1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1 de vivre, c’est-à-dire de construire ; sobres de langage et maîtres de leurs corps exercés, ils savent qu’il n’y a de pensée v
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
2ittérature mériterait d’exister : qu’elle soit le langage chiffré de notre inquiétude et de nos naissantes certitudes, le seul
3quiétude et de nos naissantes certitudes, le seul langage peut-être qui nous permette d’échanger les signaux de l’angoisse sur
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
4ssiste et tolérante qui se livrent à ces excès de langage. Je les renvoie en corps au chapitre 5 où je traiterai de cet aspect
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
5ne crise, bref, sans le payer cher. Tout cela est langage de bourse. Pour moi, je poursuivrai mon discours en faveur de l’inuti
5 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
6ne crise, bref, sans le payer cher. Tout cela est langage de bourse. Pour moi, je poursuivrai mon discours en faveur de l’inuti
6 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
7lent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a
7 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
8ile. Et en présence de l’intempérance de [p. 307] langage qui trop souvent caractérise les chrétiens, affirmons que nous ne sav
8 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
9ique, qui est vivante. Ainsi tous parlent un même langage, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre. Un tel sens de l
9 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
10rop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons [p. 913] n’aura de
10 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
11eu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe possédante en vienne par fati
11 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
12ée de pessimisme romantique, de recours abusif au langage pathétique 5 et au « concept d’angoisse ». Car enfin si le paradoxe
13 oui dans le non, nous ne pouvons que recourir au langage du paradoxe. Car tout autre langage traduirait l’impossible en termes
14e recourir au langage du paradoxe. Car tout autre langage traduirait l’impossible en termes de synthèse, l’objectiverait, le fe
15 et la thèse, et dont toutes les deux procèdent ? Langage affreux, dira-t-on non sans raison. Traduisez-nous un peu tout cela d
12 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
16 de la politique, il est bien obligé de parler le langage du monde, et cependant il l’entend autrement ; il est bien obligé de
13 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
17péennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne fut plus facile de reconnaître les choix nécessai
14 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
18r avec l’individu dont nous parlait le xixe  ! Le langage courant confond volontiers individu et personne. Je ne pense pas qu’i
15 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
19rop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’aura de conséquen
16 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
20’État personnifié, lui déclarer sans artifices de langage : « Voilà, Sire, l’état où vous êtes ! » Personne ne tente plus de dé
21out Français pour les allusions, les tournures de langage convenues, les « façons » discrètes qui mettent ou qui remettent chac
17 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
22n du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme de soldat politique. Nous allons le voir se tran
18 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
23eu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe possédante en vienne par fati
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
24péennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne fut plus facile de reconnaître les choix nécessai
20 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
25t des constellations à son tour, fait entendre un langage qui n’est pas celui des humains, c’est à la raison seule qu’il se rév
26ns : « Tout l’univers s’adresse à l’homme dans un langage ineffable qui se fait entendre dans l’intérieur de [p. 49] son âme, d
21 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
27sition qui paraîtront nécessaires. » Est-ce là le langage des « hommes d’action » dont Jules Romains se montre si fier ? N’est-
22 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
28rxiste. Tzara explique p. 271 que « les formes de langage sont… symboliques et sont sujettes aux critiques que l’on est en droi
29te remarque, je me mets à critiquer les formes du langage de Tzara. Je constate un certain nombre d’erreurs minimes, mais const
30rmes était réellement « absorbé » par l’autre, le langage poétique ne serait plus qu’un vaste télescopage, et les livres de M.
31magorique de la logique hégélienne vulgarisée. Le langage est précisément ce qui sépare, et non ce qui confond. C’est le verbe
32eurs, la raison. Le rêve se trouve refoulé par le langage rationnel. Il s’agit donc de faire sauter tous ces « barrages », de c
33à Commune, revue officielle du PC. Il veut que le langage s’assouplisse au point de pouvoir intégrer les formes nouvelles de pe
23 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
34rt de ses confrères. C’est peut-être pourquoi son langage me parut rendre un son d’autorité, bien qu’il fût beaucoup moins pére
35ar la résurrection de Jésus-Christ. Pardonnez mon langage, peut-être trop ecclésiastique, mais je ne puis pas m’exprimer plus c
24 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
36ir ne signifie pas rationaliste, comme le veut le langage confus de ceux qui se croient cartésiens. Aussi a-t-on souvent tendan
37hose est aluminale, telle autre saturnienne. » Ce langage en effet renvoie à l’origine cosmique du mal, où se trouve aussi le r
25 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
38de lire l’essai de René Daumal sur les Limites du langage philosophique. C’est une recherche des conditions d’activité de l’ima
39 action réelle résident dans la restauration d’un langage efficace. C’est dire l’intérêt, au sens fort, de l’apport des poètes
26 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
