1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1’une anarchie dont les causes semblent avant tout morales. Les tendances encore un peu vagues d’un groupe tel que Philosophies
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
2la plus brûlante les richesses intellectuelles et morales du grand vaudois. Vraiment, tout ce qui semble viable et humain dans
3nt chrétienne — un mysticisme de cadre solidement moral, c’est-à-dire rationnel, dit M. Seillière — me paraît infiniment plus
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
4ait accorder trop d’importance à leurs tentatives morales, si singulières soient-elles — dont le grand public reste le témoin s
5s, le pire et le meilleur, toutes les vieilleries morales et immorales, tous les paradoxes, le chaos, etc. — Certes, aucune épo
6émonstrations par l’absurde de quelques problèmes moraux et littéraires  8 , à quoi beaucoup sacrifièrent leur jeunesse. (« No
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
7s. Voilà, n’est-ce pas, un amusant sujet de conte moral, avec ses personnages un peu conventionnels et l’invraisemblance asse
5 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
8s’accumulent les traits qui composent le portrait moral de l’Oriental, celui de l’Européen se précise dans la même mesure, — 
6 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
9ticulière à ces rencontres. Rien de plus aéré, au moral comme au physique. Chacun dit ce qu’il pense sans se préoccuper d’êtr
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10 toujours de probité intellectuelle ou de courage moral, nous avons élevé à la hauteur d’une vertu première — et qui légitime
11arde de confondre le plan littéraire avec le plan moral. Telle action peut paraître gratuite au lecteur parce qu’il ne sait p
12n morale. Impossibilité de faire mon autoportrait moral : je bouge tout le temps. Danger de faire mon autoportrait moral : je
13e tout le temps. Danger de faire mon autoportrait moral : je me compose plus laid que nature. Faut-il conclure avec Gide : « 
14fférent », ce qui est la négation de tout progrès moral. De la sincérité envisagée comme moyen de connaissance, le cas extrêm
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
15oin d’évasion qui est la condition de son progrès moral. C’est ainsi qu’il consent, non sans une imperceptible satisfaction,
9 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
16 (guerre de la confession d’Augsbourg) et surtout morales : car malgré des félicitations arrachées par Louis XIV au pape, les c
10 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
17 , et leur façon inexplicable de lier des valeurs morales aux cours de bourse. « Heureux quoique pauvre » comme ils disent dans
18laisirs, [p. 102] avec assurance contre faillites morales et douleurs d’amour — ô vertige sans prix du lâchez-tout ! Ils ont in
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
19un homme. » Voilà qui nous fait oublier certaines morales d’extrême moyenne d’où sont exclues toutes grandeurs au profit de fui
20ience toujours ratés — on ne m’y prendra plus ! — morales américaines et hygiéniques en tous genres, instruction publique, situ
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
21ns la confusion où je parais être engagé, du plan moral avec l’économique, qu’une expression nouvelle, et non dénuée d’ironie
22 tirer de [p. 185] votre conduite les conclusions morales qu’elle paraît impliquer, c’est ce caractère de, comment dirai-je…, d
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
23nt ou ne veulent y voir que révoltes contre leurs morales, ou menaces pour leurs instables certitudes, et qui nous font un péch
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
24e qui devint la formule de mes premières douleurs morales. Après six ans de ce régime, on m’avait suffisamment rabroué pour que
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
25ut bien être la vertu éducatrice d’un tel milieu, moral et matériel ? L’école publique, telle que nous la voyons est semblabl
16 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
26M. Marcel de ce qu’elle « mène loin… dans l’ordre moral ». Et quand cela serait ! dirons-nous, — avec le Benda qui ne trahit
17 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
27 des nuages qui animaient la matière d’intentions morales. Elle-même cependant est tout occupée à minéraliser l’esprit. La tâch
18 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
28ne ; ils assistent à des bouleversements sociaux, moraux et surtout spirituels d’une portée planétaire, mais ils trouvent d’ex
