1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1l va se jeter au-devant des troupes accourues, il meurt en clamant la paix. M. Fabre avait là les éléments d’un grand roman :
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
2l automatique, fait balle au cerveau du poète qui meurt de sommeil naturel. Le tunnel sous la Manche escamoté, le train dépos
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
3avre encore tout chaud ». Affreux. Aussi : « Elle mourut. » On voit que cette bande est antérieure à l’époque du long baiser d
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
4us. Nous nous connaissions dans les coins et nous mourions d’ennui avec les aspects irrévocablement prévus de nous-mêmes que fai
5n vice, la révolution-vice. Mais on ne vit, on ne meurt que de vices. ⁂ [p. 143] Ici le lecteur se rassure. « Il s’y retrouv
5 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
6onflit du capital et du travail. « Se fordiser ou mourir », écrivait récemment un économiste. Ford, perfection de l’industriel
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
7 de ces enfants… — Mais on nous paye, et ils n’en meurent pas. [p. 25] 3.b. Les examens Ce sont en principe des « contrôles »
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
8’une, c’est savoir ce que l’autre pense. Elles ne mourront qu’ensemble. Il n’y aura qu’une oraison. Laïque. J’entends qu’on ne m
8 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
9 d’oies, le gueux Joseph qui parle à son chien en mourant, une fille qui chante et des enfants surtout, dès le début, puis plus
9 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
10liberté. Une rude épreuve : on n’en sort que pour mourir ou pour entrer en religion : rond de cuir ou poète (au sens le plus l
10 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
11it s’effeuille et se fane prisonnier d’une saison morte au tombeau des fleurs obscures les mains de l’absence se ferment sur
12cœur il est d’autres rivages où mieux qu’ici l’on meurt. [p. 170] Étoile de jour Il naissait à son destin des rayons glis
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
13e toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière [p. 590] différence, —
12 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
14 œuvre, sur le thème des pleurs de la vieille, et mourut comme il l’achevait. [p. 166] ⁂ Partout où il y a de la musique, de
15 évocations, sous les bouteilles, — et les lampes meurent en jetant une longue flamme. À Venise, sous le brouillard qui cachait
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
16ren Kierkegaard naquit à Copenhague en 1813, et y mourut en 1855. Voici comment le profond essayiste allemand Rudolf Kassner c
17 furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Comme Hamlet. » Et voici comment il faut situer Kierkegaard dans no
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
18 décide de l’orientation de sa vie : Il avait vu mourir Sanuki au logement ouvrier, et il ne pensait pas que la mort de son p
19eta par terre sur la route, criant à son corps : “Meurs !”, mais sans résultat ». C’est dans un tel état de désespoir que sou
15 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
20r dont il aurait besoin, qu’il imagine et dont il meurt. Car la vie est une espèce de marâtre et n’a que faire de nos tendres
16 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
21re civilisation finissante ! (Vous souriez ? Vous mourrez avec elle.) Cependant, que de belles personnes — en vain ! Et quelle
22rices et des acteurs, des princes et des femmes à mourir. Et c’est là [p. 56] que paraît son étrange impuissance : tous ces ac
23le silence d’un midi d’été nordique, à l’heure de mourir dans une légèreté éperdue… Mais une main de femme au bord du sommeil
17 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
24e toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière différence, — car on n
18 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
25prit souffle où il veut. Juin 1802 : au moment où meurt Diotima, Hölderlin errant loin d’elle (dans la région de Bordeaux cro
19 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
26 œuvre, sur le thème des pleurs de la vieille, et mourut comme il l’achevait. ⁂ Partout où il y a de la musique, de l’Italie
27 évocations, sous les bouteilles, — et les lampes meurent en jetant une longue flamme. À Venise, sous le brouillard qui cachait
20 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
28e demande en quoi Marx peut nous aider à vivre, à mourir. Je demande à M. Nizan, qui est marxiste, si la lecture et la pratiqu
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
29 il faut en témoigner. À tous il tend la Parole « morte aux pages », mais voici que de toutes parts les Signes paraissent sur
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
