1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
1e moderne champion. Pour ce qui concerne le Vinet juge des romantiques, il n’a pas eu trop de peine à l’annexer à son propre
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
2une clairvoyance exceptionnelle, suivant que l’on juge au nom d’une science ou au nom de l’esprit. « Pour moi qui aime plus
3 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
3ce au point de vue de l’historien scrupuleux, qui juge d’après les textes, les causes et les effets vérifiables, et non d’ap
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
4mblables accusations. Du moment que n’importe qui juge et contrôle n’importe quoi, il faut bien inventer des dessous pour re
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
5t été impossible de dire lequel des deux était le juge de l’autre. Eiichi est provisoirement libéré. Les enfants des bas-fo
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
6n seulement Gide a presque toujours raison de ses juges, mais il sait avoir raison comme en s’excusant. Il apporte les plus d
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
7ompose chaque matin deux pages à la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histoire, [p. 13
8 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
8ient, vu de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’ét
9sée la plus probe de se passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé
10s connu, alors que nous-même… Alors que Dieu seul juge. Si nous refusons le nom de chrétien à cet homme [p. 309] dont l’éthi
11 à notre jugement. Bien plutôt c’est lui qui nous juge. Il y a dans le Faust, et dans la vie de cet homme, dont le Faust n’e
9 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
12 [p. 297] On oubliera les juges (novembre 1932) b Une pensée débrayée, une action anarchique, voilà
13eu de sa prière. Les faits l’attendent : elle les juge. (Elle les avait jugés d’avance.) Et maintenant ils prennent leur rev
14nt derrière ses lunettes d’écaille. C’est lui qui juge, ayant pesé son acte. Les autres appliquent un tarif. ⁂ Je ne suis pa
10 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
15s bien dans une réalité qui les domine et qui les juge, en même temps que nous-mêmes. Avant tout, après tout, il ne peut s’a
11 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
16t ou jacobin (comme les marxistes), ni victime ni juge d’une bourgeoisie à laquelle il échappe entièrement et de toutes faço
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
17ud. C’est la pureté démesurée de Rimbaud qui nous juge, et la grandeur humaine de Goethe. Et qui voudrait les opposer ? Que
13 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
18t une participation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est pourquoi il
14 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
19s schématiques, voulu décrire une dialectique qui juge tous nos mots. Je voudrais simplement en avoir dit assez pour qu’il s
15 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
20z les chrétiens, volonté de se soumettre à ce qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre
16 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
21ux, demeure constamment jugée par une réalité qui juge la logique même. Ce sont les conditions actuelles de la vérité qui n
22n ordre, reçu hic et nunc, et d’une présence, qui juge tout. p. 55 x. « Petites notes sur les vérités éternelles », R
17 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
23 leur petite taille morale, empêcheront qu’on les juge trop durement responsables. Mais prenons garde de borner notre vision
18 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
24es qui veulent éduquer l’homme, ratent. Cet échec juge toute tentative transformatrice. Il n’est de politique que celle qui
25à courte vue. Il a une raison intraitable, et qui juge toutes ces petites raisons d’état. C’est qu’il est encore plus pessim
19 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
26t une participation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est pourquoi il
20 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
27z les chrétiens, volonté de se soumettre à ce qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre
21 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
28 au contraire du critique moderne, qui se pose en juge du texte, Calvin n’admet et ne pratique qu’une « exégèse d’obéissance
22 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
29n a saisi l’espérance qui le transcende et qui le juge. On a dit de Sara Alelia que c’est un roman de la grâce : oui, mais c
23 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
30ge, sans cesse rapportée à la foi, dont Dieu seul juge. John Viénot — qui vient de mourir presque en même temps qu’un autre
