1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1ent imprudemment, — on sait ce que c’est que la « liberté » d’un esprit pur de tout finalisme ! Surréalisme S.A., entreprise po
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2e glorifient ses tenants, ils y voient la suprême liberté. Le désir se précisait en moi de commettre enfin l’acte vraiment indé
3valable qu’assujettie à son objet, qu’il n’y a de liberté que dans la soumission aux lois naturelles ; et leur effort est de re
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4ue réclament les surréalistes. Le contraire de la liberté. D’autre part, on veut donner à l’acte gratuit une valeur morale en d
5rire des sphinx ; hypocrisie, masque ambigu d’une liberté plus précieuse que toute certitude… Ô vérité, ma vérité, non pas ce q
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
6ut des prétextes, et une passion farouche pour la liberté, qui font de cet ombrageux personnage une manière de Rousseau surréal
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
7eule chose qui reste à nos yeux sacro-sainte : la liberté. Alors n’est-ce pas, merci du conseil, Monsieur Y. Z., de ce conseil
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
8mportent. Vous le savez. Alors vous les lâchez en liberté, par haine de cette esthétique ou de ce sens social, — et voilà qu’il
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
9lâche les ouvriers et leur donne une apparence de liberté, c’est pour mieux les prendre dans son engrenage. L’emploi de leurs l
10ricaine. Voici, par exemple, une définition de la liberté : La liberté consiste à travailler pendant le temps convenable et à
11, par exemple, une définition de la liberté : La liberté consiste à travailler pendant le temps convenable et à gagner, par ce
12gler à sa guise le détail de sa vie privée. Cette liberté particulière, et cent autres pareilles, composent, au total, la grand
13 autres pareilles, composent, au total, la grande Liberté idéale et mettent de l’huile dans les rouages de la vie quotidienne.
14le dans les rouages de la vie quotidienne. Cette Liberté idéale réduite au rôle d’huile dans les rouages, n’est-ce pas charman
15 lui a fait oublier jusqu’à l’existence, et à une liberté qu’il s’empresse d’aliéner au profit de plaisirs tarifés, soumis plus
16iment d’avoir inventé ou compris par soi-même, la liberté et une certaine durée normale et capricieuse dans le plaisir, la cons
17a prétendu maîtriser la matière et parvenir à une liberté plus haute. Or, la technique a révélé des exigences telles que l’Espr
18t lui seul qui nous permettrait de jouir de notre liberté. La victoire mécanicienne est une victoire à la Pyrrhus. Elle nous do
19st une victoire à la Pyrrhus. Elle nous donne une liberté dont nous ne sommes plus dignes. Nous perdons, en l’acquérant, par l’
8 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
20mémorialiste. Madame Bibesco y montre beaucoup de liberté d’esprit, une pénétration de jugement et une ironie assez amère qui é
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
21ne, ou bien descendent au fond des mers adorer la Liberté et jouer de l’orgue sous les yeux de poulpes géants. Jules Verne a vé
22rd, je soupçonne que ce bateau n’est autre que La Liberté. p. 768 ar. « M. Allotte De La Fuye : Jules Verne, sa vie, son œ
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
23ale avec la démocratie, de tout ce qui moleste ma liberté et sans doute celle [p. 8] de beaucoup d’autres à qui forcément, je r
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
24isir, goût du travail, qualité du travail, santé, liberté, sens de la justice et autres balivernes, instruction véritable et au
25u ciel sur notre sol de s’écrier sans hésiter : « Liberté, liberté chérie, voilà bien ta patrie. » 3.f. La préparation civiqu
26r notre sol de s’écrier sans hésiter : « Liberté, liberté chérie, voilà bien ta patrie. » 3.f. La préparation civique Tous le
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
27e d’une autre nature. Elle prétend donner plus de liberté aux enfants en leur rendant le travail amusant, en leur laissant la p
28e qu’ils doivent apprendre. Mais qu’est-ce qu’une liberté méthodiquement organisée ? En réalité, cet amusement a pour seul but
29on capte scientifiquement les sources mêmes de sa liberté. « Instruire en amusant » peut être la formule d’une tromperie subtil
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
30de. Pour qu’on n’ait pas le temps de découvrir la Liberté  9 , parce que celui qui l’a embrassée une fois, une seule fois, sait
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
31néité et l’invention. Elle dénature le sens de la liberté. Elle détruit tout ce qui permettait d’échapper à la mécanique. Bref,
32ordre. Car tout cela nous donnerait des années de liberté, en même temps qu’un peu de calme. Ces années de liberté nous permett
33, en même temps qu’un peu de calme. Ces années de liberté nous permettraient de vivre, seule façon de s’instruire inventée à ce
34ulture de notre force de pensée nous rendrait une liberté sans laquelle nos efforts resteront vains pour instaurer cette nouvel
15 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
35ir dangereux et tendre que prennent les hommes en liberté. Mais ils ne sont jamais méchants, et seulement aux dernières pages d
36terait sa vérité. Ce serait un de ces miracles de liberté dont nous avons besoin pour croire que le monde actuel n’est pas un c
16 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
37pitudes que cela comporte, Belles-Lettres est une liberté. Une rude épreuve : on n’en sort que pour mourir ou pour entrer en re
17 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
38aube et le sourire adorable de savoir la dansante liberté d’un désir à sa naissance L’étoile qui l’accueille au sommet ravi d
18 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
39 mortelles assiègent notre condition humaine : la liberté de l’esprit et les lois de la matière. Pris entre une anarchie et une
