1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1prit souffle où il veut. Juin 1802 : au moment où meurt Diotima, Hölderlin errant loin d’elle (dans la région de Bordeaux cro
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
2l va se jeter au-devant des troupes accourues, il meurt en clamant la paix. M. Fabre avait là les éléments d’un grand roman :
3 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
3 Soir de Florence (13 novembre 1926) h Des cris mouraient vers les berges du fleuve jaune, entre les deux façades longues que l
4 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
4iez n’être qu’une épure : c’est intitulé « nature morte ». Pourquoi pas naissance [p. 128] d’un songe ? C’est en effet un rêv
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
5l automatique, fait balle au cerveau du poète qui meurt de sommeil naturel. Le tunnel sous la Manche escamoté, le train dépos
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
6avre encore tout chaud ». Affreux. Aussi : « Elle mourut. » On voit que cette bande est antérieure à l’époque du long baiser d
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7us. Nous nous connaissions dans les coins et nous mourions d’ennui avec les aspects irrévocablement prévus de nous-mêmes que fai
8n vice, la révolution-vice. Mais on ne vit, on ne meurt que de vices. ⁂ [p. 143] Ici le lecteur se rassure. « Il s’y retrouv
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
9onflit du capital et du travail. « Se fordiser ou mourir », écrivait récemment un économiste. Ford, perfection de l’industriel
9 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
10lui. Déjà il se perd dans ces yeux, mais comme on meurt dans une naissance. Stéphane naît à l’amour et à lui-même conjointeme
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
11 de ces enfants… — Mais on nous paye, et ils n’en meurent pas. [p. 25] 3.b. Les examens Ce sont en principe des « contrôles »
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
12’une, c’est savoir ce que l’autre pense. Elles ne mourront qu’ensemble. Il n’y aura qu’une oraison. Laïque. J’entends qu’on ne m
12 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
13 d’oies, le gueux Joseph qui parle à son chien en mourant, une fille qui chante et des enfants surtout, dès le début, puis plus
13 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
14liberté. Une rude épreuve : on n’en sort que pour mourir ou pour entrer en religion : rond de cuir ou poète (au sens le plus l
14 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
15it s’effeuille et se fane prisonnier d’une saison morte au tombeau des fleurs obscures les mains de l’absence se ferment sur
16cœur il est d’autres rivages où mieux qu’ici l’on meurt. [p. 170] Étoile de jour Il naissait à son destin des rayons glis
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
17e toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière [p. 590] différence, —
16 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
18it s’effeuille et se fane prisonnier d’une saison morte au tombeau des fleurs obscures les mains de l’absence se ferment sur
17 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
19 œuvre, sur le thème des pleurs de la vieille, et mourut comme il l’achevait. [p. 166] ⁂ Partout où il y a de la musique, de
20 évocations, sous les bouteilles, — et les lampes meurent en jetant une longue flamme. À Venise, sous le brouillard qui cachait
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
21ren Kierkegaard naquit à Copenhague en 1813, et y mourut en 1855. Voici comment le profond essayiste allemand Rudolf Kassner c
22 furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Comme Hamlet. » Et voici comment il faut situer Kierkegaard dans no
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
23 décide de l’orientation de sa vie : Il avait vu mourir Sanuki au logement ouvrier, et il ne pensait pas que la mort de son p
24eta par terre sur la route, criant à son corps : “Meurs !”, mais sans résultat ». C’est dans un tel état de désespoir que sou
20 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
25r dont il aurait besoin, qu’il imagine et dont il meurt. Car la vie est une espèce de marâtre et n’a que faire de nos tendres
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
26re civilisation finissante ! (Vous souriez ? Vous mourrez avec elle.) Cependant, que de belles personnes — en vain ! Et quelle
27rices et des acteurs, des princes et des femmes à mourir. Et c’est là [p. 56] que paraît son étrange impuissance : tous ces ac
28le silence d’un midi d’été nordique, à l’heure de mourir dans une légèreté éperdue… Mais une main de femme au bord du sommeil
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
29e toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière différence, — car on n
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
30prit souffle où il veut. Juin 1802 : au moment où meurt Diotima, Hölderlin errant loin d’elle (dans la région de Bordeaux cro
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
31 œuvre, sur le thème des pleurs de la vieille, et mourut comme il l’achevait. ⁂ Partout où il y a de la musique, de l’Italie
32 évocations, sous les bouteilles, — et les lampes meurent en jetant une longue flamme. À Venise, sous le brouillard qui cachait
25 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
