1 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
1 religieux. Elle traduira demain l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs
2mateurs. Ce n’est pas sauver des entreprises, des nations, les intérêts (?) du monde. Sylveire demande : que signifie « sauver
2 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
3 titre significatif : « Les Mœurs et l’Esprit des nations 41 . » Et l’on pense au titre de cet [p. 139] album de photos paru r
3 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
4r le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdias II, 3-4 et 15). Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en ré
5gués par l’industrie lourde au gouvernement d’une nation « chrétienne » revendiquer dans leurs discours la défense des « valeu
4 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
6 la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes sociales. Du travailleur
5 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
7 collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’e
8s disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme.
9és, vous les connaissez bien : ce sont l’État, la nation, la classe, la race, l’argent et l’opinion publique. Elles ont encore
6 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
10il nous délivre. On ne peut pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en face des idoles,
7 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
11r le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdias, 3-4 et 15.) Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en réali
12gués par l’industrie lourde au gouvernement d’une nation « chrétienne » revendiquer dans leurs discours la défense des « valeu
8 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
13tung, toute expérience fasciste signifie pour une nation un appauvrissement spirituel dont les conséquences peuvent être sécul
9 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
14 religieux. Elle traduira demain l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs
15mateurs. Ce n’est pas sauver des entreprises, des nations, les intérêts (?) du monde. On nous demande : que signifie « sauver l
10 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
16tent aujourd’hui. Le premier groupe est celui des nations qui respectent l’Église et la personne. Nous y trouvons des formes de
11 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
17 la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes sociales. Du travailleur
12 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
18 n’est plus clairement aperçu, dans l’élite de la nation. [p. 248] On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué d
19’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but est d’abord
20é au parti avant la fidélité au bien commun de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-mêm
21crise est là, les partis se mettent à déchirer la nation avec une absence de scrupules qui rappelle des temps fort décriés : c
22é des partis n’agit pas autrement vis-à-vis de la nation et de ses intérêts supérieurs, que la moderne féodalité des trusts et
23leurs », et y ajoutent celles de la race et de la nation, qui donnent à l’ensemble un dynamisme physique autrement impressionn
24ure, — d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la Franc
25a science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent
26êts » de l’État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque chose d’extérieur à son être véritable. D
27n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais, au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations,
28at ou la nation, mais, au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, les représentations extérieures de la ten
29 création de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une hiérarchie : l’organisation devant ê
30tat à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation. C’est en vertu de notre conception de la personne que nous voulons a
31nde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ainsi encore, notre méthode d
32ériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la morale privée
33questions de vie ou de mort pour l’ensemble de la nation. Ceux qui leur donneront une réponse efficace, donneront du même coup
13 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
34 collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’e
35s disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme.
36és, vous les connaissez bien : ce sont l’État, la nation, la classe, la race, l’argent et l’opinion publique. Elles ont encore
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
37. Seul Pillau, le ministre, l’incarnation de leur nation, saura leur dire le mot de ce destin. « Nous avons perdu la guerre, B
38 tragique de leur patrie, l’idée profonde de leur nation, que Pillau définit comme la fidélité, et de tout sacrifier à cette f
39rraient s’appliquer au destin de n’importe quelle nation, de n’importe quelle communauté. Le « fait nation », dans les dernièr
40nation, de n’importe quelle communauté. Le « fait nation », dans les dernières phrases de Pillau, n’apparaît-il pas lié au seu
41e sort de l’homme que sous l’aspect du sort de la nation ? Tel est, je crois, le problème central qu’impose ce livre, et l’on
42eut juger sainement la politique étrange de cette nation. Mais j’ai dit que cette œuvre pourrait s’intituler tout aussi bien «
15 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
43s choses, dans les partis, dans l’État ou dans la nation un principe de grandeur qui n’est plus que dans l’homme. Mais si nous
16 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
44stin » souverain de la masse, de la classe, de la nation, du capital ou de l’État, — car c’est de tout cela que se compose le
45tendez nous courber ? » La classe, le capital, la nation, les fameux « déterminismes historiques » ne sont rien que des créati
17 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
46abord ce « fait-nation », et si on ne confond pas nation et état, nation et patrie 14 , nationalisme et autarchie, nation cult
47nation », et si on ne confond pas nation et état, nation et patrie 14 , nationalisme et autarchie, nation culturelle et région
48 nation et patrie 14 , nationalisme et autarchie, nation culturelle et région économique. On n’est pas sûr, à lire Déat, qu’il
49incipe spirituel, affectif et communautaire de la nation. Qu’est-ce qu’un plan de gouvernement qui paraît ignorer ce principe 
50d’idées qui forme ce qu’on appelle l’esprit d’une nation, c’est-à-dire la nation elle-même. Or c’est bien le principe d’une co
51on appelle l’esprit d’une nation, c’est-à-dire la nation elle-même. Or c’est bien le principe d’une communauté nouvelle, ce fe
18 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
52r plus le sort de l’homme que sous l’aspect de la nation ? Tel est je crois le problème central qu’impose ce livre, et l’on ad
19 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
53n des relations qu’entretiennent notre cité et la nation des clercs. C’est mettre en discussion l’un des rapports fondamentaux
54’esprit créateur », tremblons pour l’avenir de la nation. « Qu’on nous entende bien. La pensée ne sera absente nulle part. Mai
20 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
55 à Valmy entraîne ses troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans la mystique de la rév