40ourquoi tant et toujours plus de mal à prouver la liberté humaine ? C’est que l’on s’est trop bien assimilé les [p. 243] tours
41ale d’une pensée qui par ailleurs participe de la liberté : j’entends la pensée mystique. L’expérience mystique a la même exten
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
42ier.) Il semble qu’ici M. Pierre-Quint, malgré la liberté d’esprit dont il témoigne en maint endroit, se soit laissé quelque pe
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
43et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérienne des arrivées, premiers regards aux rues croisées qui font de
21 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
44elles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’y a plus qu’ici qu’on aime l’ivresse comme un art. Et qu’on so
45re un symbole de la servitude et un symbole de la liberté. Si la Hongrie tout de même a quelque chose de « moderne », dans un s
46 ! Cela tourne tout de suite à la débauche. Notre liberté de penser est absurde au regard des contraintes que subissent nos ges
22 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
47t, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté. (Je pense à la boussole autant qu’au sens moral.) Le goût de se perd
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
48prisonnements au Tonkin. Et non Bouddha 13 . — La liberté est un pouvoir réel et une volonté réelle de vouloir être soi. Ayant
49ons, — et des hommes qui viendront y trouver leur liberté. [p. 187] Mais pourquoi dira-t-on, s’arrêter à ces cris d’une révolt
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
50n images d’un Dieu vertueux, ou en remparts de la liberté. La montagne n’est ni bienveillante ni maternelle ; elle poursuit une
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
51ble : que le bonheur de l’homme n’est pas dans la liberté, mais dans l’acceptation d’un devoir. Gide aurait-il pressenti que l
26 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
52vers de ses manifestations. Gérard parle avec une liberté magnifique et angoissante. Il [p. 47] mêle tout dans le temps et l’es
27 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
53et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérienne des arrivées, premiers regards aux rues croisées qui font de
54elles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’y a plus qu’ici qu’on aime l’ivresse comme un art. Et qu’on so
55re un symbole de la servitude et un symbole de la liberté. Si la Hongrie tout de même a quelque chose de « moderne », dans un s
56 ! Cela tourne tout de suite à la débauche. Notre liberté de penser est absurde au regard des contraintes que subissent nos ges
28 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
57 de jeune fille qui rimait sagement des odes à la liberté… Et voici dans sa vie cette double venue de l’amour et du chant proph
29 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
58 enfance, cette foi anxieuse en je ne sais quelle liberté du monde. Un peu plus tard, il y eut un instant merveilleux que je ve
30 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
59blouissante, des troupeaux de chevaux pâturent en liberté. Le meuglement des bœufs ne s’apaise pas sous le soleil et nous entou
60’est pas commode de se trouver devant une bête en liberté qu’on doit saisir d’abord, puis seller et dompter. Ou bien ce sont de
61 ce que ses genoux plient. Dresser des étalons en liberté, et les monter à poil. Jouer à football avec les hérissons du parc. C
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
62t, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté. Le goût de se perdre est un des plus profonds mystères de notre cond
32 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
63sintéressée », et qu’il faut s’affranchir d’une « liberté » stérilisante. Ils ne voient pas à quel prix cet affranchissement de
33 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
64nt certaines tirades sur le fameux principe de la liberté de conscience. Cela prenait « dans cette enceinte » un petit air anar
34 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
65ité, et qui n’ont pas de vérité. ⁂ La plus grande liberté d’action et de révolution est promise à celui que n’empêtre aucun res
35 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
66saisit-elle, d’une manière imprévisible. La seule liberté qui lui soit accordée vis-à-vis de la foi, c’est de la refuser. Comme
67e morale est délibérément supprimée toute idée de liberté, toute idée de propriété, toute idée de patrie… [et l’énumération se
36 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
68sité du gain, — gagner sa vie. Nous partons de la liberté du risque, — perdre sa vie. Cette opposition est tellement radicale,
69onc de la nécessité. Ils n’arriveront jamais à la liberté, au loisir plein. Si la liberté n’est pas à l’origine d’un système, e
70eront jamais à la liberté, au loisir plein. Si la liberté n’est pas à l’origine d’un système, elle ne s’introduira jamais dans
71néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité. On aura beau l’intensifie
37 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
72 [p. 10] Liberté ou chômage ? (mai 1933) a Nous entendions l’autre jour, en buvant u
73vant un café sur le zinc : « Le travail, c’est la liberté, — pour celui qui ne travaille pas. » Qu’il exprime la religion du tr
74 effort pratique aboutit : au lieu de créer de la liberté, le machinisme crée du chômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même
75elopperait son pouvoir réel de « libération ». La liberté fait plus peur qu’envie au commun des mortels. Ils n’osent pas la con
76urgeois ou « quinquennal ». Il n’y aura jamais de liberté possible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détie
77. Du travailleur on a fait un salarié, — et de sa liberté on a fait le chômage. Mais la misère présente est un appel à l’homme.