30he, c’est une forme mystique, celle du terrible « Meurs et deviens ! », et s’il l’assume en connaissance de cause, — c’est un
31e « au moins très sévère ». Gagner 40 000 francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; un
23 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
32ît de la loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, J
33’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, Jouhandeau oppose
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
34entre un régime bourgeois odieux, raté, dont nous mourrons, — et d’autre part une espérance, une utopie, qu’il nous est impossib
25 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
35 noms de sa présence. Mais un jour la lumière est morte autour de nous, elle est morte à la surface des choses pour renaître
36our la lumière est morte autour de nous, elle est morte à la surface des choses pour renaître au centre de l’homme. Et, dès l
26 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
37olution ; dans une époque où l’humanité risque de mourir pour la réalisation même de ses désirs matériels, dans cette énorme a
27 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
38 fini, Car il y a plus. J’ai un péché de peur : mourrai-je sur la rive Lorsque mon dernier fil aura été filé ? Oh ! Jure par
28 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
39 j’ai bu, je me crois général ! » Toutefois, s’il meurt soldat, ivre ou lucide, peu importe, ce ne sera pas dans son lit. Cer
29 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
40és dans des casernes ou des camps de travail — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-elle pessimis
30 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
41que, pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut mourir ? Que toutes les promesses du Christ concernent la vie de celui qui d
42’instant même où ils obéissent au « suivez-moi », meurent au monde, et le suivent. Les unes sont historiques, les autres éterne
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
43e un régime bourgeois odieux, raté, dont beaucoup meurent — et d’autre part une espérance, une utopie, qu’il nous est impossibl
32 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
44faut craindre, mais bien plutôt que les autres ne meurent bassement de n’en pas mourir. Mais d’où vient encore la révolte ? Sin
45t que les autres ne meurent bassement de n’en pas mourir. Mais d’où vient encore la révolte ? Sinon d’une peur de moi-même ? C
46ien connaître de la nature du litige humain. Nous mourrons de la mort des singes.) Perspectives (II) Avantage du personnalisme
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
47s dans des casernes ou des camps de travail, — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-elle pessimis
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
48ment chrétienne. « Philosopher, c’est apprendre à mourir », disait le triste Cicéron, et Montaigne l’en loue. Pour M. Marcel,
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
49ren Kierkegaard naquit à Copenhague en 1813, et y mourut en 1855. Presque toute son œuvre, une vingtaine de volumes, à quoi no
50vait maudit le Dieu tout-puissant qui le laissait mourir de faim. Ce blasphème assombrit toute sa vie ; il ne l’empêcha pas de
51 voulant pas avoir affaire aux banques. Lorsqu’il mourut, à 42 ans, il n’en subsistait rien. L’argent provenait d’une malédict
52 dans la rue. On le transporta à l’hôpital, où il mourut paisiblement, en « saluant tous les hommes ». Le seul événement extér
53 Régine Olsen. Mais son acte, après lequel il put mourir, certain d’avoir accompli sa mission, ce fut son attaque contre le ch
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
54 accablé par la réprobation générale, il s’en ira mourir à l’hôpital, en disant à son seul ami : « Salue tous les hommes ! Je
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
55ent. La France doute de sa mission. L’Espagne est morte, et le spectacle de la vie politique en Amérique du Sud fait mesurer
38 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
56, une nouvelle de Jean Giono intitulée « La femme morte », qui n’est pas une nouvelle bien faite, mais qui est un peu mieux q
39 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
57t un seul et même être ; ils naissent ensemble et meurent ensemble, ils sont une seule et même « chair ». C’est une étrange err
58prit ? Cet esprit qui souffle où il veut, et nous mourons où nous pouvons, cet esprit qui dansait sur les eaux primitives, et l
40 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
59nt, par ailleurs, son optimisme, hérité d’une foi morte, lui dissimule l’irréparable gravité. La « communion avec la Nature »
41 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
60ntagnon se plaint de ce que le parti socialiste « meurt d’ignorance », et il s’écrie : « Avez-vous étudié complètement, froid
