1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1oins que la significative pauvreté idéologique et morale qu’il révèle. Le style brillant et elliptique qui tend à devenir notr
2n, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. » (p. 42). Le Surréalisme ne serait-il donc qu’une sorte de méthode
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3ype d’homme profondément antisocial, glorifie une morale résolument anarchiste. Ceux qui s’essayent à l’action, c’est encore p
4rise de notre civilisation, il y a un problème de morale à résoudre, une conscience individuelle à recréer. Nous y employer, p
5ttent les mêmes brouilles de famille entre Art et Morale, Pensée et Action… Ces deux moralistes adonnés à la culture et à la l
6tc. — Certes, aucune époque ne fut à la fois plus morale et plus immorale, parce qu’aucune ne s’est autant attachée à chercher
7hique. Presque tous sont hantés par la peur d’une morale qui « déforme », qui mutile une tendance naturelle, qui élague, qui o
8té, nous étions dominés par le sens d’une réalité morale absolue que certains d’entre nous eussent acheté au prix d’un martyre
9rtus », les pousser jusqu’à l’absurde. Surenchère morale dont le début de la Tentative amoureuse offrait déjà une singulière p
10tincts du corps et de l’âme ; vouloir une foi… La morale de demain sera en réaction complète contre celle d’aujourd’hui, parce
11re, ne connaître que les grands mots de la langue morale, suivre à l’égard de soi-même la méthode de l’Évangile qui, prenant à
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
12 Les témoignages ne manquent pas sur la détresse morale de la génération surréaliste. Mais tandis que la plupart en sont enco
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
13ntique de l’art avec la vie, qui empoisonne et la morale et l’esthétique modernes. Et à ce propos, il faut souhaiter que M. Fe
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
14 ordre social « comme une adroite fêlure ». Notre morale est entièrement subordonnée à l’action ; notre individualisme en naît
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
15ertu première — et qui légitime tous les dénis de morale à quoi nous obligeaient en réalité on sait quel dégoût, et certains d
16its justifient : sincérité = spontanéité. Mais la morale est ce qui s’oppose en premier lieu à la spontanéité. C’est pourquoi
17 semblables considérations, dans le domaine de la morale, que le meilleur moyen de se livrer à ses déterminants, c’est de mene
18 part, on veut donner à l’acte gratuit une valeur morale en disant qu’il révèle ce qu’il y a de plus secret dans la personnali
19aissance plus intense et plus émouvante ; mais la morale, plutôt que de nous constater, doit nous construire — selon le mode l
20lite de toute introspection, en littérature et en morale. Impossibilité de faire mon autoportrait moral : je bouge tout le tem
21 cas des Faux-Monnayeurs le montre clairement. En morale : défaitisme quand il s’agit de gestes qui pourraient entraîner des e
22s, n’existant pas ? (François Mauriac.) La valeur morale de M. Godeau serait définie par l’aspect seul qu’il souffrirait de ga
23der lui-même à son propre regard. Ainsi la valeur morale d’un homme équivalait-elle à l’illusion qu’il était capable d’entrete
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
24emps ne cultivent point cette fièvre. Et comme la morale ne sait plus leur imposer de feindre encore ce que le cœur ne ressent
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
25re, très « interprété ». Non pas une photographie morale, mais une sorte de synthèse de l’homme et de l’homme dans son œuvre,
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
26sociale, patriotique, religieuse (?) et ci-devant morale qui protège votre paresse à concevoir en esprit. Ces trois mots vous
27  « Nous étions dominés par le sens d’une réalité morale absolue que certains d’entre nous eussent acheté au prix d’un martyre
28tions que nous haïssions. Notre haine de certaine morale ne venait-elle pas de ce qu’en son nom l’on mesurait odieusement une
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
29ustraire ne compenseront jamais cette escroquerie morale dont je fus la victime, ce vol de quelques joies parfaites de ma jeun
11 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
30trophient. Pourvu, dit-on, que subsiste le peu de morale nécessaire aux affaires, tout ira bien. (On pense que les formes de l
31es, tout ira bien. (On pense que les formes de la morale peuvent exister sans leur substance religieuse.) L’homme moderne mani
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
32s moi, j’avais trop souffert de cette compression morale pour, une fois matériellement délivré, en supporter longtemps encore
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
33lumières » et qui pourtant s’indignent de voir la morale actuelle s’attaquer, voyez-vous ça, à la famille, « cette cellule soc
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
34oler, si cela peut vous rassurer quant à ma santé morale.) La question est de savoir si nous serons des hommes de chair et d’e
35s réalisations on ait porté atteinte à la dignité morale de ce M. Machin, membre du conseil de paroisse. Je préciserai donc :
36 souvent des catastrophes que beaucoup de rigueur morale ne saurait même pas prévoir. NOTE B La culture de notre sensibilité n
15 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
37outragée, les autres disaient qu’il n’y a plus de morale, et ces jeunes gens ont une façon de trancher les questions qui vous
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
