viol intellectuel. Comme Don Juan l’image de la Mère, Nietzsche po
140monde. C’est au point de fureur dionysiaque où la joie de détruire devient douleur, et dans l’angoisse d’une puissance anéan
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
141Le marxisme, au contraire, décrit avec une sombre joie notre absence de liberté, toutes les fatalités économiques qui, selon
68 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
142ée… Mais si nous l’acceptons avec courage et avec joie, je suis certain que la plupart des critiques auxquelles j’ai dû me l
69 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
143s’y retrouver. Niera-t-on qu’il s’en donne à cœur joie ? Mais il existe un moyen court de le dépister, ici encore. La part d
144n, sacrifice et impérialisme, haine et tendresse, joie et douleur, sagesse et folie, vie et mort. Rien de plus rare qu’une p
145ous, parce que c’est elle ». L’amour accepte avec joie ce mystère, d’une « injustice » aussi flagrante, cependant, que celle
146rimer que par les paradoxes du langage mystique : joie consumante, feu qui glace, tortures aimées, ardeur cruelle, — « tout
147ar [p. 171] l’absence de l’être aimé qu’il n’a de joie par sa présence. Dans ce dédale de nos enfers privés, quel talisman p
70 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
148cle perpétuel qui fait coïncider la justice et la joie, les pures spéculations de la mathématique et les structures du monde
149ar leurs propres effets, et que ni l’ordre, ni la joie, ni la grandeur et ni l’amour ne cessent d’attendre, intacts et souve
150du ciel de Manhattan, fusant comme une inexorable joie entre les verticalités argentées des gratte-ciel. Le bleu du ciel des
71 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
151e psychique ». Et lui-même gémit, avec une sombre joie : « Sort misérable, qui ne me permet rien que d’extrême. » Jacob Boeh
152sse de la catastrophe et la secrète, l’inavouable joie de la libération. Impossible d’isoler ces deux composantes dans l’ave
72 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
153 de celui qui écoute, dans le tourment et dans la joie d’une découverte quotidienne du chemin, — ton chemin, sur lequel tu e
154 fruit de la reconnaissance… Tout commence par la joie d’être aimé — et ensuite vient l’effort de plaire, constamment exalté
155te est révolte, et qu’il faut pour se l’avouer la joie qui naît de l’acte de la foi. Lorsque Kierkegaard écrivit son traité
156 s’imagine que l’acte viendra comme un sursaut de joie, comme une révolte, comme une affirmation désespérée de son orgueil,
157dicace fameuse : Au solitaire, que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. Kierkegaard savait bien que lorsqu’o
73 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
158deurs et simplifiant parfois, d’un large trait de joie [p. 152] ou de colère, les méandres méticuleux d’une véracité stérile
74 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
159 qu’établissent la mort, la panique naturelle, la joie, — la joie, ce point vraiment commun, parce qu’il « est au-delà de la
160sent la mort, la panique naturelle, la joie, — la joie, ce point vraiment commun, parce qu’il « est au-delà de la vie ». C’e
75 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
161ute l’œuvre de Claudel se soulève à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le di
76 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
162 préfère le néant aux limitations de la vie, — la joie devant la mort de Tristan et d’Isolde… III Mystique et personne L’e
77 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
163ue : il suffit de savoir ce qui compte, et que la joie ne dépend pas de nos misères. J’y songeais l’autre soir, à Orléans, e
164 a l’espérance, qui est la plus forte ! Il y a la joie, qui est la plus forte ! Il y a Dieu ! Il y a Dieu qui est le plus fo
165ative des événements qui nous font les gros yeux. Joie du temps retrouvé, dans l’instant d’un espoir qui fut pour moi la par
78 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
166a démocratie. — Roosevelt est réélu, le peuple en joie. La dame de Tuxedo en sera pour ses conserves. Hier soir, je me suis
167nuée des plumages, et l’éclat des costumes, et la joie rayonnante du sourire des étoiles : c’est leur Au-Delà ! Les descript
79 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
168aussi allègre ? Comment les faire danser de cette joie de dire vrai ? Et comment les séduire au rythme sans défaut, sans rel
80 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
169re au contact de cet infini, plus puissant que la joie et la douleur. Dans le vertige de revenir toucher cet absolu, sensibl
81 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
170e qu’il réfute, dénonce et détruit, c’est pour la joie du viol intellectuel. Comme Don Juan l’image de la Mère, Nietzsche po
171monde. C’est au point de fureur dionysiaque où la joie de détruire devient douleur, et dans l’angoisse d’une puissance anéan
82 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
172ouvait seule, et dans un seul instant, mériter la joie éternelle. p. 103 7. Dans les Flegeljahre.
