1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1les gens d’ici, aimer, c’est seulement vouloir se marier… » — Et puis plus tard on encadre les lettres des amants, on propose
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
2rètement incertain de ce roman. À la veille de se marier, Jérôme Parseval, journaliste parisien, rencontre une femme qui incar
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
3sse Hélène-C. Soutzo. Les témoins étaient pour le marié : M. Philippe Berthelot, secrétaire général du ministre des Affaires
4 du ministre des Affaires étrangères ; et pour la mariée : Son Excellence M. Diamanty, ministre de Roumanie à Paris. C’est enc
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
5 l’auteur », écrivait Cocteau dans la préface des Mariés de la Tour Eiffel. Et une note d’Orphée précise : « Inutile de dire q
6teur du Secret professionnel et de la préface des Mariés — principes dont l’énoncé brillant et définitif restera l’un des titr
7 être l’organisateur », disait le photographe des Mariés. Dans Orphée, le mystère ne peut plus dépasser l’auteur : il l’a trop
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
8émantiques — dont on connaît la portée sociale, — mariant l’utile à l’agréable selon les rites d’une esthétique ou d’une autre,
6 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
9les gens d’ici, aimer, c’est seulement vouloir se marier… » — Et puis plus tard on encadre les lettres des amants, on propose
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
10st pas de boisson plus rafraîchissante, ni qui se marie mieux avec le goût du chevreuil, dont on mange presque chaque jour. L
8 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
11 l’un, ce sera quelque chose de très modeste : se marier, persévérer dans une tâche entreprise, refuser telle compromission. P
9 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
12s. Mais alors, ne vous plaignez plus. Et si notre mariée vous paraît trop belle, nous la réserverons pour une nouvelle jeuness
10 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
13auteur entre dans les confidences d’une femme non mariée, (on ne voudrait pas dire une vieille fille) — une femme de la campag
11 1935, Esprit, articles (1932–1962). Maurice Meunier, Idoles (février 1935)
14e ; et pour de bon, deux ans plus tard, une femme mariée. Enfin il retrouve l’étudiante et l’épouse en vitesse au dernier para
12 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
15 pierre), servirent dans l’armée comme cavaliers, marièrent leurs filles de préférence à des nobles, et acquirent autant que poss
13 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
16ette page à un abbé fort écouté, dont les travaux marient avec aisance théologie et humanisme, il me répondit simplement : « Bo
14 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
17s. Mais alors, ne vous plaignez plus. Et si notre mariée vous paraît trop belle, nous la réserverons pour une nouvelle jeuness
15 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
18j’ai vu qu’ils avaient pris la chèvre. Des hommes mariés de trente et trente-cinq ans, voyez comme ils sont aujourd’hui ! Ils
16 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
19e, qu’est-ce que Luther ? Un moine qui a voulu se marier. » J’extrais cette déclaration du livre d’un critique littéraire conn
17 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
20des appréciations du genre « moine qui voulait se marier », il serait sage de parcourir au moins les œuvres capitales du grand
18 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
21 croisera en allant au village, si elle n’est pas mariée, deviendra sa compagne. Il sort. Il s’en faut de peu qu’il ne rencont
19 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
22méprisable. La synthèse catholique s’efforçait de marier l’eau et le feu, car on pouvait tirer des Écritures et des Pères les
23 qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, même chrétiennement. L’hérésie manichéenne qui est à l’origine de la
24ir du xviiie siècle, le thème du « Coucher de la mariée » n’est plus qu’une occasion d’anodines galanteries picturales. De no
25 expliquent seuls la facilité avec laquelle on se marie encore « sans y croire ». Le rêve de la passion possible agit comme u
26secrète nostalgie 88 , l’Iseut du rêve ; elle est mariée, naturellement. Qu’elle divorce, et il l’épousera ! Avec elle, ce ser
20 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
27ent le célibat ; puis Luther et Calvin, tous deux mariés ; puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour
28, je n’en fais pas un ordre… Car il vaut mieux se marier que de brûler… Que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a
29tat où il était lorsqu’il a été appelé (vierge ou marié)… usant du monde comme n’en usant pas, car la figure de ce monde pass
30t voici le coup de grâce : « Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur,