38’on va demander sa revanche contre la mesquinerie morale du milieu… Étrange misère que celle d’une génération qui, après tant
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
39s haut intérêt », le « prix de l’action » et leur morale qui ne parle que d’obligations dont on ne saurait à la légère se déba
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
40produirait, si par quelque Décret l’on élevait la Morale du domaine des actions à celui de la pensée, de l’Apparence à l’Essen
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
41rine, d’un Perken, les traits d’une individualité morale qui n’est sans doute que l’idée la plus forte que M. Malraux se fait
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
42e condamnation des passions humaines, et comme la morale du roman. Mais nous ne croyons pas qu’une œuvre de cette envergure co
43e cette envergure comporte à proprement parler de morale, malgré ce que dit l’auteur dans sa préface. Bien plutôt, elle est l’
44ble argument du bonheur, fondement pratique de la morale courante. Presque tous les événements de son roman le contredisent. C
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
45rkegaard), et dans la Revue de métaphysique et de morale. Et voici que l’on annonce de plusieurs côtés 21 , la publication pro
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
46ture alpestre. Il contient en puissance toute une morale de l’effort individuel et désintéressé, un constructivisme assez aust
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
47ible à une âme chrétienne d’atteindre la grandeur morale si elle n’a pas connu, ne fût-ce que par sa puissance de sympathie, l
48ent. Quant à lui, la complexité vivante de sa vie morale n’a d’égale que la violence de ses réactions. Une fois, désespéré, — 
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
49ie profonde. Tels sont les tours que nous joue la morale lorsque, se prenant pour fin, elle s’érige en dialectique indépendant
50 que spectateur de ses antagonismes. Dès lors, la morale qui, pourtant, seule l’intéresse, n’est plus qu’un jeu d’équilibres r
51e se réaliser comme unité. Non point parce qu’une morale stoïcienne et laïque nous le recommande. Non point à cause de la logi
25 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
52les plus frappants apparaissent déterminés par la morale du titanisme. Or elle implique [p. 17] la réalité de la métamorphose.
53s moyens appropriés, par une politique ou par une morale. D’une part l’on tient la déficience pour essentielle ; de l’autre el
26 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
54 n’est pas à une routine que l’on sacrifie, à une morale, à je ne sais quel profit : c’est à une parade incontestablement vain
27 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
55s haut intérêt », le « prix de l’action » et leur morale qui ne parle que d’ obligations dont on ne saurait à la légère se déb
56produirait, si par quelque Décret l’on élevait la Morale du domaine des actions à celui de la pensée, de l’Apparence à l’Essen
28 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
57vénération du réel. Tel serait le fondement d’une morale des idées « par delà le logique et l’absurde ». Ah bien ! je connais
29 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
58éférence la famille dans sa force de conservation morale, alors que le catholique Mauriac s’attarde au spectacle de sa décompo
59assives de la foi ; soit des œuvres d’édification morale, au sens littéral du terme : tendance stoïcienne ; soit des œuvres de
60ïcienne ; soit des œuvres de révolte contre cette morale — tendance nietzschéenne. Tout ceci ne participant que très indirecte
30 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
61a « révélation divine du plus haut principe de la morale », tout en vénérant également le soleil, comme une « révélation du Tr
31 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
62pleurard… Et l’on parla pourtant de la conscience morale. On en parla, bien sûr, comme d’une de ces célébrités respectables et
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
63i qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher et la réalité rugueu
33 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
64 qu’il n’est plus temps de discuter, une position morale exemplairement ambiguë. Rien de plus légitime que le désir d’être ent
34 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
65ésentement de Jouhandeau, c’est de transcender la morale et ses canons donnés d’avance. L’audace du « choix » ou du « dépassem
66du « dépassement », cette vertu qui « supprime la morale », Jouhandeau l’appelle imprudence ou générosité. Et ces mots ne dési
67en et mal appartiennent au règne de la loi (de la morale). Et c’est la foi qui en libère, non pas cette « générosité » malgré
35 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
68t à la fois de l’histoire, de la politique, de la morale et de la religion. Des livres comme l’Essai sur la France, de E. R. C
69évolutionnaires. (Mort de la pensée et Mort de la morale bourgeoise d’E. Berl, manifestes de groupements de jeunes tels que Es
36 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
70eurer agressifs dans leur volonté de confondre la morale petite-bourgeoise avec les ordres de la foi. Et l’on a vu Babitt. Mai
71 décrit ainsi : « Dans cette philosophie et cette morale est délibérément supprimée toute idée de liberté, toute idée de propr
37 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
72animal s’assure à moins de frais. Sinistre farce. Morale officielle de la Troisième République, de l’Amérique et des Soviets.
