1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1 trop étroit avec le ciel, les dieux le vouent au malheur. » Ô cette chambre, où pénètre la facilité atroce de cette fin d’aprè
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
2aime pour les matériaux qu’on en peut tirer. L[e] malheur de Cocteau est qu’il se veuille poète. Il ne l’est jamais moins qu’en
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
3serait-elle à son tour que le masque d’un goût du malheur ? Le sujet profond de ce roman, où l’on voit comment Pierre en vient
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
4a présence… Mais, alors, je ne sais quel démon du malheur me paralysa. Je venais d’entrevoir l’image d’un couple heureux et ban
5 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
5ins Rothermere et Grande Hongrie… Ivresse dans le malheur, passion et pauvreté, espoirs presque puérils et nostalgie des grande
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
6 : vous au moins connaissiez ce qui causait votre malheur ; moi, non. Barnabooth savait bien ce qu’il ne pouvait perdre, et c’é
7, au moment où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste angla
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
8 est : cela qui me rendrait acceptable ce monde…) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve pas. Malheu
9le ce monde…) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve pas. Malheur à celui qui se complaît dans ce qu
10e cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve pas. Malheur à celui qui se complaît dans ce qu’il trouve. p. 577 bj. « Voya
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
11st indifférente à ce que nous appelons bonheur ou malheur. Et c’est la vérité seule qu’il s’agit d’attendre. Dans Daphné Adeane
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
12 à l’origine de son entreprise. C’est même un des malheurs de notre temps, que l’action devenue trop rapide suppose une cécité p
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
13 : vous au moins connaissiez ce qui causait votre malheur ; moi, non. Barnabooth savait bien ce qu’il ne pouvait perdre, et c’é
14, au moment où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste angla
15 est : cela qui me rendrait acceptable ce monde.) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve pas. Malheu
16le ce monde.) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve pas. Malheur à celui qui se complaît dans ce qu
17e cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve pas. Malheur à celui qui se complaît dans ce qu’il trouve. (1929 et 1930) p. 7
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
18 trop étroit avec le ciel, les dieux le vouent au malheur. » Ô cette chambre, où pénètre la facilité atroce de la fin d’une apr
12 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
19r jamais été forcé de m’en mêler. Mais tel est le malheur des temps : pour peu que l’intellectuel d’aujourd’hui ait préservé en
13 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
20et leurs efforts les plus sincères aboutissent au malheur de l’homme. Car tout ce qui ne se fonde pas dans la réalité de l’homm
14 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
21t ce qu’il me faut indiquer pour finir.   I. — Le malheur de l’homme est toujours plus grand qu’on ne le croirait à lire des es
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
22ns la maxime : l’argent fait le bonheur, — si par malheur cette maxime n’était fausse. Ceci dit, la difficulté du personnalisme
16 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
23compte ; mais ensuite constructif, et c’est là le malheur. En bref, Marx démontra d’abord le matérialisme réel de la bourgeoisi
17 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
24r Pascal : « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête 19 . » Qu’est l’homme ? I
18 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
25oute espèce de création spirituelle. Le véritable malheur du fascisme, c’est d’avoir voulu étendre par la force, à tous les dom
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
26sance. Nous nous tournons vers ce prophète de nos malheurs, nous retournons à l’origine où il se tient, nous mettons en lui notr
27 a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se croire victime ou responsable 53 . De c
28ble parmi nous. Il sait bien qu’en tous temps, le malheur de l’époque ne provient pas de ce qu’elle est « sans Dieu », car nul
20 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
29fice de « ces jeunes gens qui sont entrés dans le malheur la tête haute ». Car ce sont « les jeunes gens, qui ne possédaient ri
30ll… rien ne rend aussi dur et aussi ardent que le malheur. Rien ne rend aussi brave et aussi passionné, aussi modeste, aussi pa
31i modeste, aussi patient et aussi endurant que le malheur. Et rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des
32malheur. Et rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut p
33clou. Mais la communauté des gens cimentés par le malheur, ça c’est la seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple
