1 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
1eux sa politique. 8. Les coussins Rothermere Le nationalisme de la plupart des États de l’Europe se formule en revendications d’ho
2est son droit, ses intérêts. Mais, en Hongrie, le nationalisme est une passion toute nue, qui exprime l’être profond de la race. On
3firent à faire d’un affairiste anglais l’idole du nationalisme magyar. Son portrait affiché dans tous les cafés, dans les halls univ
2 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
4sa politique. viii Les coussins Rothermere Le nationalisme de la plupart des États de l’Europe se formule en revendications d’ho
5est son droit, ses intérêts. Mais, en Hongrie, le nationalisme est une passion toute nue, qui exprime l’être profond de la race. On
6firent à faire d’un affairiste anglais l’idole du nationalisme magyar. Son portrait affiché dans tous les cafés, dans les halls univ
3 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
7tait-ce point, d’abord, céder à la tentation d’un nationalisme religieux plus injustifiable que l’autre ? Je sais bien que certains
4 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
8ces, le capitalisme comme le stalinisme, tous les nationalismes, et toute révolution qui prétendrait fonder notre salut sur une organ
5 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
9e, leurs mystiques et leurs créations politiques (nationalisme, SDN, etc.), condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise
6 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
10le en soi (pas la morale en vertu d’un dogme), le nationalisme, l’ironie, le scepticisme, le pompiérisme, — mais ils savent que cela
11u Rhône, la marche en montagne, le romantisme, le nationalisme, l’européanisme et la révolution. (Sur la confusion moderne entre le
12triotisme « chose motivée et avantageuse », et le nationalisme artificiel mais régnant qui fait de la chose publique la chose désava
7 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
13oisie parmi les plus pratiquement meurtrières (le nationalisme, par exemple), avec ce qu’on nommait naguère lucidité, il se voit sim
8 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
14 hommes s’entretuent : capitalisme ou stalinisme, nationalismes de toutes farines, révolutions qui prétendraient fonder notre salut s
9 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
15rieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme huguenot, de ces hommes qui ne sont en fait que « sortis » du protest
10 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
16te jusque dans le domaine de la pensée ; refus du nationalisme mystique, considéré comme une captation, au profit de l’État et de la
11 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
17confond pas nation et état, nation et patrie 14 , nationalisme et autarchie, nation culturelle et région économique. On n’est pas sû
12 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
18zeville ajoute pour sa part l’étatisme absolu, le nationalisme, « l’individualisme effréné », le racisme et le marxisme. Voilà pourq
19e décidément nos universitaires. Elle relève d’un nationalisme de manuels, pour ne pas dire, avec E. R. Curtius, d’une « propagande
20 Hegel, d’où sont effectivement sortis un certain nationalisme et la doctrine du jeune Marx, on ne voit pas du tout le passage de Lu
13 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
21D’abord « impérialisme » : c’est sans nul doute « nationalisme » que voulait dire l’inspecteur (à moins qu’il n’ait une conception c
22il faudrait. Précisons, cela en vaut la peine. Le nationalisme existe parce qu’on l’enseigne ; c’est une mystique, un idéal abstrait
23e, et qui connaît le modèle idéal ? Le malfaisant nationalisme n’est rien d’autre qu’une rationalisation mensongère du sentiment pat
14 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
24idéré comme une forme de capitalisme d’État et de nationalisme russe, et là encore nous reconnaissons un point de vue qui nous est f
15 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
25 de passion et de préjugés, tels que patriotisme, nationalisme, impérialisme… ⁂ Tout concourt à créer et aggraver cette crise du sen
16 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
26le Français moyen traduit national-socialisme par nationalisme. Il se condamne ainsi à ne pas comprendre ce qu’il y a de religieusem
27onalsozialismus » n’est pas le composé hybride de nationalisme et de socialisme que la traduction française du terme nous invite à i
28économique d’une volonté tout à fait distincte du nationalisme et du socialisme. Volonté de fusion complète des actions et des idéau
17 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
29e la centralisation, contre l’étatisme, contre le nationalisme étatisé, contre toute espèce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler
18 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
30mystique de « l’union sacrée », autrement dit, le nationalisme. [p. 22] En vérité, les deux termes dont se compose le nom du parti
31me est une « nationalisation » de l’économie ; le nationalisme est une « socialisation » du sentiment patriotique. L’un n’est pas po
19 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
32ait ici ! Vous condamnez notre centralisme, notre nationalisme, notre passion unitaire, notre éloquence démagogique, et vous ne voye
33ous n’en êtes même plus conscients. Vous criez au nationalisme, c’est-à-dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à c
20 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
34un rationalisme « libéral » et stérilisant, et un nationalisme dynamique et assassin. Je pense toutefois que les partisans du risque
21 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
35e Nietzsche a condamné l’antisémitisme, raillé le nationalisme, dénoncé le socialisme, et déclaré que l’État est le plus froid des m
22 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
36 de sa politique particulière conditionnée par le nationalisme unitaire et anti-allemand, l’on voit une méfiance hostile poindre che
23 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
37s internationalisme des capitaux financiers 72  ; nationalisme de propagande mais besoin d’une économie rationnelle mondiale) — ne p
24 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
38me est une façade. Je réponds : non, c’est leur « nationalisme » (au sens bourgeois) qui est pour eux un moyen de propagande, un moy
25 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
39 le socialisme « nationalise » l’économie ; et le nationalisme « socialise » le sentiment patriotique. L’un n’est plus possible sans
40tiaires (fascisme) et les phénomènes secondaires (nationalisme et socialisme) d’une maladie aussi vieille que l’Europe, et qui est s
26 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
41e la centralisation, contre l’étatisme, contre le nationalisme étatisé, contre toute espèce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler
27 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
42ait ici ! Vous condamnez notre centralisme, notre nationalisme, notre passion unitaire, notre éloquence démagogique, et vous ne voye
43ous n’en êtes plus même conscients. Vous criez au nationalisme, c’est-à-dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à c
28 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
44Hegel, par exemple, furent les premiers appuis du nationalisme allemand. D’où le caractère de plus en plus sanglant des guerres du x
29 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
45rieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme huguenot, de ces hommes qui ne sont en fait que « sortis » du protest
30 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
46 de sa politique particulière conditionnée par le nationalisme unitaire et anti-allemand, l’on voit une méfiance hostile poindre che
31 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
47 l’irruption du libéralisme, du capitalisme et du nationalisme. Lui seul avait vu le Diable à l’œuvre dans ces œuvres, — les nôtres,
32 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
48 elle nous délivre de l’espèce d’étroitesse, de « nationalisme protestant », auquel nous sommes tentés de céder parfois, sous l’effe
33 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
49 l’irruption du libéralisme, du capitalisme et du nationalisme. Lui seul avait vu le Diable à l’œuvre dans ces œuvres — les nôtres à
34 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
50e. L’exaltation de ces valeurs en elles-mêmes, le nationalisme romantique, conduit [p. 48] à la guerre. L’affaiblissement de ces val
35 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
51 retentissante des systèmes centralisateurs et du nationalisme étatisé. C’est la guerre la plus anti-Suisse de toute l’histoire. C’e
36 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
52premier rang, je ne manquerai de vous désigner le nationalisme en plein essor, contre-coup fatal de la guerre, et fièvre spécifique
37 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
53ssible : It’s unamerican, ce n’est pas américain. Nationalisme, direz-vous. Oui, mais non pas à la manière européenne. Car la phrase
54 digne du mythe, du rêve américain. Voici donc un nationalisme « ouvert » et pour qui la nation est en avant, dans un élan, [p. 52]
55sang et le sol. Ce qu’il y a de répugnant dans le nationalisme européen, c’est que l’on y sent une volonté de resserrement, une soif
56. Au contraire, ce qu’il y a de rassurant dans le nationalisme américain, c’est qu’on y sent une volonté d’élargissement, une soif d
