1 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
1xquels il ne tient guère, et l’on comprend que ce journal bientôt les rejoindra dans l’armoire aux souvenirs. Cette façon de ne
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
2t (février 1927) f « Triste, mais vrai. » (Les journaux.) Mademoiselle, Il faut d’abord que je m’excuse : c’est un peu préte
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
3 la mode et la politique, que j’envoyais à divers journaux. Un jour, parcourant un quotidien de mon pays où je cherchais mon der
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
4 raison à M. Y. Z., qui, dans un petit article du Journal de Genève sur « La maladie du siècle », écrit : « Plante des pommes d
5 leur stabilité, et comme M. Albert Muret dont le Journal de Genève parlait naguère, tu mangeras avec appétit une poule au riz
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
6 travail bâclé. Elle apprend à lire pour lire les journaux, mais en même temps que cette drogue, elle devrait fournir son contre
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
7réer qui emportera toutes ces statistiques et ces journaux, il en restera toujours assez pour allumer des feux de joie, etc. Bon
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
8éveloppé jusqu’au ridicule par la démocratie. Les journaux, les cercles, les coulisses de parlements et autres potinières ne viv
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
9 du Comte Keyserling (avril 1931) f L’auteur du Journal de voyage d’un philosophe, d’Analyse spectrale de l’Europe, de Psycha
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
10ment le moins caractéristique de Kierkegaard : Le Journal du séducteur (Stock éd.). Kierkegaard lui-même avait exprimé le souha
11an la série de traductions de ses livres. Mais ce Journal, s’il est l’œuvre la moins forte du Danois, n’en est pas moins, dans
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
12llement et de l’adaptation d’un livre unique, son journal intime — que Loti est un journal intime, comme Gide — que le journal
13ivre unique, son journal intime — que Loti est un journal intime, comme Gide — que le journal intime, la littérature intime son
14e Loti est un journal intime, comme Gide — que le journal intime, la littérature intime sont un produit autochtone de la terre
11 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
15 c’est leur vision tragique du péché. Le Lépreux, journal apocryphe de l’empereur Alexandre Ier de Russie, n’est qu’une suite d
12 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
16bules énervés de fumée et qui se cachent dans les journaux du soir, soit lentement doublé par le rapide de Bretagne. Ce long pas
13 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
17 rideaux étaient baissés. Déjà on criait les journaux du matin, des triporteurs passèrent à toute vitesse, m’éclaboussant d
14 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
18 [p. 131] Petit journal de Souabe À la tombée d’une nuit froide, en avril, le voyageur descen
19 des écritures — qui se réduisent d’ailleurs à ce journal — pour avoir la paix dans ma chambre ; aussi, une ancienne fatigue à
20ude. Un bel assortiment de monstres ! (J’ai lu le journal après dîner.) Et tous les accessoires de leurs démences, depuis les p
21 saucisses croquantes et de la moutarde douce. Le journal local m’avait apporté cette ration de bouleversements, locaux aussi à
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
22tent nulle allusion à la position politique de ce journal. Le titre : La Crise est dans l’homme 38 , s’oppose d’emblée aux thè
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
23nde d’aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est le titre du journal grâce auquel chaque semaine ou presque, il reprend le dialogue avec s
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
24». Objurgation que l’on croirait tirée de quelque journal intime du Goethe des années ascétiques, à Weimar avant l’Italie. Et l
18 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
25utre chose que ce que peut lui offrir le conte du journal, c’est-à-dire s’il demande une nourriture rapidement assimilable, mai
26les actualités. » Phrase mille fois entendue. Les journaux se couvrent de photos. La couverture photographique triomphe chez tou
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
27, mais pense à cette vie terrestre. Kierkegaard (Journal). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est
28t. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un journal de Paris. Un discours chaleureux du Père de la Brière 4 voudrait nou
20 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
29nnées, dans toutes les conférences, dans tous les journaux d’opinion, dans tous les manifestes de partis ou de ligues, une expre
30tion s’étale, flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’
31e la presse. On peut dire, sans exagérer, que les journaux disposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélu
32vrais problèmes de nos vies. [p. 45] Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le der
33rnaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le dernier anneau de la chaîne de notre destin. Abrégeons,
21 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
34, mais pense à cette vie terrestre. Kierkegaard (Journal). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est
35t. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un journal de Paris. Un discours chaleureux du Père de la Brière 27 voudrait no
22 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
36ela n’allait pas de soi ! (Exemple : les Pages de Journal d’André Gide.) Cette fausse honte ou cette mauvaise conscience, cette
37la suppression des libertés de la presse. (Si les journaux des pays fascistes ou communiste se livrent parfois, eux aussi, à des
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
38nnées, dans toutes les conférences, dans tous les journaux d’opinion, dans tous les manifestes de partis ou de ligues, une expre
39tion s’étale, flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’
40e la presse. On peut dire, sans exagérer, que les journaux disposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélu
41pour les vrais problèmes de nos vies. Mais si les journaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le der
42rnaux disposent de nos vies, l’argent dispose des journaux. Et voilà le dernier anneau de la chaîne de notre destin. Abrégeons,
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
43u’une simplification de sa pensée, par rapport au Journal métaphysique. M. Marcel est un de ceux dont nous devons attendre qu’i
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
44est l’homme dépourvu de sérieux », lit-on dans un journal du temps. On se moquera de son aspect physique et de ses pantalons tr
45fictif, de cet homme affolé par la lecture de son journal, — mais qui porte l’enfer dans son âme ! — Kierkegaard a montré « le
46 réellement à l’opinion publique. Nous lisons les journaux, voilà notre réalité. Le dimanche, nous allons quelquefois à l’église
47, bien [p. 616] sûr, mais Hegel est dans tous nos journaux, Hegel domine le marxisme et les fascismes, et la théologie des socio
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
48s les épreuves qu’il traverse. Ce ne sont pas les journaux qui nous apprendront tout cela. Il faut lire Destin allemand, comme o
27 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
49 1935) p Par une belle matinée de mars 1935, le journal Le Journal répandait brusquement dans Paris ce cri d’alarme stupéfian
50Par une belle matinée de mars 1935, le journal Le Journal répandait brusquement dans Paris ce cri d’alarme stupéfiant. Soucieux
51u cartésianisme vulgaire qui traîne dans tous les journaux, il y a toute la distance d’une erreur à un préjugé. Mais enfin pour
52u’un député ou un ministre, un directeur de grand journal à la solde des maîtres de forges, ou un chef de service aux finances
53en sorte : en se vendant, soit à l’État, soit aux journaux, soit au public, soit au fascisme ou à l’antifascisme. À quoi s’ajout
54200 fr. la colonne. Et si vous descendez jusqu’au journal d’information, les prix seront encore supérieurs, pour un « papier »
28 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
55outes faites prises à droite et à gauche dans des journaux dont l’éloge n’est plus à faire. Mais nous sommes en train d’assister
56ique, et même à un degré que le simple lecteur de journaux d’opinion, peu initié aux parlottes parisiennes, aux complots de salo
29 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
57qu’on lit partout, ici, dans tous les articles de journaux, dans tous les discours politiques, à tout propos. J’admire votre « Œ
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
58ut dire ? J’entends : quand tout le monde lit les journaux et prend au sérieux ce qu’ils impriment, sans remarquer que leur lang
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
59e des lecteurs ordinaires, disons des lecteurs de journaux, mais encore il s’est divisé en une foule de dialectes ésotériques. N
60it confondu, dans les discours et les articles de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre na
61tes n’en convainquit de son vivant. Cependant les journaux du soir tirent à 500 000 exemplaires et la radio atteint des millions
62dement à démonétiser les mots. Le vocabulaire des journaux est vague, impropre, sans saveur et sans pouvoir d’évocation active d
32 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
63e. Leurs termes sont empruntés au vocabulaire des journaux, qui dérive de celui du parlement ou des affaires. Le vocabulaire des
64r dans les lycées. Leurs élèves écriront dans les journaux. Le peuple enfin ne se nourrit plus que de ces journaux. C’est-à-dire
65ux. Le peuple enfin ne se nourrit plus que de ces journaux. C’est-à-dire qu’il se voit formé par une doctrine qui prétend ne rie
33 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
66 la mesure où croît la quantité des discours, des journaux. Ce serait donc le premier office d’une pensée modestement technique,
67’est cette littérature, — celle du film, celle du journal, celle du roman, — qui est l’opium des peuples incroyants. La mauvais
68peuple populaire ; Péguy l’a dit : il lit trop de journaux. (Les données concrètes de la révolution nécessaire ne sont d’ailleur
34 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
69 : ils ne disaient presque rien. On se passait un journal, une lorgnette. On se demandait l’heure. Des fifres jouaient, accompa
70entendait encore une rumeur d’océan au-dehors. Le journal de ce matin écrit : « Lorsque le Führer s’écria : Je ne puis vivre qu
35 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
71e choses, c’est une tromperie. C’est pourquoi nos journaux contiennent tant de mensonges, surtout lorsqu’ils essaient de dire la
72un art sans pitié. ⁂ Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrine, à la poésie poétique, à nos
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
73diant l’inventaire de Petit, comme nous lisons le Journal d’un bourgeois de Paris pour essayer de « voir » le xve siècle. Il v
74titue sa seule raison d’être. Tout le débat de ce journal revient à cette scandaleuse opposition, créée par notre société, entr
37 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
75e malentendus. 1. Parce qu’on a publié d’abord le Journal du séducteur, fragment d’un gros ouvrage intitulé De deux choses l’un
38 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
76t il observe les signaux. Les autres (voyez leurs journaux) se sont jetés dans un énorme embouteillage, il n’y a plus qu’à se la
39 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
77ralement très coûteuses (échos, placards dans les journaux, affiches, complaisances diverses que l’on n’accorde qu’à une maison
78rrent dans leurs caves des stocks de livres ou de journaux qui, bien que n’ayant jamais paru à l’étalage, sont retournés comme «
79au pas » les éditeurs, libraires, ou débitants de journaux qui feraient mine de résister. Tout cela est bien connu des éditeurs
40 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
80es, ou les plus lucratifs ; s’il est vrai que les journaux du Comité des Forges font profession de défendre le « spirituel » ; s
41 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
81ela n’allait pas de soi ! (Exemple : les Pages de Journal d’André Gide.) Cette fausse honte ou cette mauvaise conscience, cette
82la suppression des libertés de la presse. (Si les journaux des pays fascistes ou communiste se livrent parfois, eux aussi, à des