34 phrases de Pillau, n’apparaît-il pas lié au seul malheur des hommes ? Et n’est-ce point là le vrai tragique de l’Allemagne act
21 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
35orenius ! — qui prend soin d’elle au temps de son malheur. Puis une grâce vient dans sa vie, et désormais l’accompagne en secre
22 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
36omanesque décrit depuis cent ans nos mœurs et nos malheurs avec une croissante application à la stupidité, j’entends à l’absence
23 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
37— une femme de la campagne vaudoise, qui a eu des malheurs, qui les conte assez mal — Giono s’en mêle trop — et qui a cherché à
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
38ui que l’objet soit ou non présent. Mais alors le malheur du spiritualisme fut de se replier sur cette liberté pour la chérir d
25 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
39nfondant la foi et la mystique, comme le fait par malheur M. Chuzeville, on contribue à renforcer un préjugé dont le bénéfice n
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
40 la sympathie, dans une communion de révolte. Par malheur, l’auteur a voulu romancer ce documentaire authentique, et il en a sa
27 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
41fice de « ces jeunes gens qui sont entrés dans le malheur la tête haute ». Car ce sont « les jeunes gens qui ne possédaient rie
42ll, rien ne rend aussi dur et aussi ardent que le malheur. Rien ne rend aussi brave et aussi passionné, aussi modeste et aussi
43passionné, aussi modeste et aussi endurant que le malheur. Et rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des
44malheur. Et rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut p
45clou. Mais la communauté des gens cimentés par le malheur, ça c’est la seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple
28 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
46ue Descartes a proposé, ce que l’Église, pour son malheur, a pris en compte, c’est la doctrine « spiritualiste » de l’esprit. V
47ccès de l’erreur eût été forcément limité, si par malheur elle n’avait pas rejoint d’une manière aussi naturelle le « sens comm
29 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
48omme ne peut se dépouiller de son humanité. » Par malheur, j’ai oublié la référence. Nicodème. — Peu importe. C’est en effet,
30 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
49hement qui ne comporte pas de choix délibéré. Par malheur, l’enseignement s’empare du fait patriotique et tente de le rationali
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
50on dont nous sommes les victimes, par surcroît de malheur, inconscientes. On peut résumer d’un seul mot les effets de cette déc
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
51s appétits les plus violents, qui sont aussi, par malheur, les moins nobles, — aussitôt la raison s’émancipe et bientôt elle no
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
52 secrète attirance, une secrète espérance dans le malheur total, où peut-être on touchera de nouveau le réel, où peut-être on r
34 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
53ert une vérité si importante 58 , — car elle a le malheur d’être évidente, et il n’en faut pas davantage pour qu’on la néglige
54 [p. 155] Deux sens du mot penser Les plus grands malheurs de l’humanité naissent de malentendus, et non pas comme le veut la po
35 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
55. [p. 203] Première vertu : le réalisme Tout le malheur de l’homme vient de ce qu’il ne pose pas les problèmes dans leur réal
56x qu’il faut être un homme pour trancher. Tout le malheur de l’homme vient de ce qu’il fuit devant les alternatives absolues. L
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
57 secrète attirance, une secrète espérance dans le malheur total, où peut-être on touchera de nouveau le réel, où peut-être on r
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
58lle théorie est conforme à cette ligne sacrée. Et malheur à qui chercherait à pousser plus loin ! » Je demande alors si Gide pr
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
59 assez compréhensible les retienne de se mêler du malheur d’autrui, d’un malheur en l’espèce dont ils se sentent peut-être, obs
60es retienne de se mêler du malheur d’autrui, d’un malheur en l’espèce dont ils se sentent peut-être, obscurément, responsables
61été malade comme un chien. Et après, eh bien, les malheurs sont venus de partout. On a retrouvé la chèvre. Mais elle est toute c
62autant comme ils artializent la nature. » Mais le malheur du jour d’aujourd’hui, c’est que le peuple qui lit les journaux a l’e
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
63; il s’excite, il s’admire dans sa révolte ou son malheur. Mais celui qu’on peut voir, celui qui vous pose des questions, celui
64on veut, de « survivants »… Faut-il penser que le malheur seul peut encore rassembler les hommes en communautés pacifiques ?