42 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
61e plus pouvoir échapper au temps, ne plus pouvoir mourir, ne plus pouvoir renaître ? La contemplation religieuse du monde san
62e ; de la sorte, il a empêché le christianisme de mourir de sa pauvreté spirituelle. On est toujours étonné de voir un esprit
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
63ient au secours d’une religion, c’est qu’elle est morte. Ou qu’elle n’en a plus pour longtemps. Lorsque l’État s’avise d’hono
44 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
64 son humanisme, a baptisé l’homme qui ne veut pas mourir ? » — Il y a des gens qui ont le sens de la gaffe, et le sort, je le
65ément, ce jugement-là : « L’homme qui ne veut pas mourir. » Moi. — Il y aurait de l’impertinence à affirmer rien de « précis 
66céleste, pourquoi faudrait-il, en effet, que nous mourrions totalement à nous-mêmes ? Laissons-nous donc radiographier, tout simp
67pas cru pouvoir sauver les hommes autrement qu’en mourant pour eux”. Que pourrions-nous donc faire de plus que lui ? L’imitatio
68de plus que lui ? L’imitation du Christ, c’est de mourir en lui et avec lui, — non pas de s’emparer de son message comme d’un
69arer de son message comme d’un prétexte à ne plus mourir tout à fait. » Le dirai-je ? Ce dialogue, ces rires et ces affirmatio
70ur du Problème du Bien ! “L’homme qui ne veut pas mourir”, c’est exactement ça ! Vraiment, c’est excellent ! » À ce coup, je s
71ou ne pas être », disait Hamlet. Et nous disons : mourir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’
72 disait Hamlet. Et nous disons : mourir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’est-à-dire revivr
73Hamlet. Et nous disons : mourir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’est-à-dire revivre avant
74ir ou ne pas mourir. Mourir totalement, ou ne pas mourir tout à fait, c’est-à-dire revivre avant d’être tout à fait mort, — so
75 vivre. Entre celui qui affirme qu’on ne peut pas mourir, et celui qui affirme l’exigence de la mort, il n’y a peut-être aucun
76héologique ! Où donc est-il, celui qui accepte de mourir ? Oui, maintenant, je vais vous dire la vérité : Nous sommes tous des
77omme le vivant symbole de l’homme qui ne peut pas mourir !… Plaise à Dieu que l’angoisse qui tourmente cet homme depuis sa ren
45 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
78te par exemple que « déjà vieux et ne voulant pas mourir, il s’adressa au diable qui lui conseilla de se faire enterrer pour u
79eu d’air pénétra dans le cerveau et Paracelse dut mourir avant d’avoir ressuscité ». Rajeunir son corps et son âme par l’ordur
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
80 que l’amour, la puissance, dépendent d’une chose morte, quand leur essence est vie. Or nous voyons la même erreur héritée pa
81louse de ses droits que de ses charges, la mesure meurt, se mécanise, et toute tension disparaît. Il faut que la révolte des
47 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
82les supplices dans lesquels ils firent réellement mourir tant d’innocents de tous sexes par milliers… qui fit passer nos manuf
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
83en de quoi il s’agit quand on dit : la culture se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit
84 secret : c’était le secret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cultivés », séparation de l’esp
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
85’anarchie spirituelle d’un monde où la mesure est morte. Enfin les tentatives de rénovation qui sont en cours en URSS et en A
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
86a supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec elle. L’Arche n’est rien s’il n’y a pas le messianisme ; le lati
87le, et à elle seule, que toute commune mesure est morte parmi nous, et que nulle mesure vraie n’est encore restaurée. Le régi
88 n’est rien que la liberté du désespoir, et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépasser ; qu’il n’y a pas de lig
51 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
89t que ce soit à chaque instant comme si tu allais mourir, comme si tu allais vivre : une agonie ! Il faut poser cette limite,
90eine stature de mort. Le Christ fait cet acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le caractère humain de l’acte est
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
91ferme, dans les cafés. À tous il tend la Parole « morte aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes paraissent su
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
92a supportent et l’utilisent, qui la créent et qui meurent avec elle. L’Arche d’alliance n’est rien s’il n’y a pas le messianism
93sans erreur possible que toute commune mesure est morte parmi nous, et que nulle mesure vraie n’est encore restaurée.   [p. 
