1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1sa nature, ne connaître que les grands mots de la langue morale, suivre à l’égard de soi-même la méthode de l’Évangile qui, pr
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
2ttérature pour trouver semblable domination de la langue. Et parmi les modernes, il bat tous les records de l’image, ce qui no
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
3taine nuit. Elle parla par la bouche de Lugin, sa langue dans la langue de Lugin : « Le rideau se lève sur un miroir qui occup
4e parla par la bouche de Lugin, sa langue dans la langue de Lugin : « Le rideau se lève sur un miroir qui occupe toute la larg
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
5jeu de vos ennemis de discuter avec eux dans leur langue et de crier rouge pour la simple raison qu’ils ont dit blanc ? Pensez
6mours, oiseaux doux et cruels, nous parlerons vos langues aériennes. On n’acceptera plus que des valeurs de passion. Balayez ce
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
7n destin, comme le goût d’une pierre rêche sur ta langue et grinçante sous ta dent. Des souplesses qui se retournent brusqueme
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
8ec la Revue de Belles-Lettres — la seule revue de langue française où l’on dise la vérité librement et pour elle-même. Nous re
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
9e : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser quelque temps… Car on ne trouv
8 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
10humes », que Pierre Jean Jouve a traduits dans la langue fluide mais jamais abstraite qui est celle de ses Noces. Jouve est le
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
11sure qu’elles parlent en égyptien, « car c’est la langue qu’elles apprennent de leurs mères ». Combien j’aime ces sœurs des Tz
10 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
12l’Europe sentimentale. Pourquoi faut-il que notre langue les traduise, en vertu d’une convention qu’il serait temps de réviser
11 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
13rmonie surnaturelle. Et tout cela chanté dans une langue que je comprends mal. Je me penche vers un voisin pour lui demander j
12 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
14e : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser quelque temps… Car on ne trouv
15sure qu’elles parlent en égyptien, « car c’est la langue qu’elles apprennent de leurs mères ». Combien j’aime ces sœurs des Tz
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
16nes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a consumé… Digne ? — Un
14 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
17lle que va ma sympathie ?… Les hommes parlent une langue brusque et de mauvaise humeur, les yeux mornes ou trop brillants ; ou
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
18adapté, voire recréé par Jacques Valette dans une langue insolite et touchante, ni petit nègre, ni bêtifiante, d’une grande fo
16 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
19epuis si longtemps qu’elles parlent maintenant sa langue, adoptent ses préjugés, singent ses pires faiblesses et bénissent ses
17 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
20ellectuelle considérable sur le protestantisme de langue allemande. Alors qu’en France l’affirmation d’une foi religieuse pers
18 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
21a dernière strophe, Sonne peut signifier, dans la langue de l’époque, Soleil ou Fils. [p. 118] hymne à dieu le père Pardonne
19 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
22epuis si longtemps qu’elles parlent maintenant sa langue, adoptent ses préjugés, singent ses pires faiblesses et bénissent ses
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
23Affaires étrangères par un homme qui connaisse la langue des pays voisins et l’esprit de leurs institutions. Mais ceux qui veu
21 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
24reur, que ces mots soient intraduisibles en notre langue 13  ? Alors que toute l’Allemagne des Novalis, des Schelling et des S
22 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
25nd, E. R. Curtius, écrit 6  : « Il y a dans notre langue peu de mots aussi usés, aussi éventés que celui de culture ; il y en
26c. Le peuple ne se soucie pas de comprendre cette langue étrangère, algébrique, aristocratique. Il s’en tient à ses préjugés,
23 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
27elles se méprisent. Elles ne parlent plus la même langue. Et si l’on tente de les confronter, on s’aperçoit qu’elles ne sont p
24 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
28préciser que Dante est très loin de considérer la langue latine en soi, et telle que la fixèrent les classiques, comme la mesu
29sans aucune règle en imitant notre nourrice ». La langue latine, « locutio secundaria », est au contraire notre « grammaire ».