40 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
65 Craignons qu’ils ne préfèrent un jour les grands malheurs à cette démission confortable ! Août 1935 [p. 250] La pire injusti
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
66; il s’excite, il s’admire dans sa révolte ou son malheur. Mais celui qu’on peut voir, celui qui vous pose des questions, celui
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
67us qu’ailleurs peut-être, pour celui qui voit, le malheur défait et refait sans cesse un monde banal, vulgaire, insupportable,
43 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
68tation, lorsqu’il rattache ces divers traits au « malheur » de notre jeunesse, [p. 618] lequel ne saurait, en bonne logique, ex
44 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
69d’abord que ce régime est né de la pauvreté et du malheur de son pays, — ce qui est très juste. Et il ajoute : « Mais la pauvr
70s juste. Et il ajoute : « Mais la pauvreté et le malheur ne peuvent expliquer que des phénomènes extérieurs. La raison profond
45 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
71l’ennui. On n’ignore pas que la passion serait un malheur — mais on pressent que ce serait un malheur plus beau et plus « vivan
72it un malheur — mais on pressent que ce serait un malheur plus beau et plus « vivant » que la vie normale, plus exaltant que so
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
73ondent notre fidélité. Quoi qu’il arrive, heur ou malheur, le sort du monde nous importe bien moins que la connaissance de nos
47 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
74ntiel, et qui a tenté de fort bons auteurs ». Mon malheur a voulu que j’aie tenté aussi un auteur qui « malmène les mots » à te
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
75ourtant, la passion d’amour signifie, de fait, un malheur. La société où nous vivons et dont les mœurs n’ont guère changé, sous
76mystification » que nous ayons vraiment oublié ce malheur ? Ou faut-il croire qu’en secret nous préférons ce qui nous blesse et
77ait paradoxal : que nous voulons la passion et le malheur à [p. 17] condition de ne jamais avouer que nous les voulons en tant
78gations, de complaisances secrètes — la moitié du malheur humain se résume dans le mot d’adultère. Malgré toutes nos littératur
79 qu’on n’ait encore rien dit sur la réalité de ce malheur. [p. 18] Et que certaines questions des plus naïves, en ce domaine,
80attrait de l’interdit, d’où nous vient ce goût du malheur ? Quelle idée de l’amour trahit-il ? Quel secret de notre existence,
81s sauver cette passion, et que nous chérissons ce malheur, cependant que nos morales officielles et notre raison les condamnent
82rce vos demeine ! Béroul. Tristan naît dans le malheur. Son père vient de mourir, et sa mère Blanchefleur ne survit pas à sa
83 roi qu’auprès de son ami ; plus heureuse dans le malheur d’amour que dans leur vie commune du Morrois… ⁂ On sait d’ailleurs qu
84le voulions ou non, une préférence intime pour le malheur. Que ce malheur, selon la force de notre âme, soit la « délicieuse tr
85on, une préférence intime pour le malheur. Que ce malheur, selon la force de notre âme, soit la « délicieuse tristesse » et le
86eur des amants ne nous émeut que par l’attente du malheur qui le guette. Il y faut cette menace de la vie et [p. 55] des hostil
87nvers l’autre, d’une fidélité exemplaire. Mais le malheur, c’est que l’amour qui les « demeine » n’est pas l’amour de l’autre t
88 l’autre qu’à partir de soi, non de l’autre. Leur malheur prend ainsi sa source dans une fausse réciprocité, masque d’un double
89e tes soupirs ? Souffle, [p. 56] souffle ô vent ! Malheur, ah ! malheur, fille d’Irlande, amoureuse et sauvage ! Double malheu
90? Souffle, [p. 56] souffle ô vent ! Malheur, ah ! malheur, fille d’Irlande, amoureuse et sauvage ! Double malheur de la passio
91, fille d’Irlande, amoureuse et sauvage ! Double malheur de la passion qui fuit le réel et la Norme du Jour, malheur essentiel
92 la passion qui fuit le réel et la Norme du Jour, malheur essentiel de l’amour : ce que l’on désire, on ne l’a pas encore — c’e
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
93e, loin de ce qui divise et distingue, au-delà du malheur d’être soi et d’être deux dans l’amour même. L’Éros, c’est le Désir t
94liste, manichéenne, voit dans la vie des corps le malheur même ; et dans la mort le bien dernier, le rachat de la faute d’être
95vue de la vie, un tel Amour ne saurait être qu’un malheur total. Tel est le grand fond du paganisme oriental-occidental sur leq
96s — tel est l’événement inouï qui nous délivre du malheur de vivre. Tel est le centre de tout le christianisme, et le foyer de
97gique, aboutissait, du point de vue de la vie, au malheur absolu, qui est la mort. Le christianisme n’est un malheur mortel que
98bsolu, qui est la mort. Le christianisme n’est un malheur mortel que pour l’homme séparé de Dieu, mais un malheur recréateur et
