1 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
1ré en l’église grecque de la rue Georges Bizet le mariage de M. Paul Morand avec la princesse Hélène-C. Soutzo. Les témoins éta
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
2anchements de la jeune Synovie », parade « née du mariage de nos veilles et de nos rêves », ainsi que le disait si poétiquement
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
3e de Blanche Clifford, sa vie de jeune fille, son mariage avec le prince Roccapalumba, puis avec un jeune lord ; toute l’existe
4 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
4ux qui méprisent la vie bourgeoise, l’amour et le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire au bonheur, l
5 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
5l’homme la plus constante proximité : l’œuvre, le mariage, la famille, le métier et l’éducation. C’est à la sauvegarde de ces r
6 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
6lieux hostiles, et conclut, comme à la volée, ces mariages les plus indissolubles et les plus féconds d’avoir été sacrés dans un
7 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
7ix du sel, causeries du curé ou de l’instituteur, mariages, décès et naissances) tiennent presque toute la place. Abîme entre la
8 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
8ose — leurs idées sur la vie, sur la mort, sur le mariage. Et quand je dis que sa vie consiste à connaître ces choses, il faut
9 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
9 [p. 652] La passion contre le mariage (septembre 1938) an Avertissement Les pages qui suivent sont extra
10uilhem Montanhagol. Un tel Amour n’admet point le mariage, car il n’a pas pour fin suprême la vie, mais bien la mort libératric
11 les plus divers : mystique, littérature, guerre, mariage. C’est l’influence actuelle du mythe manichéen (mais « profané » par
12 d’autres parties du livre. 1. Crise moderne du mariage Deux morales s’affrontaient au Moyen Âge : celle de la société christ
13 la « courtoisie » hérétique. L’une impliquait le mariage, dont elle fit même un sacrement ; l’autre exaltait un ensemble de va
14 — en principe tout au moins — la condamnation du mariage. Le jugement porté sur l’adultère, dans l’une et l’autre perspective,
15 à l’origine de la cortezia du Midi s’opposait au mariage catholique sur les trois chefs que l’on vient de rappeler. Elle niait
16pirituelle, amour évidemment incompatible avec le mariage dans la chair, devait amener des confusions inextricables. Pour l’ama
17é dans la chair (et non point parce qu’il lèse le mariage), mais il se trouve revêtir en même temps l’aspect d’une aventure plu
18tends pas un instant ramener la crise actuelle du mariage au conflit de l’orthodoxie et d’une hérésie médiévale. Car cette dern
19ourgeoisie occidentale sont élevés dans l’idée du mariage, mais en même temps se trouvent baigner dans une atmosphère romantiqu
20eux qui « ont passé par là ». Or la passion et le mariage sont par essence incompatibles. Leurs origines et leurs finalités s’e
21 littérature paraît chaque mois sur la « crise du mariage ». Mais je doute fort qu’il en résulte aucune espèce de solution prat
22ou disparaissent :   1. — Contraintes sacrées. Le mariage, chez les peuples païens, s’est toujours entouré d’un rituel dont nos
23rme de plaisanteries paysannes 86 . La demande en mariage, avec échange de visites en haut de forme et « déclaration » officiel
24ites gardaient pour effet de socialiser l’acte du mariage, de l’intégrer dans l’existence communautaire. À partir du xviiie si
25laisanteries vaudevillesques. La fidélité dans le mariage paraît légèrement ridicule : elle prend figure de conformisme. Il n’y
26s mais déprimées. 2. Idée moderne du bonheur Le mariage, cessant d’être garanti par un système de contraintes sociales, ne pe
27ntanément en une absence insupportable. Fonder le mariage sur un pareil « bonheur » suppose de la part des modernes une capacit
28u bonheur. Cela va de toute manière à la ruine du mariage en tant qu’institution sociale. 3. « Aimer, c’est vivre ! » Dès le
29ersonnalisé dans cette mesure — et disqualifie le mariage, si l’épouse ne ressemble pas à la star la plus obsédante. (Encore la
30s même la couronne s’il est roi.) Voilà le vrai « mariage d’amour » moderne : le mariage avec la passion ! Mais aussitôt paraît
31.) Voilà le vrai « mariage d’amour » moderne : le mariage avec la passion ! Mais aussitôt paraît une anxiété dans l’entourage (
32lzac déjà donne la recette dans sa Physiologie du mariage.) Une innombrable et écœurante littérature romanesque nous peint ce t
33faut admettre que la passion ruine l’idée même du mariage dans une époque où l’on tente la gageure de fonder le mariage, précis
34 une époque où l’on tente la gageure de fonder le mariage, précisément, sur les valeurs élaborées par une éthique de la passion
35ependant, l’anarchie permanente que représente le mariage moderne fondé — par antiphrase — sur les débris du mythe, entraîne de
36ù les multiples tentatives de « restauration » du mariage auxquelles nous assistons depuis la guerre. Les églises font un honor
37arguments d’un Goethe ou d’un Engels en faveur du mariage : selon le premier, il faut y voir la grande conquête de la culture o
38ne de nos jours est la négation pure et simple du mariage, que l’on prétend fonder sur lui. C’est qu’on ne sait pas au juste ce
39récédent dans notre histoire européenne. Quant au mariage, il fut proprement balayé durant la période des Soviets. La morale de
40ement et contre l’abandon des enfants nés hors du mariage. La rigueur subite de ces lois, le choc psychologique qu’elles provoq
41ussie vers la fin du premier plan de cinq ans. Le mariage se trouva restauré sur des bases strictement utilitaires, collectivis
42iduels, donc des passions. À chacun sa « fiche de mariage ». Alors la science matrimoniale trouvera sa juste application dans l
10 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
43oix qui détermine une existence. 2. Critique du mariage Si je ne vois pas de raison qui tienne contre la passion véritable, i
44aison n’est guère plus efficace pour légitimer le mariage ; et que les arguments les plus divers que lui opposent les meilleurs
45que » de la vie ; puis la surmonte en exaltant le mariage, suprême valeur du « stade éthique » (c’est la « plénitude du temps »
46 « plénitude du temps ») ; puis condamne enfin ce mariage, suprême obstacle du « stade religieux », puisqu’il nous lie au temps
47 que la religion devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement
48s deux mariés ; puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en ch
49. » (v. 32). ⁂ Tout ce qu’on peut dire contre le mariage est vrai, par conséquent doit être dit, soit du point de vue des roma
50ui croient. Il n’est possible alors d’affirmer le mariage qu’au-delà des deux premières critiques et en chemin vers la troisièm
51s objections humaines. Si j’oublie cet au-delà du mariage, mais aussi de tout ordre humain, qui s’appelle le Royaume de Dieu («
52l’équilibre dans l’imperfection que représente le mariage. Alors, si je ne puis l’atteindre, il ne me reste que la révolte cont