83 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
173ues-uns cependant continuent de marcher, riant de joie aux paliers du matin, s’avançant vers Midi avec le naturel de ceux qu
174nc une tristesse errante, empruntant la forme des joies qu’il rencontrait ; et son désir ainsi fut exaucé. Un autre voulait v
84 1947, Doctrine fabuleuse. 16. Le feu
175mettais l’amour, la femme-flamme. Je pensais à la joie qui fait souffrir et qui rend seul. À l’Occident qui veut le plein ma
85 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
176t revenait submerger le square comme une marée de joie. Je n’oublierai pas le bonheur brillant dans tous ces yeux levés, la
86 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
177diques, souvent sadiques eux-mêmes et avec quelle joie entièrement partagée par les publics d’enfants, ils évoluent dans un
87 1948, Suite neuchâteloise. VII
178 tout est sens, écho, dialogue à l’infini. Ici la joie trouve un espace où se déployer sans se perdre, la méditation des cie
88 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
179-tête avec l’Allemagne » s’évanouirait devant les joies d’un bon voisinage avec l’alliée naturelle des steppes ? Était-il tro
89 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
180c l’Allemagne » s’évanouit dès que l’on songe aux joies du bon voisinage avec l’alliée naturelle des steppes. Il y a là, pour
90 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
181âme apaisée au plus pur des chorals de Bach. La « Joie suprême » d’Isolde agonisante n’est qu’un dernier défi au Soleil disp
91 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
182 troubles, de guerres, de disputes, de tumultes ; joie et beauté n’y sont qu’un emprunt procuré d’un lieu lointain. » Entre
92 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
183âme apaisée au plus pur des chorals de Bach. La « Joie suprême » d’Isolde agonisante n’est qu’un dernier défi au Soleil disp
93 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
184plus de sens dans nos vies personnelles : plus de joie à avoir ce qu’on a, à être ce qu’on est, à faire ce que l’on veut, à
185is le vertige devient aussi plus fascinant, et la joie surpasse la fatigue mais chaque faux pas devient mortel. Il y a progr
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 12. La quête sans fin
186erve, fille de Zeus foudroyant. Le héros plein de joie lui obéit. Et la déesse, sous les traits de Mentor, fait conclure ent
95 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
187res secrets. Mille tractations qu’il combine avec joie permettent de supprimer les douanes de notre zone : ah ! que ne pouva
96 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle des festivals dans la vie culturelle de l’Europe [Commentaires] (mai 1957)
188ûr ; mais en revanche, Mozart peut donner plus de joie à Salzbourg que n’importe où ailleurs. Et il est vrai que Wagner ne d
97 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
189 de cet inaccessible devient alors l’extase, « la joie suprême », la « Höchste Lust » d’Isolde agonisante. Cependant, ceux q
98 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — b. Naissance de l’érotisme occidental
190amour passionnel, l’Isolde de Wagner atteint la « joie suprême ». Par l’expérience de l’amour dit sexuel, « l’âme inassouvie
99 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
191 de cet inaccessible devient alors l’extase, « la joie suprême », la « Höchste Lust » d’Isolde agonisante. Cependant, ceux q
100 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 3. Don Juan
192e qu’il réfute, dénonce et détruit, c’est pour la joie du viol intellectuel. Comme Don Juan l’image de la Mère, Nietzsche po
193monde. C’est au point de fureur dionysiaque où la joie de détruire devient douleur, et dans l’angoisse d’une puissance anéan