99r mortel que pour l’homme séparé de Dieu, mais un malheur recréateur et bienheureux dès cette vie pour le croyant que « saisit
100ment du moi distinct, du temps, de l’espace et du malheur terrestre, est emprunté presque littéralement à divers passages du po
101miné par le Démon. Mais s’il assume son destin de malheur jusqu’à la mort, qui le libère du corps, il peut atteindre au-delà du
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
102puissances mauvaises. « Souffle, souffle ô vent ! Malheur ! ah malheur ! fille d’Irlande, amoureuse et sauvage ! » Toute une vi
103uvaises. « Souffle, souffle ô vent ! Malheur ! ah malheur ! fille d’Irlande, amoureuse et sauvage ! » Toute une vie de pénitenc
104e devra maintenant racheter le sacrilège. Mais le malheur essentiel de cet amour n’est pas seulement la rançon du péché. L’ascè
105it — théoriquement — que l’amour profane était le malheur absolu, l’attachement impossible et condamnable à la créature imparfa
106 tandis que pour le chrétien l’amour divin est un malheur recréateur. Loin de nier l’amour profane, il aboutit à le sanctifier
107e l’âme, ce qui entraînait le bonheur divin et le malheur de tout amour humain ; tandis que l’orthodoxie pose que l’union est i
108se que l’union est impossible, ce qui entraîne le malheur divin et rend l’amour humain possible en ses limites. D’où il résulte
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
109le il n’est pas initié, et suivre une voie que le malheur des temps rend totalement impraticable. L’Église de Rome a triomphé.
110erait fatal au repos de cet étrange amant ? Et le malheur d’être trahi par Angélique le guérirait de son amour ? Cet Alidor ser
111ut guérir : car on avoue difficilement le goût du malheur, à cette époque. « J’ai honte de souffrir les maux dont je me plains 
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
112x. 181  » Devise de général, que les Soubise, par malheur, n’oubliaient guère que sur le champ de bataille. 8. La guerre révo
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
113l’ennui. On n’ignore pas que la passion serait un malheur — mais on pressent que ce serait un malheur plus beau et plus « vivan
114it un malheur — mais on pressent que ce serait un malheur plus beau et plus « vivant » que la vie normale, plus exaltant que so
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
115ondent notre fidélité. Quoi qu’il arrive, heur ou malheur, le sort du monde nous importe bien moins que la connaissance de nos
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
116cle de la transcendance introduit dans l’amour un malheur essentiel (quoi qu’en ait dit tout à l’heure M. Gilson). On retrouve
56 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
117t derrière les titres des journaux du soir que le malheur des temps est une vieille expression… Oui, de tout temps, le sort du
57 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
118enne foi, héraut de l’Eucharistie et prophète des malheurs dus à la Réforme. Pour des fins partisanes non dissimulées, les polit
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
119qu’à se laisser glisser dans l’engourdissement du malheur… Ou au contraire, seconde solution, il fallait partir de cela même, d
120e nous faire comprendre que la vraie cause de nos malheurs est presque toujours en nous-même. Il faut reconnaître, hélas, que ce
121rovidence qui se charge de tout mettre au pas. Le malheur, c’est que l’Argent et l’État sont des principes qui ne valent rien d
122réformes matérielles sont inutiles et tournent au malheur. Car le mal qui est dans l’action n’a pas d’autres racines que le mal
123s efforts, même les plus sincères, aboutissent au malheur [p. 86] de l’homme. Dans ce monde qui a perdu la mesure, le seul devo
59 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
124e nous faire comprendre que la vraie cause de nos malheurs est presque toujours en nous-mêmes. Il faut reconnaître, hélas, que c
125e qui se charge [p. 20] de tout mettre au pas. Le malheur, c’est que l’Argent et l’État sont des principes qui ne valent rien d
126réformes matérielles sont inutiles et tournent au malheur. Car le mal qui est dans l’action n’a pas d’autres racines que le mal
127s efforts, même les plus sincères, aboutissent au malheur de l’homme. Dans ce monde qui a perdu la mesure, le seul devoir des i
60 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
128tions de notre bonheur, mais bien celles de notre malheur. Mais l’optimisme du matérialiste modéré ne veut prévoir que le profi
61 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
129, ce qui paraît en somme une excellente idée. Par malheur, pour quelque raison littéralement fondamentale, Dieu n’aimait pas ce
130tous, en quelque manière, des déguisements de son malheur originel. Satan craint de se montrer tel qu’il est, c’est évident, pu
