1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1là ce que nous admirons dans le Chant funèbre. Ce mot de grandeur revient souvent lorsqu’on parle de cette œuvre : je ne sa
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
2ur impuissance. « Il n’y a pas de pensée hors les mots » (Aragon). Aussi se paient-ils de métaphores comme d’autres de raiso
3c les surréalistes, c’est que — pour reprendre un mot de Cocteau — ils « embaument de vieilles anarchies ». L’ironie qui sa
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
4Saint-John-Perse, un Supervielle parlent avec des mots de tous les jours aux vivants et aux morts : Mère, je sais très mal c
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5esprit de la plupart de nos jeunes moralistes. Le mot de paradoxe serait bien pauvre pour expliquer ce besoin de porter à s
6 traits de sa nature, ne connaître que les grands mots de la langue morale, suivre à l’égard de soi-même la méthode de l’Éva
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
7l’autre. Pourtant, jusqu’au bout, il semble qu’un mot, un geste décisif, ou certaine amitié de la saison suffirait à dissip
8qu’ils se soient délivrés d’eux-mêmes pour que ce mot, ce geste, soient possibles. C’est d’Armande surtout qu’on les attend
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
9r ? Ces deux solutions peuvent se résumer en deux mots : inquiétude ou foi. Dès lors sont-elles vraiment les deux termes d’u
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
10de laqué, d’élégant, de « bien français » ; et le mot sang n’évoque ici qu’une tache de couleur, plus sentimental que cruel
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
11hes une malicieuse et fine psychologie. Mais à ce mot, son visage s’assombrit un peu. « Tous nos ennuis nous seraient éparg
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
12 (décembre 1927) ao À ceux qui se contentent du mot fumeux pour caractériser tout lyrisme germanique, il faudra opposer l
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
13 avait la nausée. Je rentrai seul. Voici quelques mots que j’écrivis à ma table en désordre où je venais de jeter mon col de
14ès d’elle, je pourrai lui dire très vite quelques mots si bouleversants qu’avant le dernier étage… » Je délirais, bien sûr.
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
15éternelle anarchiste, la Poésie.   On dit : « Des mots ! » au lieu de « Je ne comprends pas ». On dit : « Je ne comprends pa
16t enfin rassuré. C’est incompréhensible !, trois mots dont l’un savant. Je ne connais pas de meilleur remède contre Dieu. M
17vées par le repas dont vous sortez, que ces trois mots où se résume la défense de la loi sociale, patriotique, religieuse (?
18ge votre paresse à concevoir en esprit. Ces trois mots vous ont délivré du plus absurde malaise, et vous rallumez votre ciga
19ujateries » affectées par mépris de l’honneur, le mot de Cambronne prodigué et des phrases d’un fascinant éclat : « Ô grand
20 de l’esprit celui de Révolution. Et j’entends ce mot dans son sens le plus vaste. Il y a eu quatre-vingt-treize, la Réform
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
21heure plus tard, j’étais à la gare, j’écrivais un mot d’adieu à ma maîtresse d’une nuit et je partais dans une direction qu
22qui ne sont que la traduction en actes de jeux de mots plus ou moins cruels… » — Je vous entends, interrompit Saint-Julien,
23turelle dont il paraissait lui-même gêné. En deux mots, vous ne me trouvez pas sérieux. Le reproche est grave. Je ne saurais
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
24ocation de Cocteau fait fleurir sur vos lèvres le mot de Cambronne : hommage à Louis Aragon. Ce cristal est une citation de
25 vers d’Éluard 14 . Et des phrases, des cris, des mots. Au défaut de l’ivresse naissante se glisse un poème où vous aimiez à
26ves à certains états de la réalité. Mais plus les mots se plient à des exigences sémantiques — dont on connaît la portée soc
27. Et c’est une réaction de défense. On cherche un mot, une phrase, pour tuer une [p. 236] réalité dont la connaissance devi
28e Muse qu’ils n’ont pas coutume d’aborder sans le mot de passe de la dernière mode ou de savantes séductions. On sait bien,
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
29ditionnons : ils s’annulent. Il reste à dire deux mots sur la paradoxale situation intellectuelle d’une revue d’étudiants co
30n signe d’amitié qui ne trompe pas. Deux ou trois mots, on s’est compris. Que pouvions-nous espérer d’autre ? Il y eut quelq
15 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
31re, malgré son premier chapitre, variation sur un mot bien français et ses applications faciles à cent célébrités locales.