40ne sais pas ce qu’il dit à ses troupes — tout son langage militaire — cette manière de parler de ses « intentions » ou de les t
27 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
41le Führer qui l’a introduit dans nos habitudes de langage, avec sa fameuse autobiographie. Mais peu importe. La vérité, c’est q
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
42posent en révolutionnaires : c’est par un abus de langage. Préparer la révolution, ce n’est pas simplement « refuser » ce qui s
43 fidélité. En d’autres termes, si l’on néglige le langage, on néglige la culture elle-même. Et l’on néglige surtout ses avertis
44t les entendrait-on, en effet, si l’on a privé le langage de ce qui fait sa poignante saveur : la rigoureuse et passionnée défi
45ieux ce qu’ils impriment, sans remarquer que leur langage est la négation du langage, la négation de la culture, la négation de
46ans remarquer que leur langage est la négation du langage, la négation de la culture, la négation de sa mesure vivante et de la
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
47n créatrice. Fatalité « chosiste » dirait certain langage philosophique. Disons d’un terme moins exact, et assez équivoque mais
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
48 temporel et le spirituel sont devenus dans notre langage : la police et la propagande. Et la raison : raison d’État. Police-Pr
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
49 pourtant vraie, se corrompt. L’anarchie de notre langage révélera l’anarchie spirituelle d’un monde où la mesure est morte. En
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
50ret, c’est rester fidèle à la Loi. D’ailleurs son langage même s’ordonne dès l’origine à cette vocation supérieure ; dénué de t
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
51t du pouvoir [p. 68] temporel médiéval : c’est le langage commun aux prêtres et aux législateurs, le latin. La décadence de la
52» communs aux mœurs et aux coutumes [p. 69] et au langage, et qui servaient à mesurer et à peser les « actiones latinæ », c’est
53es et garantissent leur régularité. Dante appelle langage vulgaire « celui que les enfants reçoivent de leur milieu dès qu’ils
54 que la « grammaire » ait autorité sur le sens du langage dont dépend l’action. La mesure latine n’est valable qu’en tant qu’el
55able qu’en tant qu’elle s’incarne et agit dans le langage de tous les jours, de tous les hommes. Ce vigoureux traité de Dante m
56ne « grammaire », il deviendra une rhétorique, un langage noble, [p. 71] le signe de la distinction des clercs. Et ce n’est plu
57st plus la vigueur des pensées qui sera la fin du langage, mais l’élégance et la conformité aux meilleurs modèles antiques 28 .
58 communes, jugées vulgaires, les laïcs se font un langage sans règles et souvent sans beauté, inhabile à traduire les vérités s
59était le sous-entendu indiscuté, la règle vive du langage vivant, devient une espèce de truc, dont une minorité souvent indigne
60aduit sur le plan culturel par la substitution du langage vulgaire au latin. Le vrai clerc, désormais, ce n’est plus le rhéteur
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
61clercs européens. On ne saurait en dire autant du langage de nos bons écrivains. Car non seulement il est mal entendu par la gr
62renons cinq mots parmi les plus fréquents dans le langage et les écrits de notre temps : esprit, révolution, liberté, ordre, pa
63rçoit la raison immédiate de la crise actuelle du langage. La presse, la radio, l’éloquence politique et les ouvrages populaire
64 plus loin l’aspect spirituel de cette maladie du langage, dont nous venons d’énumérer quelques causes accidentelles. La vraie
65de la communauté, par le seul fait qu’il ruine le langage. Cette absence d’un principe communautaire vivant et puissant dans n
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
66i le conduisaient parlaient naturellement le même langage, qui était le langage du Plan. Mais cet accord était en somme très li
67aient naturellement le même langage, qui était le langage du Plan. Mais cet accord était en somme très limité, et ce langage es
68Mais cet accord était en somme très limité, et ce langage essentiellement technique. Car le Plan était avant tout, conformément
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
69 à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des [p. 130] organismes en lesquels s’incarnèrent des
37 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
70pesante et très sévère. Il s’agit, pour parler un langage positif, de rétablir une situation désespérée qui fut notre douceur d
71ment formel.) D’où l’excessive technicité de leur langage. Avec moins de rigueur bien entendu, l’on pourrait dire encore qu’une
72ites de conventions techniques, de conventions de langage, de méthodes à la mode, d’instruments de travail, d’usages sociaux, d
73s faussement positiviste, de plus bourgeois. Leur langage est devenu celui des instituteurs et des comitards. Faute d’avoir véc
38 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
74oute pensée se forme en acte. Précisons encore ce langage. Quand je parle d’autorité, il s’agit bien d’autorité concrète, celle
75sultent quelques conséquences importantes pour le langage et l’expression en général. Le souci de savoir ce qu’on dit est un de
76er avec les mains suppose que le penseur rende au langage sa prise et son tranchant, sa vertu, son pouvoir d’ordonner et de tou
77 ou de mort qui unit l’homme, être pensant, à son langage. Le mot, corps d’une idée qui serait l’âme de cette combinaison ? De
78ent été et soient de plus en plus séparés, que le langage puisse dire ce qui n’est pas, et ne puisse pas toujours dire ce qui e
79 des oreilles modernes. On a tellement désarmé le langage, on l’a tellement décontenancé ! L’excellent, et même le parfait, ser
80me vertu : l’imagination En somme, la question du langage revient à celle de l’exacte incarnation des idées dans les mots : c’e
81 est nécessaire. C’est l’imagination qui forme le langage en puissance d’acte ; c’est le style qui traduit le dynamisme de l’es
82de cette rupture avec le concret, c’est l’abus du langage « évocateur », vice d’évasion qui affecte presque toute la littératur
