1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1porter à son excès toute chose, au-delà de toutes limites. « Il n’y a que les excès qui méritent notre enthousiasme ». Mais « c
2telligence de nos instincts, la conscience de nos limites naturelles, tout ce qui servirait de frein à notre glissade vers des
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
3it catéchisme cubiste qui dépasse de beaucoup les limites de cette école, et qu’il eut le tort à notre sens de vouloir illustre
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4’où l’on peut tirer par une sorte de passage à la limite que les faits justifient : sincérité = spontanéité. Mais la morale es
5de indiquée dans le premier exemple. C’est un cas limite, j’en conviens. Pourtant, n’est-ce pas le schéma de tout un genre lit
6ser 2 . Il ne s’en suit pas que contenue dans des limites assez étroites empiriquement fournies par le sens de son intérêt prop
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7os mœurs. … et nous portant dans nos actions à la limite de nos forces, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J.
8ar contumace. Il y a encore des gens pour qui les limites de l’anarchie sont : chanter l’Internationale dans les rues, faire la
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
9t inutile de la publier. Et même, en passant à la limite, on peut imaginer que si elle était réalisée, on ne s’en apercevrait
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
10r qu’en progressant. Mais la nature humaine a des limites. Et le temps approche où elles seront atteintes. On peut se demander
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
11mocratie, par le moyen de l’instruction publique, limite l’homme au citoyen. Il s’agit donc de dépasser le citoyen, de retrouv
8 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
12ne, avec une clairvoyance singulière, mes propres limites, et j’ai eu la sagesse de ne rien tenter au-delà ». C’est le comble d
9 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
13voir, s’il en eut, ne s’étendit guère au-delà des limites du monde roman. Le type de chevalier et ses succédanés militaires et
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
14à froid) — art qui tout ensemble se définit et se limite par l’épithète valéryenne d’exquis. On sait quels « jugements » Gide
11 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
15 social réductible à l’ordre imposé. Passant à la limite du sentiment, là où il prend une valeur d’acte ou de jugement, l’on p
16éraliser, et borne son désir à l’immédiat. — À la limite de la puissance, c’est la réaction goethéenne. Goethe en ce sens est
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
17écouvrir qu’on n’y atteint qu’en outrepassant les limites normales de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, pa
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
18voit par l’étymologie. Aussi, par le passage à la limite : car la plus grande crise imaginable, c’est l’arrêt absolu, suprême 
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
19nd ce problème, et ensuite se maintenir entre les limites de l’intelligible » 12 . L’on découvre ici la source de l’étrange ref
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
20 Ceci pour indiquer à la fois l’importance et les limites du petit livre si justement paradoxal de Jouhandeau, — de cette espèc
16 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
21à la fois l’esprit et la matière, et risque, à la limite, de les priver de toute raison d’être efficace, — ainsi et parallèlem
22révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve [p. 606] condam
17 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
23e prévoir sérieusement le moment où, une certaine limite d’absorption étant atteinte, le machinisme développerait son pouvoir
18 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
24ns et coutumes. Ou, tout au moins, d’indiquer les limites, la formule et les buts de ces institutions.
19 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
25eraient pas. Dès que l’on croit à la personne, on limite effectivement leur pouvoir. Mais si ces mythes représentent l’attitud
20 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
26s, toute cette critique reste valable quand on se limite au plan humaniste, au plan psychologique. Qui est précisément le plan
21 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
27si, la valeur suprême de la personne, c’est, à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque gra
22 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
28onnaissant plus aucune autorité qui transcende et limite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu div
29en qu’elle doit marquer en toute clarté certaines limites, et, d’autre part, qu’elle ne doit pas hésiter à appuyer certaines re
23 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
30e prévoir sérieusement le moment où, une certaine limite d’absorption étant atteinte, le machinisme développerait son pouvoir
24 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
31à la fois l’esprit et la matière, et risque, à la limite, de les priver de toute raison d’être efficace, — ainsi et parallèlem
32révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve condamné par là
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
33urtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où l’homme s’engage, « en vertu de l’absurde »,
26 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
34ue du régulier, c’est-à-dire de l’inhumain, (à la limite), et c’est encore à dire qu’une « science de l’homme » qui se veut pu
35a raison même, déclare sa permanente crise et ses limites humiliantes. L’éternel est dans le présent, et non point dans l’intem
36Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est la limite atteinte de la personne dans l’histoire, le fait extrême, le concreti
37siècle : il est l’élément insécable qui marque la limite de décomposition d’un corps quelconque. Autrement dit, l’individu n’e
38ce, il refuse de l’exercer, de l’engager dans des limites objectives. Il veut se garder pur, et reste virtuel. Il se croit maît
39llusion provient d’une pensée qui se refuse à nos limites, faute parfois de les avoir assez sérieusement éprouvées, faute surto
27 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
40la réalité dernière, dont l’existence déborde les limites de l’incarnation personnelle. On songe ici tout de suite à la questio
41l’individualisme. Ramener la question sociale aux limites de la personne, c’est constater que la question sociale, en tant qu’e
42e confondre avec un je désormais incertain de ses limites agrandies. Perte de tension, en chaque point du cercle. Il faudra bie
28 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
43ce qui le juge et en même temps le sauve dans ses limites, ici et maintenant ? C’est là le sens de l’Incarnation, en même temps
29 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
44si, la valeur suprême de la personne, c’est, à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque gra
30 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
45 pas. Dès que l’on croit à la personne, on [p. 6] limite effectivement leur pouvoir. Mais si ces mythes représentent l’attitud
31 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
46r d’utilité que s’ils concrétisent à nos yeux les limites de nos imaginations. Reconnaître, éprouver péniblement ces limites, v
47aginations. Reconnaître, éprouver péniblement ces limites, voilà la vraie leçon de nos voyages en Palestine, réels ou figurés.
32 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
48 fera bien de lire l’essai de René Daumal sur les Limites du langage philosophique. C’est une recherche des conditions d’activi
33 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
49yens par lesquels l’âme arrive à transgresser ses limites charnelles et temporelles, à s’oublier en Dieu, son principe ». La qu
50t pas cette « transgression » et cet oubli de nos limites, contre lesquels s’élèvent sans cesse les Prophètes et les Apôtres. I
34 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
51ée hic et nunc à des hommes bien réels dans leurs limites reconnues et acceptées. Il me semble que c’est la leçon que nous devo
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
52opposerai le fait de l’homme. Voilà le sens et la limite de l’abaissement que je demande. D’un symptôme de décadence Pour me
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
53ies, Israël est devenu le peuple sans foyer, sans limites et sans mesure. Les richesses mêmes qu’il prodigue aujourd’hui à la c
37 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
54e le comble de la pondération, c’est-à-dire, à la limite, l’équivalence parfaite des idées, l’équilibre de la balance, ce qui
55is dont ils ne peuvent définir le principe ni les limites, à quoi se résout-il effectivement ? À ce recours à un système ou à u
38 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
56rtantes : Cela est-il possible à l’homme dans ses limites charnelles ? Cela exige-t-il de moi un acte précis, ici et maintenant
57ne vision commune, un acte d’incarnation dans nos limites finies. Nous avons grand besoin d’une cure d’assobrissement. (Et c’es
58 révèlent à nous qu’au point où nous heurtons ces limites extrêmes de notre condition. Mais il nous faut apprendre que ce [p. 2
59 raison, qui lui donne corps en lui assignant des limites. (La raison seule ne produit rien. La violence seule détruirait ses p
60t de concevoir ce qu’il ne pouvait faire dans ses limites. Dès cet instant, notre pensée se mit à mentir, à dire ce qui n’est p
61u allais vivre : une agonie ! Il faut poser cette limite, il faut y tendre sans relâche. Ne fût-ce que pour nous prémunir cont
62vant le conflit humain tel qu’il se joue dans nos limites charnelles. Mais ce qui est sûr, c’est que le conformisme et l’évasio
63nt — je poserai donc la thèse suivante, comme une limite extrême et un repère : Le lieu de toute décision qui crée, c’est la
64é dernière, dont l’existence concrète déborde les limites de la personne. [p. 233] On songe ici tout de suite à la question so
65e : le collectif. Ramener la question sociale aux limites de la personne, c’est constater que la question sociale, en tant qu’e
66 confondre avec un moi désormais incertain de ses limites agrandies. Perte de tension, en chaque point du cercle. Il faudra bie
