1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1 ? Le Rêve est la seule matière poétique. Dans le monde du Rêve autant de cellules isolées que de rêveurs. Toute poésie est i
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
2cle s’annonce comme le siècle de la découverte du monde par l’Europe intellectuelle. Grand siècle de critique pour lequel nos
3me et ceux qui pensent inévitable le choc de deux mondes, et que seule une intime connaissance mutuelle l’adoucira. Il y a ceu
4uement par Orient : l’Asie est le subconscient du monde, formule qui, je pense, réunira tous les suffrages. Et chacun d’en ti
5ois le rôle de l’Europe [p. 1154] « conscience du monde », entre une Amérique affolée de vitesse, édifiant ses gratte-ciels c
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
6 de situer une anecdote purement poétique dans un monde qu’il s’est créé. Jamais banal, il est parfois facile : la descriptio
7 banal, il est parfois facile : la description du monde qu’il invente nous lasse quand elle ne l’étonne plus assez lui-même (
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
8elle imprudence ! Avec la lumière et peut-être du monde dans l’appartement. Il avait si froid que ses dents claquaient. Il qu
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
9s entre la raison et les sens, entre le moi et le monde : l’ennui est venu avant l’épuisement des combinaisons possibles. Exa
10t. Ainsi se légitime le surréalisme, qui vomit le monde entier et la raison avec. « Révolution d’abord. Révolution toujours »
11st très beau, Aragon, de ne plus rien attendre du monde, mais on voudrait que de moins de gloriole s’accompagnât votre ultima
12de quelques pamphlets par quoi il se raccroche au monde. Mais il a touché [p. 315] certains bas-fonds de l’âme où s’éveille u
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
13es mystiques ; mais tout cela est sublimé dans un monde poétique où il paraît inconvenant d’introduire le jargon de la scienc
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
14e de Lénine, du fascisme, du ciment armé. « Notre monde comme un ossuaire est couvert des détritus d’époques mortes. Une tâch
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
15r confondues ». Nous cherchons à conquérir non le monde, mais son ordre. Nous humilions sans trêve notre sensibilité au profi
16 catégories artificielles et nécessaires. Mais le monde échappe toujours à nos cadres — perpétuel conflit du réel avec nos rê
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
17e de romancier. Son regard se promène sur le même monde où se plaisent nos jeunes poètes cosmopolites, mais il garde une cert
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
18s 6 heures, je suis sorti. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, sous la pluie. Les autobus passaient par groupes. Plus
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
19udain éclate Entr’acte (1925). « Une étude sur le Monde des Rêves ». Rondes de cheminées dans le ciel où des pressentiments c
20s (l’enterrement). Cela fait bizarre. Or, dans le monde où le cinéma doit nous « transplanter », un certain naturel est de ri
21onvenu et que nous pensions la seule possible. Le monde « normal » nous apparaît alors comme l’une seulement des mille figure
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
22née dans un café de Paris. « Je n’attends rien du monde, je n’attends rien de rien. » Riez-en donc, pantins officiels, et vou
23dangereux. Un orage de tendresse va crever sur le monde. Aigles d’amours, oiseaux doux et cruels, nous parlerons vos langues
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
24lac. Justement, voici que tout va s’ouvrir, qu’un monde s’est ouvert devant lui. Et l’eau n’est pas moins somptueuse. Et bien
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
25les cerveaux bourgeois incapables de concevoir un monde sans vieilles filles, sans capitalistes et sans gendarmes. Je sais bi
26éralement répandus, j’ai vite fait de classer mon monde d’après les quelques [p. 184] réactions élémentaires qui ne manquent
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
27 est notre seul moyen de connaissance concrète du monde. Mais c’est à condition qu’on ne l’écrive pas, même en pensée. La poé
28 la connaissance abstraite et rationnelle dont le monde moderne se contente, et qui tend à remplacer, grâce à la mentalité sc
29e en particulier, toute connaissance véritable du monde.) Littérature : un vice ? Peut-être. Ou une maladie ? Ce n’est pas en
30a mienne m’aide à découvrir quelques êtres par le monde… Il ne s’agit plus de mépris ni d’adoration. J’ai défini une « maladi
31oire. Seulement, allons ailleurs ; il y a trop de monde ici. p. 231 o. « La part du feu. Lettres sur le mépris de la li
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
32s ceux-là travaillent à l’achèvement d’un certain monde moderne, merveilleuse mécanique sévère et dénuée de tout secours de l
17 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
33a réussi Je prends Henry Ford comme un symbole du monde moderne, et le meilleur, parce que personne ne s’est approché plus qu
34oduction. Ford est le plus puissant industriel du monde ; le plus riche, au point qu’il peut parler d’égal à égal avec beauco
35re à leurs électeurs une organisation complète du monde, seule méthode capable d’empêcher les abus des capitalistes. Du [p. 1
36miste. Ford, perfection de l’industriel, offre au monde moderne le premier exemple de son achèvement intégral. Il a atteint l
37, dans un article intitulé « Le grand paradoxe du monde moderne » 3 , ce qu’il y a de profondément anti-humain dans la concep
38ion concrète d’une théorie qui tend à faire de ce monde un séjour meilleur pour les hommes. » C’est le bonheur, le salut par
39: l’homme qu’on pourrait appeler le plus actif du monde, l’un de ceux qui influent le plus sur notre civilisation, possède la
40nt le fordisme et l’Esprit sont incompatibles, le monde moderne impose ce dilemme : « en être » ou ne pas en être, c’est-à-di
41 qu’il sent immuable comme la mort le restitue au monde vers 5 heures du soir, dans la détresse des dernières sirènes. Au mon
42 soir, dans la détresse des dernières sirènes. Au monde, c’est-à-dire à une nature dont l’usine lui a fait oublier jusqu’à l’
43ne peut plus situer son effort individuel dans le monde, lui attribuer sa véritable valeur. Il sent obscurément que son trava
44nent par le seul fait de rester eux-mêmes dans un monde fordisé, des anarchistes. Car l’Esprit n’est pas un luxe, n’est pas u
45es que le développement de la technique impose au monde moderne. Ces êtres, d’une espèce de plus en plus rare, qui savent enc