42 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
83 nos voisins : elle ne suppose que la lecture des journaux. (Bien sûr que sous cette forme, elle est inoffensive, tant qu’elle r
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
84temps avant un rendez-vous. 10 novembre 1933 Ce journal n’aura rien d’intime. J’ai à gagner ma vie, non pas à la regarder. To
85nvoyé six articles à des revues, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans ce silence à peu près absolu. Mais a
86appelle un Français aplati, un parfait lecteur de journaux, un minimum de Français, et non pas du tout une moyenne. Que ne réser
87 », qu’est-ce que cela signifie ? Écrire pour les journaux, sans doute, mais il n’y en a pas tant à raconter sur ce pays… Je l’a
88saye d’amener l’entretien sur leurs lectures, les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se
89 12 décembre 1933 Tout à l’heure, en déchirant le journal de l’île pour allumer le feu, j’ai vu l’annonce d’une conférence cont
90village ne sont pas même tous capables de lire le journal, et j’ai remarqué qu’ils achètent absolument au hasard ceux qu’ils tr
91re les opinions, pourtant bien tranchées, que ces journaux leur servent. Je crois qu’ils n’y pensent même pas. Peut-être que la
92tions du second Faust, mais aussi de ces pages du Journal de voyage en Italie où, par exemple, il rapporte à Mme de Stein comme
93t un certain nombre de phrases qu’on lit dans les journaux et qu’on entend dans les assemblées, et grâce auxquelles on reconnaît
94voir le va-et-vient d’un lieu public, de lire des journaux de Paris et de fumer des cigarettes américaines au goût de miel, intr
95t des hebdomadaires, je vais renouer le fil de ce journal. Tout d’abord, j’ai à constater l’échec de notre première tentative d
969] provisoirement écarté, je serais tombé dans le journal intime, la culture des impressions ou le pittoresque. Ce séjour, par
97ce précise et utile relativement au dessein de ce journal : celle du loisir. Je m’aperçois que je ne savais plus, ou ne pouvais
98is soi-même. Fin de janvier 1934 Je lis dans le Journal de Kierkegaard : « La lande doit favoriser le développement de pensée
99édition allemande où je poursuis la lecture de ce journal : Einsamkeit (solitude), et Gottgemeinsamkeit (communion avec Dieu).
1004] ni les conversations populaires. C’est que les journaux socialistes et communistes sont rédigés par des bourgeois, ou par des
101 ou là, c’est que le peuple de France lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple » tel que l’imag
102 que j’ai pu constater cette contagion ! Les deux journaux locaux gardent un ton à la fois naïf et grandiloquent, avec des malad
103ste ou communiste de Paris, et l’un de ces petits journaux de campagne. [p. 75] 15 février 1934 Les gens. — Si j’avais une âm
104 soutenir. Quelquefois [p. 94] on nous envoie des journaux ou des revues à l’essai, mais c’est toujours de la politique. Quand j
105ait d’intéressant à lire ? — Vous ne lisez pas de journaux politiques ? — Ce n’est pas ce qu’on cherche. Il faudrait en lire deu
106ai 1631). Ce n’est pas Descartes qui eût écrit ce Journal ! Mais nous, nous chercherons le salut de la pensée ailleurs que dans
107ur d’aujourd’hui, c’est que le peuple qui lit les journaux a l’esprit plus « artializé » encore que les écrivains. Et quand ceux
108n choisies, de rencontres, une sorte de perpétuel journal de nos relations avec le monde, empruntant toutes les formes qu’on vo
109à me faire à ce certain ton que les revues ou les journaux exigent, et qu’il faut vivre assez longtemps loin de Paris, comme nou
110s les imprimés qui m’arrivent au courrier, ou les journaux. C’est lassant, le manque d’argent, à la longue. Et l’on voit trop de
111ent. 20 juin 1934 Les gens. — Je feuillette ce journal : voici des semaines qu’il n’y est à peu près plus question des « gen
112plement le grain de la terre — j’ai repensé à mon journal. Je voudrais n’y avoir parlé que de ces moments élémentaires, de ces
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
113ne pensée isolée, d’un monologue intellectuel, du journal intime par exemple. Aucun écrivain ne se donne plus de chances de men
114 plus de chances de mentir que celui qui écrit un journal intime, une prétendue « relation » de ses pensées et sentiments. C’es
115rd que cet auteur, s’il a l’intention d’écrire un journal, pense et sent en vue du journal, donc autrement qu’il ne ferait sans
116tion d’écrire un journal, pense et sent en vue du journal, donc autrement qu’il ne ferait sans ce projet. C’est surtout qu’en s
117affirmer devant autrui. [p. 154] Le monologue du journal intime est un artifice qui veut se faire prendre pour la sincérité, a
118 me fait réagir.) Me suis-je assez méfié du genre journal intime ? Depuis six semaines que nous sommes à A…, me suis-je assez i
119. Enfin ceux qui sont occupés par l’imprimerie du journal local, par les garages ou à la [p. 157] mairie, sont communistes et m
120alle, dans un coin arrangé en cabinet de lecture. Journaux et illustrés, quelques livres sur la table. Puis on s’est assis sur d
121est-à-dire d’un peu tout : de l’enseignement, des journaux, de traditions et anecdotes locales. Discussion n’est d’ailleurs pas
122quand j’écoute ce qui se dit chez la marchande de journaux, quand je m’informe des raisons de tel parti, de l’idéal de tel indiv
123 méchant : que ce pays est à l’image des quelques journaux qu’on y lit. Une autre impression que j’ai eue cet après-midi sur la
124lui glisse un de ces jours que j’écris « pour les journaux ». 3 février 1935 Déclassé. — L’intellectuel l’est toujours. C’est
125 problème des gens ». — Kangourou de Lawrence, ce journal à peine romancé d’un intellectuel livré à des proximités inévitables,
126 les rues, les gens, les PTT, les magasins et les journaux, nous irrite ou excite notre ironie. Si l’on nous écoutait, il faudra
127lé à R… de mon projet de publier sous le titre de Journal d'un intellectuel en chômage les pages que je suis en train de rédige
128uoil’ontrouverasansdouteindiscret, de ma part, ce journal. Un tel jugement ne serait pas très franc, d’ailleurs. L’indiscrétion
129 m’en prenne. Tout ce que je compte dire dans mon journal, c’est qu’on peut être très content d’un sort matériel très médiocre.
