1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1la mort. Mais alors, à quoi sert d’exalter, d’une si émouvante sorte, les soldats déjà légendaires de Verdun, et ce « haut
2 parfois : « On craint d’être injuste en décidant si… cette absence de haine ; cette épouvante, devant la guerre… provienn
3nsumateur de toute faiblesse, flamme d’une pureté si rare en notre siècle, qu’elle paraît parfois, lorsque la tourmente hu
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
4ptique qui tend à devenir notre poncif moderne, — si propre à égarer dans d’ingénieuses métaphores quiconque chercherait u
5i sert, dès lors, tout cet appareil psychologique si scolaire ? À donner le change sur la pauvreté d’un art purement forme
6omme d’autres de raisonnements. Plaisante ironie, si cette attitude n’était qu’une protestation contre nos poncifs intelle
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
7’au bout un roman de 500 pages comme Rabevel. Car si la liquidation des questions traitées est rapide, elle est complète a
8re, disciple de Valéry, puisse rédiger des romans si bouillonnants, si mal équarris. Certes, ce n’est pas lui qui se refus
9léry, puisse rédiger des romans si bouillonnants, si mal équarris. Certes, ce n’est pas lui qui se refuserait à écrire, — 
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
10étant une question politique. On peut prévoir que si le bouddhisme jouit un jour d’un renouveau, c’est à quelques savants
11 composent ce gros volume. Les points de vue sont si différents, si différentes même les conclusions tirées de points de v
12ros volume. Les points de vue sont si différents, si différentes même les conclusions tirées de points de vue semblables,
13cto qui le mènent à des conclusions de ce genre : si nous trouvons le moyen de « suppléer à l’éducation historique des peu
14 religion romaine (ce christianisme méditerranéen si étroitement particularisé pourtant, à l’usage des Latins…). Quant aux
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
15ake i a gardé son bon sens et son sang-froid. Et si l’on a pu reprocher à ses tableaux de l’Europe qu’il vient de parcour
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
16tude ? Mais ces réserves sont de peu d’importance si l’on songe au service que M. Seillière nous rend en réintroduisant da
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
17eur vie… Markovitch, derrière sa vitre, tremblait si fort qu’il avait peur de trébucher et de faire du bruit. Il songea :
18t peut-être du monde dans l’appartement. Il avait si froid que ses dents claquaient. Il quitta sa fenêtre, se traîna jusqu
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
19s. Il y a encore les hommes politiques, mais on a si souvent l’impression qu’ils battent la mesure devant un orchestre qui
20sont parmi les plus conscients de ce temps ; mais si l’on songe aux bataillons de pâles opportunistes sans culture qui se
21der trop d’importance à leurs tentatives morales, si singulières soient-elles — dont le grand public reste le témoin souve
22rdinale pour le créateur. Mais quel est ce besoin si général de s’incarner, dans le héros de son roman, de se voir vivre,
23rcher, absorbant son attention dans une sincérité si voulue qu’elle va parfois à l’encontre de son dessein. ⁂ Décidément n
24ommes malades dans les profondeurs. Et le mal est si cruellement isolé, commenté par ceux qui le portent en eux qu’il en p
25e en moi ordre et désordre, raison et folie, etc. Si je les cultive simultanément il est clair que les tendances négatives
26; ni rien — rien que l’orgueil, sachant une chose si forte, de me sentir plus fort encore et de la vaincre. — Mais la joie
27ort encore et de la vaincre. — Mais la joie d’une si haute victoire — n’est pas si douce encore, n’est pas si bonne que de
28 Mais la joie d’une si haute victoire — n’est pas si douce encore, n’est pas si bonne que de céder à vous, désirs, et d’êt
29e victoire — n’est pas si douce encore, n’est pas si bonne que de céder à vous, désirs, et d’être vaincu sans bataille. On
30condité psychologique d’une attitude par ailleurs si proche de certain mysticisme. Mais pousser une vertu particulière jus
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
31nt d’introduire le jargon de la science moderne.) Si nous reconnaissons à la base de cette œuvre inégale des idées vieille
32téralement d’une anecdote italienne de Stendhal ; si d’autre part l’évolution mystique de Paulina semble parfois un peu tr
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926)
33st dimanche, parce qu’il pleut et qu’on s’ennuie. Si la vie est bête à pleurer, sourire est moins fatigant. « Le paon déda
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
34réciser ce qu’il entend par ordre, et montrer que si cet ordre l’écarte de Dada, il ne le conduit pas pour autant à l’Acad
35oute grâce vaporeuse. Mais ses fleurs de cristal, si elles sont sans parfum, ne se faneront pas. p. 661 t. « Jean C
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
36 : des Architectes, de l’esprit et de la matière. Si Le Corbusier réalise son plan, ce sera plus fort que Mussolini (leque
37des ordonnances élèvent leur chant. Utopie ! Oui, si notre civilisation s’avoue trop fatiguée pour créer avec ses moyens m
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
38ogie freudienne et proustienne a porté à un point si dangereux, il nous propose l’expérience d’un Newman, les exemples d’u
39littéraire, et qu’il serait bien utile d’adopter, si l’on veut éviter les confusions qui sont en train d’ôter sa valeur li
14 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
40s, dissertent sur leurs fantaisies ? Ç’aurait été si délicieusement invraisemblable… Mais ce cœur fatigué se reprend à sou
15 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
41e vision de l’Occident qui naît de ce petit livre si dense, si inquiétant. Le Chinois voit dans l’Europe « une barbarie at
42e l’Occident qui naît de ce petit livre si dense, si inquiétant. Le Chinois voit dans l’Europe « une barbarie attentivemen
16 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
43 nous empressons de vous laisser le soin de juger si nous avons de quoi faire les modestes…   Être nous-mêmes, avons-nous
17 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
44t pour se dégager de confusions aussi perfides et si profondément mêlées à ses plus chères aventures. [p. 15] Sincérité e
45 moins révélatrice du fond de l’âme humaine ? Que si l’on s’étonne de me voir donner ici la préférence à l’acte volontaire
46ns un ancien carnet de notes, je retrouve un être si différent. Les gestes et les sentiments qui se proposaient à mon souv
47trospection : ce daltonisme du souvenir. [p. 18] Si l’un de ces deux procédés peut m’apprendre quelque chose, c’est bien
48 déjà c’est le chaos. Mon corps et moi, le livre si poignant de René Crevel, est la démonstration la plus cynique que je
49la sincérité ? Trop sincère, pas sincère. Ou bien si l’on prétend que la sincérité est la recherche, puis l’acceptation de
50té à l’illusion. (Max Jacob.) Un rôle ? Oui. Mais si le personnage est maintenu jusqu’à la mort, il se confond avec l’homm