46ie, « la vie les prend ». Irréguliers aux yeux du monde ; la proie d’on ne sait quelles forces occultes sans doute dangereuse
18 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
47de pour conduire des millions de lecteurs dans un monde purement fantaisiste où les équations tyranniques deviennent de merve
48es « au travers desquels ils respiraient l’air du monde ». N’en ferons-nous pas autant, emprisonnés que nous sommes dans une
19 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
49 mots et de discours en très beau style contre un monde très laid dont ils n’ont pas encore renoncé à chatouiller le snobisme
20 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
50volution cantonaise en 1925 nous place au nœud du monde moderne : on y voit s’affronter en quelques hommes d’action les force
51ême de la lutte qui met aux prises l’Europe et le monde du Pacifique. On retrouvera ici beaucoup des idées que la Tentation d
52ns issues : l’angoisse que fait naître au cœur du monde contemporain l’absurdité de ses ambitions. Écoutons Garine, l’un de c
21 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
53er : celui de naïveté. Définition du naïf dans le monde moderne : individu qui soutient des idées qui ne rapportent rien. En
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
54en fut que plus malfaisante. L’école me rendit au monde, vers l’âge de dix-huit ans, crispé et méfiant, sans cesse en garde c
55s principes. Et ce fut ma seconde découverte : ce monde simplifié, si évident, si parfaitement soumis aux règles d’une arithm
56mis aux règles d’une arithmétique élémentaire, ce monde dont la Démocratie apparaissait comme l’achèvement idéal et nécessair
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
57et de monotone dans la conception démocratique du monde. Entrons, c’est pire encore. Beaucoup d’enfants ont un frisson de dég
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
58ecteurs des Écoles. Je le crains, dis-je ; car le monde ne progresse qu’à la faveur de malentendus (si tant est qu’il progres
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
59rt de notre Institutrice qu’un rendu. Car dans ce monde-là « tout se paye » comme ils disent avec une satisfaction sordide et
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
60famille des valeurs réalistes, sans lesquelles le monde [p. 47] s’enfonce de son propre poids dans l’abrutissement ou se lais
61L’idéalisme est forcément révolutionnaire dans un monde organisé pour la production. Le culte des valeurs désintéressées ne p
62e l’époque exigent une organisation à outrance du monde, je répondrai que dans la mesure où cette exigence est satisfaite naî
63re les discours de tirs fédéraux. On a comparé le monde moderne à un vaste établissement de travaux forcés. L’école donne à l
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
64ommune de la peste rationaliste qui sévit dans le monde [p. 54] depuis le xviiie (depuis les dernières pestes noires). Si vo
28 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
65 courant d’opinion. Et l’opinion publique mène le monde, paraît-il. À ce propos : que les journalistes s’engagent désormais à
66u désastre, mais il recouvrerait la domination du monde  16 et non plus en barbare cette fois-ci. Ce qui l’empêche de compre
29 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
67Mais non, on ne le secouera pas, ce cauchemar, ce monde moderne, [p. 124] ce monde de fous qui n’ont plus que leur raison, ce
68 pas, ce cauchemar, ce monde moderne, [p. 124] ce monde de fous qui n’ont plus que leur raison, ce monde où l’on ne sait plus
69 monde de fous qui n’ont plus que leur raison, ce monde où l’on ne sait plus créer avec joie des formes belles, ce monde qui
70e sait plus créer avec joie des formes belles, ce monde qui devient impuissant. Impossible d’évoquer un personnage précis pou
71respect de soi était de son temps le souverain du monde. Tamerlan pour les anciens. Ford pour les modernes. Quelle décadence
30 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
72gelés de rêverie », il se confond avec l’ombre du monde. Et l’âme peut enfin « saisir » dans leur réalité les choses dont ell
31 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
73ges est de nouveau une dérive fantaisiste dans ce monde un peu plus léger, un peu plus profond que le vrai, où l’Éloge de la
74liberté dont nous avons besoin pour croire que le monde actuel n’est pas un cas désespéré. Mais voici déjà dans l’œuvre de Je
32 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
75 l’âme dans la littérature la plus spirituelle du monde. La thèse que défend l’auteur de cet essai — la voyance de Rimbaud —
33 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
76e, est un phénomène exactement aussi vieux que le monde. Mais M. Benda distinguera, et ils seront confondus. Car il y a un so
77ourt. Celle-là même qui paraît anarchique dans un monde où tout est bon à quelque chose, où rien plus n’est tenu pour vrai qu
34 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
78t foncièrement mauvais.) 6. Peu de choses dans le monde moderne ont encore une « essence ». Celle de Belles-Lettres est en ag
35 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
79ls échappent à cette fatalité qui est le signe du monde matériel. [p. 244] Je vois l’humanisme nouveau sous l’aspect d’une c
80en eut, ne s’étendit guère au-delà des limites du monde roman. Le type de chevalier et ses succédanés militaires et wagnérien
81ayon des idéaux de confection voici le Citoyen du Monde, voici le Bon Européen, voici l’Américain à rendement maximum. Et com
36 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
82qu’une manière et qu’un ton, il y a une vision du monde véritablement neuve, dans laquelle l’âme, agissant à la façon d’une f
37 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
83out… …………………………………………………………………………………………………………… Le monde renaît dans des accords. Une mélodie hongroise éveille un vagabond an
84lisables, bouleversants de perfection, gages d’un monde que les poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont no
85onserve ici le sens qu’il [p. 411] a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérê
86[p. 411] a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérêt », le « prix de l’action
87pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas dans les dépêches d’agence : les j
88ne se plaint de ce qu’il y a peu de poètes par le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffit de très peu
38 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
89ent ou fixe ou pas-à-pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tournoyant, sans frontières. Eux : leurs petites mous