16 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
32’accommode mal de tant de gesticulations, de gros mots et de discours en très beau style contre un monde très laid dont ils
17 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
33à où nos psychiatres proposeraient de moins jolis mots ; mais ce n’est pas la moindre habileté du biographe. D’ailleurs, réu
18 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
34 » qu’il a choisi comme public, et brusquement le mot éclate : menteur. Feintes et esquives adroites du « prince » qui disp
19 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
35sa petite amie, au secours ! Car j’ai encore deux mots à dire. Dès qu’une voix s’élève pour mettre en doute l’excellence du
20 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
36 Démocratie, qui est une prétention (réservons le mot d’idéal), découle cette exigence théorique : tous les enfants doivent
21 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
37tes absurdes où l’on soulignait en rouge tous les mots en « al », tous les verbes déponents ; désormais l’étude des verbes a
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
38oison. Au contraire, elle prépare des esclaves du mot. Il est clair, par exemple, que seules les victimes de l’instruction
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
39aste arrière-fond de poésie et de grandeur que ce mot comporte — quelles qu’en soient d’ailleurs les réalisations —, par de
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
40ndra les ficelles, peu importe.) Les économistes (mot stupide) et les philosophes  13 les mieux informés de ce temps s’acc
41ns le plus clair de nos forces — le Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’éveilleront du
42pirituel retrouvent le courage d’être, malgré les mots  14 , des anarchistes et des utopistes. J’appelle anarchiste, tout ce
43omprendre, ici encore, c’est la peur scolaire des mots. Ce terme hindou agace, trouble ou fait sourire les étriqués. On croi
44ga est un drill de l’esprit. Je sais que ces deux mots sont bien dangereux et impopulaires. Tout comme ce qu’ils désignent d
45s attaques. Ce qui est vulgaire, au plein sens du mot, c’est le genre distingué de la bourgeoisie qui se monte le cou. p
25 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
46ême ; son art y gagne en densité, en émotion. Des mots simples, mais chacun dans sa mûre saveur ; une phrase naturellement g
26 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
47nd de cuir ou poète (au sens le plus large de ces mots.) (Mais je tiens à le leur dire ici : Les Anciens Bellettriens qui on
27 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
48ps-là on ne se nourrissait vraiment que de petits mots d’esprit et de malices ? Noisettes et cornichons ? p. 199 t. « S
28 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
49trospection la plus poussée. Il invente aussi des mots et en fait de courts poèmes d’une divertissante et parfois émouvante
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
50duperie commerciale. Mais vous pensez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C'est que vous êtes déjà bien
51ce que je vois. Ruse connue : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser q
52urire, adressé personnellement à l’homme, — et le mot « affable » reprend ici sa noblesse. Mon voisin qui a la tête de Fran
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
53on au milieu de vers à peine ébauchés, — quelques mots isolés, des bribes de phrases… Or, si comme je le crois et voudrais l
54t à chercher dans leur rythme seulement, — si ces mots séparés par des suites de points ne lui servaient qu’à noter des mètr
31 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
55gramme, jette son petit caillou. Ici, le sens des mots et des choses est celui d’un courant musical qui domine l’ensemble et
56 sorte de Pierre Philosophale. Peut-être ces deux mots suffiraient-ils à l’indiquer quand je m’en parle ? Tout en donnant le
32 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
57e. Le style d’abord : on y retrouve, appliqué aux mots, ce même sens à la fois scrupuleux et assuré de la qualité, qui est c
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
58utorité en ne parlant jamais que par allusions et mots couverts. Il intimide un peu le lecteur qui ne se sent pas complice d
34 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
59ns toutes les mesures, tout redevenait neuf : les mots « forme », « couleur », « architecture ». Et Dieu avait une place plu
60ques, concernant la Vierge et les saints. En deux mots, il y a des « sujets catholiques », il n’y a pas de « sujets protesta
35 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
61pression sur ses convictions religieuses. Mais le mot conviction ne doit être pris ici qu’au sens le plus conventionnel. Ca