51que pure de cet âge. Mais il le faut dépasser.)   Si j’en crois l’intensité d’un sentiment intime, ce moi idéal que j’appe
52iles à mon dégoût d’un moi que la vie me montrait si désespérément vrai, tyrannique, insuffisant. Mais un pli de ta lèvre,
53’appelle hypocrisie envers soi-même une volonté — si profonde qu’elle n’a pas besoin de s’expliciter pour être efficace —
18 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
54ne font pas honneur à l’imagination d’autres fois si prestigieuse du poète : « Ils m’ont suivi, les imbéciles », ricane-t-
19 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
55ssion. Cette fin est admirable, dont la brutalité si longtemps désirée délivre Jacques d’un passé obsédant, d’une jeunesse
20 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
56ble au perfectionnement de son âme. Et qu’importe si les Allemands qui, fréquente sont ae , pour notre plaisir, un peu plu
57 parle de choses d’art comme on fait dans Proust, si les passions qu’il nous peint sont ici tant soit peu russes, et là, g
58e sorte de froideur que l’on dirait désintéressée si elle n’avait pour effet de souligner, plus que ses succès, certaines
59laisse point oublier que ce livre d’une résonance si humaine, est mieux que charmant, — douloureux et désinvolte, glacé, p
21 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
60 tant de richesses avec cette mélancolique grâce. Si quelques-uns de ses bijoux sont taillés comme ceux de Giraudoux, j’y
61au pour cette ambassade). Parfois l’on se demande si l’Auber de Jean Cassou ne va pas s’attabler au café en face des perso
62tentée de lui faire ces confidences qu’elle livre si facilement au héros plus confiant et secrètement incertain de ce roma
63tait le bonheur, peut-être… »). Mais le ton reste si léger, spirituel, fantaisiste — (cette touche pour peindre un personn
22 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
64ences conjointes de l’inquiétude et de la foi : « Si tu as trouvé Dieu, il te reste à le chercher encore… » p. 563 ag
23 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
65» Il y a aussi un certain tragique, mais au filet si acéré qu’on ne sent presque pas sa blessure. Mais c’est ici qu’il s’a
24 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
66ui ait à ce point le sens de l’époque, une vision si claire et si tragique de la civilisation d’Occident. Les questions ca
67oint le sens de l’époque, une vision si claire et si tragique de la civilisation d’Occident. Les questions capitales posée
25 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
68 comme vous sauriez lui plaire, maintenant qu’une si triomphante tendresse vous possède ! Justement, voici Pierre Girard :
69 un peu. « Tous nos ennuis nous seraient épargnés si nous ne regardions que les jambes des femmes » dit-il, pour vous appr
70ibuis, qui parle toujours de Weber… Mais au fait, si vous n’aviez pas lu ce livre ? Ah ! sans hésiter, je vous ferais un d
26 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
71éduction certaine. C’est un art de détails ; mais si délicat et d’une si subtile convenance avec son objet qu’il en saisit
72’est un art de détails ; mais si délicat et d’une si subtile convenance avec son objet qu’il en saisit sans mièvrerie ni v
73M. Vaudoyer d’avoir su donner à ces œuvrettes une si exquise humanité : par lui le « charme » reprend quelques droits.
27 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
74uvre lui apparaît en même temps que « fatale », « si arbitraire et si facultative », je me dis qu’il n’en saurait être aut
75 en même temps que « fatale », « si arbitraire et si facultative », je me dis qu’il n’en saurait être autrement tant qu’on
28 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
76moi, à certain désagrément que j’eus de vous voir si entourée… D’autres fois… je n’ai plus le courage de les dire. Enfin,
77t m’assis à l’écart. On me demandait, en passant, si j’étais malade. Je désignais d’un geste incertain quelques bouteilles
78elle, je pourrai lui dire très vite quelques mots si bouleversants qu’avant le dernier étage… » Je délirais, bien sûr. Je
79 de plus en plus impudemment : je devais paraître si perdu. Chaque fois [p. 70] qu’un paquet de dix personnes s’engouffrai
80onte pour la première fois… Je me disais encore : Si je prends cet ascenseur et que je la croise en route dans l’ascenseur
81 encore, haletant. Et le temps passait, à la fois si lent — jusqu’à l’arrivée du prochain métro, du prochain autobus, — si
82arrivée du prochain métro, du prochain autobus, — si rapide : déjà les lumières des boulevards glissaient des reflets sur
83e de mon désir. Je ne vous en accuse pas. À peine si je puis encore évoquer votre visage. Peut-être ne vous ai-je pas vrai
29 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
84e dictées de l’inconscient, au fond desquels on a si vite fait de distinguer les quelques préoccupations assez simples don
85ausse-trappes, cette habileté surtout. Je ne sais si ce malicieux Gagnebin (non pas Elie) pensait à quelqu’un lorsqu’il éc
86 les règles de l’art, mais que l’essence obtenue, si elle est de rose, est sans parfum.   (Tout de même, Cocteau est un po
30 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
87os veilles et de nos rêves », ainsi que le disait si poétiquement le programme.   Un peu d’histoire (erratum de la chroni
31 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
88 On va tous devenir fous ! » — « Hé ! lui dis-je, si seulement. » Mais tout de même, là par exemple, où nous ne pouvons no
32 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
89 d’aise extrême, vos glandes salivaires, pourtant si éprouvées par le repas dont vous sortez, que ces trois mots où se rés
90s. Je viens d’entendre la voix d’un mystique. Que si l’on vient nous empêtrer de dogmes bassement ingénieux : « Si j’essay
91t nous empêtrer de dogmes bassement ingénieux : « Si j’essaye un instant de m’élever à la notion de Dieu, répond Aragon, j
92t de même moins misérable que Clément Vautel — et si ce nom revient sous ma plume, comme une mouche qu’on n’a jamais fini
93 bien plus étendus qu’on n’osait le craindre 11 . Si dans un essai sur la sincérité j’ai soutenu qu’une introspection immo
94 immobile ne retient rien de la réalité vivante ; si je dénie à des incrédules le droit à parler des choses de la foi comm
95s de la « saine raison », sans se demander jamais si cela ne condamne pas et la santé et la raison. Il s’est trouvé des Ma
96mains qu’est-elle devenue ? C’est bien leur faute si elle nous apparaît aujourd’hui comme une vieille courtisane assagie,
97aire marchand des œuvres complètes de Karl Marx ? Si vous ne dites pas aussi merde pour Marx ou Lénine, je le dirai pour v
98le qui donne au surréalisme ce petit côté jacobin si authentiquement, si déplorablement français. Et puisque nous en somme
99éalisme ce petit côté jacobin si authentiquement, si déplorablement français. Et puisque nous en sommes au surréalisme, ce
33 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
100 et Bettina lui disait à l’oreille : « Mon chéri, si j’aime la comtesse ? Mais tu es si laid que cela me donne encore plus
101: « Mon chéri, si j’aime la comtesse ? Mais tu es si laid que cela me donne encore plus de plaisir. » Le duc paya et s’enf
