1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
1nnant : celui de la renaissance d’une littérature nationale à la fois cause et effet de la libération politique. Cause, puisque p
2 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
2présentations de mes Espoirs aux jeunes Promesses nationales (on n’a pas bien compris les noms, on échange, à la dérobée, des coup
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
3gyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale 17 . Les signes parlent, et certains sages : nous entrons dans une èr
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
4, au contact duquel certains traits de caractères nationaux s’accusent d’une manière imprévue et significative. On regrettera seu
5 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
5présentations de mes Espoirs aux jeunes Promesses nationales (on n’a pas bien compris les noms, on échange, à la dérobée, des coup
6gyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale 12 . Les signes parlent, et certains sages : nous entrons dans une èr
6 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
7s déplorables duperies collectives, les guerres « nationales », par exemple 2 . Le fascisme a montré à nu ces prétentions, mais le
7 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
8jection de conscience en un péril pour la défense nationale et l’ordre public. Quatrième question. — Les personnalistes se récla
8 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
9ation humaine : le fait fasciste étant avant tout national. Nous ne sentons pas l’hitlérisme comme des Allemands, ni le fascisme
10te enfin résume et codifie officiellement l’idéal national que la culture et les mœurs de l’élite devenaient impuissantes à inca
9 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
11umettent de plus en plus la personne à la culture nationale, celle-ci à l’économie, et l’économie à l’État, et rejoignent ainsi l
10 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
12épercute et prend toute sa valeur dans le domaine national 80 . Les grandes lignes de la politique personnaliste se trouvent ain
13 que nous voulons restaurer le sens de la mission nationale des Français. C’est en vertu de notre conception de la personne, enfi
14onc ! Militez dans le front populaire ou le front national ! Faites de la « politique » en dépit de toute dignité humaine et de
11 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
15sé de faire la part, dans ce drame, de ce qui est national et de ce qui est plus généralement humain. Destin allemand pourrait a
12 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
16’Ordre, le Bien Public, la Richesse, la Puissance nationale, l’Honneur, l’Esprit, l’Amour, la Civilisation, — les lieux communs d
13 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
17 avec le fait-nation », « se replier sur le cadre national », « organiser l’économie sur le terrain national ». Tout cela est tr
18national », « organiser l’économie sur le terrain national ». Tout cela est très bien, si l’on a pris la peine d’analyser d’abor
19ion politique profonde ») on adjoindra un Conseil national économique, « composé de représentants des intérêts économiques group
14 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
20 seuls peuvent briguer l’inspectorat de la Sûreté nationale. Il serait faux de dire qu’on paie l’esprit. C’est bien plutôt l’abse
15 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
21voit sommé de choisir entre un front qui se dit « national » et un front qui se dit « populaire ». Faudrait-il en déduire que le
22uple et la nation — entre les noms — mais entre « national » et « populaire », c’est-à-dire entre les adjectifs. Je traduis : l’
23lérienne, irait-on se battre au nom de la liberté nationale ou au nom de la liberté populaire ! Flatus vocis ! Il n’y a qu’une se
24oque dont vit la droite, quand elle se proclame « nationale » tout en restant capitaliste.) Défendre la culture, ce serait d’abor
16 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
25Université, Écoles normales, Académies, Éducation nationale, Encyclopédies officielles, Instituts de propagande, revues d’un cert
17 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
26e fonds. Erreur sur la mystique : la lutte des « nationaux » contre les « populaires » ne fait que prolonger dans la rue l’oppos
18 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
27sion française, la Bonne Nouvelle des Volontaires Nationaux, leur Œuvre enfin, leur Foi, est-ce que cette inflation typographique
28ature étatiste ; qu’elle se qualifie elle-même de nationale ou de prolétarienne, peu importe, le danger est pareil. À moins qu’un
19 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
29ous aussi, nous avons eu, à notre heure, une idée nationale de l’héroïsme. Pas seulement sous Napoléon. Justement pas sous Napolé