94ien que la [p. 269] liberté du désespoir et qu’il meurt de son isolement, ou du refus de se dépasser ; qu’il n’y a pas de lig
54 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
95n en arrive à se demander pourquoi le Christ a dû mourir pour triompher de notre péché, alors que la sagesse antique pouvait f
55 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
96tiquement, elle perd tout point d’appui, son élan meurt en anarchie. La solution de ce conflit est évidente, c’est peut-être
56 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
97e mollesse spirituelle » l’amère passion de faire mourir un témoin de la vérité ? Si tu veux ce résultat… apprends d’abord à b
98essais religieux : La Pureté du cœur, le Droit de mourir pour la vérité, Pour un examen de conscience, Le Souverain sacrificat
99 et Dieu, car lui seul eut vraiment « le droit de mourir pour la vérité », étant lui-même la vérité. C’est pourquoi l’acte de
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
100ve quelque chose. Et s’il n’arrive rien ? « On ne meurt pas de faim dans nos pays », dit-on, et je crois bien que je l’ai [p.
101a pas l’impression qu’elle dort, mais qu’elle est morte. L’autobus brinquebalant, où nous étions seuls au départ, rappelait l
102 entendu, certains d’entre eux sont morts ou vont mourir couchés sur une fortune de 100 000 ou de 200 000 francs, que leurs fi
103ous est moindre ici que sur le continent. Et l’on meurt vieux 5 , et les médecins ne font pas fortune. Quelle conclusion tire
104ie étale nous ennuie, c’est ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir e
105e, Don Juan ne comprend rien aux femmes, Napoléon meurt en se trompant sur le sens de son épopée. Voilà peut-être le grand re
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
106étagées sur le versant nord d’un vallon qui vient mourir à notre hauteur sur la droite, tandis que le versant sud, avec ses re
107 que ces « assurés ». Ce peuple à la retraite qui meurt en rouspétant contre les bureaucrates ne sait plus bien ce qu’il crai
108n, la mère Calixte arrive tout agitée : Madame se meurt ! s’écrie-t-elle. C’est Mme Bastide, la belle-mère. — Qu’a-t-elle ? —
109ux pas qu’on lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! — Mais Monsi
59 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
110hilosophes et la raison ne peuvent l’imaginer que morte. Mais la Bible nous dit qu’elle est la Vie, et que notre vie n’est qu
111ns les choses du salut. Mais que le Christ ait dû mourir, — cet acte extrême, — pour nous sauver, fait voir que nous n’avons a
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
112a tactique… Si le Français, né malin, ne doit pas mourir gogo, la brochure [p. 814] de Vaillant-Couturier fera plus de mal au
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
113ue impressionniste (après quoi elle n’a plus qu’à mourir). Dès lors tout ce qu’on lui a reproché : désordre, omissions littéra
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
114n, la mère Calixte arrive tout agitée : Madame se meurt ! s’écrie-t-elle. C’est Madame Bastide, la belle-mère. — Qu’a-t-elle 
115ux pas qu’on lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! » — Mais, mo
63 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
116ue [p. 71] chose. Et s’il n’arrive rien ? « On ne meurt pas de faim dans nos pays », dit-on, et je crois bien que je l’ai dit
117ie étale nous ennuie, c’est ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir a
64 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
118le, inaugurée par un traité avec le diable, vient mourir dans la nuit de Noël au rythme familier des marteaux de la forge rebâ
65 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
119 deux côtés. Unamuno qui avait parlé « à droite » meurt « à gauche ». D’ailleurs on ne s’occupe plus que de David Windsor. Il
66 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
120l’héroïsme. Le héros chrétien n’est pas celui qui meurt glorieusement pour la puissance de sa race, mais celui qui croit humb
121marades » dont parle le Horst Wessel Lied, et qui moururent sous les coups de la « Reaktion » et du « Rotfront », savaient-ils ce
122a peut-être, ou révélera fausse et mauvaise. Pour mourir « en connaissance de cause », il faudrait être à même d’anticiper pro