56traîne ses troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans la mystique de la révolution. Au
57ire ». Faudrait-il en déduire que le peuple et la nation s’opposent ? Les mots l’indiqueraient, non les faits : voilà bien le
58 que l’opposition n’est pas entre le peuple et la nation — entre les noms — mais entre « national » et « populaire », c’est-à-
21 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
59utant, fermente et empoisonne la vie morale de la nation. Il devient un foyer de fièvre et un facteur d’énervement. Les deux f
22 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
60placez tous les conflits dans le cadre rigide des nations. La nation-bloc, telle que vous la concevez, est un danger dès qu’ell
23 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
61oment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’affaiblit, ou même cesse d’être pré
24 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
62 discours et les articles de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, esprit de clo
25 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
63les et leurs élites, entre les classes, entre les nations de l’Europe, entre les hommes d’une même nation, entre les actes de c
64 nations de l’Europe, entre les hommes d’une même nation, entre les actes de chaque homme et l’idéal qu’il concevait. La misèr
26 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
65uand il est question de l’Allemagne. C’est que la nation française existe depuis 1789 ; et qu’elle existe même si réellement q
66 en général, à côté d’elle, la volonté d’être une nation. Un Français qui proclame aujourd’hui, à grand éclat, qu’il veut être
67l » cela ne rend plus du tout le son du « Vive la Nation ! » de Valmy… C’est pourquoi le Français moyen traduit national-socia
68s combattants, je suis enfin l’annonciateur de la Nation allemande à venir. C’était l’incarnation de la commune mesure, la fin
69a mesure, et son incarnation visible à tous. « La nation est le contenu et la substance de l’empire. Elle est le but de tout o
70onner le pain, d’abord rendre sa « liberté » à la nation. La culture viendrait après : on la taxait pour le moment de superstr
71aboration judicieuse de tous les organismes de la nation », dit Rosenberg. Et il ajoute que « la révolution (nationale-sociali
72parole du Führer est « la volonté organisée de la nation ». Dans les deux régimes, on s’efforcera de démontrer que d’autant pl
27 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
73e but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, qui sont censées configurer la culture. 2° Or cette mesure
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
74rre ; le Führer s’il n’y a pas une religion de la Nation. Le signe irréfutable de la présence d’un grand dessein, c’est l’inca
75d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles et celles qui se disent rajeunies. Les vi
76s et celles qui se disent rajeunies. Les vieilles nations mènent encore une vie à bien des égards plus facile et plus libre que
77 gardé un certain nombre de possibilités dont les nations plus jeunes se sont volontairement privées. Elles s’honorent d’avoir
78it : ces deux traits définissent l’atmosphère des nations libérales d’aujourd’hui. [p. 132] Elles ne savent trop que faire de c
79re. Et l’on s’occupe en attendant à critiquer les nations « rajeunies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites
80unies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites rajeunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une
81osé, ces deux traits définissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail.
82uvent sans preuve, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce temps, et l’
83sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation, ou des fantasmes de compensation qui en tiendrons lieu pour un temps
84n temps. Si l’Europe d’aujourd’hui est divisée en nations « rajeunies » et nations vieilles, cela s’explique d’abord par l’hist
85jourd’hui est divisée en nations « rajeunies » et nations vieilles, cela s’explique d’abord par l’histoire : les nations « raje
86les, cela s’explique d’abord par l’histoire : les nations « rajeunies » sont tout simplement celles qui n’avaient pas encore d’
87s cela s’explique ensuite par la misère : car ces nations [p. 136] ne se sont découvertes qu’à la faveur d’une crise totale. Ai
88otalitaire. Là où depuis deux ou trois siècles la nation existait déjà, la crise est bien moins virulente, et la réponse a plu
89s réponses qu’ils ont tenté de donner — classe ou nation — reste superficiel et arbitraire tant qu’il ne tient pas compte des
90nstituent pas un danger interne pour les vieilles nations libérales, elles n’en sont pas moins une menace extérieure matérielle
91es ou parlementaires professionnels, coupés de la nation vivante et prisonniers d’une tradition qui survit sans grandeur à ses
92cines. Notre seule chance de salut, à nous autres nations libérales, est dans la création d’une communauté libre. Notre chance
93er : ici commence un monde étrange, ici règne une nation dont nous ne sommes pas, et qui nous est hostile, non point par volon
29 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
94 culture et aux activités les plus diverses de la nation ; je m’appuie sur ce qui est, mais c’est pour prendre élan vers ce qu
30 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
95ur à justifier les passions d’une classe ou d’une nation. Mais l’esprit n’a pas de pouvoir, s’il refuse d’être initiateur. L’e
31 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
96faisceau, la troupe d’assaut, puis le Parti ou la Nation organisée. On l’oppose à la masse anonyme, tout autant qu’à l’individ
97phique, il correspond à la réalité profonde de la Nation, à la réalité précise du Parti. Nous n’avons pas à « corriger » de te
98ntradictions qui empêtrent nos vies et la vie des nations depuis cent ans restent stériles, c’est que l’humanité a perdu la vis
32 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
99i a fait la Révolution de 89, et qui est déjà une nation. Mais condamner le « fascisme » allemand, et fonder sur cette condamn
100’est la communion du cœur avec chaque homme de la nation allemande. » De nouveau dressés, saluant à la romaine, ils pleuraient
101me de la masse, l’obscur et puissant esprit de la nation, que le Führer est venu incarner, lui le pur, le simple, l’ami et le
33 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
102e but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, — qui sont censées configurer la culture. 2. Or cette mesu
103d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles, et celles qui se disent rajeunies. Les v
104, et celles qui se disent rajeunies. Les vieilles nations mènent encore une vie à bien des égards plus facile et plus libre que
105 gardé un certain nombre de possibilités dont les nations plus jeunes se sont volontairement privées. Elles s’honorent d’avoir
106it : ces deux traits définissent l’atmosphère des nations libérales d’aujourd’hui. Elles ne savent trop que faire de cette libe
107re. Et l’on s’occupe en attendant à critiquer les nations « rajeunies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites
108unies ». C’est le dernier lieu commun vivant. Les nations dites rajeunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une
109osé, ces deux traits définissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail.