20 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
30 la loi de deux ans : « vaine querelle de défense nationale » — l’opinion unanime l’accusera de démence, ou au contraire d’intell
21 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
31 moyen l’idée de l’Université, de la Bibliothèque nationale et des Œuvres complètes des classiques. C’est un corpus d’œuvres clas
22 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
32 comment les grandes cultures, et les communautés nationales fécondes dans le domaine de l’esprit, apparaissent et se défont en mê
23 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
33ction de ce genre en France : et c’est le facteur national qui a donné au NSDAP non seulement la moitié de son nom, [p. 105] mai
34e fait, que l’on confond sans le moindre scrupule national et nationaliste, quand il est question de l’Allemagne. C’est que la n
35s cas un homme de droite 48 . Et s’il s’affirme « national » cela ne rend plus du tout le son du « Vive la Nation ! » de Valmy…
36 l’hitlérisme : la revendication d’une conscience nationale. Vers 1933, le défaut de conscience nationale se faisait sentir aux A
37nce nationale. Vers 1933, le défaut de conscience nationale se faisait sentir aux Allemands plus fortement que le défaut de liber
38aient pas même de bottes ! Et c’est la mystique « nationale » qui fit la force de l’armée du Rhin. Mais surtout Hitler a compris
39 fit appel à la doctrine marxiste, ou à l’honneur national menacé, c’est-à-dire à des mystiques, contre toute critique « désinté
40s deux cas à l’édification (Aufbau) socialiste ou nationale. Les conditions pratiques de cette édification étant définies de la m
24 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
41 qu’il va falloir décrire. Ce n’est pas une route nationale où l’on puisse marcher en colonne, quatre par quatre ou trois par tro
25 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
42ement celles qui n’avaient pas encore d’existence nationale. Mais cela s’explique ensuite par la misère : car ces nations [p. 136
43ruine de l’individualisme. Là où nulle conscience nationale ne pouvait plus soutenir les hommes, cette ruine a laissé le champ li
44: communisme, national-socialisme. Là où le cadre national existait depuis plusieurs siècles, ces religions ne sauraient combler
45nous apporte au moins l’équivalent des dynamismes nationaux. Nous avons des valeurs à défendre. Mais nous avons surtout des valeu
46t non la tyrannie d’un seul, et non le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. E
26 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
47ruine de l’individualisme. Là où nulle conscience nationale ne pouvait plus soutenir les hommes, cette ruine a laissé le champ li
48munisme, national-socialisme. Mais là où le cadre national existait depuis un ou deux siècles, ces religions ne sauraient comble
49nous apporte au moins l’équivalent des dynamismes nationaux. Nous avons des valeurs à défendre. Mais nous avons surtout des valeu
50t non la tyrannie d’un seul, et non le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. E
27 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
51ateur, mais je suis le porte-parole d’une volonté nationale à laquelle j’obéirai toujours aveuglément. (« Je marche comme un somn
52cer le prestige d’un régime en créant l’unanimité nationale sur un acte politique défini et isolé, acte qui d’ailleurs a toutes l
53 c’est-à-dire qui a pris conscience de sa réalité nationale depuis bientôt 150 ans ; pour un pays enfin dont la mission a toujour
28 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
54épercute et prend toute sa valeur dans le domaine national 45 . Les grandes lignes de la politique de l’Ordre nouveau se trouven
55 que nous voulons restaurer le sens de la mission nationale des Français 47 . C’est en vertu de notre conception de la personne,
29 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
56out prix. Vous avez, vous Français une conscience nationale unitaire qui nous a toujours fait défaut. Tous vos manuels et tous vo
57ent des bases idéologiques à la lutte pour l’idée nationale. Au fond le problème n’est pas si différent de celui qui se posait au
30 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
58es contradictoires dont le concours fait l’esprit national ? C’est qu’on préfère sans doute appeler moyen ce qui est très bas — 
59aussi humaine. Elle quitte à tout propos la route nationale pour des chemins secondaires ou des ruelles à peine plus larges que l
31 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
60a veine. — « J’avais pris un billet de la Loterie nationale. Naturellement j’ai perdu ! Moi vous savez… Ce n’est pas comme Céline