29a révolution morale… parce qu’elle manque de sens moral. » Le Français qui n’est ni chrétien ni disciple de Nietzsche, demand
19 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
30 L’amour, loin de causer une « désorganisation du moral », multiplie à nos yeux les correspondances. Comprenons à ce signe qu
20 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
31iberté. (Je pense à la boussole autant qu’au sens moral.) Le goût de se perdre est un des plus profonds mystères de notre con
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
32ives de Goethe. Aucune arrière-pensée de jugement moral ne perce dans le ton ni dans l’agencement des incidents. Ce n’est pas
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
33 pas me laisser entraîner sur le terrain purement moral ou immoral où Gide provoque ses lecteurs à le juger, sûr d’avance que
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
34de Gaston Frommel, dans ses Études littéraires et morales. Nous sommes certains d’intéresser les lecteurs de cette revue en cit
24 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
35suite de méditations sur le thème du tout-ou-rien moral qui caractérise Kierkegaard. L’on y trouvera moins de paradoxe et plu
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
36 part où s’exercer : d’où les conflits purement « moraux » qui nous empêtrent, jusqu’au-delà de nos adolescences. Jeux des enf
37rgueil physiques, en revanche hérissés de vanités morales et de provocantes civilités, qui viennent vous dire, entre deux bridg
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
38it se tromper, lorsqu’il note que dans ce conflit moral, Dieu est « tranquillement oublié ». Il y a visiblement chez Jean Sch
39its négatifs, alliés à d’évidentes préoccupations morales, composent précisément ce [p. 59] que beaucoup se plaisent à nommer «
40e flatteur, ou commode. Cette espèce de stoïcisme moral, dans lequel nous voyons se complaire beaucoup de « protestants par t
27 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
41Évangile, — je ne dis pas les religions, ni leurs morales, ni leurs prêtres, ni tout leur appareil d’assurance dans le monde et
28 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
42ut être aliénée au premier automatisme venu, même moral, cependant que d’autre part notre esprit débrayé, comme un psychologu
29 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
43 rien mérité, sinon la colère de Dieu. En face de morales de plus en plus débilitantes, asservies à la classe, à la race, et à
30 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
44donnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit-on conclure au refus de toute activité politique ? Ce serait ad
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
45e romanesque. Un Kierkegaard critique ses mesures morales, en donne la référence : ce Dieu terrible. Et sa vertu est choix. L’a
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
46es marxistes nous accusent de mêler des notions « morales » — ainsi désignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiqu
33 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
47 et qui met en état de crise toutes nos sécurités morales. (Ce n’est qu’à certains degrés de tension que la réalité de nos réal
34 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
48ure, puisse s’y « fier » et se passer de recettes morales inventées par les anciens juifs, Kant, Joseph Prudhomme ou le pasteur
35 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
49; l’objet pur opprime, le sujet pur s’évade ; les morales échouent, l’immoralisme n’est qu’une morale de plus ; l’athéisme cons
36 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
50 des autres ou parlant en général : ceci est bon, moral, cela est mauvais, immoral, — porte un jugement d’humaniste, mange du
37 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
51’économique serait le dernier mot des souffrances morales ? Pour peu qu’on sorte de sa chambre, on est presque forcé d’en conve
38 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
52 doctrines sont contradictoires ? Les évaluations morales sont devenues presque impossibles ? Oui, certes ! Sur le plan de la c
39 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
53gent, selon le cours des modes, mais les réalités morales demeurent et savent se faire entendre sans discontinuer par les génér
40 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
54donnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit-on conclure au refus de toute activité politique ? Ce serait ad
41 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