62e son pasteur préféré, la même tante Harriet a ce mot exquis : « Il prêche merveilleusement sans jamais aucune excentricité
36 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
63t-il ? Les prêtres sont-ils, dans le vrai sens du mot, les successeurs du Christ ? Ne sont-ils pas plutôt des fonctionnaire
37 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
64lace. » Sénancour éprouvait ce qu’il appela, d’un mot admirable, « la lenteur des choses ». C’est qu’il a pénétré dans ces
65n plus la « virtu ». L’héroïsme, au vieux sens du mot, ne trouve plus où s’exercer. Et ce n’est guère qu’au plus obscur de
38 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
66 la nuit ! Il ne comprenait pas pourquoi ces deux mots lui semblaient avoir des rapports intimes et atroces. Quel horrible e
67de ce récit qu’il faut revenir, si l’on veut d’un mot le caractériser. Parmi les innombrables sentiments : doutes, passions
39 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
68pé un esprit qui s’honore — on excusera le jeu de mots — d’être « non-prévenu ». Mais voici ce qu’il y a : l’on éprouve une
69omporte. Un nom me hante, pendant que j’écris ces mots : Kierkegaard, — et c’est Gide qui, l’un des premiers, l’a prononcé e
40 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
70rphose » et « paradoxe », tels sont peut-être les mots clefs de l’Europe sentimentale. Pourquoi faut-il que notre langue les
71et « confusion » ? Car il est trop certain que le mot démesure désigne dans l’esprit d’un bourgeois cartésien [p. 16] quelq
72ble », — qui dans ce sens, vraiment, n’est pas un mot français. [p. 22] En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus ch
73oudrais rechercher maintenant. Bienveillance — un mot des campagnes… Et ces prairies où notre adolescence encore « marche,
41 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
74duperie commerciale. Mais vous pensez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C’est que vous êtes déjà bien
75ce que je vois. Ruse connue : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser q
76urire, adressé personnellement à l’homme, — et le mot « affable » reprend ici sa noblesse. Mon voisin qui a la tête de Fran
77gramme, jette son petit caillou. Ici, le sens des mots et des choses est celui d’un courant musical qui domine l’ensemble et
78 sorte de Pierre Philosophale. Peut-être ces deux mots suffiraient-ils à l’indiquer quand je m’en parle ? Tout en donnant le
42 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
794] presque oublié. — « Seul et séparé », ces deux mots que rythmait le train, est-ce qu’ils font encore vraiment mal ? 24
80s.) 31 mai 1929 Personne n’a fabriqué autant de mots abstraits que les professeurs allemands, et cependant, par une appare
81ne du jardin, du premier Faust. Presque les mêmes mots !). Doux malentendu qui [p. 149] nous rapproche sous la forme, respec
43 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
82l’arme en ballant, durant des heures sans dire un mot, — car il ne fallait pas effrayer le gibier sensible au moindre son d
44 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
83ire qu’il n’y a plus de païen, au sens antique du mot, depuis que la venue du Christ a modifié la nature même de l’homme et
45 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
84acun de nous. Vérité actuelle aux deux sens de ce mot, qui sont acte et présence. [p. 3] Et certes notre activité serait i
46 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
85e « monde-chrétien », nous exprimons par ces deux mots l’antinomie hors de laquelle toute méditation constructive reste vain
47 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
86t fécond. Car un tel silence n’est pas absence de mots. C’est encore chez Goethe une activité réelle, et même à double effet
87un temps, c’est l’action, la Tätigkeit — le grand mot goethéen — qui triomphera désormais. Mais une action qui par avance d
88ce. Vous pouvez lui parler sans le troubler : les mots n’atteignent plus son rêve profond. Et le cérémonieux silence du mini
89ce front, disent d’un sobre et méditant regard le mot suprême de la Saison, ce cri sourd du plus lucide héroïsme : « Et all
48 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
90andeau l’appelle imprudence ou générosité. Et ces mots ne désignent pas autre chose qu’une intensité ou une pureté toujours
49 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
91nifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens fort du mot, le « salut » n’est pas à débattre sur le plan de l’humanité, mais en
50 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
92e savez pas où est votre bien. C’est pourquoi les mots vous paraissent simples, évidents et indifférents. C’est pourquoi vou