67re à cette question outrepasse sans nul doute les limites d’un ouvrage profane. D’autre part, il n’est pas mauvais d’éprouver p
68part, il n’est pas mauvais d’éprouver parfois ces limites, au besoin d’y faire quelque brèche pour aller béer sur l’absurde, ou
69n créateur créé, un ordonnateur obéissant, et ses limites sont celles de l’incarnation personnelle. C’est là son ordre et sa ré
39 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
70homme est pécheur, et ne peut pas outrepasser les limites de sa condition. Qui veut faire l’ange — l’Homme Nouveau — appelle la
40 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
71e. Que voulait donc Kierkegaard ? Peut-être, à la limite, le martyre — la preuve irréfutable de sa foi. (Encore qu’il s’en déf
72pathétique purement humains, en les poussant à la limite où se révèle leur impuissance ; puis à montrer que l’éternelle vérité
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
73ngle clair posé sur l’horizon, un peu au delà des limites européennes, dans une espèce de terrain vague de la civilisation de l
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
74ment analogue, j’imagine, à un poste colonial aux limites du désert. Curiosité, comme au début d’un film. La situation est d’ai
75i du monde et nous ramène tout physiquement à nos limites. Mais l’homme est ainsi fait qu’il désire sans cesse se risquer au-de
76e me vois contraint de toucher tous les jours les limites du domaine culturel : et là seulement paraissent les absurdités sur l
77ils vivent à peine. Ils subsistent. À la fois aux limites du continent et aux limites de l’humanité. Ils n’attaquent plus, ils
78istent. À la fois aux limites du continent et aux limites de l’humanité. Ils n’attaquent plus, ils se cramponnent. Ce ne sont p
79lle est la formule à la fois de la mission et des limites de Goethe. Et c’est là qu’il nous faut reprendre, avec une patience o
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
80comporte sa condition. Sans même aller jusqu’à la limite de cette perversion, il aurait en tout cas pour effet de nous rendre
81. Il n’y avait donc plus d’autre espoir. Voilà la limite impensable. Quand on en vient à désespérer d’un peuple, d’un régime,
82 l’on constaterait alors ne serait en fait que la limite du pire désordre, et c’est la mort. Cas purement idéal bien entendu p
83ue : faire de la place aux jeunes en abaissant la limite d’âge dans les chemins de fer et l’administration ; faire des lois ré
84st instructif. Mais le désir de s’instruire a des limites. Déjà les relations se stabilisent, les « courtes habitudes » épuisen
44 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
85 qu’il a poussé, comme Luther, jusqu’aux extrêmes limites de l’homme, jusqu’aux questions dernières que peut envisager notre pe
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
86’on puisse attendre, c’est qu’ils le soient, à la limite, autant. Il me dira d’une voix que j’entends déjà : « Mais je n’ai ri
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
87 l’on constaterait alors ne serait en fait que la limite [p. 374] du pire désordre, et c’est la mort. Cas purement idéal bien
47 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
88ment analogue, j’imagine, à un poste colonial aux limites du désert. Curiosité, comme au début d’un film. La situation est d’ai
89i du monde et nous ramène tous physiquement à nos limites. Mais l’homme est ainsi fait qu’il désire sans cesse se risquer au-de
48 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
90nsidérablement dès qu’il s’agit de fixer une date limite. Il est très difficile d’ailleurs de fixer pour chaque auteur importa
49 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
91; mais je sens bien qu’elles m’ont porté déjà aux limites du désobligeant : nous aimons trop nos illusions pour souffrir même q
50 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
92nemi mortel ». Nous nous heurtons ici à l’extrême limite, à l’origine pure de la Passion, — mais du même coup nous sommes jeté
51 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
93niosité dans ce livre : un sens de l’homme et des limites de sa grandeur, un sens de l’humour du destin, une vraie poésie de l’
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
94 a pu toucher, fût-ce même sans les franchir, les limites. Quant aux livres intermédiaires : le deuxième tente de remonter aux
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
95ar la passion, c’est « ce que l’on subit » — à la limite, c’est la mort. En d’autres termes cette action est un nouveau délai
96 réprimé de la mort, ce goût de se connaître à la limite, ce goût de la collision révélatrice qui est sans doute la plus inarr
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
97a sanctification de la vie poussée à ses extrêmes limites. » 50 Dira-t-on que l’on tombe ici du symbole dans l’allégorie ? Ou
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
98’Éros lumineux. Mais il faut indiquer la dernière limite, qui est celle de l’humilité. Et là encore, la clé de l’opposition es
99 de la mort sans retour. L’on s’aperçoit, à cette limite, que la prouesse était le signe matériel d’un processus de divinisati