123ins quelques siècles d’histoire. Le chrétien seul meurt dans la certitude, parce que [p. 32] sa foi lui a révélé la fin absol
124 ennemis », on nous explique que c’est une lettre morte (toter Buchstabe), et qui ne peut plus « nous aider ». En effet. Tout
67 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
125 à une lutte par la violence, car les confessions mourront d’elles-mêmes, de toutes façons… Nous ne rejetons pas seulement les c
68 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
126isir. Il ne peut vivre que dans l’acceptation, et meurt dans la revendication. C’est qu’il dépend de l’être et non de l’avoir
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
127 Tristan naît dans le malheur. Son père vient de mourir, et sa mère Blanchefleur ne survit pas à sa naissance. D’où le nom du
128an et lui annonce que la voile est noire. Tristan meurt. Iseut la blonde débarque à cet instant, monte au château, embrasse l
129te au château, embrasse le corps de son amant, et meurt. [p. 31] 5. Énigmes Résumé de la sorte, et tout « charme » détruit,
130 le rachat de leur destin qu’ils accomplissent en mourant par amour ; c’est une revanche sur le philtre. Et l’on assiste, in ex
131 le sort de la mère… Quand mon père m’engendra et mourut, quand ma mère me donna le jour en expirant, la vieille mélodie arriv
132vieille mélodie me répète : —Pour désirer et pour mourir ! Pour mourir de désirer ! Il peut maudire ses astres, sa naissance,
133e me répète : —Pour désirer et pour mourir ! Pour mourir de désirer ! Il peut maudire ses astres, sa naissance, mais la musiq
134ieille mélodie me répète : — Pour désirer et pour mourir. ⁂ Partant d’un examen « physionomique » des formes et des structure
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
135ait de brûler toujours plus, de brûler jusqu’à en mourir ! L’être particulier n’était guère qu’un défaut et un obscurcissement
136préfère aux dons du monde : Plus m’agrée donc de mourir Que de joie vilaine jouir Car joie qui repaît vilement N’a pouvoir ni
137ait de délire — Sur tout autre… S’il ne veut pas mourir encore, c’est qu’il n’est pas assez détaché du désir, c’est qu’il cra
138n ou près, car je vous le tiendrai bien caché. Je mourrais plutôt que de faillir en un seul mot… Quelle est la « dame » qui mér
139t enfin cette image après la traversée d’une mer, meurt dans les bras de la comtesse de Tripoli dès qu’il en a reçu un seul b
140a Bien-aimée de me l’avoir offerte. Celui qui ne meurt pas de son amour ne peut en vivre. C’est ici le cri même de la mysti
141’est l’oraison jaculatoire de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant vous me ferez vivr
142aculatoire de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant vous me ferez vivre, car pour moi c
143 me tuant vous me ferez vivre, car pour moi c’est mourir que de vivre, et vivre que de mourir. La vie, c’est en effet le jour
144ur moi c’est mourir que de vivre, et vivre que de mourir. La vie, c’est en effet le jour terrestre des êtres contingents et l
145ans le monde arabe, celle des Banou Odrah où l’on mourait d’amour à force d’exalter le désir chaste, selon le verset du Coran :
146117] interdit, qui garde son amour secret, et qui meurt de son secret, celui-là meurt martyr. » « L’amour odrih » devint, jus
147mour secret, et qui meurt de son secret, celui-là meurt martyr. » « L’amour odrih » devint, jusqu’en Andalousie, le nom même
148’amour-passion de notre histoire. Jaufré Rudel va mourir dans les bras de la comtesse de Tripoli, « princesse lointaine » qu’i
149omte de Poitiers et neuvième duc d’Aquitaine, qui mourut en 1127. Dès le début du xiie siècle, ces « lois d’Amour » sont donc
150de ce séjour, veut revenir. C’est finalement pour mourir » 86 . Nous avons là l’origine évidente de la première navigation à l
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
151me) qu’à leurs yeux propres (puisqu’elle les fait mourir). C’est là l’aspect psychologique de l’aventure. Mais voici l’aspect
152naître ce retour de l’âme à une vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir a
153 de l’âme à une vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir assez pour vivre t
154ourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir assez pour vivre toute la vie nouvelle, et pour obéir sans tourments.