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
31 se tourner ailleurs. Il faudra remonter à ce qui juge nos faiblesses, non point pour les confondre éloquemment et périr ens
32 Nous constatons la fin d’un art au nom de ce qui juge l’art, — et le recrée. Nos griefs ne sont pas littéraires ; ils sont,
33uer que les moyens de cette littérature. Elle les juge pour eux-mêmes, sans rapport à leurs fins. Elle dit : c’est bien écri
34dont il faudrait parler, et qu’on ignore. Elle ne juge plus : elle traduit la rumeur des salons, des cafés, des antichambres
35et l’ordonnance finale qui les informe et qui les juge. J’imagine d’abord ce réalisme comme une énorme satire à la Swift, qu
25 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
36le est incapable de ne pas porter sur le concret, juge en réalité la raison même, déclare sa permanente crise et ses limites
26 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
37nt l’homme ? N’est-elle pas bien plutôt ce qui le juge et en même temps le sauve dans ses limites, ici et maintenant ? C’est
27 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
38 Loi qui nous condamne quoi que nous fassions, ce Juge impitoyable, cette instance suprême qu’on n’atteint jamais, ces avoca
28 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
39mble-t-il dire. Et c’est ainsi que l’incroyant se juge chaque fois qu’il prononce une vérité. En quoi l’on pourra dire qu’il
29 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
40djoindre encore celui-ci : que nous ne sommes pas juges les uns des autres, ni de nous-mêmes, mais tout au plus : de nos choi
30 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
41mules humaines de ce message, à la réalité qui le juge et nous sauve. Faire retour à Calvin, ce n’est pas faire retour à cer
31 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
42eur travail. Ils s’estiment à bon droit les seuls juges de l’aspect technique du métier, [p. 33] peu soucieux par exemple de
43s mains. Pilate fut le premier clerc parfait : le juge refusant de juger. On me dira que ce gouverneur eût été dans son rôle
32 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
44iècle en faillite, mais nous appartenons à ce qui juge ce siècle, à la transformation radicale du monde ! Si le but nous par
33 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
45s, le temps et les lieux où j’écris ; mais je les juge dans la perspective du but final, commun à la culture et aux activité
34 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
46e impartialité il estime… nous saurons donc qu’il juge au nom de l’appareil interposé par sa culture entre la pensée et l’ob
35 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
47ine. Car le temps détruit l’acte, mais l’acte est juge du temps. ⁂ Je suis parti d’une considération très générale de l’actu
36 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
48int, ils ne sauraient être, en bonne logique, ses juges. Il faut donc admettre ou bien que les Conciles sont le seul critère
37 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
49re qu’il a même un public passionné. Mais si l’on juge de la façon dont il est lu par la façon dont il est trop souvent cité
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
50 moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le monde »… Nous mangeons les premiers légumes du jardin : salades
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
51érieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près régulièrement à l’inverse du critique parisien. Il trouve
52et que je n’accepte pas l’inacceptable, que je le juge et m’en détache, et c’est déjà ça de sauvé. Mais il faudrait passer à
40 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
53t, il faut le dire, à tenir pour vrai ce que l’on juge le plus bas. Ainsi l’on en vient peu à peu, par désir de se montrer o
54té totale d’un peuple, qu’elle trouble, assemble, juge et sauve. ⁂ Rien de plus passionnant, pour qui vient de lire les Löwe
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
55érieux, personnellement intéressé à un problème — juge à peu près régulièrement à l’inverse du critique parisien. Il trouve
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
56hosensorielles… etc. » On ne nous dit pas si l’on juge ces visions réelles ou non, on nous dit seulement, modestement, que c
43 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
57roire que c’est à peu près l’idéal que Keyserling juge à notre mesure, celui du tenancier de grand palace. (Ramuz, plus dur,
58soit suffisamment garanti du seul fait qu’elle le juge naturel ? La meilleure garantie d’un droit, la seule peut-être qui so
44 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