61du coiffeur fameux, premier gagnant de la Loterie Nationale, s’inclinant sur la tombe du Soldat Inconnu. Juste hommage au collègu
62e le problème fasciste est un problème avant tout national ; qu’il s’est posé en Italie dans des termes [p. 188] particuliers à
32 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
63 fasciste à Londres, le libéral à Nuremberg, le « national » place de la République, le « populaire » au haut des Champs-Élysées
33 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
64 tout vraisemblable — on a bien cru à l’« honneur national » ! — est évidemment symbolique. L’on est censé conclure de ce brilla
34 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
65voir, de « l’homme à poigne » touché par la grâce nationale, et qui se charge d’écraser la révolution avec une brutalité qu’aucun
35 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
66 la veine « J’avais pris un billet de la Loterie nationale. Naturellement j’ai perdu ! Moi vous savez… Ce n’est pas comme Céline
36 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
67anlés, nos sécurités matérielles, ou sociales, ou nationales. Ce que personne n’a jamais eu l’idée de mettre en question parmi nou
68tempestives que nous prodiguons chaque jour aux « nationaux » de tel pays ou aux « rouges » du monde entier. D’autant plus que ce
69ntérêts de classe qui ne sont ni démocratiques ni nationaux. [p. 28] La même critique peut d’ailleurs s’adresser à notre presse d
70cismes se donnent pour but d’exalter leur mission nationale. Quelles que soient les réserves de fond qu’il y ait à faire, et je l
71ison sur le fait que nous n’avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étrangères. Un
72stence vraiment autonome. Le budget de la défense nationale dans un pays dont la vraie raison d’être est en fin de compte spiritu
37 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
73fice de « l’État ». Ainsi naissent les affaires « nationales » (étatiques). Gens d’affaires et financiers poussent les princes à c
7410] de l’économie urbaine multiple à une économie nationale, ou mieux étatisée. Cette économie n’est plus la chose des seuls capi
75des conflits sociaux, et la notion de Bien commun national s’est substituée à celle du bien particulier de la corporation, de la
76ement du voisin la cause même de l’enrichissement national. Une fois de plus, la logique capitaliste mène à la guerre. La vente
77ier sur une exploitation artificielle des marchés nationaux. (Ce phénomène n’est pas sans rappeler le repliement des municipalité
38 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
78tives pour instaurer une « religiosité » purement nationale et civique, et que l’on destine à remplacer les confessions « vieilli
79 la guerre, Martin Niemöller fait figure de héros national. Son autobiographie est célèbre : Du sous-marin à la chaire. Elle nou
80and nombre des fidèles de cette Église sont des « nationaux » convaincus, politiquement d’accord avec Hitler. On trouve même parm
39 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
81s naïves que nourrissent dans nos bons pays les « nationaux » et en même temps les « socialistes ». Les nazis ont compris que le
40 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
82ais je suis [p. 82] le porte-parole d’une volonté nationale à laquelle j’obéirai toujours aveuglément. Voilà ce que j’appelle de
83restige d’un régime [p. 84] en créant l’unanimité nationale sur un acte politique défini et isolé, acte qui d’ailleurs a toutes l
84 c’est-à-dire qui a pris conscience de sa réalité nationale depuis bientôt 150 ans ; pour un pays enfin dont la mission a toujour
41 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
85ut prix. Vous avez, vous Français, une conscience nationale unitaire qui nous a toujours fait défaut. Tous vos manuels et tous vo
86ent des bases idéologiques à la lutte pour l’idée nationale. Au fond, le problème n’est pas si différent de celui qui se posait a
42 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
87s cadres, l’économie périclitait, et la « défense nationale » ne pouvait pas s’organiser sans un constant recours à la passion de
88’une décharge passionnelle au niveau collectif et national, paraît aujourd’hui plus probable. Enfin, l’on peut encore imaginer q
43 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
89ve des auteurs de ce Manifeste à l’égard du Parti national Breton et de ses doctrines corporatistes et paternalistes. Au total,
44 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
90. À partir de la Révolution, la guerre devenant « nationale » exige la collaboration de toutes les forces créatrices, et en parti
91rticulier de la technique. C’est alors la passion nationale et guerrière qui va devenir le principal moteur de la recherche mécan
45 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
