1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1es M. Breton peut-il préconiser l’existence d’une littérature fondée sur de tels principes ? Le Rêve est la seule matière poétique.
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
2el nos contemporains accumulent les documents. La littérature de ces dernières années n’est qu’une forme de reportage international
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
3 auteurs édités depuis lors les grands noms de la littérature européenne d’avant-guerre mêlés à ceux des maîtres du renouveau idéal
4h Fischer donnent une juste idée de ce que fut la littérature d’avant-garde entre 1900 et 1910. Depuis, la maison paraît s’être un
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
5 bien passionnant : celui de la renaissance d’une littérature nationale à la fois cause et effet de la libération politique. Cause,
6volution tout de même, ne pouvait produire qu’une littérature très neuve de forme et traditionaliste d’inspiration, comme fut celle
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
7nt dans les générations nouvelles. Toute la jeune littérature décrit un type d’homme profondément antisocial, glorifie une morale r
8ns son œuvre ? C’est ici la conception même de la littérature, telle qu’elle apparaît chez les émules de Barrès comme chez ceux de
9ser. L’éthique et l’esthétique convergent dans la littérature d’aujourd’hui, et plusieurs déjà reconnaissent ne pas pouvoir les sép
10évèle à la base de tous les problèmes modernes en littérature. Jacques Rivière s’y appliqua dans un de ses derniers articles 2 . I
11 telle peut être l’épigraphe [p. 314] de toute la littérature moderne. Il n’a pas fallu longtemps aux Français pour pousser à bout
12l se garde de juger 5 . Il y a véritablement une littérature de l’acte gratuit, qui restera caractéristique de notre époque. [p. 
13sion métaphorique et symbolique de la pensée : la littérature d’avant-garde est fille de la fatigue. La Muse a trop veillé. L’amour
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
14re de vacances, qui finit par un naufrage dans la littérature, le navire succombant sous les allégories. L’étonnant, c’est que le l
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
15eauiste, inspire, explique un vaste domaine de la littérature contemporaine. Cette sorte-là de sincérité, on la nomme gratuité. Laf
16te volontaire, ou mieux : intéressé, tandis qu’en littérature je défends l’acte gratuit, je réponds que la littérature remplirait d
17ture je défends l’acte gratuit, je réponds que la littérature remplirait déjà suffisamment son rôle en se bornant à nous donner de
18r de l’incurable tristesse qui rôde dans certaine littérature d’aujourd’hui. J’ai dit : ravages du sincérisme. C’est plus exactemen
19’il faudrait. Faillite de toute introspection, en littérature et en morale. Impossibilité de faire mon autoportrait moral : je boug
20domaine littéraire que dans celui de l’action. En littérature : refus de construire, de composer ; impuissance à inventer. Car inve
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
21ent le plus hardi et le plus original de la jeune littérature française. Il le proclame « J’appartiens à la grande race des torrent
22llement énormes. Il faut remonter loin dans notre littérature pour trouver semblable domination de la langue. Et parmi les modernes
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
23éalisme en tant qu’il n’est que le triomphe de la littérature sur la vie, mais d’avoir su en garder une passion pour la pureté, un
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
24ieuses. Comment, en effet, ne pas voir la part de littérature que renferme cette œuvre, et qui fait, en dépit des prétentions désob
25laffer du rapprochement les auteurs de manuels de littérature — : « Un mysticisme creux et affamé est le contrecoup du christianism
26e 12 . Le reproche d’obscurité que l’on fait à la littérature moderne n’est qu’une manifestation de ce divorce radical entre l’époq
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
27 231] La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927) o I Parler littérature Si je prononce le nom de tel
28is de la littérature (juillet 1927) o I Parler littérature Si je prononce le nom de tel de vos confrères, si je dis : « Avez-vou
29oût qu’on aurait pour Nietzsche : que c’est de la littérature. Alors, quelque paysan du Danube survenant : — Je vous croyais écriva
30ivain ? — Hélas ! soupirez-vous. Mais j’ai tué la littérature en moi, n’en parlez plus, j’en sors, je l’abandonne… Mais notre paysa
31allucinant » ou « purement gratuit ». C’est de la littérature. [p. 233] À force d’avoir mérité ces épithètes, pour nous laudatives
32 Vous refusez de compter avec cette réalité de la littérature qui est en nous (dangereuse tant que vous voudrez). Mais ce refus n’e
33 à force de le crier sur les toits. Ainsi, parler littérature, c’est faire la part du feu. Je dis ces noms, ces opinions, ces titre
34à l’amour. [p. 234] II Sur l’insuffisance de la littérature On reconnaît un écrivain, aujourd’hui, à ce qu’il ne tolère pas qu’on
35urd’hui, à ce qu’il ne tolère pas qu’on lui parle littérature. Mais il y a des mépris qui sont de sournoises déclarations d’amour.