55 des autres ou parlant en général : ceci est bon, moral, cela est mauvais, immoral, — porte un jugement d’humaniste, mange du
42 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
56erbeuse, puis toute cette suite de décompositions morales que les historiens vont décrire mais que d’autres savants connaissent
43 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
57es marxistes nous accusent de mêler des notions « morales » — ainsi désignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiqu
44 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
58 privée et la vie publique. Nous n’avons pas deux morales. Et tout ce que nous disons sur la morale sociale doit et peut être i
45 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
59ier » de cette façon. À cet égard, l’égalitarisme moral a misé sur la lâcheté humaine. C’est le contraire d’un idéal. Persp
46 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
60e sûr appui grâce auquel on peut résister au choc moral de la surprise. Dans la panique générale, dans le désordre inévitable
61saire de beaucoup discourir sur les autres vertus morales.) 4. Mieux vaut un convaincu sans influence sociale, que mille sympat
47 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
62olitique européen, et personnalistes dans le plan moral, ils occupent une position originale et bien nette, particulièrement
48 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
63ien commun. Et l’on admet alors qu’il existe deux morales, l’une privée et l’autre politique, la plupart du temps contradictoir
49 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
64 doctrines sont contradictoires ? Les évaluations morales sont devenues presque impossibles ? Oui, certes ! Sur le plan de la c
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
65 signifierait pas une révolution. Les évaluations morales du philosophe et les coutumes du citoyen moderne ont perdu toute comm
66 au fascisme, à conduire la critique des hérésies morales que toute la bourgeoisie, et le peuple à sa suite, révèrent. Car elle
67ouvrir la profondeur et la gravité des confusions morales dans lesquelles nous vivons. Je ne connais pas de plus salutaire leço
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
68uls ont su créer des empires solides, des valeurs morales stables, de la fidélité. Les blancs seuls savent tenir une parole, se
52 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
69disée à l’américaine, et de toutes les « méthodes morales », puritaines. Volontaristes, pragmatistes, optimistes, scientifiques
70ble pas à ces tentatives de violation de domicile moral. Pour entrer en contact avec les hommes, il n’y a qu’un moyen : c’est
71t là aussi le moyen de faire tomber les barrières morales qui séparent nos contemporains, l’on s’en persuadera facilement en li
53 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
72e faire valoir avec intransigeance. Or le critère moral de l’ancienne bourgeoisie a perdu tout prestige à nos yeux. Et les cr
73idienne des citadins : ils ont en tête trente-six morales contradictoires et autant de modèles qu’ils voudraient égaler, et cep
54 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
74La personne est aussi, par conséquent, l’individu moral, l’individu social par excellence. Mais dans son acte seulement, c’es
55 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
75 de se présenter à la table sainte dans un état « moral » insuffisant ; mais sait-il bien que seul l’aveu de sa totale insuff
56 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
76 privée et la vie publique. Nous n’avons pas deux morales. Tout ce que nous allons dire sur la morale sociale O.N. peut être tr
57 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
77oyons un peu sur quelles difficultés. Difficultés morales d’abord. La France est démoralisée par une « oligarchie de profiteurs
58 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
78té de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, en particulier, une certaine théologie libérale de rec
79ées, de toutes ces choses. N’est-ce pas ce « Dieu moral » qui détourna plusieurs générations des églises où on le prêchait en
80utation de Dieu : en somme, ce n’est que le “Dieu moral” qui est réfuté. Il est bien significatif que les fragments de Nietz
59 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
81s analyses nietzschéennes portant sur les valeurs morales. Il attaque l’altruisme, et démasque dans cette « vertu » [p. 3] les
82mps, il a beau, par dépit de l’impuissant amour « moral », renverser les données terrestres, tenter le contact par la haine,