34 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
102 de moi. Un soir qu’elle pleurait, je l’embrassai si fort… En un quart d’heure, je connaissais l’amour dans ce qu’il a de
103e en robe bleue légère qui me regarda un instant, si doucement… Je me levai sans payer, je partis [p. 182] par les rues, u
104’est pas sans me charmer, croyez-moi. Car, enfin, si je suis ici à vous écouter, c’est que je cherche ce qu’on est convenu
105 ne saurais y répondre. Je pourrais vous dire que si vous me trouvez un peu potache, il n’est pas prouvé par là que le pot
35 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
106utôt — vous alliez le dire — aux surréalistes ?   Si le mal du siècle consistait véritablement dans ces quelques effets, n
36 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
107térature (juillet 1927) o I Parler littérature Si je prononce le nom de tel de vos confrères, si je dis : « Avez-vous l
108re Si je prononce le nom de tel de vos confrères, si je dis : « Avez-vous lu… », vous voilà rouge ; et sur moi les foudres
109et sur moi les foudres de votre paradis poétique. Si je cite tel auteur dont nous fîmes notre nourriture une saison de nag
110 dans le vent, poète au bar, le paradis n’est pas si cher. Il y en a aussi qui posent pour le Diable et ne se baignent que
111ême, en passant à la limite, on peut imaginer que si elle était réalisée, on ne s’en apercevrait pas. Je pressens encore d
37 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
112uvante. Notre retraite est toute « statutaire » — si l’on ose dire. Elle nous permet donc de considérer la situation sans
113 réjouir. On s’est beaucoup étonné de nous voir « si différents » de nos aînés. Nous avons l’énorme candeur de trouver ça
38 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
114 impression de netteté, de solidité, de propreté. Si l’on ajoute à cela le plaisir qu’on éprouve toujours au récit de succ
115 qui n’a l’air de rien : « Nul ne contestera que, si l’on abaisse suffisamment les prix, on ne trouve toujours des clients
116oir la duperie : ce jeu du chat et de la souris ; si Ford relâche les ouvriers et leur donne une apparence de liberté, c’e
117s techniciens imparfaits. Il ne se demande jamais si la technique même la plus perfectionnée mérite les sacrifices qu’elle
118ieux à faire que de philosopher. Je le veux. Mais si j’insiste un peu sur ses « idées », c’est pour souligner ce hiatus ét
119ité avec un état de choses funeste pour l’Esprit. Si l’Esprit nous abandonne, c’est que nous avons voulu tenter sans lui u
1208] matériel, avec l’arrière-pensée sournoise que, si cela ratait, on gardait toutes les autres chances. J’accorderai que l
121s. Dans cette mécanique bien huilée, au mouvement si régulier qu’il en devient insensible et que la fatigue semble dispara
122s temps de se désintéresser simplement des buts — si bas soient-ils — d’une civilisation sous le poids de laquelle nous ri
39 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
123l vaut la peine de le dire car la chose n’est pas si fréquente dans la production actuelle. On retrouve aux premiers chapi
124èse plus organique du roman et des mémoires. Mais si son début permet de croire que le Perroquet Vert ne restera pas une r
40 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
125s encore dupes d’une conception de la littérature si pédante qu’elle exclut un de nos plus grands conteurs sous prétexte q
41 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
126’en avoue plus éloigné et m’en sais plus dépourvu si possible. Je ne demande aux écrivains que des révélations, ou mieux,
42 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
127Alors, vous êtes pour un retour à la barbarie ? » Si ce réflexe indique un mépris vraiment exagéré pour la jugeotte de l’a
128ment lamentable, je poserai la question de savoir si tant de laideurs et d’outrages au bon sens peuvent être légitimés par
43 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
129 ces beaux problèmes d’arithmétique où il fallait si soigneusement séparer les calculs du raisonnement, par une barre vert
130e fut ma seconde découverte : ce monde simplifié, si évident, si parfaitement soumis aux règles d’une arithmétique élément
131onde découverte : ce monde simplifié, si évident, si parfaitement soumis aux règles d’une arithmétique élémentaire, ce mon
44 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
132rai pas plus, de peur de m’échauffer inutilement. Si l’on me poussait un peu, je crois que je m’oublierais au point d’insi
45 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
133l y a une exagération absurde, une généralisation si schématique et superficielle que la discipline perd tout son sens édu
46 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
134s destinés à la profession de chauffeurs de taxi. Si cette conception du pratique prévaut, il est à craindre que l’école n
135monde ne progresse qu’à la faveur de malentendus (si tant est qu’il progresse.) L’école nouvelle n’échappe à l’absurdité p
47 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
136ge de priver ces Messieurs d’une aubaine pour eux si rare. Un fait simple, par exemple, c’est que la Démocratie sans l’ins
137pissants entonnoirs. D’ailleurs cette complicité, si évidente à l’origine de l’institution, se manifeste encore de nos jou
138ue et social, qui est de fabriquer des électeurs (si possible radicaux, en tout cas démocrates). Je me souviens d’un dessi
139litiquement, n’est pas rentable. Il est clair que si le but principal de l’instruction publique était d’éduquer le peuple
140e soit une machine à fabriquer de la démocratie — si je ne sentais menacées dans cette aventure des valeurs d’âme auxquell
141u’il y a d’authentiquement noble en chaque homme. Si les fils du peuple souffrent moins d’un tel régime, c’est qu’ils n’on
142s une connaissance aussi sensible. Mais attendez, si quelques-uns allaient se réveiller… Il suffit d’un peu de chaleur d’â
48 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
143mocratie peut se conserver des siècles encore… Or si je dis que l’École est contre le progrès, c’est que le progrès consis
144 le xviiie (depuis les dernières pestes noires). Si vous creusez un peu la notion de démocratie, vous trouverez bien vite
145 Mais cette première tâche constitue un programme si riche qu’il est superflu d’en formuler une seconde. Laissons ce [p. 5
146us complète, à un degré supérieur d’inconscience, si je puis dire. Alors ce sera au tour de l’instinct d’intégrer la raiso
49 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
147ue j’ai la ferme intention de vous faire rigoler, si cela peut vous rassurer quant à ma santé morale.) La question est de
148ant à ma santé morale.) La question est de savoir si nous serons des hommes de chair et d’esprit, ou des pantins articulés
149 se constituent ces élites et cela ne se peut que si les tenants de l’ordre spirituel retrouvent le courage d’être, malgré
150Par exemple, je vous demande une fois pour toutes si vous tenez, oui ou non, M. W. Rosier, auteur de manuels d’histoire et
151 qui soit. (Il est plus que plat : il est creux.) Si beaucoup de personnes répondent oui, cela finira par créer un courant