110uvent sans preuve, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce temps, et l’
111sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation. C’est à la faveur d’une famine que les plus grandes nations de l’Eur
112est à la faveur d’une famine que les plus grandes nations de l’Europe moderne ont découvert le sens de leur histoire et l’aveni
113« totalitaire ». Là où depuis cent ans ou plus la nation existait déjà, la crise est bien moins virulente, et la réponse a plu
114s réponses qu’ils ont tenté de donner — classe ou nation — reste superficiel et arbitraire tant qu’il ne tient pas compte des
115nstituent pas un danger interne pour les vieilles nations libérales, elles constituent cependant une menace extérieure matériel
116es ou parlementaires professionnels, coupés de la nation vivante et prisonniers d’une tradition qui survit sans grandeur à ses
117cines. Notre seule chance de salut, à nous autres nations libérales, est dans la création d’une communauté libre. Notre chance
118er : ici commence un monde étrange, ici règne une nation dont nous ne sommes pas, et qui nous est hostile, non point par volon
34 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
119ée sur le sens de certains maîtres-mots : esprit, nation, révolution, salut…) Et, comme pour protéger ces conventions précaire
35 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
120ns, mais au contraire d’obtenir l’unanimité de la nation sur une question vitale. La « lutte électorale » revenait ainsi à la
121cient pas forcément de la véritable volonté de la nation… Pour moi, ajoutait-il, je viens faire appel à vous tous pour la troi
122and fondamental est aujourd’hui de constituer une nation unitaire, centralisée, une solide base mystique et étatique pour les
36 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
123ustrer en remplaçant « esprit ou « autorité » par nation française, et « pouvoirs institués » par Conseil des ministres et Par
37 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
124 n’est plus clairement aperçu, dans l’élite de la nation. On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué de sens cri
125’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but est d’abord
126é au parti avant la fidélité au bien commun de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-mêm
127crise est là, les partis se mettent à déchirer la nation avec une absence de scrupules qui rappelle des temps fort décriés : c
128é des partis n’agit pas autrement vis-à-vis de la nation et de ses intérêts supérieurs, que la moderne féodalité des trusts et
129leurs », et y ajoutent celles de la race et de la nation, qui donnent à l’ensemble un dynamisme physique autrement impressionn
130ure —, d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la Franc
131a science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent
132êts » de l’État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque chose d’extérieur à son être véritable. D
133n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, l
134tat ou la nation, mais au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, les représentations extérieures de la ten
135 création de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une hiérarchie : l’organisation devant ê
136tat à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation 46 . C’est en vertu de notre conception de la personne que nous voulo
137nde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ainsi encore, notre méthode d
138ériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la morale privée
139questions de vie ou de mort pour l’ensemble de la nation. Ceux qui leur donneront une réponse efficace, donneront du même coup
38 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
140leur parti ou de leurs personnes avant ceux de la nation et de son « honneur ». Cette situation dicte à Hitler les grandes lig
141ule réalité [p. 3] fonde à ses yeux l’unité de la nation allemande : celle de la race. Mais pour la rendre populaire, il faut
142 200 familles du racisme 57 , les « ennemis de la nation ». 2° Lutte contre l’étranger. — Là encore, Hitler va trouver une bas
143 haines communes sur laquelle puisse s’unifier la nation. Le Diktat de Versailles, signé par des diplomates lâches ou traîtres
144nt l’action paraissait néfaste aux intérêts de la nation. Pour le reste, la tactique d’Hitler rappelle plutôt celle des Lénini
145s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la nation : toujours, il faut « faire vite », déjouer un complot [p. 4] à la de
146dépassement ne sera pas amorcé par la France, les nations jeunes, faute d’un autre modèle, se laisseront engager dans des imita
147nisme, l’esprit centralisateur, le principe de la nation armée, disciplinée dans un cadre rigide, tout cela ne cesse d’être st
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
148er la subsistance des « petites patries » dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait partie du pays. Elle
40 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
149es de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïcard, il accuse
150 tout péril fasciste est écarté d’emblée pour une nation qui sait encore dévouer ses enthousiasmes aux soins que réclame la vi
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
151les rapports de la politique, de l’économie de la nation et de la culture sont un peu moins simplets que ces partisans ne le c
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
152es de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïcard, il accuse
43 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
153ens de ce qui est européen et commun à toutes les nations ; étant eux-mêmes dans la mesure où ils sont cela, dans la mesure où
154trouvé, le sens de la réalité irremplaçable d’une nation. L’autorité qu’une certaine presse suisse s’était acquise à l’étrange
155de la culture : un microcosme des valeurs que les nations qui nous entourent ont illustrées l’une après l’autre, mais n’ont pas
156me « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, sur le plan culturel, ce n’e
44 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
157et de lettres de noblesse, et grands prêteurs. La Nation, c’est alors la noblesse, le clergé et la bourgeoisie. Le peuple n’es
45 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