33e demande en quoi Marx peut nous aider à vivre, à mourir. Je demande à M. Nizan, qui est marxiste, si la lecture et la pratiqu
26 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
34artenant plus à la mort, mais au combat de ce qui meurt et de ce qui renaît par cette mort. La neurasthénie broie les villes,
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
35 il faut en témoigner. À tous il tend la Parole « morte aux pages », mais voici que de toutes parts les Signes paraissent sur
28 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
36he, c’est une forme mystique, celle du terrible « Meurs et deviens ! », et s’il l’assume en connaissance de cause, — c’est un
37e « au moins très sévère ». Gagner 40 000 francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; un
29 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
38ît de la loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, J
39’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, Jouhandeau oppose
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
40entre un régime bourgeois odieux, raté, dont nous mourrons, — et d’autre part une espérance, une utopie, qu’il nous est impossib
31 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
41 noms de sa présence. Mais un jour la lumière est morte autour de nous, elle est morte à la surface des choses pour renaître
42our la lumière est morte autour de nous, elle est morte à la surface des choses pour renaître au centre de l’homme. Et, dès l
32 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
43olution ; dans une époque où l’humanité risque de mourir pour la réalisation même de ses désirs matériels, dans cette énorme a
33 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
44refuse à cette mort, se refuse aussi à la vie. Il meurt de ne pas mourir, selon la parole profondément « dialectique » de Thé
45ort, se refuse aussi à la vie. Il meurt de ne pas mourir, selon la parole profondément « dialectique » de Thérèse d’Avila. Qu’
34 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
46 fini, Car il y a plus. J’ai un péché de peur : mourrai-je sur la rive Lorsque mon dernier fil aura été filé ? Oh ! Jure par
35 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
47 j’ai bu, je me crois général ! » Toutefois, s’il meurt soldat, ivre ou lucide, peu importe, ce ne sera pas dans son lit. Cer
36 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
48és dans des casernes ou des camps de travail — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-elle pessimis
37 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
49que, pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut mourir ? Que toutes les promesses du Christ concernent la vie de celui qui d
50’instant même où ils obéissent au « suivez-moi », meurent au monde, et le suivent. Les unes sont historiques, les autres éterne
38 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
51e un régime bourgeois odieux, raté, dont beaucoup meurent — et d’autre part une espérance, une utopie, qu’il nous est impossibl
39 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
52faut craindre, mais bien plutôt que les autres ne meurent bassement de n’en pas mourir. Mais d’où vient encore la révolte ? Sin
53t que les autres ne meurent bassement de n’en pas mourir. Mais d’où vient encore la révolte ? Sinon d’une peur de moi-même ? C
54ien connaître de la nature du litige humain. Nous mourrons de la mort des singes.) Perspectives (II) Avantage du personnalisme
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
55s dans des casernes ou des camps de travail, — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-elle pessimis
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
56ment chrétienne. « Philosopher, c’est apprendre à mourir », disait le triste Cicéron, et Montaigne l’en loue. Pour M. Marcel,
42 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
57ren Kierkegaard naquit à Copenhague en 1813, et y mourut en 1855. Presque toute son œuvre, une vingtaine de volumes, à quoi no
58vait maudit le Dieu tout-puissant qui le laissait mourir de faim. Ce blasphème assombrit toute sa vie ; il ne l’empêcha pas de
59 voulant pas avoir affaire aux banques. Lorsqu’il mourut, à 42 ans, il n’en subsistait rien. L’argent provenait d’une malédict
60 dans la rue. On le transporta à l’hôpital, où il mourut paisiblement, en « saluant tous les hommes ». Le seul événement extér
61 Régine Olsen. Mais son acte, après lequel il put mourir, certain d’avoir accompli sa mission, ce fut son attaque contre le ch
43 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
62 accablé par la réprobation générale, il s’en ira mourir à l’hôpital, en disant à son seul ami : « Salue tous les hommes ! Je
44 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
63ent. La France doute de sa mission. L’Espagne est morte, et le spectacle de la vie politique en Amérique du Sud fait mesurer
45 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
64, dont Dieu seul juge. John Viénot — qui vient de mourir presque en même temps qu’un autre grand historien protestant, Camille
46 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
65, une nouvelle de Jean Giono intitulée « La femme morte », qui n’est pas une nouvelle bien faite, mais qui est un peu mieux q
47 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