73nisme grossier — « Je gagne mon bifteck » — de la morale bourgeoise, et de l’idéalisme socialiste, démocratisation du confort
38 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
74concevable ; dénoncer tous les codes existants de morale, parce qu’ils dénaturent ou refoulent la question, en lui fournissant
39 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
75 les morales échouent, l’immoralisme n’est qu’une morale de plus ; l’athéisme conserve l’orgueil bourgeois, les religions cons
76n qui ne porte pas sur le détail ni sur la valeur morale de cette méthode, mais qui [p. 98] tombe perpendiculairement sur le p
77n absolument nouvelle, dans un instant dont nulle morale ne peut prévoir le sens dernier. ⁂ Une synthèse qui précède et dépass
40 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
78éloquence, l’érudition, les grands sentiments, la morale en soi (pas la morale en vertu d’un dogme), le nationalisme, l’ironie
79, les grands sentiments, la morale en soi (pas la morale en vertu d’un dogme), le nationalisme, l’ironie, le scepticisme, le p
41 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
80e arbitrairement dans les cadres d’une dogmatique morale : c’est plutôt qu’il suit Saint-Évremond de trop près dans les méandr
42 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
81te. Bourré de petits faits vrais dont l’intention morale est évidente, il est doublement édifiant. Ceux qui ont aimé le Chemin
43 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
82 aucune occasion de critiquer dans cette revue la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité
83se l’hypocrisie plus ou moins consciente de cette morale, que le soviétisme est en train de rajeunir, Staline prenant glorieus
84ecret 1 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre p
44 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
85ination. Leur médiocrité même, leur petite taille morale, empêcheront qu’on les juge trop durement responsables. Mais prenons
45 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
86eurer agressifs dans leur volonté de confondre la morale petite-bourgeoise avec les ordres de la foi. Et l’on a vu Babitt. Mai
87 décrit ainsi : « Dans cette philosophie et cette morale est délibérément supprimée toute idée de liberté, toute idée de propr
46 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
88ngtemps les chrétiens ont cru pouvoir utiliser la morale de ce monde, qui est une morale d’intérêts humains, alors que le comm
89uvoir utiliser la morale de ce monde, qui est une morale d’intérêts humains, alors que le commandement du Christ est un comman
47 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
90 individu toutes [p. 157] les institutions, et la morale, c’est méconnaître la nature concrète de l’homme, qui comporte le con
91s par le cadre policier de l’État, par l’ambiance morale que créent la Presse et la Publicité, et par la peur des bouleverseme
92s deux morales. Et tout ce que nous disons sur la morale sociale doit et peut être immédiatement traduit en institutions écono
93lus humain. C’est aussi l’homme le plus utile. La morale de L’Ordre nouveau, ce sera la morale de l’homme debout, de l’homme e
94s utile. La morale de L’Ordre nouveau, ce sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose
95e l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielles, et qui prenne pou
96en-Respectable ou le Travailleur en soi. Mais une morale qui exige de chaque homme qu’il tienne sa place unique dans la commun
48 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
97et dont tout le plaisir, tout l’honneur, toute la morale soient de faire vivre ceux-là mêmes qui lui refusent leur reconnaissa
49 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
98té. Elle possède ainsi, par elle-même, une valeur morale pour le révolutionnaire, qu’elle prépare sans cesse aux actes nécessa
50 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
99ur l’intérêt commun et les contrats. Alors que la morale de la tribu dicte des devoirs sacrés, dans la cité on parle de droits
100ures. Peut-être peut-on rapprocher cette tendance morale de celle qui poussa les physiciens de la Grèce à créer la notion d’at
101rd’hui les positions civiques de la Réforme et sa morale personnaliste ? Calvin, vous le savez, ne s’est jamais préoccupé [p. 
102certains dangers qui menacent en permanence notre morale de la personne. Je vais le montrer par deux exemples dont j’essaierai
103ecte au fascisme, une certaine déviation de notre morale, un certain culte de la « personnalité » en soi, un certain individua
51 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
104ion de critiquer [p. 226] dans cette revue 71 la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité
105se l’hypocrisie plus ou moins consciente de cette morale, que le soviétisme est en train de rajeunir, Staline prenant glorieus
106cret 72 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre p
52 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
107animal s’assure à moins de frais. Sinistre farce. Morale officielle de la Troisième République, de l’Amérique et des Soviets.