90nts ne m’empêchera pas de m’y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Le hasard a voulu que j’y entende, un s
91nde. Ils l’ont égaré, comme ils égarent tout d’un monde où si peu vaut qu’on le conserve, au long d’un chemin effacé par le v
92ges à tous les espaces à parcourir encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approche
93ais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière [p. 590] différence, — car on ne voit que ce qui
94aintenant ?) 19. « Tous ceux qui quittent ce monde vont à la lune — lit-on dans les Upanishads. — Or si un homme n’est p
95ce qu’il est : cela qui me rendrait acceptable ce monde…) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve p
39 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
96u’à un sens exceptionnel de l’orientation dans le monde de l’esprit la sécurité de sa marche vers le centre d’une œuvre. La m
40 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
97’histoire suivante qui est une des plus belles du monde :   Un prince italien ayant commandé à Pergolèse un stabat Mater, le
41 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
98e M. René Gillouin parle 14 de l’effort de notre monde pour « se séculariser, pour se constituer en dehors de Dieu sur des b
99son action, celui, en somme, de l’imperfection du monde. Je pense que tout chrétien conscient des problèmes de ce temps, sous
100 réalité transcendante — ou alors le suicide d’un monde empoisonné par sa propre haine. Le séculariste « constructiviste » ré
101: « Vous n’avez pas su conjurer la malédiction du monde moderne, clame-t-on de toutes parts aux chrétiens. Assez parlé de Vér
42 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
1021) h L’entrée de l’œuvre de Kierkegaard dans le monde intellectuel et religieux français, est un événement qui mérite d’êtr
103stantisme, et il est caractéristique à la fois du monde du catholicisme et du monde du protestantisme, que la polémique et la
104ristique à la fois du monde du catholicisme et du monde du protestantisme, que la polémique et la satire qui sévirent, dans l
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
105 : la voix de Nietzsche. ⁂ Ici, nous changeons de monde. À vrai dire, nous quittons la littérature. « Celui qui sait respirer
106sme. Dans la lutte pour la vie que nous impose le monde contemporain, c’est l’habileté qui triomphe, et non plus la « virtu »
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
107de sympathie, la misère physique et matérielle du monde où nous vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, qu
108arce que leur dénuement était ce qu’il y avait au monde, de plus proche de sa grandeur. L’existence et l’action de Kagawa, te
109mour chrétien peut encore aujourd’hui pénétrer un monde revendiqué par le communisme, comme son bien propre. Mais il n’y a pa
110organique à situer leur effort dans une vision du monde globale et cohérente, à le juger religieusement par exemple. Que l’on
111 traditions et les sophismes. Devant lui était le monde : le monde, l’énorme asile de fous dont Eiichi avait parlé à son père
112 et les sophismes. Devant lui était le monde : le monde, l’énorme asile de fous dont Eiichi avait parlé à son père, — mort ma
113 toute la terre. Sans se préoccuper si c’était le monde ou lui-même qui était fou, Eiichi décida que, de ce jour-là, il entre
114ur en jour en même temps que sa révolte contre ce monde. Il se convertit enfin, brusquement, au moment où il avait décidé de
115hi se demanda s’il y avait des procureurs dans le monde des moineaux. Il se taisait, car il savait qu’il était inutile de dir
116t ressuscité de l’abîme du désespoir et revenu au monde merveilleux. [p. 631] Il résolut de vivre fermement dans sa sphère ac
117’il fallait se jeter, mais dans les merveilles du monde. Et voici que, le 14 février, il se décida à faire profession de disc
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
118te dernière catégorie. (On sait qu’il y a dans le monde moderne trois sortes de gens, les pécheurs, les sauvés et les honnête
119ive poétique ou métaphysique. À cette heure où le monde tourne lentement et formidablement sur ses bases sociales et religieu
120cette jeunesse qui aimait sa ferveur, mais que le monde de demain va contraindre, contraint déjà à des choix dramatiques ? Ce
46 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
121s — Freud en particulier, dans Christ et l’âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur domaine propre, il l
47 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
122ain découvrant son impuissance à susciter dans le monde l’amour dont il aurait besoin, qu’il imagine et dont il meurt. Car la
123 pitié essaient sur eux [p. 805] leurs forces. Le monde est habité par des êtres dont le « bonheur » consiste à ne pas se ren
124ure évasif et lucide devant les conditions que le monde lui propose. p. 804 b. « Sarah, par Jean Cassou (Corrêa) », La N
48 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
125issant au contact des éléments inférieurs de deux mondes dont la synthèse constituerait la gloire de ce temps, et, accessoirem
126 condamner à ignorer, à méconnaître une vision du monde qui demain peut se traduire en arguments sanglants. Et s’il est des d
127 peut symboliser l’opposition des deux visions du monde dans celle, plus précise, de deux notions du tragique. Le monde latin
128le, plus précise, de deux notions du tragique. Le monde latin connaît un tragique aux arêtes de pierre taillée : conflits d’a
129, n’est pas un mot français. [p. 22] En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus chrétien que le monde latin — si l’on c
130nde de l’Europe centrale est plus chrétien que le monde latin — si l’on considère ses manières de sentir et de penser — qu’il
131tions et dépassement de ces contradictions 2 . Le monde latin, en tant que latin, étant un monde de l’unité (en vérité de l’u
132s 2 . Le monde latin, en tant que latin, étant un monde de l’unité (en vérité de l’unification à tout prix) est un monde « sé
133é (en vérité de l’unification à tout prix) est un monde « sécularisé » jusque dans ses modes les plus intimes de souffrir. Ca
134 alors en un refus chronique. Et c’est en quoi le monde latin, monde de la spontanéité, est à son tour plus audacieux, et pou
135refus chronique. Et c’est en quoi le monde latin, monde de la spontanéité, est à son tour plus audacieux, et pour tout dire,
136udacieux, et pour tout dire, plus chrétien que le monde de l’Europe centrale. L’intelligence est sentimentale Le sentiment 
49 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
137fare militaire, ainsi je m’abandonne au rêve d’un monde que suscite en moi seul peut-être cette plainte heureuse des violons.