158rolétariat, prospérité, abondance, grandeur de la nation… mythes qu’il faut ensuite imposer de force à la conscience de tout u
46 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
159e du voyageur. On passe la frontière d’une de ces nations neuves : on s’imagine que tout, êtres et choses, va nous montrer des
160 pas mort en héros, mais en paria, aux yeux de sa nation. Comme je sortais, vivement impressionné par le courage sérieux (sans
161lle illusion de la classe, corps étranger dans la nation. Et les partis bourgeois, sans qu’il nous en ait coûté beaucoup d’eff
162ermes que ses confrères ; 6° ne dénigre jamais sa nation et ses chefs ; 7° demande des articles à des écrivains et à des savan
163st à peine si les Italiens avaient jamais été une nation ; Hitler une religion de l’État, et les Allemands l’apprennent pénibl
164placez tous les conflits dans le cadre rigide des nations. La nation-bloc, telle que vous la concevez, est un danger dès qu’ell
165’âme des masses, le sombre et puissant râle d’une nation possédée par l’Homme au sourire extasié, — lui le pur et le simple, l
166obsession de l’unité-bloc ; même exaltation de la nation considérée comme missionnaire d’une idée ; même sens des fêtes symbol
167, on les a contraints à distinguer l’Église de la Nation. Malgré eux, à leur cœur défendant, contre leurs traditions les plus
168t-ce aujourd’hui seulement que la vérité de cette nation paraît, et alors, c’est nous qui rêvions lorsque nous lui trouvions d
47 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
169ession unique (plus encore que le synonyme) de la nation, de l’économie, de la culture, de la race, et de la société. Formule
170 manque de main-d’œuvre en 1938. La dignité de la nation est rétablie. L’autorité est restaurée. « Et nous voici sauvés du com
171r rapport au mouvement total, à la religion de la nation, et au contenu de cette religion, la volonté collective de puissance 
172 chrétienne ; c’est-à-dire qu’à la religion de la Nation et de la Race ne s’oppose plus que la foi proprement dite : contre-ép
173’a aucune importance. Car ce qui compte, c’est la Nation, et non pas les individus. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. E
174 c’est la Nation, et non pas les individus. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. Et cet État est né de la guerre ; il y pr
175uerre perdue, quelle que soit son issue, pour les nations démocratiques. D’une guerre totale, telle que nous l’imposerait l’All
176ne soit pas cette volonté anxieuse de croire à la Nation… Le seul problème pratique, sérieux, urgent et réellement fondamental
48 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
177ns, mais au contraire d’obtenir l’unanimité de la nation sur une question vitale. La « lutte [p. 81] électorale » revenait ain
178cient pas forcément de la véritable volonté de la nation… Pour moi, ajoutait-il, je viens faire appel à vous tous pour la troi
179and fondamental est aujourd’hui de constituer une nation unitaire, centralisée, une solide base mystique et étatique pour les
49 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
180leur parti ou de leurs personnes avant ceux de la nation et de son « honneur ». Cette situation dicte à Hitler les grandes lig
181 Une seule réalité fonde à ses yeux l’unité de la nation allemande : celle de la race. Mais pour la rendre populaire, il faut
182 200 familles du racisme 21 , les « ennemis de la nation ». 2° Lutte contre l’étranger. — Là encore, Hitler va trouver une bas
183 haines communes sur laquelle puisse s’unifier la nation. Le Diktat de Versailles, signé par des diplomates lâches ou traîtres
184nt l’action paraissait néfaste aux intérêts de la nation. Pour le reste, la tactique d’Hitler rappelle plutôt celle des Lénini
185s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la nation : toujours, il faut « faire vite », déjouer un complot à la dernière
186dépassement ne sera pas amorcé par la France, les nations jeunes, faute d’un autre modèle, se laisseront engager dans des imita
187nisme, l’esprit centralisateur, le principe de la nation armée, disciplinée dans un cadre rigide, tout cela ne cesse d’être st
50 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
188igné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Car sans cadres, l’économie périclitait, et la « défense nationale »
189jet légitime et possible à la passion : l’idée de Nation symbolisée par le Führer. D’abord on prive la femme de son auréole ro
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
190alistes. On s’y réclame très curieusement de la « nation » bretonne, du manifeste de Mounier, des droits de l’homme, de Jaurès
52 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
191etrouvé soudain le cri de la Révolution : Vive la Nation ! Or ce cri qui lui donne la victoire le condamne. Je simplifie encor
53 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
192ntralisation rigide, confusion de l’État et de la Nation) s’opposait dans le fait à toute application honnête des deux princip
193u principe fédératif ne fut pas exploitée par les nations qui l’avaient remportée comme malgré elles et en dépit de leurs intér
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
194ienne et grecque. Or les Celtes n’étaient pas une nation. Ils n’avaient pas d’autre « unité » que celle d’une civilisation, do
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
195utour duquel se crée une communauté nouvelle : la Nation. Or la Nation, c’est la transposition de la passion sur le plan coll
196 crée une communauté nouvelle : la Nation. Or la Nation, c’est la transposition de la passion sur le plan collectif. À vrai d
197oit pas à qui s’adresse la passion assumée par la Nation… Nous savons toutefois que la passion d’amour, par exemple est en son
198quement, et c’est la guerre. Or on observe qu’une nation dans son premier essor passionnel recule rarement devant une guerre m
199 étaient bien près d’avoir le même sens… Ainsi la Nation et la Guerre sont liées comme l’Amour et la Mort. Désormais le fait n
200ales, seules susceptibles d’être profitables à la nation pour laquelle il écrit. » Ainsi s’exprime le général von der Goltz, d
201re la « science exacte ». C’est au cri de Vive la Nation ! que les sans-culottes repoussèrent l’armée « classique » des alliés
202 consacrer à la lutte toutes les ressources de la nation ; parce qu’elles allaient se donner comme but non un intérêt dynastiq