53epte, je considère alors l’équilibre imparfait du mariage dans une perspective ouverte et dans l’attente — heureuse ou malheure
54transcende tout résultat, même excellent. 3. Le mariage comme décision Si l’on songe à ce que signifie le choix d’une femme p
55out balbutiants et empiriques, d’une science du « mariage heureux »). Il faut le reconnaître honnêtement : le problème qui nous
56me qui nous est posé par la nécessité pratique du mariage apparaît d’autant plus insoluble que l’on tient davantage à le « réso
57conclus qu’il serait plus conforme à l’essence du mariage, et au réel, d’enseigner aux jeunes gens que leur choix relève toujou
58xact. 4. Sur la fidélité On fausse l’éthique du mariage en faisant de la promesse de fidélité un problème, alors que le probl
59se, considérée comme absolue. La problématique du mariage n’est pas du cur, mais du quomodo. « L’éthique ne commence pas, dit K
60ront de paraître raisonnables ! Si la promesse du mariage est le type même de l’acte sérieux, c’est dans la mesure où elle est
61n sans retour de la vie. Mais la fidélité dans le mariage est au contraire un engagement absolument pris pour ce monde. [p. 243
62é courtoise ne signifiait qu’une évasion. Dans le mariage, c’est à l’autre d’abord, et non pas à son moi d’abord, que celui qui
63time singularité. Insistons : la fidélité dans le mariage ne peut pas être cette attitude négative qu’on imagine habituellement
64À ce terme, on découvrira que la fidélité dans le mariage est la loi d’une vie nouvelle ; et non point de la vie naturelle (ce
65st-à-dire du moi glorifié. L’amour fidèle dans le mariage chrétien témoigne que la volonté de Dieu, même quand elle ruine notre
66 que « moi-le-monde » ! [p. 244] Mais l’amour du mariage est la fin de l’angoisse, l’acceptation de l’être limité, aimé parce
67 alliée, — pour toute la vie, voilà le miracle du mariage. Une vie qui ne veut plus que mon bien, parce qu’il est confondu avec
68ce qu’atteste l’expérience de la fidélité dans le mariage. Car cette fidélité se fonde justement sur le refus initial et juré d
69sa vérité. Et c’est pourquoi l’homme qui croit au mariage ne peut plus croire sérieusement au « coup de foudre », et encore moi
70 du tout divinisé 100 . ⁂ On objecte alors que le mariage ne serait plus que le « tombeau de l’amour ». Mais c’est encore le my
71t plus vrai de dire avec Benedetto Croce que « le mariage est le tombeau de l’amour sauvage » 101 (et plus communément du sent
72gative et privative de Croce, et définir enfin le mariage comme cette institution qui contient la passion non plus par la moral
73ident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage mettent en lumière l’opposition fondamentale de l’Éros et de l’Agapè,
74l’institution la plus typique de leur morale : le mariage, qu’il sera désormais possible de repérer avec assez de précision ce
75ions profondes de la fidélité, de la personne, du mariage, — et du refus de la passion. Elle suppose l’acceptation du différent
76notre mort. Et c’est pourquoi la crise moderne du mariage est le signe le moins trompeur d’une décadence occidentale. Il en est
77x vues individuelles. Le « signe » de la crise du mariage nous parle et nous avertit mieux : aucun autre n’est plus sensible et
78e comme le bilan d’une décadence : mythe dégradé, mariage en crise, [p. 253] formes et conventions décriées, extension du délir
79ible, qui s’opposait aux yeux de Kierkegaard à un mariage heureux selon le monde. Ici l’obstacle indispensable à la passion est
80n, épousent Régine, et la passion revit dans leur mariage, mais alors « en vertu de l’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour
81jet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme se comporte alors à l’endroit de son amour avec une s
82nt de souffrir, acceptent notre jour. Et alors le mariage est possible. Nous sommes deux dans le contentement. ⁂ Une dernière f
11 1938, Esprit, articles (1932–1962). Suite à « La passion contre le mariage » (décembre 1938)
83 [p. 256] Suite à « La passion contre le mariage » (décembre 1938) aq Nous annoncions deux lettres dans notre derni
12 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
84ystique, littérature, art de la guerre, morale du mariage. ⁂ L’agrément de parler des choses de l’amour est un prétexte assez p
13 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
85Décrire le conflit nécessaire de la passion et du mariage en Occident, tel était mon dessein central ; et cela reste à mes yeux
86ne grande révolution ; qu’elle reconnaisse que le mariage, dont dépend sa structure sociale, est plus grave que l’amour qu’elle
14 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
87 rêvent les couples, sous un régime qui a fait du mariage un devoir et une commodité. Sans l’adultère, que seraient toutes nos
88 nos littératures ? Elles vivent de la « crise du mariage ». Il est probable aussi qu’elles l’entretiennent, soit qu’elles « ch
89 faut-il en rejeter la faute sur l’institution du mariage, ou au contraire, sur « quelque chose » qui la ruine au cœur même de
90 le pensent, la conception dite « chrétienne » du mariage qui cause tout notre tourment, ou au contraire, est-ce une conception
91telle contradiction ? Si le secret de la crise du mariage est simplement l’attrait de l’interdit, d’où nous vient ce goût du ma
92ous révèlent qu’il connut une première « crise du mariage ». Elle appelait une réaction vive. Le succès du Roman de Tristan fut
93e, n’est-il pas évident que rien ne l’oblige à ce mariage et à cette chasteté injurieuse, et qu’il se met dans une situation qu
94’autre issue que la mort ? 6. Chevalerie contre Mariage Un moderne commentateur du Roman de Tristan et Iseut veut y voir un «
95 de le croire. La conception de la fidélité et du mariage, selon l’amour courtois, est seule capable d’expliquer certaines cont
96archie brutale des mœurs féodales. On sait que le mariage, au xiie siècle, était devenu pour les seigneurs une pure et simple
97mour courtois oppose une fidélité indépendante du mariage légal et fondée sur le seul amour. Il en vient même à déclarer que l’
98ur. Il en vient même à déclarer que l’amour et le mariage ne sont pas compatibles : c’est le fameux jugement d’une cour d’amour
99, ou domina.) Fidélité incompatible avec celle du mariage, on l’a vu. Le Roman ne manque pas une occasion de rabaisser l’instit
100e glorifier la vertu de ceux qui s’aiment hors du mariage et contre lui. Mais cette fidélité courtoise présente un trait des pl
101it des plus curieux : elle s’oppose, autant qu’au mariage, à la « satisfaction » de l’amour. « Il ne sait de donnoi vraiment ri
102ari après la retraite dans le Morrois, ou même du mariage blanc de Tristan. En effet, le « droit de la passion », au sens où l’
103pas d’obstacle, ils en inventent : l’épée nue, le mariage de Tristan. Ils en inventent comme à plaisir, — bien qu’ils en souffr
104 On retrouvera la même dialectique entre les deux mariages du Roman : celui d’Iseut la Blonde avec le roi, et celui d’Iseut aux
105ux blanches mains avec Tristan. Le premier de ces mariages est l’obstacle de fait. Il est symbolisé par l’existence concrète du
106 nom des deux femmes — est la seule « raison » du mariage de Tristan. L’on voit qu’il lui serait aisé de s’expliquer. Mais une