36 une très haute idée de la religion. Ainsi, de la littérature : votre mépris pour ses réalisations actuelles donne la mesure de ce
37 savez bien que nous cherchons autre chose que la littérature. Que la littérature nous est un moyen seulement d’atteindre et de pré
38 cherchons autre chose que la littérature. Que la littérature nous est un moyen seulement d’atteindre et de préparer d’autres chose
39sons de nous battre contre des moulins à vent. La littérature, considérée du point de vue de la psychologie de l’écrivain, est un b
40ticulier, toute connaissance véritable du monde.) Littérature : un vice ? Peut-être. Ou une maladie ? Ce n’est pas en l’ignorant pa
41acile que d’y échapper. III Sur l’utilité de la littérature Montherlant me paraît être le moins « littératuré » des écrivains d’a
42uré » des écrivains d’aujourd’hui. Quand il parle littérature, il a toujours l’air de mettre un peu les pieds dans le plat, de dire
43s, qu’elle les entretient. Bande de gigolos de la littérature ! Qu’on puisse vivre de ça, [p. 237] je ne l’ai pas encore avalé. On
44 voyez bien que votre attitude méprisante pour la littérature vous ferait bientôt renier le signe le plus certain par lequel ces « 
45lle n’aurait plus d’autre excuse que celle-là, la littérature mériterait d’exister : qu’elle soit le langage chiffré de notre inqui
46i donc les seules révélations que j’attende de la littérature : que celle des autres m’aide à prendre conscience de [p. 238] moi-mê
12 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
47 le plus favorable, « il se passera bien de cette littérature ». Plus tard, « puisqu’elle n’est pas utile, elle est nuisible ». « …
13 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
48ous longtemps encore dupes d’une conception de la littérature si pédante qu’elle exclut un de nos plus grands conteurs sous prétext
49Jules Verne aux enfants ? J’allais oublier que la littérature enfantine est le dernier bateau. Pour ce coup, voilà qui ne m’empêche
14 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
50ance — vers la politique. Or ces ennemis de toute littérature voient leurs avances dédaignées par les communistes, gens d’action à
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
51fit pour s’en convaincre de parcourir l’abondante littérature publiée sur le « problème de l’école nouvelle ». On appelle école nou
16 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
52utes parts annoncent une rentrée de l’âme dans la littérature la plus spirituelle du monde. La thèse que défend l’auteur de cet ess
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
53, où se mêle, selon l’auteur un peu ou pas mal de littérature. Et c’est à un tel amour qu’on va demander sa revanche contre la mesq
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
54u’ici à Ducasse. Ce « précurseur » d’une certaine littérature moderne n’a fait, en somme, que reprendre, quitte à les parodier, les
55e Rimbaud est aux prises, et il n’a cure de cette littérature que Ducasse s’épuise à parodier.) Il semble qu’ici M. Pierre-Quint, m
56ir en Lautréamont « le maître des écluses pour la littérature de demain ». Concession un peu hâtive à une « jeunesse » déjà démodée
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
57où les courtiers ne donnent pas encore le ton. La littérature hongroise n’est guère connue à l’étranger que par quelques pièces lég
58, d’ailleurs israélite. Il y a, bien entendu, une littérature officielle destinée à remplir les revues bien pensantes. Elle traite
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
59blème central, qui déborde le plan esthétique, la littérature ne constitue pas moins un cas privilégié. Et parce que M. Du Bos ne c
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
60es ne « sont ». L’on mesure ici l’écart d’avec la littérature d’avant-guerre, qui était avant tout un art. La nôtre ayant voix au f
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
61hants, qui comptent parmi les chefs-d’œuvre de la littérature religieuse. Celui de la Princesse Blanche 20 donne sans aucun doute
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
62 [p. 548] Littérature alpestre (juillet 1931) i Mlle Claire-Éliane Engel, qui a conquis m
63ité pour entreprendre cette « traversée » de deux littératures. Combien d’heures de marche monotone à travers des moraines et des né
64e qui frappe dès l’abord, c’est la pauvreté de la littérature alpestre en France. À part Sénancour, aucun de nos écrivains n’a su p
65dra pas un moderne ; mais elle est unique dans la littérature française du xixe . La littérature anglaise, au contraire, a donné to
66unique dans la littérature française du xixe . La littérature anglaise, au contraire, a donné toute une suite de chefs-d’œuvre lyri
67changeons de monde. À vrai dire, nous quittons la littérature. « Celui qui sait respirer l’atmosphère de mon œuvre sait que c’est u
68escalade. Et comme elles s’opposent à la médiocre littérature qui transforme les sommets en images d’un Dieu vertueux, ou en rempar
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
69mme, nous les connaissons de [p. 729] reste et la littérature de nos jours n’est que trop habile à les dénoncer ; mais le surpassem
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
70al intime, comme Gide — que le journal intime, la littérature intime sont un produit autochtone de la terre protestante et de l’esp
71s’est écrite dans les pages innombrables de notre littérature. L’ouverture s’est faite, mais non du bon côté ; l’âme, que tourmente
26 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
72 contes romantiques, cas tout à fait rare dans la littérature française, et qui comporte en soi quelque chose de déconcertant. Il s
27 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
73urtiers ne donnent pas encore le ton. [p. 89] La littérature hongroise n’est guère connue à l’étranger que par quelques pièces lég
74, d’ailleurs israélite. Il y a, bien entendu, une littérature officielle destinée à remplir les revues bien pensantes. Elle traite
28 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
75t-elle pas une de vos inventions ? Et toute votre littérature est occupée à décrire vos satiétés, quand elle ne se met pas au servi
