1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
1e temps ! Au-dessus de la trépidation immense des machines, un Saint-John-Perse, un Supervielle parlent avec des mots de tous le
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2 se développe une civilisation mécanicienne. (Les machines n’ont pas besoin de sommeil.) La fatigue devient un des éléments les
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
3 il compte. ») Six projecteurs convergent sur une machine luisante et tournante. L’esprit de Cocteau est une arme admirable de
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
4ent ce qu’il voulait. Et pourtant cette admirable machine ne m’inquiète guère : je sais qu’elle le conduira où il veut, sans su
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
5 y aurait, par exemple, ce fait du triomphe de la Machine ; ce fait de la révolution russe… cet autre fait de la guerre… et pui
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
6t. Déserts des villes fiévreuses où le fracas des machines couvre déjà la plainte humaine. Il y a ceux qui pleurent le passé et
7où, enfant [p. 191] de douze ans, j’aperçus cette machine de route, jusqu’au jour présent, ma grande et constante ambition a ét
8 constante ambition a été de construire une bonne machine routière. » Les étapes de sa jeunesse sont : la construction d’un mot
9ettes [p. 196] encore : « Je ne considère pas les machines Ford simplement comme des machines. J’y vois la réalisation concrète
10sidère pas les machines Ford simplement comme des machines. J’y vois la réalisation concrète d’une théorie qui tend à faire de c
11sme d’homme à qui tout réussit, messianisme de la machine, méconnaissance glorieuse des forces spirituelles, le tout [p. 197] a
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
12dimanche afin qu’ils consomment deux fois plus de machines. Jeu du chat avec la souris. On n’impose plus de résultats, on les fa
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
13 [p. 40] 5. La machine à fabriquer des électeurs Je crois à l’absurdité de fait de l’instruc
14 en 1914, représentant l’œuvre de Kitchener : une machine qui absorbait des gentlemen et rendait des tommies. La machine scolai
15bsorbait des gentlemen et rendait des tommies. La machine scolaire, elle, dévore des enfants tout vifs et rend des citoyens à l
16tiques, et peu m’importerait que l’École soit une machine à fabriquer de la démocratie — si je ne sentais menacées dans cette a
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
17 me fera observer que beaucoup des servants de la machine sont socialistes ou conservateurs : voilà qui ne change pas le rendem
10 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
18 ainsi passa le xixe . On le laissa installer ses machines : elles avaient l’air de grands joujoux ; et l’on continua d’apprendr
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
19rialisme de l’âme à celui de la surproduction des machines et des enfants. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le senti
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
20il annonce le réveil au sein même du triomphe des machines, Keyserling apparaît comme un type très représentatif de l’Occident.
13 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
21de l’âme à l’impérialisme de la surproduction des machines et des enfants. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le senti
14 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
22e », dont il compose chaque matin deux pages à la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histo
23 L’un découvre l’univers dans chaque organe de la machine humaine. L’autre enseigne que chacun des anges est un miroir du ciel
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
24incipale.) Où tend notre action centuplée par les machines ? Où tendent nos métaphysiques et nos philosophies mal embrayées ?… N
16 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
25orales, c’est l’ouvrier d’usine, l’homme lié à la machine. Cette assimilation en dit long sur la conception du travail qui domi
26rtir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à
27Russie, parce qu’on peut mettre tout le monde aux machines, et rationaliser au maximum 5 , bref, parce que de nouveau, et pour u
17 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
28aux yeux de celui qui le nomme ? Plus rien qu’une machine à recommandation inutile et nécessaire. Il n’est pas un concours auqu
18 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
29rs se voient refuser des brevets parce que chaque machine nouvelle, au lieu de libérer les travailleurs, crée du chômage 8 . Et
19 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
30n politique, que l’État n’est rien d’autre qu’une machine destinée à subvenir à l’entretien des personnes. Privé de toute digni
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
