1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1n formidable mouvement de protestation contre les lois tyranniques. Le succès grandit rapidement, le gouvernement cède. Mais
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2ulière préfiguration : Certes ce ne seront ni les lois importunes des hommes, ni les craintes, ni la pudeur, ni le remords,
3qu’il n’y a de liberté que dans la soumission aux lois naturelles ; et leur effort est de retrouver ces lois ; ils ne craign
4 naturelles ; et leur effort est de retrouver ces lois ; ils ne craignent pas de choisir parmi leurs instincts, ni de les am
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
5ns matériels formidables des ensembles soumis aux lois de l’esprit et de la vie sociale, non plus à un opportunisme anarchiq
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
6ette confusion. Mais s’il est bien établi que les lois de la vie sont essentiellement différentes des lois de l’œuvre d’art,
7is de la vie sont essentiellement différentes des lois de l’œuvre d’art, il ne s’en suit pas forcément que l’on doit nier to
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
8 crée pas n’importe comment, mais selon certaines lois où se retrouve notre individualité. Elle nous crée tels que nous tend
9etour à une fidélité plus profonde. Fidélité à sa loi individuelle, quelles merveilleuses duperies cela suppose. Mais c’est
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
10 me méprisent ! Je les vois régner. Je salue leur Loi. » Le récit grassement pittoresque dans la description du milieu juif
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
11 que ces trois mots où se résume la défense de la loi sociale, patriotique, religieuse (?) et ci-devant morale qui protège
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
12 qui ne soit connue d’avance et stérilisée par la loi, les mœurs et l’habitude. Nous n’avons aucun remords d’avoir déçu cet
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
13gue semble disparaître, l’homme s’abandonne à des lois géométriques. Un jeu de chiffres d’horlogerie calculé une fois pour t
14oumis plus subtilement encore que son travail aux lois d’une offre et d’une demande sans rapport avec ses désirs réels, et d
15nce, abandonné à la lutte tragique et absurde des lois économiques et des exigences les plus rudimentaires de son corps. Il
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
16n beau regard de rêve, — lit-on dans l’Ennemi des Lois — son expression amoureuse du silence et cet ensemble idéal d’étudian
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
17suivante, on me mit à l’école, parce que c’est la loi. La première classe fut agréable : j’alignais des bâtons en rêvant à
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
18l n’y a pas d’égalité réelle possible tant que la loi est la même pour tous. Je ne parle pas des manuels d’histoire, dont i
19onstituent une inversion méthodique de toutes les lois divines et humaines. C’est-à-dire : une méthode d’abâtardissement du
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
20sation. Elle ne croit plus qu’au péché contre les lois sociales, eh bien ! elle apprendra que le seul péché qui n’a pas de p
14 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
21condition humaine : la liberté de l’esprit et les lois de la matière. Pris entre une anarchie et une fatalité également fune
223] tours de la pensée scientifique. Cherchant des lois, la science ne peut trouver que des déterminismes. Soumettre l’esprit
23à ses méthodes, c’est en réalité le soumettre aux lois de l’ordre matériel ; c’est se condamner donc à ne l’apercevoir que d
24inventions matérielles et déjà nous sentons leurs lois peser sur notre vie : s’agit-il d’enrayer la science ? Non, mais que
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
25cal qui domine l’ensemble et le compose selon les lois d’une plastique exubérante. Quand je dis que j’observe, je n’observe
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
26Bien plutôt, elle est l’expression concrète d’une loi divine et humaine, et c’est ici que l’on peut voir sa profonde ressem
27, combien plus amer et noble, du consentement aux lois de la vie. Seule épreuve qui permette de nous en libérer. Car au-dess
28 parce que c’est mal ou bien, mais en vertu d’une loi organique, inéluctable, amorale, tout à fait indépendante de nos appr
17 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
29l vise à la plénitude élémentaire, définie par la loi, par son astre. L’homme chrétien au contraire, l’homme qui doit être
30e sans mesure naturelle : s’il ne retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il n’est plus qu’un être sans des
18 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
31 mais la repousse comme le signe d’un manque à la loi. Il y a une contrepartie. Celui que hante le sens du péché — c’est-à-
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
32he, évidemment scandalisée par cette atteinte aux lois du genre le plus conventionnel qui soit. Gérard la regarda avec une c
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
33cal qui domine l’ensemble et le compose selon les lois d’une plastique exubérante. Quand je dis que j’observe, je n’observe
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
34Europe, qu’elle redoute encore, mais qui forge sa loi au secret de son désespoir… Bastions de l’Occident ? — Duquel ? Ou bi
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
35e si Dieu n’était rien d’autre que l’ensemble des lois de la nature. Ainsi la conception de la transcendance divine aboutit
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
36labore et s’impose dans le silence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décis
37lence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décision se formule, peut-être pou
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
38 c’est leur chœur qui chante une dernière fois la loi, au moment où il reçoit la grâce de lui échapper : « Wer immer strebe