29 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
76ici qu’on proclame au contraire l’avènement d’une littérature nouvelle 28 , dont cette œuvre serait comme le frontispice (aux beaux
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
77ériences, à mesure qu’on les abstrait de toute la littérature dont elles enveloppèrent leurs manifestations, — à quoi l’on ne s’est
78de tels auspices, c’est tout naturellement que la littérature prendra plus tard chez Goethe l’allure d’une discipline de l’âme. Un
79cement. Nous aurions combiné tout cela avec de la littérature. Car il n’est pas donné à beaucoup d’hommes de devenir un mythe à for
80 la fois. Le « faire » de Rimbaud ne peut être la littérature, puisque écrire signifie pour lui révéler, parler, crier, miraculer l
81ntraire l’on peut considérer sans paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dispose. Ni plus ni mo
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
82s dupe, qu’il n’est pas si furieux que ça, que la littérature enfin garde ses droits. Aussi n’est-ce point sans une gêne grandissan
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
83crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. Littérature et mauvais caractère. Il y avait de quoi vous fâcher, braves gens, vo
33 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
84, sans se lasser du romanesque, découvrent que la littérature peut apporter, sous d’autres formes, un agrément, un repos, un exerci
85anesques va en diminuant, et cela au profit d’une littérature qui tient à la fois de l’histoire, de la politique, de la morale et d
86 posent des problèmes ». On appelait cela de la « littérature difficile », non pas qu’une intelligence moyenne éprouvât des difficu
87es écrits faisaient penser. J’exagère à peine. La littérature de l’après-guerre, faite en grande partie par des hommes qui n’avaien
34 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
88cclésiaste jusqu’au romancier le plus moderne, la littérature universelle semble n’avoir voulu mettre en figures nos désirs et nos
35 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
89errés par les jésuites dans leurs Histoires de la littérature française (pour ne rien dire des lamentables dédains de M. Lanson par
36 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
90crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. Littérature et mauvais caractère. Il y avait de quoi vous fâcher, braves gens, vo
37 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
91les uns s’en détournent avec dégoût et font de la littérature ou du commerce, les autres s’y abandonnent avec délices et deviennent
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
92 Malraux n’ont pas toujours renoncé à faire de la littérature. On comprend bien que je n’oppose pas ici le nationaliste au communis
39 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
93 [p. 24] Préface à une littérature (octobre 1934) f D’un présent confus et mauvais, qu’allons-nous tir
94le ! Et qu’on le dise ! Toute la bassesse de la « littérature » moderne se résume, à mon sens, en une phrase un peu grossière : c’e
95 sens, en une phrase un peu grossière : c’est une littérature qui aime parler pour ne rien dire. Elle n’est occupée qu’à « bien » d
96homme renouvelé. Nous ne clamons pas la fin de la littérature des autres au nom d’une littérature à nous. Nous constatons la fin d’
97 la fin de la littérature des autres au nom d’une littérature à nous. Nous constatons la fin d’un art au nom de ce qui juge l’art,
98 ; ils sont, ils veulent être humains. Fin d’une littérature Je me propose de simplifier. Dans la littérature bourgeoise, celle qu
99 littérature Je me propose de simplifier. Dans la littérature bourgeoise, celle qui est née avec le romantisme, il me semble qu’on
100evanche, dût-on n’y parvenir jamais. On lit cette littérature pour « échapper aux soucis quotidiens » 12 , pour éviter, en fait, de
101 c’est la bonne conscience idéaliste du régime. « Littérature », opium des peuples incroyants. Notre troisième espèce est plus rare
102rois, qui ne sont pas littérateurs, qui seront la littérature quand tous les autres auront passé. Mais la conscience bourgeoise les
103e ce qu’il dit —, la critique littéraire de cette littérature n’a plus de sens réel, ni plus d’autorité. Critiquer, c’est d’abord p
104e critique dépourvue de critère indépendant de la littérature est condamnée à ne plus critiquer que les moyens de cette littérature
105amnée à ne plus critiquer que les moyens de cette littérature. Elle les juge pour eux-mêmes, sans rapport à leurs fins. Elle dit :
106’appelle la sociologie. La grande faiblesse de la littérature actuelle, c’est qu’elle s’est rendue justiciable de la critique des m
107n-bourgeois — qui pâtit du désordre établi. Notre littérature déshumanise l’homme, soit qu’elle refuse de l’enseigner, soit qu’elle
108 Il n’y a pas d’exemples, dans l’histoire, qu’une littérature sans nécessité intérieure, — c’est-à-dire sans message positif et pop
109tes. Nous risquons de voir, avant peu, cette même littérature « mise au pas » par l’État fasciste 13 . Que pourrait-elle lui oppose
110lle n’a pas de visée humaine, elle n’est plus que littérature, et les fameuses « valeurs » littéraires, on sait qu’elles sont de pe
111Notre individualisme travaille pour l’État. Notre littérature travaille contre l’esprit. Préface à l’imprévisible Une littérature
112e contre l’esprit. Préface à l’imprévisible Une littérature n’est valable — et son influence efficace — que si elle ordonne ses œ
113s. Nous rejoignons ici le propos de ces pages. La littérature nouvelle sera le fait de [p. 30] l’homme renouvelé, je ne dis pas de
114c. Une fois posés ces fondements spirituels d’une littérature rénovée, qu’aurions-nous la témérité et la naïveté de prévoir ? On ne
115révoir ? On ne prévoit pas un chef-d’œuvre, et la littérature, c’est d’abord les chefs-d’œuvre. Mais avant l’œuvre, il y a l’appel
116r, qui est sans doute le pire des partis pris. La littérature romanesque décrit depuis cent ans nos mœurs et nos malheurs avec une
117a Russie contemporaine restaurer le pouvoir de la littérature sur les masses, parce qu’elle restaure une conscience commune. Nous v