31orales, c’est l’ouvrier d’usine, l’homme lié à la machine. Cette assimilation en dit long sur la conception du travail qui domi
32rtir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à
33Russie, parce qu’on peut mettre tout le monde aux machines, et rationaliser au maximum 76 , bref, parce que de nouveau, et pour
21 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
34de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-même, dans l’intervalle des crises économiques,
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
35rs se voient refuser des brevets parce que chaque machine nouvelle, au lieu de libérer des travailleurs, crée du chômage. Et, c
23 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
36ntion ; et le symbole de cette activité, c’est la machine. D’autre part, il devait aboutir à une distinction entre l’esprit et
24 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
37véhicule de l’histoire ou de notre imagination, — machine à remonter le temps — nous ne rejoindrons jamais que Nicodème, ou Sal
25 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
38us partez écrire dans les bois, et moi taper à la machine. À déjeuner, vous me dites que Clarence avait eu une conversation ave
26 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
39 une éducation de la violence physique, c’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance, c’est un massacre mécaniqu
27 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
40ils. Mais je les voudrais utilisables. [p. 165] Machines à penser Il faut rendre justice aux balances, et pendant qu’on y est,
41. Non, je ne vais pas demander qu’on détruise les machines et je n’ai pas le moindre mépris pour les balances, surtout si elles
42de « travaux » de son poinçon d’inefficacité 69 . Machines à penser : distributeurs de résultats acquis, registres de problèmes
43nation qui s’imposait, du fait de l’invention des machines, entre le travail créateur et le labeur automatique, cette dichotomie
44 déjà l’aboutissement impitoyablement logique. La machine, échappant aux mains de l’inventeur, dicte ses lois au producteur : c
28 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
45ique : ils pourront bien produire des millions de machines, mais ils seront impuissants à les utiliser pour l’homme, au bénéfice
29 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
46mme créateur de sa forme. Si Ramuz n’aime pas les machines, s’il refuse l’économie d’efforts qu’elles représentent, c’est que l’
30 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
47de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-même, dans l’intervalle des crises économiques,
31 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
48Non. — Est-ce un imprimé ? — Non. C’est tapé à la machine. — Est-ce qu’il n’y a rien d’écrit à la main ? — Si, il y a des corre
49 mon activité, une seule chose les a frappés : ma machine à écrire. La mère Renaud (Renaud-de-la-Cure), qui est une vieille ami
50ouillées si son fils pourrait venir aussi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur
51ssi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur prouver que je fais réellement quelque
52récolte. Et bien entendu, cela exclut l’usage des machines agricoles. Pourquoi ne s’entendent-ils pas entre eux pour grouper leu
53lations, on se sent maître à bord de sa puissante machine, et l’on bénéficie de ces petites faveurs que les [p. 89] femmes ont
32 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
54la charité. — Tout le problème est là : mettre la machine au service de l’homme. — Il s’agit de transformer le chômage en loisi
33 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
55— Non. Est-ce un imprimé ? — Non. C’est tapé à la machine. — Est-ce qu’il n’y a rien d’écrit à la main ? Si, il y a des correct
56 mon activité, une seule chose les a frappés : ma machine à écrire. La mère Renaud, qui est une vieille amie des propriétaires
57ouillées si son fils pourrait venir aussi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur
58ssi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur prouver que je fais réellement quelque
34 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
59 ses institutions, ses armes, ses charrues et ses machines, ses légendes, son histoire, sa morale et sa foi. On peut penser que
35 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
60inertie. Les ressorts peu à peu s’écrasent. Nulle machine ne peut fonctionner indéfiniment sans quelque intervention de l’homme
61utilisation immédiate et sans scrupule humain des machines. Le développement de l’industrie provoque, comme on sait, une vague d
36 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
62 une éducation de la violence physique, c’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance, c’est un massacre mécaniqu
63nées les hommes seraient capables de conduire ces machines en pensant à n’importe quoi, dans une parfaite liberté d’esprit ? Les