203si l’on ose dire, la puissance passionnelle de la Nation. Les poètes romantiques jouèrent un rôle notable dans les guerres de
204e ne [p. 287] cesse pas de s’exercer au nom de la Nation, mais ce sont bel et bien des intérêts qui mènent le jeu, ainsi que l
205pour se faire une place dans le monde en tant que nations, elle devient le moyen qu’ils pratiquent encore pour s’enrichir. Tr
206 de fournir les bases d’une communauté solide. La Nation même que l’on invoquait avait perdu de son prestige romantique : le p
207rre.) Mais pour autant, l’on ne détruisait pas la nation même dont on voulait se rendre maître : on se bornait à réduire ses d
208re ne traduit plus l’acte du viol sur le plan des nations, mais bien l’acte du crime sadique, la possession d’une victime morte
209gé, ou recréé, et entretenu en permanence dans la nation. Mais si la guerre totale anéantit toute possibilité de passion, la p
210fuse aux individus isolés, elle le reporte sur la Nation personnifiée. C’est la Nation (ou le Parti) qui a des passions. C’est
211e le reporte sur la Nation personnifiée. C’est la Nation (ou le Parti) qui a des passions. C’est elle (ou lui) qui assume déso
212ter la tension de l’ensemble, personnifié dans la Nation. De 1933 à 1939, l’État-Nation d’Hitler dit aux Allemands : Procréez 
213du chevalier, c’est l’inquiète susceptibilité des Nations totalitaires. Enfin, je soulignerai un fait assez frappant : c’est qu
214eneur quelconque, mais par le Chef qui incarne la Nation. D’où la puissance sans précédent du transfert qui s’opère du privé a
215pense pas que le drainage de toute passion par la Nation soit autre chose qu’une mesure de détresse. C’est repousser la menace
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
216igné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Car sans cadres, l’économie périclitait, et la « défense nationale »
217objet légitime et possible à la passion l’idée de Nation symbolisée par le Führer. D’abord on priva la femme de son auréole ro
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
218t la lâcheté civique. Il est, dans l’histoire des nations, des heures où l’utopie la plus nocive est justement le petit réalism
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
219tent aujourd’hui. Le premier groupe est celui des nations qui respectent l’Église et la personne. Nous y trouvons des formes de
59 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
220s autres, ceux d’un autre parti, ceux d’une autre nation… Nous faisons tous comme les petits enfants qui battent la table à la
221 de la guerre, brusquement, aux proportions de la nation entière. Voici donc, dans tous les domaines, que nos pouvoirs d’agir
222viner et à prévenir les inconscients désirs de la nation. Mais on peut avoir du génie et faire de grosses fautes de calcul. Su
60 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
223 qui est européen et commun à toutes les [p. 111] nations 20 étant eux-mêmes dans la mesure où ils sont cela, dans la mesure o
224rouvé : le sens de la réalité irremplaçable d’une nation. L’autorité qu’une certaine presse suisse s’était acquise à l’étrange
225de la culture : un microcosme des valeurs que les nations qui nous entourent ont illustrées l’une après l’autre, mais n’ont pas
226is n’ont pas pu synthétiser et relier. Toutes ces nations ont été grandes tour à tour, dans la musique ou la peinture, la poési
227me « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. [p. 118] Neutralité, sur le plan cultur
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
228 Autrefois, et naguère encore, il suffisait à une nation de déclarer son sol sacré, pour avoir le droit de le défendre jusqu’à
229rritoire, symbole unique, symbole « sacré » de la nation. Et qu’est-ce que le « sacré », sinon précisément ce qui ne souffre p
230à fait nouvelle en Europe. Ils prétendent que les nations n’ont pas toutes les mêmes droits à l’existence. Autrefois, l’on croy
231tion récente de l’Histoire. Elle proclame que les nations « jeunes » et « dynamiques » ont droit à un espace vital, lequel espa
232 parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, voire à la discipline des troupes. Ces gens-là, vous les reconnaître
62 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
233ge est couleur d’Empire, c’est-à-dire d’union des nations, et la croix signe de salut. Gardienne des cols par où s’échangent le
63 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
234ur d’un livre récent sur l’Allemagne écrit que la nation éduquée par Luther « était prête à se donner à n’importe quel despote
64 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
235 parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, voire à la discipline des troupes. Ces personnes-là, vous les reconn
65 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
236 transcendance ; d’intégrer Dieu lui-même dans la Nation. Comprenons bien ce que signifie, dans cette perspective satanique, l
237escriront divers régimes : régime d’autorité pour nations convalescentes relevant d’une intoxication totalitaire ; régime de la
66 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
238 dit « Dieu », moins hypocrites. Mais ils ont dit Nation, ou Race, ou Classe. Dans ces trois entités divinisées, le moi n’est
239 à l’œuvre dans ces œuvres, — les nôtres, à nous, nations démocratiques — un siècle avant qu’Hitler ne vînt nous réveiller en p
240gination — aux grands événements qui opposent les Nations, ces abstractions personnifiées, et les Révolutions, incarnées par le
241ble avec la Vie. J’avais signé ce traité, dit une nation, mais vous voyez qu’il lèse mes intérêts vitaux. Alors plus rien ne t
242ui sert tes intérêts, qui sont les intérêts de la nation. [p. 157] N’est-ce pas ici le lieu de se demander au nom de quoi nos
67 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
243Soviets, en s’alliant d’autre part avec certaines nations qui s’intitulent très sincèrement démocraties, mais qu’il tient pour
244 proclamés comme vertus par les totalitaires, les nations libres n’osèrent opposer que des vanités courtes et des prudences lâc
68 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
245. Si les totalitaires sont vaincus, ce seront les nations protestantes et fédéralistes d’esprit qui auront obtenu la victoire.