100our transfigurante, mais au contraire accepte les limites de sa terrestre vocation. « Rien ne le pousse vers le haut, et rien n
101n — ou « enthousiasme » — cette transgression des limites de l’humain, finalement irréalisable, devait se traduire, et se trahi
102heur divin et rend l’amour humain possible en ses limites. D’où il résulte que le langage de la passion humaine selon l’hérésie
103e lorsque le désir est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel », disait le troubadour Guido Cavalcanti, au xiiie
104iiie siècle. Or le [p. 186] fait de dépasser les limites de l’instinct, définit l’homme en tant qu’esprit. C’est ce fait seul
105ssance heureuse, c’est-à-dire à l’acceptation des limites de la créature, mais dans un esprit renouvelé, dans une liberté recon
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
106e lorsque le désir est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel… Comme il ne provient point de la qualité, il réfl
107vèle le Jour absolu. Mais faute d’atteindre cette limite, un Racine se condamne et nous condamne à goûter une mélancolie de na
108ie passionnelle, la transgression rêvée de toutes limites, et le suprême désir qui nie le monde. Ainsi revivent de tous côtés e
109 et finie, et le désir d’une transgression de nos limites, mortelle mais divinisante. Rares sont toutefois les romantiques fran
110ue nous cherchons. Mais l’obstacle signifie, à la limite, la mort, le renoncement aux biens terrestres. C’est ce que nous ne v
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
111op géométrique pour modeler et organiser dans ses limites la vie complexe des hommes, même militarisés. Des mesures de police n
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
112possible nous ramène à ces liens, nous réduit aux limites dans l’espace et le temps sans lesquelles il n’est point de « créatur
113; mais je sens bien qu’elles m’ont porté déjà aux limites du désobligeant : nous aimons trop nos illusions pour souffrir même q
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
114nemi mortel ». Nous nous heurtons ici à l’extrême limite, à l’origine pure de la passion — mais du même coup nous sommes jetés
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
115evalorisation à la suite de Freud, mais aussi les limites de l’interprétation freudienne ; d’autre part, les déclarations de Fr
116ration préconsciente ne se maintient pas dans des limites déterminées.  7. Avènement de la Dame au jeu d’échecs On a tenté d
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
117suisse, ses objectifs immédiats et lointains, ses limites et sa vraie grandeur. Je ne donne ici que des vues générales et quelq
62 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
118onnaissant plus aucune autorité qui transcende et limite son pouvoir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu div
119en qu’elle doit marquer en toute clarté certaines limites, et, d’autre part, qu’elle ne doit pas hésiter à appuyer certaines re
63 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
120t, n’impose-t-elle pas, dès maintenant, certaines limites pénibles à la libre expression de nos convictions, même lorsque celle
121it de différer de nous ; le comprendre jusqu’à la limite du possible comme il se comprend lui-même ; ne point rechercher l’uni
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
122t ainsi plusieurs grandes dimensions, au-delà des limites de leur canton natal, et sans nul détriment pour ce dernier, bien au
65 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
123s cas, une mesure opportune ; mais passé certaine limite, c’est tout simplement renoncer à une belle part de notre indépendanc
66 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
124revêt la valeur d’une expérience cruciale sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La p
67 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
125des Ténèbres, l’a condamné à un impérialisme sans limites, donc par définition désespéré. La perte de l’Unique Nécessaire fait
68 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
126er obstacle, c’est l’au-delà, parce [p. 68] qu’il limite l’empire du Prince de ce Monde. Les âmes vont lui échapper s’il subsi
127ec honneur) ; suspension du droit ; dépenses sans limites ; sacrifices humains ; déguisements ; cortèges ; déchaînement de pass
69 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
128: c’est à l’instant où la passion transgresse les limites de la créature et s’emporte à la diviniser, que le Tentateur [p. 169]
129, pour les porter au pire, dans les circonstances limites où, pour ne point faillir, il eût fallu l’héroïque vigilance d’un sai
130e de la catastrophe, et qu’elle est vraiment sans limites ? Et qu’il n’y a qu’une humanité ? Et que c’est elle qui se torpille
70 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
131nd ce problème, et ensuite se maintenir entre les limites de l’intelligible. 10  » L’on découvre ici la source de l’étrange re
71 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
132échec, non pas dans la sagesse (on touche ici les limites d’un Goethe), mais il y faut au moins cette imprudence sans laquelle
133gagner dans ce temps n’est pas sérieuse : elle se limite. Kierkegaard la déconsidère par l’ironie de l’éternité. Car en effet,