30est au contraire notre « grammaire ». Et des deux langues, c’est la vulgaire qui est la plus noble (harum quoque nobilior est v
25 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
31au pays des merveilles. On peut penser que notre langue est plus malade que n’était le latin à l’époque de la Renaissance. Le
32iques. Non seulement l’écrivain moderne use d’une langue dont le lecteur moyen trouve parfaitement normal de déclarer que « c’
33ieu, il perd aussi le sens des noms et bientôt sa langue délire : « Il prononce des paroles vaines, des serments faux ! » s’éc
34 contre eux des révoltes qui s’expriment dans des langues nouvelles, au détriment de l’unité sacrée. Ainsi toujours : pour peu
35, d’autre part, la grande masse des usagers de la langue cesse d’exercer aucun contrôle sur son parler, qu’elle ne rapporte pl
36rivains ne sont plus compris du peuple, et que la langue vulgaire s’encombre d’équivoques, de confusions et de malentendus par
26 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
37hnicien, on éprouva naturellement le besoin d’une langue plus riche et plus vivante, apte à décrire les passions, et la nature
27 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
38des peuples incroyants. La mauvaise qualité de la langue des auteurs à succès — pour nous borner à cet aspect de leur producti
39es plus fades. Mais à ces deux dégradations de la langue, et de l’imagination qui devait maintenir la langue vivante, il ne su
40ngue, et de l’imagination qui devait maintenir la langue vivante, il ne suffirait pas d’opposer, par exemple la discipline cla
28 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
41au phénomène de l’incarnation, c’est retrouver la langue à cet état naissant dont la chimie nous dit qu’il est l’état de virul
29 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
42hnicien, on éprouva naturellement le besoin d’une langue plus riche et plus vivante, apte à décrire les passions, et la nature
30 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
43ge, mais bien l’insuffisance ou le mensonge d’une langue — celle du reporter par exemple — inapte à traduire le concret, le pa
31 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
44ns malentendus inévitables. Je ne vise pas ici la langue des traductions, encore qu’il y ait beaucoup à dire sur ce point, mai
45ole) une appréhension si totale du réel que notre langue, je le crains, n’arrivera pas à la restituer sans bizarreries. Ceci s
32 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
46peut néanmoins servir à préciser ce qui oppose la langue d’un poète aux divers jargons de son temps : c’est que l’une est une
47rs jargons de son temps : c’est que l’une est une langue « avertie », posant un perpétuel avertissement, tandis que les autres
33 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
48affaires étrangères par un homme qui connaisse la langue des pays voisins et l’esprit de leurs institutions. Mais ceux qui veu
34 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
49re qu’il a été bien intéressé. On se lève, et les langues se délient. « Il a bien parlé, hein ? » me dit mon voisin pendant que
50cultivateurs. Mais le type qui m’a parlé avait la langue bien pendue. Mais surtout je m’avise que la majorité des « intellectu
51t cela sans doute pour oser parler de nouveau une langue large, utile et humaine… Auparavant, ils croyaient comme les autres q
52u strict point de vue d’un artisan précieux de la langue française telle qu’on l’écrit à Paris de nos jours (car c’est faux so
53vie, plus facile à décrire avec les mots de notre langue. Il ne se passe pas grand-chose dans ces pages, mais ce peu m’a suffi
35 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
54 figurer » ce qui est dit. (C’est seulement de la langue des écrivains français qu’il est exact de dire, avec tous les manuels
55t de dire, avec tous les manuels, qu’elle est une langue de discussion, parce que toujours elle vise à la formule décisive, et
56 plus économique et la plus claire 13 . Or, cette langue d’échanges dialectiques rapides se trouve par là même inefficace sur
57l de janvier qu’un mot devient le plus beau de la langue : matinée. Tout ce qu’il y a de clarté, d’éclat doux, d’abandon à la
36 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
58s être jugement, mais dégustation, claquements de langue, savoureuse bouillabaisse d’idées, carte des vins commentée, bonhomie
37 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
59l de janvier qu’un mot devient le plus beau de la langue : matinée. Tout ce qu’il y a de clarté, d’éclat doux, d’abandon à la
38 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
60e qui fait notre valeur propre dans la culture de langue française ; et d’autre part, en nous refusant aux contacts et aux éch
61diversités de l’Europe, symbolisées par nos trois langues, nos deux religions, nos vingt-cinq républiques. Et surtout qu’on ne
39 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
62e arrivée, j’ai pris contact avec le Séminaire de langues romanes où je vais enseigner. (Le semestre s’ouvrira au début de nove