138e répondit-il, que seul vous venez d’atteindre au monde des êtres véritables. Nous nous rencontrons. Vous me voyez parce que
139és… Je n’en suis pas fâché. »   Il y avait peu de monde dans les rues. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de
140 — Pour moi, dit Gérard, je situe l’amour dans un monde où la question fidélité ou inconstance ne se pose plus. Vous le savez
141 objets — et c’est cela seul qui donne un sens au monde. — Mais je bavarde, je philosophe, et vous allez me dire que c’est tr
142ire que c’est trop facile pour un homme retiré du monde depuis si longtemps. Livrons-nous plutôt à une petite malice dont l’i
143 avec quelque chose d’éternel. Tous les drames du monde ne sont que des décors mouvants dans la lueur bariolée des sentiments
144 passant par toutes les formes animales. L’âme du monde palpite dans cette confidence. Il m’enseigne que la passion seule, pa
50 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
145s loin que la rumeur des voix, orchestre du grand monde qui accorde, s’égarent parfois dans un silence qui s’approfondit au l
146eulement d’écouter autre chose… En vérité le monde propose à l’imagination de bien étranges spectacles ; pourquoi veut-i
147ement vaine. Il y a peu de mensonge dans le grand monde : plutôt des règles de jeu, et personne n’a l’idée d’y croire. Le pir
148 et c’est soudain une déchirure assourdissante du monde : je vois une lumière vraie, chaude et triomphante, et des vaisseaux
149 laisser aller un peu à mes idées. Le commerce du monde mène plus loin qu’il n’y paraît, mène parfois bien près de la réalité
51 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
150ans l’insomnie — vrai voyage à dormir debout… Le monde renaît dans des accords. Une mélodie hongroise éveille un vagabond an
151lisables, bouleversants de perfection, gages d’un monde que les poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont no
152 perdre conserve ici le sens qu’il a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérê
153ns qu’il a pris dans ce monde, — j’entends : leur monde, avec leurs « problèmes du plus haut intérêt », le « prix de l’action
154pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde [p. 86] moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas dans les dépêches d’agence
155 se plaint de ce qu’il y ait peu de poètes par le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffit de très peu
156ent ou fixe ou pas à pas. Tout s’épanouit dans un monde rythmé, fusant, tournoyant, sans frontières. Eux : leurs petites mous
157empêchera pas de m’y sentir au bout d’un [p. 103] monde, au bord extrême de l’Europe. Je ne sais quel hasard a voulu que j’y
158nde. Ils l’ont égaré, comme ils égarent tout d’un monde où si peu vaut qu’on le conserve, au long d’un chemin effacé par le v
159ges à tous les espaces à parcourir encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approche
160ais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière différence, — car on ne voit que ce qui est de s
161maintenant ?) xix « Tous ceux qui quittent ce monde vont à la lune — lit-on dans les Upanishads. — Or si un [p. 117] homm
162ce qu’il est : cela qui me rendrait acceptable ce monde.) Malheur à celui qui ne cherche pas. Malheur à celui qui ne trouve p
52 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
163ourmente cet être faible, humilié par le [p. 123] monde. L’amour s’éloigne le premier, quand Hölderlin doit quitter la maison
164 un grand accès de fièvre… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longt
165chambre… Est-ce que tout cela existe dans le même monde ? (Il est bon de poser parfois de ces grandes questions naïves.) Lui
166ut-il donc que l’un des deux soit absurde, de ces mondes à mes yeux soudain simultanés ?…   Le tragique de la facilité, c’est
53 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
167 coin d’une maison jaune, se retournent. Ce petit monde enclos par le pont et l’écluse, je m’en contenterai doucement. Comme
168ctivité d’un jugement qui domine la médiocrité du monde. Le père Reinecke est un esprit « caustique » — il aime à me le répét
169haque matin deux pages à la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histoire, [p. 135] et de
170? Cette ville est pour eux la moins quelconque du monde. Je prétexte des écritures — qui se réduisent d’ailleurs à ce journal
171ette foi anxieuse en je ne sais quelle liberté du monde. Un peu plus tard, il y eut un instant merveilleux que je veux noter
172 en contact avec tout le mobile et l’ineffable du monde. Cure de sommeil, de rêves et de feuillages, — (et trois heures de te
173a perdu le secret de l’humain ? Car voici bien le monde qu’on nous a fait. Tout encombré d’idées sans corps, de corps stupide
174sent notre [p. 160] imagerie quotidienne du vaste monde. J’étais seul et tranquille, à manger et à soupeser des idées qui ven
175it humain parmi les formes désirables du [p. 163] monde, lorsqu’il veut les connaître et les posséder dans sa force. Car la l
176le s’évanouit en lumière. C’est ainsi que dans le monde spirituel, l’ère de la vitesse préparerait l’ère des Illuminés… L’ext
54 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
177n ressort ivre et comme possédé par les génies du monde végétal. Il y a une sorte de violence aussi dans ces bains de silence
178ion d’humanité la plus dangereuse pour la paix du monde. Quoi ! cette centaine de familles écartées du pouvoir dans leur prop
179avec une Europe bourgeoise, résignée à laisser ce monde aux Juifs, puisque tout est perdu, mais héroïquement attachées à leur
180ne vertu sans égale, sans espoir, — péril pour le monde ! Fable énorme et qui étonne de la part d’écrivains d’ordinaire consc
181ette classe justifie sa fonction [p. 186] dans le monde actuel, je répondrai que cela dépend après tout des possibilités qu’o
55 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.4. Le balcon sur l’eau
182proche. Une haute muraille derrière nous ferme le monde. Tu ne trembles plus, tu t’appuies. Nos reflets ondulent très peu, gr
56 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
183’histoire suivante qui est une des plus belles du monde : Un prince italien ayant commandé à Pergolèse un Stabat Mater, le m
57 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
184nt pas forcément à la ruine immédiate, dans notre monde tel qu’il est. Mais c’est parfois, bien au contraire, par leur succès
185dont nous souffrons d’autant plus vivement que le monde actuel nous met en demeure d’abandonner tout ce qui, dans notre éthiq
58 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
186 de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien
187lus probe de se passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu
188e séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu doit ou peut être envisagé comme un monde autonome. Il