152 concentration, dans quelque domaine que ce soit. Si l’Occident comprenait cette vérité élémentaire et en tirait des concl
153 suisses fait des soldats en moins de trois mois. Si l’école appliquait en les transposant des méthodes de concentration a
154 on économiserait plusieurs semestres de travail. Si chaque matin l’enfant parvenait à mettre sa pensée au garde-à-vous du
50 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
155où il sait être, avec sa verve doucement comique, si émouvant : « À cette époque je croyais fortement en l’existence d’une
156moments où j’arrivais presque à me convaincre que si je m’approchais tout à coup par derrière d’un homme ou d’une femme qu
51 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
157e pas plus une question aussi centrale — qui est, si l’on veut, la question d’Orient-Occident. Et pourquoi cette hostilité
158tation proposée par Claudel et Isabelle Rimbaud ? Si Claudel s’est montré partial en faisant de Rimbaud, « mystique à l’ét
52 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
159ste qui joue de la raison ratiocinante tout comme si elle n’était pas le contraire de la Raison de Spinoza. Nul mieux que
53 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
160 la façon dont il parle de « ses quelques succès, si disproportionnés avec son mérite ». Il ajoute : « j’ai eu la chance d
161demande pas tant dans les familles. Et qu’importe si la perspective manque souvent à ces récits : ce n’est point un paysag
54 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
1624] Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930) bd Si vous avez la curiosité, mieux, le goût des esprits singuliers, si vou
163curiosité, mieux, le goût des esprits singuliers, si vous croyez que c’est par l’extrême pointe du singulier que l’esprit
55 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
164vers cinq heures [p. 406] à travers ces quartiers si clairs, arbres et jets d’eau ; sans avoir pu retrouver, des conversat
165es les avances, les plus exténuantes, et qui sait si tant d’erreurs ne composeront pas un jour une sorte d’incantation cap
166: je me ferai un mérite de perdre tout mon temps, si toutefois perdre conserve ici le sens qu’il [p. 411] a pris dans ce m
167entre deux séries d’heures de travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’égare, laissons
168rticales peinturlurées — elle n’a rien d’étrange, si l’on songe que nous sommes en Hongrie. Et ce n’est pas que je trouve
169rouve ce raisonnement fin, encore que juste, mais si je me défends du pittoresque, ce n’est qu’amour jaloux du merveilleux
170ons, et c’est alors que l’on est tenté de mentir, si fort tenté que l’on cède à coup sûr, en se persuadant que c’est pour
171 comme un cadeau de pauvre, comme un vrai cadeau. Si le conteur ment, — pendant qu’il y est, il ferait mieux de choisir un
172gre, jaune et rigide dans son costume noir et or. Si le comte Bethlen venait à la SDN en tenue de magnat, beaucoup de gens
173tion ; [p. 416] qu’il s’agit ici de valeurs ; que si les populations des régions perdues étaient parfois en majorité rouma
174grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous présenter au roi, vous perdrez la tête. D
56 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
175 quelques mots isolés, des bribes de phrases… Or, si comme je le crois et voudrais l’établir plus longuement, le sens des
176rlin est à chercher dans leur rythme seulement, — si ces mots séparés par des suites de points ne lui servaient qu’à noter
57 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
177 par les vents, aux arbres rares, mais aux replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est un
178and je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je leur en parlais… Il leur suffirait de l’image d’un bibelot d’une s
179e j’observe, je n’observe rien. Il y a des femmes si belles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’y a
180lus vite pour rattraper ces apparences adorables… Si je « lâchais » un instant, toutes choses disparaîtraient… Le vertige
181entalisme et de passion, et c’est là son miracle. Si tu n’as pas le sens de la musique, conserve quelque espoir de t’en ti
182téristique du Hongrois. — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine hargne à cet artiste de la prodigalité
183bole de la servitude et un symbole de la liberté. Si la Hongrie tout de même a quelque chose de « moderne », dans un sens
184l’ont égaré, comme ils égarent tout d’un monde où si peu vaut qu’on le conserve, au long d’un chemin effacé par le vent su
185de, — et leur musique seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici,
186issent nos gestes. Imaginer ce qui se produirait, si par quelque Décret l’on élevait la Morale du domaine des actions à ce
187signifie qu’il vient d’être très malade. [p. 587] Si dans ta chambre, en plein jour, tu t’endors, et que, vers le soir, tu
188utres aussi, peut-être, la cherchent. Et qui sait si vraiment elle n’existe plus, l’Hermétique Société 18   de ceux qui n
189 lui, — mais à cet endroit, en ce temps… Qui sait si tu ne l’as pas reçue ? Une qualité, une tendresse, quelque similitude
190de… Oh ! bien peu ! Mais qu’est-ce que ce voyage, si tu songes à tous les espaces à parcourir encore dans ce monde et dans
191vont à la lune — lit-on dans les Upanishads. — Or si un homme n’est pas satisfait dans la lune, celle-ci le libère (le lai
192ci le libère (le laisse aller chez Brahma) ; mais si un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pl
193la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me resterait qu’à le détruire. (Au
58 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
194t, M. Du Bos choisit des bases d’approche parfois si éloignées, et progresse par des voies si subtiles qu’il ne doit qu’à
195 parfois si éloignées, et progresse par des voies si subtiles qu’il ne doit qu’à un sens exceptionnel de l’orientation dan
196sardeux de résoudre ses antinomies (Goethe) ; que si elles y échouent, il restera du moins des personnages ! Mais la grand
59 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
197e tarif, et pourquoi ? Regardez : à côté de vous, si vous êtes seul, un fantôme, d’office, a pris place. On lie bien vite
198 moins généreuse que ne veut le croire M. Gide, — si pareil entre les griffes de son égoïsme à la souris qu’un chat subtil
199Ils me conduiraient là où je ne sais pas que j’ai si grand désir d’aller… Est-ce ici ? Je regarde autour de moi : des murs
200isine littéraire, de pensers mis à toutes sauces. Si M. Thibaudet connaissait l’hôte de céans, il proposerait cette formul
201uis de Carabas, absent de Paris, est là. [p. 165] Si vous enlevez Georges Petit, égaré, en ayant soin d’ajouter ceux que j
60 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
202t pré-communiste. Le cas Malraux, — le cas Perken si vous voulez. Les personnages de M. Malraux se ressemblent dans le sou
203 commun dénominateur » d’expression et de masques si dissemblables, n’est-ce point cela qui forme l’autoportrait le plus p
61 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
204at de pureté extrême qui est l’état économique ». Si les mœurs sont occidentales, les habitants, eux, viennent de tout l’O