130 des idées non point à l’aide des opinions de son journal, mais à l’aide de sa vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à
131 21 mars 1935 Place aux vieux ! — Je lis dans un journal socialiste du Midi sous la rubrique « La vie régionale » qui chaque j
132 en est fournie par ces phrases cueillies dans un journal révolutionnaire : « L’organisation lutte afin de faire accorder une r
133eillesse. Notre opinion publique, à en croire les journaux, est actuellement dominée par le souci des élections académiques et d
134onvocations » communiquées le 30 mars 1935 par un journal de la région : — les « ayants-droit » à la carte d’ancien combattant 
135le, je parcours comme chaque jour, la plupart des journaux parisiens et méridionaux. Un vieux bonhomme au nez violacé traîne ses
136uelle trahison des « petits » représente alors ce journal ! Leur seule force contre les capitalistes, et surtout contre leurs s
137t si possible, plus médiocre que celle des grands journaux d’information. On leur impose une mystique confectionnée à l’usage de
138comprend sa situation, et ne voit pas que « son » journal est sans rapport réel avec cette situation. Mais les intellectuels, d
139stime nécessaires : il vous débite des clichés de journal, ou se contente de hocher la tête et de menacer le capitalisme ou les
140 mot de tout cela, on s’en tiendra aux clichés du journal. On n’aura pas le temps ni le courage, ni même l’idée de pousser plus
141toutes les classes, d’exprimer ce que taisent les journaux, les orateurs et les affiches. Et c’est la volonté réelle des travail
45 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
142sse de la Porte d’Italie, au milieu de ce que les journaux appellent le « peuple en liesse ». Eh bien, quel manque de fantaisie
143oisin intolérable. — En face de moi, derrière mon journal, il y a un être d’une espèce inquiétante. C’est son contact qui m’en
144ues qui s’est assise à côté de moi. J’abaisse mon journal : je vois un homme plutôt petit, à la tête pointue. Des yeux en lames
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
145 [p. 368] Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937) ag À A… (Gard)
146 des idées non point à l’aide des opinions de son journal, mais à l’aide de sa vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
147ait, chaque soir et chaque matin, écrire dans les journaux qui s’impriment quelques heures plus tard, exactement ce que l’on pen
148le-ci pouvait être modifiée. » Nulle fiction ; un journal de méditations dans la vie, de rêves dans l’affreuse vie, où l’on con
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
149la leçon à toute l’Europe dans les leaders de nos journaux. Et cela ne contribue guère à nous donner un sens actif de nos chance
150. — L’opinion suisse, telle que la traduisent nos journaux — et spécialement dans les cantons romands — est en contradiction con
151n bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leçon à Léon Blum, ce n’est pas — comme ce pourrait l’être —
152tre ligne fédérale. Quand nous verrons nos grands journaux se préoccuper de juger ce qui se passe chez nos voisins non plus au n
49 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
153 [p. 63] N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937) ae Je revois, je revis si bien la traversée, cette
154une pénétrante odeur de laurier.   10 novembre Ce journal n’aura rien d’intime. J’ai à gagner ma vie, non pas à la regarder. To
155nvoyé six articles à des revues, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans le silence à peu près absolu. Mais a
156st-ce que cela signifie ? [p. 69] Écrire pour les journaux, sans doute, mais il n’y en a pas tant à raconter sur ce pays. Je l’a
157saye d’amener l’entretien sur leurs lectures, les journaux qu’ils achètent, la politique, ou la religion qu’ils suivent, ils se
158. [p. 86]   20 juin Les gens. Je feuillette ce journal : voici des semaines qu’il n’y est à peu près plus question des « gen
50 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
159o, parce qu’il est soutenu par le communisme. Les journaux de gauche n’annoncent que des victoires gouvernementales ; seuls les
160se rapprochent toujours plus de Madrid. Quant aux journaux de droite, voici ce qu’en disait récemment une vieille dame : « Ce qu
161ue j’aime dans le Jour, c’est qu’au moins avec ce journal, les nôtres gagnent toujours. » Deuxième figure. — L’ironie du mette
51 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
162notes qui, par leurs dates, prennent la suite du Journal d’un intellectuel en chômage . Mais il ne s’agit plus de chômage. L’a
163us réelle. On se demandera sans doute pourquoi ce journal n’est publié qu’après deux ans de tiroir. Les nouvelles qu’il apporte
164 spéciale de l’« actuel ». Ce petit livre est un journal, mais bien que publié, c’est un journal privé. La fonction de ce genr
165re est un journal, mais bien que publié, c’est un journal privé. La fonction de ce genre littéraire est à peu près l’inverse de
166ue qui prend fin sous nos yeux, il se peut que le journal privé soit la forme de transition qui corresponde à la réalité d’un t
52 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
167 [p. 9] I Journal (1935-1936) Fin d’octobre 1935 Des amis se sont étonnés de me voir a
168. (pour non aryens) que portaient les annonces du journal. On nous [p. 12] reçoit et l’on nous renvoie avec un sérieux méfiant
169t à l’espèce rare de ceux qui voudraient lire les journaux comme une page d’histoire. Mais il faut reconnaître que la plupart de
170t les agences et les rédacteurs politiques. Or un journal allemand : 1° ne contient pas de récits de crimes ; 2° ne calomnie qu
171rend le christianisme impossible ».) De plus, ces journaux « mis au pas » se trouvent contenir bien plus de renseignements sur l
172eignements sur l’état du monde que les « libres » journaux français. L’Allemand sait ce qui se passe au Japon, en Amérique du Su
173ssurer la liberté de sa presse : le droit pour un journal de se vendre à qui il veut, et d’inventer lui-même ses fausses nouvel
174 répond S., combien aurait-elle de chômeurs ? Les journaux français sont pleins d’allusions ironiques au mot de Goering sur le b
175qu’on lit partout, ici, dans tous les articles de journaux, dans tous les discours politiques, à tout propos. J’admire votre « S
176it, des camelots criaient une édition spéciale du journal local du Parti : « Convocation du Reichstag pour demain ! » Onze heur
177e la guerre ? m’a demandé le vendeur du kiosque à journaux. — La guerre, grands dieux ! Parce que vous mettez quelques soldats à
178 Il a paru complètement déconcerté. 9 mars 1936 Journaux français. « Nous opposerons la force du droit au droit de la force ! 