189éparé de Dieu doit ou peut être envisagé comme un monde autonome. Il doit être envisagé comme manquant de quelque chose. Or,
190e sa raison d’être. Il n’y a pas de neutralité du monde vis-à-vis de Dieu — à cause du péché. La réalité visible du péché ent
191ienne ? Certes, hic et nunc, dans la situation du monde de 1932, en présence du déchaînement orgueilleux et misérable d’une h
192les valeurs doctrinales les plus gênantes pour ce monde sans Dieu. Or, ce sont justement les valeurs que le « christianisme »
59 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
193nderait cette rénovation. M. Maulnier critique un monde qui selon lui tend à la suppression de la personne humaine. Sa critiq
194et. On lui dira que ce n’est pas si grave, que le monde n’est plus mené par les philosophes, qu’il accorde à leur activité un
195rêtres, ni tout leur appareil d’assurance dans le monde et contre Dieu — seul l’Évangile est radicalement dangereux, — saluta
60 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
196e férocité spéciales décrites par Léon Bloy. Joli monde, comme disent les échotiers. Remercions Candide d’avoir poussé les ch
61 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
197débrayée, une action anarchique, voilà bien notre monde. Mais une pensée qui n’agit pas n’est plus de la pensée ; une action
198manifeste ? Ce serait faire la part trop belle au monde, que nous refusons. Mais il peut être utile d’en dégager ce que l’on
199à recommencer. Ce que l’instant commande, dans le monde tel qu’il est, n’est-ce pas, d’une façon plus urgente, « l’observatio
200e fit voir à l’évidence, une fois de plus, que le monde fabriqué pour leur usage par les hommes de ce temps est à tous points
201e à l’homme. 2° Les fondements idéologiques de ce monde sont morts ou n’en valent guère mieux, tant ils sont enrobés de crass
62 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
202ontradiction et de l’« agonie », est au centre du monde chrétien, parce qu’elle est le signe même de notre condition. Et lors
203 reste vaine, évasive et mortelle. Nous sommes au monde, nous ne sommes pas du monde. Toute construction politique qui ne pre
204elle. Nous sommes au monde, nous ne sommes pas du monde. Toute construction politique qui ne prend pas au sérieux ce qu’impli
205. 1° L’hérésie pessimiste abandonne à lui-même un monde qui ne saurait nous offrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en l
206il n’est de salut qu’en la foi, qui transcende le monde. Principe de l’individualisme anarchique ; point de vue qui rend absu
207même d’être né, c’est-à-dire d’avoir été « mis au monde ». 2° L’hérésie optimiste constate au contraire que « nous sommes au
208imiste constate au contraire que « nous sommes au monde pour quelque chose », mais elle oublie que ce quelque chose, notre ac
209hèse est inhérente à tout système rationaliste du monde, soit qu’il prétende, comme le système romain, enfermer les antinomie
210alisme américain. Les uns l’accusent de livrer le monde au Malin, les autres — ou parfois les mêmes — de vouloir fonder dans
211 ou parfois les mêmes — de vouloir fonder dans ce monde un Royaume de Dieu qui pour capitale, plutôt que Genève, choisirait D
63 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
212Ai-je mal su lire tant de brillants essais sur le monde actuel et [p. 145] futur ? Est-ce le fait d’une disposition trop roma
213 en communion avec les éléments, avec l’effroi du monde. On a, non sans comique, loué « cet artiste raffiné » d’avoir su « se
214t : « Il paraît bien qu’on n’est pas morts ! » Le monde renaît dans une soirée pure et le baiser d’un couple heureux. Raremen
215ls — sujets d’étonnement perpétuel — et la Fin du Monde est l’un d’eux. Un vrai mythe, c’est-à-dire un événement perpétuellem
64 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
216inations qu’il peut renoncer violemment à tout un monde faux pour en créer un autre. Sa vie en Afrique est un second renoncem
217. » Dès les premiers instants de son accession au monde spirituel, il s’est mis en état de défense et de lenteur. Il avance a
218rs travailler, combattre, agir, laisse en paix le monde futur et se contente d’être actif et utile en celui-ci » 13 . À quoi
219es qu’autant qu’elles sont utiles pour le bien du monde. Les autres, nous devons les garder pour nous ; elles seront toujours
65 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
220elle implique la condamnation d’une conception du monde à la fois libérale et inconsciemment matérialiste qui permet et favor
66 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
221ure seulement où le plan de dépoétisation de leur monde confié aux Manuels primaires, rate. Lire à petites doses. Vers la fin
67 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alexandre, par Klaus Mann (septembre 1932)
222rait à la mode de 1920, qu’Alexandre a conquis le monde. Le défaut de ce point de vue, c’est qu’il n’étonnera personne, alors
68 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
223i de vivre — telle est notre révolution — dans un monde qui nous préparait pour autre chose, dans une société organisée (et m
224 créations pseudo-mystiques qui pullulent dans un monde athée. Quelle que soit d’ailleurs la conception historique que l’on a
225lle sera « acte ». 2ᵉ — Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que
226tion personnaliste est seule capable d’édifier un monde culturel, économique et social qu’anime un risque permanent, essentie
227des entreprises, des nations, les intérêts (?) du monde. Sylveire demande : que signifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens
228onde. Sylveire demande : que signifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens fort du mot, le « salut » n’est pas à débattre sur
229isit, me saisit. Je parle de cette seule chose au monde qui n’ait pas besoin d’arguments pour juger les idoles du monde ; de
230t pas besoin d’arguments pour juger les idoles du monde ; de cette seule chose pour laquelle j’accepte de me faire tuer, parc
69 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
231 [p. 134] « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933) p Le lecteur moderne est, paraî
232la menace des forces terribles déchaînées dans le monde contemporain voit bien que la question n’est plus de s’évader, de se
233 plus de s’évader, de se distraire en oubliant un monde qu’on serait sûr de retrouver bien en place le lendemain. L’angoisse
234 était un genre bourgeois, en ce sens que dans le monde bourgeois, privé de risques et d’aventures réelles, il représentait u
235 à vue qui s’opère dans toute notre conception du monde. Dans une époque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe b
236, dans cette énorme aventure qui « règne » sur le monde comme une fièvre, le romanesque éclate, remplit nos vies, ou s’il n’y
237ors, toutes les nouvelles qui nous parviennent du monde sont comme autant d’épisodes d’un drame qui intéresse chacun de nous.