38 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
78e moderne s’est enfermée ne comporte plus d’autre liberté, pour l’esprit de ses inventeurs, que celle du renoncement et du suic
79a communisante. Quand l’esprit ne croit plus à sa liberté créatrice, il n’en a plus (Berdiaev). Et dès lors, toute activité spi
80e l’a frustré : l’esprit de création, l’esprit de liberté. Et vous venez lui dire que ça n’existe pas. À vous voir, on le croir
39 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
81ommet de ses hiérarchies, le fondement réel de sa liberté. On nous a reproché de ne pas définir la personne qui est à l’origine
82ous sommes convaincus que si le principe de toute liberté humaine ne se trouve pas à l’origine d’un système, il ne se trouvera
83te de l’État. Le fondement de notre action est la liberté, le risque. L’autorité vient de la personne, non de ce qui lui est le
40 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
84onstructif, dans le deuxième il doit défendre des libertés. Or non seulement le Parlement actuel (depuis que les grands bourgeoi
85 où le Parlement devrait protéger et défendre les libertés locales, corporatives, familiales, individuelles, que voyons-nous au
41 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
86 comme l’entendaient les libéraux — mais c’est la liberté du rêveur impuissant, la même, exactement, qu’on laisse aux prisonnie
42 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
87 l’avons vu en maint autre pays, qu’une espèce de liberté sous conditions. Le clerc bourgeois, chez nous, se croit encore tranq
43 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
88ous enseignent que la loi seule nous conduit à la liberté. Adhérez au déterminisme de l’histoire, abandonnez votre cher petit m
89 tombent, eux aussi, mais continuent d’évoquer la liberté et les idéaux supérieurs dont ils s’éloignent de plus en plus. Mais j
90, organisez le monde par la contrainte ou dans la liberté, vous ne ferez pas une société si vous n’avez pas, avant tout, retrou
44 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
91on. L’exercice de sa vocation figure désormais sa liberté concrète et c’est cela qu’il doit défendre contre l’empiètement des l
92Fonder les lois sur la personne, c’est assurer la liberté d’action des hommes les plus humains, les plus capables, par là même,
45 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
93ue du prolétaire, que leur libéralisme c’était la liberté économique du plus fort, que leur philanthropie, leur humanitarisme,
94a préfiguration de ces fins. On ne fait pas de la liberté avec de la nécessité, on ne crée pas des personnes par le moyen des d
95 livrée à la nécessité. L’esprit est d’abord jeu, liberté, création imprévue. Mais cette évasion hors du déterminisme, la diale
96 saut du royaume de la nécessité dans celui de la liberté ». Ce saut, c’est la vraie révolution, nous dit-on. Or, cette révolut
97opération de rétablissement du spirituel et de la liberté, dans un monde où seules sont admises les valeurs matérielles et quan
98ns d’imaginer possible le saut dans l’ordre de la liberté. En effet, les nouvelles [p. 72] valeurs instituées pendant la périod
99 les moralismes) [p. 74] que l’« esprit » et la « liberté » sont au terme de l’effort humain. Or, je crois, au contraire, que s
100 l’homme est un ensemble de déterminismes, aucune liberté ne sortira jamais de son effort, ni aucun esprit. À moins qu’un Dieu
46 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
101é, mais qui n’ont pas de vérité. ⁂ La plus grande liberté d’action et de révolution est promise à celui que n’empêtre aucun res
47 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
102ompli : le péché, et le salut en Christ. Voilà sa liberté : sa mort est derrière lui. Le problème a été résolu, c’est pourquoi
48 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
103saisit-elle, d’une manière imprévisible. La seule liberté qui lui soit accordée vis-à-vis de la foi, c’est de la refuser. Comme
104e morale est délibérément supprimée toute idée de liberté, toute idée de propriété, toute idée de patrie… [et l’énumération se
49 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
105 discipline. La discipline exige le sacrifice des libertés personnelles au bien collectif. Le bien collectif, c’est l’État. Il s
106dre rigide et logique, une hiérarchie primant les libertés individuelles ; ceux de gauche, parce qu’il concrétise certaines aspi
107e matériel de l’État, préalablement divinisé, les libertés fondamentales de la personne et des églises, ainsi que toute espèce d
50 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
108s : l’Égalité parut glorieusement encadrée par la Liberté et la Fraternité. En fait, l’égalisation était une atteinte à la libe
109é. En fait, l’égalisation était une atteinte à la liberté, et la rendait humainement impossible au moment même où elle l’imposa
110On n’a pas établi l’Égalité. Mais on a limité les libertés, et détruit la fraternité. Capital, police, lutte de classes, guerre.
111laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, la liberté ne consistera jamais dans la suppression des obligations, mais dans l
51 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
112 véritable. La doctrine est seule créatrice d’une liberté que l’homme des rues reste incapable de forger avec toute sa brutalit
113ourgeois, qui se révèle par les témoignages de la liberté qu’elle assure. Ordre secret et fraternel au milieu de la foule des v
52 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
114ise et du pouvoir politique tendait à opprimer la liberté de la personne, en absorbant celle-ci de plus en plus dans des engage
115t autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commune, l’équilibre vivant des tons complé
116r état de gouvernement est celui-là où il y a une liberté bien tempérée et pour durer longuement. » Il me semble que le spectac
117 l’un des deux pôles de la personne : celui de la liberté ou de l’autonomie, et l’on a tout réduit à l’autre pôle : celui de l’
118ividu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de pouvoir deviennent possibles. Certes, l’on crée des
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
119 1 Liberté ou chômage ? Nous entendions l’autre jour, en buvant un café sur le z
120vant un café sur le zinc : « Le travail, c’est la liberté, — pour celui qui ne travaille pas ! » Qu’il exprime la religion du t
121ratique aboutit : au lieu [p. 227] de créer de la liberté, le machinisme crée du chômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même
122elopperait son pouvoir réel de « libération ». La liberté fait plus peur qu’envie au commun des mortels. Ils n’osent pas la con
123urgeois ou « quinquennal ». Il n’y aura jamais de liberté possible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détie
124. Du travailleur on a fait un salarié, — et de sa liberté on a fait le chômage. Mais la misère présente est un appel à l’homme.
54 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
125sité du gain, — gagner sa vie. Nous partons de la liberté du risque, — c’est peut-être perdre sa vie. Cette opposition est tell
126onc de la nécessité. Ils n’arriveront jamais à la liberté, au loisir plein. Si la liberté n’est pas à l’origine d’un système, e
127eront jamais à la liberté, au loisir plein. Si la liberté n’est pas à l’origine d’un système, elle ne s’introduira jamais dans
128néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité. On aura beau l’intensifie
55 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
129lus propre à nous faire envier la suppression des libertés de la presse. (Si les journaux des pays fascistes ou communiste se li
130tale une opération très précise de spoliation des libertés de la personne par l’État (que ce soit au nom d’une classe ou de la r
131personne que nous voulons subordonner l’État à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation. C’est en vertu de notre conc
132s » des hommes qui veulent subordonner l’État aux libertés — ce qui est l’inverse de l’effort fasciste — ni de [p. 257] communis
133de [p. 257] communistes des hommes qui veulent la liberté de l’esprit. Les grandes politiques naissent de grandes visions, d’ut
56 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
134t en réalité gratuit. Que tout se paye. Que notre liberté de penser n’importe quoi, sans tenir compte de l’époque, était une il
135re, c’est se libérer et assumer les risques de sa liberté. Il peut sembler paradoxal de soutenir que l’engagement d’une pensée
136que l’engagement ne peut être qu’un esclavage. La liberté réelle n’a pas de pires ennemis que les libéraux ; sinon en intention
137nt le pas dès qu’une menace se précise contre les libertés françaises ! Le réflexe du libéral devant le péril, c’est de faire un
57 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
138ous enseignent que la loi seule nous conduit à la liberté. Adhérez au déterminisme de l’histoire, abandonnez votre cher petit m
139 tombent, eux aussi, mais continuent d’évoquer la liberté et les idéaux supérieurs dont ils s’éloignent de plus en plus. Mais j
140, organisez le monde par la contrainte ou dans la liberté, vous ne ferez pas une société si vous n’avez pas, avant tout, retrou
58 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
141la phénoménologie a ouvert la voie à une nouvelle liberté de la pensée ; mais, jusqu’ici, peu l’ont suivie, en France. Sachons
142e entièrement légitime qu’elle puisse faire de sa liberté consiste précisément à reconnaître qu’elle ne s’appartient pas ; c’es
59 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
143us répète : « La subjectivité est la vérité. » La liberté, la dignité de l’homme, c’est qu’il soit seul le sujet de sa vie. Mai
60 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
144— je dis : de l’homme rendu à la conscience de sa liberté. Toute création suppose une liberté, ou plus exactement, créer, c’est