92s peuples, puis leur annexion au nom de « l’unité nationale ». 3. Quelle fut la réponse des Démocraties ? — Il était fatal, dans
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
93ais elle ne tarda guère à déboucher sur une route nationale encombrée, où l’on se promène le dimanche en famille [p. 254] pour vo
94 divers : politique, lutte des classes, sentiment national, tout devient prétexte à « passion » et déjà s’exalte en « mystiques 
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
95, l’armée française se présentait comme une armée nationale : « Les gens d’armes étaient presque tous sujets du Roi et gentilshom
96 prétextes juridiques et personnels, où l’honneur national n’a rien à voir. Querelles de gendre et de beau-père au sujet de la d
97éplacement d’accent. Ensuite, que veut la passion nationale ? L’exaltation de la force collective ne peut mener qu’à ce dilemme :
98liées comme l’Amour et la Mort. Désormais le fait national sera le facteur dominant de la guerre. « Celui qui écrit sur la strat
99re à n’enseigner qu’une stratégie et une tactique nationales, seules susceptibles d’être profitables à la nation pour laquelle il
100e ère nouvelle s’était ouverte, celle des guerres nationales aux allures déchaînées parce qu’elles allaient consacrer à la lutte t
101élémentaires de l’art de guerre. » 9. La guerre nationale À partir de la Révolution, l’on va se battre « avec le cœur des solda
102e qui va de 1848 à 1870. Après quoi, les passions nationales, provisoirement apaisées, le céderont pendant quarante ans aux entrep
103 dans ses Principes de la guerre : La guerre fut nationale au début pour conquérir et garantir l’indépendance des peuples : Fran
104ragosse, Tarancon, Moscou, Leipzig, etc. Elle fut nationale par la suite pour conquérir l’unité des races, la nationalité. C’est
105che. Mais nous la voyons maintenant (1903) encore nationale, et cela pour conquérir des avantages commerciaux, des traités de com
106-ce que la « revanche », sinon un sentimentalisme national ? — et de plans commerciaux ou financiers. L’élément proprement guerr
107trictions que l’État impose au nom de la grandeur nationale. L’honneur du chevalier, c’est l’inquiète susceptibilité des Nations
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
108s cadres, l’économie périclitait, et la « défense nationale » ne pouvait pas s’organiser sans un constant recours à la passion de
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
109. À partir de la Révolution, la guerre devenant « nationale » exige la collaboration de toutes les forces créatrices, et en parti
50 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
110guerre, par exemple, ou simplement que la défense nationale. Or je vois là le signe très certain d’une crise — et d’une crise qui
111is des craintes sérieuses pour notre indépendance nationale. Mais pourquoi les trahirions-nous ? Toute notre tradition civique et
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
112anlés, nos sécurités matérielles, ou sociales, ou nationales. Ce que personne n’a jamais eu l’idée de mettre en question parmi nou
113tempestives que nous prodiguons chaque jour aux « nationaux » de tel pays ou aux « rouges » du monde entier. D’autant plus que ce
114ntérêts de classe qui ne sont ni démocratiques ni nationaux. La même critique peut d’ailleurs s’adresser à notre presse d’extrême
115cismes se donnent pour but d’exalter leur mission nationale. Quelles que soient les réserves de fond qu’il y ait à faire, et je l
116ison sur le fait que nous n’avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étrangères. Un
117stence vraiment autonome. Le budget de la défense nationale dans un pays dont la vraie raison d’être est en fin de compte spiritu
52 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
118envahir, mais c’est en premier lieu la conscience nationale. Souvenez-vous des tragédies autrichiennes et tchécoslovaques. L’armé
119de l’étranger, c’est-à-dire de notre indépendance nationale. Il ne suffit donc pas de protéger notre indépendance par des fortifi
120sse), le meilleur fondement de notre indépendance nationale, c’est encore notre foi personnelle. Car c’est elle qui reste la sour
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
121 grand État participant aux luttes des puissances nationales en formation — tel que le rêva Mathieu Schinner — ne pouvait être gou
122aissance aussi intime que possible des diversités nationales, et de leurs aspects les plus originaux. On ne fédère pas des ressemb
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
123 le perdent. » Si vous les obtenez, la révolution nationale dont certains parlent sera faite. Mais autrement, elle ne servira de
124nte de nos jours que l’intégrité de la conscience nationale ? Celle-là conserve-t-elle son sens quand celle-ci est déjà compromis