63 cercles d’études, aide bénévole aux étudiants en langues romanes, voyages, bibliothèques créées ou enrichies, concerts… « Tout
64niversités allemandes, le nombre des étudiants en langues romanes est tombé au dixième de ce qu’il était en 1932. Certes, il fa
65 écrit à cette question : « Pourquoi j’étudie les langues romanes ». Trois sur six donnent pour raison que la radio des Jeuness
66ela prouve qu’il est « utile » de connaître cette langue du voisin. Un peu avant le début du semestre, une ordonnance du Führe
40 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
67de même que pour se tirer des confusions de notre langue, les poètes ont coutume de rapporter les mots à leurs origines lointa
41 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
68ent été ceux des Celtes. 16  » L’art roman et les langues romanes attestent l’importance de l’héritage celtique. Plus tard, ce
69été au doigt… Mais je m’aventure trop : assez, ma langue ! Car trop parler est pis que péché mortel. Or nous avons de ce même
70d à l’Andalousie, la poésie arabe est une, par la langue et l’échange continu. L’Andalousie touche aux royaumes espagnols, don
71e qu’elle n’osait et ne pouvait avouer ni dans la langue des clercs, ni dans le parler vulgaire. La poésie courtoise est née d
42 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
72eut démontrer, historiquement, qu’elle a donné sa langue à la passion. Si la littérature peut se vanter d’avoir agi sur les [p
73duit le [p. 207] Roman de Tristan dans toutes les langues d’Occident. L’Anglais Thomas Malory, à la fin du xve siècle, en refa
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
74nus, publiés et traduits aujourd’hui en plusieurs langues. L’inspiration cathare et cistercienne s’y manifeste dans les formes
44 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
75t notre valeur propre dans la culture de [p. 116] langue française ; et d’autre part, en nous refusant aux contacts et aux éch
76iversités de l’Europe, symbolisées par nos quatre langues, nos deux religions, nos vingt-cinq républiques. Et surtout qu’on ne
45 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
77ux du pays, les ordres seront déjà donnés dans la langue de l’envahisseur. Voici alors ce que nous disent ces voix européennes
78te l’espérance œcuménique. Connaître le voisin de langue ou de confession différente ; lui reconnaître le droit de différer de
46 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
79n sera capable d’intégrer et des « races » et des langues nouvelles : c’est ce qui se produit au commencement du siècle suivant
80es, l’union paisible de deux religions, de quatre langues, de 22 républiques, et de je ne sais combien de « races » en un État
81é intellectuelle, méfiance à l’égard du voisin de langue ou de confession, crainte perpétuelle d’être majorisé. Notons que cet
47 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
82modestie et ses malices, son sens rythmique de la langue toujours si fermement articulée (habitude des lectures à haute voix),
83ui de l’esthétique. C’est le maître-artisan de la langue, plus que l’immoraliste, [p. 32] qui nous importe, et qui nous intére
48 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
84arque : Thomas Mann, Zweig, Valéry. Et les quatre langues suisses — n’oubliez pas le ladin des Grisons — viennent dire au desse
49 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
85s mentons, c’est le Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il [p
86e Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il [p. 43] est deux man
50 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
87onde, les mots suggèrent, dans presque toutes nos langues, certaines complicités particulières. Et le peuple, inspiré peut-être
88 trop mal connu. « Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. » En somme tout allait bien. Mais voici l’inquiétu
89tion fort naturelle du phénomène de confusion des langues. Si les hommes ne se sont plus entendus lors de la construction de ce
90 elles ne se comprirent plus. La multiplicité des langues était née du travail lui-même. Mais ce travail bientôt traîna, puis s
91c’est que [p. 159] le plus beau mot de toutes les langues est pipé sur nos lèvres par Satan. Nulle époque n’a parlé davantage d
92eur tordait les mots avant qu’ils aient quitté sa langue. Il essaya de dire : — Je t’aime, et prononça quelque chose comme : —
51 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
93de ses prestiges ; c’est pourquoi il a inventé la langue des diplomates et ses pudeurs insanes. Il sait que rien au monde ne p
94t à jamais ressuscitée ; et dans la confusion des langues et des mensonges, quand la peur, la souffrance et la honte ne nous pe
95ois sont d’accord » 38 . Je lui oppose le Feu des langues, le Sel et l’Huile. Je lui oppose le Pain et le Vin. Je lui oppose au
52 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
96ata, sous les auspices de l’Église évangélique de langue française. Je vois de grandes perspectives d’avenir devant le protes
53 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
97 ne puis croire à un bonhomme à corne rouges et à langue queue ; donc je ne crois pas au Diable. » C’est tout ce qu’il demanda