145science de sa liberté. Toute création suppose une liberté, ou plus exactement, créer, c’est être libre. Un art nouveau, c’est u
146réer, c’est être libre. Un art nouveau, c’est une liberté nouvelle. Mais c’est aussi une obéissance nouvelle. Je ne conçois de
147t aussi une obéissance nouvelle. Je ne conçois de liberté concrète que dans l’exercice fidèle de ma vocation personnelle. Liber
148ans l’exercice fidèle de ma vocation personnelle. Liberté devient synonyme d’obéissance inconditionnée à mon unique raison d’êt
149s sommes ici très loin de la notion bourgeoise de liberté, qui est absence d’obligations, de repères, de coordonnées. Très loin
150ès loin aussi de l’anarchie. Car l’exercice de la liberté personnelle entraîne des engagements humains ; rapidement il se concr
61 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
151eur : il a compris le fait — sinon l’acte — de la liberté. Il a su reconnaître que l’homme est un sujet (au sens initiateur, et
152heur du spiritualisme fut de se replier sur cette liberté pour la chérir dans sa précieuse intégrité. Orgueilleux de sa force,
153 esprit » demeuré incapable de témoigner de notre liberté. Dans le plan d’ombre et d’abstractions, parfois violentes, où se pou
154 dans l’échelle de nos valeurs, notre capacité de liberté à l’exercice concret de cette liberté. C’est une usurpation de l’éter
155capacité de liberté à l’exercice concret de cette liberté. C’est une usurpation de l’éternel par la conscience contingente, par
62 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
156pas qualité pour le savoir. Puis, on le rend à la liberté. Toute l’histoire sera celle, non pas du procès, qui n’a jamais lieu,
157e mèche avec la [p. 869] justice, ces prévenus en liberté, cette complicité générale, tout cela, ce n’est pas la « misère de l’
63 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
158s : l’Égalité parut glorieusement encadrée par la Liberté et la Fraternité. En fait, l’égalisation était une atteinte à la libe
159é. En fait, l’égalisation était une atteinte à la liberté, et la rendait humainement impossible au moment même où elle l’imposa
160On n’a pas établi l’Égalité. Mais on a limité les libertés, et détruit la fraternité. Capital, police, lutte de classes, guerre.
161laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, la liberté ne consistera jamais dans la suppression des obligations, mais dans l
64 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
162ciste, aux fatalités de l’État. Nous croyons à la liberté de la Personne. Je connais bien la réaction qui accueille d’ordinaire
65 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
163Bonnafous, qui écrit dans ses commentaires : « La liberté ne se conçoit qu’en fonction d’un ordre sur lequel elle s’appuie, par
164ste simplement (sic) à créer les conditions d’une liberté réelle, et en attendant d’y parvenir, à ménager les mesures de transi
66 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
165critique, de certitudes théologiques, et de cette liberté spirituelle que confère la connaissance vivante de « la seule chose n
166oit. » Il faut perdre la croyance en Dieu, en la liberté et en l’immortalité, comme ses premières dents ; ce n’est qu’ensuite
167heur, etc., l’idée de la toute-puissance et de la liberté de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, e
67 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
168ent à merveille tirer parti contre l’esprit de la liberté qu’il leur laisse. Ils le vénèrent officiellement, déléguant le soin
169lui vois bien des agréments, s’il est vrai que la liberté de penser et d’écrire à sa guise, la pauvreté, le risque matériel, le
68 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
170sion hitlérienne, irait-on se battre au nom de la liberté nationale ou au nom de la liberté populaire ! Flatus vocis ! Il n’y a
171re au nom de la liberté nationale ou au nom de la liberté populaire ! Flatus vocis ! Il n’y a qu’une seule manière de tirer à l
172verbales assez grossières. L’équivoque sur le mot liberté par exemple : c’était jusqu’à présent le fait des ligues que de procl
173’à présent le fait des ligues que de proclamer la liberté en préparant la dictature. Jamais on n’a plus mal menti, jamais avec
69 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
174. Car les uns nient cette communauté au nom d’une liberté dont ils négligent d’ailleurs de témoigner par des actes qu’ils l’ont
175peut créer librement. Elle créera certes en toute liberté, selon ses voies, pour ses fins propres. Mais ces voies se trouveront
176pas avec les dictatures qu’on a jamais créé de la liberté : nous entendons la seule liberté effective, celle d’accéder à l’exer
177mais créé de la liberté : nous entendons la seule liberté effective, celle d’accéder à l’exercice de la personne, — d’obéir à s