83sme et de Dada. Il ne s’agit ni de réglementer le langage, ni de le pimenter, ni de nier son pouvoir. Il s’agit de le recréer,
84 Tandis que les uns imaginent le donné, l’état du langage banal, sans volonté de transformation ; tandis que les autres imagine
857 . Étymologies poétiques, restituant [p. 224] le langage dans sa nouveauté actuelle, par la vertu d’un parti pris un peu plus
86 vient en réalité de la fin 98 . L’imagination du langage naît d’une vision créatrice du monde. Une telle vision est primordial
87dent dans une nouveauté absolue. L’imagination du langage ne peut donc exercer son pouvoir qu’à la faveur d’un certain style de
39 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
88ar sa vision est harmonie avec ces formes, et son langage avec les rythmes qu’elles traduisent. ⁂ Une forme, une image vivante 
89e des corps. Les journalistes ont décontenancé le langage des hommes de ce temps, et par là même, ils nous démoralisent plus sû
90genre humain consisterait en une éducation de son langage. Un tribunal muni des pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de
91s pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de langage délictueux, inactuel, erroné ou inutilement abstrait, ferait un bien
92résident de ce tribunal. Et nous aurions enfin un langage « châtié », comme on disait dans les salons, au temps où le seul trib
93que, qui est vivante.) Ainsi tous parlent un même langage, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillen
94itié. ⁂ Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrine, à la poésie poétique, à nos formes habi
40 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
95i le conduisaient parlaient naturellement le même langage qui était le langage [p. 257] du Plan. Mais cet accord était en somme
96laient naturellement le même langage qui était le langage [p. 257] du Plan. Mais cet accord était en somme très limité et ce la
97 Mais cet accord était en somme très limité et ce langage essentiellement technique. Car le Plan était avant tout, conformément
98 à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des organismes en lesquels s’incarnèrent des mesures,
41 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
99s commentaires ni justifications. Serait-ce là le langage orthodoxe que je cherche ? Il est souvent contraire aux écrits d’Augu
100ées par les Conciles, est bien forcé de parler un langage personnel, dont il sera toujours possible d’affirmer qu’il n’est pas
42 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
101e à son compte cette erreur de vocabulaire, ou en langage théologique, ce blasphème ; 3° si l’incarnation de l’Esprit, c’est-à-
43 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
102t son admirateur enthousiaste. On dirait, dans le langage d’aujourd’hui : c’est le fait de réaliser la vérité que l’on connaît 
44 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
103l’on vient, où l’on va : tel est le sens.) Car le langage, parmi d’autres fonctions, a celle-là de permettre à nos pensées de c
45 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
104dans la peau d’un électeur allemand qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le sophisme qui assimile «
46 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
105eur prêcher l’Évangile, là, tout droit, dans leur langage de tous les jours, comme le faisaient les Réformateurs, — les forcer
106e s’agit plus d’argent. À moins que ce ne soit le langage, la difficulté de s’exprimer ? Tout est mystère en eux, et pour eux-m
107ormes et bruts pour nos mains déshabituées. Notre langage n’émeut plus ces objets, qui n’en renvoient pas même l’écho. Nous som
108a). « Tout l’univers s’adresse à l’homme dans un langage ineffable qui se fait entendre dans l’intérieur de son âme, dans une
47 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
109té dont elles procèdent… 21 novembre 1934 Leur langage. La mère Calixte devait faire notre lessive la semaine prochaine. Ell
110, résume un drame. Ce drame est celui [p. 160] du langage dans notre société présente. Et c’est encore une fois le drame de la
111er. On pensera que de tout temps la traduction du langage surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée
112uction du langage surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le pe
113t. Le droit de se tromper, et de tromper grâce au langage, est un des droits imprescriptibles que se trouve avoir décrété la Co
114l » — ne « discute » pas à proprement parler. Son langage en tout cas s’y prête mal, soit à cause de sa lenteur, soit à cause d
115 une confiance, une proximité des choses vues, un langage innocent et raisonnable : voilà le monde à son contentement ; à la me
116gine pas pouvoir jamais m’en « rendre compte » en langage ordinaire, et surtout en français. On admet facilement que les Césars
117 vous écrit, il s’exprime le plus souvent dans un langage conventionnel qu’il croit de mise, s’adressant à un écrivain. Ou bien
118ur l’écrivain, de retrouver une commune mesure de langage et de sensibilité avec des hommes de toutes les classes et de tous le
119niveau social, sans doute parents, de mœurs et de langage pareils. S’ils s’opposent, c’est que l’un est avare et légèrement mab
120 peut pas les exprimer très aisément. Question de langage. Revenez voir ces mêmes hommes que j’ai dit, revenez deux fois, trois
121la volonté réelle des travailleurs, trahie par le langage politicien. La dictature est la seule solution de ceux qui refusent d
48 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
122nt des ouvriers et des petits bourgeois. Costume, langage, psychologie de leurs classes. On peut aussi penser : ce sont des hom
49 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
123ge pas la foi de Paul et des apôtres. D’abord, le langage scolastique, qui n’est pas proprement luthérien, mais que Luther est
50 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
124 une confiance, une proximité des choses vues, un langage innocent et raisonnable ; voilà le monde à son contentement ; à la me
125gine pas pouvoir jamais m’en « rendre compte » en langage ordinaire, et surtout en français. On admet facilement que les Césars