93ps ferait-il pour vous ? Lord Artur. — … Le beau mot : courtisane… Ce n’est pas qu’elle soit belle, peut-être, mais qu’ell
51 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
94questions parce qu’on se borne à répondre à leurs mots, alors qu’il eût fallu répondre à un tourment réel, maladroitement ex
95 un tourment réel, maladroitement exprimé par ces mots. Mais, bien souvent aussi, on répond mal parce qu’on prend au sérieux
96e. Et voilà bien la seule acception chrétienne du mot « positif ». Pour les uns, « positif », c’est ce qui rapporte. Pour l
52 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
97ns « la critique » au sens le plus littéral de ce mot : l’accusation qui met en état de crise l’ensemble de ces affirmation
98, voulu décrire une dialectique qui juge tous nos mots. Je voudrais simplement en avoir dit assez pour qu’il soit inutile d’
99raliste, parle de choix, de risque et d’acte, ces mots désignent des réalités éthiques qui n’ont rien de commun avec l’acte,
53 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
100elle-même une réalité d’un autre ordre et que les mots n’atteignent jamais directement ?… Nous développerons un jour ces thè
101nasce).   N. B. — Le poème contient deux jeux de mots intraduisibles : « When thou hast done, thou hast not done » (vers 5)
54 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
102y fallait un cas très simple, un de ces cas où le mot « concret » devient presque synonyme de matériel. Un bras cassé (le g
55 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
103e, bouleverse les anciennes déterminations, en un mot, l’acte qui libère. Le désordre dont souffre le monde nous apparaît d
104l y a eu, en ce domaine, de grandes trahisons. Ce mot d’esprit a couvert de douteuses marchandises, et l’activité spirituel
56 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
105ail d’un domaine dans l’autre, aboutissant, en un mot, au désordre. D’abord dans le domaine où il devrait agir, non seuleme
106ent. Aux républicains (mais personne n’emploie ce mot, ce qui a permis de ne pas percevoir le passage du temps où tout le i
57 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
107e une raison de se montrer optimiste ? Devant des mots comme « approfondissement » ou « élargissement » de notre horizon de
58 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
108raison, est-ce que l’économique serait le dernier mot des souffrances morales ? Pour peu qu’on sorte de sa chambre, on est
59 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
109ition. En tant qu’intéressés, au meilleur sens du mot, ces motifs peuvent très bien revêtir les apparences d’une politique
60 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
110ues traits fort [p. 38] simples. J’insiste sur le mot simple, qui me paraît caractériser notre siècle. On dit le contraire
111 allons voir que le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret du mal dont nous souf
112en tirent une conclusion inattendue. Reprenant le mot de Goethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous
113elle ? Voulons-nous être des personnes ? Voilà le mot lâché. Je connais la réaction qui l’accueille. Hé quoi ! dit-on, en f
114immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne
115possède, mais c’est une consolation. Je prends ce mot dans son sens le plus fort, tel que le donne l’étymologie. Consoler,
61 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
116idu ! Je suis heureux de notre accord, malgré les mots, et je serais plus heureux encore si je vous entendais confirmer mon
117 remettre le pouvoir à quelques-uns… Mais le seul mot d’oligarchie introduit tant de confusions qu’il vaut mieux l’éviter i
62 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
118bat actuelles, fondées sur le déterminisme. Si le mot « spirituel » signifie quelque chose, c’est assurément par opposition
119nous l’origine même du désordre actuel. ⁂ Mais ce mot de précédence évoque encore autre chose que la séparation bourgeoise
63 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
120e « monde-chrétien », nous exprimons par ces deux mots contradictoires l’antinomie hors de laquelle toute méditation constru
64 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
121lle, réellement, vous cherchez à répondre ? En un mot, est-ce une question existentielle — pour employer un terme favori de
122 ici la question des humanités. Nous prendrons le mot humanisme au sens plus général, non moins précis, qui désigne une con
123e de sa défiance à l’endroit de la Providence. Ce mot peut nous fournir un autre exemple. Un chrétien qui s’écrie : c’est p
65 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
124z-moi. » Ils laissent là leurs filets, et sans un mot s’en vont, dans une aventure qui ne ressemble à rien de connu, qui es