108nisme grossier — « Je gagne mon bifteck » — de la morale bourgeoise, et de l’idéalisme socialiste, démocratisation du confort
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
109onnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but
110ors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire
111y avoir d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle
112nne au monde n’a jamais mené une vie parfaitement morale, pour renoncer à affirmer une morale ? Est-ce une raison, parce que l
113parfaitement morale, pour renoncer à affirmer une morale ? Est-ce une raison, parce que les « politiques » pratiquées jusqu’ic
54 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
114e » qu’attaquait Nietzsche, c’est, en réalité, la morale bourgeoise. Scheler le démontre avec maîtrise dans un chapitre consac
115 sont laissés prendre. C’est tout le procès de la morale laïque, ou kantienne, qu’amorce ici Scheler. Je ne veux donner qu’un
116n’est pas le chrétien, c’est le bourgeois dont la morale usurpe l’apparence évangélique, en haine de l’Évangile et de ses exig
117u’il est urgent que les chrétiens opposent à la « morale des commerçants » — comme disait Nietzsche — qui domine notre société
55 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
118stes bourgeois — mais personne ne croit plus à la morale bourgeoise — d’autre part les immoralistes, mais ils ne vont pas jusq
119ssion n’ont jamais [p. 32] craint d’affirmer leur morale. Elles n’ont jamais pensé qu’une œuvre d’art perdrait de sa valeur à
56 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
120 des grands problèmes sociaux est une question de morale individuelle. » L’originalité d’une morale individuelle apte à résoud
121ion de morale individuelle. » L’originalité d’une morale individuelle apte à résoudre les conflits sociaux se réduirait probab
122st pourquoi des généralités abstraites telles que morale ou socialisme 10 , entités que l’on peut considérer en soi comme des
57 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
123il bien que seul l’aveu de sa totale insuffisance morale lui donne le droit de saisir le salut dont les signes sacrés sont le
58 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
124r sur cet individu toutes les institutions, et la morale, c’est méconnaître la nature concrète de l’homme, qui comporte le con
125s par le cadre policier de l’État, par l’ambiance morale que créent la Presse et la Publicité, et par la peur des bouleverseme
126deux morales. Tout ce que nous allons dire sur la morale sociale O.N. peut être traduit immédiatement en institutions économiq
127lus humain. C’est aussi l’homme le plus utile. La morale de L’Ordre nouveau, ce sera la morale de l’homme debout, de l’homme e
128s utile. La morale de L’Ordre nouveau, ce sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose
129e l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielles, et qui prenne pou
130en-Respectable ou le Travailleur en soi. Mais une morale qui exige de chaque homme qu’il tienne sa place unique dans la commun
59 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
131tale de l’homme et sur une absolue intransigeance morale : en un mot, sur la personne et sur les personnes ; c’est que L’Ordre
60 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
132royez qu’il y a, à côté de Dieu, encore un dieu : morale, devoir kantien, conscience, notion humaine de la justice, science, m
61 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
133 à l’écart d’une société hostile, dans une ascèse morale soutenue. L’aîné, c’est ce Rouveyre que nous ont révélé des dessins c
62 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
134angoisse est dans les refoulements qu’imposent la morale, l’Église, les exploiteurs, la raison. Le rêve se trouve refoulé par
135la pensée se dégage mieux. Quoique toute douleur morale puisse être ramenée à un système de coordonnées sociales, on a trop o
136ystème général de choses en ignorant cette misère morale qui, trop profondément ancrée en l’homme pour qu’elle disparaisse par
63 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
137ervention : ce ne sont là que les rudiments de la morale de leur état. Et personne n’a jamais contesté la grandeur d’un désint
138pris la peine de défendre ces lieux communs de la morale élémentaire. Se montrer « désintéressé » pour lui, ce n’est pas tout
139es distingués vise autre chose que cette banalité morale. Elle vise en fait à justifier le lavement de mains de Pilate. « Pila
140 l’esprit et du corps, de la raison pure et de la morale pratique, décret prononcé par Descartes en 1637 — aggravé par l’idéal
64 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
141résolu pour autant, fermente et empoisonne la vie morale de la nation. Il devient un foyer de fièvre et un facteur d’énervemen
65 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
142raditionnelles. Valeurs de « pères de familles », morale bourgeoise révigorée, en vérité nous sommes encore bien loin de toute
143vons pas l’intention de faire ici le procès de la morale que défend M. de la Rocque, et nous rendrons bien volontiers l’hommag
66 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