70 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
178ssaire pour proclamer les quelques révocations de libertés personnelles encore possibles. Ils louchent vers Roosevelt ou vers Mu
71 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
179auche, dans l’un et l’autre cas destructeur de la liberté des personnes, destructeur du sentiment patriotique, destructeur à ga
72 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
180contradictoires. Le Comité de vigilance défend la liberté en soi, la liberté dite démocratique, celle-là même que défendirent l
181 Comité de vigilance défend la liberté en soi, la liberté dite démocratique, celle-là même que défendirent les intellectuels du
182re du Parti communiste. Or, ce parti veut bien la liberté, mais d’une manière tant soit peu différente. Il veut, sous le nom de
183tant soit peu différente. Il veut, sous le nom de liberté, la dictature, l’étatisme et la guerre. La guerre et l’antimilitarism
184, un peu partout, l’idée qu’il faut organiser les libertés se fait jour, et cesse d’apparaître comme un simple paradoxe d’intell
73 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
185ns de ceux qui croient, comme je le crois, que la liberté de l’homme implique son effort pour surmonter les illusions de la pan
74 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
186 satisfait à moindre risque dans l’illusion d’une liberté tout « intérieure ». Nous aurons donc deux espèces de clercs : les co
75 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
187ctrine, évadée du réel, se flattait d’une absurde liberté. Or nous voyons que cette pratique et cette doctrine n’ont plus entre
76 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
188t les écrits de notre temps : esprit, révolution, liberté, ordre, patrie. Voilà les instruments du jeu philosophique, ou politi
189 autres celui de la patrie… Les uns voudraient la liberté dans l’ordre, ou la révolution par l’esprit, ou un esprit patriotique
190s opposent l’esprit à la révolution, l’ordre à la liberté, ou encore les patries de l’ordre à la patrie de la révolution… Toute
191lémistes les plus étranges surimpressions 36 . La liberté sera invoquée par la concurrence et l’oppression capitalistes, par le
77 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
192tir aux Allemands plus fortement que le défaut de liberté civique ou de bien-être matériel. La preuve de cette affirmation, don
193llait d’abord donner le pain, d’abord rendre sa « liberté » à la nation. La culture viendrait après : on la taxait pour le mome
78 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
194e critiquer la dictature que lorsqu’il assure une liberté réelle et plus féconde que la contrainte. Les surréalistes sont fondé
195turelle : la personne, l’aventure personnelle, la liberté et le risque personnels. 3° La constatation de cet échec s’impose non
196s gardons l’avantage important d’une tradition de liberté. Et vos premières expériences nous enseignent. [p. 120] Toute la ques
79 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
197est pas la fin absolue. Il veut bien sacrifier sa liberté pour hâter la conquête du monde par la science et l’orgueil de l’homm
80 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
198r à l’Europe, c’est de lui opposer le génie de la liberté. Saint-Just. (Discours du 12 février 1793.) On pourrait sans diffic
199 [p. 132] Elles ne savent trop que faire de cette liberté dont elles se vantent. Elles s’en vantent d’ailleurs de moins en moin
200e, il n’est question que du « désarroi général ». Liberté d’opinion, c’est pratiquement liberté de se plaindre, mais de se plai
201 général ». Liberté d’opinion, c’est pratiquement liberté de se plaindre, mais de se plaindre sans passion profonde. La misère
202ations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d’ailleurs de moins en moins.
203ers cette grandeur, au mépris de la faim ou de la liberté ; il a suffi qu’on lui propose, souvent sans preuve, un grand mythe d
204 mais un outil ; que l’individu n’est rien que la liberté du désespoir, et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépa
81 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
205raire pour découvrir les « lois » de l’une, et la liberté créatrice qui éclate en l’autre à tout coup. Et ceci dictera le plan
206i qui ne possède rien n’a rien à craindre pour sa liberté tant que les moyens politiques ne prétendent pas le couper des origin
207origines et des fins spirituelles où réside cette liberté. Mais qu’une doctrine de l’État en vienne à s’attaquer aux seuls bien
208eule, une croyance illusoire en la valeur de leur liberté de pensée peut servir de prétexte à certains intellectuels pour repou
82 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
209ence. Ils se sont bornés jusqu’ici à proclamer la liberté de la [p. 195] pensée. Il serait temps qu’ils usent de cette liberté.