126 vous écrit, il s’exprime le plus souvent dans un langage conventionnel qu’il croit de mise, s’adressant à un écrivain. Ou bien
127ur l’écrivain, de retrouver une commune mesure de langage et de sensibilité avec des hommes de toutes les classes et de tous le
51 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
128le Führer qui l’a introduit dans nos habitudes de langage, avec sa fameuse autobiographie. Mais peu importe. La vérité, c’est q
52 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
129u politique de surface ; où les élites parlent un langage que les masses sont en mesure d’entendre, mais non pas de comprendre
53 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
130dans la peau d’un électeur allemand qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le sophisme qui assimile «
54 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
131C’est une « adaptation » moderne — pour parler le langage du cinéma, seul adéquat en l’occurrence — de la primauté de l’amour s
132ais alors elle retrouvera pour s’exprimer dans un langage symbolique (ésotérique et d’extérieur rassurant) les éléments plastiq
55 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
133se pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale est le succès d’un effort « inhumain ». Leur r
134’ascension spirituelle qu’il nous raconte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme
56 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
135ourrait proposer une explication parallèle par le langage, autre problème fondamental pour un enfant. Les deux hypothèses rende
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
136pas dans sa forme d’expression. (Ce serait ici le langage du poème : or on sait qu’il est des plus simples.) Elle tient d’une p
137 seul, ce vers exprime tout, et avec une force de langage qui fait pâlir le romantisme tout entier ! Qui nous rendra ce dur « p
138euse violence se voient contraints de recourir au langage trompeur des symboles. Laissons de côté, pour le [p. 49] moment, la q
139 inavouable, se créent un système de symboles, un langage hiéroglyphique, dont la conscience n’a pas la clé. Langage ambigu par
140iéroglyphique, dont la conscience n’a pas la clé. Langage ambigu par essence, car il « trahit » au double sens du terme ce qu’i
141ct de prudence. Interrogez celui qui use d’un tel langage, demandez-lui raison de sa prédilection, pour telle ou telle image d’
142e origine — ces deux « passions » parlent un même langage, et chantent peut-être dans notre âme la même « vieille et grave mélo
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
143er — et de l’apprendre s’il ne le savait pas — le langage du troubadour, qui n’a jamais été que le provençal. » 22 Qu’est-ce
144tît à la fusion de l’âme et de la Divinité. Or le langage érotico-religieux des poètes mystiques tendait à établir cette confus
145poètes de manichéisme déguisé, sur la foi de leur langage symbolique. Al-Hallaj et Sohrawardi devaient même payer de leur vie c
146, semble-t-il, n’attendait plus que ces moyens de langage pour dire ce qu’elle n’osait et ne pouvait avouer ni dans la langue d
147vilisatrice, naquit le grand modèle occidental du langage de l’amour-passion. 10. Vue d’ensemble du phénomène courtois Revena
148des textes qui la décrivent « sont écrits dans un langage intentionnel, secret, obscur, à double sens, dans lequel un état de c
149espondre, en ces temps, à de telles précisions de langage, la rhétorique courtoise et son système de vertus, de péchés, de loua
150estée par les fragments de son texte original (en langage ouigour du viiie siècle) retrouvés dans le Turkestan oriental. Et l’
151mystique d’Occident est une autre passion dont le langage métaphorique est parfois étrangement semblable à celui de l’amour cou
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
152nt ne nous est pas suggéré par la seule nature du langage. On a remarqué depuis longtemps l’analogie des métaphores mystiques e
153ons de dégager ne seraient plus que de l’ordre du langage, et spécialement de la métaphore. Je ne songe pas à nier cet aspect d
154assions utilisent par abus, et sans le savoir, un langage dont la seule mystique définissait le sens valable. Plus d’une fois,
155é cette « science » nouvelle sur l’observation du langage, et spécialement sur la similitude des métaphores utilisées dans les
156 confusions ? N’a-t-elle pas abusé la première du langage de l’Éros païen ? 4. Les Mystiques orthodoxes et le langage de la p
157’Éros païen ? 4. Les Mystiques orthodoxes et le langage de la passion Le fait central de toute vie religieuse de forme et de
158ques » une propension à s’adresser à Dieu dans le langage des affections humaines : attrait sexuel, faim et soif, volonté. Exal
159 de ce curieux phénomène : [p. 169] « l’abus » du langage amoureux en religion doit être rattaché, historiquement, au courant l
160ier 106 — je ne sais si l’on rencontre jamais le langage de l’amour humain. » À l’inverse, si l’âme ne peut s’unir essentielle
161t alors prévoir que cet amour s’exprimera dans le langage passionnel, c’est-à-dire dans le langage de l’hérésie cathare « profa
162 dans le langage passionnel, c’est-à-dire dans le langage de l’hérésie cathare « profanisé » par la littérature et adopté par l
163ntielle qu’apparaît, dans la mystique du Nord, le langage « épithalamique ». « Voici donc venu l’irrésistible désir. S’efforcer
164l à son tour devait influencer si profondément le langage mystique des siècles suivants. Souviens-toi, ô créature, que ta natu
165 sont que plus « érotiques » ou « courtoises » de langage : Mon cœur se fond comme la glace au feu lorsque étroitement j’embra
166avec une bizarre assurance, et sur la foi du seul langage, que tout cela relève d’une déviation sexuelle. Et l’on sait que les
167e erreur historique et psychologique. Car : 1° le langage de la passion — tel qu’on le retrouve chez les mystiques — n’est pas,
168rguments. Et tout d’abord, soulignons bien que le langage des mystiques ne saurait être confondu avec la nature profonde de l’e
169s trouverait-on aussi sûrement les origines de ce langage psychologique où se traduit sans doute, le plus purement, sa nature ?