144s parlions, une autre fois, de la nécessité d’une morale héroïque ? Il m’est venu quelques doutes, pendant cet entretien : des
67 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
145té de cette classe implique en outre une exigence morale, adressée à la société tout entière ; et l’Église, en tant que direct
146s libérait. Le bourgeois désormais possède l’arme morale qui lui permettra de construire. À ce moment, la culture est travail,
147si ce premier progrès suffit, et si cette analyse morale conduit au cœur du conflit véritable. Là où Marx se contente d’oppose
68 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
148sur la puissance de l’inquisition intellectuelle, morale et policière exercée par ce Parti, d’autre part, nous permettent d’af
149es komsomols et brigadiers de choc s’imposent une morale ascétique, acceptent des privations de toute nature, et supportent av
69 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
150seconde partie de cet ouvrage.)   Moralisme : La morale est identiquement soumise dans les deux cas à l’édification (Aufbau)
151nonciations » qui traduiront souvent en termes de morale officielle l’incompréhension artistique des membres du Parti, ou cert
70 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
152 veut imposer au tout, y compris la culture et la morale. Ce sont les nécessités de la propagande, identiques dans les deux ca
71 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
153ais appeler une éthique de l’intelligence, ou une morale de la culture, dans la communauté qu’il faut créer. Il serait au-dess
72 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
154rt, les lettres et la philosophie modernes. Et la morale qui correspond à tout cela ? — On fait l’amour, on ne fait plus des e
155tendu que personne n’entend plus et qui domine la morale et la pensée d’un siècle, dans ces réalités dont une sagesse terrible
156ison véritable. De là leur sec rationalisme, leur morale formaliste, leur pudibonde impartialité, enfin ce goût presque maniaq
157lectorale. Si [p. 178] l’on se mettait à vivre sa morale, il n’y aurait plus de morale ; où irait-on ! Pourtant l’on parle de
158 mettait à vivre sa morale, il n’y aurait plus de morale ; où irait-on ! Pourtant l’on parle de morale, il le faut bien, surto
159 de morale ; où irait-on ! Pourtant l’on parle de morale, il le faut bien, surtout dans un monde laïque. Mais c’est d’une mora
160n, surtout dans un monde laïque. Mais c’est d’une morale idéale « sans obligations ni sanctions », une morale de rhéteurs et n
161ale idéale « sans obligations ni sanctions », une morale de rhéteurs et non d’apôtres. Nous voici donc à ce point d’étrangeté
162 douleur et qui comblait si doucement la débilité morale du siècle. Elle en figura tout ensemble le bon goût, la mesure, et la
163en faisant de l’histoire ; posez-lui une question morale, il parlera psychologie. Abordez le domaine philosophique, il ne veut
164cer leur origine permanente dans telle déficience morale, dans tel refus précis dont nous sommes responsables aujourd’hui ? L’
73 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
165 [p. 193] II Éléments d’une morale de la pensée Je veux que tu me dises ta pensée maîtresse, et non que
166us économiques par exemple, ou bien à la sécurité morale — est d’être une pensée non éthique, ou supposant une éthique a poste
167s par exemple son objection au doute cartésien en morale. Après avoir formulé la « monstrueuse contradiction » qui règne au cœ
168ment, c’est leur finesse. Cependant [p. 209] leur morale suppose l’application des résultats de leurs raisonnements. C’est-à-d
169 celle qu’attaque Nietzsche dans Généalogie de la Morale — étant plutôt conforme à l’ordre religieux tel que, pécheurs 95 , no
170 des grands problèmes sociaux est une question de morale individuelle. » L’originalité d’une morale individuelle apte à résoud
171ion de morale individuelle. » L’originalité d’une morale individuelle apte à résoudre les conflits sociaux se réduirait probab
172st pourquoi des généralités abstraites telles que morale, ou socialisme, entités que l’on peut considérer en soi comme des sys
74 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
173sur la puissance de l’inquisition intellectuelle, morale et policière exercée par ce Parti d’autre part, nous permettent d’aff
174es komsomols et brigadiers de choc s’imposent une morale ascétique, acceptent des privations de toute nature, et supportent av
175 veut imposer au tout, y compris la culture et la morale. Ce sont les nécessités de la propagande, identiques dans les deux ca
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
176s dernières racines vivantes. Il ne s’agit pas de morale ! Ni de condamner pour le mauvais plaisir d’avoir raison. Mais il s’a
177c un point de vue d’art, ou de philosophie, ou de morale, mais en refaisant une société où l’art exerce une fonction nécessair
76 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
178onnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but
179ors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire
180y avoir d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle
181nne au monde n’a jamais mené une vie parfaitement morale, pour renoncer à affirmer les droits de la morale ? Est-ce une raison
182morale, pour renoncer à affirmer les droits de la morale ? Est-ce une raison, parce que les « politiques » pratiquées jusqu’ic
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
183 les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale : car le « bien penser » en dépend. 2 décembre 1933 Questions. — E
184ne île ? Est-ce que l’insularité (géographique et morale) n’est pas une espèce de vice ? Est-ce que ce n’est pas la racine de
185vatrice que si elle s’accompagne d’une révolution morale chez les bourgeois : car on ne peut pas anéantir physiquement toute l
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
186ate qu’en fait, et dans ce pays tel qu’il est, la morale rationnelle et les mesures qu’elle propose, ce n’est guère que le rêv
187es, ce qui serait parfaitement légitime, mais une morale, un art et une métaphysique ! Problème de la politique actuelle : ser
188’est bien plutôt un conseiller, un donneur d’aide morale et parfois matérielle, quelqu’un qui est responsable de connaître ces
79 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
189illeurs, — la relation volontairement privée de « morale » d’un lamentable cas individuel ? Mais alors : veut-on ma compassion
190en Allemagne.) Mais nos romans ne veulent plus de morale — à cause de « l’art » — et l’art consiste à vous faire partager des
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
191ations scientifiques et psychologiques, influence morale et sociale…), bref : une gravité (un poids) qui suffit presque à dist
81 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
192, il étouffe bientôt dans le confort et l’asepsie morale. Mais qu’il reprenne conscience de cette mission, et le grand air de
82 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une idée de Law (janvier 1937)
193de Law et l’échec de Rickett ne comportent pas de morale : je veux le croire pour la morale. Mais ils permettent d’entrevoir l
194portent pas de morale : je veux le croire pour la morale. Mais ils permettent d’entrevoir l’une des raisons de notre anarchie
83 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
195 les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale car le « bien penser » en dépend.   2 décembre Questions. — Est-ce d
196ne île ? Est-ce que l’insularité (géographique et morale) n’est pas une espèce de vice ? Est-ce que ce n’est pas la racine de
84 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
197s et ses machines, ses légendes, son histoire, sa morale et sa foi. On peut penser que l’inscription qu’on lit au Pavillon de
85 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
198d méfiant vers le voisin qui est membre du Parti. Morale de Sparte embourgeoisée. La Révolution ne serait-elle qu’une façade r
199(à la française), qu’à enseigner des faits et une morale civique présentée comme réaliste et « scientifique ». On n’imagine pa
200r 1936 « Nie mehr Krieg ! ». Nous avons transigé. Morale : Un Français né juriste et malin aurait essayé de me rouler en inter
201e de faux Chinois et de Chinois faux (infériorité morale des non-Aryens). La seule fille du village qui trahisse son honneur :
202dépend en somme d’une propagande habile, elle est morale d’abord, égalisatrice et corrective ; la seconde exigerait un esprit
86 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
203’on fait là-bas se fait au nom de l’union sacrée, morale de guerre ; et toutes les mesures d’oppression sont « joyeusement acc
87 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
204e temps l’aspect d’une aventure plus belle que la morale. Ce qui, pour le croyant manichéen, était l’expression dramatique du
205e. Voici les forces en présence : d’une part, une morale de l’espèce et de la société en général, mais plus ou moins empreinte
206mpreinte de religion — c’est ce que l’on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une morale inspirée par l’ambiance culture
207on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une morale inspirée par l’ambiance culturelle, littéraire, artistique — c’est la
208nce culturelle, littéraire, artistique — c’est la morale passionnelle ou romanesque. Tous les adolescents de la bourgeoisie oc
209les institutionnels entraîne une chute de tension morale d’où résulte une immense confusion. L’adultère devient un sujet de dé
210rne et romantique que la passion est une noblesse morale, qu’elle nous met au-dessus des lois. Celui qui aime de passion accèd
211oprement balayé durant la période des Soviets. La morale des intellectuels nihilistes ou romantiques, qui inspirait les jeunes
212la vie privée, changèrent radicalement l’ambiance morale de la Russie vers la fin du premier plan de cinq ans. Le mariage se t
213 désespoir et d’anarchie intime que suppose toute morale du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne,
88 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
214sur l’homme ou Dieu — a fortiori pas une erreur « morale » — mais une décision fondamentale de l’homme, qui veut être lui-même
215as l’erreur logique qui est grave, c’est l’erreur morale qu’elle suppose. Lorsqu’on incite les jeunes fiancés à calculer leurs