66 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
125s généreuse, moins audacieuse, moins radicale. Un mot résume le fascisme en tant que méthode d’extension, par la force, d’u
126e, d’un principe de soi sans puissance : c’est le mot allemand Gleichschaltung — mise au pas — qui justifia tous les coups
67 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
127nifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens fort du mot, le salut n’est pas à débattre sur le plan de l’humanité, mais entre
68 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
128à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque grave. Les fascismes régnants en ont fait un
129n flagrante ne nous empêchera pas de prononcer un mot auquel il est urgent de rendre son prestige et sa valeur d’appel. L’h
69 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
130ge exclusif de l’épithète « démocratique », si le mot [p. 190] n’était perverti par l’usage qu’en ont fait les individualis
70 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
131 s’agit dans cette discussion. Nous y avons notre mot à dire, peut-être même avant quiconque, si l’on veut éviter les pires
132ui-là qui sera nommé juridiquement la persona. Ce mot qui désignait à l’origine le masque de l’acteur, signifiera bientôt l
133t. Il est important de rappeler ce sens romain du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme
134son rôle social. Comment le baptiser ? Il faut un mot nouveau. Ou plutôt non : c’est à un mot déjà connu que l’on aura reco
135l faut un mot nouveau. Ou plutôt non : c’est à un mot déjà connu que l’on aura recours, mais on va lui donner un nouveau se
136 être à la fois autonome et en relation. Ainsi le mot avec son sens nouveau, et la réalité sociale de la personne, sont bel
137ines, et dans leur genèse historique, les maîtres mots de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personn
138litarisation d’un peuple ! C’est le contraire, le mot l’indique, d’une véritable civilisation. Qu’allons-nous opposer à ce
139le clairvoyance.   Il est temps de tirer, en deux mots, la conclusion de cette série de mises au point. J’ai tenté de situer
71 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
140’Ordre nouveau évitait l’emploi fort équivoque du mot Esprit, pour y substituer l’adjectif « spirituel » qualifiant l’acte
72 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
141tuels de gauche n’ont rien trouvé de mieux que le mot de « fasciste », qui est ridicule en l’occurrence, et l’accusation d’
73 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
142. Au lieu de préciser, par exemple, le sens de ce mot d’engagement dont tout le monde abuse aujourd’hui 81 . ⁂ Pour qu’une
143rait bien à définir le sens que nous donnons à ce mot d’engagement. Je l’ai dit ailleurs : un gant qui se retourne ne devie
74 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
144en quelques traits fort simples. J’insiste sur le mot simple, qui me paraît caractériser notre siècle. On dit le contraire
145 allons voir que le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret de tout le mal dont n
146en tirent une conclusion inattendue. Reprenant le mot de Goethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous
147elle ? Voulons-nous être des personnes ? Voilà le mot lâché. Je connais la réaction qui l’accueille. Hé quoi ! dit-on, en f
148immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne
149possède, mais c’est une consolation. Je prends ce mot dans [p. 157] son sens le plus fort, tel que le donne l’étymologie. C
75 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
150retient encore le pathos chrétien que renferme le mot. Ces quelques lignes décrivent assez bien le mouvement général de la
151rences successives et inconsistantes — ce dernier mot est essentiel — ou, pour reprendre la phrase de Shakespeare, à une hi
76 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
152 de la foule. L’originalité Qu’entend-il par ce mot d’originalité ? Il faut en rapporter le sens au centre même de sa pen
153ossibles ; que l’on écarte, au premier pas, trois mots qui faussent tout : anarchie, romantisme, individu. Il n’est que de l
77 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
154 l’incarnation de leur nation, saura leur dire le mot de ce destin. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans la situatio
155s intentions nationalistes — au plus haut sens du mot, je le répète, mais il se peut tout de même que certains lecteurs fra
78 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
156e, de la part du romancier, — s’il est voulu. Les mots, les expressions des philosophes sont sans cesse repris par les simpl
157as. Comme si le fin du fin, c’était de prendre au mot les pauvres hommes préalablement abêtés par l’école, par la presse, p