179seul et ils sont tous ensemble. 12 mars 1936 Le journal de ce matin écrit : « Lorsque le Führer s’écria : Je ne puis vivre q
180ours à des amis de France : copie des notes de ce journal. Je n’ai ajouté que ceci, en conclusion : « Chrétiens, retournez aux
181r mai 1936 En l’honneur de la fête du travail, le journal du Parti publie un photomontage qui couvre toute sa première feuille.
53 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
182 Deux années se sont écoulées depuis la fin de ce Journal. Je ne vois pas qu’elles aient rien apporté qui puisse motiver des re
183itlérisme. Ce n’est plus une découverte, tous les journaux en parlent aujourd’hui. Mais je crains qu’on n’en parle un peu vite,
54 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
184imprévu, du patriotisme de l’arrière. Et voici le journal de cet intellectuel jeté dans un cul de bassefosse par le jeu de l’ét
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
185le, et renforcera sans cesse notre union. 155 Journal intime de Novalis : Lorsque j’étais sur le tombeau [de sa fiancée]
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
186ces décidèrent aussitôt que c’en était une. Et le journal qui rapportait l’histoire l’intitula : L’Amour est classé parmi les c
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
187la leçon à toute l’Europe dans les leaders de nos journaux. Et cela ne contribue guère à nous donner un sens actif de nos chance
188 1. L’opinion suisse, telle que la traduisent nos journaux est en contradiction fréquente avec notre neutralité, et ce qui est p
189n bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leçon à Léon Blum 22 , ce n’est pas — comme ce pourrait l’êtr
190tre ligne fédérale. Quand nous verrons nos grands journaux se préoccuper de juger ce qui se passe chez nos voisins non plus au n
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
191dant l’hiver 1939-40, nous avons pu lire dans les journaux cet avertissement sibyllin : « Température maximum : 18° ». Il s’agis
59 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
192 dénoncer dans toutes les revues et dans tous les journaux qui veulent bien publier ma prose. Il est bien clair que les milieux
60 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). Neutralité (3 mai 1940)
193Pendant tout l’hiver, nous avons pu lire dans les journaux cet avertissement sybillin : « Température maximum : 18° ». Il s’agis
61 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
194 [p. 24] Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940) ar Il ne serait guère honnête, et moins
195utre des figures qu’il nous révèle au cours de ce Journal ; mais le malaise du critique commence au-delà de ce premier piège év
196onnistes. ⁂ Ce qui séduit, ce qui fascine dans ce Journal, ce n’est rien qui puisse être défini séparément — style, sujets abor
197ée de l’espèce d’intérêt que l’on prend à lire le Journal d’André Gide. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet
198être beaucoup mieux. Il est probable aussi que le journal est un genre littéraire inférieur, pour cette raison qu’il est toujou
199 lui-même dès 1924 : « Si plus tard on publie mon journal, je crains qu’il ne donne de moi une idée assez fausse. Je ne l’ai po
200ignant, pitoyable. » « Si plus tard on publie mon journal… » Voilà qu’il y pourvoit lui-même. Et cependant, « donner de soi une
201sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La passion d’être complètement vrai finit par
202e vie s’épuise dans l’œuvre ; il ne reste pour le journal que les plus sèches notations (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuv
203s (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuvre et le journal sont simplement des manières différentes de poursuivre une même confi
204suivre une même confidence. On ne sait plus si le journal est en marge de l’œuvre, ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié
205ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié de ce journal. Alors le vrai portrait de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans l
206it de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans le journal, mais dans leur mutuelle réfraction. Et par exemple, les choses tues
207tions de l’autoportrait, si l’on se borne au seul journal. « Les choses les plus importantes à dire sont celles que souvent je
208à, et l’on se fait trop pittoresque. En somme, le journal exigerait une [p. 28] discipline plus grande encore que celle de l’œu
209e telle pensée ou de tel acte exceptionnel… ⁂ Les journaux d’écrivains sont vrais, mais d’une vérité indirecte, et parfois même
62 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
210le, sérieusement, dans un monde où l’on croit aux journaux ? C’est un fait : l’homme moderne éprouve moins de peine à prêter foi
211se dérange pas pour si peu. Comme un directeur de journal qui ne fait pas les chiens écrasés, se réservant pour les grandes cat
63 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
212ire encore. Il n’y aura pas de pétitions dans les journaux. Vous serez un rebut social. Vous rappelez-vous l’intrigue centrale d
64 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
213e notre ère. Voici ce que l’on peut lire dans son journal intime : En opposition aux distinctions du moyen âge et des époques
65 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
214e notre ère. Voici ce que l’on peut lire dans son journal intime : En opposition aux distinctions du Moyen Âge et des époques q
66 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
215 » Objurgation que l’on croirait tirée de quelque journal intime de Goethe des années ascétiques, à Weimar avant l’Italie. Et l
67 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
216mort ! 20  » On trouve le second document dans le journal de l’hôpital où vint mourir Kierkegaard. Un interne a transcrit les d
217tre omniscient. Le seul lien, c’est donc la foi. (Journal). [p. 67] 5. « Le point d’Archimède, hors du monde, c’est une cham
218que de tout ce qui est véritablement chrétien. » (Journal) Vend ton bien et le donne aux pauvres, par exemple, ou si tu ne poss