59 moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le monde »… Nous mangeons les premiers légumes du jardin : salades
45 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
60hasard, comme il m’arrive à moi aussi, mais on se juge tout de même là-dessus… Je sors, je pense à autre chose, à quelque ch
46 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
61n ancien employé de postes, ventripotent et qu’on juge très vulgaire.) Partout la même crainte paralyse en germe tout essai
47 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
62de prendre les [p. 68] choses une à une, quand on juge un régime totalitaire. Il ne s’agit jamais que du principe unique au
48 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
63fanatisme et le simplisme, voilà ce que le Diable juge assez bon, de nos jours, pour attraper les enfants de la Lumière ! J’
49 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
64pour elle-même, sans plus se référer à rien qui « juge » et qui « mesure » la jouissance qu’on en tire. Seul un respect acqu
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
65, et plein de méfiance pour le merveilleux, qu’il juge grossier, réduit autant que possible l’importance du philtre, et prés
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
66 des accusés, probablement « sollicités » par les juges et déformés par les greffiers. De fait, la découverte et la publicati
67 intacte (immatérielle) de Jésus, et semble-t-il, Juge plein de douceur des esprits délivrés. Les manichéens connaissaient d
68uxurieux, usuriers… les maris trompeurs, les faux juges et les faux témoins, les faux prêtres, faux abbés, fausses recluses e
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
69erne cette action ne peut que lui échapper, et il juge en fin de compte, très platement, qu’il n’y a là qu’une faiblesse log
70usser jusqu’à la mort, — cette mort que Racine ne juge pas nécessaire. La pudeur classique, tant vantée, ne va pas, quoi qu’
71e… Mais déjà l’homme du xviiie se réveille et se juge ridicule : « Voilà donc à quel degré de puérilité notre superbe raiso
72cient. À force de l’entendre répéter par les bons juges, on a fini par croire que le Tristan de Wagner est un drame du désir
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
73personne et de l’Absolu qui seul la suscite et la juge. p. 298 187. Voir sur ce point : R. P. Lavaud, « l’Idée divine
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
74pour elle-même, sans plus se référer à rien qui « juge » et qui « mesure » la jouissance qu’on en tire. Seul un respect acqu
55 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
75 valeureux, il fut ensuite, pendant dix-sept ans, juge et conseiller à Sachseln, où il eut dix enfants. Puis il se retira da
56 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
76 de sa destinée. Notons que ce capitaine, puis ce juge, puis ce père de famille — il aura dix enfants — n’est pas un type ex
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
77roire que c’est à peu près l’idéal que Keyserling juge à notre mesure, celui du tenancier du grand palace. (Ramuz, plus dur,
78soit suffisamment garanti du seul fait qu’elle le juge naturel ? La meilleure garantie d’un droit, la seule peut-être [p. 10
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
79a fonction est avant tout de connaître l’Europe : juges et négociateurs d’accords internationaux, cosmopolites ou « Suisses d
59 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
80 anticipe sur ce risque ? Ou pour déconcerter ses juges, qu’il leur rend par avance toutes ses armes ? Mais ce serait un mauv
60 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
81savez de combien vous le volez : une vérité reste juge entre vous. Mais si le Démon vous induit à fausser la balance elle-mê
82ugeait encore. Mais le mensonge diabolique nie le juge. Il ne part que de soi, et prolifère en autarcie, comme une cellule c
83le, c’est de nous faire croire qu’il n’y a pas de juge, ni d’ordre divin du réel, et aussitôt que nous l’avons cru, de nous
84s cru, de nous accuser de contravention devant le Juge. Ainsi la morale laïque, morale du devoir kantien et des routines bou
85 monde. Le Tentateur nous dit : il n’y a point de juge. L’Accusateur nous dit : il n’y a point de pardon. Le Menteur résume
86enfer, ni de Maître de l’enfer. S’il n’y a pas de juge, il n’y a pas non plus de faute ni d’Auteur du mal. S’il n’y a pas de
61 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
87es milliers d’yeux » (Mein Kampf), il supprime le Juge, il supprime la faute, il les rend à l’état d’innocence première. Enf
62 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
88nfin de tout Absolu qui transcende [p. 90] et qui juge nos intérêts « vitaux » (comme ils le sont toujours…). Il est juste e