54 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
98s mentons, c’est le Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il es
99e Diable lui-même qui « tire sa langue dans notre langue ». Mais il est deux manières de mentir, comme il est deux manières de
55 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable X : Le Diable homme du monde (17 décembre 1943)
100onde, les mots suggèrent, dans presque toutes les langues, certaines complicités particulières. Et le peuple, inspiré peut-être
56 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
101’arrêta pour lui demander une cigarette, dans une langue de réfugié. Le Philanthrope sans hésiter lui remit une pièce, et pour
57 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
102modestie et ses malices, son sens rythmique de la langue toujours si fermement articulée (habitude des lectures à haute voix),
103ui de l’esthétique. C’est le maître-artisan de la langue plus que l’immoraliste qui nous importe, et qui nous intéresse au dou
58 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
104au phénomène de l’incarnation, c’est retrouver la langue à son état naissant, dont la chimie nous dit qu’il est l’état de viru
59 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
105peut néanmoins servir à préciser ce qui oppose la langue d’un poète aux divers jargons de son temps ; c’est que l’une est une
106rs jargons de son temps ; c’est que l’une est une langue « avertie », posant un perpétuel avertissement, tandis que les autres
60 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
107 tout simplement, ne plus réimprimer de livres en langue française : ceux qu’on faisait à Paris sur du mauvais papier ne se co
61 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
108’aient pas encore trouvé son équivalent dans leur langue. 20 janvier 1941 Music-hall. — Je me suis enfin décidé à faire la
109 français » sont les moins traduisibles dans leur langue, à moins [p. 122] qu’on ne les illustre abondamment… Écrire ce livre
110sont mis à produire un bruit que nul mot d’aucune langue à tout jamais ne saurait exprimer. À ma droite, les girafes ont dansé
62 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
111ai 1942 Échantillons. — Voici donc la section de langue française d’un organisme américain qui tient le rang et joue le rôle
112ue à manier de petits pinceaux puérils et tire la langue pour ne pas « dépasser ». Je pose pour le Petit Prince couché sur le
63 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
113⁂ Que serait-ce d’être un grand écrivain dans une langue morte ? Ou dans une langue parlée seulement par une petite peuplade d
114rand écrivain dans une langue morte ? Ou dans une langue parlée seulement par une petite peuplade dispersée ? Or une partie de
115 dans la brume d’été flottant sur la rivière… Une langue de lumière orangée vient râper doucement le crépi des murs bas, sur l
64 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
116 à Paris, comme à Londres et même à Berlin. Or la langue française nous apprend que celui qui ne peut rien, fût-il un grand es
65 1946, Lettres sur la bombe atomique. 11. Tous démocrates
117 le monde entier, exception faite de deux pays de langue espagnole, que nous appellerons secondaires. Et voici mon espoir, dan
66 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
118, ce qui se traduit un peu malaisément dans notre langue par liberté de parole et de religion, libération de la misère et de l
67 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
119ues heures d’avion. Ce n’est rien de traduire une langue : les problèmes nationaux restent intraduisibles pour qui ne peut y a
68 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
120ents « d’union sacrée » où chacun s’écrie dans sa langue « right or wrong, my country ! » Mais le gouvernement mondial, où tro
69 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
121ns tous fondus dans un magma informe de races, de langues, de religions et de coutumes, et toutes les différences qui font le g
70 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
122que l’homme qui a vu quelque chose doit parler la langue des prophètes et composer des paraboles. Si ses prophéties sont décev
71 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
123agit d’un monsieur bien payé, qui parle plusieurs langues, qui adore accumuler le plus de faits possible dans le moindre espace
124la main posée sur sa vieille Bible de famille, en langue hollandaise, qu’il avait choisi d’ouvrir au chapitre 13 de la premièr
72 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
125es, l’union paisible de deux religions, de quatre langues, de vingt-deux républiques, et de je ne sais combien de « races » en
126voyez la Suisse — les vieux conflits de races, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme, et le problème des mi
73 1948, Suite neuchâteloise. VI
127bliés, aussi, n’a rien produit qui marque dans la langue, à part la Bible d’Ostervald. Les ouvrages distingués ne manquent pas
74 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