170 que de tenir compte des éléments hérités de leur langage littéraire. Or s’il faut se borner à un exemple qui est à la fois le
171antes analogies de fond et de forme. a) Le noble langage d’Amadis, ses métaphores érotiques, ses subtiles préciosités se retro
172chologie dont relèverait cette préférence pour le langage passionnel, elle a été interprétée généralement selon la superstition
173 encore : que pour les hommes du xvie siècle, le langage érotique était plus innocent qu’à nos yeux. C’est nous qui sommes des
174nclusion : la nature des métaphores empruntées au langage courant par les mystiques n’est pas sans d’étroites relations avec le
175et même de sa foi à user, et parfois à abuser, du langage de l’amour-passion. Usage et abus dont la psychologie moderne devait
176 on peut reculer encore la question, et dire : le langage passionnel vient d’une littérature courtoise née dans l’ambiance d’un
177 deux sont impliqués. Par exemple, dans le cas du langage mystique : sommes-nous en présence d’une matérialisation du spirituel
178ns-le encore une fois, pour plus de clarté. Notre langage passionnel nous vient de la rhétorique des troubadours. Rhétorique am
179n qui l’a créée, passe dans les mœurs, et devient langage commun. Maintenant, quand un mystique veut exprimer ses expériences i
180n possible en ses limites. D’où il résulte que le langage de la passion humaine selon l’hérésie correspond au langage de la pas
181 la passion humaine selon l’hérésie correspond au langage de la passion divine selon l’orthodoxie. On se trouve donc en présenc
182 l’appuie de raisons. J’en marquerai trois. 1° Le langage passionnel me paraît s’expliquer à partir de l’esprit, en ceci qu’il
183 seul qui nous permet de parler. Qu’est-ce que le langage en effet ? Le pouvoir de mentir autant que le pouvoir d’exprimer ce q
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
184pposer ici quelque pouvoir magique des sons et du langage sur nos actes. L’adoption d’un certain langage conventionnel entraîne
185du langage sur nos actes. L’adoption d’un certain langage conventionnel entraîne et favorise naturellement l’essor des sentimen
186 élan de l’esprit qui par ailleurs fait naître le langage. Dès qu’elle dépasse l’instinct, dès qu’elle devient vraiment passion
187e parfois dominicains. J’avoue que l’extension du langage même des Cathares peut induire à des rapprochements souvent troublant
188velle école, c’est qu’elle rénove consciemment le langage symbolique des troubadours. Les Siciliens étaient tombés dans un dout
189leur sujet mon [p. 197] intelligence s’égare. Son langage résonne avec tant de douceur que l’âme qui l’écoute et l’entend s’écr
190 plus haut s’est volatilisé : il ne joue plus. Le langage de l’Amour est enfin devenu la rhétorique du cœur humain. Cette « pro
191 jusqu’à l’époque où Macpherson les transcrira en langage moderne. Et en Irlande, elles vivent encore de nos jours. Je ne puis
192par force un amour par devoir. C’est le plus pur langage courtois. Mais voyez la curieuse contradiction ; auparavant, il voula
193oici la servante Œnone qui tient à Phèdre le même langage que la servante Brangaine à Isolde : Vous aimez. On ne peut vaincre
194passion courtoise n’avait pas d’autre but, et son langage n’avait pas d’autre clé. Perdus et oubliés cette clé et ce but, la pa
195it par sa volonté même de le nier. L’ambiguïté du langage mystique de l’hérésie devait faire naître, dès le xiiie siècle, une
196rofane de la passion. Et c’est la diffusion de ce langage par la littérature romanesque qui aboutit, au cours du dernier siècle
197mour humain qui était l’envers de sa doctrine, ce langage d’une ambiguïté à la fois essentielle et opportune, qui permettait to
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
198 fondamentalement liés : les figures courantes du langage le font voir avec plus d’évidence. Laissant donc de côté les hypothès
199leurs de la priorité de l’une ou de l’autre. 2. Langage guerrier de l’amour Dès l’Antiquité, les poètes ont usé de métaphores
200tir des xiie et xiiie siècles. On voit alors le langage amoureux s’enrichir de tournures qui ne désignent plus seulement les
201euve de sa vaillance, etc. Tout ceci pour le beau langage. Mais l’argot soldatesque et civil nous fournirait une profusion d’ex
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
202C’est une « adaptation » moderne — pour parler le langage du cinéma, seul adéquat en l’occurrence — de la primauté de l’amour s
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
203e « Bonheur ». À leurs [p. 331] yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale est le succès d’un effort « inhumain ». Leur r
204’ascension spirituelle qu’il nous raconte dans le langage de la plus ardente passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
205 ayant tout au plus en commun quelques figures de langage. Je souscris sans réserve à ce jugement. Mais je le rejoins par de to
206lusion, M. Gilson — après M. Jeanroy — invoque le langage « d’une crudité intraduisible » d’un Marcabru et même d’un Rudel. Mai