125que est celle des religions politiques, sociales, nationales. Le commerce, l’industrie, l’économie en général, ont cessé d’imposer
55 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
126ant que patriote, se sent flatté par une victoire nationale, alors qu’il attribue la défaite aux seuls chefs. Ici le Diable joue
56 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
127t cédé à ces penchants que l’on peut bien appeler nationaux, son œuvre eût sans conteste mérité le qualificatif d’allemande. Or s
128ble en français. Nous touchons ici à la constante nationale la moins discutable, le langage. Il serait très insuffisant de dire q
129rand — et nous venons de dire de quelle grandeur, nationale en son origine — qu’il vaut pour nous aussi. C’est parce qu’il a été
130 c’est, au second degré, parce qu’il a une valeur nationale que l’on peut parler de s ?, valeur internationale. Si une telle affi
57 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
131 inacceptable et inavouable (à cause de l’orgueil national). C’est le monde qui doit être mal fait, car [p. 217] nous y sommes b
132 doit résulter un sentiment de manque d’assurance nationale. La vraie Allemagne ne peut pas être celle qui a subi la « blessure »
58 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
133ra, mais voilà qui s’appelle un beau redressement national ! 11 avril 1939 M. Pin a semé, mais moi, je n’arrive même pas à déf
59 1946, Journal des deux Mondes. 3. Intermède
134 phrase en italien, puis une fanfare joua l’hymne national. Le speaker répéta en français : convocation des Chambres fédérales p
60 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
135r, à Lausanne, avec Théo Spoerri, pour l’émission nationale à la radio. Il a parlé de la Suisse romande, moi de la Suisse alleman
61 1946, Journal des deux Mondes. 6. Intermède
136était devenu plus qu’un symbole. Centre du Réduit national 5 il se dressait vraiment comme le bastion de l’Europe dont nous av
62 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
137ne s’agit pas de « secrets intéressant la défense nationale »). Il m’a conté l’histoire suivante, qui vaut la peine d’être notée
138nent ? Il y aurait lieu de craindre un break down national… Je vois l’Européen, au contraire, qui résiste. Vingt-cinq siècles d’
63 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
139e, pendant que son mari fait la guerre). Le Musée National de Washington, construit par eux et doté au départ de toute leur coll
64 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
140nt absorbés par la défense d’intérêts locaux dits nationaux, trente visites par jour, des inaugurations, des banquets [p. 59] et
65 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
141 d’être trop fort pour que survivent les libertés nationales ou régionales. Mais si ce gouvernement devient seul détenteur de la b
66 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
142n’est rien de traduire une langue : les problèmes nationaux restent intraduisibles pour qui ne peut y aller voir et sentir. Et no
67 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
143ut nous débarrasser des armées, des souverainetés nationales, et de l’anarchie qu’elles entretiennent sur la planète. Je dis que l
68 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
144 s’agit d’une étatisation. Je n’en ai qu’au cadre national. Introduisez dans cette broyeuse automatique qu’est l’État-nation de
145sme, non pas en soi, mais construit dans le cadre national conduit nécessairement à l’État totalitaire, donc à l’état de guerre
69 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
146] qui permette de mettre en relations des groupes nationaux non étatiques. Ce fait simple institue pour le mouvement œcuménique u
70 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
147 par un bénéficiaire éprouvé de la tradition dite nationale… [p. 743] Et si nous ne sommes pas là pour consentir un prêt, payant
71 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
148nd saisit sa chance de gloire et devient un héros national : vous avez publié récemment son image. Notez que le premier reste in
72 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
149e l’humanité : la somme de nos budgets de Défense nationale. Avertissement Votre refuge est dans la masse et son Histoire. Vous
73 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
150science humaine, trop étroitement liée aux cadres nationaux. On m’écrivait aussi de France, qu’un très grand nombre de Français,
74 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
151l’activité des neuf premiers. On nommera un Board national, chargé de coordonner comités et agences, et baptisé de quelques init
152des logements. Depuis lors on a chargé une agence nationale de coordonner les travaux. Mais son administrateur déclare aujourd’hu