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
39tule que bien et mal appartiennent au règne de la loi (de la morale). Et c’est la foi qui en libère, non pas cette « généro
40mais le pardon. La vertu comme le vice naît de la loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit
26 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
41es, c’est pour mieux dominer ses moyens. Selon sa loi. Mais le moderne dit : « Je gagne » ou « je produis », ou bien « Je c
42os démissions personnelles : genèse des mythiques lois de l’économie, de l’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « 
43ns la nécessité et le jeu, les combinant selon sa loi pour créer un risque nouveau. Le temps de cet homme est plein, et nul
44immédiatement consécutif, des institutions et des lois, je ne vois rien de plus néfaste que la fameuse législation du travai
27 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
45 par suite la science et les faits, par suite les lois, polices, servitudes, déterminismes et autres déchets de l’intelligen
46ison à l’esprit date peut-être de l’invention des lois économiques ; assurément, de leur divinisation. Le marxisme a simplem
28 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
47 de Grenelle. Et toujours, pour chaque chose, une loi sanctionnait le travail du dehors, mais arrachée en fin de séance par
48jeunesse par des congrégations interdites, ou les lois sociales les plus honorables, non établies par un travail parlementai
49ion avec ses pairs, est assuré malgré lui par des lois qui désorganisent tout sans satisfaire personne. Dans la vie familial
29 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
50 des impuissances trop humaines. La plupart des « lois scientifiques » qu’on invoque à gauche et à droite pour justifier les
51me, qu’un seul homme s’affirme, et le pouvoir des lois diminue aussitôt. Aussi bien convient-il d’opposer un scepticisme mét
52ette pensée sociologique qui voudrait codifier la loi d’évolution des « masses » comme si les masses n’étaient pas faites d
30 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
53saurait être utilisé, qui ne porte en lui-même la loi et l’image de la fin poursuivie. [p. 30] On n’aboutit pas à l’humain
31 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
54mme autant de réalités autonomes, possédant leurs lois propres, échappant à notre domination et poursuivant, en dehors de no
55ue tout ce qui se passe dans le monde obéit à des lois générales et historiques qui échappent à notre volonté et sur lesquel
56oethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous conduit à la liberté. Adhérez au déterminisme de l’histoir
57ens, abstraites. Sur quoi peut bien se fonder une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la
58une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissi
59 ne fût-ce que pour faire mentir le proverbe. Les lois générales, économiques ou sociales, sont toujours justes, dans la mes
60endre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle e
61 et non pas dans la rue, dans l’opinion, dans les lois de l’évolution. Le lieu de toute décision qui crée, c’est la personne
62d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : mais
63ole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait [p. 52] pas pu l
64, qui est au fond de notre désespoir. Les grandes lois historiques et révolutionnaires peuvent bien nous servir de refuge, d
32 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
65 du bon plaisir de l’État. Tout au contraire, des lois fondées sur la personne sont obligées de tenir compte en premier lieu
66it dire, d’une manière un peu paradoxale, que ces lois perdent en puissance à mesure qu’elles gagnent en généralité. À mesur
67ion. — Qu’est-ce que cela signifie : « Fonder les lois sur la personne » ? Vous dites que personne égale vocation. Admettons
68t pour tous ces gens votre expression : fonder la loi sur la personne ? Vous voyez les absurdités qu’on peut en tirer ! Il
69cela qu’il doit défendre contre l’empiètement des lois trop générales. 2. Mais on me dira que la vocation ainsi comprise est
70ersonne c’est l’humain par excellence. Fonder les lois sur la personne, c’est assurer la liberté d’action des hommes les plu
71’entendent les chrétiens est imprévisible. Or les lois ont pour utilité principale de prévoir. Il y a là une opposition de p
72ctible. Si chacun prétend suivre sa vocation, les lois, si détaillées et si particulières qu’elles soient, deviennent forcém
73 D’autre part, on peut renverser l’objection. Les lois rigides, rationnelles et générales, ne sont pas celles qui assurent l
74 un moment donné, le supporter. Au contraire, des lois souples, laissant à l’activité des personnes un certain jeu, supporte
75a prévoient en quelque sorte. C’est ainsi que les lois anglaises, notablement personnalistes, s’accommodent [p. 60] assez ai
76ément de l’objection de conscience, alors que les lois rationnelles de l’État français transforment aussitôt cette objection
33 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
77charité, à la poésie pure ou à la contingence des lois de la nature ! » Mais le marxisme, à la suite surtout des derniers éc
78e chose, c’est assurément par opposition avec les lois inéluctables d’une nature tyrannique, entièrement livrée à la nécessi
79tudes de pensée et de vie entièrement soumise aux lois du nombre et de la matière, pour ne rien dire de la police et de la d
80endre l’homme irresponsable, obéissant aux seules lois que lui révèle la science, nouvelle théologie. Elle tend à rendre les
34 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
81us parlons des choses, de leur nature et de leurs lois, de leur production, répartition et usage humain, et nous en parlons
82dement de cette égalité abstraite. Car toutes les lois que l’on édicte alors (égalité de droits) contredisent aux coutumes d
35 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
83s fondée sur les contraintes du passé, ni sur des lois, mais sur l’attente commune et enthousiaste d’un au-delà libérateur.