79 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
158non pas un problème à résoudre à distance ; en un mot, si l’homme est un acte. 4. L’acte est insaisissable, parce qu’il e
159eur de cette image, autorisée par l’étymologie du mot personne, nous pouvons voir d’abord que de l’individu à la personne,
80 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
160raves confusions commises depuis la guerre sur le mot de révolution. Le public littéraire rendit un très mauvais service au
81 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
161, et l’homme, séparé de Dieu. Pourtant le dernier mot a été prononcé. ⁂ L’effort de l’homme pour imposer au monde — mais sa
162aractérisé dans ses effets bons et mauvais par le mot de séparation. D’une part, il constitue le ressort de toute invention
163ques. ⁂ [p. 48] N’est-il pas significatif que le mot de Ehrfurcht qui, chez Goethe, traduit la vénération de l’homme en pr
164tion de l’homme en présence de la Nature ; que le mot de awe, qui exprime chez les lakistes ce même sentiment mêlé d’amour
165ême sentiment mêlé d’amour et de terreur, que ces mots soient intraduisibles en notre langue 13  ? Alors que toute l’Allemag
82 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
166 Mais il suffit parfois de quelques phrases, d’un mot rendu à son vrai sens, pour orienter le débat intérieur, pour donner
83 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
167e qui s’est passé chez les bourgeois, au sujet du mot « esprit ».) Le vrai matérialiste, c’est Ramuz. Parce qu’il aime les
84 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
168à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque grave. Les fascismes régnants en ont fait un
169n flagrante ne nous empêchera pas de prononcer un mot auquel il est urgent de rendre son prestige et sa valeur d’appel. L’h
85 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
170ctrine de l’Ordre nouveau tient dans ces quelques mots : le destin particulier de chaque homme est plus grand que tous les «
86 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
171 et sur une absolue intransigeance morale : en un mot, sur la personne et sur les personnes ; c’est que L’Ordre nouveau aff
87 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
172 un temps. » Pour un temps… Il y a dans ces trois mots le secret de l’espérance insensée qui possède la jeunesse hitlérienne
88 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
173t, mais avec le nombre des compléments : « Si les mots ne naissent que lorsque l’idée qui les désignent… » (p. 270) ou : « l
174ient peut-être, logiquement et en fait, à un seul mot. Je force le raisonnement à l’absurde pour faire apparaître le caract
89 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
175te. Il fallait éviter à tout prix de prononcer le mot que nous étions en train de chercher pour définir notre impression :
176Palais de l’Esprit ne manquerait pas de redire le mot fameux : Je n’ai pas voulu cela ! Il n’a jamais voulu cette séparatio
177ts. Mais c’est jouer sur une impertinence, car le mot « désintéressement » a deux sens tout à fait indépendants. Que les cl
178us regarde. » Ne vient-il pas d’avouer le dernier mot de la sagesse cléricale, le dernier mot de la sagesse des philosophes
179e dernier mot de la sagesse cléricale, le dernier mot de la sagesse des philosophes, celui qui excuse en fin de compte — à
180 bibliothèque de plus, chatouiller avec de grands mots dépréciés et abstraits la plaque sensible d’un micro devant une foule
181— peuvent en vérité « donner un sens plus pur aux mots de la tribu », — condition nécessaire de toute culture. Car avant de
182e. Car avant de parler il faut savoir le sens des mots. Et pour que les mots aient un sens, un sens commun, et entendu de to
183 il faut savoir le sens des mots. Et pour que les mots aient un sens, un sens commun, et entendu de tous, il faut que le ter
90 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
184rition de Jésus-Christ. Mais ne jouons pas sur le mot pour faire dire à Kierkegaard exactement le contraire de ce qu’il ent
185c les témoins de la Bible, les « problèmes » — le mot est bien faible — qui se posent au chrétien en tout temps : mort à so
91 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
186e je venais de lire. Nous perçûmes enfin quelques mots : il monologuait, les yeux fixes. Mais peu à peu une vivacité fébrile
187ts impitoyables, — écartez-vous, ne dites plus un mot, vous ne pouvez pas savoir ce que c’est que mon expérience… Vous êtes
188comme telles, de ces formules. Mais vous tenez le mot d’une énigme qui ne vous a pas longtemps empêchés de dormir ! C’est e
189m’exprimer plus clairement. Voici donc, en peu de mots, ce que je crois, pour mon compte. L’angoisse de Nicodème trouve sa r