155ds religieux des Celtes, donc d’une religion déjà morte, de même notre littérature et nos passions utilisent par abus, et san
156je brûle et je languis, en criant ; en vivant, je meurs, et en mourant, je vis. Pourtant, je n’aime pas, mais j’ai soif d’aim
157e languis, en criant ; en vivant, je meurs, et en mourant, je vis. Pourtant, je n’aime pas, mais j’ai soif d’aimer, et j’ai fai
158 aux troubadours et aux mystiques orthodoxes : « Mourir de ne pas mourir. » 114 La « brûlure suave ». Le « dard d’amour » q
159et aux mystiques orthodoxes : « Mourir de ne pas mourir. » 114 La « brûlure suave ». Le « dard d’amour » qui blesse sans tu
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
160plainte de Jacques de Lentino : Mon cœur souvent meurt, et plus douloureusement que de mort naturelle, pour vous Dame qu’il
161au port jamais n’arrive Mille fois chaque jour je meurs, mille je nais… 132 (Sonnet 164.) Ailleurs, il parle de Laure comm
162rle : Combien souvent les hommes sur le point de mourir Se sont sentis joyeux ! Ceux qui veillent sur eux Disent : l’éclair a
163apothicaire Ta drogue est rapide. En un baiser je meurs. Le consolament de la Mort vient de sceller le seul mariage qu’ait j
164e : Ce n’est qu’en m’aimant trop qu’elle me fait mourir ; Un moment de froideur, et je pourrais guérir ; Une mauvaise œillade
165iment : chercher cette satisfaction serait folie. Mourir ensemble ! (Mais silence ! ceci paraît exalté, et pourtant c’est si v
166re qu’elle offre à Tristan est destiné à le faire mourir : mais d’une mort que l’Amour condamne, d’une mort selon les lois du
167e trop violent, cet éclairage annonce que le jour meurt, et que déjà l’aube n’est plus qu’un crépuscule vainement exalté. ⁂ U
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
168ais de plus de quatre arpents ; sinon ils devront mourir ou se rendre. Et cette règle étrange, si l’on en croit Froissart, coû
169cte du crime sadique, la possession d’une victime morte, donc en fait la non-possession. Elle n’exprime plus l’instinct sexue
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
170isir. Il ne peut vivre que dans l’acceptation, et meurt dans la revendication. C’est qu’il dépend de l’être et non de l’avoir
75 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
171 Ô haine de leurs vérités faibles ! La Vérité est morte ! Revivra-t-elle ? [p. 67] Car si ce Dieu est mort à tout jamais, il
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
172chées, des hommes en train de tuer et en train de mourir… Et puis, flottant dans d’autres brumes, dernier îlot d’un autre mond
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
173Suisse jusqu’à la mort. Eh bien, il serait fou de mourir pour une Suisse dont nous ne serions pas sûrs qu’elle a le droit et l
174ir d’exister, devant Dieu. On n’a pas le droit de mourir pour quelque chose qui ne fournit pas des raisons de vivre. Notre ser
78 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
175écute son Église. Dis-moi pour qui tu acceptes de mourir, je te dirai en qui tu crois vraiment… Ces deux exemples contradictoi
79 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
176t vous n’y toucherez point, de peur que vous n’en mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point. Mais Dieu s
177ouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez vos yeux s’ouvr
178e vérité qu’il rejette aussitôt qu’avilie, et qui mourra du monstre mis au monde. Monstrueuse création du mensonge, car le men
80 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
179ur répète les vieux slogans du Diable : « Vous ne mourrez pas ! Vous serez comme des Dieux ! » En combattant le Traité de Versa
180ras au ciel. Mais c’est très simple. Un homme qui meurt de faim mange n’importe quoi pour tromper sa faim, faute de mieux. La
81 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
181tions automatiques. La liberté pour laquelle nous mourons n’est pas celle que l’État nous garantit. Celle que nous revendiquons
182 peu idiots mais perpétuellement hilares. Vous ne mourrez plus. Ou si peu. Sans rien perdre… 32. Le démon de l’insignifiance