153ut d’abord que l’Amérique se forme une conscience nationale. Le phénomène est-il probable ? Et s’il l’est, devons-nous le redoute
75 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
154iques, les réformés Hongrois, l’Église catholique nationale de Pologne. Et cinquante sectes. Approchons-nous de ces églises par l
155ant d’ailleurs, le plus souvent, avec les apports nationaux. C’est ainsi qu’un Américain qui appartient à l’Église Réformée a bie
156 voir avec la diversité des confessions d’origine nationale. C’est au xixe siècle qu’elle a sévi, et pour des raisons politiques
76 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
157 l’extrême, répartie en une douzaine de quartiers nationaux ou raciaux — chinois, allemand, italien, tchèque, nègre, juif, etc. —
158provinciaux vêtus de noir — « le noir, la couleur nationale ! » s’écrie un personnage de Giraudoux — sans parler des débats sur l
159 par un bénéficiaire éprouvé de la tradition dite nationale… Et si nous ne sommes pas là pour consentir un prêt, payant la casse,
77 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
160ou moins avouées et de ruineux budgets de défense nationale. Un pays qui ne peut pas vêtir ses déportés trouve encore le moyen de
161aire conscience des causes des guerres civiles et nationales, et des moyens d’y remédier. Or ces causes, nous allons les retrouver
162 et absorbé par l’autre. La volonté d’unification nationale à la manière d’un Louis XIV, plus tard à la manière des Jacobins, pro
163parte d’unifier l’Europe au mépris des diversités nationales provoquera, sous Napoléon, la naissance des nationalismes. Telle est
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
164tiative de se fédérer en dehors des gouvernements nationaux. Et ce sont ces groupes et ces personnes qui formeront le gouvernemen
165alisme et le capitalisme, l’un tendant à se faire national et l’autre étatique. Ce ne sont pas la Tradition et le Progrès, qui p
166 pays s’effondrent un à un, en toute souveraineté nationale, qu’ils se cantonnent dans le double refus de l’Amérique et de la Rus
79 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
167ue, économique, culturelle) ainsi que des comités nationaux chargés de désigner les délégués, en tenant compte de toutes les « fo
168olonisés l’un après l’autre en toute souveraineté nationale, et vous voyez peut-être à quoi je pense. Fédérés, au contraire, nous
169ées et mal soutenues, étriquées dans leurs cadres nationaux ; un scepticisme général quant aux valeurs démocratiques ; l’absence
170urer son existence économique. Cet individualisme national, qui tend nécessairement à l’autarcie, constitue aujourd’hui le pire
171s apparaît comme la seule garantie des autonomies nationales. Ce n’est qu’en surmontant nos divisions que nous sauverons notre div
172manière à nous conduire au-delà des souverainetés nationales absolues, mais en deçà d’une « unité » totale, aussi dangereuse que t
173 seulement le transfert partiel des souverainetés nationales à des organismes communs (qui reste le point capital), [p. 134] mais
80 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
174que et présidente de la Commission de l’Éducation nationale ; M. Paul Bret, directeur de l’Agence France-Presse ; Mr Kenneth Lind
175urer son existence économique. Cet individualisme national, qui tend nécessairement à l’autarcie, constitue aujourd’hui le pire
176rope est devenue la seule garantie des autonomies nationales. Ce n’est qu’en surmontant nos divisions que nous sauverons notre div
177erait d’ailleurs porter atteinte aux tempéraments nationaux que de prétendre imposer à l’Europe une conception définitive et unif
178t un terrain trop vaste, tandis que les instituts nationaux se limitent à un domaine trop étroit. Un Centre européen de la cultur
179te unité profonde, au sein même de nos diversités nationales, doctrinales et religieuses, est celle d’un commun héritage de civili
180ent un champ trop vaste, tandis que les instituts nationaux se limitent à un domaine trop étroit, de telle sorte qu’il [p. 162] n
81 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
181tiative de se fédérer en dehors des gouvernements nationaux. Et ce sont ces groupes et ces personnes qui formeront le gouvernemen
82 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
182ntons de la Suisse de se fédérer. La souveraineté nationale absolue n’est donc plus qu’un prétexte au droit de veto, qui revient
83 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
183is par notre Histoire et par toutes nos histoires nationales. Tous les peuples du monde, sans exception, peuvent nous envier à cet
84 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le dialogue Europe-Amérique (août-septembre 1952)
184ons directes, occupés à se ruiner par des guerres nationales qu’on nous demande ensuite de payer, parlant de métaphysique mais pre