84es, au nom du mot d’ordre unitaire : une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous le règne
36 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
85es, c’est pour mieux dominer ses moyens. Selon sa loi. Mais le moderne dit : « Je gagne » ou « Je produis », ou bien « Je c
86os démissions personnelles : genèse des mythiques lois de l’économie, de l’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « 
87ns la nécessité et le jeu, les combinant selon sa loi pour créer un risque nouveau. Le temps de cet homme est plein, et nul
37 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
88tte à des réalités dont elle ignore ou répudie la loi interne : la tactique d’un parti, par exemple. Ce n’est pas dans l’ut
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
89mme autant de réalités autonomes, possédant leurs lois propres, échappant à notre domination et poursuivant, en dehors de no
90ue tout ce qui se passe dans le monde obéit à des lois générales et historiques qui échappent à notre volonté et sur lesquel
91oethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous conduit à la liberté. Adhérez au déterminisme de l’histoir
92ens, abstraites. Sur quoi peut bien se fonder une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la
93une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissi
94 ne fût-ce que pour faire mentir le proverbe. Les lois générales, économiques ou sociales, sont toujours justes, dans la mes
95endre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle e
96 d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : Mais
97ole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait pas pu lui faire
98, qui est au fond de notre désespoir. Les grandes lois historiques et révolutionnaires peuvent bien nous servir de refuge, d
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
99de toutes les valeurs bourgeoises il n’y a pas la Loi, ni l’Évangile, il y a tout au contraire une sournoise révolte de l’h
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
100opinion publique. Que l’histoire évolue selon des lois fatales, et que la volonté de quelques-uns n’y changera rien. Que la
101si l’on a d’abord renoncé à l’autre vie ; que les lois de l’histoire ne sont rien si l’acte de l’homme les dément ; que la f
102omme ? Une créature. Qu’est-ce que son ordre ? La loi du Créateur. Le solitaire que Kierkegaard appelle, c’est l’homme seul
103on. Et toutes les « sciences » qui étudient ses « lois » historiques ou sociologiques sont comme une inversion de la théolog
104lus être sujet de son action, qui l’abandonne aux lois mythiques de l’histoire. Kierkegaard au contraire nous répète : « La
105 tu n’es pas foule, imitation et simple objet des lois du monde. La foule attend : si tu la suis, elle te méprisera sans dou
41 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
106bon de sentir qu’au-dessus de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une revanche, dût-on n’y parvenir jamais. O
107t cesse d’être autorité, tombent sous le coup des lois publicitaires. Et la publicité traduit les exigences d’une classe bou
42 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
108ans l’incertain, divaguent dans la précision. Les lois qu’ils imaginent sont celles de la mort, et d’abord de leur propre mo
109acteur, de celui qui fait nombre à celui qui fait loi, de celui qui regarde à celui qui s’engage. Nous pouvons voir ensuite
110 contre eux, notre raison cherche à trouver leurs lois. Elle les trouve, mais ce sont alors les lois mêmes de notre absence,
111urs lois. Elle les trouve, mais ce sont alors les lois mêmes de notre absence, celles du monde abandonné et qui paraît déter
112ru concevoir, dans ce qui les attaque, une fatale loi justifiée en raison. D’où vient alors l’idée de la personne, et ce re
113n ordre contractuel où la personne abritée par la loi perde à la fois son risque et son pouvoir de création (démocratie lib
114e. L’objet pendant ce temps, se dégrade selon ses lois. La révolte matérialiste trouve dans la carence du spiritualisme une
115sprit qui dansait sur les eaux primitives, et les lois de mon corps sont celles de la poussière ? — Rien, l’esprit n’est plu
43 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
116l n’est pas notre vie. Il n’est qu’un abandon aux lois de la poussière. ⁂ Ceci peut définir l’Antiquité : la panique de l’ho
117 pour leur imposer le silence. Ordre géométrique, loi des choses muettes, mesure des apparences permanentes : le cours des
118 venir, et suivant l’ordre d’une Histoire dont la loi peut paraître souverainement illogique, nous voici contraints de nous
119porelle est la succession de nos chutes, selon la Loi, à cause de la Loi. Rachetés, mais non pas pour ce temps. Restaurés,
120ession de nos chutes, selon la Loi, à cause de la Loi. Rachetés, mais non pas pour ce temps. Restaurés, mais non pas dans l
44 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
121n d’arguments pour faire sentir l’absurdité des « lois » qui, pour certains intellectuels, figurent la réalité. Une œuvre co
45 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
122presque toutes les situations de ce livre ? Cette Loi qui nous condamne quoi que nous fassions, ce Juge impitoyable, cette
46 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
123tous les destins collectifs et par les prétendues lois de l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’u
47 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
124ivité créatrice des élites ? Ni le pouvoir ni les lois ne peuvent compter sur une longue durée ou sur une action un peu féco
48 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
125yance que la vie se fera toute seule et que des « lois » inexorables se chargent de transformer le monde, cette démission de
49 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
126C’est ainsi que l’histoire devient un ensemble de lois, et non plus une chronique des actes. On tend à ne garder de ceux-ci
127 l’inventer, et non pour constater ces fameuses « lois » qu’on lui attribue après coup, et qui viennent comme par hasard jus
128d’esprit, c’est l’image épurée d’un monde fait de lois. Cette image s’interpose entre la pensée « pure » et le réel confus e
129gereux qui échappe à ses prises prudentes. Et ces lois confirment le penseur dans l’idée que l’esprit « distinct » reste san
130ité — n’est pas de ce monde. C’est le royaume des lois « sérieuses et précises » que la pensée peut arriver à reconnaître, m
131 en vertu d’une coutume qui tend à se préciser en loi. L’échelle des valeurs matérielles que « touchent » les clercs pour l
50 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
132eut une armée française puissante, il approuve la loi de deux ans. « Staline a raison » affirme l’affiche communiste ; mais
51 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
133hée des rois à revenir à la formule « Un roi, une loi, une foi » — formule fasciste, dirions-nous aujourd’hui –, les intrig
52 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
134ion. Il n’est d’action créatrice que soumise à la loi d’une pensée rigoureuse ; il n’est de pensée saine qu’engagée dans un
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
135ste : la science ne nous apprend-elle pas que les lois de l’histoire sont des lois, et que l’esprit ne peut rien y changer ?
136rend-elle pas que les lois de l’histoire sont des lois, et que l’esprit ne peut rien y changer ? Que l’esprit plane donc, su
137ctuel refuse absolument de s’intéresser à quelque loi fiscale ou militaire dont le projet surexcite l’opinion ; qu’il dise
138ple question d’argent ! » — ou qu’il écrive de la loi de deux ans : « vaine querelle de défense nationale » — l’opinion una
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
139 fonction même, elle ne croit pourtant qu’à leurs lois : ce sont les seules qui la provoquent à des combats où elle puisse v
140uvement qui l’a constituée. Elle fait siennes les lois dont elle a su forcer le secret. Elle n’en veut point connaître d’aut
141iste qui finit par soumettre l’homme lui-même aux lois du nombre, qui sont les lois des choses, la fatalité parallèle d’une
142l’homme lui-même aux lois du nombre, qui sont les lois des choses, la fatalité parallèle d’une raison ennemie des mythes, c’
55 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
143 et l’autre à la Science, qui est le triomphe des lois sur la mythologie, en même temps que la garantie d’une unité future d
144 réserve à la culture, dans un monde régi par des lois calquées sur la nature des choses. Si le principe du mouvement, du P
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
145. Car si la pensée et l’action se règlent sur des lois hétérogènes, la production n’a plus de fins intelligibles, et ses sou
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
146s. Il vient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourquoi son telos est transcendant com
147de sa volonté. Dans l’Arche sont les tables de la loi. La Loi est la mesure sacrée. C’est elle qui rappelle à la fois l’ori
148lonté. Dans l’Arche sont les tables de la loi. La Loi est la mesure sacrée. C’est elle qui rappelle à la fois l’origine et
149Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience final
150 la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la lo
151 finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle porte en [p. 62] elle la règle permanente de toute acti
152e la mesure est indivisible. Dieu est au ciel, sa loi est sur la terre, et les prêtres sont là pour veiller sur l’Alliance.