118e à tromper. Il est bon, il est nécessaire que la littérature enseigne le public. Encore faut-il qu’elle enseigne assez haut. Pas t
119Il y faut bien autant de talent qu’en exige notre littérature, et quelques vertus d’homme et de « penseur » en plus. J’indiquerai t
120emple, des « idées » qu’ils mettent en action. La littérature nouvelle, couronnant un ordre nouveau, sera forcément plus soucieuse
121s de l’écrivain et le séparent de l’humanité. Une littérature personnaliste rétablira la hiérarchie, rendra aux moyens d’expression
122les mémoires et « livres de raison » rédigés sans littérature. Voilà qui est banal ? Je n’en suis pas fâché. Aucune révolution n’a
40 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
123es « variétés » publicitaires et en général de la littérature de Prisunic ; 3° parce qu’ils flanquent le cafard aux hommes sobres d
124 par manière de conclusion à cette Préface à une littérature, qu’on a pu lire ici le mois dernier. Ah ! nous sommes loin — (avec
41 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
125é bonne peut-être pour l’historien [p. 475] de la littérature. Nous n’avons pas le cœur à ces injures. Le surréalisme garde une val
126 ce titre, il marque une époque, bien plus qu’une littérature. Ces quelques hommes, — je parle des meilleurs d’entre eux — ont cert
127sé, à l’abri duquel on pouvait faire encore de la littérature, certes, mais on ne pouvait faire que cela. Ce serait un jeu que de l
42 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
128end un sens à l’amour humain, disqualifié dans la littérature d’aujourd’hui par trop d’indiscrétions excitées et vulgaires. Que dir
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
129e dont on cherche en vain l’équivalent dans notre littérature d’après-guerre. Personne n’en a parlé : on s’occupait du prix Goncour
44 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
130 l’histoire des arts, des [p. 26] techniques, des littératures, depuis Lavoisier, Faraday et Champollion, jusqu’aux maîtres glorieux
131 au sujet de la sociologie ou de l’histoire de la littérature. Je ne veux indiquer que l’amorce d’une critique générale de notre éd
45 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
132ement biblique, comportera toujours une part de « littérature », une tentative de représenter aux yeux des fidèles les choses qu’il
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
133dmettent plus qu’une seule espèce d’héroïsme : la littérature de M. Malraux, qui se passe en Chine. C’est peut-être mieux que le pa
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
134t, qu’il s’agisse de politique, de religion ou de littérature, nous offrent l’image d’un jeu dont les différents partenaires change
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
135critique par divers écrivains communistes, que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de prop
136 politique et de publicité industrielle. La seule littérature digne du nom qu’ait produite la nouvelle Russie s’est développée en m
137ent jusqu’ici de prendre conscience du danger. La littérature soviétique est née de la révolution. Elle s’est constituée en même te
138ter, on chercha des modèles et des trucs dans les littératures bourgeoises, au hasard des tendances politiques affichées par leurs g
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
139ns 62 . » — « Une seule chose m’intéresse dans la littérature : les moyens et la conscience que l’on en prend 63 . » Une seule chos
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
140ouffrance, responsabilité de la pensée, but de la littérature, valeur de l’argent, sens dernier du progrès matériel, etc. Je ne dis
141usement abusé du sens du mot « original » dans la littérature moderne. Le principe de cette altération est d’ailleurs symbolique du
142ur », vice d’évasion qui affecte presque toute la littérature contemporaine. Laquelle l’a propagé dans les couches populaires avec
143rnier trait qui est grave. En vérité, c’est cette littérature, — celle du film, celle du journal, celle du roman, — qui est l’opium
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
144ses idées et de ses actes. D’où naît une certaine littérature d’intrigues [p. 161] pour laquelle il est clair que Ramuz n’est pas d
145oup, la voix d’un homme. C’est assez rare dans la littérature. Qui voudrait exiger davantage ? — J’imagine parfois davantage. Certa
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
146critique par divers écrivains communistes, que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de prop
147politique, et de publicité industrielle. La seule littérature digne du nom qu’ait produite la nouvelle Russie s’est développée en m
148ent jusqu’ici de prendre conscience du danger. La littérature soviétique est née de la révolution. Elle s’est constituée en même te
149ter, on chercha des modèles et des trucs dans les littératures bourgeoises, au hasard des tendances politiques affichées par leurs g
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
150ux presque impossibles à réparer. S’il s’agit de littérature, la traduction des métaphores de Diderot est trop aisée. « Affaisseme
151rminé par les clauses d’un contrat commercial. La littérature d’aujourd’hui pose à chaque instant des questions qui ne sont pas du
152 caduc c’est la culture, c’est l’art, c’est cette littérature qui parle dans le vide, pour rien de grand, pour personne de concret,
153e impossible à réparer ». La faute n’est pas à la littérature seule, mais à tout un régime social qui l’a laissée devenir ce qu’ell
154xerce une fonction nécessaire. Toutes les grandes littératures sont nées d’une révolution, non d’une émeute dans les lettres. Pour q
155rès cela seulement, le reste aura le droit d’être littérature. p. 346 u. « Note sur nos notes », Esprit, Paris, n° 50, novembr
54 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
156onne à la suite de Kierkegaard… Tout le reste est littérature, « littérature kierkegaardienne » évidemment, « admiration » et non «
157 de Kierkegaard… Tout le reste est littérature, « littérature kierkegaardienne » évidemment, « admiration » et non « imitation ». M
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