85 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
185 commun des Européens s’est divisée en « cultures nationales » ; celles-ci se sont voulues ou crues indépendantes les unes des aut
186e l’État. En d’autres termes, pour s’être voulues nationales, nos cultures sont en voie de nationalisation, c’est-à-dire qu’elles
187e réalisée. Nos cultures, prisonnières des cadres nationaux, ne doivent pas chercher des moyens de correspondre plus facilement d
86 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le dialogue Europe-Amérique (juin-juillet 1952)
188ons directes, occupés à se ruiner par des guerres nationales qu’on nous demande ensuite de payer, parlant de métaphysique mais pre
87 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
189caine, la nécessité absolue d’élargir nos marchés nationaux, la volonté de régler le vieux conflit franco-allemand, la nostalgie
190tituts de culture européens (et non pas seulement nationaux), tels que Bruges, Genève, Nancy, Alpbach, et douze autres entreprise
191rvivre (c’est une question de budgets locaux, non nationaux), ensuite à se fédérer effectivement pour multiplier leurs échanges :
192l’addition de mesquines soustractions aux budgets nationaux, accordées en aumône à la cause de l’Europe. d) Enfin, la jeunesse es
88 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
193tries du cinéma ou de l’édition, ses laboratoires nationaux, certains groupes d’intérêts privés, et finalement certains partis. A
194dmettons que le projet soit retenu. La délégation nationale votera pour lui à l’Assemblée de l’Unesco. Mais comment voteront tous
195n travaille pour la paix.) D’autre part, le cadre national ne correspond pas aux réalités de la culture : celle-ci s’est toujour
196 ils le trouvent utile, par dessus les frontières nationales (comme l’on fait par exemple, au CEC, les directeurs de festivals). C
89 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Conférence de compositeurs, critiques musicaux et exécutants (décembre 1952-janvier 1953)
197 cours de négociation avec la RAI (Radiodiffusion nationale italienne). D’après ces derniers accords, tous les frais d’exécution
90 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
198tendre à créer une culture de type uniforme (ou « national » comme on devait le dire à partir du xixe siècle). Mais elle était
199trichiens 4 , Russes — et celles de la Convention nationale ou de Bonaparte. Mais la résistance sourde et obstinée des civils, le
200e appartenance de tous les Suisses à leur idéal « national », ou plus exactement « supra-national », supra-linguistique et supra
201vicié à la base par le maintien des souverainetés nationales absolues, trop rapidement improvisé, et trop mal enraciné dans la con
202uvoir tenir pendant au moins deux ans le « Réduit national », avec ses fabriques d’armes et de munitions creusées dans le granit
203ssent parlé de doctrine, d’idéalisme, de grandeur nationale. Il en résulte que la médiocrité des ambitions personnelles ou collec
91 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
204gues années aux États-Unis, quitter le territoire national, passer quelques jours au Canada, au Mexique, à la Havane, ou aux Ber
205à-vis de la justice » 10 . Les premières légendes nationales de la Suisse décrivent en effet la lutte contre les baillis : c’est p
206ous le révèle. Les paroles, les écrits, les fêtes nationales, les sociétés littéraires et savantes, les vœux, les projets d’un gra
207ation, est composée de deux Chambres : le Conseil national, représentant le peuple, et le Conseil des États, mandataires des can
208eil ou la Landsgemeinde qui les nomme. Le Conseil national est élu à raison d’un député par 22 000 habitants, chaque canton ou d
209e paix l’armée dépend d’une commission de défense nationale ; et enfin que l’on aime à souligner le fait que le président de la C
210s partis bourgeois persistent à se qualifier de « nationaux » pour se distinguer d’elle. La majorité des syndicalistes et des mem
92 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
211res statistiques fédérales montrent que le revenu national, de 1938 à 1947, a passé de 9 à 17,4 milliards. Si l’on soustrait le
212e serait encore plus frappante. La part du revenu national allant aux salariés et employés s’élargit donc très rapidement, comme
213r le tableau suivant : Sur 1000 francs de revenu national Employés et salariés Personnes indépendantes Capital 1938
214 qu’une grève puisse s’étendre rapidement au plan national. Le patronat, au contraire, moins strictement organisé, paraît enclin
215 paraît enclin à conclure des accords sur le plan national et international. Outre les associations patronales constituées par p
216ne des banques et leurs bilans annuels. La Banque nationale peut opposer son veto aux opérations de banques privées avec l’étrang