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
64e tragique se dégrade en émotion, et le destin en machine romanesque. Tout se réduit à moraliser et à plaire. Faut-il penser qu
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
65ant en Italie qu’en plusieurs jours ; enfin cette machine plus infernale qu’humaine était aussi utile aux Français dans les com
66guerrière, à mesure que les hommes desservant les machines se feraient eux-mêmes des machines, n’exécutant qu’un petit nombre de
67desservant les machines se feraient eux-mêmes des machines, n’exécutant qu’un petit nombre de mouvements automatiques, destinés
39 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
68une part d’économiser du travail d’hommes par les machines, et donc de créer du loisir ; d’autre part, d’élever le niveau généra
69rusque des possibilités humaines. L’invention des machines a brusquement accru nos possibilités d’action sur la matière. L’indus
70 choses suivre leurs cours fatal. En présence des machines, des capitaux, des armées et des villes, des états énormes qui s’édif
40 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
71che ; le reste, le fonctionnement technique de la machine, étant l’affaire des fonctionnaires — leur nom l’indique — et des con
41 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
72 ne peut fonctionner sans humour, non plus qu’une machine sans huile et sans jeu entre ses parties. C’est le sens de l’humour q
73t d’avoir faim. Ce qui me trouble dans toutes ces machines policières et professionnelles — leurs bienfaits par ailleurs ne sont
42 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
74es cadres matériels de notre vie. L’invention des machines a brusquement accru nos possibilités d’action sur la matière. L’indus
43 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
75ncipale ?) Où tend notre action centuplée par les machines ? Où tendent nos métaphysiques et nos philosophies mal embrayées ?… N
76mme créateur de sa forme. Si Ramuz n’aime pas les machines, s’il refuse l’économie d’efforts qu’elles représentent, c’est que l’
44 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
77 ensemencer. Alors les dictateurs y lancent leurs machines de culture en série… De même, sous l’influence des événements récents
45 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
78lisme industriel a créé les grandes villes et des machines. Celles-ci ont produit la question sociale, qui a produit la guerre m
79oduit la guerre moderne, laquelle avec l’aide des machines est en train de détruire les grandes villes et le capitalisme industr
46 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
80aut couper et ceux que l’on vous vend rognés à la machine, dans tous les pays non latins. Nous autres vieux maniaques tenons au
47 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
81e de coutume. Mme X qui survient, m’entraîne à la machine où l’on joue par quarters (25 cents). Nous décidons de partager profi
82des anti-diables plus perfectionnés, une sorte de machine à coudre, entre autres. Eh bien, monsieur, c’était pire que sans rien
83des bâtiments de la laiterie. Là règne, parmi les machines les plus modernes et les baquets sonores, un Mexicain aux grandes bot
84barrancas sur le Rio calme et violet… Minuit. Les machines ronronnent. Le petit gratte-ciel du Retiro va disparaître. Nous monto
48 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
85quel cadre nous sommes en train de causer. Trente machines à écrire dans cette salle, en contrepoint avec deux télétypes, visièr
49 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
86s critique aigu. Rien qu’une plus grande masse de machines. Et beaucoup de préjugés aussi. Et parfois la crainte vague de perdre
87enverrait à mes broadcasts, qui font partie de la machine de guerre américaine, — comme on renvoie dans leur usine les ouvriers
50 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
88te de réduire à peu de chose les avantages que la machine menaçait de leur procurer après les avoir décimés. Les avions par exe
51 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
89pécialités plutôt maniaques : le maniement de ses machines et de son argent. (Encore n’est-il pas trop brillant sur le second ch
90futer ou d’égaler. Elle guérit ! Elle invente des machines qui font déjà mille kilomètres à l’heure ! Elle vérifie par des faits
52 1946, Lettres sur la bombe atomique. i. Les cochons en uniforme ou. Le nouveau déluge
91e combat, sur les tourelles, dans les chambres de machines et sur les ponts. Et ceci encore nous ramène, irrésistiblement, à la
53 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
92e de ce domaine gigantesque… ⁂ Or malgré tout, la machine tourne. Les raisons de ce succès pratique me demeurent en [p. 46] par
93rrait pas faire sans nul dommage l’économie de la machine entière ? La raison lui répondra oui. L’expérience lui répondra non.