107’il s’impose, l’occasion d’un progrès décisif. Ce mariage blanc avec une femme qu’il trouve belle, c’est l’obstacle qu’il ne pe
108 une victoire sur lui-même (aussi bien que sur le mariage, qu’il ruine ainsi par l’intérieur). Prouesse dont il est la victime 
109la condamnation radicale qu’il représente pour le mariage. Nous savons, par la fin du mythe, que la passion est une ascèse. Ell
15 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
110finie de l’âme en quête de lumière, mais c’est le mariage du Christ et de l’Église. L’amour humain lui-même s’en trouve transfo
111eplace dans son ordre, et là, le sanctifie par le mariage. Un tel amour, étant conçu à l’image de l’amour du Christ pour son Ég
112ulement une communion, dont le modèle est dans le mariage de l’Église et de son Seigneur. Cela suppose une illumination subite,
113 voyons qu’en Occident, au xiie siècle, c’est le mariage qui est en butte au mépris, tandis que la passion est glorifiée dans
114on (pas d’union essentielle). Amour du prochain. (Mariage heureux.) Conflits douloureux, passion exaltée. [p. 75] Le princip
115on converties, et brimées par la loi nouvelle. Le mariage, par exemple, n’avait pour les Anciens qu’une signification utilitair
116mes permettaient le concubinat 19 . Tandis que le mariage chrétien, en devenant un sacrement, imposait une fidélité insupportab
117 psyché des élites mal converties et souffrant du mariage. Mais cette ferveur renouvelée pour un dieu condamné par l’Église ne
118 christianisme (et spécialement de sa doctrine du mariage) dans les âmes où vivait encore un paganisme naturel ou hérité. Mais
119ervente. Ce qu’elle exalte, c’est l’amour hors du mariage, car le mariage ne signifie que l’union des corps, tandis que l’« Amo
120lle exalte, c’est l’amour hors du mariage, car le mariage ne signifie que l’union des corps, tandis que l’« Amor », qui est l’É
121les « parfaits » ? Et s’ils raillent les liens du mariage, cette jurata fornicatio, selon les Cathares ? Et s’ils invectivent l
122 les troubadours qui devaient subir un apparent « mariage » avec l’Église de Rome dont ils étaient les clercs, tout en servant
123volte naturelle contre la conception orthodoxe du mariage, récemment réaffirmée par la réforme grégorienne. Ils avaient donc à
124 les plus grossières, tantôt qu’ils réprouvent le mariage et tout commerce sexuel, licite ou non. Mais des accusations semblabl
125« bonshommes » ou Cathares, ascètes condamnant le mariage mais fondant une « Église d’Amour », opposée à l’Église de Rome 63 ,
126res Ortliebiens de Strasbourg, tous condamnent le mariage [p. 121] — que par ailleurs, le pape-moine Grégoire VII vient d’inter
127u principe féminin, le culte de l’Amour contre le mariage, en même temps que la chasteté. Saint Bernard de Clairvaux se met en
128xie romaine battue en brèche. Du côté cathare, le mariage et la sexualité sont condamnés sans rémission par les Parfaits ou « c
129e majorité des hérétiques. Du côté catholique, le mariage est tenu pour sacrement, cependant qu’il repose en fait sur des bases
130savaient — bien qu’elles fussent mariées — que le mariage était condamné par leur Église. Beaucoup de troubadours —  [p. 126] c
131usion d’amour sincère qu’un antipode spirituel au mariage où elles avaient été contraintes. » Le même auteur ajoute qu’à son av
132tion sournoise ou déclarée au concept chrétien du mariage. Mais il nous resterait indifférent s’il n’avait gardé dans nos vies,
133e de Champagne, célèbre par sa cour d’amour où le mariage fut condamné. Chrétien avait écrit un Roman de Tristan dont les manus
134celle du temple de l’amour ; c) il décide que le mariage de Tristan avec Iseut aux blanches mains ne fut pas « blanc », mais c
135dal, clérical, et guerrier), et dans cet ordre le mariage. b) La Minnegrotte nous est décrite comme une église, avec une scien
136’orthodoxie qui l’a socialisé et matérialisé : le mariage unissant deux corps même sans amour, et que les Cathares n’ont pas ce
137aliste et même gnostique 93 de Gottfried. c) Le mariage « consommé » avec la seconde Iseut rétablit le parallèle — évité par
138e parallèle — évité par Thomas — avec [p. 151] le mariage sans amour d’Iseut la Blonde et du roi Marc. L’un et l’autre se voien
139rdu la clef ; 2° qu’à l’origine de notre crise du mariage il n’y a pas moins que le conflit de deux traditions religieuses, [p.
16 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
140ra un temps pour ennemie, et qu’il acceptera le « mariage blanc » avec l’autre Iseut — l’autre « foi » — l’autre Église dont il
141tion des deux mystiques. L’orthodoxe aboutit au « mariage spirituel » de Dieu et de l’âme, dès cette vie, tandis que l’hérétiqu
142’amour profane, il aboutit à le sanctifier par le mariage. Les amants mystiques du Roman chercheront donc l’intensité de la pas
143é celui de la mystique épithalamique : il tend au mariage de l’âme et de Dieu, et suppose donc qu’une distinction d’essence est
144e dans la Grâce, et c’est cela qu’ils appellent « mariage » — cette communion de l’âme élue et du Christ époux de l’Église. Mai
145on », à ne plus le désirer pour lui-même. Dans le mariage spirituel, dit Jean de la Croix, l’âme parvient à aimer Dieu sans plu
146use possession de soi-même. Et c’est alors que le mariage devient possible, qui signifie non plus jouissance de l’Éros, mais fé
17 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
147ayonnante » ; par leur refus des sacrements et du mariage ; par leur condamnation absolue de toute participation aux guerres ;
148que est le premier témoignage d’un conflit que le mariage chrétien était censé résoudre. On y voit l’âme récemment séparée de s
149ges. Autre complicité : la gauloiserie démolit le mariage par en bas, alors que la chevalerie le ridiculisait d’en haut. Comme
150e consolament de la Mort vient de sceller le seul mariage qu’ait jamais pu vouloir l’Éros. Voici « l’aube » profane, encore une
151 hérétiques du Midi. (Il considère par exemple le mariage comme un « remède contre l’incontinence ».) Aussi ne devait-elle poin
152ouper le cou. Mais tout finit, en général, par un mariage, prévu dès la première page et retardé jusqu’à la dix-millième lorsqu
153e cette exigence est polémique, dirigée contre le mariage. Or Alidor et son amante trop fidèle se trouvent malgré eux dans l’ét
154, il voulait le repos, et maintenant il craint le mariage qui lui amènerait le repos… Je la veux offenser pour acquérir sa hai
155s les relations sentimentales et les coutumes. Le mariage redevient l’institution de base : il atteint un point d’équilibre où
156s « qualités » deviennent la mesure idéale du bon mariage : curieuse analogie avec la Chine. Et de fait, c’est à partir de ce x
157iration traditionnelle dans sa famille, depuis le mariage qui avait uni Hugues de Sade, ancêtre direct du marquis, à la Dame de
158cette différence capitale que Rousseau aboutit au mariage, c’est-à-dire au triomphe du monde sanctifié par le christianisme, al
159ne union qui est conclue même pour la mort est un mariage qui nous donne une compagne pour la Nuit. [p. 239] C’est dans la mort
160 jusqu’à Adolphe (le plus lucide) c’est tantôt le mariage et l’honneur, ou le devoir social, ou la vertu, ou le secret mélancol