60 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
83ni modestie, [p. 634] ni aucune espèce de valeurs morales, de même que la digestion, si vous voulez. L’idée même de s’en vanter
61 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
84que toutes ces pseudo-mesures d’ordre culturel ou moral ont été supprimées par l’État soviétique, plus rigoureux dans son app
62 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
85ards que nous pouvons porter sur les grands faits moraux et matériels du temps. Les mémoires et la correspondance du sinistre
63 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
86sister essentiellement dans un réveil des valeurs morales les plus traditionnelles. Valeurs de « pères de familles », morale bo
64 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
87es leurs, il y a tout l’abîme qui sépare un idéal moral d’une foi au Christ vivant ? Car le chrétien n’est pas idéaliste, et
88su ou n’a osé prévoir l’aboutissement matériel et moral de la révolution industrielle, c’est-à-dire du capitalisme. La bourge
89lent une morale créatrice, prenant le pas sur nos morales trop idéalistes, ou cyniques. Et le triomphe d’une telle morale, à so
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
90’un ensemble de causes économiques, politiques et morales, dont les « intellectuels » m’apparaissent responsables pour une part
66 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
91lusivement par les aspects économiques [p. 39] et moraux, il semble bien qu’il n’ait pas vu que si la puissance bourgeoise éta
92ques. Il accorde autant d’importance aux facteurs moraux de l’histoire, et par là même sa critique se révèle plus féconde du p
93iques, des styles de vie, des conceptions d’ordre moral. C’est ici qu’une question plus profonde me paraît devoir être posée 
67 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
94me de la bourgeoisie, dans ses luttes sociales et morales, scientifiques et religieuses, ce fut toujours la raison raisonnante,
68 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
95économiques, transmutations de toutes les valeurs morales, etc. Et tous ces sens se chevauchent pour former dans l’esprit des p
69 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
96 séduits par certains résultats matériels et même moraux, et par l’euphorie juvénile qui paraît bien s’être emparée d’une part
70 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
97éhensibles » ; les transformations économiques et morales incalculables provoquées par le socialisme d’État ; enfin le défaut c
98ands trusts, anarchie dans l’enseignement, et dix morales contradictoires dont aucune ne sait plus, ou n’ose plus avouer à quel
71 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
99ertion, je m’appliquerai à définir le seul aspect moral de mon sujet : quelle est l’attitude de pensée, le parti pris fondame
72 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
100 de la pensée. (De même que pour Kant, le sérieux moral est purement formel.) D’où l’excessive technicité de leur langage. Av
101ut être aliénée au premier automatisme venu, même moral, cependant que, d’autre part, notre esprit débrayé, bavarde impunémen
102as, dès l’origine, sans recours à nos conventions morales et sociales 78 . Le fameux « compromis social » à la nécessité duquel
73 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
103ossible le mystère, en illustrer les conséquences morales. Si la culture refuse d’agir, c’est qu’elle estime que l’action dépen
104e indicible, et c’est la suite de ses contrecoups moraux qui nous permettra seul de le décrire. Un acte n’est rien s’il ne com
105c les mains, ce sera la description des attitudes morales qui favorisent l’actualité de la pensée, qui en résultent, et qui en
106 fondent presque toutes nos exagérations, utopies morales, subtilités intempérantes, ou enthousiasmes politiques. Quelques exem
107sez [p. 231] minutieusement, cerné les caractères moraux de son activité, dans le domaine de la culture. Mais j’indiquerai les
108La personne est aussi, par conséquent, l’individu moral et social par excellence ; mais dans son acte seulement, c’est-à-dire
74 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
109ar accident, une série d’attitudes et de causes « morales » à une série parallèle d’attitudes et de faits visibles ; l’accent é
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
110 séduits par certains résultats matériels et même moraux, et par l’euphorie juvénile qui paraît bien s’être emparée d’une part
111éhensibles » ; les transformations économiques et morales incalculables provoquées par le socialisme d’État ; enfin le défaut c