66t un seul et même être ; ils naissent ensemble et meurent ensemble, ils sont une seule et même « chair ». C’est une étrange err
67prit ? Cet esprit qui souffle où il veut, et nous mourons où nous pouvons, cet esprit qui dansait sur les eaux primitives, et l
48 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
68nt, par ailleurs, son optimisme, hérité d’une foi morte, lui dissimule l’irréparable gravité. La « communion avec la Nature »
49 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
69ntagnon se plaint de ce que le parti socialiste « meurt d’ignorance », et il s’écrie : « Avez-vous étudié complètement, froid
50 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
70e plus pouvoir échapper au temps, ne plus pouvoir mourir, ne plus pouvoir renaître ? La contemplation religieuse du monde san
71e ; de la sorte, il a empêché le christianisme de mourir de sa pauvreté spirituelle. On est toujours étonné de voir un esprit
51 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
72ient au secours d’une religion, c’est qu’elle est morte. Ou qu’elle n’en a plus pour longtemps. Lorsque l’État s’avise d’hono
52 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
73 son humanisme, a baptisé l’homme qui ne veut pas mourir ? » — Il y a des gens qui ont le sens de la gaffe, et le sort, je le
74ément, ce jugement-là : « L’homme qui ne veut pas mourir. » Moi. — Il y aurait de l’impertinence à affirmer rien de « précis 
75céleste, pourquoi faudrait-il, en effet, que nous mourrions totalement à nous-mêmes ? Laissons-nous donc radiographier, tout simp
76pas cru pouvoir sauver les hommes autrement qu’en mourant pour eux”. Que pourrions-nous donc faire de plus que lui ? L’imitatio
77de plus que lui ? L’imitation du Christ, c’est de mourir en lui et avec lui, — non pas de s’emparer de son message comme d’un
78arer de son message comme d’un prétexte à ne plus mourir tout à fait. » Le dirai-je ? Ce dialogue, ces rires et ces affirmatio
79ur du Problème du Bien ! “L’homme qui ne veut pas mourir”, c’est exactement ça ! Vraiment, c’est excellent ! » À ce coup, je s
80ou ne pas être », disait Hamlet. Et nous disons : mourir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’
81 disait Hamlet. Et nous disons : mourir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’est-à-dire revivr
82Hamlet. Et nous disons : mourir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’est-à-dire revivre avant
83ir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’est-à-dire revivre avant d’être tout à fait mort, — so
84 vivre. Entre celui qui affirme qu’on ne peut pas mourir, et celui qui affirme l’exigence de la mort, il n’y a peut-être aucun
85héologique ! Où donc est-il, celui qui accepte de mourir ? Oui, maintenant, je vais vous dire la vérité : Nous sommes tous des
86omme le vivant symbole de l’homme qui ne peut pas mourir !… Plaise à Dieu que l’angoisse qui tourmente cet homme depuis sa ren
53 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
87te par exemple que « déjà vieux et ne voulant pas mourir, il s’adressa au diable qui lui conseilla de se faire enterrer pour u
88eu d’air pénétra dans le cerveau et Paracelse dut mourir avant d’avoir ressuscité ». Rajeunir son corps et son âme par l’ordur
54 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
89 que l’amour, la puissance, dépendent d’une chose morte, quand leur essence est vie. Or nous voyons la même erreur héritée pa
90louse de ses droits que de ses charges, la mesure meurt, se mécanise, et toute tension disparaît. Il faut que la révolte des
55 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
91les supplices dans lesquels ils firent réellement mourir tant d’innocents de tous sexes par milliers… qui fit passer nos manuf
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
92en de quoi il s’agit quand on dit : la culture se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit
93 secret : c’était le secret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cultivés », séparation de l’esp
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
94’anarchie spirituelle d’un monde où la mesure est morte. Enfin les tentatives de rénovation qui sont en cours en URSS et en A
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
95a supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec elle. L’Arche n’est rien s’il n’y a pas le messianisme ; le lati
96le, et à elle seule, que toute commune mesure est morte parmi nous, et que nulle mesure vraie n’est encore restaurée. Le régi
97 n’est rien que la liberté du désespoir, et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépasser ; qu’il n’y a pas de lig
59 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
98t que ce soit à chaque instant comme si tu allais mourir, comme si tu allais vivre : une agonie ! Il faut poser cette limite,
99eine stature de mort. Le Christ fait cet acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le caractère humain de l’acte est
60 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
100ferme, dans les cafés. À tous il tend la Parole « morte aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes paraissent su
61 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
101a supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec elle. L’Arche d’alliance n’est rien s’il n’y a pas le messianism
102sans erreur possible que toute commune mesure est morte parmi nous, et que nulle mesure vraie n’est encore restaurée.   [p. 