238me se prend d’un intérêt passionné pour la vie du monde. Et ce fait est nouveau dans l’Histoire. Jamais le document n’a été r
239ois, nous semble-t-il, mettent sur notre table le monde tel qu’il est. Quel romancier pourrait nous apporter l’équivalent de
240ision directe, exaltante et dépaysante ? Voici le monde en vrac, un monde plus absurdement divers que nul esprit ne pouvait l
241ltante et dépaysante ? Voici le monde en vrac, un monde plus absurdement divers que nul esprit ne pouvait le concevoir. C’est
242rels, l’homme demeure cet être qui veut penser le monde. Incapable désormais de s’en [p. 138] distraire en le fuyant, il cher
243e le titre fameux de Paul Valéry : Regards sur le monde actuel. Les grandes controverses modernes sont nées en France autour
244agne : « Weltgeschichte gefälligst », Histoire du monde, s’il vous plaît ! ⁂ Retour à l’essai rendu nécessaire par le besoin
70 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
245t un aspect nécessaire de l’« ordre chrétien » du monde. Nous ne l’avons pas cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la
246faire entre le christianisme et l’injustice de ce monde, l’un n’existant que pour autant qu’il exclut l’autre. Ce n’est pas l
247blie » établissant à son tour un ordre injuste du monde et s’appuyant sur lui, en réalité n’est plus l’Église et n’a plus le
248elles-mêmes, qui auraient été introduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse,
249dégager de leurs complicités avec les « forces du monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle de la fo
250mmes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Christ : feindre d’accepter la doctrine de
251nnent pour chrétiens ? ⁂ Quand, par la maladie du monde, la « chrétienté » se trouve menacée, c’est déjà qu’elle mérite la mo
252i prétend [p. 916] durer et se défendre contre le monde soulevé. Étrange illusion, certes, puisque en le sanctionnant naguère
253ns jamais à dresser notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même ordre. Assez de ce
254L’office de l’Église est en tout temps de dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me dire : Tu dois ! E
255 rôle de l’Église doit-il rester de porter sur le monde un jugement permanent et destructeur ; tandis que la révolution dans
71 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
256te position simpliste de problèmes vieux comme le monde chrétien a du moins le mérite de débarrasser le protestantisme améric
72 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
257cratisation du confort moyen et de la TSF dans un monde où le libre divertissement de chacun sera la condition du libre abrut
258sses chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simplement le contraire du
73 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
259te sagesse dit oui à toutes les contradictions du monde. Elle les assume dans une vue sobre et courageuse et cherche en elles
260nne lorsqu’elle s’insère dans le donné hostile du monde ambiant. Elle ne veut ni la thèse seule, ni l’antithèse seule, et bie
261 l’acte rend un compte suffisant de l’ensemble du monde. Ce serait dire qu’elle constitue finalement la solution au nom de qu
262igineuse : la place qui nous est assignée dans ce monde « nous situe plus profondément dans le non que dans le oui » ; mais l
74 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
263de l’enthousiasme dominé, l’opulente diversité du monde. La qualité des traductions du latin, du bas latin et de l’italien do
75 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
264é à ses yeux : le fait d’un défaut de présence au monde, d’une impuissance à saisir les choses. Là réside la cause de la peur
265C’est un état d’âme qui caractérise assez bien le monde moderne, le monde des hommes sans responsabilité et sans résistance p
266e qui caractérise assez bien le monde moderne, le monde des hommes sans responsabilité et sans résistance propre, le monde de
267sans responsabilité et sans résistance propre, le monde des hommes qui ne sont plus présents à eux-mêmes, hommes sans pesée,
76 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
268 cette revue la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans ce
2691] Le terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel. Le « travaille
270fin, tel est le véritable nom du Progrès, dans un monde dont le matérialisme foncier ne pourra plus être longtemps masqué par
271liberté possible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détiendra la primauté. Voyons maintenant quelles cont
77 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
272histoire où l’esprit doit entrer en force dans un monde abandonné depuis des siècles à l’oppression des déterminismes collect
273toutes les possibilités de contact humain dont le monde bourgeois nous prive. Mais quoi ? les hommes qu’il faut aimer sont to
274ment, par contre, ils en ont quelques-unes.) Le « monde d’objets » dans lequel la philosophie moderne s’est enfermée ne compo
78 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
275t, l’acte qui libère. Le désordre dont souffre le monde nous apparaît d’abord tout matériel. Il est dans « les apparences act
79 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
276nence qui planerait au-dessus des vicissitudes du monde et des résultats hautement contradictoires des philosophies. La criti
80 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
277 de la politique, c’est bien moins pour sauver le monde que pour accomplir les devoirs du clerc engagé malgré lui dans le dés
81 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
278stion d’habileté mise à part. Il est clair que le monde moderne n’est pas conduit par des raisons, plus ou moins bonnes, mais
82 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
279est cette question qu’on a cessé de poser dans le monde des politiciens. [p. 24] Si la Politique est l’art de gouverner les
83 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
280e « privé ». Mais la position du chrétien dans le monde d’aujourd’hui est trop exceptionnelle — sinon même scandaleuse — pour
281tique, il est bien obligé de parler le langage du monde, et cependant il l’entend autrement ; il est bien obligé de formuler
282 vraie condition. Mais l’état du chrétien dans ce monde est justement de connaître sans cesse, dans l’angoisse et dans l’espé
84 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
283dre et la contradiction. L’argent règne sur notre monde, comme une puissance occulte et pourtant méticuleusement tyrannique,
284, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment que le «
285t menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de tout temps désespérée. Seulement, maintenant, cela se voit.