207e les siècles passés usaient très couramment d’un langage plus « grossier » que le nôtre — signe d’une sensibilité sexuelle peu
208nsibilité sexuelle peu énervée — tandis que notre langage décoloré et faussement puritain correspond à une érotisation sans pré
209 la coutume de son temps. Ou si l’on tient que le langage érotique traduit nécessairement une sensualité déchaînée, que pensera
210ié à l’ordre du Temple — donnant l’explication du langage symbolique des fidèles d’Amour dans les compositions lyriques, romans
65 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
211ar une double croyance dans le pouvoir magique du langage, et dans la liberté infinie de l’homme, capable de refaire avec ses m
66 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
212n du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme de soldat politique. Nous allons le voir se tran
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
213ondement et le symbole de toute culture, c’est le langage. Or nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire décadence du lang
214ons aujourd’hui à une extraordinaire décadence du langage, en tous pays. Au cours des siècles précédents, les hommes d’une même
215mésentente des peuples réside dans ce désordre du langage, et dans l’absence de toute autorité morale capable d’y porter remède
216es millions d’hommes, et c’est tout un domaine du langage que l’écrivain ne contrôle pas, ne forme pas, n’atteint même pas. Ain
68 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
217 donner en exemple. [p. 198] 1. Clarifions notre langage ! — Puisque le fédéralisme est une forme politique qui suppose l’équi
69 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
218de l’âme, reconnaître des formes, comprendre leur langage, et parfois même prévoir leur développement. Les mythes sont les form
219arler, de créer, et de dénaturer. Par la grâce du langage, il peut dire le vrai ; par la faute du langage, il peut y contredire
220u langage, il peut dire le vrai ; par la faute du langage, il peut y contredire. Il peut créer selon les perspectives de la Cré
221lque manière dire un mensonge ou l’opérer. Par le langage, l’homme prouve qu’il est libre. Par le langage, il peut mentir. Par
222e langage, l’homme prouve qu’il est libre. Par le langage, il peut mentir. Par sa liberté seule il peut pécher. Et le péché n’e
70 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
223mais qui ne pourrait produire ses preuves dans le langage prévu par tous ces documents, elle allait me démontrer que j’étais un
224rection des mœurs devient un idéal, la verdeur de langage passe pour une inconvenance, la franchise des passions fait qu’on app
71 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
225est là précisément que « l’Éternel confondit leur langage » ; c’est à partir de là que « l’Éternel les dispersa sur la face de
226i, ils forment un seul peuple et ont tous le même langage, et c’est là ce qu’ils ont [p. 148] entrepris ! » On dirait qu’il veu
227s des autres. Avec le temps elles se créèrent des langages techniques, jargons de métier, patois divers, tant qu’à la fin elles
228l’ensemble démesuré, ni formuler son sens dans un langage commun. Il me paraît que nous en sommes à peu près là. L’anarchie san
229ité, de toute parole donnée ou échangée, enfin du langage même et de la possibilité de s’entendre sur quoi que ce soit. Car pou
230moment l’amour est-il devenu souffrance ? Dans le langage de la théologie, il est aisé de définir le point : c’est à l’instant
231rouveraient à s’exprimer que par les paradoxes du langage mystique : joie consumante, feu qui glace, tortures aimées, ardeur cr
232lle participe de notre libre créativité, comme le langage et les activités de l’esprit, que la sexualité donne prise au Diable.
233e victorienne, entraînant une pruderie morbide du langage et des bonnes mœurs, est certes pour beaucoup dans la crise sexuelle
72 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
234s qui courent partout ne mènent nulle part. Notre langage est débrayé. Plus on parle, moins on s’entend. La mort seule met tout
235 claire et nette ! Il sait qu’en confondant notre langage, il détruit la communauté. Il sait qu’en détruisant les structures so
236ures sociales, il précipite la confusion de notre langage. Il sait que les hommes ne peuvent s’engager que par des paroles clai
237ntique, qui est la science des significations, du langage précis et nuancé, gagé par une longue tradition et par les étymologie
238us donne une faible idée de ces surprises.) Si le langage nous appartenait, il y a longtemps qu’on ne pourrait plus s’entendre.
239 suffit à me rendre à ma force, par ce miracle le langage est restauré dans sa puissance originelle et créatrice. Un tyran ou l
73 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
240parler, de créer et de dénaturer. Par la grâce du langage, il peut dire vrai ; par la faute du langage, il peut le contredire.