153u, se borner au concret, c’est rester fidèle à la Loi. D’ailleurs son langage même s’ordonne dès l’origine à cette vocation
154 agir. Point d’arts figuratifs ou imaginatifs. La loi les interdit par le deuxième et le troisième commandement. « Tu ne te
155lors la mesure n’est plus dans l’observance de la Loi qui conduit au Messie, mais bien dans la tension entre la Foi, qui es
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
156e mesure ; lorsque nous agissons en citoyens : la loi ; lorsque nous agissons en « hommes latins », ce sont alors certains
59 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
157égime politique. Ainsi la mesure n’est plus cette loi qui vit en l’homme réel et personnel, cette alliance du peuple avec s
158ur des cultures authentiques. Elle est devenue la loi inexorable et mécanique qui plie l’individu à des calculs de masses,
60 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
159ine dans le plan culturel. C’était substituer aux lois les hommes, les petits groupes d’hommes qui font la loi. C’était subs
160s hommes, les petits groupes d’hommes qui font la loi. C’était substituer au dogme de la toute-puissance des faits économiq
161es classes au mouvement culturel n’obéit pas à la loi de cause à effet. Leur unité n’est pas quelque chose de donné, mais q
162 classes et configuration de la vie, sous la même loi supérieure de la fin proposée par le socialisme. » Il faut alors défi
61 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
163e à terme, mais au contraire pour découvrir les « lois » de l’une, et la liberté créatrice qui éclate en l’autre à tout coup
164estige, nous saurons qu’il invoque un ensemble de lois, un ensemble de dogmes et de déterminismes figurant à ses yeux la vér
165t sa mission, le même refus intéressé de faire la loi vivante, qui ont assuré pendant cent ans l’impunité des entreprises d
166 fut à ce prix, l’échéance s’annonce tragique. La loi de l’inertie peut garantir pour quelques lustres une espèce de douceu
167ue l’étymologie. Elle est l’arrêt d’une immanente loi. Nous y voici justement parvenus. Déjà l’on subordonne l’invention au
168nt parvenus. Déjà l’on subordonne l’invention aux lois d’une économie en faillite. On refuse le brevet aux inventeurs de méc
169t aussi fait des miracles ! Ils ont recouru aux « lois » pour dégager leur responsabilité, tout comme le peuple recourt au f
170ne, échappant aux mains de l’inventeur, dicte ses lois au producteur : c’est la formule de notre crise industrielle comme au
171s et à tous ceux qui forment l’opinion, dicte ses lois au créateur et stérilise la recherche hérétique : c’est la formule du
172oint de vue, c’est l’encadrer de références à des lois ou à des écoles, c’est démontrer que ce point de vue [p. 177] ne se f
173nt à leur tour des dogmes. D’où la mythologie des lois psychologiques, des lois historiques, des lois économiques, qui encom
174. D’où la mythologie des lois psychologiques, des lois historiques, des lois économiques, qui encombrent la mentalité du cit
175es lois psychologiques, des lois historiques, des lois économiques, qui encombrent la mentalité du citoyen moderne de supers
176 autres ? Nous le savons maintenant : ce sont ces lois nées du dessaisissement de la pensée. On ne récite pas l’homme. On le
177déclare indépendants de ses pouvoirs. Ce sont les lois de nos savants, correspondant au « ils » du peuple, (d’où cette conni
178éterministe et libérale. Déterministe à cause des lois ; libérale dans la vie intérieure qu’elle mène à l’abri du réel aband
179u’elle mène à l’abri du réel abandonné au jeu des lois. Le confort de cette position n’est pas niable, tant qu’il ne s’agit
180 à son tour, secrète des dogmes. Elle invente des lois qu’elle dit fatales. Et l’aboutissement normal de ces doctrines, just
181rmal de ces doctrines, justifiées en vertu de ces lois, c’est le régime totalitaire, c’est-à-dire une glorification de l’Éta
182t pur, chez les marxistes, ait abdiqué devant les lois économiques, comme il abdique chez les fascistes devant les lois biol
183s, comme il abdique chez les fascistes devant les lois biologiques, nous ne sommes pas rentrés pour si peu dans le concret,
184frais. Laisser le monde aller son train selon ses lois, quitte à le suivre à pas de crabe, les yeux fixés sur le déroulement
185e passé. Le monde n’ira pas son train selon nos « lois » ; la loi du monde n’est pas la loi que nous tirons de notre défecti
186monde n’ira pas son train selon nos « lois » ; la loi du monde n’est pas la loi que nous tirons de notre défection au monde
187selon nos « lois » ; la loi du monde n’est pas la loi que nous tirons de notre défection au monde. La loi du monde est que
188i que nous tirons de notre défection au monde. La loi du monde est que l’homme lutte contre le monde, en assumant le risque
189sur leur prise solide, et je le pétrirai selon la loi nouvelle. Advienne ce que Dieu voudra ! J’aurai du moins gagné ma mor
190 tous ceux enfin qui se donnent sans remords à la loi brutale du nombre, trahissant dans ce temps, [p. 191] mais pour l’éte
62 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
191’est qu’elle estime que l’action dépend du jeu de lois fatales, et non pas de l’esprit créateur, incarné par des hommes resp
192gnement. Et que me font alors ces coutumes et ces lois d’un monde absent : leurs mythes, leurs sciences ; que me fait tout c
193u de rêver dans l’avenir et le passé, domaine des lois. Penser avec les mains désigne ainsi un acte dont j’ai dit qu’il est
194t indépendante de la pensée, et qu’elle subit des lois que la pensée doit se borner à décrire. Je répondrais qu’une telle cu
195la, dans un monde que la pensée abandonne à ses « lois », pour se retirer dans une sécurité où elle végète et récite ses pro
196ve, c’est qu’elle oublie — nécessairement — une « loi » humaine fondamentale : la violence ne profite qu’aux violents, et q
197tèmes politiques ne triomphent qu’à la faveur des lois économiques. Mais d’où viennent ces systèmes ? Et qui a fait ces lois