161 passions sent d’abord que cette vie heureuse (le mariage) l’ennuie, et peut-être aussi qu’elle ne lui donne que des idées comm
162[p. 256] morale « conformiste ». Ils défendent le mariage bourgeois, l’héritage, les convenances et l’Ordre. Ils sont du côté d
163s tendances subversives de l’esprit. La morale du mariage en souffre évidemment, mais cela n’est pas d’une gravité urgente, pui
164se pas cette conclusion. Car la crise actuelle du mariage bourgeois, c’est le triomphe à retardement, dénaturé tant que l’on [p
165mphe d’une passion profanée. Mais bien au-delà du mariage et du domaine de la sexualité proprement dite, le contenu du mythe et
18 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
166our ? Burckhardt insiste 175 sur le fait que les mariages se concluaient sans drame, après de très courtes fiançailles, et que
167 promise. Et c’est de même que l’on « traite » un mariage : intérêt, convenance des rangs, apports territoriaux et financiers…
168 bluffe ; un autre type de bataille correspond au mariage dynastique avec [p. 286] l’archiduchesse Marie-Louise — et c’est la g
169’est ainsi que les démocraties s’excitent sur les mariages princiers.) Et l’on croyait pouvoir liquider sans dommages le formida
170ux : le premier situant le conflit du mythe et du mariage dans nos mœurs, le second décrivant une attitude que je donne bien mo
19 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
171 [p. 297] Livre VI Le mythe contre le mariage 1. Crise moderne du mariage Deux morales s’affrontaient au moyen âge
172I Le mythe contre le mariage 1. Crise moderne du mariage Deux morales s’affrontaient au moyen âge : celle de la société christ
173e de la courtoisie hérétique. L’une impliquait le mariage, dont elle fit même un sacrement ; l’autre exaltait un ensemble de va
174 — en principe tout au moins — la condamnation du mariage. Le jugement porté sur l’adultère, dans l’une et l’autre perspective,
175dès l’origine à la cortezia du Midi s’opposait au mariage catholique sur les trois chefs que l’on vient de rappeler. Elle niait
176irituelle), amour évidemment incompatible avec le mariage dans la chair, devait amener des confusions inextricables. Pour l’ama
177ends pas ramener directement la crise actuelle du mariage au conflit de l’orthodoxie et d’une hérésie médiévale. Car cette dern
178ourgeoisie occidentale sont élevés dans l’idée du mariage, mais en même temps se trouvent baignés dans une atmosphère romantiqu
179eux qui « ont passé par là ». Or la passion et le mariage sont par essence incompatibles. Leurs origines et leurs finalités s’e
180 littérature paraît chaque mois sur la « crise du mariage ». Mais je doute fort qu’il en résulte aucune espèce de solution prat
181ou disparaissent : 1. — Contraintes sacrées. — Le mariage, chez les peuples païens, s’est toujours entouré d’un rituel dont nos
182s forme de plaisanteries paysannes. La demande en mariage, avec échange de visites en haut-de-forme et « déclaration » officiel
183ites gardaient pour effet de socialiser l’acte du mariage, de l’intégrer dans l’existence communautaire. À partir du xviiie si
184laisanteries vaudevillesques. La fidélité dans le mariage paraît légèrement ridicule : elle prend figure de conformisme. Il n’y
185s mais déprimées. 2. Idée moderne du bonheur Le mariage cessant d’être garanti par un système de contraintes sociales ne peut
186ntanément en une absence insupportable. Fonder le mariage sur un pareil « bonheur » suppose de la part des modernes une capacit
187u bonheur. Cela va de toute manière à la ruine du mariage en tant qu’institution sociale définie par la stabilité. 3. « Aimer
188ersonnalisé dans cette mesure — et disqualifie le mariage, si l’épouse ne ressemble pas à la star la plus obsédante. Ainsi la «
189s même la couronne s’il est roi.) Voilà le vrai « mariage d’amour » moderne : le mariage avec la passion ! Mais aussitôt paraît
190.) Voilà le vrai « mariage d’amour » moderne : le mariage avec la passion ! Mais aussitôt paraît une anxiété dans l’entourage (
191zac déjà donne la recette, dans sa Physiologie du mariage.) Une innombrable et écœurante littérature romanesque nous peint ce t
192faut admettre que la passion ruine l’idée même du mariage dans une époque où l’on tente la gageure de fonder le mariage, précis
193 une époque où l’on tente la gageure de fonder le mariage, précisément, sur les valeurs élaborées par une éthique de la passion
194ependant, l’anarchie permanente que représente le mariage moderne fondé — par antiphrase — sur les [p. 311] débris du mythe, en
195ù les multiples tentatives de « restauration » du mariage auxquelles nous avons assisté depuis la première guerre mondiale, déb
196arguments d’un Goethe ou d’un Engels en faveur du mariage : selon le premier, il faut y voir la grande conquête de la culture o
197ne de nos jours est la négation pure et simple du mariage que l’on prétend fonder sur lui. C’est qu’on ne sait pas au juste ce
198ent dans notre histoire européenne 195 . Quant au mariage, il fut en principe balayé durant la période des Soviets. La morale d
199ortement et contre l’abandon des enfants nés hors mariage. La rigueur subite de ces lois, le choc psychologique qu’elles [p. 31
200ance morale de la Russie dans les années 1930. Le mariage se trouva restauré sur des bases strictement utilitaires, collectivis
201es les femmes allemandes. Et l’on décréta que les mariages seraient contractés dorénavant « au nom de l’État ». Le but dernier d
202iduels, donc des passions. À chacun sa « fiche de mariage ». Alors la science matrimoniale eût trouvé sa juste application dans
203nce l’entreprise périlleuse de faire coïncider le mariage et « l’amour » ainsi compris, et de baser le premier sur le second. P
204resse. Il montre que les termes d’« amour » et de mariage sont pratiquement équivalents ; que si l’on « aime » il faut se marie
205 brisera presque toujours : c’est la durée. Or le mariage est une institution faite pour durer — ou n’a pas de sens. Voilà le p
206Amérique tient le premier rang. Vouloir fonder le mariage sur une forme d’amour instable par définition, c’est travailler en fa
207ur le virus, non pour le remède, de la maladie du mariage. La romance se nourrit d’obstacles, de brèves excitations et de sépar
208les, de brèves excitations et de séparations ; le mariage, au contraire, est fait d’accoutumance, de proximité quotidienne. La
209nce veut « l’amour de loin » des troubadours ; le mariage, l’amour du « prochain ». Si donc l’on s’est marié à cause d’une roma
210dans le nouvel « amour », qui entraîne un nouveau mariage, une nouvelle promesse de bonheur ; les trois mots étant synonymes. A
211ardaire disant aux journalistes, la veille de son mariage : « C’est merveilleux de se marier pour la première fois ! » (Un an p
212 le rendre au moins très difficile. Mais c’est le mariage, à mon avis, que l’on a rendu trop facile, en acceptant que « l’amour
213uvelles conditions à remplir par les candidats au mariage — cette vraie « coexistence » durable, pacifique, et mutuellement édu
214rées, caractères et tempéraments. Si l’on veut le mariage, c’est-à-dire la durée, il serait normal d’en assurer les conditions.