94e, le blâme en retombe sur l’homme, et non sur la machine. Car primo, on ne l’a pas forcé de l’acheter, et secundo, une fois l’
54 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
95ettoiera. Car Hollywood n’est plus [p. 70] qu’une machine. Elle transforme en argent tout ce qu’elle touche, tout ce qu’elle a
96ublics d’enfants, ils évoluent dans un univers de machines féroces, d’explosions, de flammes instantanées et de bruits déchirant
97, mais à laquelle il emprunte ses sujets, — et la machine commerciale de l’édition. Rien ne le soutient. Tout l’attaque — ou le
55 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
98tines domestiques : ce serait être esclave de ses machines. Si ces dernières se multiplient dans une cuisine et un sous-sol amér
99riages de ce type — où l’homme joue le rôle de la machine numéro un dans la maison — soient ceux qui offrent le plus de garanti
56 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
100es. Ainsi de nos techniques industrielles, de nos machines, et de nos armes. Pendant des siècles d’expansion irrésistible, impér
101rince, tantôt d’idéaux contagieux ; enfin par ses machines et par ses capitaux. Mais voici que l’Amérique et la Russie viennent
102la Russie viennent de lui ravir coup sur coup les machines et les capitaux, les idéaux contagieux et les armes, [p. 25] le grand
57 1948, Suite neuchâteloise. III
103n de Neuchâtel est une monarchie limitée, dont la machine est mise en mouvement par des ressorts si déliés, et des rouages si c
58 1951, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Extrait du discours prononcé par Denis de Rougemont à l’inauguration du Centre (mai 1951)
104n face de la terre des masses, et de la terre des machines, et des terres immenses de la fatalité, une Europe qui demeure la ter
59 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
105ussi dessina-t-il, à temps perdu, les plans d’une machine d’un type nouveau, qu’il baptisa turbine. Aussi grâce au génie d’Eule
60 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
106it pas les aider mieux qu’en finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’ell
107n finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’elle n’en transmet ? Cela devr
108u’en évitant les retards et les frais des grandes machines bureaucratiques. p. 3 h. « À propos de la crise de l’Unesco »
61 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
109térieures). Vers 1830, les premières fabriques de machines s’installent dans le canton de Zurich, malgré la résistance de la pop
110issait, pour les artisans du xixe siècle que les machines mettaient en mesure de se transformer en industriels, d’atténuer ou d
111t depuis des siècles. Bien avant l’apparition des machines, les populations de la Suisse orientale avaient porté l’industrie tex
112ini dans le produit, jamais encore atteint par la machine seule. Mais la qualité du travail, si elle pouvait assurer la supério
113rtisans du tissage, pendant des siècles. Quand la machine vint remplacer les quenouilles et les métiers, il y eut l’industrie d
114trie des textiles. Mais bientôt, pour fournir des machines aux tisserands et filateurs, on créa des ateliers de construction méc
115its chimiques. La métallurgie, la fabrication des machines et des appareils, sont concentrées dans la partie orientale [p. 100]
116ppants : 66 % de la production chimique, 75 % des machines construites, 96 % des montres sont vendues à l’étranger. Ainsi les Su
117-ci mettent à la disposition de leurs membres des machines dont l’achat serait trop onéreux pour l’exploitant, des caves commune
62 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
118it pas les aider mieux qu’en finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’ell
119n finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’elle n’en transmet ? Cela devr
120u’en évitant les retards et les frais des grandes machines bureaucratiques. p. 74 h. « À propos de la crise de l’Unesco »,
63 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
121 : fédération. On ne fédère pas des armes et des machines, des équations et des doctrines, mais seulement des hommes, et leurs
64 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
122aitée ; qu’elle ne peut plus apparaître comme une machine de guerre ; qu’elle serait soutenue même par ceux qui ne désirent pas
65 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
123ussi dessina-t-il, à temps perdu, les plans d’une machine d’un type nouveau, qu’il baptisa turbine. Ainsi grâce au génie d’Eule
66 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
124l’Occident. Elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante : d’où la gloire. La première traversée de l’Atla
125s contre la « mise en esclavage de l’homme par la machine » ne trahissent-elles pas plus d’angoisse devant la liberté vertigine
126euse de l’homme que devant les limitations que la machine lui ferait subir ? Résultent-elles vraiment d’observations précises s