198is d’où viennent ces systèmes ? Et qui a fait ces lois, ou qui les a laissées se faire, sinon les clercs réfugiés dans le gr
199 est clair que cette liberté-là, garantie par les lois de l’État, ne sera jamais [p. 213] que servitude pour le penseur, s’i
200 que ce vœu signifie pour beaucoup un appel aux « lois scélérates » ; pour d’autres, qu’il témoigne d’un goût romantique du
201 se laisse guider par des formes, des usages, des lois qui ne sont en fait que les résidus de créations anciennes. L’esprit
202sition : d’une part il opposera au conformisme la loi personnelle de l’homme, d’autre part, il opposera à l’évasion dans l’
203contre la mort et l’anarchie. Les Juifs ont eu la Loi et la prophétie ; les Grecs, l’homme dans la cité ; les Romains, l’or
204portaient jusqu’à présent la société, l’État, les lois, la pensée et l’action, n’étaient pas le vrai centre de l’homme, qui
205 pour cette seule raison, la société, l’État, les lois, la pensée et l’action déformaient l’homme et se l’asservissaient. Ai
206ssion [p. 239] solitaire et féconde. Telle est la loi du monde, et il est admirable de l’aimer. Et la pensée même de Dieu n
207ée même de Dieu ne s’est point soustraite à cette loi, c’est-à-dire à ce choix souverain de Dieu. C’est en s’y soumettant q
208ps et l’espace est entièrement déterminée par les lois mécaniques. Fatalement, elles nous entraînent dans une dissolution at
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
209été réelle, sinon l’extension dans l’espace d’une loi personnelle, de la loi du propriétaire ? (Toute autre forme de propri
210ension dans l’espace d’une loi personnelle, de la loi du propriétaire ? (Toute autre forme de propriété demeurant justiciab
211 « Si c’était vrai, ça se verrait. » Telle est la loi nouvelle et la réalité d’une ère dominée par ce fait historique : l’I
212rois pas qu’il soit possible de les ramener à une loi, ni même à un usage régulier ; ou plutôt ils n’ont pas d’autre loi qu
213 usage régulier ; ou plutôt ils n’ont pas d’autre loi que cette volonté de plier l’attention aux phases d’un geste, d’une a
214e que cette psychologie s’assure davantage de ses lois, elle tend à les substituer [p. 160] à l’imagination concrète du réel
215endue vers l’origine d’où procèdent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple, et l’authentique raison d’être, l’i
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
216ine dans le plan culturel. C’était substituer aux lois mythiques les hommes réels, les petits groupes d’hommes qui font la l
217es réels, les petits groupes d’hommes qui font la loi. C’était substituer au dogme de la toute-puissance des faits économiq
218es classes au mouvement culturel n’obéit pas à la loi de cause à effet. Leur unité n’est pas quelque chose de donné, mais q
219 classes et configuration de la vie, sous la même loi supérieure de la fin proposée par le socialisme. Il faut alors défin
65 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
220s nécessaires et solutions d’urgence ; coutume et loi abstraite ; création et automatisme ; libéralisme et discipline ; féd
66 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
221s de localisation du spirituel, ne connaît pas de lois mais seulement des formes. C’est un monde en recréation perpétuelle,
67 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
222ù se trouvent pris les éditeurs : [p. 13] 1. Les lois du capitalisme et l’importance sans cesse accrue des frais généraux o
68 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
223général, demandé par un groupe de citoyens, d’une loi ou un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en Franc
224 un groupe de citoyens, d’une loi ou un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en France, on ne saurait par
225ours dirigé contre l’État. C’est-à-dire que toute loi proposée par l’État et soumise au referendum se voit ipso facto repou
69 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
226mes qui modifient les circonstances », et non les lois économiques. Nous pensons donc que le progrès mécanique ne comporte p
70 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
227rs, qui va venir un beau jour, de Paris, faire la loi dans notre village ? 19 février 1934 Les gens : récit d’une journé
228e, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses lois, qui se suffisent. Les concepts alors se combinent selon des affinité
229t pour lui d’une nécessité tout intérieure, d’une loi comparable à celles qu’il a su découvrir dans les plantes : loi de la
230 à celles qu’il a su découvrir dans les plantes : loi de la forme organisatrice de l’individu autonome. ⁂ Inverser les donn
71 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
231 tournée se présente comme un séducteur, c’est la loi du genre, et cela rend les échanges bien pauvres…) Quand nous nous so
232oir la chance, avoir la veine, c’est démentir les lois les plus fondamentales de notre [p. 181] science la plus élémentaire
233 l’homme : d’ailleurs elle ne le pourrait pas. Ma loi vaut tout juste pour moi. (Et s’il fallait tenir compte de toutes les
234à-soi) cessent d’agir et de s’efforcer contre les lois qui les limitaient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi — 
235aient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi — à ses superstitions incomparables — se met à croire de la même mani
236parables — se met à croire de la même manière aux lois et aux pouvoirs qu’il aurait dû combattre. (Volonté et Pouvoir des ma
237nthousiasme communiste. La plupart des fameuses « lois » économiques ou sociologiques que nous pensons avoir récemment « déc
238930 17 . Tous ceux qui ne bénéficient pas de la loi des assurances sociales ont intérêt à assister à la conférence. L’org
239l’État — et cela veut dire : de ceux qui font les lois sans rien savoir des situations locales. Parfois ils proposeront quel
240es chemins de fer et l’administration ; faire des lois régionales pour la viticulture ; mettre en commun les terres d’un pet
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