89t qui s’épuise en vains efforts pour atteindre le Juge et connaître sa loi. On le condamne à mort, sans recours, malgré l’ap
90marron, sorte de prêtre, qui prétend connaître le Juge et n’est pas mieux en cour que son client. Je dis que le Diable a tou
91 celui qui s’arrange toujours pour être à la fois juge et partie dans le procès de sa définition. Paradoxal par essence, il
63 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
92. L’ordre et non pas le sacrifice, c’est ce qu’il juge bon. (Et après tout, c’est lui qui porte désormais les clés.) La just
93e qu’il n’est pas responsable, qu’il n’y a pas de Juge, que la Loi est douteuse, qu’on ne saura pas, et que d’ailleurs, une
64 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
94savez de combien vous le volez : une vérité reste juge entre vous. Mais le Démon vous induit à fausser la balance elle-même,
95ugeait encore. Mais le mensonge diabolique tue le juge. Il ne part que de soi, et ne prolifère qu’en autarcie, comme une mon
65 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IV : L’accusateur (5 novembre 1943)
96le, c’est de nous faire croire qu’il n’y a pas de juge, ni d’ordre divin du réel, et aussitôt que nous l’avons cru, de nous
97s cru, de nous accuser de contravention devant le Juge. Ainsi la morale laïque, morale du devoir kantien et des routines bou
66 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
98e qu’il n’est pas responsable, qu’il n’y a pas de Juge, que la Loi est douteuse, qu’on ne saura pas, et que d’ailleurs, une
67 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VII : La cinquième colonne (26 novembre 1943)
99 celui qui s’arrange toujours pour être à la fois juge et partie dans le procès de sa définition. Un être paradoxal pas esse
68 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
100 refus enfin de tout Absolu qui transcende et qui juge nos intérêts « vitaux » (comme ils le sont toujours…). Mais, si je re
69 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
101ud. C’est la pureté démesurée de Rimbaud qui nous juge, et la grandeur humaine de Goethe. Et qui voudrait les opposer ? Que
70 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
102 comprennent. (Qu’on les reconnaisse et qu’on les juge à cette mesure !) Et c’est dans ce sens surtout qu’il faut entendre l
71 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
103un jeune Français qui, par dégoût d’une vie qu’il juge absurde, consacre désormais sa vie au jeu d’échecs. Il n’a plus, ni n
104t à la forme du monde, mais le martyre à son seul Juge. II L’acte selon Kierkegaard « Toute mon activité d’auteur, nous d
105e l’homme qui se repose sur ses œuvres et qui les juge : son alliance avec le serpent. De quelles étranges et secrètes façon
72 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
106ai que la complicité qui, dans le Procès, lie les juges aux avocats et aux prévenus, est un trait caractéristique du rêve d’a
107 à une complicité avec les avocats marrons et les juges négligents du Procès, avec tous ceux qui se refusent à poser les ques
108 les épîtres de saint Paul 56 . Quel est alors le Juge impitoyable ? C’est le Dieu qui donna la Loi, le Dieu des Juifs « qui
109s croyons pressentir qu’ils sont de mèche avec le Juge ! Du moins nous le laissent-ils entendre. C’est peut-être une nouvell
110Dieu devient pour nous le Père et cesse d’être le Juge lointain. Mais alors l’acquittement est possible et la grâce peut êtr
73 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
111 anticipe sur ce risque ? Ou pour déconcerter ses juges, qu’il leur rend par avance toutes ses armes ? Mais ce serait un mauv
74 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le mensonge allemand (16 août 1945)
112ge pas pour si peu. Elle subsiste intacte et nous juge. Eux croient, s’ils changent d’avis par « intérêt vital », que tout a
75 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le dernier des Mohicans (11 octobre 1945)
113 de cet État. Il est tanné comme un Indien, juste juge, roublard, riche et pieux. Sa femme préside, avec un optimisme efferv
76 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
114 n’est pas sûr, ni même probable, que l’agresseur juge bien utile de venir disputer à ses victimes des ruines encore radioac
77 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Le rêve américain (9 novembre 1945)
115ces nerveux, ces tricheurs. C’est ainsi, et je ne juge personne. Il faut verser ces injustices flagrantes, ces vérités mal à
78 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
116ements entiers. — Quitte à ne pas savoir ce qu’il juge, ni pourquoi. Quitte à rivaliser d’intolérance brutale avec ceux qu’i
79 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