219’est l’homme dépourvu de sérieux » lit-on dans un journal du temps. On se moquera de son aspect physique et de ses pantalons tr
220 un drame fictif, cet homme que la lecture de son journal effraie bien plus que les abîmes de son âme — Kierkegaard en décrit «
221 réellement à l’Opinion Publique. Nous lisons les journaux, voilà notre réalité. Le dimanche, nous allons quelquefois à l’église
222 lu Hegel, bien sûr, mais Hegel est dans tous nos journaux, Hegel domine le marxisme et le fascisme, il domine l’athéologie des
68 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
223n’a rien de commun avec ce que les manuels ou les journaux nomment réalisme. Il ne consiste pas à montrer, par exemple, que la g
69 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
224 [p. 147] 6. Le Journal d’André Gide I Il ne serait guère honnête, et moins encore adroit de
225l’autre des figures qu’il nous révèle au cours de Journal ; mais le malaise du critique commence au-delà de ce premier piège év
226. [p. 148] Ce qui séduit, ce qui fascine dans ce Journal, ce n’est rien qui puisse être défini séparément — style, sujets abor
227ée de l’espèce d’intérêt que l’on prend à lire le Journal d’André Gide. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet
228être beaucoup mieux. Il est probable aussi que le journal est un genre littéraire inférieur, pour cette raison qu’il est toujou
229 lui-même dès 1924 : « Si plus tard on publie mon journal, je crains qu’il ne donne de moi une idée assez fausse. Je ne l’ai po
230ignant, pitoyable ». « Si plus tard on publie mon journal… » Voilà qu’il y pourvoit lui-même. Et cependant, « donner de soi une
231sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La passion d’être complètement vrai finit par
232e vie s’épuise dans l’œuvre : il ne reste pour le journal que les plus sèches notations (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuv
233s (Byron, Stendhal). D’autres fois, l’œuvre et le journal sont simplement des manières différentes de poursuivre une même confi
234suivre une même confidence. On ne sait plus si le journal est en marge de l’œuvre, ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié
235ou si l’œuvre n’est qu’un moment privilégié de ce journal. Alors le vrai portrait de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans l
236it de l’auteur n’est plus dans l’œuvre ni dans le journal, mais dans leur mutuelle réfraction. Et par exemple, les choses tues
237ions de l’auto-portrait, si l’on se borne au seul journal. « Les choses les plus importantes sont celles que souvent je n’ai pa
238là, et l’on se fait trop pittoresque. En somme le journal exigerait une discipline plus grande encore que celle de l’œuvre : il
239éandres méticuleux d’une véracité stérile ? ⁂ Les journaux d’écrivains sont toujours vrais, mais d’une vérité indirecte, et parf
240récède et confrontons ces trois remarques : 1. Le Journal de Gide se présente comme une illustration de sa sincérité. Mais il n
241Gide adopte dans sa vie — telle que la révèle son Journal — la première conception de la sincérité, alors que toute son œuvre e
242btils de l’écriture est attesté par cent pages du Journal. Je n’oublie pas qu’il a coupé les morceaux trop « écrits » à son gré
70 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
243e choses, c’est une tromperie. C’est pourquoi nos journaux contiennent tant de mensonges, surtout lorsqu’ils essaient de dire la
244nde d’aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est le titre du journal grâce auquel, chaque semaine ou presque, au cours de trois années qui
245d’un art sans piété. Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrines, à la poésie poétique, à no
71 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
246rve les signaux. Les autres [p. 193] (voyez leurs journaux) se sont jetés dans un énorme embouteillage, il n’y a plus qu’à se la
72 1946, Journal des deux Mondes. Avertissement
247 [p. 5] Avertissement Le Journal d’un intellectuel en chômage décrivait la France de l’entre-deux-gue
248 décrivait la France de l’entre-deux-guerres. Le Journal d’Allemagne montrait l’hitlérisme dressé contre elle et contre toute
249 vu de près. Pas plus que les deux précédents, ce journal n’est vraiment « intime ». (Il m’arrive d’en tenir de ce genre, mais
73 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
250 [p. 11] Journal d’attente Pardigon, Côte des Maures, avril 1939 Ceux qui tiennent un
251 Côte des Maures, avril 1939 Ceux qui tiennent un journal intime sont d’ordinaire des êtres qui se cherchent, ou qui pour mieux
252ommence ici, pour la première fois, une espèce de journal d’attente, — comme on parle d’une salle d’attente. Entre deux trains,
253, je suis tenté de prendre le contre-pied de mon Journal d’un intellectuel en chômage , et d’insister désormais davantage sur
254rtaines distances, — celles-là même que, dans mon Journal, je me félicitais d’avoir vu s’abolir… 16 avril 1939 Question : Da
255 ces fronts disparaissant derrière les titres des journaux du soir que le malheur des temps est une vieille expression. Oui, de
256r des dictateurs, je mets ici un point final à ce journal de petite attente. Il faut juger notre vie par sa fin, pour mesurer l
74 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
257araît sur une page entière dans soixante-quatorze journaux du pays. Frais payés sur les 50.000 francs que nous a remis le capita
75 1946, Journal des deux Mondes. 6. Intermède
258usues, des lettres, un gros paquet de coupures de journaux concernant la Ligue du Gothard, des plans d’organisation, le programm
76 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
259sanne et Genève, il y a plusieurs semaines. Quels journaux lit-on donc ici ? Désir secret des peuples de l’Europe : se rassurer
77 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
260t replacé sans me déranger dans la lecture de mon journal. Il n’y a que deux classes en Amérique : l’une où les fauteuils au do
261urs du Führer. Nous étions un million, disent les journaux, et trois cents agents à cheval ont suffi pour « maintenir l’ordre ».