112ands trusts, anarchie dans l’enseignement, et dix morales contradictoires dont aucune ne sait plus, ou n’ose plus avouer à quel
76 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
113Kierkegaard pour une espèce d’esthète du paradoxe moral, pour un immoraliste avant la lettre nietzschéenne. Admettons que la
77 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
114ien commun. Et l’on admet alors qu’il existe deux morales, l’une privée et l’autre politique, la plupart du temps contradictoir
78 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
115ocialistes, sans étatiser du même coup les forces morales du pays. Ils ont tiré la grande leçon de la guerre : pour réussir à c
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
116hement odorantes. Le confort de celle-ci est plus moral que matériel, d’ailleurs. Ma femme ne dispose que d’un vieux fourneau
117 par les passions politiques et par les croyances morales.) Voici donc le dilemme : ou bien l’on est dans le chômage, et l’on n
118es résument en deux images exactes les conditions morales et économiques des habitants de l’île. 1. Division des terres. — J’ai
119i grave que parce qu’elle est d’abord un problème moral non résolu. Pour la majorité des modernes, la menace de pauvreté ne s
120, le problème que pose la pauvreté est avant tout moral : ce qu’on craint le plus, et en premier lieu, sentimentalement, c’es
80 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
121eurs circonstances matérielles, leurs difficultés morales, leurs traditions et leurs rancunes — c’est souvent la même chose — l
122 : « Je m’attendais à autre chose, mon calendrier moral, mes conventions, etc., prévoyaient autre chose. » Et l’on décrit les
123 [p. 219] expriment tout simplement des attitudes morales différentes ? Ce serait nouveau… Il y a au fond tout autre chose. C’e
81 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
124es résument en deux images exactes les conditions morales et économiques des habitants de l’île. 1° Division des terres. — J’ai
82 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
125tribuer à son salut par ses efforts et ses œuvres morales. Que trouveront-ils dès lors dans ce Traité ? Une verdeur de polémiqu
126u « vieil homme », et les prétextes toujours très moraux, et même très pieux, qu’invoque notre révolte… Réalité radicale du
83 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
127capitalisme détruit la famille… ruine les valeurs morales. — (Les communistes) repoussent la pièce à thèse, le roman à thèse, l
84 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
128 : « Je m’attendais à autre chose, mon calendrier moral, mes conventions, etc. prévoyaient autre chose. » Et l’on décrit les
85 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
129 logique des circonstances à se montrer plutôt… « moraux ». On goûta beaucoup l’euphémisme. Mais lorsqu’un « jeune » fit remar
86 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
130ngués. Mais ces inquiétudes se limitent au « plan moral », comme nous aimons à dire. Elles sont d’usage interne, individuel.
131, d’un certain nombre de structures politiques et morales, et d’une tradition fédéraliste, qui se trouvent réaliser, en théorie
132nos chances à venir, mais les bases politiques et morales sur lesquelles nous pouvions compter, et la mission même de la Suisse
87 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
133la culture, la misère matérielle et l’abaissement moral. Le schématisme inhumain de ces phénomènes rend leur étude et leur ex
88 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
134n de son corps expéditionnaire. (Diverses raisons morales et matérielles légitiment en effet cette inquiétude…) Le général Faup
89 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
135 la faiblesse de prier pour les ennemis (sabotage moral) et de condamner la violence (libéralisme morbide). Le jeune paysan b
90 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
136’État démocratique perdrait ses meilleures forces morales : sa « mystique » de la liberté. Il n’y a de solution pratique que da
137y a de solution pratique que dans un vaste effort moral des grandes et des petites démocraties pour [p. 75] résoudre à leur m
91 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
138est pas l’homme le mieux armé, mais celui dont le moral est le plus solide. Quand on lit les travaux historiques les plus sér
139 lutte nouvelle. C’est à cette sorte de jiu-jitsu moral que nous devrions nous exercer. Si l’on y déployait le quart de l’éne
92 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