117 conférence dans les salons du club, le président juge prudent d’y renoncer, un tiers des membres étant, croit-il, amis de l
80 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
118 de cet État. Il est tanné comme un Indien, juste juge, roublard, [p. 214] riche et pieux. Sa femme préside avec un optimism
119ge pas pour si peu. Elle subsiste intacte et nous juge. Eux croient, s’ils changent d’avis par « intérêt vital », que tout a
81 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
120sité. Quelle que soit d’ailleurs l’attitude qu’on juge bon d’adopter en sa présence, il la ridiculise sans espoir. Puisse la
82 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
121l n’est pas sûr, ni même probable que l’agresseur juge bien utile de venir disputer à sa victime des ruines encore radioacti
83 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
122ilogue (novembre 1946) au Comment un Américain juge la France Au lendemain de la démission d’un nième cabinet à Paris, un
84 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
123 élevés parviendraient à éliminer. Personne n’est juge même d’une seule âme, même de la sienne. Et je viens de parler en gén
85 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
124on pas comme une Léda, comme cette Léda, celui-là juge dans le vide, parle pour ne rien dire et se comporte en moraliste, no
125mesures, où vous êtes à la fois le créateur et le juge de vos difficultés ou de vos succès, ou vous êtes votre vérité, index
126m’oriente vers elle, me la désigne, tandis que je juge « laides » les choses qui m’en détournent ou qui me rendent incertain
127’il parle — se tait jusqu’à ce qu’il comprenne et juge le vrai sens de son trouble. Le peintre. Et alors ? Le mari. Et alo
86 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
128 dit oui pour la première fois à l’Instant qui le juge et l’accomplit, notre temps, qui n’était pour nous qu’un refus de l’i
87 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
129on que je viens de dire, [p. 9] et je vous laisse juge des résultats. Honnêtement, j’ignore si mon livre est au total plus f
88 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
130ces nerveux, ces tricheurs. C’est ainsi, et je ne juge personne. Il faut verser ces injustices flagrantes, ces vérités mal à
89 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
131s d’une nation que la guerre a ruinée. Mais je ne juge pas du point de vue de Sirius. Je propose une comparaison que j’estim
132levés parviendraient à éliminer. ⁂ Personne n’est juge même d’une seule âme, même de la sienne. Et je viens de parler en gén
90 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
133ar le temps de changer de salle, et c’est le même juge — passant par l’autre porte — qui légalisera les deux actes. Telle es
91 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
134s pour les six ou douze mois à venir. Le Français juge de la valeur d’une œuvre par référence aux modèles anciens : si elle
135ssance. [p. 168] 15. Comment un Américain moyen juge la France Au lendemain de la démission d’un énième cabinet à Paris, u
92 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
136ent vers l’Amérique. À tort ou à raison — je n’en juge pas ici — ils s’imaginent que ces pays réalisent mieux que leur natio
93 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
137s d’utopiste un homme qui préconise la guerre, la juge prochaine, et veut tout disposer, dès maintenant, dans cette vue de l
94 1948, Suite neuchâteloise. III
138tribunal suprême du pays. Il est composé de douze Juges partagés en trois divisions… Les quatre Conseillers d’État les plus a
139sion « qu’il ne reste rien à la détermination des Juges… En un mot, et pour m’exprimer sur l’esprit de cette législation dans
95 1948, Suite neuchâteloise. IV
140rme, deux « Ministres du Saint Évangile » et deux juges. À partir du xviie siècle, les généalogies que j’ai pu consulter ne
96 1948, Suite neuchâteloise. VIII
141, c’est bien autre chose. C’est à quoi l’étranger juge un peuple au passage, et l’estime sympathique ou non. Tout le monde a
97 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
142ent vers l’Amérique. À tort ou à raison — je n’en juge pas ici — ils s’imaginent que ces pays réalisent mieux que leur natio
98 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
143nt aussi de vos Parlements, qui restent les seuls juges d’un conflit éventuel.) Si vous acceptez cela, vous aurez avec vous l
99 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
144nt aussi de vos Parlements, qui restent les seuls juges d’un conflit éventuel.) Si vous acceptez cela, vous aurez avec vous l
100 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
145cident demeure l’espoir de l’homme qui pense, qui juge et qui sent par lui-même. Et cet homme est le but du Progrès, le but