103ien que la [p. 269] liberté du désespoir et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépasser ; qu’il n’y a pas de lig
62 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
104n en arrive à se demander pourquoi le Christ a dû mourir pour triompher de notre péché, alors que la sagesse antique pouvait f
63 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
105tiquement, elle perd tout point d’appui, son élan meurt en anarchie. La solution de ce conflit est évidente, c’est peut-être
64 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
106e mollesse spirituelle » l’amère passion de faire mourir un témoin de la vérité ? Si tu veux ce résultat… apprends d’abord à b
107essais religieux : La Pureté du cœur, le Droit de mourir pour la vérité, Pour un examen de conscience, Le Souverain sacrificat
108 et Dieu, car lui seul eut vraiment « le droit de mourir pour la vérité », étant lui-même la vérité. C’est pourquoi l’acte de
65 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
109ve quelque chose. Et s’il n’arrive rien ? « On ne meurt pas de faim dans nos pays », dit-on, et je crois bien que je l’ai [p.
110a pas l’impression qu’elle dort, mais qu’elle est morte. L’autobus brinquebalant, où nous étions seuls au départ, rappelait l
111 entendu, certains d’entre eux sont morts ou vont mourir couchés sur une fortune de 100 000 ou de 200 000 francs, que leurs fi
112ous est moindre ici que sur le continent. Et l’on meurt vieux 5 , et les médecins ne font pas fortune. Quelle conclusion tire
113ie étale nous ennuie, c’est ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir e
114e, Don Juan ne comprend rien aux femmes, Napoléon meurt en se trompant sur le sens de son épopée. Voilà peut-être le grand re
66 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
115étagées sur le versant nord d’un vallon qui vient mourir à notre hauteur sur la droite, tandis que le versant sud, avec ses re
116 que ces « assurés ». Ce peuple à la retraite qui meurt en rouspétant contre les bureaucrates ne sait plus bien ce qu’il crai
117n, la mère Calixte arrive tout agitée : Madame se meurt ! s’écrie-t-elle. C’est Mme Bastide, la belle-mère. — Qu’a-t-elle ? —
118ux pas qu’on lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! — Mais Monsi
67 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
119 entendu, certains d’entre eux sont morts ou vont mourir couchés sur une fortune de 100 000 ou de 200 000 francs, que leurs fi
120ous est moindre ici que sur le continent. Et l’on meurt vieux, et les médecins ne font pas fortune. Quelle conclusion tirer d
68 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
121hilosophes et la raison ne peuvent l’imaginer que morte. Mais la Bible nous dit qu’elle est la Vie, et que notre vie n’est qu
122ns les choses du salut. Mais que le Christ ait dû mourir, — cet acte extrême, — pour nous sauver, fait voir que nous n’avons a
69 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
123erser d’un coup cette apparente fatalité. Kipling meurt, et l’on dit : c’était le dernier conteur. La même année paraît le gr
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
124a tactique… Si le Français, né malin, ne doit pas mourir gogo, la brochure [p. 814] de Vaillant-Couturier fera plus de mal au
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
125ue impressionniste (après quoi elle n’a plus qu’à mourir). Dès lors tout ce qu’on lui a reproché : désordre, omissions littéra
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
126n, la mère Calixte arrive tout agitée : Madame se meurt ! s’écrie-t-elle. C’est Madame Bastide, la belle-mère. — Qu’a-t-elle 
127ux pas qu’on lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! » — Mais, mo
73 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
128ue [p. 71] chose. Et s’il n’arrive rien ? « On ne meurt pas de faim dans nos pays », dit-on, et je crois bien que je l’ai dit
129ie étale nous ennuie, c’est ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir a
74 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
130le, inaugurée par un traité avec le diable, vient mourir dans la nuit de Noël au rythme familier des marteaux de la forge rebâ
75 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
131 sentir le drame immense qu’elle trahit. Province morte, et villes mortelles ! C’est qu’on ne sait plus y trouver son prochai
76 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
132 deux côtés. Unamuno qui avait parlé « à droite » meurt « à gauche ». D’ailleurs on ne s’occupe plus que de David Windsor. Il