190ent, son espérance. ⁂ Nous nous séparâmes sur ces mots. Les « barthiens » qui avaient parlé regagnèrent leur lieu véritable 
92 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
191duire que le peuple et la nation s’opposent ? Les mots l’indiqueraient, non les faits : voilà bien le désordre où nous vivon
192ture… « antifasciste ». Tout cela se joue sur des mots, et ces mots ne traduisent que des religions vagues, nées de la peur,
193asciste ». Tout cela se joue sur des mots, et ces mots ne traduisent que des religions vagues, nées de la peur, et comme tel
194rien tenté pour débrouiller un peu le complexe de mots adultérés qui encombre la vie politique et qui empêche, à gauche comm
195ues verbales assez grossières. L’équivoque sur le mot liberté par exemple : c’était jusqu’à présent le fait des ligues que
93 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
196eine scolastique (au sens vulgaire). Ce défaut de mots propres aurait dû le contraindre à l’invention de métaphores. Mais Pa
94 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
197ent de la philosophie classique, aux deux sens du mot achèvement. À partir de Hegel, dit-il, le philosophe n’aura plus d’au
198phie [p. 462] naissante qui prétend restituer aux mots leur pouvoir pratiquement bouleversant. À cet égard, on fera bien de
95 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
199u pays du monde » (octobre 1935) w Toujours ces mots. Quand je dis qu’ils ont perdu leur sens, il faut ajouter aussitôt qu
96 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
200us en apprend sur cette doctrine davantage que le mot peut-être apocryphe du souverain : l’État, c’est moi. Voici cette phr
97 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
201r un programme cohérent ? Sont-ce tous ces grands mots faussement religieux qu’il prétend opposer aux rhéteurs, aux utopiste
98 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
202nt que c’est plus grave. Une chose me frappe : ce mot Kampf, lutte, qu’on entend et qu’on lit partout, ici, dans tous les a
203evises de propagande pour l’œuvre, contiennent le mot Kampf, quand ce n’est pas le mot Krieg. Celle-ci, par exemple, qui es
204, contiennent le mot Kampf, quand ce n’est pas le mot Krieg. Celle-ci, par exemple, qui est la plus fréquente : « La lutte
205s misère : voilà notre guerre ! » En somme, si le mot n’était pas interdit, je dirais que c’est de votre part une déclarati
206rges. Parlons sérieusement. D’abord, l’abus de ce mot Kampf s’explique facilement : c’est le Führer qui l’a introduit dans
207ession d’un des antagonistes. Je sais bien que le mot civilisation est mal vu chez vous. Mais nous ne renoncerons pas à la
208is je vous répondrai plus sérieusement, d’un seul mot : c’est une question d’éducation. Pour nous, éduquer les hommes, ce n
99 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
209 Moment de la révolution On abuse pas mal de ce mot, trop souvent et trop aisément défini comme une utopie. Je ne veux en
210is aussi les moins créateurs au sens absolu de ce mot : un Spengler, un Huxley, un Joyce, un Proust, un Gide et d’une maniè
211 hommes concrets, des ouvriers au sens premier du mot : ceux qui ont prise sur les choses et qui « étreignent la réalité ru
212i que lorsqu’il manifeste sa présence, et dans le mot manifester il y a main. L’esprit n’est vrai que dans son acte, que no
213rituels les plus graves de « simples questions de mots », et les écarte avec la fumée de son cigare. Et c’est cela qui n’est
214s la force pour toi, mais moi je sais le sens des mots et leur valeur ! » — Non, non, nulle ironie dans la politesse de ces
215e leurs pairs, de l’argument « simple question de mots ». Comment ne voient-ils pas que si la convention qui fixe la valeur
216s pas que si la convention qui fixe la valeur des mots se voit tacitement dénoncée, et que si l’on convient de mettre au sec
217du jour ? [p. 29] Importance des « questions de mots » Que ceux qui doutent de la portée d’une aussi quotidienne observati
218ffirme. Douter de l’importance des « questions de mots », c’est en effet le premier moment de cette décadence. Mais avec lui
219 consommée. Car si l’on doute de l’importance des mots, c’est que l’on doute en réalité de la commune mesure de la culture e
220veur : la rigoureuse et passionnée définition des mots, en vue de leur emploi le plus précis ? (« Révolution », « amour », «
100 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
221ius, écrit 6  : « Il y a dans notre langue peu de mots aussi usés, aussi éventés que celui de culture ; il y en a peu que l’
222ure se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit du Français moyen l’idée de l’Université
223malheur, inconscientes. On peut résumer d’un seul mot les effets de cette décadence : c’est un dessaisissement de la cultur