215ion, devenue congénitale à l’homme occidental. Le mariage qui se fondait sur les convenances sociales, donc du point de vue de
216e hasard, avait au moins autant de chances que le mariage fondé sur « l’amour » seul. Mais toute l’évolution de l’Occident va d
217sonnelle. ⁂ Il est clair que la crise présente du mariage, en Europe comme en Amérique, résulte d’une pluralité de causes profo
218tés à plus d’exigence que leurs ancêtres quant au mariage et à la vie matrimoniale. Ces exigences iront croissant avec la diffu
219 qu’endurent tant d’hommes et de femmes dans leur mariage. Des synthèses se préparent, peut-être, obscurément. Elles échappent
220s, nos péchés. Essayer de résoudre notre crise du mariage par des mesures morales, sociales ou scientifiques, déduites du seul
20 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
221oix qui détermine une existence. 2. Critique du mariage Si je ne vois pas de raison qui tienne contre la passion véritable, i
222aison n’est guère plus efficace pour légitimer le mariage ; et que les arguments les plus divers que lui opposent les meilleurs
223que » de la vie ; puis la surmonte en exaltant le mariage, suprême valeur du « stade éthique » (c’est la « plénitude du temps »
224 « plénitude du temps ») ; puis condamne enfin ce mariage, suprême obstacle du « stade religieux », puisqu’il nous lie au temps
225 que la religion devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement
226s deux mariés ; puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en ch
227mme (v. 32). ⁂ Tout ce qu’on peut dire contre le mariage est vrai, par conséquent doit être dit, soit du point de vue des roma
228ui croient. Il n’est possible alors d’affirmer le mariage qu’au-delà des deux premières critiques et en chemin vers la troisièm
229s objections humaines. Si j’oublie cet au-delà du mariage, mais aussi de tout ordre humain, qui s’appelle le Royaume de Dieu («
230l’équilibre dans l’imperfection que représente le mariage. Alors, si je ne puis l’atteindre, il ne me reste [p. 327] que la rév
231epte, je considère alors l’équilibre imparfait du mariage dans une perspective ouverte et dans l’attente — heureuse ou malheure
232transcende tout résultat, même excellent. 3. Le mariage comme décision Si l’on songe à ce que signifie le choix d’une femme p
233out balbutiants et empiriques, d’une science du « mariage heureux ».) Il faut le reconnaître honnêtement : le problème qui nous
234me qui nous est posé par la nécessité pratique du mariage apparaît d’autant plus insoluble que l’on tient davantage à le « réso
235conclus qu’il serait plus conforme à l’essence du mariage, et au réel, d’enseigner aux jeunes gens que leur choix relève toujou
236xact. 4. Sur la fidélité On fausse l’éthique du mariage en faisant de la promesse de fidélité un problème, alors que le probl
237se, considérée comme absolue. La problématique du mariage n’est pas du cur, mais du quomodo. « L’éthique ne commence pas, dit K
238ront de paraître raisonnables ! Si la promesse du mariage est le type même de l’acte sérieux, c’est dans la mesure où elle est
239n sans retour de la vie. Mais la fidélité dans le mariage est au contraire un engagement pris pour ce monde. Partant d’une déra
240é courtoise ne signifiait qu’une évasion. Dans le mariage, c’est à l’autre, en même temps qu’à son vrai moi, que celui qui aime
241time singularité. Insistons : la fidélité dans le mariage ne peut pas être cette attitude négative qu’on imagine habituellement
242À ce terme, on découvrira que la fidélité dans le mariage est la loi d’une vie nouvelle ; et non point de la vie naturelle (ce
243y ait plus que « moi-le-monde » ! Mais l’amour du mariage est la fin de l’angoisse, l’acceptation de l’être limité, aimé parce
244t alliée — pour toute la vie, voilà le miracle du mariage. Une vie qui veut mon bien autant que le sien, parce qu’il est confon
245 décide un acte. Or, l’engagement que signifie le mariage ne saurait honnêtement s’appliquer à l’avenir [p. 336] d’un état où l
246ce qu’atteste l’expérience de la fidélité dans le mariage. Car cette fidélité se fonde justement sur le refus initial et juré d
247sa vérité. Et c’est pourquoi l’homme qui croit au mariage ne peut plus croire sérieusement au « coup de foudre », et encore moi
248 non du tout divinisé. Je répète toutefois que le mariage ne saurait être fondé sur des « arguments » de ce genre. Il s’agit ic
249 de la passion. [p. 341] On objecte alors que le mariage ne serait plus que le « tombeau de l’amour ». Mais c’est encore le my
250 plus vrai de dire après Benedetto Croce que « le mariage est le tombeau de l’amour sauvage » 205 (et plus communément du sent
251gative et privative de Croce, et définir enfin le mariage comme cette institution qui contient la passion non plus par la moral
252ident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage mettent en lumière l’opposition fondamentale de l’Éros et de l’Agapè,
253l’institution la plus typique de leur morale : le mariage, qu’il sera désormais possible de repérer avec assez de précision ce
254ions profondes de la fidélité, de la personne, du mariage — et du refus de la passion. Elle suppose l’acceptation du différent,
255notre mort. Et c’est pourquoi la crise moderne du mariage est le signe le moins trompeur d’une décadence occidentale. Il est en
256aux prises individuelles. Le signe de la crise du mariage nous parle et nous avertit mieux : aucun n’est plus sensible et quoti
257e comme le bilan d’une décadence : mythe dégradé, mariage en crise, formes et conventions décriées, extension du délire passion
258ible, qui s’opposait aux yeux de Kierkegaard à un mariage heureux selon le monde. Ici l’obstacle indispensable à la passion est
259n, épousent Régine, et la passion revit dans leur mariage, mais alors « en vertu de l’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour
260jet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme se comporte alors à l’endroit de son amour avec une s
261nt de souffrir, acceptent notre jour. Et alors le mariage est possible. Nous sommes deux dans le contentement. Une dernière foi
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
262pèce de sacrement, qu’il compare au Baptême et au Mariage. (J. Huizinga, Le Déclin du moyen âge, p. 78.) La conception chevaler
263u suzerain et l’hommage donné à la femme ; — d’un mariage de consolation du vassal (ici avec la sœur de son amie, là avec son h
264 courtois et sa fidélité triomphent idéalement du mariage et de sa fidélité, en même temps que des liens féodaux. Mais les diff
265ms et le support matériel de l’action. 1. Sur le mariage en général : Jugement de la comtesse de Champagne : [p. 357] Par la
266lendes de mai, indiction VII. 2. À rapprocher du mariage blanc de Tristan : Jugement de la reine Eléonore : Demande. Un aman
22 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
267e j’en ai fait la cause principale de la crise du mariage moderne ! Et c’est si « beau », si « éloquent », si « intérieur », si
23 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
268t les unions fécondes. L’union fédéraliste est un mariage, et non pas un alignement militaire et géométrique. 9. Le second ense
24 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
269 une politique du romanesque collectif. (Ainsi le mariage d’amour sentimental a pris la place du mariage de raison conclu par l
270le mariage d’amour sentimental a pris la place du mariage de raison conclu par les parents et les notaires ; et c’est sans dout
25 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
271ande permission est de faire sauter l’alliance du mariage. Dans la morale que pratiquent nos contemporains, la force de l’amour
272e sur l’alliance, et si l’alliance primordiale du mariage n’a pas de pire ennemi que « l’amour » tel qu’on le parle, c’est que
273 », comme toujours, mais pourra-t-on restaurer le mariage, et les relations sociales des deux sexes, à partir d’un mensonge à l
26 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
274ppauvris chacun de tout ce que l’autre annexe. Ce mariage de l’ancien et du moderne n’est pas seulement une réussite technique,
27 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
275 Pour qu’il y ait divorce, il faut qu’il y ait eu mariage. Or l’Église chrétienne est l’Épouse du Christ. Quand elle s’arrange
28 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
276 Non, la beauté d’un couple est un acte, comme le mariage ; elle est absolument d’une autre essence que la beauté de l’homme se