69 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
246le à l’œuvre dans ces œuvres — les nôtres à nous, nations démocratiques. Kierkegaard a compris mieux que quiconque et avant tou
247gination — aux grands événements qui opposent les Nations, ces abstractions personnifiées ; et les Révolutions incarnées par le
70 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
248rs, n’ont pas parlé de « Dieu ». Mais ils ont dit Nation, ou Race, ou Classe. Dans ces trois entités divinisées, le moi n’est
71 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
249ion entre la valeur unique et irrationnelle d’une nation d’une part, et le Bien-Commun universel d’autre part. Il n’y a de val
72 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
250ée sur le sens de certains maîtres-mots : esprit, nation, révolution, salut…) Et, comme pour protéger ces conventions précaire
73 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
251n non plus ressentie par un individu, mais par la nation tout entière dans ses rapports avec le monde réel. D’où le sentiment
74 1946, Journal des deux Mondes. Avertissement
252’autres pays, a pour véritable sujet non plus une nation, un régime, mais le désordre de l’époque, vu de près. Pas plus que le
253e trouvera plus ou moins engagé dans la vie d’une nation, plus ou moins compromis ou façonné par une condition sociale ou un m
75 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
254la Vienne de Schubert — à l’heure où sombrent des nations sous l’uniforme barbarie — je les vois s’élever rayonnants dans la lu
76 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
255trer publiquement objectif vis-à-vis de sa propre nation ? Le sort de la démocratie dépend de la solution qui sera donnée en f
77 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
256olution, point de scission de l’Histoire et de la Nation en deux camps longuement irréductibles et appauvris chacun de tout ce
78 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
257ment le niveau de l’intelligence moyenne dans une nation. Mais je redoute parfois que l’instruction publique, dans nos démocra
258ntimentale sur son propre cas, et sur le sort des nations. Il ne reste que la préoccupation des petites choses précises à faire
79 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
259 que c’est possible : on peut détruire une grande nation, tuer ses guides spirituels, supprimer [p. 85] ses moyens d’expressio
260rsqu’on a remarqué qu’elle n’oppose plus que deux nations : l’une qui ne sait pas vaincre, mais qui gagne, et l’autre qui ne sa
80 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
261leurs confrères européens à la vie de leur propre nation. Cela tient sans doute à mille raisons matérielles et sociales d’abor
81 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
262a peur réciproques qui président aux rapports des nations, et de l’antisémitisme, et de l’antisoviétisme, et de l’anti-américan
82 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
263que d’un déménagement. Car l’idée d’une Ligue des Nations a survécu au déchaînement nationaliste. En attendant une vraie Ligue
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
264a pas de gouvernement. Je ne suis pas sûr que les nations en aient. Et nous restons les bras ballants, pensant aux achats de No
84 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
265s une raison simple. Parce qu’ils gouvernent leur nation, et que c’est assez ou même trop pour un homme, tandis que le problèm
266 nominations. Il est clair que pour gouverner les nations, la première condition requise est de n’être pas le chef d’une grande
267on requise est de n’être pas le chef d’une grande nation. Mais qui l’a dit, jusqu’à ce jour ? Chacun sait que l’arbitre d’un m
268 sorti du peuple… Mais si l’on touche à l’idée de nation, voilà tous les visages qui se ferment, et les esprits en état de siè
269fléchir, et qui représentent les intérêts de leur nation, alors que c’est précisément aux dépens de ces intérêts que l’humanit
85 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
270pleur de sa tâche, qui est de faire la police des nations ; et d’une arme qui par nature serait démesurée pour un seul peuple,
271opéré contre le pouvoir international par une des nations constituantes : la guerre ne vient-elle pas d’éliminer les dictatures
86 1946, Lettres sur la bombe atomique. 11. Tous démocrates
272 qui s’applique à tous les partis et à toutes les nations du globe ne signifie plus rien. Ou bien c’est un mensonge et une hypo
87 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
273a guerre des provinces ; le canon à la guerre des nations ; et l’avion à la guerre des continents. Voici la bombe, à quoi servi
274 donc une communauté universelle, qui relègue les nations au rang de simples provinces. Laissez-vous entraîner quelques instant
275 de 39-45, a beaucoup fait pour éveiller dans les nations le sentiment de leur relativité. La guerre de Chine, cette plaisanter
88 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
276re la guerre ? À quoi cela ressemblerait-il ? Les nations et leurs gouvernements ne se posent qu’en s’opposant. C’est la menace