158la en temps de paix, comble d’hypocrisie ! ⁂ La littérature rajeunit On a pu lire récemment dans le plus « littéraire » de nos he
159 qu’il y avait tant à faire dans le domaine de la littérature désintéressée. Quel est le jeune amoureux des Lettres qui aura gardé
56 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
160squels rien de très grand n’a pu se faire dans la littérature, depuis que Goethe est mort et que le monde est moderne. À preuve Bal
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
161les uns s’en détournent avec dégoût et font de la littérature ou du commerce, les autres s’y abandonnent avec délices et deviennent
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
162tre actuel, ou sont censés croire actuel, dans la littérature ou les idées. C’est cela qui paye, et qui m’ennuie. J’ai gardé pour l
163es, grandes secousses, indiscrétions, toute cette littérature est sans doute pleine de talent, elle est même littéralement sensatio
164 trouve à lui recommander que des traductions. La littérature moderne en France n’a guère à donner à ceux qui ont faim de nourritur
165vignes sablonneuses. 14-16 mai 1934 Idée d’une littérature à venir. — Je lis le Goethe de Gundolf avec une sorte de passion jalo
166remiers effets sensibles : son contrecoup dans la littérature. L’effort de Goethe contre lui-même vise à la création d’un ordre int
167ses victimes, dont nous sommes. Je vois alors une littérature de transition dont l’ambition ne sera plus de faire des œuvres (au se
168lus efficace et plus intime. Je ne vois pas cette littérature bannissant toutes les formes anciennes. Mais ces formes étaient exclu
169 et le lieu des contacts. D’où je vois naître une littérature de circonstances, et de circonstances non choisies, de rencontres, un
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
170nder ce qui l’amenait. Pendant tout l’entretien — littérature et politique — il avait l’air furieux, cet air qu’on a je crois très
171esthètes fortunés qui, dit-on, encombraient notre littérature aux environs de 1900. Et puis, faut-il chercher si loin ? Cette sorte
172 cours ruraux, « journées sociales », amateurs de littérature, philosophes, paysans, cercles d’hommes, groupant des ouvriers et des
173 m’occuperais en bonne conscience que d’art et de littérature. Mais quoi ! rien n’est moins sûr que cette permanence de nos maux. N
60 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
174leur vie. On n’en a pas assez tenu compte dans la littérature moderne, faite uniquement pour des artistes semble-t-il, pour des gen
175u’ils peuvent l’intensité de leurs sensations. La littérature populiste, si elle veut rester vraie objectivement, sera toujours ter
61 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
176me soumise au mal. Tout le reste est psychologie, littérature et scolastique. Il n’en reste pas moins qu’aux yeux de la raison, — c
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
177 [p. 970] Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937) ad Comment juger ce qui n
178s’attaquant en effet plutôt au fondement de toute littérature… Célibataire qui ne voulut épouser que l’élan vital de la littérature
179aire qui ne voulut épouser que l’élan vital de la littérature, (sans se demander d’où il venait, où il allait), ce bergsonien pitto
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
180part, dans les déclarations de Bataille que de la littérature (parfois belle d’ailleurs). Ce qui résulte le plus nettement des tend
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
181 cours ruraux, « journées sociales », amateurs de littérature, philosophes, paysans, cercles d’hommes, groupant des ouvriers et des
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
182) ak La place qu’il conviendrait de donner à la littérature, dans Esprit, c’est une question qui se pose à nos lecteurs, parce qu
183, sous une forme plus générale, la question de la littérature en soi et de la place qu’il conviendrait de lui donner dans la cité,
184pposer valablement aux ambitions totalitaires. La littérature agit sur l’époque, c’est évident, mais une littérature donnée, en tan
185rature agit sur l’époque, c’est évident, mais une littérature donnée, en tant qu’ensemble caractérisé par certaines formes, par cer
186it d’une époque. C’est pourquoi la question d’une littérature personnaliste reste pour nous inséparable de la création, de l’avènem
187œuf ou de la poule ; et qui doit commencer, de la littérature ou de l’ordre social. Notre effort ne saurait porter, avec quelque ef
188velle de celle qui s’illustra par le surréalisme. Littérature présente au monde dans lequel et contre lequel elle s’édifie. Je ne p
189mans, nouvelles, poèmes, essais sur le rôle de la littérature ou ses méthodes. Mises au point et illustrations, — ou « signes » sim
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
190 peut pas recommencer chaque mois le procès d’une littérature qui se vante d’être « insignifiante », — c’est-à-dire sans but, privé
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
191et l’hégémonie passagère de l’École suisse sur la littérature allemande. Avec le xixe , la Suisse réapparaît sur la grande scène de
68 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
192tre actuel, ou sont censés croire actuel, dans la littérature ou les idées. C’est cela qui paie, et qui m’ennuie. Après quoi, je po
69 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
193ues, tout cela digne du chef-d’œuvre épique de la littérature moderne. Kipling mort, il ne reste que Selma Lagerlöf pour nous racon
194 décorés. Selma Lagerlöf est la seule femme de la littérature européenne dont le génie ait eu la force de recréer un pays tout enti
70 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
195r menaçant. — Nous ne connaissons pas ce genre de littérature en France. — Traduisez-moi le titre ! — « Petit manuel des mères ». R
196fait admettre comme sujet de mon cours d’été : la littérature de la Révolution française. Il sera curieux de montrer à mes étudiant
71 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
197les dictateurs ont su répondre. Tout le reste est littérature, bavardage de théoriciens, ou ce qui est pire, de « réalistes ». [p.