216stitution qui contient la passion non plus par la morale, mais par l’amour. [p. 249] 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quel
217ux, et dans l’institution la plus typique de leur morale : le mariage, qu’il sera désormais possible de repérer avec assez de
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
218divers : mystique, littérature, art de la guerre, morale du mariage. ⁂ L’agrément de parler des choses de l’amour est un préte
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
219n pourrait se contenter d’une loi, d’un traité de morale, ou même d’une historiette jouant le rôle de résumé mnémotechnique. P
220aient un vaste effort de mise en ordre sociale et morale. Il s’agissait de « contenir », précisément, les poussées de l’instin
221ort et plus vrai que le bonheur, la société et la morale. Il vit de la vie même du romantisme en nous ; il est le grand mystèr
222ment » restrictive. Peut-on soutenir que la faute morale est le vrai sujet de la légende ? Le Tristan de Wagner par exemple, n
223r même des rares motifs allégués. En effet, si la morale de la fidélité au suzerain exige que Tristan livre à Marc la fiancée
224s l’épisode des trois barons « félons ». Selon la morale féodale, le vassal est tenu de dénoncer au seigneur tout ce qui lèse
225: les deux lois qui entrent en jeu, chevalerie et morale féodale, ne sont [p. 37] observées par l’auteur que dans les seules s
226raire d’une amitié réelle. Bien plus, si l’amitié morale se fait jour, ce n’est qu’au moment où la passion faiblit. Et le prem
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
227 du rapt nuptial, chez les tribus exogamiques. La morale de la prouesse est une sublimation non déguisée de coutumes beaucoup
228are, mais encore et surtout y est méprisée par la morale courante comme une maladie frénétique. « Aucuns pensent que c’est une
229urs, sans s’astreindre à tous les préceptes de la morale ésotérique : mortifications corporelles, mépris de la création, disso
230oyances fort différentes de celles qui fondent la morale chrétienne orthodoxe. La condamnation de la chair, où certains croien
231rouvait correspondre (et répondre) à la situation morale très difficile résultant à la fois de la condamnation religieuse port
232sexes, mais déduisaient de cette condamnation une morale étrangement débridée. Les Carpocratiens par exemple interdisaient la
233e pour l’Occident moderne, et pour notre conduite morale et religieuse. Je vais donc poser quelques faits, comme un piège. J’é
234rites » précis, la rhétorique des troubadours, sa morale de l’hommage et du service, sa « théologie » et ses disputes théologi
235les troubadours et par les croyants inquiets à la morale des Parfaits. Mais enfin, dit le sceptique d’aujourd’hui, que peut bi
236ent expliquer le succès si rapide d’une prétendue morale à ce point ambiguë, dans un Languedoc, une Italie du Nord, une German
237 et Aroux) ou de simples allégories illustrant la morale et la mystique courtoise (comme j’inclinerais à le penser). Toutes le
238faute au sens « courtois », non pas au sens de la morale chrétienne.) Les ouvrages de Chrétien de Troyes [p. 141] ne sont pas
239ssion place ses victimes dans un au-delà de toute morale, qui ne saurait être que divin. Ainsi le philtre à la fois rive à la
240 la prison des corps. C’est ici le jugement de la morale courtoise, dans toute la virulence de son manichéisme, qui triomphe d
241, de fins et de risques encourus, en faveur d’une morale survivante que nous ne savons plus justifier. ⁂ Il s’en faut d’ailleu
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
242e qui s’ignore 96 . Or, qu’elle soit physique, ou morale, toute intoxication suppose l’intervention d’un agent étranger, que l
243 dans la même conception héroïque de l’obligation morale, de l’action et de la foi. La devise d’Amadis de Gaule et celle de sa
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
244 à jalonner l’évolution du mythe courtois dans la morale des peuples d’Occident : l’on peut admettre qu’elle est parallèle à s
245cle à l’union amoureuse est figuré par l’exigence morale, et non plus du tout religieuse : Ce n’est plus une ascèse mystique,
246ettre la passion à la raison, sinon à la [p. 216] morale. Il serait donc le premier qui ait échappé à l’emprise du mythe. Le c
247mort est écarté dans Bérénice par une « censure » morale évidemment chrétienne d’origine. [p. 222] Racine ne peut ni ne veut ê
248n. D’où la duplicité profonde de la pièce. La loi morale, la loi du jour qu’il veut servir désormais, oblige Racine à rendre l
249» un parti soigneusement raisonné. Triomphe de la morale jésuite. C’est le baroque classique qui vient emprisonner, dans l’art
250t, et dans la transgression du domaine où vaut la morale. ⁂ Le cas de Spinoza mériterait un chapitre, mais son influence sur l
251 crime en soi, et par là se rend tributaire de la morale dont il abuse. Il a grand besoin qu’elle existe pour trouver goût à l
252reté. Lisons maintenant avec cette clé la défense morale du meurtre telle que la présente Dolmancé dans la Philosophie dans le
253avait été interrogé sur les mobiles secrets de sa morale, il se fût sans nul doute réfugié derrière un verbiage cynique. Mais