241nnelle, c’est-à-dire, dans ce cas, ordonnée à une loi qui n’est pas celle de l’objet mais du sujet. Son chapitre sur Balzac
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
242oir la chance, avoir la veine, c’est démentir les lois les plus fondamentales de notre science la plus élémentaire et la plu
243 l’homme : d’ailleurs elle ne le pourrait pas. Ma loi vaut tout juste pour moi. (Et s’il fallait tenir compte de toutes les
244des, cessent d’agir et de faire effort contre les lois qui les limitaient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi —
245aient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi — à ses superstitions incomparables — se met à croire de la même mani
246parables — se met à croire de la même manière aux lois et aux pouvoirs qu’il aurait dû combattre. (Volonté et pouvoir des ma
247nthousiasme communiste. La plupart des fameuses « lois » économiques ou sociologiques que nous pensons avoir récemment « déc
74 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
248e, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses lois, qui se suffisent. Les concepts alors se combinent selon des affinité
75 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
249st, en effet, de 40 à 48 % (quarante-huit). Et la loi attribue au créancier non seulement les terres mais la personne même
250a société romaine est livrée aux mécanismes de la loi capitaliste. La concentration des [p. 4] terres et de l’argent 62 en
251e. Au premier siècle, fatiguée de lutter pour des lois agraires plus justes, la plèbe se désintéresse de la terre. Elle ne d
252Mais les appareils les mieux montés subissent les lois de l’inertie. Les ressorts peu à peu s’écrasent. Nulle machine ne peu
253de son capitalisme, il s’est défait selon la même loi qui l’avait fait. Résumons ce processus exemplaire. Le capitalisme ag
254alistes, mais aussi de l’État, qui lui impose des lois générales. L’État est devenu l’arbitre souverain des conflits sociaux
76 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
255s-Unis de statuer sur la constitutionnalité d’une loi ou d’une mesure gouvernementale. ⁂ [p. 48] Ces brèves indications su
77 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
256expression directe d’une carence du sens civique, loi générale qui se vérifie dans tout pays totalitaire. D’autre part, le
257’a révélée à leur raison. Ils vous expliquent les lois biologiques de la race, la nécessité de l’eugénie, le fonctionnement
258irez vous ferait décapiter : voici le texte de la loi, je n’invente pas. Et vous, rêveurs d’une liberté sociale assurée par
259nt beau jeu de prouver qu’on ne peut accepter les lois sans accepter l’esprit qui les édicte… Car telle est la misère du tem
260és, promesses de grâce, credo. Mais au lieu d’une Loi sainte et dont les exigences amènent au repentir et à l’humilité, on
78 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
261demment, il sera toujours possible d’invoquer les lois économiques, les forces relatives des partis et des classes avant 193
79 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
262st qu’une attitude de profond respect en face des lois de l’Harmonie et du Beau… Les hommes qui n’ont pas notre foi, ou ne p
80 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
263général, demandé par un groupe de citoyens, d’une loi ou d’un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en Fra
264n groupe de citoyens, d’une loi ou d’un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en France, on ne saurait par
265gé contre l’État. C’est-à-dire que la plupart des lois proposées par l’État et soumises au referendum sont ipso facto repous
81 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
266etenant les âmes dans les Ténèbres. La sexualité, loi des corps, est une entrave à l’envol spirituel vers le monde incréé d
267ntradictoires sur la sainteté de la procréation — loi de l’espèce — et sur la sainteté de la virginité — loi de [p. 654] l’
268e l’espèce — et sur la sainteté de la virginité — loi de [p. 654] l’esprit. Pour l’Ancien Testament, par exemple, une desce
269le condamnait la procréation comme relevant de la loi du Prince des Ténèbres, c’est-à-dire du Démiurge auteur du monde visi
270e noblesse morale, qu’elle nous met au-dessus des lois. Celui qui aime de passion accède à une humanité plus haute, où les b
271gnit l’État dit socialiste à édicter une série de lois contre le divorce (qu’on rendit extrêmement onéreux), contre l’avorte
272nts nés hors du mariage. La rigueur subite de ces lois, le choc psychologique qu’elles provoquèrent, la propagande, et les m
82 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
273ue où l’on confond thérapeutique et sotériologie (lois de l’hygiène et doctrine du salut). À vues humaines, la guérison de n
274découvrira que la fidélité dans le mariage est la loi d’une vie nouvelle ; et non point de la vie naturelle (ce serait la p
275et puisque le salut est justement d’échapper à sa loi démoniaque. 104 Faut-il voir à la source de cet aspect le plus réel
2768), et qui tendrait à restaurer le Cosmos dans sa loi primitive, troublée par le péché ? La volonté chrétienne de transform
83 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
277 mais, peu ou prou, de chaque individu soumis aux lois d’une collectivité délirante. Sur la foi d’affiches officielles prome
84 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
278s réalités dont elle ignore ou répudie [p. 21] la loi interne : la tactique d’un parti par exemple. Ce n’est pas dans l’uti
85 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
279ien certaine. Tout homme en vaut un autre, dit la loi ; et ce respect vulgarisé touche au mépris. De là vient que le meurtr
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
280ers ce que la religion tient pour un crime, et la loi pour une contravention, soit au contraire qu’elles s’en amusent, et q
281 innombrable et obsédant de l’amour en rupture de loi ? Ne serait-ce pas qu’on cherche à s’évader de son affreuse réalité ?