205iers le contraire, mais M. Nizan est de ces gens, si nombreux aujourd’hui, (Freud, etc.), qui croient que le pire est touj
206déalisme qu’elle combat avec raison ? D’ailleurs, si je vois bien que le propos de M. Nizan n’est pas de nous rendre le go
207inture d’Aden est assez faite pour y contribuer : si grande est en effet l’horreur que M. Nizan éprouve à contempler « ce
208 pas sur ce Luther prêché par nos missions (c’est si vraisemblable !) mais un normalien se devrait de savoir que l’œuvre m
209ècle — ou en enfant : il y a lieu de s’attrister. Si vous demandez au philosophe de quel droit il pratique cet étrange sec
210une singulière incohérence. Et il est évident que si cet idéaliste se trouve mis en présence d’un marxiste, par exemple, q
211est ici le nœud de divergence entre eux et nous — si le mal est si grand qu’ils le montrent — et il l’est — aucun boulever
212d de divergence entre eux et nous — si le mal est si grand qu’ils le montrent — et il l’est — aucun bouleversement matérie
213 — aucun bouleversement matériel n’y pourra rien, si radical soit-il. Un pessimisme aussi féroce que celui de MM. Malraux,
62 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
214re ; demandons-en l’explication à la Préface d’un si brillant catalogue. Parce qu’ils parlent un peu pour nous et parce q
215ouvent fort admirative. Le titre de l’exposition, si l’on y prend bien garde, éludait dans une certaine mesure la question
216ivent à leur origine ou à leur foi réformée, — et si ces traits ne constituent pas, en définitive, les éléments d’un art p
217Pas de trace de « puritanisme » chez des artistes si différents les uns des autres. Au contraire, une vitalité, une joie d
63 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
218t contrecarré par le dieu de l’Amour. [p. 345] « Si vous désirez savoir comment cela s’applique à mon histoire, dit l’aut
219toire, dit l’auteur dans sa préface, lisez-la, et si vous la lisez, ne dites pas à vos amis ce qui arrive avant qu’ils n’a
220un milieu privilégié pour l’étude du cœur humain. Si le rôle de l’art est d’affiner nos âmes au contact de réalités plus p
221 là choisir un sujet inévitablement tragique. Car si l’histoire de l’ascension d’un caractère, d’une volonté, d’une âme vi
222re, fâcheusement en ces pages — et qui s’explique si l’on a lu la phrase par quoi se termine un précédent livre de notre a
223pçonner ici quelque invraisemblance psychologique si l’on ne s’apercevait que M. Baring, lui-même, manifeste cette tournur
64 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
224la montagne, c’est surtout le fond des vallées, — si l’on ose dire, — où il fait vivre d’imaginaires bons sauvages. Et pou
65 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
225une âme chrétienne d’atteindre la grandeur morale si elle n’a pas connu, ne fût-ce que par sa puissance de sympathie, la m
226opre. Mais il n’y a pas là de quoi nous rassurer. Si la vie de Kagawa glorifie l’Évangile, elle accuse formellement la gra
227ment la grande majorité des chrétiens. Tant mieux si ce livre nous passionne. Il faudrait surtout qu’il nous trouble. ⁂ [p
228peu à peu élargies à tout ce vaste empire moderne si rapidement envahi par la civilisation d’une Europe dont il rejette la
229par là que dans sa simplicité, il parvient à être si émouvant. On peut dire que dans ces deux gros volumes si nourris, il
230vant. On peut dire que dans ces deux gros volumes si nourris, il n’y a pas deux lignes d’allure conventionnelle, deux lign
231sa course. Il pensait que ç’eût été bien agréable si le wagon entier eût été de verre. À partir de Tennoji, le train s’arr
232 entendait une voix intérieure qui lui disait : « Si tu te mêles de ces affaires, tu ne seras toi-même, à la fin, pas bien
233ui s’étend sur toute la terre. Sans se préoccuper si c’était le monde ou lui-même qui était fou, Eiichi décida que, de ce
234 acquit au Procureur toute la sympathie d’Eiichi… Si c’est à des tâches aussi inutiles que les procureurs passent leur vie
235mment voulez-vous renverser l’état social actuel, si ce n’est par une révolution ? Je vous demande de me dire clairement v
236farante sincérité de ce récit qu’il faut revenir, si l’on veut d’un mot le caractériser. Parmi les innombrables sentiments
66 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
237dité avec laquelle je suis décidé à les formuler. Si l’on y voit une regrettable désinvolture vis-à-vis d’un des écrivains
238ncre ; et que, dans la plupart des autres, il est si admirablement habile qu’on vote l’acquittement à main levée, sans exa
239disproportionné à son objet. Que Gide ne soit pas si « mauvais » qu’on l’a dit, — ou qu’il a bien voulu s’en donner l’air
240ur fin, elle s’érige en dialectique indépendante. Si des sophismes de ce genre n’apparaissent pas plus souvent chez d’autr
241 spectateur, de témoin. » (p. 31.) Mais un témoin si détaché de soi-même, n’est-ce pas nécessairement un faux témoin ? Éte
242l ne le croyait. Mais la question reste de savoir si cette division interne, une fois reconnue, doit être acceptée ou surm
67 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
243ève. Loti appartient à ce pays de Saintonge, qui, si la force de l’unité française n’avait été irrésistible, avait ce qu’i
244uis qu’elle existe, n’a pas changé de nature, et, si elle paraissait autrefois plus simple, c’est qu’elle était peut-être
68 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
245ur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931) a Si l’existence — le degré d’être — se mesure au pouvoir d’incarner sa vé
246térieur qui nous mène lentement à l’impuissance. (Si Kassner exprime un tourment, c’est en tant que la réalité humaine, no
69 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
247t sans doute l’atrocité de la « vie normale », ou si l’on préfère, l’amertume du cœur humain découvrant son impuissance à
70 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
248un système philosophique. Ainsi se dessineraient, si nous étendions l’analyse, deux « natures » fondamentalement divergent
249e centrale est plus chrétien que le monde latin — si l’on considère ses manières de sentir et de penser — qu’il est essent
71 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
250rces inconnues et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort même en d
251 musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins brutale. Elle rôde ici c
252d’autre, comme des amis qui se connaissent depuis si longtemps [p. 38] qu’un échange tacite suffit aux petites décisions d
253 trop facile pour un homme retiré du monde depuis si longtemps. Livrons-nous plutôt à une petite malice dont l’idée me vie
72 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
254ard de Nerval, je bois une menthe à son souvenir. Si je buvais assez il serait là. En attendant, les autres s’en vont ou d
255éparer ? Ce corps de femme défend encore sa nuit, si nu pourtant dans la soie et le velours, dans la lumière froide et la
73 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
256a villa, vers cinq heures à travers ces quartiers si clairs, arbres et jets d’eau ; sans avoir pu retrouver, des conversat