127t le monde moderne livré aux lois inexorables des machines : tous les penseurs du siècle, avec une sombre ardeur, l’ont modulé l
128 presse du monde entier l’ont amplifié, grâce aux machines dont elles disposent. On demande un supplément d’âme, selon la métaph
129techniques. « L’envahissement de nos vies par les machines » est freiné par le prix des appareils, non par la plainte des écriva
130u temps que les ouvriers ont renoncé à briser les machines, et les bourgeois s’en sont toujours gardé. Et quant à ceux qui ont d
131es mais peu sûrs, cette angoisse devant l’ère des machines et de la Bombe n’en est pas moins révélatrice de notre condition occi
132distincte ne commence guère qu’avec le siècle des machines, de la chimie et de l’électricité, pour s’épanouir au siècle de l’éle
133nt guère celles de l’Asie jusqu’à l’invention des machines. Vers 1800, tout va changer très brusquement. Mais remontons au paléo
134 Nature. Il peut virtuellement dominer la famine (machines agricoles, engrais, aliments synthétiques, chlorella, photosynthèses)
135 découvrons les tout premiers contemporains de la machine. Inventée par le siècle dernier, elle n’a pas affecté notablement la
136 année. L’auto, le tank, l’avion et le métro, les machines agricoles et ménagères, l’électricité domestique, le téléphone et la
137ste : « Quelle humiliation de voir, en face de la machine, l’homme tombé si bas ! Le cœur se serre quand on parcourt ces maison
138s « déshumanise ». Cette projection du Mal sur la machine trahit un fléchissement de la vie spirituelle. C’est battre la table
139 intimes derrière une opportune « fatalité ». Les machines sont plus fortes que nous, c’est entendu (le marteau est plus dur que
140e projeter le mal qui est en nous sur les choses, machines ou Nature, douées d’intentions autonomes : cette démarche magique ne
141ort qui peut en être responsable. Ce n’est pas la machine qui rend un homme esclave : ce sont certains comportements que d’autr
142er, moins pour lui rendre aisé le maniement de sa machine que pour mieux l’adapter au rythme de celle-ci, en vue d’un rendement
143ou communiste. Taylor a conçu l’ouvrier comme une machine humaine entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qu
144entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qui asservit l’homme. Mais Taylor a créé ce système selon les concep
145solution du problème de « l’ouvrier esclave de la machine ».   Mais les faux problèmes écartés — et la classe ouvrière libérée,
67 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Relance européenne ? (février 1956)
146he pas à fabriquer une Europe articulée comme une machine, ni à imposer à nos pays le cadre abstrait d’États-Unis politiques. E
68 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
147e soldats. Techniquement, la chose est facile. La machine à raser les frontières est au point. Derrière elle, les flots des éco
69 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
148’Occident : elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante — d’où la gloire. La première traversée de l’Atla
149s contre la « mise en esclavage de l’homme par la machine » ne trahissent-elles pas plus d’angoisse devant la liberté vertigine
150euse de l’homme que devant les limitations que la machine lui ferait subir ? Résultent-elles vraiment d’observations précises s
151t le monde moderne livré aux lois inexorables des machines : tous les penseurs du siècle, avec une sombre ardeur, l’ont modulé l
152 presse du monde entier l’ont amplifié, grâce aux machines dont elles disposent 68 . On demande « un supplément d’âme », selon l
153techniques. « L’envahissement de nos vies par les machines » est freiné par le prix des appareils, non par la plainte des écriva
154u temps que les ouvriers ont renoncé à briser les machines, et les bourgeois s’en sont toujours gardé. Et quant à ceux qui ont d
155es mais peu sûrs, cette angoisse devant l’ère des machines et de la Bombe n’en est pas moins révélatrice de notre condition occi
156distincte ne commence guère qu’avec le siècle des machines, de la chimie et de l’électricité, pour s’épanouir au siècle de l’éle
157nt guère celles de l’Asie jusqu’à l’invention des machines. Vers 1800, tout va changer très brusquement. Mais remontons au paléo
158 Nature. Il peut virtuellement dominer la famine (machines agricoles, engrais, aliments synthétiques, chlorella, photosynthèse) 
159 découvrons les tout premiers contemporains de la machine. Inventée par le siècle dernier, elle n’a pas affecté notablement la
160 année. L’auto, le tank, l’avion et le métro, les machines agricoles et ménagères, l’électricité domestique, le téléphone et la
161ste : « Quelle humiliation de voir, en face de la machine, l’homme tombé si bas ! Le cœur se serre quand on parcourt ces maison
162s « déshumanise ». Cette projection du Mal sur la machine trahit un fléchissement de la vie spirituelle. C’est battre la table