282 vrai dire dissous depuis longtemps. Pourtant ses lois sont encore les nôtres d’une manière secrète et diffuse. Profanées et
283s besoin de mythe. On pourrait se contenter d’une loi, d’un traité de morale, ou même d’une historiette jouant le rôle de r
284ifiés comme exprimant une intrépide fidélité à la loi supérieure du donnoi, c’est-à-dire de l’amour courtois. (Donnoi, ou d
285trange amour, va-t-on penser, qui se conforme aux lois qui le condamnent, afin de mieux se conserver ! D’où peut venir cette
286 peut manquer d’être frappé de ce fait : les deux lois qui entrent en jeu, chevalerie et morale féodale, ne sont [p. 37] obs
287, dans un absolu indicible, incompatible avec les lois du monde, mais qu’ils éprouvent comme plus réel que ce monde. La fata
288ion, que l’auteur eût tenté d’illustrer, entre la loi de chevalerie et les coutumes féodales, nous a permis de surprendre l
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
289sion se serve des corps, et qu’elle utilise leurs lois. Mais la constatation des lois du corps n’explique nullement l’amour
290elle utilise leurs lois. Mais la constatation des lois du corps n’explique nullement l’amour d’un Tristan, par exemple. Elle
291ces naturelles, non converties, et brimées par la loi nouvelle. Le mariage, par exemple, n’avait pour les Anciens qu’une si
292 celle-ci prend sa source dans un système fixe de lois, qui seront codifiées sous le nom de leys d’amors. Mais il faut dire
293 front. Désormais, ces amants seront liés par les lois de la cortezia : le secret, la patience, et la mesure, qui n’est pas
294re d’un corps aux appétits terrestres, soumis aux lois de la procréation et de la mort. Mais le Christ est venu parmi nous,
295ieu, consommation du détachement suprême de toute loi matérielle.) Le consolamentum était administré par les évêques, et co
296eu (comme l’ordonne le sommaire évangélique de la Loi). Une créature finie ne peut aimer que le fini. Il en résulta que les
297es textes, le dévot devient la proie de la triste loi karmique, comme n’importe quel débauché. » Mais la femme, dans tout c
298onne aisément grande joie à celui qui observe ses lois, dit le premier des troubadours connus, Guillaume, septième comte de
299urut en 1127. Dès le début du xiie siècle, ces « lois d’Amour » sont donc déjà fixées, comme un rituel. Ce sont Mesure, Ser
300e savons si Chrétien de Troyes a bien compris les lois d’amour que lui enseignait Marie de Champagne. Nous ne savons dans qu
301hiltre à la fois rive à la sexualité, qui est une loi de la vie, et contraint à la dépasser dans un hybris libérateur, au-d
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
302 est en effet de reposer sur une faute contre les lois d’amour courtois, puisque tout le drame vient de l’adultère consommé.
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
303 rêve de tout le moyen âge païen tourmenté par la loi chrétienne — c’est la secrète volonté qui devait donner naissance au
304ue des échos mélancoliques. Il y a bien les douze lois d’Amour, les séparations ingénieuses, l’éloge de la chasteté, voire l
305plus strictement réglé, dans son progrès, sur les lois d’une plus sûre esthétique. L’emploi de « personnages constants » — l
306ision. D’où la duplicité profonde de la pièce. La loi morale, la loi du jour qu’il veut servir désormais, oblige Racine à r
307duplicité profonde de la pièce. La loi morale, la loi du jour qu’il veut servir désormais, oblige Racine à rendre le jeune
308homme, le Racine naturel, cherche à tourner cette loi sévère qui, condamnant l’inceste, rend impossible la passion. Et voic
309 que nul paraisse y prendre garde, se rangent aux lois de la raison du siècle, reniant l’absolu chrétien. Les « mérites » et
310a grâce d’une vertu qui transcende le monde de la Loi. Enfin tout se ramène à cette opposition : Don Juan est le démon de l
311nemis qui nuisent à ses projets de grandeur ? Des lois cruelles, arbitraires, impérieuses, pourront de même assassiner chaqu
312oués de la confusion. Au xiie siècle, c’était la loi de courtoisie qui imposait la chasteté ; ici, c’est la coutume bourge
313t compris que le drame se passe en eux, entre les lois inacceptables de la vie terrestre et finie, et le désir d’une transgr
314re secret du plein jour : l’attrait des sexes, la loi toute animale des corps — ce qu’il faut à la société pour procréer et
315e mort que l’Amour condamne, d’une mort selon les lois du jour et de la vengeance, brutale, accidentelle, privée de sens mys
316 le consolamentum des Purs ! Dès cet instant, les lois du jour, la haine, l’honneur et la vengeance sont devenues sans force
317me que la faute des amants légendaires contre les lois de l’amour chaste transforme l’hymne des troubadours en un roman 163
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
318ire de ce peuple. L’eugénisme de Lycurgue, et ses lois minutieuses réglant [p. 266] les relations des époux, n’ont d’autre b
319e l’amour. Les deux domaines restent soumis à des lois tout à fait distinctes, et privées de commune mesure. Il n’en va plus
320pelle la chevalerie. [p. 268] 3. La chevalerie, loi de l’amour et de la guerre « Donner un style à l’amour », telle est,
321t mis à abandonner la notion droite et simple des lois de la guerre, à spiritualiser la matière, en négligeant le sens natur
322er la Nature, la matière, et leurs fatalités, aux lois de la raison humaine et de l’intérêt personnel. Illusion si l’on veut
323opagande, la victoire dépend en fin de compte des lois de la mécanique plutôt que des prévisions de la psychologie. L’instin
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
324ntradictoires sur la sainteté de la procréation — loi de l’espèce — et sur la sainteté de la virginité — loi de l’esprit. P
325e l’espèce — et sur la sainteté de la virginité — loi de l’esprit. Pour l’Ancien Testament, par exemple, une descendance no
326le condamnait la procréation comme relevant de la loi du Prince des Ténèbres, c’est-à-dire du Démiurge auteur du monde visi
327e noblesse morale, qu’elle nous met au-dessus des lois et des coutumes. Celui qui aime de passion accède à une humanité plus
328gnit l’État dit socialiste à édicter une série de lois contre le divorce (qu’on rendit beaucoup plus onéreux), contre l’avor
329nfants nés hors mariage. La rigueur subite de ces lois, le choc psychologique qu’elles [p. 314] provoquèrent, la propagande,
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
330ue où l’on confond thérapeutique et sotériologie (lois de l’hygiène et doctrine du salut). À vues humaines, la guérison de n
331découvrira que la fidélité dans le mariage est la loi d’une vie nouvelle ; et non point de la vie naturelle (ce serait la p
332et puisque le salut est justement d’échapper à sa loi démoniaque 207 . Faut-il voir à la source de cet aspect le plus réel
3338), et qui tendrait à restaurer le Cosmos dans sa loi primitive, troublée par le péché ? La volonté chrétienne de transform
93 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
334un recours aux vérités les plus redoutables de la loi. Mais il faut bien remarquer le point réel de notre divergence (en at
94 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
335rminé par le bon et le juste — contre eux. Si les lois de la morale n’existaient pas, il les inventerait pour les violer. Et
95 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
336nser les objets et les formes, les rythmes et les lois cosmiques, afin de les parfaire par le Verbe et, finalement, de s’en
96 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
337 sur les contraintes du passé, ni [p. 22] sur des lois, mais sur l’attente commune et enthousiaste d’un au-delà libérateur.