257es les avances, les plus exténuantes, et qui sait si tant d’erreurs ne composeront pas un jour une sorte d’incantation cap
258: je me ferai un mérite de perdre tout mon temps, si toutefois perdre conserve ici le sens qu’il a pris dans ce monde, — j
259entre deux séries d’heures de travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’égare, laissons
260rticales peinturlurées — elle n’a rien d’étrange, si l’on songe que nous sommes en Hongrie. Et ce n’est pas que je trouve
261rouve ce raisonnement fin, encore que juste, mais si je me défends du pittoresque, ce n’est qu’amour jaloux du merveilleux
262ons, et c’est alors que l’on est tenté de mentir, si fort tenté que l’on cède à coup sûr, en se persuadant que c’est pour
263 comme un cadeau de pauvre, comme un vrai cadeau. Si le conteur ment, — pendant qu’il y est, il ferait mieux de choisir un
264gre, jaune et rigide dans son costume noir et or. Si le comte Bethlen venait à la SDN en tenue de magnat, beaucoup de gens
265 civilisation ; qu’il s’agit ici de valeurs ; que si les populations des régions perdues étaient parfois en majorité rouma
266grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous présenter au roi, vous perdrez la tête. D
267 par les vents, aux arbres rares, mais aux replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est un
268and je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je leur en parlais… Il leur suffirait de l’image d’un bibelot d’une s
269e j’observe, je n’observe rien. Il y a des femmes si belles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’y a
270lus vite pour rattraper ces apparences adorables… Si je « lâchais » un instant, toutes choses disparaîtraient… Le vertige
271entalisme et de passion, et c’est là son miracle. Si tu n’as pas le sens de la musique, conserve quelque espoir de t’en ti
272e du Hongrois. [p. 101] — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine hargne à cet artiste de la prodigalité
273bole de la servitude et un symbole de la liberté. Si la Hongrie tout de même a quelque chose de « moderne », dans un sens
274l’ont égaré, comme ils égarent tout d’un monde où si peu vaut qu’on le conserve, au long d’un chemin effacé par le vent su
275leur musique [p. 105] seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici,
276issent nos gestes. Imaginer ce qui se produirait, si par quelque Décret l’on élevait la Morale du domaine des actions à ce
277gnifie : qu’il vient [p. 110] d’être très malade. Si dans ta chambre, en plein jour, tu t’endors, et que, vers le soir, tu
278utres aussi, peut-être, la cherchent. Et qui sait si vraiment elle n’existe plus, l’Hermétique Société 13 de ceux qui ne
279 lui, — mais à cet endroit, en ce temps. Qui sait si tu ne l’as pas reçue ? Une qualité, une tendresse, quelque similitude
280 qualité, une tendresse, quelque similitude… Oh ! si peu ! Mais qu’est-ce que ce voyage, si tu songes à tous les espaces à
281tude… Oh ! si peu ! Mais qu’est-ce que ce voyage, si tu songes à tous les espaces à parcourir encore dans ce monde et dans
282vont à la lune — lit-on dans les Upanishads. — Or si un [p. 117] homme n’est pas satisfait dans la lune, celle-ci le libèr
283ci le libère (le laisse aller chez Brahma) ; mais si un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pl
284la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me resterait qu’à le détruire. (Au
74 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
285er là-bas, cette folie m’apparaît comme une chose si douce et si grande… 14  » Et Bettina terminant sa lettre sur Hölderli
286ette folie m’apparaît comme une chose si douce et si grande… 14  » Et Bettina terminant sa lettre sur Hölderlin : « Ce pia
287de, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’elles ont fui. Avril et Mai et Juin sont l
288cu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’elles ont fui. Avril et Mai et Juin sont lointains, Je n
75 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
289ul pied jamais ne s’y pose, et tous ces corridors si hauts où l’on devine à tâtons des armoires monumentales. Dans une cha
290et l’écluse, je m’en contenterai doucement. Comme si j’avais [p. 134] presque oublié. — « Seul et séparé », ces deux mots
291it de qui sait l’entendre, et celui-là peut-être, si plus tard il remonte jusqu’à la vision, distinguera des choses nouvel
292de corps stupides, — de nihilistes et de boxeurs, si vous voulez — tout encombré de larves et de systèmes qui ne correspon
293ès devront être largement dédommagés. Nul ne sait si je ne flotterai pas encore au-dessus de vous, et si je n’éprouverai p
294 je ne flotterai pas encore au-dessus de vous, et si je n’éprouverai pas de l’amertume à voir que mes derniers désirs même
295dans mes habits de tous les jours, et peu importe si les coudes ou le fond de mon pantalon brillent. En aucun cas je ne ve
296 vu, un jour à la fenêtre de mon amie, vous étiez si melancholisch ! » — « À ma fenêtre ? Je ne m’en souviens pas », dis-j
297e bourgeoise, qui fait un peu sourire, et qui est si réconfortante. juin 1929 Paracelse et Swedenborg : Goethe m’y ramèn
298es textes irréfutables. Cependant il possède à un si haut [p. 151] degré le sens de l’enrobement des vérités occultes, de
299 Rose de Thuringe. J’ai répondu : Je ne sais pas si vous avez connu ce contentement large de tout l’être devant un verre
300ment [p. 159] plein de force et de dignité. Alors si l’on est quelques-uns, on se met à chanter des choses déchirantes qui
301aînants. Le beau temps n’est pas toujours le bon, si l’expression veut qu’il figure le contraire du « mauvais ». Les jours
302de pudeurs qu’en pensée nous tenions pour nulles. Si j’étais vraiment libre, j’aurais fait place aux deux ouvrières laides
303e, — ou bien à la jeune fille, sans fausse honte. Si j’étais vraiment libre, je lui parlerais très doucement… La fumée des
76 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
304relle. Le château, salmigondis de styles, résume, si l’on peut dire, une enquête que poursuivit son constructeur parmi tou
305ez-m’en, de la race des cavaliers. Quant à savoir si cette classe justifie sa fonction [p. 186] dans le monde actuel, je r
77 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
306e tarif, et pourquoi ? Regardez : à côté de vous, si vous êtes seul, un fantôme, d’office, a pris place. On lie bien vite
307éreuse que ne veut le croire M. Gide, —  [p. 198] si pareil entre les griffes de son égoïsme à la souris qu’un chat subtil
308Ils me conduiraient là où je ne sais pas que j’ai si grand désir d’aller… Est-ce ici ? Je regarde autour de moi : des murs
309an de Boschère, en dépit de certaines apparences. Si vous enlevez Georges Petit égaré, en [p. 200] ayant soin d’ajouter ce
78 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
310 qu’elles posent, chrétiennement, c’est de savoir si nous les méritons encore. Comme le disait un homme d’esprit, plus l’a
311’est pas mauvais de l’actualiser, de le rétrécir, si de la sorte nous sentons mieux sa pointe. Les héros du Scandale, prov
312e poursuit un bonheur purement égoïste, et par là si précaire qu’il côtoie bien souvent l’angoisse, ou pis encore : un sen
313rt honorable du point de vue purement littéraire, si l’on tient compte de la faiblesse numérique des protestants français.