241e du langage, il peut dire vrai ; par la faute du langage, il peut le contredire. Il peut créer dans le prolongement des perspe
242lque manière dire un mensonge ou l’opérer. Par le langage l’homme est libre. Par le langage il peut mentir. Par sa liberté seul
243’opérer. Par le langage l’homme est libre. Par le langage il peut mentir. Par sa liberté seule il peut pécher. Et le péché n’es
74 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
244lle participe de notre libre créativité, comme le langage et les activités de l’esprit, que la sexualité donne prise au Diable.
245poque moderne, entraînant une pruderie morbide du langage et des bonnes mœurs, est certes pour beaucoup dans la crise sexuelle
75 1944, Les Personnes du drame. Introduction
246et de l’élémentaire contre l’artificiel, c’est le langage et le visage de Ramuz. C’est proprement, sa « raison d’être ». Ces ci
76 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
247 à la constante nationale la moins discutable, le langage. Il serait très insuffisant de dire que le remède que Goethe s’appliq
77 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
248age pas la foi de Paul et des apôtres. D’abord le langage scolastique, qui n’est pas du tout luthérien, mais que Luther est obl
78 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
249ar sa vision est harmonie avec ces formes, et son langage avec les rythmes qu’elles traduisent. Une forme, une image vivante :
250. Les journalistes et l’école ont décontenancé le langage, et par là même ils nous démoralisent plus sûrement que ne font les s
251genre humain consisterait en une éducation de son langage. Un tribunal muni de pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de
252e pleins pouvoirs, institué pour juger des cas de langage délictueux, inactuel, erroné, inutilement abstrait, ferait un bien me
253résident de ce tribunal. Et nous aurions enfin un langage châtié, comme on disait dans les salons, au temps où le seul tribunal
254que, qui est vivante.) Ainsi tous parlent un même langage, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillen
255u général. Il lui a fallu le temps de se faire un langage, d’en éprouver les origines, et d’en autoriser l’emploi concret dans
256 piété. Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrines, à la poésie poétique, à nos formes hab
79 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
257l’on vient, où l’on va : tel est le sens.) Car le langage, parmi d’autres fonctions, a celle-là de permettre à nos pensées de c
258 parole ! Mais l’usure des mots les édente, notre langage est débrayé. Comment rétablir le contact ? Claudel n’écrira pas : je
80 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
259abandonné au rêve s’exprime ordinairement dans un langage métaphorique et régulier, comme s’il était soumis, en ce domaine, à d
260 ont de tous temps réinventé les mêmes figures de langage pour traduire l’ineffable qu’ils vivaient 86 . Et ceci nous amène au
261nt originel et fascinant de tout jaillissement du langage, de toute expression littéraire. « Où trouver [p. 206] les mots ? » g
262 poète et le rêveur sont passifs, ils écoutent le langage d’une voix qui leur est intérieure et pourtant étrangère, qui s’élève
263 la négation et la mort du monde des formes et du langage humain, la négation et la mort du divers, du moi distinct et agissant
81 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
264 transpose dans mon esprit en petits problèmes de langage. Il est sans cesse question d’achat et de vente, et je remarque que l
265’il soit acheté ou vendu) se voit assimilé par le langage lui-même à un objet matériel indifférencié. À peine ai-je noté ceci,
82 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
266ne suis qu’un prolétaire ! » ⁂ [p. 60] La clé du langage officiel hitlérien est des plus simples. Il suffit de changer chaque
83 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
267 qui évite dans ses écrits les mots en isme et le langage technique des ismes réputés d’avant-garde. Leur vrai drame, c’est de
84 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
268indre indice de relâchement dans l’attitude ou le langage entraînant des sanctions immédiates. Rendre un sens aux paroles, aux
85 1946, Journal des deux Mondes. 11. Intermède
269e était de penser : parlerons-nous encore le même langage au jour de ce retour en France, — dans quelle France, et dans quelle
86 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
270ar cette guerre. Les prudences qui stérilisent le langage des hommes d’État sont à court terme, quand les risques sont séculair
271s le vif [p. 187] d’un sujet, sans précautions de langage ni fausse humilité. Puis s’efforcer de suivre la ligne de plus grande
87 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
272mesure de précaution. Et ainsi de suite : dans le langage technique, cela s’appelle chain reaction. En vingt-quatre heures, l’O
88 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
273unité des hommes, conduisit à la division de leur langage. Il convient de laisser aux théologiens le soin de définir la doctrin
274c l’effort œcuménique, est en train de recréer un langage commun, un ensemble de communes mesures spirituelles. Ce langage au-d
275 un ensemble de communes mesures spirituelles. Ce langage au-dessus des langages répond exactement aux besoins les plus légitim
276es mesures spirituelles. Ce langage au-dessus des langages répond exactement aux besoins les plus légitimes de notre temps. Il n
89 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