134e qu’aller au fond des choses ? C’est toucher les limites de notre condition et des idéaux qu’elle invente, et c’est connaître
135urtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où l’homme [p. 89] s’engage « en vertu de l’abs
72 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
136ietzsche a poussé comme Luther jusqu’aux extrêmes limites de l’homme, jusqu’aux questions dernières que peut envisager notre pe
73 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
137revêt la valeur d’une expérience cruciale sur les limites de la sincérité en général, et du journal intime en particulier. La p
74 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
138 voit par l’étymologie. Aussi par le passage à la limite : car la plus grande crise imaginable, c’est l’arrêt absolu : le Juge
75 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
139 univers, lui fait mépriser cette vie, sentir ses limites, mettre tout son espoir dans une existence d’outre-tombe 91 . » Le rê
140unité perdue dans un monde supra-personnel où les limites hostiles s’effacent, où la passion peut s’épanouir, où l’intensité de
76 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
141signe du destin, parce qu’on vient de remplir les limites du réel et d’accomplir un seul instant parfait. 10 octobre 1939 Au
77 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
142r » avec moins qu’il ne faut. Et je touche ici la limite des fameuses libertés américaines ; non sans angoisse. Point de bohèm
78 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
143heures des repas sont pourtant reculées jusqu’aux limites du possible : déjeuner à 3 heures, cocktail à 8, dîner à 10. Je note
144n sur table rase. Et le mélange des races, qui se limite au nord à un brassage des nationalités d’Europe, devient au sud un vé
79 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
145. Mais l’événement, il faut l’avouer, dépasse les limites de la décence. Il nous laisse comme privés de réflexes, moins inquiet
80 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
146ngereuse était la théorie de la souveraineté sans limite des nations. C’était trop simple. Un colonel de cavalerie à qui vous
81 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
147ec honneur) ; suspension du droit ; dépenses sans limites ; sacrifices humains ; déguisements ; cortèges ; déchaînement des pas
82 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
148à-dire dans son rapport avec le cygne et dans les limites de ce cadre, celui-là la considère aussi dans son risque propre, et p
83 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
149 telle perfection. Mais il fallait indiquer cette limite pour éclairer — précisément — tout l’entre deux, la pénombre de ce dé
150celle dont j’essayais de vous faire pressentir la limite, en parlant d’un langage inexplicable et pourtant évident. C’est peut
84 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
151s la forme de l’inaccessible. Atteintes enfin les limites de la puissance du désir, sur la solitude égarée du couple, Eros pose
85 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
152 (Les « dieux » n’étant, en fait, que ses propres limites.) Dans l’histoire du supplice de Tantale, cet automatisme est si sûr
153nstant du don, pour le recevoir en son lieu. À la limite, et dans la logique d’un mythe où l’homme s’identifie à l’une de ses
154tre identité, des aliénations de nous-mêmes. À la limite, ils sont autant d’usurpations. Changeons maintenant de plan spiritue
86 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
155leils et l’agrandissement de la lumière jusqu’aux limites de sa perfection, où tout ce qui voit éclaire aussi, où tout œil rend
156cipe du second jugement. Chaque homme poussé à la limite de son expression, et chaque homme forcé à l’extrémité de son choix,
87 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
157me leur optimisme. ⁂ L’Américain ne croit pas aux limites. Une limite, c’est toujours la fin d’un rêve. Non seulement les limit
158isme. ⁂ L’Américain ne croit pas aux limites. Une limite, c’est toujours la fin d’un rêve. Non seulement les limites le gênent
159’est toujours la fin d’un rêve. Non seulement les limites le gênent, mais il ne veut pas même admettre qu’elles existent — c’es
160l’Hudson et du Potomac par le rêve d’un pays sans limites, et il l’était vraiment pour ceux qui triomphaient des famines, des m
161ographie démesurée du continent. Mais c’était une limite atteinte. Qu’allaient-ils faire des énergies mises en œuvre pour la c
162s des gratte-ciel à cent étages. « Le ciel est la limite » disait alors leur dicton favori. La terre avait été durement conqui
163se. Le ciel fut conquis en trente ans. Encore une limite atteinte. Et les voici, vers ce milieu du siècle, presque à l’étroit
164’aventure ? La terre ni le ciel ne sont plus leur limite. Eh bien, disent-ils le monde est ma limite. Et c’est pourquoi la pol
165 leur limite. Eh bien, disent-ils le monde est ma limite. Et c’est pourquoi la politique américaine, désormais, va se tourner
166plein ou qu’il est bien près de le faire dans les limites de son pays, from coast to coast, d’une côte à l’autre, comme il dit.