286s la chute du premier homme, depuis le déluge, le monde se débat dans une crise dont les [p. 37] périodes dites « prospères »
287 dégradation du sens de la révolte. L’histoire du monde, bien loin d’être l’histoire d’un progrès continu, nous apparaît plut
288ins que rien, et que tout ce qui se passe dans le monde obéit à des lois générales et historiques qui échappent à notre volon
289i a bu boira ! Or, la seule chose intéressante au monde, — et je dis intéressante au sens le plus profond du terme, la seule
290 savent au moins ce qui les mène, ils poussent le monde dans la direction où il doit tomber fatalement, si on le laisse tombe
291 sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rien. Cet être-là, fatalement, devait désespérer de soi-mê
292 vous dit que désormais « tout se tient » dans le monde, c’est l’exemple suivant : le krach d’une banque à Paris peut ruiner
293s ismes ne nous laisse rien prévoir d’autre qu’un monde chaotique hautement organisé, une monstrueuse agglomération d’individ
294raison d’être. La classe, la race, jouent dans le monde le même rôle que l’instinct dans l’homme. La culture du xixe siècle
295concrètes de ces grands faits qui bouleversent le monde. C’est à vous de déceler, par exemple, l’origine permanente et virtue
296udrez, bouleversez les institutions, organisez le monde par la contrainte ou dans la liberté, vous ne ferez pas une société s
297is bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement pervertie
298us révolutionnaire qui ait jamais paru dans notre monde. Lui seul suffit à vaincre les destins du siècle, lui seul atteint le
299aisse maintenant. Nous ne rencontrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. p. 35 7. Conférence donnée à Genè
85 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
300tte objection réside dans une vue rationaliste du monde. Dans la réalité, nous voyons, au contraire, que les vocations reçues
86 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
301peut-être sincères — de duper systématiquement le monde — et peut-être eux-mêmes — sur la véritable nature des rapports humai
302blissement du spirituel et de la liberté, dans un monde où seules sont admises les valeurs matérielles et quantitatives, figu
303n. Le marxisme apparaît ainsi comme une vision du monde essentiellement évolutive, en face du christianisme essentiellement r
87 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
304a doctrine ne doit pas se borner à interpréter le monde, mais doit plutôt le transformer. Seulement il sait que cette transfo
305, mais non pas comme la subissant. Nous sommes au monde comme n’étant pas du monde ; dans le péché, mais comme ayant reçu la
306issant. Nous sommes au monde comme n’étant pas du monde ; dans le péché, mais comme ayant reçu la promesse d’être sauvés de s
88 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
307ontradiction et de l’« agonie », est au centre du monde chrétien, parce qu’elle est le signe même de notre condition. Et lors
308este vaine, évasive et mortelle. « Nous sommes au monde, nous ne sommes pas du monde. » Toute construction politique qui ne p
309le. « Nous sommes au monde, nous ne sommes pas du monde. » Toute construction politique qui ne prend pas au sérieux ce qu’imp
310. 1° L’hérésie pessimiste abandonne à lui-même un monde qui ne saurait nous offrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en l
311il n’est de salut qu’en la foi, qui transcende le monde. Principe de l’individualisme anarchique ; point de vue qui rend absu
312même d’être né, c’est-à-dire d’avoir été « mis au monde ». 2° L’hérésie optimiste constate au contraire que « nous sommes au
313imiste constate au contraire que « nous sommes au monde pour quelque chose », mais elle oublie que ce quelque chose, notre ac
314hèse est inhérente à tout système rationaliste du monde, soit qu’il prétende, [p. 87] comme le système romain, enfermer les a
89 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
315pas sans quelque ironie à l’égard des conflits du monde, et qu’elle s’éprouve par de bien autres mines que celles qu’on voit
316 un homme qui sait que son salut ne dépend pas du monde, comment voulez-vous qu’il adopte ces allures compassées, ces tournur
90 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
317t un aspect nécessaire de l’« ordre chrétien » du monde. Nous ne l’avons pas cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la
318faire entre le christianisme et l’injustice de ce monde, l’un n’existant que pour autant qu’il exclut l’autre. Ce n’est pas l
319blie » établissant à son tour un ordre injuste du monde et s’appuyant sur lui, en réalité n’est plus l’Église et n’a plus le
320elles-mêmes, qui auraient été introduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse,
321dégager de leurs complicités avec les « forces du monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle de la fo
322mmes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Christ : feindre d’accepter la doctrine de
323nnent pour chrétiens ? ⁂ Quand, par la maladie du monde, la « chrétienté » se trouve menacée, c’est déjà qu’elle mérite la mo
324ujourd’hui prétend durer et se défendre contre le monde soulevé. Étrange illusion, certes, puisque en le sanctionnant naguère
325ns jamais à dresser notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même ordre. Assez de ce
326L’office de l’Église est en tout temps de dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me dire : Tu dois ! E
327 rôle de l’Église doit-il rester de porter sur le monde un jugement permanent et enseignant ; tandis que la révolution dans c
91 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
328 exemple : il ne sait même pas pourquoi il est au monde, ni pour quoi ; il se demande parfois ce qu’il a bien pu venir y fair
329gnore, ce sont les choses les plus importantes du monde : l’origine et la fin de son existence terrestre. Dès lors, ceux qui
330n que lui pose sans cesse la crise perpétuelle du monde. Et l’antagonisme des deux attitudes prend une forme encore plus préc