140ties du livre. 1. Crise moderne du mariage Deux morales s’affrontaient au Moyen Âge : celle de la société christianisée, et c
141issension au sein de laquelle nous vivons de deux morales dont l’une est héritée de l’orthodoxie religieuse, mais ne s’appuie p
142de la composer symboliquement dans nos catégories morales. Rôle d’exutoire, rôle civilisateur. Mais le mythe s’est déprimé et p
143 n’y a plus, à proprement parler, conflit de deux morales hostiles — et par suite plus de mythe possible — mais on approche d’u
144ette propagande dont le succès caractérise l’état moral de l’époque, est à la fois de nous obséder par l’idée d’un bonheur fa
145t de redéfinition de l’institution et des devoirs moraux qu’elle implique 91 . Les humanistes reprennent les arguments d’un Go
146 forcée de l’eugénisme réussira, là où toutes nos morales échouent, entraînant l’effective abolition du besoin « spirituel », e
93 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
147ilistin que dénoncent les romantiques, ou l’homme moral pris dans les rets sociaux, et incapable désormais de concevoir les v
148oblème de l’adaptation de deux êtres physiques et moraux des plus hautement organisés ! (C’est pourtant à cette utopie qu’obéi
149, tellement plus important que toutes vos petites morales et garanties de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantiq
150uissance indéfinie et qui domine les contingences morales. Mais alors, on peut être certain qu’un pareil mythe est né de la rêv
94 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
151iment que d’autres facteurs prédominent, facteurs moraux et psychiques. » C’est donc devant sa destinée, et non pas devant Blü
95 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
152e état des pertes matérielles subies. Le bénéfice moral, incalculable, fut perdu. 7. Conclusion. — La voie était dès lors ouv
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
153ordre extrême de nos mœurs, dans la confusion des morales et des immoralismes qui en vivent, aux moments les plus purs d’un dra
154que nous chérissons ce malheur, cependant que nos morales officielles et notre raison les condamnent. L’obscurité du mythe nous
155où l’immoralisme se révèle plus exténuant que les morales anciennes. Le culte de l’amour-passion s’est tellement démocratisé qu
156tre vie hâtive, notre culture et le ronron de nos morales sont en passe de nous faire oublier la sévère réalité. Dresser le myt
157nduit même au-delà de l’origine de toutes valeurs morales, au-delà du plaisir et de la souffrance, au-delà du domaine où l’on d
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
158triarcale réduit le fils au conformisme social et moral ; le poids de l’interdit lié à la mère (donc au principe féminin) inh
159rarement tout à fait comprises et pratiquées ; de morales jadis exclusives mais qui se superposent ou se combinent à l’arrière-
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
160ne s’agit plus ici des souffrances corporelles ou morales qu’entraîne la mortification des sens et de la volonté, mais l’âme so
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
161la moitié du mythe, son aspect diurne, son reflet moral dans notre vie de créatures finies. Il y manque l’aspect nocturne, l’
162écisément où s’évanouissent toutes les catégories morales — par-delà le Bien et le Mal, dans le transport, et dans la transgres
163t du règne de Louis XV, ne sont plus même d’ordre moral, mais intellectuel et physique. La distinction de l’esprit et de la c
164ologique. On a trop vite jugé le « rousseauisme » moral en attribuant à l’auteur du roman les croyances de ses personnages. S
165ssout dans une critique sceptique, tandis que les morales s’abâtardissent, et que tout élément « sacré » disparaît de la vie so
166communes. » Et plus loin : « Il y a peu de peines morales dans la vie qui ne soient rendues chères par l’émotion qu’elles excit
167e, oisive et lectrice de romans. Ici encore, deux morales s’affrontent. Les barons félons de la légende sont figurés par les te
168 des bases financières et non plus religieuses ou morales. À dire vrai, les seuls écarts considérés comme intolérables sont ceu
169gines. Et dès lors, redescendre au-dessous de nos morales, ce n’est pas nous libérer de leurs interdictions, descendre au-desso
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
170use, ascétique, attire à elle tous les sentiments moraux ; la sensualité, abandonnée au diable, se venge terriblement. Que l’u
171rs contrainte par la dépréciation des résistances morales et privées, non moins que par la dénaturation de la guerre. D’une par