277emplace une fois pour toutes, et si l’on prend le mariage au sérieux, c’est aussi mon métier, on ne se permet plus de parler de
29 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
278rt social le plus réel ? Admettons que ce soit le mariage, surtout pour ce philistin-là. Toutes les ruses de Peter échouent dev
30 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
279uverne aussitôt les personnages qui la vivent. Un mariage se noue, une amitié se noue. Quand on peut dire d’un fruit qu’il a no
31 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
280 n’aimons pas à rester seuls. Du matriarcat, du mariage et des « moms » Dans un tel monde, il ne subsiste que deux solutions
281l ne subsiste que deux solutions praticables : le mariage, ou l’affair d’un soir (car ils appellent affair tout autre chose que
282utre chose que le business comme nous disons). Le mariage à l’américaine est une institution d’un type nouveau. Il se fonde sur
283ée à tous les enterrements, le cadavre à tous les mariages. » Satan, dit-on, sait occuper les mains oisives. La mère américaine,
284té ce qu’il gagne en intimité. Il se peut que les mariages de ce type — où l’homme joue le rôle de la machine numéro un dans la
285rmission de se remarier. Il arrive que le nouveau mariage ne soit séparé du divorce que par le temps de changer de salle, et c’
286ue jour dans les courriers mondains annonçant les mariages de la classe riche, vous trouverez les noms des conjoints suivis de c
287avec laquelle l’Américain divorce, révèle que ses mariages manquent de sens et de sérieux. II n’y entre pas pour toute la vie, m
288ement commun, n’engage à rien, ni à l’amour ni au mariage ; affirmation du droit au bonheur comme seule règle ; et peut-être, d
32 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
289ssemblez vos actes de naissance, d’origine, et de mariage, un extrait de casier judiciaire, des certificats de domicile, un pas
290sitôt le divorce, ou deux divorces, et un nouveau mariage. Entre ou sors ! dit sans cesse l’Amérique, qu’il s’agisse de visas o
33 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
291s fanfares dans la cour du palais. — On dirait un mariage ! m’a soufflé mon voisin. Mariage de qui ? Peut-être de Churchill et
292 — On dirait un mariage ! m’a soufflé mon voisin. Mariage de qui ? Peut-être de Churchill et de la gauche continentale ? Ou des
293emandes, autrichiennes et italiennes.) Ou bien le mariage de l’Ouest et de l’Est ? Non, pas cela : les quelque trente Roumains,
34 1948, Suite neuchâteloise. VI
294, pour échapper aux cousines de Lausanne et à son mariage en Allemagne. [p. 64] Chateaubriand, qui se souvenait sans doute d’av
35 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
295ion pire, avec un indice de 4,32 %. Vers 1940, le mariage en Suisse était donc moins stable qu’en France (2,33 %), qu’en Suède
36 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
296maine, c’est à leurs yeux la femme, l’amour et le mariage. Or tous les deux se voient contraints d’y renoncer, à cause de leur
297raves méfaits sur la conscience et qui renonce au mariage pour mieux jouir de sa vie de garçon. Il a des mots atroces lors de l
37 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
298e intime des nécessités de l’action. Autour de ce mariage très significatif de la méditation et de l’expérience, quinze publici
38 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
299e intime des nécessités de l’action. Autour de ce mariage très significatif de la méditation et de l’expérience, quinze publici
39 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
300ur sauvage de l’homme enfermé dans les liens d’un mariage de raison avec l’orthodoxie. Quant au mariage lui-même, civil et reli
301’un mariage de raison avec l’orthodoxie. Quant au mariage lui-même, civil et religieux, forme personnaliste des rapports des de
40 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
302ur sauvage de l’homme enfermé dans les liens d’un mariage de raison avec l’orthodoxie. Quant au mariage lui-même, civil et reli
303’un mariage de raison avec l’orthodoxie. Quant au mariage lui-même, civil et religieux, forme personnaliste des rapports des de
41 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
304lu et le raisonnable, enfin l’amour-passion et le mariage. N’en sommes-nous pas au point de notre évolution où, tout étant rédu
305mour presque chaste et conçu fortuitement hors du mariage, recélait à vrai dire, pour les lecteurs du temps, des pouvoirs autre
306iaient une forme d’amour non seulement opposée au mariage, mais ne pouvant exister que hors de lui. Elles « justifiaient » 74
307dans Tristan, il est vrai, la polémique contre le mariage au nom de l’amour-passion anime tout le récit. Comme dans Tristan, l’
308e la société qui condamne la passion, et rabat au mariage. Notre temps, qui a probablement perdu la notion de passion amoureus
309per encore d’amour, mais voue tous ses efforts au mariage, dont il analyse le processus naturel avec une méticuleuse vigueur. D
310. Mais cette convention littéraire, condamnant le mariage accompli, n’est-elle pas un tabou bien autrement redoutable, aux yeux
311e d’inceste ou de passion maudite ? L’érotique du mariage est une terre inconnue pour la littérature occidentale. Il se peut qu
312ucation sexuelle et la préparation rationnelle au mariage dès les bancs de l’école primaire. Cependant, l’attribution du prix N
313voir régnant, — la fuite dans la forêt, le second mariage, la dernière réunion des amants dans la mort… Il n’y a qu’un seul rom
314ils nouer une alliance paradoxale au sein même du mariage accepté ? Tout Autre n’est-il pas l’inaccessible, et toute femme aimé
42 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
315 spirituels, l’érotisme, même dans les limites du mariage. C’est que les théologiens redoutaient avant tout qu’on pût croire qu
316a première génération apostolique une doctrine du mariage tout à fait spécifique, et que la Gnose ignore, significativement. El
317rver à quel point les motivations spirituelles du mariage diffèrent et même se contredisent chez saint Paul. Tantôt il pose une
318analogie mystique entre l’amour des sexes dans le mariage et l’amour de Jésus pour l’ensemble des âmes croyantes : « Maris, aim
319l’Église. » Tantôt, et plus souvent, il réduit le mariage à n’être plus qu’une concession à la nature, une discipline contre l’
320toléré finalement mais dans les seules limites du mariage le plus strict et consacré, — tout le reste étant laissé en friche et
321 le phénomène que je nomme érotisme, englobant le mariage d’amour, la passion mystique de Tristan et la licence impie de Don Ju
322 de Don Juan (l’une au-delà et l’autre en deçà du mariage), ne devait développer toutes ses complexités que dans une Europe tra
43 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — f. Soulèvement des puissances animiques
323xuelle semblait réduite à l’obscure animalité. Le mariage ne posait que des problèmes d’héritages et de consanguinité souvent i
44 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
324lu et le raisonnable, enfin l’amour-passion et le mariage. N’en sommes-nous pas au point de notre évolution où, tout étant rédu
325mour presque chaste et conçu fortuitement hors du mariage, recelait à vrai dire, pour les lecteurs du temps, des pouvoirs autre
326iaient une forme d’amour non seulement opposée au mariage, mais ne pouvant exister que hors de lui. Elles « justifiaient » 18
327dans Tristan, il est vrai, la polémique contre le mariage au nom de l’amour-passion anime tout le récit. Comme dans Tristan, l’
328de la société qui condamne la passion et rabat au mariage. Notre temps, qui a probablement perdu la notion de passion amoureus
32965] encore d’amour, mais voue tous ses efforts au mariage, dont il analyse le processus naturel avec une méticuleuse vigueur. D
330. Mais cette convention littéraire, condamnant le mariage accompli, n’est-elle pas un tabou bien autrement redoutable, aux yeux
331e d’inceste ou de passion maudite ? L’érotique du mariage est une terre inconnue pour la littérature occidentale. Il se peut qu
332ucation sexuelle et la préparation rationnelle au mariage dès les bancs de l’école primaire. Cependant, l’attribution du prix N
333voir régnant, — la fuite dans la forêt, le second mariage, la dernière réunion des amants dans la mort… Il n’y a qu’un seul rom
334ils nouer une alliance paradoxale au sein même du mariage accepté ? Tout Autre n’est-il pas [p. 81] l’Inaccessible, et toute fe
45 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
335maine, c’est à leurs yeux la femme, l’amour et le mariage. Or tous les deux se voient contraints d’y renoncer, à cause de leur