128voyez la Suisse — les vieux conflits de races, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme et le problème des min
75 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
129s près des Dominions que de l’Europe, « par notre langue et par nos origines, nos habitudes sociales et nos institutions, notr
130de » (seuls mentionnés) restent unis par une même langue. Si c’est celle du pamphlet, tremblons pour la famille ! Tous les adv
131es Tories disent non d’un seul cœur, dans la même langue que le Chancelier du Lancaster. Opposés en tout, sauf en cela, conser
76 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
132i-même, l’émanciper. L’éducation, dans toutes les langues latines, comme en anglais, vient d’educere, qui est « conduire au-deh
77 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rapport moral présenté par M. Denis de Rougemont (novembre 1952)
133 qui ont permis des centaines de conférences en 6 langues), et à l’Association des festivals de musique, qui groupe à deux ou t
78 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
134ais ? À qui le Valais ? Au-delà de Sion il est de langue germanique. On le couperait en deux ? Merci, mais les Valaisans donne
135niversitaire, comme il tient à l’intégrité de ses langues ; il en reconnaissait trois en 1937, l’allemand, le français, l’itali
136in de la haute vallée de l’Inn. De « question des langues » dans la Confédération, il n’y en a point, et jamais la majorité alé
137forte de ses trois millions de ressortissants, la langue française ni la langue italienne, ni même les patois réto-romans, au
138ions de ressortissants, la langue française ni la langue italienne, ni même les patois réto-romans, au contraire. Tout cela em
79 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
139ée officielle des cités romandes et du Tessin (de langue italienne) portèrent le nombre des États fédérés à 22, en 1815 seulem
140tits États souverains différents à la fois par la langue, par la religion et par le mode de vie, les uns campagnards, les autr
141me aussi d’une Europe à venir où les races et les langues ne lutteraient plus que pour enrichir le patrimoine commun, elle se s
142c ses vingt-cinq États « souverains », ses quatre langues, ses deux confessions, ses climats contrastés, ses économies juxtapos
80 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
143malement un citoyen : frontières communes pour la langue, la culture, la race, la religion, les mœurs, le droit, l’économie, l
144possibles, mais courantes. Car les frontières des langues ne sont pas celles des religions ; celles des cantons ne sont pas cel
145terminer : les partis politiques, les cantons, la langue, la religion. Comme il n’y a que sept conseillers, il est impossible
146xistantes. Le dosage des religions et des [p. 78] langues est le moins malaisé : on compte généralement deux conseillers cathol
147a diction sans apprêts. L’usage courant des trois langues officielles contribue sans nul doute à ralentir les réactions et réfl
81 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
148ntons contigus, qui se trouvent être à la fois de langue allemande, ruraux, relativement pauvres, et qui ne diffèrent donc que
149bulent que le premier, moins brillant et délié de langue que le second, il tend à se conformer à cette « honorable moyenne » q
150 d’études conduisant au baccalauréat : le type A (langues anciennes), le type B (latin et langues modernes), le type C (science
151e type A (langues anciennes), le type B (latin et langues modernes), le type C (sciences), et le type D (langues modernes et sc
152es modernes), le type C (sciences), et le type D (langues modernes et sciences économiques). L’évolution générale, comme en tan
82 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
153’endroit de leur patrie. La race, la religion, la langue, la culture, parfois même la doctrine du parti au pouvoir, coïncident
154ue la Confédération a non seulement reconnu comme langue nationale le romanche (parlé par moins de 40 000 habitants) mais, par
155ent du grand ensemble auquel il appartient par la langue officielle et la tradition littéraire. Alémaniques et Romands descend
156e dialectes romands. Le français de France est la langue de tous les jours et non pas seulement de la littérature ou des actes
157tachent naturellement par la culture comme par la langue et la religion, à l’Italie du Nord. Leur esprit libertaire n’est pas
158est un dialecte semblable à celui du Milanais. La langue officielle est l’italien, qui n’est pas seulement utilisé par 146 000
159uls dans toute l’Europe à parler et à écrire leur langue celto-romane, qu’on ne peut rapprocher que de l’ancien provençal. ⁂ L
160est antérieure, soulignons-le, à la diversité des langues et des religions, diversité qui contraignit la Suisse moderne à une n
83 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
161la Radio de Moscou qui proclamait dans toutes les langues, au soir même de la chute de Diên Biên Phu : « La France vient de per
84 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
162hu, la radio de Moscou proclamait dans toutes les langues : « La France vient de perdre ses dernières divisions actives. Elle n