21095] pensée. Il serait temps qu’ils usent de cette liberté. Il serait temps, en particulier, que la France renoue sa vraie tradi
211, et non pas de conservation des biens acquis. La liberté de penser ne doit pas signifier que la pensée est libre au sens idéal
212ne religion ; du peuple comme d’un Messie ; de la liberté comme si on la désirait vraiment ; d’une dictature étrangère comme d’
213remiers y voient la garantie de ce qu’ils nomment liberté de penser. Ils se figurent que l’exercice de cette liberté est gratui
214e penser. Ils se figurent que l’exercice de cette liberté est gratuit, c’est-à-dire que la pensée n’a pas à se préoccuper de se
215s du mot. Les clercs défendent et définissent une liberté de la pensée qui n’est au vrai qu’une assurance contre toute espèce d
216 toute espèce de sanction. Il est clair que cette liberté-là, garantie par les lois de l’État, ne sera jamais [p. 213] que serv
217 de sa pensée fonde la seule autorité valable. La liberté de penser n’est réelle que chez un homme qui a reconnu et qui accepte
218 élément irrationnel, incalculable, un élément de liberté. Sens de la liberté, ou la conquête de la personne Et voici la ques
219incalculable, un élément de liberté. Sens de la liberté, ou la conquête de la personne Et voici la question décisive : quel e
220st le sens dernier de l’acte humain ? Pourquoi la liberté ? Et pourquoi tous les hommes la désirent-ils obscurément — non sans
221s l’instant qu’il ranime l’être. Le sens de notre liberté est défini par cette contradiction. Aux yeux de Dieu, notre acte est
83 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
222ar des choses (s’agît-il du profond mystère de la liberté des humains en présence de « l’absurdité » du Tout-Puissant). Entre d
84 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
223e critiquer la dictature que lorsqu’il assure une liberté réelle et plus féconde que la contrainte. Les surréalistes sont fondé
224 de la personne, de l’aventure personnelle, de la liberté et du risque personnels. 3. La constatation de cet échec s’impose non
225s gardons l’avantage important d’une tradition de liberté. Et vos premières expériences nous enseignent. Toute la question est
226r à l’Europe, c’est de lui opposer le génie de la liberté. Saint-Just. L’on pourrait sans difficulté multiplier les grands exe
227ourd’hui. Elles ne savent trop que faire de cette liberté dont elles se vantent. Elles s’en vantent d’ailleurs de moins en moin
228e, il n’est question que du « désarroi général ». Liberté d’opinion, c’est pratiquement liberté de se plaindre, mais de se plai
229 général ». Liberté d’opinion, c’est pratiquement liberté de se plaindre, mais de se plaindre sans passion profonde. La misère
230ations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d’ailleurs de moins en moins.
231ers cette grandeur, au mépris de la faim ou de la liberté ; il a suffi qu’on lui propose, souvent sans preuve, un grand mythe d
232outil ; que l’individu n’est rien que la [p. 269] liberté du désespoir et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépas
85 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
233cès de l’URSS auprès des intellectuels français. Liberté en URSS ? « Je doute qu’en aucun autre pays aujourd’hui, fût-ce dans
86 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
234et les apôtres suivi ; mais encore elle a pris la liberté d’interdire sévèrement cette pratique… Quand donc on veut s’imaginer
87 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
235r de ce genre de pression pour s’exercer en toute liberté. » Il écrit un peu plus loin qu’il déplore la disparition « des grand
88 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
236 [p. 435] Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936) y « J’aime les titres mystérieux ou pé
237contenu de la doctrine qu’il défend. Dictature et liberté, le monde moderne se débat tragiquement entre ces deux nécessités don
238de notre mission spirituelle. La dictature tue la liberté pour assurer l’ordre et le pain du corps (c’est le principe !). La li
239dre et le pain du corps (c’est le principe !). La liberté condamne la dictature, mais dès qu’elle la supprime pratiquement, ell
240t : elle « crève les yeux ». Il faut organiser la liberté. Mais c’est encore là une ellipse ; l’on dira qu’une liberté organisé
241is c’est encore là une ellipse ; l’on dira qu’une liberté organisée n’en est plus une. Expliquons-nous ; il faut organiser le m
242ature 36 seule y parvient — mais au profit de la liberté, et à seule fin de la laisser s’épanouir. Il faut soumettre la dictat
243r s’épanouir. Il faut soumettre la dictature à la liberté, il faut une dictature pour la liberté — une dictature de la liberté.
244ature à la liberté, il faut une dictature pour la liberté — une dictature de la liberté. Ce serait le plus beau « titre » du si
245e dictature pour la liberté — une dictature de la liberté. Ce serait le plus beau « titre » du siècle. Ceci admis, et comment n
246et à brimer nécessairement leurs vocations, leurs libertés réelles, leur personne. Si la personne n’est pas déjà au début d’un c
247taines questions dernières (le sens dernier de la liberté humaine, par exemple). Mais si l’on considère l’ampleur du dessein de
89 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
248eu vendables. Ils entretenaient une atmosphère de liberté dans la recherche, un dernier reste de snobisme d’avant-garde, un goû
90 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
249lus propre à nous faire envier la suppression des libertés de la presse. (Si les journaux des pays fascistes ou communiste se li
250tale une opération très précise de spoliation des libertés de la personne 43 par l’État (que ce soit au nom d’une classe ou de