93 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
217our fixé pour la repentance et l’action de grâces nationale, et que l’on célèbre par la publication et la lecture de « mandements
94 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
218rature, les témoignages d’un sentiment proprement national, comparable à celui que les Français, les Italiens, les Espagnols ou
219souvent se sentent quelque peu étrangères à l’âme nationale : tout au moins, la majorité le leur fait sentir sans scrupules. En S
220onfédération a non seulement reconnu comme langue nationale le romanche (parlé par moins de 40 000 habitants) mais, par ses subve
221 ineffaçables, elles ne nuisent pas à la cohésion nationale. Genève a son Jeûne genevois et son Escalade, Zurich son Sechseläuten
222de les unir. Et ce qui est vrai pour les cultures nationales, dans toute la mesure où elles sont devenues nationalistes, l’était e
223ar les Chambres fédérales 50 , soit 1 % du revenu national, à quoi sont venus s’ajouter 50 millions collectés dans la population
224oit de veto, le maintien jaloux des souverainetés nationales illimitées, les luttes de puissances et de groupes de puissances dans
95 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
225tries du cinéma ou de l’édition, ses laboratoires nationaux, certains groupes d’intérêts privés, et finalement certains partis. A
226dmettons que le projet soit retenu. La délégation nationale votera pour lui à l’Assemblée de l’Unesco. Mais comment voteront tous
227n travaille pour la paix.) D’autre part, le cadre national ne correspond pas aux réalités de la culture : celle-ci s’est toujour
228 ils le trouvent utile, par-dessus les frontières nationales (comme l’ont fait, par exemple, au Centre européen de la culture, les
96 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
229 immédiats, de l’esprit partisan, et des préjugés nationaux. C’est naturel. Dans la confusion typique d’un réveil brusque, social
97 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
230ponible est absorbé par les élections, les crises nationales, les prétendues « bombes diplomatiques » de l’Est et de l’Ouest, elle
231l’union, « incapables de résoudre leurs problèmes nationaux, tentent lâchement de les transposer au plan européen ». Je constate
232lonies, l’économie) sont sans issue dans le cadre national et qu’il faut donc chercher leur solution dans une forme quelconque d
233ncore la politique en termes périmés de puissance nationale, quand il s’agit de penser désormais en termes de coopération, à l’éc
234e de 20 nations, dont la plupart, dans leur forme nationale au sens moderne, n’ont qu’un passé des [p. 3] plus récents, et presqu
235en sûr ; mais voyez les reportages sur les crises nationales, les élections ou les traités : tout se suspend, tout se trouve suspe
236t cela indépendance d’esprit et même Souveraineté nationale, insistant sur la majuscule. Byzance est morte en discutant le sexe d
98 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Perspectives du CEC (juillet octobre 1953)
237ochaine de faire revivre les sections culturelles nationales formées par le Mouvement européen. Les contacts que nous venons de re
99 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
238ns une perspective telle que les graves divisions nationales, linguistiques et idéologiques qui nous fascinent aujourd’hui, appara
239blème brûlant des relations entre la souveraineté nationale (ou ce qui en reste) et la future communauté supranationale. Le diagn
100 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
240ns une perspective telle que les graves divisions nationales, linguistiques et idéologiques qui nous fascinent aujourd’hui, appara
241blème brûlant des relations entre la souveraineté nationale (ou ce qu’il en reste) et la future communauté supranationale. Le dia
242 européennes ? Voyons le concret. La souveraineté nationale n’est exercée en fait que par l’État. M. van Kleffens l’a définie com
243 et politiques. Il en résulte que la souveraineté nationale n’a plus guère d’autre existence que psychologique. Où la voit-on à l
244 qui caractérisent les débats sur la souveraineté nationale. Tout cela demande une thérapeutique appropriée. Le moyen le plus sim
245 n’est pas l’addition de vingt-quatre « histoires nationales ». C’est au contraire sur l’unité foncière de l’histoire commune des
246olutiser. Bien plus que d’une réforme des manuels nationaux, c’est de l’introduction d’une histoire de l’Europe, à tous les degré
247a crainte que suscite la perte de la souveraineté nationale. » Je me résume : il n’est pas exact que nos nations, en vue de s’uni
248« projet attribué aux Girondins de rompre l’unité nationale ». Rien d’étonnant si beaucoup de Français croyaient naguère encore q