77 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
133l’héroïsme. Le héros chrétien n’est pas celui qui meurt glorieusement pour la puissance de sa race, mais celui qui croit humb
134marades » dont parle le Horst Wessel Lied, et qui moururent sous les coups de la « Reaktion » et du « Rotfront », savaient-ils ce
135a peut-être, ou révélera fausse et mauvaise. Pour mourir « en connaissance de cause », il faudrait être à même d’anticiper pro
136ins quelques siècles d’histoire. Le chrétien seul meurt dans la certitude, parce que [p. 32] sa foi lui a révélé la fin absol
137 ennemis », on nous explique que c’est une lettre morte (toter Buchstabe), et qui ne peut plus « nous aider ». En effet. Tout
78 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
138 à une lutte par la violence, car les confessions mourront d’elles-mêmes, de toutes façons… Nous ne rejetons pas seulement les c
79 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
139: faire vivre le peuple avec ce qui doit le faire mourir. C’est la politique de Gribouille : pour éviter la pluie, on se jette
140cle à lui, qu’il appelle l’abbé Bazin. « Cet abbé mourut, nous dit-il, persuadé que tous les savants peuvent se tromper et rec
141rniers moments. Mon oncle en fut affligé, et pour mourir en paix, il dit à l’archevêque d’Astracan : « Allez, ne vous attriste
80 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
142isir. Il ne peut vivre que dans l’acceptation, et meurt dans la revendication. C’est qu’il dépend de l’être et non de l’avoir
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
143 Tristan naît dans le malheur. Son père vient de mourir, et sa mère Blanchefleur ne survit pas à sa naissance. D’où le nom du
144an et lui annonce que la voile est noire. Tristan meurt. Iseut la blonde débarque à cet instant, monte au château, embrasse l
145te au château, embrasse le corps de son amant, et meurt. [p. 31] 5. Énigmes Résumé de la sorte, et tout « charme » détruit,
146 le rachat de leur destin qu’ils accomplissent en mourant par amour ; c’est une revanche sur le philtre. Et l’on assiste, in ex
147 le sort de la mère… Quand mon père m’engendra et mourut, quand ma mère me donna le jour en expirant, la vieille mélodie arriv
148vieille mélodie me répète : —Pour désirer et pour mourir ! Pour mourir de désirer ! Il peut maudire ses astres, sa naissance,
149e me répète : —Pour désirer et pour mourir ! Pour mourir de désirer ! Il peut maudire ses astres, sa naissance, mais la musiq
150ieille mélodie me répète : — Pour désirer et pour mourir. ⁂ Partant d’un examen « physionomique » des formes et des structure
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
151ait de brûler toujours plus, de brûler jusqu’à en mourir ! L’être particulier n’était guère qu’un défaut et un obscurcissement
152préfère aux dons du monde : Plus m’agrée donc de mourir Que de joie vilaine jouir Car joie qui repaît vilement N’a pouvoir ni
153ait de délire — Sur tout autre… S’il ne veut pas mourir encore, c’est qu’il n’est pas assez détaché du désir, c’est qu’il cra
154n ou près, car je vous le tiendrai bien caché. Je mourrais plutôt que de faillir en un seul mot… Quelle est la « dame » qui mér
155t enfin cette image après la traversée d’une mer, meurt dans les bras de la comtesse de Tripoli dès qu’il en a reçu un seul b
156a Bien-aimée de me l’avoir offerte. Celui qui ne meurt pas de son amour ne peut en vivre. C’est ici le cri même de la mysti
157’est l’oraison jaculatoire de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant vous me ferez vivr
158aculatoire de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant vous me ferez vivre, car pour moi c
159 me tuant vous me ferez vivre, car pour moi c’est mourir que de vivre, et vivre que de mourir. La vie, c’est en effet le jour
160ur moi c’est mourir que de vivre, et vivre que de mourir. La vie, c’est en effet le jour terrestre des êtres contingents et l
161ans le monde arabe, celle des Banou Odrah où l’on mourait d’amour à force d’exalter le désir chaste, selon le verset du Coran :
162117] interdit, qui garde son amour secret, et qui meurt de son secret, celui-là meurt martyr. » « L’amour odrih » devint, jus
163mour secret, et qui meurt de son secret, celui-là meurt martyr. » « L’amour odrih » devint, jusqu’en Andalousie, le nom même
164’amour-passion de notre histoire. Jaufré Rudel va mourir dans les bras de la comtesse de Tripoli, « princesse lointaine » qu’i
165omte de Poitiers et neuvième duc d’Aquitaine, qui mourut en 1127. Dès le début du xiie siècle, ces « lois d’Amour » sont donc