314testants français. Bilan terriblement déficitaire si l’on prend au sérieux la grandeur impérieuse et fulgurante du véritab
315n cette vue, serait bonne, ou du moins meilleure, si on la « préservait » du mal. Ainsi Rousseau le libertaire doit et peu
316antisme à la négation absolue de son essence 35 , si l’humanité ne possédait d’autres recours que ceux qu’elle peut imagin
317 cantique nouveau Nous voici loin de nos auteurs. Si loin qu’en somme ils ne sont guère atteints par tout ceci. Mais quoi 
318’on voit ce « poète des poètes » à la sensibilité si authentiquement évangélique, — comme celle d’une Lagerlöf — se lier d
319i bien avons-nous d’autres raisons d’espérer. Car si la forme artistique adéquate au libéralisme fut l’analyse d’états d’â
79 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
320s’est toujours affirmé chrétien, mais d’une façon si particulière que les ennemis du christianisme, depuis un siècle, le r
321ra-t-on d’emblée, le simple fait qu’une équivoque si grave subsiste et paraisse avoir été cultivée par Goethe, ne prouve-t
322 aisance ? La question serait tranchée, en effet, si nous ne savions rien des circonstances dans lesquelles Goethe évoluai
323he quelque chose qui, en fin de compte, ressemble si étrangement à une indifférence non dépourvue d’orgueil vis-à-vis du S
324mais il semble que ce ne doive pas être. Ils sont si cordialement ennuyeux quand ils s’y mettent que ma vivacité n’y saura
325eur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien d’autre q
326e comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien d’autre que l’ensemble des lois de la nature. Ainsi
327utile, nous apparaît comme Goethe l’inutilisable, si nous le jugeons du point de vue d’un parti. Il n’est pas païen, pour
328e dans cette espèce de sagesse large et optimiste si contraire au scandale chrétien, que gît la faiblesse religieuse de sa
329u, alors que nous-même… Alors que Dieu seul juge. Si nous refusons le nom de chrétien à cet homme [p. 309] dont l’éthique,
80 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
330paraît pertinente, mais elle serait plus efficace si on la sentait inspirée par un principe spirituel capable de rendre un
331vérités d’un ordre tel que leur seule existence — si elles existent — rende vaines les passions égarées, rende visible l’o
332érêt humain concret. On lui dira que ce n’est pas si grave, que le monde n’est plus mené par les philosophes, qu’il accord
333oches démesurés. Certes 40 . Mais dans la mesure, si faible soit-elle, où la philosophie actuelle exerce une action, ne fû
334s le sacrifice à une cause. Je n’insisterais pas, si ces traits ne me paraissaient communs à beaucoup de jeunes intellectu
335 mourir. Je demande à M. Nizan, qui est marxiste, si la lecture et la pratique de Marx peut apporter une certitude intime,
336t total, éternel et urgent. Je demande à M. Nizan si son appel à une philosophie vraiment humaine, dont les pensées concer
337e dans chaque situation de sa vie de chaque jour, si cet appel n’a pas trouvé la seule réponse possible et réelle dans le
81 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
338cel Hutin n’a qu’à bien se tenir. La réussite est si complète qu’on se sent pris de malaise. Voyons, sommes-nous encore en
339ugnante et qu’il faudrait qualifier de criminelle si elle n’était avant tout veule, plate et sénile, au point de perdre to
82 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
340ace. André Bridoux, dans les remarques à mon sens si importantes par lesquelles il inaugurait la rubrique au premier numér
341ervation affectueuse » des vies privées. Ah oui ! si la Révolution était faite déjà ! Elle ne l’est guère que dans [p. 298
342e fois, dans la solitude d’une chambre la nuit, — si c’est le lieu de sa prière. Les faits l’attendent : elle les juge. (E
343Sans entrer donc dans le vif du débat, — à savoir si Martin, « objecteur de conscience », a donné par son acte la preuve d
344 les actes juridiques déduits par voie de faits — si l’on peut [p. 300] dire — des mêmes principes. Sangnier devait releve
83 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
345 3] Et certes notre activité serait injustifiable si nous tentions de la justifier par des arguments, au lieu d’entrer san
84 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
346arté proprement aveuglante et même insupportable, si nous n’avions le Christ, seul médiateur et seul espoir, seulement acc
347r ceux qui ne savent pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemble d
348ut autant qu’on leur montre la vanité d’une chose si nécessaire. Telle est, dans son principe, la seule attitude politique
349otestant : la politique du pessimisme actif, — ou si l’on veut de l’activisme sans illusions. Et sa devise n’est autre que
350 pas à nous garantir à l’avance par un programme, si « chrétien » qu’on le veuille. Un certain nombre de compromissions no
85 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
351ve brutalement mise en question, posent eux-mêmes si peu de questions, ou de si minimes. Je lis un article récent de Ramuz
352tion, posent eux-mêmes si peu de questions, ou de si minimes. Je lis un article récent de Ramuz (sur le Travail), qui débu
353 à formuler le dilemme sociologie-métaphysique ou si l’on veut marxisme-christianisme, qui se trouve être le dilemme urgen
354e de tact intellectuel que de poser des questions si rudimentaires, si peu élaborées, des questions que n’importe qui pour
355tuel que de poser des questions si rudimentaires, si peu élaborées, des questions que n’importe qui pourrait poser et qui
86 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
356re ». Ces deux expériences seraient antithétiques si elles étaient superposables, ce qui [p. 481] n’est pas même le cas. D
357ontation et me persuade de son intérêt humain. Et si tout cela reste absurde aux yeux de ceux pour qui seule compte certai
358 l’être spirituel découvre sa forme véritable. Et si, comme chez Goethe, c’est une forme mystique, celle du terrible « Meu
359pent Vert, trop visiblement ésotérique. Équilibre si périlleux que la longue patience géniale ne parviendrait pas seule à
360ns le Nouveau Jour et contemple l’Indescriptible. Si Faust est le drame d’une formidable patience sans cesse remise en que
361sa folie. Mais l’irruption de cette « magie » est si violente qu’elle a certainement angoissé l’enfant : n’est-ce point po
362ant : n’est-ce point pour se défendre qu’il parle si fort, qu’il vante ses pouvoirs avec une étrange exagération ? Et voic
363randeur et la pureté, et pour des paroles comme « Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-le loin de
364nce intérieur. Période de repliement et de refus, si douloureuse que le signe en devient visible sur ses traits. Je ne me
365ent d’avoir fait des pots ou des assiettes » 10 . Si tout de même il a peiné sur la composition d’Iphigénie ou des Ballade
366La révélation chrétienne déborde notre condition, si elle la comble par ailleurs. Ce critère du salut, cette transcendance
87 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
367) e L’ambiguïté, c’est du paradoxe détendu ; ou si l’on veut, c’est une contradiction intérieure dont les deux termes, f
368n jouer. Mais sans doute le but serait-il atteint si M. Duhamel, visiblement gêné, ne coupait lui-même ses effets en termi
369 à indiquer qu’il n’est pas dupe, qu’il n’est pas si furieux que ça, que la littérature enfin garde ses droits. Aussi n’es
88 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
370dence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932) g Si dans tous les écrits de notre temps il est question de bien, de mal,
371 ni à l’enfer ? Quand personne ne déclare un Bien si haut qu’on se fasse tuer pour ce Bien ? Ceci pour indiquer à la fois
372a fois l’importance et les limites du petit livre si justement paradoxal de Jouhandeau, — de cette espèce de « dialectique
89 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
373siècle, assez nouveau parmi les intellectuels, et si violemment accentué qu’il peut paraître suffisant pour définir un fro
90 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