254st une constante et rationnelle profanation de la morale profanée du xviiie . C’est la « voie négative » d’un athée qui désesp
255gende sont figurés par les tenants de la [p. 256] morale « conformiste ». Ils défendent le mariage bourgeois, l’héritage, les
256té du mari, et donc légèrement ridicules. Mais la morale contraire triomphe régulièrement — fût-ce au prix d’un coup de pistol
257 — fût-ce au prix d’un coup de pistolet. C’est la morale du romantisme, des droits imprescriptibles de l’amour, et elle impliq
258tueuses les tendances subversives de l’esprit. La morale du mariage en souffre évidemment, mais cela n’est pas d’une gravité u
259adie de l’instinct génésique. Ce que vous appelez morale, c’est ce qui nous rend méchants, tristes et honteux. Ce que vous app
260ous menace à bout portant. Perdre sa personnalité morale et se retremper dans le flux cosmique de l’instinct, c’est l’idéal de
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
261ident, entraîne de profondes conséquences pour la morale, l’éducation, la politique. Un fort gros livre ne serait pas de trop
262 inévitables d’Éros ». Plutarque fait voir que la morale sexuelle des Spartiates s’ordonnait au rendement militaire de ce peup
263t ne devait rien à l’Église, mais s’opposait à sa morale. Voilà qui peut nous inciter à réviser bien des jugements sur l’unité
264a société médiévale !) Or s’il est vrai que cette morale courtoise ne parvint guère à transformer les mœurs privées des hautes
265ts. Cette casuistique « ne régit pas seulement la morale et le droit ; elle s’étend à tous les domaines où le style et la form
266 des hommes, et jouissaient d’une entière égalité morale, à l’inverse de ce qui se passait en France et dans les Allemagnes. S
267oît de jour en jour. L’eugénisme triomphe dans la morale qui concerne les citoyens : et l’eugénisme est la négation rationnell
268s, donc du sentiment oppressant de sa culpabilité morale. Elle se rend au sauveur terrible et le nomme son libérateur dans l’i
269font pas une culture, des slogans ne font pas une morale. Entre le cadre artificiel des grands États et la vie quotidienne des
270re atomique totale, la désintégration physique et morale, et le problème de la passion sera supprimé avec la civilisation qui
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
271e temps l’aspect d’une aventure plus belle que la morale. Ce qui, pour le croyant manichéen, était l’expression dramatique du
272e. Voici les forces en présence : d’une part, une morale de l’espèce et de la société en général, mais plus ou moins empreinte
273mpreinte de religion — c’est ce que l’on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une morale inspirée par l’ambiance culture
274on nomme la morale bourgeoise ; d’autre part, une morale inspirée par l’ambiance culturelle, littéraire, artistique — c’est la
275nce culturelle, littéraire, artistique — c’est la morale passionnelle ou romanesque. Tous les adolescents de la bourgeoisie oc
276les institutionnels entraîne une chute de tension morale d’où résulte une immense confusion. L’adultère devient un sujet de dé
277rne et romantique que la passion est une noblesse morale, qu’elle nous met au-dessus des lois et des coutumes. Celui qui aime
278principe balayé durant la période des Soviets. La morale des intellectuels nihilistes ou romantiques, qui inspirait les jeunes
279 la vie privée, changèrent notablement l’ambiance morale de la Russie dans les années 1930. Le mariage se trouva restauré sur
280 désespoir et d’anarchie intime que suppose toute morale du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne,
281magazines, par les chansons et les images, par la morale courante et ce qui la défie. Nulle autre non plus n’a tenté avec cett
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
282sur l’homme ou Dieu — a fortiori pas une erreur « morale » — mais une décision fondamentale de l’homme, qui veut être lui-même
283as l’erreur logique qui est grave, c’est l’erreur morale qu’elle suppose. Lorsqu’on incite les jeunes fiancés à calculer leurs
284stitution qui contient la passion non plus par la morale, mais par l’amour. 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quelques rema
285ux, et dans l’institution la plus typique de leur morale : le mariage, qu’il sera désormais possible de repérer avec assez de
97 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
286 Le Solitaire est donc devenu la principale force morale et politique de toute la Confédération. Deux faits surtout méritent d
98 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
287t, s’il faut une étiquette, un livre de théologie morale, et c’est sur ce terrain que je puis le défendre. Malgré toute mon ho
99 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
288raire du péché, lequel n’est nullement une erreur morale, mais un état de révolte active de la créature (même lorsqu’il se dég
100 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
289l, mais l’homme ; et non d’avant, mais d’après la morale. Point de Don Juan ni chez les « bons sauvages » ni chez les « primit
290e bon et le juste — contre eux. Si les lois de la morale n’existaient pas, il les inventerait pour les violer. Et c’est cela q