166de ce séjour, veut revenir. C’est finalement pour mourir » 86 . Nous avons là l’origine évidente de la première navigation à l
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
167me) qu’à leurs yeux propres (puisqu’elle les fait mourir). C’est là l’aspect psychologique de l’aventure. Mais voici l’aspect
168naître ce retour de l’âme à une vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir a
169 de l’âme à une vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir assez pour vivre t
170ourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir assez pour vivre toute la vie nouvelle, et pour obéir sans tourments.
171ds religieux des Celtes, donc d’une religion déjà morte, de même notre littérature et nos passions utilisent par abus, et san
172je brûle et je languis, en criant ; en vivant, je meurs, et en mourant, je vis. Pourtant, je n’aime pas, mais j’ai soif d’aim
173e languis, en criant ; en vivant, je meurs, et en mourant, je vis. Pourtant, je n’aime pas, mais j’ai soif d’aimer, et j’ai fai
174 aux troubadours et aux mystiques orthodoxes : « Mourir de ne pas mourir. » 114 La « brûlure suave ». Le « dard d’amour » q
175et aux mystiques orthodoxes : « Mourir de ne pas mourir. » 114 La « brûlure suave ». Le « dard d’amour » qui blesse sans tu
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
176plainte de Jacques de Lentino : Mon cœur souvent meurt, et plus douloureusement que de mort naturelle, pour vous Dame qu’il
177au port jamais n’arrive Mille fois chaque jour je meurs, mille je nais… 132 (Sonnet 164.) Ailleurs, il parle de Laure comm
178rle : Combien souvent les hommes sur le point de mourir Se sont sentis joyeux ! Ceux qui veillent sur eux Disent : l’éclair a
179apothicaire Ta drogue est rapide. En un baiser je meurs. Le consolament de la Mort vient de sceller le seul mariage qu’ait j
180e : Ce n’est qu’en m’aimant trop qu’elle me fait mourir ; Un moment de froideur, et je pourrais guérir ; Une mauvaise œillade
181iment : chercher cette satisfaction serait folie. Mourir ensemble ! (Mais silence ! ceci paraît exalté, et pourtant c’est si v
182re qu’elle offre à Tristan est destiné à le faire mourir : mais d’une mort que l’Amour condamne, d’une mort selon les lois du
183e trop violent, cet éclairage annonce que le jour meurt, et que déjà l’aube n’est plus qu’un crépuscule vainement exalté. ⁂ U
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
184ais de plus de quatre arpents ; sinon ils devront mourir ou se rendre. Et cette règle étrange, si l’on en croit Froissart, coû
185cte du crime sadique, la possession d’une victime morte, donc en fait la non-possession. Elle n’exprime plus l’instinct sexue
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
186isir. Il ne peut vivre que dans l’acceptation, et meurt dans la revendication. C’est qu’il dépend de l’être et non de l’avoir
87 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
187ais mystiques. Mais pourquoi voudrait-on [p. 923] mourir ? La biographie de plusieurs des poètes étudiés par Béguin nous indiq
188mé. Passer dans l’autre monde, c’est retrouver la morte ! « L’expérience typique, qui est celle de Jean-Paul à la mort de ses
189t devenue sa petite sœur : le vœu de retrouver la morte, de communier avec un autre univers, lui fait mépriser cette vie, sen
88 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
190 1481. Puis il se retourna dans son ermitage et y mourut. — C’est un beau sujet. — N’est-ce pas ? Ce drame, avec musique d’Hon
89 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
191ienne, avec Prague, c’est une Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés l
90 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
192 Il naquit à l’époque du concile de Constance, et mourut à la fin du xve siècle. Son existence coïncide donc exactement avec
91 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
193 Ô haine de leurs vérités faibles ! La Vérité est morte ! Revivra-t-elle ? [p. 67] Car si ce Dieu est mort à tout jamais, il
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
194chées, des hommes en train de tuer et en train de mourir… Et puis, flottant dans d’autres brumes, dernier îlot d’un autre mond
93 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
195Suisse jusqu’à la mort. Eh bien, il serait fou de mourir pour une Suisse dont nous ne serions pas sûrs qu’elle a le droit et l
196ir d’exister, devant Dieu. On n’a pas le droit de mourir pour quelque chose qui ne fournit pas des raisons de vivre. Notre ser
94 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ?