85 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
163uer leurs traditions, leur folklore, ou même leur langue : c’est ainsi qu’on a vu dans notre siècle la Norvège, la Turquie, l’
164rlande et Israël restaurer artificiellement une « langue nationale » parfaitement oubliée depuis longtemps, afin de mieux prou
86 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
165moi, d’ombre, d’écho, et d’âme. Et chacun dans sa langue nous enseigne que voir son Double, c’est mourir. Je n’en dirai pas p
87 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Ce n’est pas au pied du mur… (juin-juillet 1956)
166festivals a diffusé 160 000 exemplaires, en trois langues, de sa brochure Saison 1956. Notre service de presse APEA a fait para
88 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le Prix européen de littérature n’a pas été donné en 1956 (juin-juillet 1956)
167érale pour permettre une publication en plusieurs langues par les membres de la Communauté européenne des guildes et clubs du l
168que la perspective de se voir publié en plusieurs langues par des associations groupant plusieurs centaines de milliers de lect
169 traduction des deux romans en un grand nombre de langues, et rapporta aux auteurs un total de droits plusieurs fois supérieur
89 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe s’inscrit dans les faits [Introduction] (novembre 1956)
170rsque la catastrophe « qui n’a de nom dans aucune langue » a fondu sur un peuple européen. Fallait-il interrompre nos travaux 
90 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
171uer leurs traditions, leur folklore, ou même leur langue : c’est ainsi qu’on a vu dans notre siècle la Norvège, la Turquie, l’
172rlande et Israël restaurer artificiellement une « langue nationale », parfaitement oubliée ou synthétique, afin de mieux prouv
91 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
173ses sont français, allemands ou italiens par leur langue, leur culture et leurs affinités, la guerre des autres serait leur gu
92 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
174d-chose à se dire, à supposer qu’ils trouvent une langue commune. Cela n’empêche pas la Fédération suisse de tourner rond : el
93 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
175à l’usage d’un millier de journaux dans nos trois langues principales. Et voilà la raison de la récente création de notre « Ser
94 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le Centre européen de la culture : ce qu’il fait — d’où il vient — où il va (février 1958)
176par la Campagne européenne de la jeunesse en sept langues. — Trois réunions en vue de la constitution d’un secrétariat européen
177on des Actualités européennes, diffusées en trois langues à 1200 journaux. — Première réunion du Pool européen d’éditeurs.   19
95 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
178ducateurs et publié un bulletin régulier en trois langues : Notes et Études. L’appui financier de la Fondation européenne — lim
96 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pool européen d’éditeurs (février 1958)
179Ces ouvrages seront publiés simultanément en sept langues dès que l’Association aura été complétée par l’adhésion d’éditeurs it
180iteurs de premier rang, dans autant de pays et de langues. Il s’agissait de convaincre ces éditeurs de former, à cet effet, un
181 que la Collection paraisse simultanément en huit langues, dès la fin de 1958. Certains de ses volumes pourront également être
97 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
182end faire coïncider en dépit de toute évidence la langue et l’économie, les « frontières naturelles » et la nature du sous-sol
98 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La création d’un Centre européen d’enseignement post-universitaire (juillet 1958)
183 sources de documentation) et du milieu culturel (langues, ressources artistiques, traditions et vie intellectuelle). Les consi
99 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
184 dernière, peut-être, pour les hommes auxquels la Langue a été donnée. C’est cette question que le 23e des Sonnets à Orphée po
185u solution d’un problème Zen par le poète, par la langue, la langue vivante des images, non des concepts. » C’est ainsi, final
186d’un problème Zen par le poète, par la langue, la langue vivante des images, non des concepts. » C’est ainsi, finalement, par
100 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Editeuropa (septembre 1959)
187que répéter ce qui a déjà été écrit dans d’autres langues, que retracer le même historique, que regrouper les mêmes information
188s’il n’est lu que dans un seul pays, en une seule langue. Le problème concret qui se pose à l’écrivain « européen » est donc d
189diteurs, représentant non pas leur pays mais leur langue 27 . Les objectifs de ce pool sont définis par les statuts signés au
190 d’intérêt général européen simultanément en huit langues. Les principaux problèmes signalés tout à l’heure, celui des auteurs
191’être traduits simultanément dans nos principales langues, moyennant un seul contrat ; aux éditeurs, la garantie que les ouvrag