374 se remettre, ça va durer, puisque ça dure depuis si longtemps. Masse de sourds, de muets et d’aveugles, mais pas si sourd
375Masse de sourds, de muets et d’aveugles, mais pas si sourds qu’ils ne s’irritent de nos cris. Il est vrai que certains, au
376’entreprise sur des bases plus rationnelles. Mais si c’était cette « raison » déjà qui se trouvait à l’origine de tout le
377 l’a montré, je n’ajouterai rien à sa déclaration si simple. La révolution est une nécessité au sens le plus banal du term
378e âme : la primauté du matériel. Comment penser — si « penser » est inséparable d’une action — entre une bourgeoisie déchu
379s seuls à le dire. Beaucoup de capitalistes l’ont si bien compris qu’on peut les voir déjà préparer en sous-main des terra
380, c’est désarmer la révolution. Mais il y a plus. Si la personne est véritablement l’élément décisif de la réalité humaine
91 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
381Lord Artur, je ne suis pas une mauvaise femme, et si vous n’étiez pas si retors, vous verriez bien que je ne suis pas plus
382is pas une mauvaise femme, et si vous n’étiez pas si retors, vous verriez bien que je ne suis pas plus coquette qu’une aut
38357] Lord Artur. — Certes, la réponse serait sage, si seulement vous saviez ce que vous dites. Mais, en vérité, que signifi
384vez jamais su. Pas plus que vous n’avez jamais su si vous préfériez le bonheur ou la tristesse. Car vous ne savez pas où e
385ais cherché ce que doit être le « bon » temps, ni si les tempêtes sont « belles ». C’est pourquoi vous pensez encore que l
386 petits riens, c’est toujours par dépit amoureux. Si je vous laisse aller, ou si peut-être je vous pousse un peu, vous fin
387s par dépit amoureux. Si je vous laisse aller, ou si peut-être je vous pousse un peu, vous finirez par démontrer qu’il fau
388s n’ayez pas plus de sens qu’un oiseau. Sonnette, si vous étiez païenne ou si vous étiez chrétienne, vous sauriez ce que c
389 qu’un oiseau. Sonnette, si vous étiez païenne ou si vous étiez chrétienne, vous sauriez ce que c’est que le beau temps. S
390nne, vous sauriez ce que c’est que le beau temps. Si vous étiez païenne et que vous adoriez la lumière, le beau temps vous
391 Lord Artur. (Un temps.) — Dites-moi, Lord Artur, si je pleurais, quel temps ferait-il pour vous ? Lord Artur. — … Le bea
92 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
392qu’elles ont passé au camp de l’ennemi, et depuis si longtemps qu’elles parlent maintenant sa langue, adoptent ses préjugé
393ns [p. 913] n’aura de conséquences politiques que si nous posons le problème sur son plan réel. Or, le lieu de sa décision
394lus vivre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin que nul ne se glorifie » — e
395. Et l’on a vu Babitt. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un journal de Paris. Un discours chaleureux du Père de
396ale, en faisant du christianisme quelque chose de si lamentable, qu’il faille à la fin plaider pour le sauver. » Rompre av
397adoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette
93 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
398 [p. 1034] Protestants (mars 1933) d Si le christianisme primitif est une révolution, — et la plus profonde d
399l’Amérique, demain, l’imitera, et même la France, si les questions économiques et sociales y prennent un jour l’acuité qu’
400rencontre rarement chez les écrivains politiques. Si certaines de ses conclusions sont nettement étatistes, il n’en reste
94 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
401tre en jeu sa vie, à la risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a p
402’arriveront jamais à la liberté, au loisir plein. Si la liberté n’est pas à l’origine d’un système, elle ne s’introduira j
403e de machinisme, ou plutôt d’inflation mécanique, si l’on convient que la mesure du travail ne peut être prise ailleurs qu
404r. C’est créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le
405 simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et le repos n’ont plus de finalité commune ; s’il n’y a plu
406tout expliquer. J’indiquerai donc encore : 1° que si l’erreur initiale fut bien spirituelle, notre tâche constructive est
407isirs, qui lui sera tôt ou tard conjointe. 3° que si l’on veut sauvegarder l’acte créateur, fondement humain de la personn
95 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
408oient accueillies : avec un sérieux et un respect si peu feints qu’ils n’excluent nullement la bonne humeur. Le sérieux ne
409sitives, « discutables, certes, mais positives ». Si nous avions écrit, dans notre premier numéro, que la solution des pro
410s apportions quelque chose de « positif » ! Comme si le christianisme n’était qu’une politique possible, entre autres ! Co
411t qu’une politique possible, entre autres ! Comme si les situations humaines comportaient, en général, une solution chréti
412galement prévisibles et classées d’avance ! Comme si la foi était une espèce de puissance continuellement disponible entre
413ègles et certaines directives « positives »… Mais si ces directives venaient à nous manquer, que ferions-nous de cette « f
414plus encore que vous ne l’imaginez peut-être, car si vous demandez des solutions pratiques, vous n’avez pas compris la gra
415onne, mais à montrer que la maladie est sérieuse, si sérieuse qu’il serait ridicule d’attendre de nous ou de qui que ce so
96 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
416e serais pas attardé à développer ici ces thèses, si dans leur expression elles ne comportaient, à première vue, une simil
417s ne comportaient, à première vue, une similitude si troublante avec les thèses barthiennes, et si pour cette raison préci
418ude si troublante avec les thèses barthiennes, et si pour cette raison précisément elles ne constituaient un terme de comp
419u bout du temps, se trouve-t-il à son tour jugé ? Si l’on récusait ces questions, on affirmerait par là même que l’acte cr
420te créateur se crée soi-même et se suffit en soi. Si l’on refusait de poser la question de l’Origine et de la Fin, on supp
421étique 5 et au « concept d’angoisse ». Car enfin si le paradoxe n’est pas dans la situation même de l’homme devant Dieu,
422récier humainement l’expression la plus directe ; si au contraire le paradoxe est bien réel, s’il est bien tel que l’ont f
423mpossibilité radicale s’est incarnée. Mais alors, si nous voulons parler en vérité d’une telle incarnation du oui dans le
424tant cette inconcevable réalité qui donne un sens si grave à ce oui et à ce non qui, au travers de toute l’œuvre de Barth,
425raît : il reconnaît la Vie au travers de sa mort. Si, par un souci peut-être vain, en tous cas dangereux, de simplificatio
426te seulement notre recherche, mais en même temps, si elle est vraie, notre salut. Et c’est Pascal, traduisant Augustin : «
427 traduisant Augustin : « Tu ne Me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé. » p. 95 d. « Dialectique des fins d
97 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
428étique des huguenots contemporains de la Pléiade, si méchamment enterrés par les jésuites dans leurs Histoires de la litté
98 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
429me poétique. Car l’« érudition » de Cingria reste si constamment précise et malicieuse qu’elle atteint à coup sûr le parti
99 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
430vir à déterminer le niveau d’une certaine presse. Si l’on ne voit dans l’auteur d’Adam et Ève qu’une sorte de folkloriste,
431nte : « Ah ! comme je suis mal fait pour ma part, si j’ose ainsi parler de moi, mais je ne parle pas de moi, ou je ne parl
100 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
432 nécessaires du machinisme en régime capitaliste. Si nous examinons les courbes d’accroissement de la productivité par hom
433index général passe de 104 en 1919 à 125 en 1923. Si l’on considère l’une après l’autre les diverses industries, on consta
434écessaire pour la clarté de la démonstration. Car si le chômage technologique provoqué par l’augmentation folle du pouvoir
435atistique, qu’on puisse en couper (ou en remettre si l’on est en URSS) selon les seules nécessités internes de la producti