163 intimes derrière une opportune « fatalité ». Les machines sont plus fortes que nous, c’est entendu (le marteau est plus dur que
164e projeter le mal qui est en nous sur les choses, machines ou Nature, douées d’intentions autonomes. Cette démarche magique ne d
165ort qui peut en être responsable. Ce n’est pas la machine qui rend un homme esclave : ce sont certains [p. 203] comportements q
166er, moins pour lui rendre aisé le maniement de sa machine que pour mieux l’adapter au rythme de celle-ci, en vue d’un rendement
167ou communiste. Taylor a conçu l’ouvrier comme une machine humaine entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qu
168entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qui asservit l’homme. Mais Taylor a créé ce système selon les concep
169solution du problème de « l’ouvrier esclave de la machine ». [p. 205] Mais les faux problèmes écartés — et la classe ouvrière
70 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
170tion par la technique : produire toujours plus de machines. Mais parmi ces machines, il s’en trouve [p. 229] une qui peut causer
171roduire toujours plus de machines. Mais parmi ces machines, il s’en trouve [p. 229] une qui peut causer en peu d’instants la mor
71 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
172t détruire autant que féconder. L’adoption de nos machines et de certaines croyances, déduites de notre science de la matière, p
17360] valeurs, que représentent la technique et les machines, peut certes y trouver le moyen de nourrir ses populations ; mais il
72 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957)
174e. En guise de conclusion Faute de l’aide d’une machine électronique, j’ai dû simplifier à l’extrême la prévision de ces quel
73 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
175publique, et de ses résultantes réelles. A. — Les machines en tiendront-elles compte ? R. — Ce qu’il faut revendiquer, désormais
74 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
176us exportons avec succès dans le monde entier nos machines, nos structures politiques et sociales, notre hygiène scientifique et
75 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
177 ne sont pas eux, par exemple, qui ont inventé la machine à calculer, ni même la brouette, c’est Pascal ; ou la turbine, c’est
76 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
178ira mieux les préjugés nationalistes. Faute d’une machine électronique capable d’estimer et de prévoir la valeur énergétique de
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
179 faire la guerre, quels chefs militaires, quelles machines et quel matériel de guerre il sera nécessaire d’employer, à quel endr
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
180assez triste à l’en croire : On ne parle que des machines de Guerre et les plus destructives sont toujours les mieux reçues. Un
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
181iques. Pour elles, aucun Plan Quinquennal, aucune machine électronique n’est concevable. Elles excluent toute socialisation, to
182rince, tantôt d’idéaux contagieux ; enfin par ses machines et par ses capitaux. Mais voici que l’Amérique et la Russie viennent
183la Russie viennent de lui ravir coup sur coup les machines et les capitaux, les idéaux contagieux et les armes, le grand commerc
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
184elle bénéficiait déjà de tous les avantages de la machine, elle continuait à alimenter sa force du dynamisme qu’elle tenait de
185nsée pure. Quand le monde emprunte à l’Europe ses machines et les recettes qui y sont attachées, lui emprunte-t-il de ce fait so
81 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
186ose ni des fonds nécessaires, ni de l’appui d’une machine politique, ni même de l’aide de ses compatriotes en Angleterre, génér
187uverneur britannique quelques-unes des denrées et machines dont la Pologne manquait si cruellement. Le gouvernement anglais fit
82 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
188iat, elle a soumis toute une classe d’hommes à la machine encore très imparfaite, faisant de l’ouvrier, comme l’a dit Marx, « l
83 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
189t ses valeurs fondamentales. Le monde accepte nos machines et quelques-uns de nos slogans, mais non pas l’arrière-plan religieux
190iers et nos livres, nos querelles nationales, nos machines et nos dogmes, dans l’irresponsabilité la plus totale, sans respect n
191u à Zurich, par les révoltes ouvrières contre les machines à tisser, puis contre les chaînes de production en Amérique, et récem
192up apprendre, lui qui veut à tout prix nos belles machines, sans se douter qu’elles peuvent détruire de proche en proche ses tra
84 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
193On n’a jamais autant traduit et déchiffré. Et des machines électroniques vont faire le reste. [p. 6] Contiguïté. Co-existence.