31es moyens de plaire au Seigneur, et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. » (v
32ant à cette utopie qu’obéit sans le savoir le mal marié, lorsqu’il se persuade qu’un second ou qu’un troisième essai le rappr
33urtant nous reprendrons un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laqu
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
34st toujours avouer qu’elle est insupportable… Mal mariés, déçus, révoltés, exaltés ou cyniques, infidèles ou trompés ; que ce
35illent au cœur des bourgeois, des poètes, des mal mariés, des midinettes qui rêvent d’amours miraculeuses. Le mythe agit parto
36 le mari, il ne resterait aux deux amants qu’à se marier. Or on ne conçoit pas que Tristan puisse jamais épouser Iseut. Elle e
37dont il est la victime ! La chasteté du chevalier marié répond à la déposition de l’épée nue entre les corps. Mais une chaste
22 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
38urgue, législateur de Sparte, imposait aux jeunes mariés une abstinence prolongée. « C’est afin — lui fait dire Plutarque — qu
39rtelle et délicieuse brûlure. (« Il vaut mieux se marier que de brûler » écrit saint Paul aux Corinthiens.) De plus, c’est un
40ir de tout contact avec leur femme, s’ils étaient mariés. Il semble qu’un jeûne de quarante jours 34 précédait l’initiation e
41rfecti). Seuls les seconds avaient le droit de se marier et de vivre dans le monde condamné par les purs, sans s’astreindre à
42s d’amour : « Un chevalier peut-il être à la fois marié et fidèle à sa dame ? » voilà qui nous donne à penser, si l’on songe
43ou chasse glorieuse) pour acquérir le droit de se marier : le combat contre le Morholt, dans Tristan, illustre exactement cett
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
44trop fidèle se trouvent malgré eux dans l’état de mariés, à quoi notre héros veut échapper non pour l’amour de la liberté — qu
45» d’amour. Qu’on relise la grande lettre de Julie mariée (IIIe partie, lettre XVIII), analysant le passé des amants : on ne sa
46r de les surmonter non plus en détruisant mais en mariant les deux puissances antagonistes. Que l’esprit vienne au secours de l
24 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
47 Bourgogne au xve siècle. L’amour et la mort s’y marient dans un paysage artificiel et symbolique de très haute mélancolie. « 
25 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
48méprisable. La synthèse catholique s’efforçait de marier l’eau et le feu, car on pouvait tirer des Écritures et des Pères les
49 qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, même chrétiennement. L’hérésie liée dès l’origine à la cortezia du M
50ir du xviiie siècle, le thème du « Coucher de la mariée » n’est plus qu’une occasion d’anodines galanteries picturales. De no
51liquent en partie la facilité avec laquelle on se marie encore « sans y croire ». Le rêve de la passion possible agit comme u
52ecrète nostalgie, l’Iseut du rêve 191  ; elle est mariée, naturellement. Qu’elle divorce, et il l’épousera ! Avec elle, ce ser
53 l’appel suivant : « Mon amie et moi voulons nous marier. Nous essayons de trouver un juge de paix. N’est-ce pas une urgence »
54ent équivalents ; que si l’on « aime » il faut se marier sur l’heure ; qu’enfin « l’amour » doit normalement triompher de tous
55iage, l’amour du « prochain ». Si donc l’on s’est marié à cause d’une romance, une fois celle-ci évaporée, il est normal qu’à
56s ou de goûts, l’on se demande : pourquoi suis-je marié ? Et il est non moins naturel qu’obsédé par la propagande universelle
57ennemi des compromis, il est contradictoire de se marier. Et si l’on veut tirer une traite sur son avenir, il est fort imprude
58veille de son mariage : « C’est merveilleux de se marier pour la première fois ! » (Un an plus tard, elle divorçait.) Sur quoi
26 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
59ent le célibat ; puis Luther et Calvin, tous deux mariés ; puis les Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour
60, je n’en fais pas un ordre… Car il vaut mieux se marier que de brûler… Que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a
61tat où il était lorsqu’il a été appelé (vierge ou marié)… usant du monde comme n’en usant pas, car la figure de ce monde pass
62 Et voici le coup de grâce ; Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur,
63es moyens de plaire au Seigneur, et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme (v. 3
64ant à cette utopie qu’obéit sans le savoir le mal marié, lorsqu’il se persuade qu’un second ou qu’un troisième essai le rappr
65urtant nous reprendrons un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laqu
27 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
66e suite pendant la dynastie Han. Les Chinois sont mariés très jeunes par leurs parents, et le problème de l’amour ne se pose p
28 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
67e catharisme, le néophyte s’engageait, s’il était marié, à s’abstenir de tout contact avec sa femme. Les cathares admettaient