183très équilibré. Entre nous, une de ses tantes est morte à l’asile. Cela se sent parfois chez lui. Hier encore, pour vous cite
82 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
184me fondamental du cosmos et de l’esprit : il faut mourir pour naître de nouveau. Étrange institution dont le seul but est de p
185s : prendre sur soi le mal qui est dans le monde, mourir avec ce mal, ressusciter en pureté. Ce drame est figuré dans le sacre
186qu’ils voulaient. Si vous mangez la pomme vous ne mourrez pas dit le Serpent. Ils la mangent, et ils entrent dans le Temps où l
187 la mangent, et ils entrent dans le Temps où l’on meurt. Si nous nous faisons une ville nous resterons unis, se disent les ho
188e. Tout est faux mais tout est réel. Puisqu’on en meurt de plus en plus. C’est un cauchemar mais sans réveil possible. C’est
189 nous sommes tous complices ! Mais alors pourquoi mourrons-nous ? Pour ce passé que nous n’avons pas aimé assez pour l’empêcher
190e qui ne croyait qu’au bonheur ? Mais voudrait-on mourir pour garder du bonheur ? Pour quelle foi plus valable que la vie ? Et
191Mais pour quoi vivions-nous naguère, et pour quoi mourrons-nous demain ? Nous ne pouvons plus reculer, c’est clair, on nous atta
192ens des temps heureux — notre illusion. « Vous ne mourrez plus ! » nous disait l’Autre. Et cela du moins nous paraissait imagin
193ur, le progrès, la durée vers le mieux… Mais nous mourons, c’est toujours surprenant. Cela paraît absurde et révoltant. Il est
83 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
194 beauté. Ils te précipiteront dans la fosse Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups Au milieu des mers. En face de
195ntraire révélé par le Christ lorsqu’il accepte de mourir en assumant tout le péché du monde. Le monde est plein de démons, ils
196 ces choses d’exister, de graviter, de naître, de mourir, et de porter leurs justes conséquences jusqu’au terme des cycles pos
197 attardions. Il ne s’agit plus de leur morale qui mourut sur la défensive, et qu’ils ont si mal défendue. Il s’agit simplement
84 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
198ne vérité qu’il rejette aussitôt qu’avilie et qui mourra du monstre mis au monde. Monstrueuse création du mensonge, car le men
85 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
199t vous n’y toucherez point, de peur que vous n’en mouriez. Alors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point. Mais Dieu s
200ouriez. Alors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouv
86 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
201he, c’est une forme mystique, celle du terrible « Meurs et deviens ! » et s’il l’assume en connaissance de cause, — c’est un
202e « au moins très sévère ». Gagner 40 000 francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; un
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
203poussent d’un jet, donnent une fleur unique, puis meurent : aussitôt. Mais il préfère élaguer quelques branches, ramener à sa l
204 drame humain, aveuglé par son effort rédempteur, meurt dans le renoncement total, qu’il lui est enfin donné de voir, de cont
88 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
205ren Kierkegaard naquit à Copenhague en 1813, et y mourut en 1855. Presque toute son œuvre, une vingtaine de volumes, à quoi no
206vait maudit le Dieu tout-puissant qui le laissait mourir de faim. Ce blasphème assombrit toute sa vie, et la révélation qu’en
207pas avoir affaire aux banques. [p. 52] Lorsqu’il mourut à 42 ans, il n’en subsistait presque rien. Cet argent provenait d’une
208ade en ville. On le transporta à l’hôpital, où il mourut paisiblement « en saluant tous les hommes ». Le seul événement extéri
209 au prince [p. 53] Hamlet — autre Danois — il put mourir certain d’avoir accompli sa mission, ce fut son attaque contre le chr
210ond document dans le journal de l’hôpital où vint mourir Kierkegaard. Un interne a transcrit les déclarations du malade : « Il
211irituelles et toute son œuvre d’écrivain… S’il ne meurt pas, dit-il, il poursuivra sa lutte religieuse, mais il craint qu’ell
212ela ? Parce qu’ils savaient que leur idée pouvait mourir, — sans eux. L’amour, la volonté de puissance, la passion du malheur,