2626 janvier 1941 « Highbrow ». — Les critiques des journaux américains ont répandu un terme dont il faut craindre qu’il finisse p
2631 Cinquième colonne. — Quelques fragments de mon Journal d’Allemagne ayant paru dans une revue de New York, Upton Sinclair du
264 de peu. — Je me souviens de ce sous-titre de mon Journal d’un intellectuel en chômage. Je disais simplement : « Gagner peu ».
78 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
265es. « Vous êtes devenu, dit-elle en me tendant le journal, une rubrique régulière de la Nacion ! » Et en effet, il ne s’est poi
266oposa d’aller voir le directeur d’El Mundo, grand journal du soir. Nous entrons à minuit dans son bureau. Il me tend un verre d
267. Il me tend un verre de whisky et une coupure de journal : c’est un article qui doit paraître le lendemain, où l’on discute me
268s tout ce bâtiment qu’occupent les bureaux de mon journal, on croit au Diable et on le connaît, monsieur ! Une fois par mois, i
269entrer en possession de mes conférences, lettres, journaux intimes, coupures de journaux, carnets d’adresses, manuscrits et livr
270nférences, lettres, journaux intimes, coupures de journaux, carnets d’adresses, manuscrits et livres. On m’a d’ailleurs rendu la
79 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
271diennes, je n’ai pu guère écrire que ces notes de journal, et deux ou trois essais pour des revues américaines. Mais ces essais
80 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
272incipal de nos conversations était fourni par les journaux et la radio. Heureux celui qui pouvait apporter quelque information p
273nde, aujourd’hui, dans sa véritable grandeur. Les journaux qui nous donnent à New York des nouvelles de la Résistance nous parle
81 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
274n. (Je ne dis pas les potins, car sauf dans leurs journaux où cette activité a sa colonne très suivie, les [p. 216] gens d’ici n
275corridor légèrement cloisonné, s’annonce dans les journaux : « cinq pièces, eau chaude et bain ». Il existe dans Manhattan des c
276ssus de la cour. Le sol est jonché de platras, de journaux, de chiffons qui bougent, ou ce sont peut-être des chats. Des cordes
277je tu les plus intimes.) Et si l’on me dit que ce journal offre un tableau fragmentaire et brisé, souvent contradictoire dans l
278ictoire dans le détail, je répondrai que c’est un journal — et un journal des temps brisés. p. 223 17. Voir mes Lettres s
279détail, je répondrai que c’est un journal — et un journal des temps brisés. p. 223 17. Voir mes Lettres sur la bombe atom
82 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
280 [p. 235] Journal d’un retour Janvier 1946 Faut-il rentrer ? — On me dit que Mauriac
83 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
281i vient Je ne me sens pas en veine de conclure ce journal, mais voici qu’il faut repartir, c’est tout de même un chapitre qui s
282 car nous sommes loin d’avoir quitté la guerre. « Journal d’un habitant de la planète en guerre » ce serait un titre assez exac
84 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
283, l’autre jour, à Hiroshima. Hier, j’ai ramené le journal du village, et je l’ai lu presque en entier tout en marchant, [p. 8]
85 1946, Lettres sur la bombe atomique. 3. Le point de vue moral
284 rabbins et curés ont adressé des lettres à leurs journaux. Leur opinion moyenne est qu’il est criminel non point tant de tuer,
86 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
285huit colonnes ont disparu de la première page des journaux américains. Libéré de la pression d’une actualité haletante qui renou
286 de réfléchir est revenu. S’il n’y a rien dans le journal, cherchons dans notre tête. Nous y trouverons d’abord une [p. 63] gra
87 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
287ormais. Ses données immédiates sont dans tous nos journaux. Entre nous, qu’est-ce que cela nous ferait ? Ce serait la fin de la
88 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
288uels se livrent avec exubérance les revues et les journaux américains ne sait pas ce que c’est que la confiance en soi. Ceci dit
89 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
289emblait exclure les préoccupations que trahit son journal intime. Peut-être le secret d’une différence aussi curieuse est-il ca
90 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
290es ses nuances par des lettres aux députés et aux journaux, des articles de magazines, des interviews, des débats contradictoire
291’économie. On lui fera beaucoup de publicité. Les journaux donneront le chiffre de ses revenus anciens et celui de son nouveau s
292président, qu’il pourra lire le jour même dans le journal : « Mon cher Bill, au moment de me séparer de vous, je tiens à vous r
91 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
293s Peu de temps avant la guerre, à Paris, un grand journal du soir qui disposait d’un poste de radio, m’interviewa au sujet du p
294 pris étaient connus et déclarés. Le directeur du journal en question censura cette partie de l’interview, en vertu de la polit
295e des difficultés que rencontrent aujourd’hui les journaux parisiens : [p. 62] le manque de papier tout d’abord. Il peut y avoir
296es conclusions aisément applicables. ⁂ Les grands journaux américains admettent dans leurs colonnes l’exposé de points de vue co