197e social, économique et politique. On ne peut pas mourir pour la Suisse si l’on n’a pas de raisons de vivre pour elle. 6. Il e
198ions : quoi qu’en dise certaine presse, la Suisse mourra si elle se borne à se féliciter de son statut actuel. Nous demandons
95 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
199ns parfaitement possible quand il s’agit du mieux mourir ou du mieux tuer. Eh bien si la peur et la guerre sont seules capable
96 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
200écute son Église. Dis-moi pour qui tu acceptes de mourir, je te dirai en qui tu crois vraiment… Ces deux exemples contradictoi
97 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
201t vous n’y toucherez point, de peur que vous n’en mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point. Mais Dieu s
202ouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez vos yeux s’ouvr
203e vérité qu’il rejette aussitôt qu’avilie, et qui mourra du monstre mis au monde. Monstrueuse création du mensonge, car le men
98 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
204ur répète les vieux slogans du Diable : « Vous ne mourrez pas ! Vous serez comme des Dieux ! » En combattant le Traité de Versa
205ras au ciel. Mais c’est très simple. Un homme qui meurt de faim mange n’importe quoi pour tromper sa faim, faute de mieux. La
99 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
206tions automatiques. La liberté pour laquelle nous mourons n’est pas celle que l’État nous garantit. Celle que nous revendiquons
207 peu idiots mais perpétuellement hilares. Vous ne mourrez plus. Ou si peu. Sans rien perdre… 32. Le démon de l’insignifiance
208très équilibré. Entre nous, une de ses tantes est morte à l’asile. Cela se sent parfois chez lui. Hier encore, pour vous cite
100 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
209me fondamental du cosmos et de l’esprit : il faut mourir pour naître de nouveau. Étrange institution dont le seul but est de p
210s : prendre sur soi le mal qui est dans le monde, mourir avec ce mal, ressusciter en pureté. Ce drame est figuré dans le sacre
211qu’ils voulaient. Si vous mangez la pomme vous ne mourrez pas dit le Serpent. Ils la mangent, et ils entrent dans le Temps où l
212 la mangent, et ils entrent dans le Temps où l’on meurt. Si nous nous faisons une ville nous resterons unis, se disent les ho
213e. Tout est faux mais tout est réel. Puisqu’on en meurt de plus en plus. C’est un cauchemar mais sans réveil possible. C’est
214 nous sommes tous complices ! Mais alors pourquoi mourrons-nous ? Pour ce passé que nous n’avons pas aimé assez pour l’empêcher
215e qui ne croyait qu’au bonheur ? Mais voudrait-on mourir pour garder du bonheur ? Pour quelle foi plus valable que la vie ? Et
216Mais pour quoi vivions-nous naguère, et pour quoi mourrons-nous demain ? Nous ne pouvons plus reculer, c’est clair, on nous atta
217ens des temps heureux — notre illusion. « Vous ne mourrez plus ! » nous disait l’Autre. Et cela du moins nous paraissait imagin
218ur, le progrès, la durée vers le mieux… Mais nous mourons, c’est toujours surprenant. Cela paraît absurde et révoltant. Il est