277ogue sur la carte postale Ars prophetica ou D’un langage qui ne veut pas être clair Un critique. J’ai lu vos trois dialogues
278t-ce pas que la clarté n’est qu’une convention de langage ? J’entends : un mot de passe de la tribu, ou une espèce de style gar
279 Le critique. Hé quoi ! vous savez que tout notre langage est un système conventionnel ! L’auteur. Notre langage courant sans
280e est un système conventionnel ! L’auteur. Notre langage courant sans aucun doute. Et plus rigoureusement encore notre langage
281 aucun doute. Et plus rigoureusement encore notre langage intellectuel et scientifique, qui se distingue du langage courant par
282intellectuel et scientifique, qui se distingue du langage courant par le souci de contrôler ses conventions. Mais ce n’est pas
283ément je souhaitais de vous voir choisir entre un langage franchement poétique et ce langage clair et distinct qui convient au
284oisir entre un langage franchement poétique et ce langage clair et distinct qui convient au débat des idées. L’auteur. … qui c
285tique. Restons, si vous le voulez, sur le plan du langage. N’est-ce pas la cohérence des raisons et à la fois l’exact ajustemen
286 marche est une déduction. La convention d’un tel langage, c’est que tout est donné au départ, et qu’il s’agit de ne rien intro
287le, il est sous-entendu qu’elles correspondent au langage du sens commun, aux images que pourrait se former du phénomène un obs
288 se réfèrent en réalité à des formes courantes du langage, vidées de leurs sens particuliers. Ce procédé est sans danger quand
289es que des abstractions opérées sur nos formes de langage. Je voudrais dire cela plus simplement… La tricherie d’une déduction
290 Descartes un exemple de ce recours aux formes du langage courant. L’auteur. Prenons la 3e règle de sa méthode : « Conduire pa
291’aisance à le connaître — c’est encore un tour du langage — ne va pas reculer devant cet autre exploit : poser que le plus simp
292en décrivant les sept couleurs. C’est pourquoi le langage de la vision ou de la foi, s’il était pur, serait absolument inexplic
293débat. Je vois [p. 41] maintenant deux espèces de langage. Ramenons-les pour simplifier à deux modes d’expression également rig
294 vous faire pressentir la limite, en parlant d’un langage inexplicable et pourtant évident. C’est peut-être le verbe impliquer
295un discours cohérent, voilà sans doute le rôle du langage parabolique. De là vient son obscurité. Parler en paraboles, c’est te
296vue de cette fin dernière vers quoi l’on tend. Le langage cartésien ou scientifique cherche à réduire les faits ou les idées à
297, toutes les obscurités, tous les paralogismes du langage doivent l’indiquer comme au-delà d’eux-mêmes… ce que ne sauraient fai
90 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
298s ce temple où dorment deux idoles, et parlons le langage du Jour.
91 1947, Doctrine fabuleuse. 15. Antée ou La terre
299ces faiblesses les rendant plus humains, selon le langage courant. Le fait est qu’Antée, jusqu’ici, déployant des trésors d’ast
92 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
300pour le faire mieux sentir, prendre un exemple au langage quotidien de l’Amérique. Lorsqu’un citoyen des États-Unis désapprouve
93 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
301t les tares les plus connues sont la brutalité de langage, la haine posthume de Roosevelt, l’isolationnisme impénitent, le raci
302 ou prédicateur [p. 94] religieux. S’il adopte le langage des masses, il augmentera ses chances d’être entendu, mais que peut-i
94 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
303œurs et les coutumes aussi, dans les habitudes du langage et dans l’intimité des relations humaines. Voilà pourquoi l’Europe a
95 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
304u’une opinion : [p. 86] j’entends une habitude de langage. Voici ce que je leur fis observer. Dès que des hommes s’efforcent, d
305 à voir serait trahir… Ces habitudes ou manies de langage sont le fait de trois mentalités, de trois espèces de gens fort diffé
306 être utile d’attirer l’attention sur des tics de langage qu’on croit inoffensifs, et qui dépriment en fait tant de bonnes volo
96 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
307en fait. Le plus beau témoignage de l’anarchie de langage qui caractérise notre temps restera sans doute, aux yeux de l’histori
308e et de l’Amérique : « Nous sommes séparés par un langage commun. » Et la question n’est pas non plus d’affirmer que nous somme
309oré leurs républiques est une captieuse figure de langage. Entendons bien que ces régimes sont populaires comme les lois juives
97 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
310 époque où la démagogie est en train de ruiner le langage à force d’abus impunis, rendant tout dialogue incertain et tout pacte
98 1948, Suite neuchâteloise. VIII
311 et de la poignée de main ; mais hélas ! aussi du langage. Et à ce propos… L’opinion publique, de nos jours, veut que si l’on p
312rs fameux de Valéry : « Honneur des Hommes, Saint Langage !» serait la devise de cette croisade, dont le succès embellirait not
313nteur et ajusteur de mots, par métier soucieux de langage. Cadeau modeste mais peut-être utile, si l’on songe que ce Centenaire
99 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
314s cinquante ans : ils parlent d’eux-mêmes et leur langage sera plus convaincant que tous les arguments. Mais la riposte, ici, t
100 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
315; les laboratoires, etc. C’est là que se forme le langage des créateurs individuels et que leurs œuvres apparaissent. C’est don