68ttres d’hommes et de femmes qui se trouvaient mal mariés. Ils me disent que mon livre les aide à comprendre la cause de leur d
29 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
69aine, puis juge de paix, puis simple agriculteur, marié et père de dix enfants, lorsqu’il crut devoir obéir à l’appel de la s
30 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
70 à une amie : « J’ai connu, me dit-elle, un homme marié avec lequel ayant été coquette en vain, il me dit en me quittant : “J
31 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
71r ce peuple. Cependant, ce pays et ce peuple sont mariés l’un à l’autre, et comme le pays ne peut pas descendre [p. 140] au ni
32 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
72ert plus que le petit bonheur individuel. En vous mariant devant la loi ou devant Dieu, vous prenez l’engagement d’être fidèle
33 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
73n aucune manière de l’argent. — Était-il au moins marié ? — Non, Paul n’était par marié. — Mais alors, Paul n’était pas un ho
74Était-il au moins marié ? — Non, Paul n’était par marié. — Mais alors, Paul n’était pas un homme sérieux ? — Non, Paul n’étai
34 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
75e, qu’est-ce que Luther ? Un moine qui a voulu se marier »… [p. 130] L’ignorance ou la méconnaissance courantes à l’égard de
35 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
76it compromettante. Et pas une de ces filles n’est mariée. Telles sont les conventions de leur morale, et ils s’y tiennent ; sa
36 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
77tors de cette corde nouent à la grâce l’ambition, marient au luxe fou l’avarice ingénieuse, resserrent dans les liens d’un calc
37 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
78es et d’images : c’est là que les acteurs vont se marier. Plus haut encore, une autre église gothique aux flèches banales en p
38 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
79 n’en était pas ainsi, serions-nous véritablement mariés ? p. 16 1. Le peintre fait ici allusion à une conversation au co
39 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
80 à une amie : « J’ai connu, me dit-elle, un homme marié avec lequel ayant été coquette en vain, il me dit en me quittant : Je
40 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
81tors de cette corde nouent à la grâce l’ambition, marient au luxe fou l’avarice ingénieuse, resserrent dans les liens d’un calc
41 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
82es et d’images : c’est là que les acteurs vont se marier. Plus haut encore, une autre église gothique aux flèches banales en p
42 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
83illes, à dix-neuf ans : « C’est merveilleux de se marier pour la première fois ! » Deux ans plus tard, elle était à Reno et se
43 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
84plus, les hommes se méfieront de vous, s’ils sont mariés, à cause de la réputation que leurs femmes [p. 165] vous font sur la
44 1948, Suite neuchâteloise. V
85 famille, où tant de traditions se croisent et se marient. Pour moi comme pour tant d’autres Suisses, passer de la petite patri
45 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
86s les châteaux suisses. Beaucoup aussi revenaient mariés à des filles de seigneurs étrangers. L’aristocratie suisse devint ain
46 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
87our le nombre d’enfants vivants en 1941 par femme mariée : 2,31. Mais nous voyons aussitôt que cette moyenne, prise sur l’ense
47 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
88 à l’exercice de son étrange vocation. Peut-on se marier si l’on veut être un témoin de la vérité ? Un soldat à la frontière d
89vérité ? Un soldat à la frontière devrait-il être marié ? se demande Kierkegaard. Et lui, qui se bat aux avant-postes, aux fr
90n : « Elle me demanda : Ne veux-tu donc jamais te marier ? Je répondis : Oui, dans dix ans, quand le feu de la jeunesse sera p
48 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
91ples connus. De toute la force de ses traditions, mariant la liberté et l’efficacité, elle tend vers la Fédération, vers l’unio
49 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
92homme d’âge mûr qu’Humbert tuera. À dix-sept ans, mariée depuis peu avec un jeune et brave technicien, elle meurt en couches,
93ie sexuelle », et veulent aider les hommes à être mariés, et néanmoins contents. L’homme et la femme n’y sont plus que « porte
50 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
94, je n’en fais pas un ordre… Car il vaut mieux se marier que de brûler. » Il n’en reste pas moins qu’aux yeux de l’Apôtre, la
95euls à la vie spirituelle : « Celui qui n’est pas marié s’inquiète du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur, et celui qu
96es moyens de plaire au Seigneur, et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. » 4.