194pénétrantes : pourquoi l’Europe a-t-elle fait les machines ? Pourquoi travaillez-vous autant ? Pourquoi cherchez-vous à accroîtr
195par les chromosomes, aux autres de construire des machines à traduire. Un physicien étudiant le principe de l’irréversibilité du
196elle des hommes qui s’y livrent : sinon une bonne machine électronique, convenablement informée, ferait beaucoup mieux notre af
85 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Introduction
197 comment nous pourrions expliquer cette incongrue machine d’une folle [p. 20] complexité que nous avons montée tous ensemble, q
86 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
198ut, il eût fallu payer un prix en effectifs et en machines que les maréchaux du Führer, tout calcul fait, jugèrent trop élevé 42
87 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.2. Les paradoxes de la vie économique
199sait, pour les artisanats du xixe siècle que les machines mettaient en mesure de se transformer en industries, d’atténuer ou de
200t depuis des siècles. Bien avant l’apparition des machines, les populations de la Suisse orientale — Saint-Gall et Zurich — avai
201ini dans le produit, jamais encore atteint par la machine seule. À partir de ces données régionales et cantonales, le développe
202s par une filiation raisonnable. Pour fournir des machines aux tisserands et filateurs de la Suisse orientale, il fallut créer d
203-ci mettent à la disposition de leurs membres des machines dont l’achat serait trop onéreux pour l’exploitant, des caves commune
88 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
204levé à Bâle, chacun sait qu’il compose de grandes machines qui ne produisent rien ou qui se détruisent elles-mêmes. L’humour noi
205r les « destructions » de Tinguely. Mais l’énorme machine broyeuse de néant qu’il a montée pour l’Exposition nationale de 1964
206 ; les intentions politiques de la méthode : « La machine scolaire dévore des enfants tout vifs et rend des citoyens à l’œil to
89 1966, Preuves, articles (1951–1968). André Breton (novembre 1966)
207quel cadre nous sommes en train de causer. Trente machines à écrire dans cette salle, en contrepoint avec deux télétypes. Visièr
90 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
208es classes des nouvelles générations. De même, la machine à calculer suffisait pour établir le bilan d’un État centralisé, tand
91 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.5. Pronostics 1969 (une interview)
209. Je ne crois pas que l’homme devient esclave des machines ; il est esclave de certaines de ses tendances qui prennent les machi
210ve de certaines de ses tendances qui prennent les machines comme paravent ou cible de projection. L’homme n’est pas esclave de s
92 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
211On n’a jamais autant traduit et déchiffré. Et des machines électroniques vont faire le reste. Contiguïté. Coexistence. Fédératio
212nétrantes : — Pourquoi l’Europe a-t-elle fait les machines ? Pourquoi travaillez-vous autant ? Pourquoi cherchez-vous à accroîtr
213par les chromosomes, aux autres de construire des machines à traduire. Un physicien étudiant le principe de l’irréversibilité du
214elle des hommes qui s’y livrent : sinon une bonne machine électronique, convenablement informée, ferait beaucoup mieux notre af
93 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.5. Le rôle de la recherche en Europe
215ussi dessina-t-il, à temps perdu, les plans d’une machine d’un type nouveau, qu’il baptisa turbine. Ainsi, grâce au génie d’Eul
94 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
216s robots, la mise en esclavage de l’homme par ses machines. Toutes ces contradictions définissent notre drame, et ce n’est pas s
217 des mandarins, n’avaient pu ou voulu produire de machines, de turbines ou même de canons jusqu’à ces toutes dernières décennies
218ère ; si nous sommes les esclaves de nos [p. 132] machines ou si elles nous servent ; et surtout si l’humanité saura maîtriser l
219n’est pas même utilitaire ! L’homme esclave des machines ? Dans la première moitié du xxe siècle, nous avons assisté à ce que
220nomme souvent l’envahissement de notre vie par la machine. Tous nos grands penseurs, suivis à quelques années de distance par l
221s, et sur la mise en esclavage de l’homme par les machines, bientôt par les robots et les cerveaux électroniques. Que penser de