131me une sorte d’apparition de cauchemar, qui porte malheur et qui leur veut du mal. Elles ne se doutent pas que le Diable est sa
62 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
132é à nous comme une catastrophe cosmique, comme un malheur plus étendu et plus profond que l’Histoire n’en connut depuis le Délu
133s de la mort. Vieille vérité théologique, que les malheurs du temps illustrent et raniment. « Ne craignez pas ceux qui tuent le
134frotte les mains. La paix, pour lui, n’est pas le malheur que l’on croit. C’est le temps où l’esprit va reprendre ses droits, p
63 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
135ésinfection. Tout cela peut diminuer la somme des malheurs de l’humanité, mais non pas y éteindre le mal, si le mal est au premi
136qu’il se révèle trop aisément à l’occasion de nos malheurs, de nos crimes et de nos drames, il préfère gouverner sous le couvert
64 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
137son « âme ». (Et c’est pourquoi l’un des premiers malheurs de notre héros est de ne plus pouvoir aimer ni être aimé.) J’ai dit q
138 notre propension à réduire le mal et le bien aux malheurs et bonheurs [p. 140] qui nous adviennent, et ceux-ci à leur tour aux
139che la victime du charlatan de comprendre que ses malheurs ne sont pas le Mal, ni même nécessairement les conséquences du Mal, m
140tion légale serait une pure hypocrisie. 25  » Par malheur, ce beau raisonnement détruit les bases de tout traité, de toute paro
141er de la passion qui n’a pas d’autre objet que le malheur qu’elle va créer, en vertu de sa logique folle et des sophismes du Né
65 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
142neux. Avez-vous des oreilles pour l’entendre ? Le malheur de ce temps les ouvrira. C’est ici que nous apparaît dans sa grandeur
143ut cela ne m’empêchera pas d’avoir confiance ! Le malheur nous rend au sérieux. Il nous apprend à opposer au mal le bien, et no
144 le courage de l’amour. [p. 214] Je pense que le malheur nous rendra sobres, et que l’empire qui était échu aux plus bavards s
145 notre goût naturel du bonheur dans le vertige du malheur ; et qu’elles réfutent les sophismes de l’Abîme comme une aube d’été
66 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
146 chrétiennes sauf celle de Rome qui se tient, par malheur, à l’écart. Or, dans cette œuvre à laquelle collaborent la majorité d
67 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
147, ce qui paraît en somme une excellente idée. Par malheur, pour quelque raison littéralement fondamentale, Dieu n’aimait pas ce
68 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
148. L’amour, la volonté de puissance, la passion du malheur, le sacrifice à une divinité abstraite, autant de principes de grande
149choisi, et qui est le masque de son anxiété. Mais malheur à celui qui calcule et qui refuse de partir ! Le bénéfice de l’expéri
150sance. Nous nous tournons vers ce prophète de nos malheurs, nous retournons à l’origine où il se tient, nous mettons en lui notr
151 a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se croire victime [p. 92] ou responsable 4
152able parmi nous. Il sait bien qu’en tous temps le malheur de l’époque ne provient pas de ce qu’elle est « sans Dieu » — mais bi
69 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un salon atomique (26 décembre 1945)
153s paraît plutôt rassurante. C’est le danger ou le malheur individuel que l’on redoute, et dont on souffre, surtout par la compa
70 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Le rêve américain (9 novembre 1945)
154 jeunes Américains se sont trouvés mêlés au grand malheur des peuples qu’ils aimaient de loin. Ils ont été courageux devant l’e
71 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
155t derrière les titres des journaux du soir que le malheur des temps est une vieille expression. Oui, de tout temps, le sort du
72 1946, Journal des deux Mondes. 3. Intermède
156rageuse — sous un ciel d’angoisse et de haine ! — Malheur sur nous ! Nuit lugubre, sans sommeil — rythmée d’armes martelées — m
73 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
157rt à sept et même à huit, car tu ne sais pas quel malheur peut arriver sur la terre. » Le secret de la vie généreuse est la con
74 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
158ale, qu’il n’y a plus de pays épargnés, et que le malheur est si total qu’on ne peut plus distinguer de responsabilités… Deux
75 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
159t très bien, je voudrais le publier, mais il a le malheur de porter sur les années 1935 et 1936. Or le public veut de l’actuali
76 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
160ter cette absurde béatitude qui naît parfois d’un malheur consommé ? Il y a dans tout échec humain une part inavouable de libér
77 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