51 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
97homme d’âge mûr qu’Humbert tuera. À dix-sept ans, mariée depuis peu avec un jeune et brave technicien, elle meurt en couches,
98ie sexuelle », et veulent aider les hommes à être mariés, et néanmoins contents. L’homme et la femme n’y sont plus que « porte
52 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
99 à l’exercice de son étrange vocation. Peut-on se marier si l’on veut être un témoin de la vérité ? Un soldat à la frontière d
100vérité ? Un soldat à la frontière devrait-il être marié ? se demande Kierkegaard. Et lui, qui se bat aux avant-postes, aux fr
101« Elle me demanda : « Ne veux-tu donc jamais te » marier ? Je répondis : « Oui, dans dix ans, quand » le feu de la jeunesse se
53 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 3. Don Juan
102 à une amie : « J’ai connu, me dit-elle, un homme marié avec lequel ayant été coquette en vain, il me dit en me quittant : Je
54 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
103ontanés, le mariage est une décision ; vouloir se marier, cela veut dire que ce qu’il y a de plus spontané doit être en même t
104onte la garde aux frontières, est-il permis de se marier ? Un tel soldat ose-t-il — ceci soit dit dans un sens spirituel — se
105-t-il — ceci soit dit dans un sens spirituel — se marier, s’il doit jour et nuit se battre non pas contre les Tartares et les
106s seulement que nous sommes unis ».) Régine s’est mariée ailleurs. Le dernier appel qu’il ait tenté de lui adresser — par l’in
107rmi les grands philosophes, [p. 129] lequel était marié ? Héraclite, Platon, Descartes, Spinoza, Leibniz, Kant, Schopenhauer
108 ; bien plus, on ne pourrait même se les imaginer mariés. Un philosophe marié a sa place dans la comédie, telle est ma thèse ;
109urrait même se les imaginer mariés. Un philosophe marié a sa place dans la comédie, telle est ma thèse ; et Socrate, seule ex
110xception, le malicieux Socrate, s’est semble-t-il marié par ironie, précisément pour démontrer la vérité de cette thèse. 36
111a vérité de cette thèse. 36 « Marie-toi, ne te marie pas, dans les deux cas tu le regretteras », disait Socrate. « Celui q
112 le regretteras », disait Socrate. « Celui qui se marie fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux », disait saint
113elui qui se marie fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux », disait saint Paul, parlant en tant que Spirituel, —
114on Juan, pire qu’un Tristan, seraient un Don Juan marié ou un Tristan coureur.) Enfin, pour la Psychologie, toute apparition
115s de crise que les célibataires comme les couples mariés traversent quelquefois, c’est sous la forme d’une alternative que le
55 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
116us secrets. Dans l’œuvre écrite, la vie rêvée, il mariera Emmanuèle à T. Et dans la vie réelle, tout va se passer comme le myth
117est inconcevable à jamais que Tristan et Iseut se marient et s’ils le font pourtant, ce ne sera qu’apparence. La vérité particu
56 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
118iale condamne radicalement l’adultère de la femme mariée ; mais ce n’est pas au nom de l’amour, on le pense bien). « Écarte le
57 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — i. L’amour selon les évangiles
119ause d’infidélité), il n’est pas avantageux de se marier. Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulem
58 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
120pé, avait remis ce superbe présent à sa fille non mariée. L’objet était orné de beaucoup d’ouvrages d’orfèvrerie brillant d’un
59 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
121ontanés, le mariage est une décision ; vouloir se marier, cela veut dire que ce qu’il y a de plus spontané doit être en même t