167érique, suivant son rêve, cherche à sortir de ses limites et à déborder sur le monde, cette expansion ne sera pas du tout à bas
168-t-il, à maintenir les agences de l’État dans les limites de leurs prérogatives et de leur budget particulier, mais il avoue qu
169nd conscience d’elle-même lorsqu’elle atteint ses limites naturelles, et qu’elle se heurte à des voisins organisés. Or c’est le
170ratique d’un Roosevelt. L’Amérique atteignant ses limites se voit donc subitement confrontée non plus avec sa nature, ses déser
88 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
171ux qui la maintiennent [p. 123] ailleurs dans les limites de l’activité domestique, a créé les Women’s Club et cent mille organ
172l’exciter tout en le contenant dans de « justes » limites, fixées par le Comité Hays, — le jeune Américain, s’il trouve une voi
89 1947, Vivre en Amérique. Épilogue. La route américaine
173se de nausée dès qu’elle ressent l’approche d’une limite infranchissable. Où s’élancer encore ? Comment sortir de cet emboutei
174at de Pennsylvanie vous souhaite la bienvenue… Et limite votre vitesse [p. 184] à 50 milles… 500 dollars d’amende, ou un an de
90 1948, Suite neuchâteloise. IV
175ui n’a guère cherché d’illustration en dehors des limites de la communauté qu’elle a servie pendant cinq siècles. Dans l’ascend
91 1948, Suite neuchâteloise. VI
176anquent pas. Mais les seuls qui aient franchi nos limites sont ceux de nos théologiens, Ostervald encore, puis Godet ; et le Dr
92 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
177 trop long ». Marquant ainsi bien franchement ses limites, et les moyens particuliers de sa recherche. Sur un seul de ces entre
93 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
178 risques peut la définir. Combien de seuils et de limites n’avons-nous pas forcés dans notre siècle — seuil de l’atome ou seuil
94 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
179 a créé l’étatisme, lequel tend à rejoindre, à la limite, les despotismes de l’Orient ou de l’Antiquité, au point de vue de l’
95 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
180ilitaires, et donc aux mécanismes de l’État. À la limite, on a vu certains États intégrer toutes les activités culturelles, le
181tats démocratiques tendent obscurément vers cette limite, non par une volonté consciente et déclarée, mais en vertu du seul po
96 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
182suffi à lui seul à ramener les Suisses dans leurs limites. Un phénomène d’un tout autre ordre allait les y contraindre, de l’in
97 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
183uisses. Le contrôle du canton sur les communes se limite à examiner la conformité des décisions communales au droit en vigueur
184anée à plusieurs groupes ou communautés, dont les limites [p. 67] ne sont pas les mêmes. La formule du régime totalitaire, c’es
185locales et de l’union. En effet, si la Fédération limite en droit la souveraineté des cantons, elle sauvegarde en fait leur ex
186 à la dictature d’un homme ou d’un clan. Dans ses limites étroites, la Suisse eût fort bien pu perdre ses libertés, si elle n’a
98 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
187pouvoir, coïncident, dans tous ces pays, avec les limites du territoire, et se recouvrent l’une l’autre assez exactement pour c
188rançais 45 . Mais d’autre part, le Rhin marque la limite entre Alémaniques et Allemands, le Jura entre Romands et Français. En
189us discuté, restent à déterminer sa nature et ses limites, dans le cadre général de la neutralité. Deux facteurs psychologiques
99 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
190ans attardés mais honteux de la souveraineté sans limites des nations. En vérité, c’est la Fédération qu’ils craignent, incapab
191t à l’intérieur qu’à l’extérieur, dans [p. 8] les limites posées par le droit applicable à chaque domaine ». Or on ne voit plus
192 conduire en pirate ou de vivre en vase clos. Ces limites décisives à la souveraineté ne sont plus posées par le droit, mais pa
193omplète, encore qu’elle doive connaître certaines limites. Le supranationalisme peut conduire à la création d’autorités régiona
100 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
194ment cette souveraineté, en même temps qu’elle la limite, ou plutôt qu’elle en délègue partiellement l’exercice au Pouvoir féd
195Cantons leur territoire, la souveraineté dans les limites fixées par l’article 3, leurs constitutions, la liberté et les droits
196se, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, dans les limites posées par le droit applicable à chaque domaine ». Or on ne voit plus
197 conduire en pirate ou de vivre en vase clos. Ces limites décisives à la souveraineté ne sont plus posées par le droit, mais pa