331oustraire l’homme à son créateur, pour rebâtir un monde à la mesure de l’individu considéré comme autonome, et « calculable »
332e soustrait aux conflits naturels. Il vit dans un monde où il n’y aura bientôt plus, — ce dit-on — ni luttes sociales, ni lut
92 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
333, c’est que vous avez déjà opté pour la vision du monde propre au marxisme : vous calculez. Le christianisme ne sera jamais j
334oyaume ne sera jamais réalisé dans la forme de ce monde, mais encore qu’il consiste précisément dans l’acte de sortir de ce m
335 consiste précisément dans l’acte de sortir de ce monde pour le transformer ? Cette dialectique inconcevable de la vie et de
336e commandement que nous avons reçu d’être dans ce monde comme si nous n’y étions pas, cet état que Unamuno nomme l’agonie du
337me où ils obéissent au « suivez-moi », meurent au monde, et le suivent. Les unes sont historiques, les autres éternelles. En
338qui s’endormait dans l’illusion humaniste, que ce monde-ci n’a rien en lui-même qui puisse permettre d’accéder à l’autre mond
339hrétiens ont cru pouvoir utiliser la morale de ce monde, qui est une morale d’intérêts humains, alors que le commandement du
340un commandement de sacrifice total, et de mort au monde. Maintenant, les jeux sont faits. L’abîme devient flagrant. Il serait
341de vue mystique » pouvait servir à la vie dans le monde, même sans la foi. Nous avons cru que le christianisme était une règl
342’est le marxisme qui est une règle de vie dans le monde, au sens où le christianisme est une règle de mort au monde. Et il es
343sens où le christianisme est une règle de mort au monde. Et il est temps de voir que sans la foi, tout ce que disent les chré
344 tentation ou un appel à la compromission avec le monde. Il n’est plus que le défi que l’humanisme total adresse à notre chri
93 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
345e qu’à partir de l’État. Mais depuis l’origine du monde, les hommes ont toujours appelé « dieu » le principe de cohérence de
94 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
346 créations pseudo-mystiques qui pullulent dans un monde athée. Quelle que soit d’ailleurs la conception historique que l’on a
347 Elle sera « acte ». 2° Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que
348tion personnaliste est seule capable d’édifier un monde culturel, économique et social qu’anime un risque permanent, essentie
349des entreprises, des nations, les intérêts (?) du monde. On nous demande : que signifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens f
350monde. On nous demande : que signifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens fort du mot, le salut n’est pas à débattre sur le p
351isit, me saisit. Je parle de cette seule chose au monde qui n’ait pas besoin d’arguments pour juger les idoles du monde ; de
352t pas besoin d’arguments pour juger les idoles du monde ; de cette [p. 154] seule chose pour laquelle j’accepterais la mort,
95 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
353erfectionné de la désagrégation atomique de notre monde, — désagrégation dont l’aboutissement fatal serait la ruine de toute
354les nous permettent de situer notre opposition au monde actuel. Elles nous permettent aussi de donner sa réelle et pratique i
355véritable. Elle introduisait en effet, dans notre monde tel qu’il est, un principe entre tous néfaste : celui de la comparais
356’individu » se balade au gré des théories dans le monde abstrait et juridique de l’égalité, la personne s’enracine au contrai
357 dignité de l’homme, c’est d’être responsable. Le monde actuel est peuplé d’irresponsables. Le « prolétaire » tel que le fabr
358meneurs, mais des hommes humains. On ne refait un monde qu’avec des hommes responsables. p. 156 53. Cet article parut d
96 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
359t que le peuple ignore davantage s’il se peut. Le monde actuel est né d’une révolution. Cette révolution n’a pas été sans thé
360els qu’il nous faut commencer la mise en ordre du monde moderne. Importance d’une définition de la personne. Toute la tactiqu
361mort. J’habite loin de Paris, et les nouvelles du monde des lettres, qui me parviennent, me paraissent de jour en jour plus a
362ées. Le Français est l’être le plus « social » du monde. On l’admet volontiers, mais il faut voir ce que cela signifie. Être
363’État, et rejoignent ainsi le régime russe, si le monde entier d’ici vingt ans tombe sous la domination des compagnies d’assu
364e deviendra la revendication unique [p. 178] d’un monde par ailleurs comblé de biens qu’il ne saura goûter. Le triomphe du pe
97 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
365me il s’agit précisément pour nous de purifier le monde de leurs moyens et de leurs idéaux, cette critique qu’ils nous font e
366ant à savoir se dépenser. Pauvre non par refus du monde, mais parce que le monde n’est jamais plus fort qu’une volonté de pau
367 Pauvre non par refus du monde, mais parce que le monde n’est jamais plus fort qu’une volonté de pauvreté. Pauvre, mais d’une
98 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
368hrétiens à désigner la réalité de l’homme dans un monde christianisé. Car cet [p. 202] homme, lui aussi, se trouve être à la
99 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
369te revue 71 la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans ce
370 ⁂ Le terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel. Le « travaille
371fin, tel est le véritable nom du Progrès, dans un monde dont le matérialisme foncier ne pourra plus être longtemps masqué par
372liberté possible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détiendra la primauté. ⁂ Voyons maintenant quelles co
100 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
373cratisation du confort moyen et de la TSF dans un monde où le libre divertissement de chacun sera la condition du libre abrut
374sses chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simplement le contraire du