72 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
198ystique, bientôt sécularisé et « profané » par la littérature, qui donne naissance, dès le xiie siècle, [p. 653] à une forme toute
199 sera désormais le grand sujet d’exaltation de la littérature occidentale. Son vocabulaire sera repris par les mystiques orthodoxes
200ces dans les domaines les plus divers : mystique, littérature, guerre, mariage. C’est l’influence actuelle du mythe manichéen (mais
201uelle du mythe manichéen (mais « profané » par la littérature) que l’on décrit dans le présent chapitre. On s’est efforcé de remédi
202tique (dans le symbole), puis se dégrade (dans la littérature) en aventure troublante et attirante. ⁂ Je n’entends pas un instant r
203 lui servir de masque et de prétexte. Une immense littérature paraît chaque mois sur la « crise du mariage ». Mais je doute fort qu
204en passion. Et c’est de là que nous vient, par la littérature, cette idée [p. 660] toute moderne et romantique que la passion est u
205iologie du mariage.) Une innombrable et écœurante littérature romanesque nous peint ce type du mari qui redoute la « platitude », l
73 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
206ieille droite s’est toujours définie en termes de littérature, et l’Action française a été surtout un mouvement de conservatisme li
74 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
207 tendre application. Le contraire absolu de toute littérature, de tout lyrisme, au sens moderne de ces mots… ⁂ [p. 242] Cependant,
208 censé justifier les écarts de Don Juan. Toute la littérature nous engage à y voir la preuve d’une très puissante nature sensuelle.
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
209ets dans les domaines les plus divers : mystique, littérature, art de la guerre, morale du mariage. ⁂ L’agrément de parler des chos
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
210 ce qu’il y a d’universellement émouvant dans nos littératures ; et dans nos plus vieilles légendes, et dans nos plus belles chanson
211 tant que tels ? ⁂ Pour qui nous jugerait sur nos littératures, l’adultère paraîtrait l’une des occupations les plus remarquables au
212mmodité. Sans l’adultère, que seraient toutes nos littératures ? Elles vivent de la « crise du mariage ». Il est probable aussi qu’e
213 résume dans le mot d’adultère. Malgré toutes nos littératures — ou peut-être à cause d’elles justement — il peut sembler parfois qu
214 à profaner les causes faussement sacrées : cette littérature de la passion, cette publicité qu’on lui fait, cette « vogue » d’allu
215 et non point sa rapide flambée. Considérez notre littérature. Le bonheur des amants ne nous émeut que par l’attente du malheur qui
216stale. L’amour heureux n’a pas d’histoire dans la littérature occidentale. Et l’amour qui n’est pas réciproque ne passe point pour
217l’Europe, ce qui les distingue avant tout dans la littérature mondiale, ce qui exprime le plus profondément l’obsession de l’Europé
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
218es siècles suivants, les plus belles œuvres de la littérature occidentale. D’autre part, ce que l’on connaît aujourd’hui des croyan
219e », « une perversion du goût singulière dans une littérature naissante », et qui au surplus « doit avoir d’autres causes », qu’on
220gtemps polémisé sur l’autonomie relative des deux littératures du Nord et du Midi. Il semble bien que la question soit actuellement
221tre. » 83 Libre après cela aux historiens de la littérature de parler d’aventures incroyables, de merveilleux facile, de naïvetés
222ble ronde. ⁂ Hubert note très bien à propos de la littérature galloise que « c’est un miracle qu’elle contienne des éléments de rel
223n son particulier, qui ne se trouve guère dans la littérature du moyen âge, et il l’expliquait par l’origine celtique de ces poèmes
224emblable à celui de l’amour courtois. Nos grandes littératures sont pour une bonne partie des laïcisations du mythe, ou comme je pré
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
225es, donc d’une religion déjà morte, de même notre littérature et nos passions utilisent par abus, et sans le savoir, un langage don
226langage de l’hérésie cathare « profanisé » par la littérature et adopté par les passions humaines. Car c’est sa rhétorique qui se t
227n a souvent signalé le goût des mystiques pour la littérature chevaleresque. Sainte Thérèse raffolait dans sa jeunesse des romans d
228tion, et dire : le langage passionnel vient d’une littérature courtoise née dans l’ambiance d’une certaine hérésie ; mais cette hér
229re de la passion d’amour, dans toutes les grandes littératures, du xiiie siècle jusqu’à nous, c’est l’histoire de la déchéance du m
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
230 [p. 190] Livre IV Le mythe dans la littérature On reconnaîtra maintenant ce qu’est le péché ou comment procède le p
231 Jacob Boehme. 1. D’une influence précise de la littérature sur les mœurs D’une manière générale, il est bien difficile de vérifi
232 le cas est tout différent lorsqu’il s’agit d’une littérature dont on peut démontrer, historiquement, qu’elle a donné sa langue à l
233nt, qu’elle a donné sa langue à la passion. Si la littérature peut se vanter d’avoir agi sur les [p. 191] mœurs de l’Europe, c’est