277ait bien faire de ses dix doigts… [p. 87] Pas de nations sans guerres avec d’autres nations. Je perdrais mon temps et le vôtre
278[p. 87] Pas de nations sans guerres avec d’autres nations. Je perdrais mon temps et le vôtre à fonder en logique, et dans l’His
279sans autre instrument qu’un peu de sincérité. Les nations produisent les guerres, les guerres produisent les nations, et les un
280roduisent les guerres, les guerres produisent les nations, et les unes sans les autres ne seraient pas imaginables. Si vous me
281us ne voyez pas — car il supposerait une sorte de nation unique ; sans voisins, donc sans guerre possible — cela revient à dir
282onneront le signal de les utiliser au service des nations, gouvernants tout d’abord et généraux ensuite, ils représentent les «
283ait la théorie de la souveraineté sans limite des nations. C’était trop simple. Un colonel de cavalerie à qui vous fîtes imprud
284’ici peu à fédérer [p. 90] les hommes au delà des nations. Vous cherchiez l’Autre contre qui s’unir ? Il nous fallait une menac
89 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
285ris… Mais revenons au xxe siècle. L’idée que les nations puissent perdre leur souveraineté et leurs armées vous attriste visib
286ont les guerres qui le produisent. Et ce sont les nations qui produisent les guerres… Mais je vois que ce mot de nation a créé
287roduisent les guerres… Mais je vois que ce mot de nation a créé entre nous une équivoque. Il a deux sens bien différents. Je n
288les distinguer. Ce qu’il y a de précieux dans les nations, ce qui fait leur véritable originalité, n’est pas défini par leur so
289es trois éléments qui composent l’idée moderne de nation, et les nations réelles subsisteront intactes, comme membres du corps
290ts qui composent l’idée moderne de nation, et les nations réelles subsisteront intactes, comme membres du corps de l’humanité,
291un beau jour, en même temps que toutes les autres nations, à son armée, à ses douaniers, et à son ministère des Affaires étrang
292 craintes vagues.) Ce qui détruit aujourd’hui les nations, dans le sens valable et fécond de ce mot, c’est qu’elles tendent à s
293L’État détruit nécessairement l’originalité d’une nation, lorsqu’il prétend réglementer ses énergies d’après un modèle uniform
294état de guerre en permanence. Ainsi l’ennemi des nations, c’est l’État ; et [p. 94] leur sauvegarde serait le gouvernement mon
295ntraire prennent le mot de patrie dans le sens de nation, le mot nation dans le sens d’État, le mot État dans le sens de souve
296t le mot de patrie dans le sens de nation, le mot nation dans le sens d’État, le mot État dans le sens de souverain, dont ils
297tirer parti du prestige qui s’attache à l’idée de nation… En fait, on étatise la nation. Que penser de ces États-Nations, de
298ttache à l’idée de nation… En fait, on étatise la nation. Que penser de ces États-Nations, de plus en plus nombreux, qui se r
299tionales à des hommes qui ne représentent pas les nations, mais l’humanité. Car ceux-là seuls seront qualifiés pour arbitrer. A
90 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
300sé vous oblige à penser que mes arguments sur les nations, la paix, la Bombe, et le colonel, procèdent d’un esprit subversif, i
301 lettres au sujet des armées, des frontières, des nations souveraines et du pouvoir mondial. Maintenant, pour quelles raisons d
302rendre impossible. Ainsi nous défendons l’idée de nation souveraine parce qu’au secret de notre conscience elle est liée à l’i
91 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
303au gouvernement mondial, pour faire la police des nations. Deux chambres universelles seraient élues, l’une formée de délégués
304t une bonne partie de leur utilité au service des nations et de leur vertu d’ordre. Admettons qu’elles arrivent encore à se bat
305t quelques vœux incolores. Il est évident que les nations souveraines s’en moqueront. Il est évident que l’une d’entre elles, B
306ident que les peuples se révolteront contre cette nation et son régime, tôt ou tard. Il est évident que si l’on continue à pen
92 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
307é et prédéterminé les structures politiques d’une nation. J’indiquerai trois groupes d’exemples de cette précédence des facteu
308s un fédéralisme plus ou moins accentué selon les nations : Confédération helvétique, Provinces unies des Pays-Bas, Commonwealt
93 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
309plus de profit. Comme tous ceux qui décrivent une nation étrangère, j’ai péché par stylisation. Ajouter des nuances à mon tabl
94 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
310’établir en Amérique. Le jeu de comparer les deux nations, décidément, devenait sérieux : dans la situation qu’on me peignait,
311qu’il m’arrive, et persuadé que l’amitié des deux nations doit se nouer dans l’échange de leurs vérités, après tant de caricatu
95 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
312a écrit quelque part que l’Amérique n’est pas une nation comme les autres, mais un club. Cette remarque explique bien des chos
96 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
313ment Roosevelt a mis de la sorte au service de la nation, pour une période et pour une tâche déterminée. Il en est résulté par