338es, au nom du mot d’ordre unitaire : une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous le règne
97 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
339ar admettre que la pensée est impuissante sur les lois fatales de l’action. Si les discours ne trompent plus personne, si le
340rs de la pensée n’ont plus aucun rapport avec les lois de l’action, une société qui manque à ce point d’harmonie, [p. 68] et
341 car l’histoire et l’économie sont régies par des lois inflexibles. Et surtout, au développement formidable et angoissant de
342vient au même : car si tout est déterminé par les lois économiques, donc par la matière, là encore l’esprit ne peut rien. Au
343illeuse et pure au-dessus de la matière et de ses lois — selon les [p. 74] libéraux — soit qu’au contraire, humble et servil
344, humble et servile, elle se borne à refléter ces lois — selon Marx. Trop haute pour les uns, trop basse pour les autres, el
345ulture n’a plus en fait l’initiative, ce sont les lois de la production et de la guerre qui imposent leurs nécessités à notr
346é par le droit d’État. Chez les Juifs, c’était la Loi de Moïse qui ordonnait toute l’existence dans ses plus minutieux déta
347ations, l’action obéissait spontanément aux mêmes lois que la pensée. Mais aujourd’hui que la Loi des Juifs, le droit et la
348mêmes lois que la pensée. Mais aujourd’hui que la Loi des Juifs, le droit et la théologie sont méprisés ou ignorés, [p. 77]
349des réalités. Mais des réalités partielles. Si la loi qu’on impose à tous est calculée seulement pour certains types, soit
350 types, soit physiques, soit sociologiques, cette loi est pratiquement une odieuse tyrannie pour tous ceux qui débordent le
351e que l’histoire et la sociologie ont encombré de lois fatales. Que peut-il, seul, contre ces lois ? Il faut donc, s’il veut
352ré de lois fatales. Que peut-il, seul, contre ces lois ? Il faut donc, s’il veut faire quelque chose, qu’il entre dans un gr
353Comte, et Marx, l’idée que l’Histoire obéit à des lois contre lesquelles l’homme ne peut rien. Conception très lugubre, mais
354retraite dans les bibliothèques. Or cette idée de lois fatales avait été empruntée à la science et transportée abusivement d
355 depuis quelques années, que la [p. 91] notion de lois tout objectives, de lois absolument indépendantes de l’homme, n’était
356que la [p. 91] notion de lois tout objectives, de lois absolument indépendantes de l’homme, n’était qu’une illusion rational
357 savants nous disent aujourd’hui que les fameuses lois scientifiques ne sont en fait que de commodes conventions, dépendant
358logues qui prétendaient décrire objectivement les lois rigides de notre société. En vérité, il n’est de lois fatales que là
359rigides de notre société. En vérité, il n’est de lois fatales que là où l’esprit démissionne. Toute action créatrice de l’h
360réatrice de l’homme normal inflige un démenti aux lois et fait mentir les statistiques. Ainsi les lois de la publicité ne so
361x lois et fait mentir les statistiques. Ainsi les lois de la publicité ne sont exactes que dans la mesure où l’homme n’est q
362générale de l’illusion déterministe. Les fameuses lois de l’Histoire découlaient, disait-on, d’une étude rigoureusement impa
363aient vaine toute action personnelle. Il n’y a de loi, répétons-le, que là où l’homme renonce à se manifester selon sa voca
364 justifient les rigueurs de leur régime au nom de lois économiques, ou historiques, ou biologiques. Or il est clair que ces
365toriques, ou biologiques. Or il est clair que ces lois ne sont vraies, ou plutôt ne deviennent vraies, qu’en vertu d’une imm
366ble. Notre culture libérée de la superstition des lois fatales peut envisager de nouveau d’influencer le monde réel, ramené
98 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
367murailles, ils ne sont plus esclaves que de leurs lois et de leurs coutumes, de leurs commérages et de leurs préjugés bourge
99 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
368a qu’au jour où ce sentiment sera dit, traduit en lois, et par là-même soumis au risque de se voir discuté. 5. La force des
369ence accordée par les Suisses à la coutume sur la loi ; leur goût d’utiliser ce qui existe plutôt que de décréter sur table
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
370’économie en général, ont cessé d’imposer leurs « lois fatales ». Ce sont les Chefs qui dictent les prix, les cours des chan