213homme a d’abord accepté d’être zéro ! L’homme qui meurt devant Dieu, en tant qu’individu, [p. 68] renaît au même instant en t
214nous privaient de tout pouvoir, s’évanouissent et meurent aux pages des livres. Au premier pas que nous faisons dans notre nuit
215emin, leur vérité et leur vie dans ce monde ; ils meurent de l’avoir dite, et n’ont pas d’autre tâche 31 . Le chemin est imprév
216 absorbée par l’instant, par le passage de ce qui meurt à ce qui naît, — par le réel. Celui qui doit agir, s’il veut juger d
217ous savons tout cela comme nous savons qu’il faut mourir : sans y croire. À vrai dire, nous avons toutes raisons d’en douter,
218mme sans vocation. Il ne croit pas à l’acte et il meurt au hasard, sans avoir rencontré personne ni soi-même 44 . Il vit dans
219r le chemin [p. 85] qui commence à ses pas, il ne meurt jamais par surprise ; et ce n’est point qu’il ait connu le jour et l’
220la Parole. À cause de l’instant éternel, le héros meurt toujours avant qu’il ne meure 45 . C’est le secret dernier de l’acte
221t éternel, le héros meurt toujours avant qu’il ne meure 45 . C’est le secret dernier de l’acte, et le sceau de l’amour chrét
222 accablé par la réprobation générale, il s’en ira mourir à l’hôpital, en disant à son seul ami : « Salue tous les hommes ! Je
89 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
223jà condamné par une tuberculose du larynx dont il mourut à Vienne en 1924. Kafka n’a publié de son vivant qu’un petit nombre d
90 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
224hilosophes et la raison ne peuvent l’imaginer que morte. Mais la Bible nous dit qu’elle est la Vie, et notre vie présente n’e
225ns les choses du salut. Mais que le Christ ait dû mourir pour nous sauver — et la mort est un acte extrême, non pas une médiat
91 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
226ermes, dans les cafés. À tous il tend la Parole « morte aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes paraissent su
92 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
227us les vrais mystiques. Mais pourquoi voudrait-on mourir ? La biographie de la plupart des romantiques fournit ici la même rép
228mé. Passer dans l’autre monde, c’est retrouver la morte ! « L’expérience typique qui est celle de Jean-Paul à la mort de ses
229t devenue sa petite sœur : le vœu de retrouver la morte, de communier avec un autre univers, lui fait mépriser cette vie, sen
93 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
230ienne, avec Prague, c’est une Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés l
94 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
231mencent les tranchées de la guerre, et des hommes meurent. Pourquoi cette guerre, pourquoi ces morts ? D’abord, et techniquemen
95 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
232vous êtes bombardés chaque nuit et que vous allez mourir de faim ? » Nous la rassurons. Tout se réduit à quelques bombes jetée
233 cœur, je l’ai vu chanceler, j’ai vu qu’elle peut mourir. J’ai vu la France toute pareille à un homme qui vient de tomber sur
96 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
234ix se trompent, il n’y a pas de paix. Et ceux qui meurent doutent de l’utilité de leurs efforts et de leur sacrifice, mauvais t
235e, ce fut un soir, adieu. Demain la vie précieuse mourra, dans le printemps léger. ⁂ New York, 8 mai 1941, nuit Nicolas de
97 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
236ne cour : cela s’appelle un [p. 140] asado. On en mourrait sans le maté, dont on suce quelques petites gorgées brûlantes et amèr
98 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
237erait-ce d’être un grand écrivain dans une langue morte ? Ou dans une langue parlée seulement par une petite peuplade dispers
99 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
238mes en spirale à 5000 mètres, au-dessus d’une mer morte de glace. J’allais écrire : « L’avion s’élance pour franchir l’Océan
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
239nre Look. La marquise s’écria que l’idée que nous mourrons [p. 9] tous dans une grande explosion la hantait depuis son enfance.