314 réitère : le seul coupable c’est le format de la nation. À cause de lui seul, tout compte fait, la liberté de parole n’est qu
315onté de dominer affirmée par un chef au nom de sa nation : les Allemands sous Hitler, les Français sous Louis XIV et sous Napo
316ersuadé qu’il ne comporte rien de redoutable. Une nation prend conscience d’elle-même lorsqu’elle atteint ses limites naturell
317 raisons de prendre conscience de soi en tant que nation, avec tout ce que cela comporte d’orgueil et de volonté de régenter l
318ait de quoi trembler. Mais il ne s’agit pas d’une nation comme les autres. Je voudrais, pour le faire mieux sentir, prendre un
319ci donc un nationalisme « ouvert » et pour qui la nation est en avant, dans un élan, [p. 52] un rêve, une liberté future. Non
97 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
320 les réalisations d’un pays riche et celles d’une nation que la guerre a ruinée. Mais je ne juge pas du point de vue de Sirius
321e église de la capitale. Cela s’intitulait : « La nation prie avec son président. » Le speaker commentait : « Maintenant, le p
98 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
322plus de profit. Comme tous ceux qui décrivent une nation étrangère, j’ai péché par stylisation. Ajouter des nuances à mon tabl
99 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
323rre mis au service tantôt de la rapacité de telle nation ou de tel prince, tantôt d’idéaux contagieux ; enfin par ses machines
324s’imaginent que ces pays réalisent mieux que leur nation ce qu’ils attendent eux-mêmes de la vie. Ainsi, ce ne sont pas seulem
325r le plan de la communauté et de la politique des nations. Ici, l’équilibre vivant doit s’établir entre les groupes divers et l
326ant doit s’établir entre les groupes divers et la nation unie, puis entre les nations diverses et l’Europe ; puis entre l’Euro
327 groupes divers et la nation unie, puis entre les nations diverses et l’Europe ; puis entre l’Europe et le monde. À tous les de
328en à unir. D’autre part, il déclare souveraine la nation [p. 39] unifiée de la sorte, qui se conduit alors vis-à-vis de l’Euro
329se comporter vis-à-vis de l’Occident, en tant que nation, comme le parti le plus irréductible. Le fédéralisme, au contraire, v
330ustement parce qu’il respecte à l’intérieur d’une nation la riche diversité des groupes, il est prêt à s’ouvrir à des unions p
331ut demander, et obtenir, nous tous, c’est que les nations européennes s’ouvrent d’abord les unes aux autres, suppriment sur tou
332ize. L’URSS s’oppose à toute tentative d’unir les nations de l’Europe : c’est qu’elle veut diviser pour régner. Les États-Unis,
100 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
333quantaine d’associations diverses, venus de seize nations de l’Europe, y témoignèrent de leur commune volonté de promouvoir l’u
334isation, au contraire, l’intégration fédérale des nations, renonçant au dogme de leur souveraineté absolue, et acceptant, sous
335és avant tout de sauvegarder les droits de chaque nation contre les empiétements du pouvoir central. Et nous devrons constamme
336 d’hégémonie organisatrice, exercée par l’une des nations composantes. [p. 71] Toute l’histoire suisse illustre ce principe. C
337u sujet de l’impérialisme ou de l’hégémonie d’une nation vaut également pour l’impérialisme d’une idéologie. On pourrait défin
338s réalités concrètes et hétéroclites que sont les nations, les régions économiques, les traditions politiques, et c’est les arr
339 d’effacer les diversités et de fondre toutes les nations en un seul bloc, mais, au contraire, de sauvegarder leurs qualités pr
340nt, de tout y mélanger, et d’obtenir une sorte de nation européenne où latins et germains, slaves et anglo-saxons, scandinaves
341n des grands empires qui le menacent. Chacune des nations qui composent l’Europe y représente une fonction propre, irremplaçabl
342pend de son harmonie avec tous les autres. Si les nations de l’Europe arrivaient à se concevoir dans ce rôle d’organes divers d
343t qui naît le plus souvent du scepticisme. Chaque nation serait mise au défi de donner le meilleur d’elle-même, à sa manière e
344ts ne sont pas qualifiés pour arbitrer le jeu des nations. Chacun sait qu’il serait déraisonnable de choisir comme arbitres d’u
345vernants chargés de défendre les intérêts de leur nation contre le reste du monde. La fédération sera l’œuvre de groupes et de
346, sont fondés sur l’hégémonie d’un parti ou d’une nation, sur l’esprit de système, sur l’écrasement des minorités et des oppos
347e renoncer non pas à la souveraineté même de leur nation, mais à son caractère absolu. Et c’est l’agitation fédéraliste dans t
348mmes s’efforcent, de nos jours, de rassembler les nations et les peuples à des fins pacifiques, non partisanes, on les nomme as
349se de réarmer et de se préparer à la guerre entre nations ou entre partis, le temps presse, le moment est venu, peut-être même
350e. L’homme moderne pense encore dans le cadre des nations, quand le jeu des forces réelles est international et opère à l’échel
351ion de l’Europe. Or il est clair qu’aucune de nos nations n’est en mesure de la réaliser pour son seul compte et sans échanges.