336raves méfaits sur la conscience et qui renonce au mariage pour mieux jouir de sa vie de garçon. Il a des mots atroces lors de l
46 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
337n l’anachorète 29 . L’une et l’autre excluent le mariage, « suprême expression de l’amour », à laquelle il a dû renoncer pour
338 pour une raison qui reste son secret dernier. Le mariage étant écarté, s’il choisit d’être anachorète, le séducteur devient so
339t d’aimer une seule femme et de l’épouser, car le mariage est cette décision qui « traduit l’exaltation en réalité. » Loin d’ap
340nd l’existence concrète. Par elle, la vie dans le mariage devient « la plénitude du temps » — ce temps qui toujours « manque »
341pas éluder la difficulté [p. 120] fondamentale du mariage, et même il la formule d’entrée de jeu : « L’amour et l’inclination a
342lination amoureuse sont tout à fait spontanés, le mariage est une décision ; vouloir se marier, cela veut dire que ce qu’il y a
343on unique et partagée. Pour être heureux, dans un mariage par exemple, cet amour devrait opérer le miracle de « faire du différ
344recte, égalisante, en quoi consiste à ses yeux le mariage. Par amour pour Régine, il doit donc s’éloigner, bien qu’il ne cesse
345ructuré. Un seul exemple : la décision fondant le mariage symbolisait aussi, nous l’avons vu, le fondement même de toute éthiqu
346 — la « mélancolie » qui l’accable et lui rend ce mariage impossible ; — enfin sa vocation exceptionnelle. Le mariage est inter
347possible ; — enfin sa vocation exceptionnelle. Le mariage est interdit à celui qui doit être l’Exception : Au soldat qui monte
348aucoup médité sur l’amour, sur la femme et sur le mariage. Nietzsche en a, certes, moins longuement écrit que Kierkegaard, mais
349répétaient celles de saint Paul lui-même ! Sur le mariage, par exemple, voici chez Nietzsche qui rappelle à la fois la « diffic
350 la réponse du Mari des Étapes. L’institution du mariage maintient opiniâtrement la croyance que l’amour, bien qu’il soit une
351haut risque, et même un risque plus qu’humain, le mariage est ici aux yeux de Nietzsche « une conception surhumaine qui élève l
352te attaque frontale : Le philosophe a horreur du mariage et de tout ce qui pourrait l’y conduire, — du mariage en tant qu’obst
353age et de tout ce qui pourrait l’y conduire, — du mariage en tant qu’obstacle fatal sur sa route vers l’optimum. Parmi les gran
354stacles insurmontables, il conduit normalement au mariage, c’est-à-dire au point de départ d’une dialectique des plus complexes
355’est pas ici mon sujet, mais celui d’un traité du mariage.) Si au contraire le sentiment, dans son essor vers le mariage, est a
356au contraire le sentiment, dans son essor vers le mariage, est arrêté par des obstacles insurmontables, qui sont généralement d
357s mythes s’emparent de lui. Dans les deux cas, le mariage est condamné : puisqu’il est la durée sociale, l’un des deux mythes p
358 le sentimental 52 . Mais comme il n’est guère de mariage qui parvienne à maintenir sans crise une synthèse dans la durée des é
359urée incarnée. Il veut plus, et non moins, que le mariage ; plus, et non moins, que la possession de « la vérité dans une âme e
360bouddhisme — c’est Tristan qui a raison contre le mariage. S’il n’est pas d’autre vie ni d’autre réalité qu’historique, matérie
361alité qu’historique, matérielle et biologique, le mariage est un devoir civique, et Don Juan serait alors la liberté, un reflet
362’esprit que l’on nie. On peut aussi penser que le mariage est « la plénitude du temps », comme le dit le Mari de Kierkegaard, l
363 — empêchent de jouer un rôle « heureux » dans le mariage, ou le libertinage, ou la passion. Sans parler du ressentiment qu’il
364os littératures, impuissantes à créer le mythe du mariage idéal, ont vécu de ses maladies… ⁂ En ce terme d’une longue méditatio
365en réalité deux négations de l’amour vrai dans le mariage, bien qu’ils en soient inséparables : ils sont nés de lui, contre lui
366 deux gagne à la main, il aura tôt fait de ruiner mariage, modération, personne, et la vie même. Mais sans eux, que seraient no
47 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
367Tous les prétextes lui seront bons pour éviter le mariage, la vie commune ; et faute d’obstacles extérieurs empêchant que l’amo
368omme le mythe veut que les choses se passent : le mariage auquel rien ne s’oppose 64 est d’abord retardé par des scrupules étr
369 la chair » qui, pensait-il, le rendait inapte au mariage. Cause ou effet de l’emprise du mythe ? La question n’a peut-être pas
370de la chair, eussent au moins prévenu le drame du mariage blanc. Mais justement le mythe existe, le mythe est là, dans cette co
371de noces, pendant qu’il vit l’échec atroce de son mariage, que Gide écrit les Nourritures Terrestres, bréviaire du nomadisme di
372ans la chair », elle a ruiné sa vie intime et son mariage et peut-être la vie de sa femme. Il en parle tantôt comme d’un destin
48 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
373nne à personne, comme l’amitié, l’éducation et le mariage, mais bientôt dans le domaine collectif, la société, la politique, l’
374e l’érotique que dans l’éducation, l’amitié et le mariage. Au point d’équilibre idéal entre la retenue qui naît de l’amour de s
49 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — i. L’amour selon les évangiles
375on que les préceptes évangéliques sur l’amour, le mariage et la sexualité tiennent en peu de pages. Les voici. Amour divin Di
376e, il ne peut être mon disciple (Luc, XIV, 26). Mariage, adultère, divorce Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’épr
50 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
377 siècle : Il y a deux raisons pour lesquelles le mariage a été institué : … pour amener l’homme à se contenter d’une seule fem
378qui est la principale… Quant à la procréation, le mariage ne l’entraîne pas absolument… La preuve en est dans les nombreux mari
379as absolument… La preuve en est dans les nombreux mariages qui ne peuvent avoir d’enfant. C’est pourquoi la première raison du m
380ir d’enfant. C’est pourquoi la première raison du mariage, c’est de régler la concupiscence, maintenant surtout que le genre hu
381iscipliner le désir naturel dans le seul cadre du mariage procréateur, et interdisent toute relation sexuelle hors de ses liens
382nces », — lesquelles étaient obligatoires dans le mariage, mais condamnées par le manichéisme des cathares. C’est dans la corte
383 tout ce qu’il y a de social et de sexuel dans le mariage, les liaisons, etc. Non pour l’amour proprement dit. Car c’est l’amou
51 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
384s aurait rachetés par sa mort. E donc signifie un mariage légitime ; Ur, excellent, Hop, espoir : d’où réussit Europ soit espoi
385r : d’où réussit Europ soit espoir excellent d’un mariage légitime, lequel a été propre de cette portion des terres, laquelle N
386 d’Abraham, si a elle toutefois répudiée. Mais le mariage, par lequel le Christ s’est adjoint l’Europe son Église, ne sera jama
52 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
387t de propriété et de succession, la légitimité du mariage. Un pécheur séparé du Pape n’est littéralement rien. En face du Pape,
388et sur l’utilité d’apprendre les langues, sur les mariages mixtes entre sarrasins et chrétiennes et sur les moyens d’abréger les
53 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
389chorète 102 . L’une et [p. 7] l’autre excluent le mariage, « suprême expression de l’amour », à laquelle il a dû renoncer pour
390 pour une raison qui reste son secret dernier. Le mariage étant écarté, s’il choisit d’être anachorète, le séducteur devient so
391t d’aimer une seule femme et de l’épouser, car le mariage est cette décision qui « traduit l’exaltation en réalité ». Loin d’ap
392nd l’existence concrète. Par elle, la vie dans le mariage devient « la plénitude du temps » — ce temps qui toujours « manque »
393n’entend pas éluder la difficulté fondamentale du mariage, et même il la formule d’entrée de jeu : L’amour et l’inclination am
394lination amoureuse sont tout à fait spontanés, le mariage est une décision ; vouloir se marier, cela veut dire que ce qu’il y a
395on unique et partagée. Pour être heureux, dans un mariage par exemple, cet amour devrait opérer le miracle de « faire du différ
396recte, égalisante, en quoi consiste à ses yeux le mariage. Par amour pour Régine, il doit donc s’éloigner, bien qu’il ne cesse