222mme lui-même qui reste responsable, et non pas la machine, parfaitement innocente, ou la technique qui l’a produite. Dire que l
223te, ou la technique qui l’a produite. Dire que la machine domine l’homme n’est donc qu’une manière de parler, non seulement exc
224 du xixe siècle : l’homme attaché au service des machines jusqu’à seize heures par jour, dès sa jeunesse, puis l’homme tayloris
225a chaîne. Et certes ce n’étaient pas non plus les machines ou les chaînes de production qui forçaient l’ouvrier à les servir, ma
226ement, qu’on peut parler de l’homme esclave de la machine. Mais déjà l’on voit s’approcher la fin de cette ère primitive, inhum
227ccident. Et l’on s’aperçoit que l’automatisme des machines, qui semblait tellement inhumain tant que l’ouvrier devait y adapter
228e ou différente. Ils voient cela, ils exigent nos machines, mais ne voient pas ce qui les a rendues possibles. Ils croient qu’il
229a brouette, la roulette et les lois du hasard, la machine à calculer, ancêtre des cerveaux électroniques, c’est Pascal qui les
230ons le risque d’être spirituellement soumis à nos machines, étant dressés d’avance à les servir, au lieu d’être éduqués pour viv
231rs d’une manière anarchique, souvent néfaste. Les machines inventées par l’Occident et transportées dans les pays sous-développé
95 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
232isme éclatant, mais inévitable. « Donnez-nous vos machines et vos secrets techniques, semblent dire aux Occidentaux plusieurs pe
233x plusieurs peuples sous-développés ; et avec vos machines et vos secrets techniques, nous aurons les moyens de vous détruire ! 
234s les moyens de vous détruire ! » Mais ce que nos machines et nos secrets techniques risquent bien de détruire en premier lieu,
235 qui dirait pourquoi c’est vous qui avez fait les machines, et non pas nous, et comment cela s’explique dans le contexte de votr
236 autrement, je dois vous le dire : chacune de vos machines est un cheval de Troie, qui transporte chez nous tout un champ de for
96 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
237fécondes. Le monde entier reçoit avec avidité nos machines, nos doctrines, nos remèdes et nos poisons, et beaucoup de nos secret
238e psychologie et notre spiritualité. Il exige nos machines, mais refuse notre éthique du travail. Il veut que nous l’aidions à m
239ous les pays. Ici l’on se contente d’importer nos machines et nos armements, là nos formes politiques, partis et parlements. Plu
240umes et nos armes, leur sagesse ancestrale et nos machines. Nos péchés sont criants, et tout l’Orient les crie, mais il n’entend
241 au psychisme de l’homme européen qui a conçu les machines et la personne. Un intellectuel indonésien me dit un jour : « Vous [p
242ls n’avaient jamais entendues 20 . Ainsi, chaque machine exportée est, en fait, un cheval de Troie. Nous avons évacué nos guer
243l’invention et de la compréhension de la vie. Nos machines et nos raisonnements, nos formes d’art et de gouvernements transporte
244u aussi que l’Europe envoie dans le monde plus de machines et d’assistants techniques que de livres et de missionnaires. Elle s’
97 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
245es classes des nouvelles générations. De même, la machine à calculer suffisait pour établir le bilan d’un État centralisé, tand
98 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
246enfin soumise aux possibilités libératrices de la machine. Aujourd’hui, c’est l’automation qui nous permet d’atteindre l’object
247des ouvriers —, mais bien par l’appropriation des machines à leurs fins humaines, à leurs fins non seulement de profit matériel
99 1972, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Suite des Méfaits (1972)
248rs, élèves et maîtres. Je la traitais de simple « machine à fabriquer des électeurs », de « rêve rationnellement organisé » à l
249, afin qu’ils soient prêts à être absorbés par la machine industrielle ». (p. 114)  24 Mais l’École s’est laissé étatiser, l’
100 1972, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aspects culturels de la coopération dans les régions frontalières (été 1972)
250on et du Dauphiné libéré de Grenoble possèdent de machines à laver « dont, à tambour horizontal 668 ; d’un autre type, 211 »). M