122onte la garde aux frontières, est-il permis de se marier ? Un tel soldat ose-t-il — ceci soit dit dans un sens spirituel — se
123-t-il — ceci soit dit dans un sens spirituel — se marier, s’il doit jour et nuit se battre non pas contre les Tartares et les
124s seulement que nous sommes unis ».) Régine s’est mariée ailleurs. Le dernier appel qu’il ait tenté de lui adresser — par l’in
125timum. Parmi les grands philosophes, lequel était marié ? Héraclite, Platon, Descartes, Spinoza, Leibniz, Kant, Schopenhauer
126 ; bien plus, on ne pourrait même se les imaginer mariés. Un philosophe marié a sa place dans la comédie, telle est ma thèse :
127urrait même se les imaginer mariés. Un philosophe marié a sa place dans la comédie, telle est ma thèse : et Socrate, seule ex
128xception, le malicieux Socrate, s’est semble-t-il marié par ironie, précisément pour démontrer la vérité de cette thèse. 110
129 vérité de cette thèse. 110 « Marie-toi, ne te marie pas, dans les deux cas tu le regretteras », disait Socrate. « Celui q
130 le regretteras », disait Socrate. « Celui qui se marie fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux », disait saint
131elui qui se marie fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux », disait saint Paul, parlant en tant que Spirituel, —
60 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
132on Juan, pire qu’un Tristan, seraient un Don Juan marié ou un Tristan coureur.) Enfin, pour la Psychologie, toute apparition
133s de crise que les célibataires comme les couples mariés traversent quelquefois, c’est sous la forme d’une alternative que le
61 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
134iale condamne radicalement l’adultère de la femme mariée ; mais ce n’est pas au nom de l’amour, on le pense bien.) « Écarte le
62 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
135es, s’inscrit à la London School of Economics, se marie (avec une Polonaise) et décide bientôt que l’Angleterre, après tout,
63 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.3. « La Suisse est née de la révolte de pâtres libertaires contre le despote autrichien »
136socialement les égaux de la noblesse, laquelle se marie parmi eux sans déroger. (Tout libre peut, au moins théoriquement, bri
64 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
137sens général de leur évolution ? Autrefois, on se mariait dans la tribu : la commune, le milieu, « nos familles », et très rare
65 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
138sens général de leur évolution ? Autrefois, on se mariait dans la tribu : la commune, le milieu, « nos familles », et très rare
66 1968, Preuves, articles (1951–1968). Marcel Duchamp mine de rien (février 1968)
139 Vinci ont été détruites, ou abîmées. De même, La Mariée mise à nu par ses célibataires, même a été brisée, puis à demi réparé
67 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.9. L’Europe, l’été…
140intenant que s’élève une vaste rumeur symphonique mariant le classique au moderne à travers tout le romantisme occidental. Là,
68 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
141tionales. Ce qui revient à dire : Je veux bien me marier, à condition de garder mes droits de célibataire. Logiquement, l’atti
69 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
142onte l’essence de ma culture occidentale. Les mal mariés y ont vu leur bréviaire, comme l’écrivait un philosophe allemand ; le
143omme l’écrivait un philosophe allemand ; les bien mariés, leurs abîmes survolés ; les divorcés, leur inutile et amère justific
144, laquelle veut que l’amant s’adresse à une femme mariée. Mais l’inverse du complexe d’Œdipe, sa réflexion dans un miroir, n’e
145lerait le tabou courtois. S’il couchait avec elle mariée à Marc, il violerait le tabou de l’inceste, et tout s’effondrerait —