397ructuré. Un seul exemple : la décision fondant le mariage symbolisait aussi, nous l’avons vu, le fondement même de toute éthiqu
398 — la « mélancolie » qui l’accable et lui rend ce mariage impossible ; — enfin sa vocation exceptionnelle. Le mariage est inter
399possible ; — enfin sa vocation exceptionnelle. Le mariage est interdit à celui qui doit être l’Exception : Au soldat qui monte
400aucoup médité sur l’amour, sur la femme et sur le mariage. Nietzsche en a certes moins longuement écrit que Kierkegaard, mais s
401répétaient celles de saint Paul lui-même ! Sur le mariage, par exemple, voici chez Nietzsche qui rappelle à la fois la « diffic
402onse du Mari des Étapes 108  : L’institution du mariage maintient opiniâtrement la croyance que l’amour, bien qu’il soit une
403haut risque, et même un risque plus qu’humain, le mariage est ici aux yeux de Nietzsche « une conception surhumaine qui élève l
404te attaque frontale : Le philosophe a horreur du mariage, et de tout ce qui pourrait l’y conduire, — du mariage en tant qu’obs
405ge, et de tout ce qui pourrait l’y conduire, — du mariage en tant qu’obstacle fatal sur sa route vers l’optimum. Parmi les gran
54 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
406stacles insurmontables, il conduit normalement au mariage, c’est-à-dire au point de départ d’une dialectique des plus complexes
407’est pas ici mon sujet, mais celui d’un traité du mariage.) Si au contraire le sentiment, dans son essor vers le mariage, est a
408au contraire le sentiment, dans son essor vers le mariage, est arrêté par des obstacles insurmontables, qui sont généralement d
409s mythes s’emparent de lui. Dans les deux cas, le mariage est condamné : puisqu’il est la durée sociale, l’un des deux mythes p
410le sentimental 126 . Mais comme il n’est guère de mariage qui parvienne à maintenir sans crise une synthèse dans la durée des é
411durée incarnée. Il veut plus, et non moins que le mariage ; plus, et non moins que la possession de la vérité « dans une âme et
412bouddhisme — c’est Tristan qui a raison contre le mariage. S’il n’est pas d’autre vie ni d’autre réalité qu’historique, matérie
413alité qu’historique, matérielle et biologique, le mariage est un devoir civique, et Don Juan serait alors la liberté, un reflet
414’esprit que l’on nie. On peut aussi penser que le mariage est « la plénitude du temps » comme le dit le Mari de Kierkegaard, la
415 — empêchent de jouer un rôle « heureux » dans le mariage, ou le libertinage, ou la passion. Sans parler du ressentiment qu’il
416os littératures, impuissantes à créer le mythe du mariage idéal, ont vécu de ses maladies…   En ce terme d’une longue méditatio
417en réalité deux négations de l’amour vrai dans le mariage, bien qu’ils en soient inséparables : ils sont nés de lui, contre lui
418 deux gagne à la main, il aura tôt fait de ruiner mariage, modération, personne, et la vie même. Mais sans eux, que seraient no
55 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
419ie romanisée. Les Habsbourg ont déjà le génie des mariages : ils épousent des Lenzbourg, des Kybourg, et des cousines éloignées
56 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
420raire composées, assurées et articulées dans leur mariage. Un bon mariage ne suppose pas que l’homme se féminise et que la femm
421 assurées et articulées dans leur mariage. Un bon mariage ne suppose pas que l’homme se féminise et que la femme se masculinise
57 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
422enne, d’échapper aux contraintes du travail et du mariage, et une occasion de nouer des contacts et de se mêler aux autres mili
58 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
423l’existence morale en Occident : la sexualité, le mariage ? Les anciens Suisses, au temps des Ligues, n’étaient pas moins connu
424en cours sur le régime de la censure et l’état du mariage en Suisse. La censure des publications n’est officiellement exercée q
425arrête pas le progrès… » Quant aux conceptions du mariage, quel est le sens général de leur évolution ? Autrefois, on se mariai
426e des nôtres”, tout en sachant fort bien que “ces mariages mixtes ne réussissent jamais”. Elle voyait dans son attitude un exemp
427tre a entraîné un accroissement correspondant des mariages intercantonaux et interconfessionnels : « Ces mariages mixtes !… » En
428ges intercantonaux et interconfessionnels : « Ces mariages mixtes !… » En réalité, le divorce s’explique surtout par d’autres ca
429re, dirais-je, d’une exigence accrue à l’égard du mariage, de ce qu’il peut représenter pour le développement personnel de chac
59 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
430etagne et les Soviets, bienveillants témoins d’un mariage de raison entre la France et l’Allemagne. Churchill avait fondé tôt a
431es fanfares dans la cour du palais. “On dirait un mariage !” m’a soufflé mon voisin, Lord Layton. « Mariage de qui ? Non cert
432riage !” m’a soufflé mon voisin, Lord Layton. « Mariage de qui ? Non certes de Churchill et du Labour, mais peut-être des vie
433emandes, autrichiennes et italiennes.) Ou bien le mariage de l’Ouest et de l’Est ? Non, pas cela : les quelque trente Roumains,
60 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.4. À la Table Ronde du Conseil de l’Europe
434] intime des nécessités de l’action. Autour de ce mariage très significatif de la méditation et de l’expérience, une quinzaine
61 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
435ins de mes thèmes, explicités ou non, tels que le mariage comme facteur de néguentropie sociale, ou le respect de l’autre en ta
436 essentielles du mythe et le choix existentiel du mariage, on a cru pouvoir tout ramener à ce qui semblait le plus spectaculair
437rc vagabond, tient des sermons violents contre le mariage des prêtres, puis se retire en ermite dans la forêt de Craon. Sa soif
438 longuement sur tout cela ? Parlez-nous plutôt du mariage, de la morale du couple ou de l’érotisme ! Pourquoi donc, en effet, r
439n paraissant regretter que j’exclue la passion du mariage (ce que je ne fais pas). Et les hippies m’ont applaudi en Amérique po
440 consiste à croire que selon moi la passion et le mariage sont exclusifs l’un de l’autre, comme l’avaient décidé les cours d’am
441lliances fédérales, dont le premier modèle est le mariage. Passion et inceste Dans son ouvrage sur la Prohibition de l’Incest
442’aime en fait que son image. Et c’est pourquoi le mariage ne peut se fonder sur elle. Passion et mariage Un des plus grands m
443 mariage ne peut se fonder sur elle. Passion et mariage Un des plus grands malentendus nés de mon livre consiste à répéter qu
444éduit que « l’amour » serait incompatible avec le mariage — ce qui est ridicule. Il s’agit là d’une de ces vues plus que sommai
445ècle l’amour-passion se constitue en hostilité au mariage ; que les finalités d’Éros et d’Agapè soient en relation d’antinomie
446la passion d’amour. J’ai prouvé qu’elle dépend du mariage comme la mystique dépend du dogme et de l’institution ecclésiastique,
447 encore nos [p. 422] coutumes : vouloir fonder le mariage sur l’amour passionnel, c’est-à-dire sur ce qui le nie dès l’origine.
448ns fatale serait de vouloir exclure la passion du mariage. Je l’avais dit assez clairement, dès ma première version. Je n’ai pa
449se nourrit toute passion peut renaître au sein du mariage : « S’il est vrai que la passion cherche l’inaccessible, et s’il est
450ils nouer une alliance paradoxale au sein même du mariage accepté ? Tout Autre n’est-il pas l’inaccessible, et toute femme aimé
451ième forme de l’amour, homologue des mystiques du mariage spirituel, aussi dites épithalamiques ? La fidélité que j’ai prônée,
62 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 9. Devenir soi-même
452usieurs de front, le plus souvent à son insu. Son mariage. Son métier. Sa carrière. Le visage de sa maturité. Un certain équili
63 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
453subie, comme l’était celle des liens du sang — le mariage est l’exemple élémentaire. Cette mutua confederate (mutualité, fédéra
64 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
454 célibat radical (New Harmony) ou au contraire le mariage plural (Oneida) ; — l’hostilité à la civilisation industrielle et urb
455t à pratiquer pendant une trentaine d’années « le mariage de tous avec tous, personne n’étant la propriété de quiconque 139  »
65 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. VII. Programme pour les Européens
456 optent pour la formule créatrice et confiante du mariage : nous nous engageons réciproquement « pour le meilleur et pour le pi