234s à une dissolution libératrice du « charme ». La littérature, au contraire, est la voie qui descend aux mœurs. C’est donc la vulga
235nt-ils expliquer mieux certaines obscurités de la littérature émanée des cercles franciscains et même parfois dominicains. J’avoue
236pour la plupart des cas : dès le xive siècle, la littérature courtoise s’est détachée de ses racines mystiques ; elle s’est alors
237l’âme » — se transmettra aux parties basses de la littérature française : gauloiserie, gaillardise, rationalisme, polémique, misogy
238lle, qui, peu à peu, contamina par le moyen d’une littérature idéalisante l’élite de la société médiévale. D’où la réaction « réali
239n revenir au xiiie siècle, a-t-on bien vu que la littérature sensuelle et volontiers pornographique des fabliaux souffre du même i
240rvantès connaissait la signification réelle de la littérature courtoise, et raillait non sans désespoir les rêveries de ses contemp
241pports entre ce fonds de légendes celtiques et la littérature anglaise populaire et savante. Mais il est significatif qu’à la fin d
242 pure psychologie. Le roman devient l’objet d’une littérature raffinée. D’Urfé, La Calprenède, Gomberville et les Scudéry n’ont plu
243it à moraliser et à plaire. Faut-il penser que la littérature la plus parfaite, en raison même de sa [p. 215] perfection, n’est qu’
244rofondes ? N’est-ce point pour cette cause que la littérature, si fort qu’elle flatte les passions du cœur, n’offre qu’une résistan
245uence du don-juanisme citadin, mais non pas à une littérature qui trouve dans son tempérament des complicités bien profondes et qui
246les innombrables manifestations du mythe dans nos littératures, surtout modernes, mais seulement de poser des jalons et de réduire c
247tude héritée de la culture, et spécialement de la littérature, puisque mystique et religion, pour lui, sont mortes. Mais il est obl
248 répugne encore à mesurer. L’envahissement de nos littératures, tant bourgeoises que « prolétariennes », par le roman, et le roman d
249sance absolue où se trouvent les clients de cette littérature à concevoir une réalité mystique, une ascèse, un effort de l’esprit p
250 conformisme n’ont pas tort de l’assimiler à la « littérature » en général, terme de mépris vouant à une exécration globale les « t
251 Marcel Proust. (Voir surtout Un Amour de Swann.) Littérature bourgeoise ai-je dit : ses conclusions régulièrement antibourgeoises
252bien entendu inconscient. L’idéal glorifié par la littérature détourne en rêveries voluptueuses les tendances subversives de l’espr
253ssion. Et c’est la diffusion de ce langage par la littérature romanesque qui aboutit, au cours du dernier siècle, à ce renversement
254ique et leur fonction sacrée, ils se résolvent en littérature. Le mythe courtois, mieux que tout autre, se prêtait à ce processus,
255réprouvée, puis perdue. Telle fut la chance de la littérature en Occident ; et cela seul peut expliquer l’empire, unique dans l’his
256pire, unique dans l’histoire des cultures, que la littérature a exercé jusqu’à nos jours sur l’élite et plus tard sur les masses. T
257écutées par un soi-disant christianisme. Toute la littérature moderne entonna l’hymne de la « libération ». Mais d’où lui vient alo
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
258l’usage précis des expressions guerrières dans la littérature érotique d’Occident. Ce qui explique tout, c’est l’existence au moyen
259ateur de belles apparences. Elle triompha dans la littérature. Et par ailleurs, elle réussit à s’imposer à la réalité la plus viole
260 brutales et matérielles qui la rejettent dans la littérature, les fêtes et les jeux symboliques. « En tant que principe militaire,
261tte période, du point de vue des mœurs et de leur littérature, se définit par une dernière tentative de mythification de la passion
262t des efforts du lyrisme officiel, d’une certaine littérature et de l’imagerie populaire, le retour du permissionnaire ne ressemble
263t un curieux mélange d’intellectualisme angoissé (littérature de l’inquiétude et de l’anarchie bourgeoise) et de cynisme matérialis
264he occidental de la passion dans l’histoire de la littérature ou dans l’histoire des méthodes de la guerre, c’est la même courbe qu
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
265tique (dans le symbole), puis se dégrade (dans la littérature) en aventure troublante et attirante. ⁂ Je n’entends pas ramener dire
266 lui servir de masque et de prétexte. Une immense littérature paraît chaque mois sur la « crise du mariage ». Mais je doute fort qu
267eut-être de là que nous vient, par le canal de la littérature, cette idée toute moderne et romantique que la passion est une nobles
268iologie du mariage.) Une innombrable et écœurante littérature romanesque nous peint ce type du mari qui redoute la « platitude », l
269rs (vraiment ailleurs !) dans l’avant-garde de la littérature européenne, le regain d’intérêt pour le catharisme, l’exaltation de l
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
270 censé justifier les écarts de Don Juan. Toute la littérature nous engage à y voir la preuve d’une très puissante nature sensuelle.