161faire une partie d’échecs et l’écouter parler des malheurs de sa France… Juin 1942 La guerre va mal, il faut le dire, et persu
78 1946, Journal des deux Mondes. 11. Intermède
162] trop de juifs réfugiés. Des gens frappés par le malheur, où que ce soit, il y en a toujours trop. Cependant notre sort vous
79 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
163ard ? Janvier 1944 Un peuple se révèle dans le malheur. — Autrefois et naguère encore, avant l’occupation allemande, les étr
164ie France ? Ce peuple naguère invisible, c’est le malheur le plus affreux de son histoire qui le révèle au monde, aujourd’hui,
80 1946, Lettres sur la bombe atomique. 8. Un salon atomique
165s paraît plutôt rassurante. C’est le danger ou le malheur individuel que l’on redoute, et dont on souffre, surtout par la compa
81 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
166parfois : — C’est consolant ! (par allusion à ses malheurs d’amour, si simples…) [p. 47] Et la femme de Gordius vint un jour s’
82 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
167nt plus méthodiquement refoulées ? Qui sait quels malheurs historiques un réveil spirituel de l’Amérique ne pourrait pas lui épa
83 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
168 de politique dans son sens fort et véritable. Le malheur serait que les électeurs, ayant voté pour un parti, se figurent avoir
84 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
169in même et qu’elle avait ouverte par crainte d’un malheur. Quelques lignes sur une feuille portant l’en-tête d’un bar de Budape
85 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
170t parfois : C’est consolant ! (par allusion à ses malheurs d’amour, si simples…) [p. 96] Et la femme de Gordius vint un jour s’
86 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
171 jeunes Américains se sont trouvés mêlés au grand malheur des peuples qu’ils aimaient de loin. Ils ont été courageux devant l’e
87 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
172 excellent d’ailleurs en tous points — n’a que le malheur de ne pas correspondre aux [p. 83] prévisions de vente pour la saison
88 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
173nt plus méthodiquement refoulées ? Qui sait quels malheurs historiques un réveil spirituel de l’Amérique ne pourrait pas lui épa
89 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
174te d’un sens, d’une signification, fût-ce dans le malheur de la passion, fût-ce dans l’échec. Ils visent à l’inconscience heure
175ilitant sans droits sont les vraies causes de nos malheurs sociaux. Et notre second office est l’invention de structures politiq
90 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
176cun de ses états, par un principe d’injustice, de malheur, d’incomplétude inéluctable. D’où le sens du péché, d’où la révolte,
91 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
177fédération, mais de toute l’Allemagne du Sud. Par malheur, Luther refusa de s’entendre avec lui lors du Colloque de Marburg en
92 1953, Journal de Genève, articles (1926–1982). Aller et retour (21 mai 1953)
178acune a des intérêts distincts. L’Europe, pour le malheur des trois autres, les a toutes, à des degrés divers, soumises à son e
93 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aller et retour (avril 1953)
179acune a des intérêts distincts. L’Europe, pour le malheur des trois autres, les a toutes, à des degrés divers, soumises à son e
94 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
180de ne pouvait manquer d’en parler à son tour. Par malheur, elle m’a paru retomber dans l’illusion qu’il suffirait d’épurer les
95 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
181ués. Benda [p. 12] déclarait, au contraire : « Le malheur pour cette thèse est que les faits relevés contre les inculpés sont é
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
182iment nouvelle, et donc dénuée de sens. Contre le malheur et son absurdité, l’homme n’a d’autre recours que d’attribuer un sens
97 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
183 qui est une fausse étiquette, sans nul doute. Le malheur veut qu’elles aboutissent le plus souvent à des dictatures criminelle
98 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
184iment nouvelle, et donc dénuée de sens. Contre le malheur et son absurdité, l’homme n’a d’autre recours que d’attribuer un sens
99 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la fabrication des nouvelles et des faits (février 1958)
185quelle n’a jamais rien construit. Ces vertus, par malheur, ne sont pas éloquentes. Et ceux qui les cultivent se voient bientôt
100 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
186dire allègrement disciplinée de dominer son grand malheur physique et de refuser que ce malheur l’isole dans la seule profondeu
187r son grand malheur physique et de refuser que ce malheur l’isole dans la seule profondeur de sa vision 83 . D’où sa curiosité