297 pays de notre monde du xxe siècle verrait-on un journal de l’importance du New York Times donner une page entière au discours
298. Mais ce que vous ne verrez jamais, dans ce même journal, c’est une polémique contre un autre journal. Ceci me paraît très imp
299même journal, c’est une polémique contre un autre journal. Ceci me paraît très important. En France, il arrive trop souvent que
300 où elles s’arrêtent. Ce que l’on trouve dans son journal, c’est un débat à propos d’un débat. C’est un torrent de jugements co
301n ? Qu’allons-nous faire ? ⁂ Ce n’est pas que les journaux américains craignent la discussion violente, la dénonciation personne
302 de l’Amérique du Sud ou de l’Europe. Le reste du journal se compose de dépêches d’agence, récrites et délayées sous forme d’ar
303 » (qui paraissent le même jour dans vingt autres journaux) ; et des rubriques régulières : sports, religion, finance, livres, t
304 etc. Ce qui pose chaque jour aux rédacteurs d’un journal américain, en plus des problèmes d’un grand quotidien, le problème d’
305es. Ce qui s’oppose enfin à la multiplication des journaux. New York, pour sept millions et demi d’habitants ne possède que neuf
306ns et demi d’habitants ne possède que neuf grands journaux ; Paris en publie proportionnellement sept fois plus, c’est-à-dire 32
307épondent-ils, si l’on ne sait rien. Au lieu de 32 journaux de deux pages, faites-en donc quatre de huit pages. Vous gagnerez l’e
308i occupe chaque matin une ou deux colonnes de son journal, en apprend davantage sur [p. 66] ce qui se passe en France que la le
309] ce qui se passe en France que la lecture de dix journaux français. Tous les Français qui viennent ici en tombent d’accord. ⁂ L
310s entières. Enfin, vous ne trouverez pas dans les journaux américains cet héritage inexcusable de la presse du siècle dernier, q
311tiers de la seconde et dernière page de plusieurs journaux parisiens. Un censeur astucieux, possédé par l’idée d’empêcher le peu
312civiques de la presse, une école de reportage, un journal type… Je me permettrais, dans ce cas, de lui suggérer le modèle du Ch
313rk Times ou du Herald Tribune. Ce sont ces grands journaux que j’avais dans l’esprit en écrivant ce qui précède. J’ai préféré ne
314ré ne point parler de la « presse Hearst » et des journaux de Mc. Cormick qui règnent sur le Middle West, et dont les tares les
315éraire mettons du Figaro à la vulgarité totale du Journal and American. Mais il est difficile d’être à la fois juste et utile e
316entes, publiée chaque semaine par les plus grands journaux : Hemingway et Saint-Exupéry.) Si l’on n’est pas un best-seller, on t
317nt naturellement accordés au niveau d’un très bon journal ? Ce réglage parfait sur les longueurs d’ondes les plus faciles à cap
318colonnes d’annonces qui tiennent une demi-page du journal, je trouve les rubriques suivantes : Société védantiste, Église unive
319dio, la veille de l’élection présidentielle ; les journaux décrivent en détail les services de communion auxquels ont participé
92 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
320aires. Quand un businessman devient ministre, les journaux [p. 148] vous disent aussitôt ce qu’il gagnait la veille et ce qu’il
321uels se livrent avec exubérance les revues et les journaux américains ne sait pas ce que c’est que la confiance en soi. Ceci dit
93 1948, Suite neuchâteloise. VI
322es phrases sur le banc. Je viens de reprendre son Journal, pour vérifier [p. 66] s’il y parlait de Neuchâtel. Et je tombe sur c
94 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
323ets d’une union « trop rapide » remplissaient nos journaux, il y a cent trois ans : il n’en est pas une seule qui se soit vérifi
95 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
324us intime entre ses membres ». Les manchettes des journaux parleront d’un « pas important vers l’union ». Et les Anglais jugeron
96 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
325à lire, par paquets, les [p. 284] épreuves de son Journal en cours d’impression, et sur lequel je vais écrire un article pour l
97 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
326la fin du xviiie siècle, pouvait écrire dans son journal : Un jour, les Suisses se délivrèrent d’un tyran. Ils purent se croi
98 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
327puis longtemps, les éditorialistes des principaux journaux de Genève, de Bâle ou de Zurich se sont acquis la réputation de « fai
99 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
328(Hochdeutsch ou Schriftdeutsch) étant réservé aux journaux, à la littérature et aux universités. Le dialecte a gagné du terrain
100 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
329e ? Hiérarchie des problèmes Les manchettes des journaux nous cachent l’Histoire comme l’arbre cache la forêt. Un seul exemple
330rtis et leurs parlements, les idéologies et leurs journaux, les intérêts et leurs intermédiaires. L’Europe est une notion de la
331a cinq ans, avant le Congrès de La Haye, quand un journal de nos pays passait un papier sur l’Europe, c’était un bon succès, no
332ès, nos bulletins le soulignaient. Mais ouvrez un journal aujourd’hui, n’importe lequel au hasard. L’éditorial une fois sur deu