251personne que nous voulons subordonner l’État à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation 46 . C’est en vertu de notre
252s » des hommes qui veulent subordonner l’État aux libertés — ce qui est l’inverse de l’effort fasciste — ni de communistes des h
253ste — ni de communistes des hommes qui veulent la liberté de l’esprit. 8. Les grandes politiques naissent de grandes visions, d
91 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
254 par l’opposition, les traditions locales et la « liberté » anarchique des « opinions », c’est-à-dire des groupements d’intérêt
92 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
255mais communaliste. Il n’y va pas seulement de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la
93 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
256n sans fièvre et cette arrivée au soleil dans une liberté naïve et nue, pauvre et joyeuse… Mais je vois bien qu’il me faut expl
94 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
257formels, sans nul rapport avec ce beau vertige de liberté. Depuis six jours que nous sommes arrivés, je n’ai lu que les Règles
258lerai de notre affaire, avec nos mots, dans notre liberté. Après quoi, je pourrai travailler. Aujourd’hui c’est le jour du repo
259bitants plantèrent à la Révolution un arbre de la Liberté. Cet orme est devenu gigantesque, majestueux, exemplaire dans sa symé
260quand on se sent observé derrière les fenêtres. Ô liberté des villes ! Mais ne point oublier qu’à Paris, c’est chez soi, dans l
261 du hasard, éveille par résonance un sentiment de liberté, de gratuité aventureuse. Mon sort ne dépend plus de ce que je puis f
262n pensée notre marche jusqu’au pays voisin. Cette liberté insulaire est une liberté négative. Elle nous met à l’abri du monde e
263u’au pays voisin. Cette liberté insulaire est une liberté négative. Elle nous met à l’abri du monde et nous ramène tout physiqu
264te première expérience de deux mois, c’est que la liberté ne s’improvise pas. Qu’il faut la conquérir avec méthode, et organise
265s ici, que feraient-ils de tout cela ? Ils ont la liberté, et cela leur suffit, depuis cent cinquante ans. Ils ne songent pas à
266mes de dictature ; si les paysans avaient plus de liberté qu’auparavant, etc. Mais ce qui me surprit davantage, ce fut la quest
267érent ; qu’on voulait surtout, par ici, garder sa liberté et se gouverner comme on l’entendait. Et je me disais, en l’écoutant 
268mi la confusion d’un grand peuple, avec autant de liberté et de repos que vous sauriez faire dans vos allées ; et je n’y consid
269a servitude de la corruption pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or nous savons que jusqu’à ce jour,
270ner quelques personnes sur les moyens de vivre en liberté, à peu de frais. Je dis quelques personnes : sont-elles si rares à dé
95 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
271placer, tel soir, l’impression de n’avoir plus sa liberté. Ce qui change tout, bien entendu, et suffit en particulier [p. 148]
272 des métamorphoses non moins effarantes. Travail, liberté ou union, richesse et pauvreté, tous ces vocables dont nous pensions
273mocratie parlementaire, et toute une tradition de libertés. Bref, un petit sermon élémentaire sur le thème « liberté oblige ». A
274 Bref, un petit sermon élémentaire sur le thème « liberté oblige ». Au sortir de la réunion, je surprends cette phrase d’un hom
275he matin… — et les oligarchies réactionnaires ! Ô Liberté, Égalité, Fraternité, Déclaration des Droits de l’Homme ! Il est venu
96 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
276ux maréchaux rouges, de la suppression totale des libertés culturelles et politiques, etc. Ils me répondent que tout cela n’est
277premier Führer venu : il dit que c’est au nom des libertés prolétariennes. Cela change tout. Quand je leur pose une question gên
97 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
278 [p. 221] Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937) w Luther inconnu
279ence moderne. — Selon Luther, nous n’avons aucune liberté, car en réalité, Dieu a tout prévu, et rien n’arrive que selon sa pré
280firmer dans mon autonomie par un acte qui crée ma liberté, par un acte de révolte, s’il le faut ! [p. 227] L. — Tu crois donc
281t prévu que nous avons en lui, et en lui seul, la liberté. Mais cela n’apparaît qu’à celui qui ose aller jusqu’aux extrêmes de
282ur nous sauver, fait voir que nous n’avons aucune liberté, par nous-mêmes, dans notre péché. Et, à l’inverse, il faut oser desc
283la connaissance du péché pour voir qu’il n’y a de liberté possible que dans la grâce que Dieu nous fait. Toute l’argumentation
284. Et comme ce Retour éternel paraît exclure toute liberté humaine, il se met à prêcher l’amor fati, l’adhésion volontaire et jo
98 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
285e moins en moins, en France, où rien n’entrave la liberté d’éditer et de vendre tout ce que l’on imagine. Ce n’est pas le « fas
286rançais réserve, présentement, sous son régime de liberté, à la lecture de Paris-Soir et Paris-Sports, quand ce n’est pas Paris
99 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
287ire. Ils appellent le retour à l’art sain dans la liberté. — Il est temps de donner le pas à l’esprit sur les forces de la mati
288, par suite rejet du capitalisme et du fascisme ; liberté nécessaire de la culture ; enfin, subordination du machinisme, perfec
289’aider à résoudre les problèmes de la paix, de la liberté et du pain des hommes. » Autant dire qu’il ne fait plus confiance à M
290 la page 13 : « La paix ne se conçoit pas dans la liberté. » (Phrase qui aurait pu faire croire que l’URSS est pacifiste). Mais
100 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
291ssée, — respectaient les principes éternels, — la liberté individuelle, — l’intellectualisme, — la pensée solitaire, — et le bo