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
271les déchiffreurs de vieux manuscrits, pour qu’une littérature entière soit passée sous leurs yeux sans qu’ils y aient vu autre chos
272r ses expressions, dans une curieuse mesure, à la littérature courtoise ». Leurs poèmes d’amour divin sont connus, publiés et tradu
273 formes rhétoriques du lyrisme courtois, et cette littérature influencera Maître Eckhart, puis Ruysbroeck, puis Suso et les autres
84 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
274a perspective de mon ouvrage, ne pouvait être que littérature (la plus belle qui soit, nous le savons à Neuchâtel comme à Marseille
85 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
275et l’hégémonie passagère de l’École suisse sur la littérature allemande. Et le Lausanne des beaux esprits cosmopolites, tel que nou
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
276 le monde entier. On a fait avec cela beaucoup de littérature de manuels — et en même temps, pas mal d’argent, je crois. Tant pis p
87 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
277 au but de l’œuvre. Je vois une revue d’art et de littérature consacrer des milliers de francs à sa « présentation » matérielle, et
88 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
278ec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature », dit encore Gide. Et William Blake estimait que Milton « peint très
279 laideur réelle) qui [p. 134] fait de la mauvaise littérature. Mais voilà bien la misère du vieux monde. Aux « beaux sentiments » c
280ie, une force d’âme contagieuse. Presque toute la littérature immoraliste sécrétée par la bourgeoisie est tributaire de la morale b
281ntagieuse dont le foyer dans l’ère moderne fut la littérature romantique, et dont les romans et les films sont les agents de diffus
89 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
282ériences, à mesure qu’on les abstrait de toute la littérature dont elles enveloppèrent leurs manifestations, [p. 25] — à quoi l’on
283de tels auspices, c’est tout naturellement que la littérature prendra plus tard chez Goethe l’allure d’une discipline de l’âme. Un
284me à la fois. Le faire de Rimbaud ne peut être la littérature, puisque écrire signifiait pour lui révéler le surréel et miraculer l
285, l’on peut affirmer sans trop de paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dispose. Ni plus ni mo
90 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
286me soumise au mal. Tout le reste est psychologie, littérature et scolastique 67 . [p. 142] Il n’en reste pas moins qu’aux yeux de
91 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
287êts, instincts et conduite sociale. D’où naît une littérature d’intrigues pour laquelle il est clair que Ramuz n’est par doué. Mais
288oup, la voix d’un homme. C’est assez rare dans la littérature. Qui voudrait exiger davantage ? — J’imagine parfois davantage. Certa
92 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
289le mysticisme donne naissance à la plus émouvante littérature. Mais il faut reconnaître aussi que s’y révèle une maladie de la pers
93 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
290e mes livres dont il devra parler au séminaire de littérature. Que veut-il donc savoir ? Simplement si c’est vrai. S’il est vrai qu
94 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
291es et des lois, de la politique, des robes et une littérature, plus quelques âmes de climat dur, de Pascal à Rimbaud, de Calvin à S
95 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
292e petite peuplade dispersée ? Or une partie de la littérature française moderne, la meilleure justement, s’était mise dans ce cas.
96 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
293i recréatrice d’un Chamisso. Les historiens de la littérature devraient se garder d’affadir une telle œuvre, n’y admirant à leur co
97 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
294t-il pas tombé d’un ciel qu’il convient de nommer Littérature ?
98 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
295 de ce qui peut compter, hors d’Amérique, dans la littérature américaine. Tout le reste est promesses, ou best-sellers. Cette derni
296un métier. C’est quelque chose qui ne touche à la littérature, telle que nous l’entendons en Europe, que par malentendu, et très ra
297oir inauguré une époque de l’édition, sinon de la littérature. Les autres seront sages de l’imiter. Hemingway lui-même, ayant gagné
298que le lecteur des best-sellers ignore tout de la littérature européenne, ou s’en fait une idée entièrement fausse. Vous connaissez
299e moderne est ainsi fait que dans tous les plans, littérature, politique et religion, celui qui veut agir bute contre ce dilemme :
99 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
300’alléger les tâches matérielles, auxquelles notre littérature prétendument « spiritualiste » rend un culte sentimental : comme si l
100 1948, Suite neuchâteloise. I
301e démocratie du monde ; tant de culture et peu de littérature ; tant de bon sens professé et de fous à soigner ; tout un petit mond