38 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
57par le culte de la vérité objective, et malgré le nationalisme. Hitler représentait exactement, et point par point, le refus et la d
58 faire rejaillir de tous côtés les étincelles. Le nationalisme fait rage, cette maladie romantique de l’Europe. Lui seul, sous le co
59 qu’il était sans cesse bridé et contrarié par le nationalisme, par les guerres, et par tous les barrages de douanes ou de coutumes
60ous ! Ce n’est donc pas au nom de je ne sais quel nationalisme européen qu’il [p. 29] nous faut défendre l’Europe, mais au seul nom
61nales provoquera, sous Napoléon, la naissance des nationalismes. Telle est la cause de presque toutes nos guerres. J’ai dit, et je ne
62e répéterai jamais assez, qu’il faut voir dans le nationalisme la maladie européenne, l’anti-Europe par excellence. Je compare le na
63enne, l’anti-Europe par excellence. Je compare le nationalisme à une espèce de court-circuit dans la tension normale qu’il s’agit de
64rticulier et le général. D’une part, en effet, le nationalisme écrase les diversités vivantes, sous prétexte d’unification, et alors
65 tout, c’est l’Europe qui a sécrété ce contagieux nationalisme, c’est à elle d’inventer son antidote. Elle est seule en mesure de le
66 résoudre, et, au contraire, ce serait exalter le nationalisme aux dimensions continentales. Ce qu’il nous faut demander, et obtenir
67entre l’URSS et les USA, et s’enfermaient dans un nationalisme purement verbal et négatif, d’autres tentaient de transformer la doub
39 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
68ar balkanisation la désintégration de l’Europe en nationalismes rivaux, et par helvétisation, au contraire, l’intégration fédérale de
69 se cachent en réalité trois formes de sabotage : nationalisme, défaitisme, et stalinisme. Le nationalisme n’est, en fait, qu’une cr
70age : nationalisme, défaitisme, et stalinisme. Le nationalisme n’est, en fait, qu’une crispation de névrose féodale, un [p. 94] comp
71ces, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme, et le problème des minorités. Et surtout, il peut dépasser l’opposit
40 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
72 partis, n’invente pas les moyens de surmonter le nationalisme et l’esprit partisan, je ne vois personne au monde qui puisse le fair
41 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
73ous ! Ce n’est donc pas au nom de je ne sais quel nationalisme européen qu’il nous faut défendre l’Europe, mais au seul nom de l’hum
74 résoudre, et, au contraire, ce serait exalter le nationalisme aux dimensions continentales. Ce qu’il nous faut demander, et obtenir
75ces, de langues et de religions sclérosés dans le nationalisme et le problème des minorités. Et surtout, il peut dépasser l’oppositi
42 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
76sent plus que d’autres en leur île : j’entends le nationalisme étatisé et le mythe survivant des souverainetés. L’un nourrit l’autre
43 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
77sse des partis politiques proprement dits, ou des nationalismes hérités d’un autre âge. On répète que ce sont les intérêts qui nous o
44 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
78 la personne. Nationalisation de nos cultures Le nationalisme, qui atteint de nos jours ses conséquences extrêmes avec le concept d
79nes libertés essentielles : tout cela provient du nationalisme culturel, et tout cela tend, pratiquement, à faire dépendre la vie de
80e la culture. La phase relativement créatrice des nationalismes se trouve dépassée en fait. Mais il n’en subsiste pas seulement des c
45 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
81endant la guerre de 1914-1918. Après un siècle de nationalisme de plus en plus exaspéré, cette guerre qui opposait le monde germaniq
46 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
82 de la Constitution fédérale). L’exaspération des nationalismes modernes fait que beaucoup de nos contemporains jugent étrange, et pr
47 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Perspectives du CEC (juillet octobre 1953)
83ines, que l’idéologie totalitaire appuyée par les nationalismes. « Pas d’action révolutionnaire sans doctrine révolutionnaire » aimai
48 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
84ussi pour le reste du monde. Un seul exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné »
49 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
85ussi pour le reste du monde. Un seul exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné »
867] voix s’élèvent pour dénoncer je ne sais quel « nationalisme européen », qui aurait pour effet de nous « séparer du monde ». Je no
87rer du monde ». Je note que cette résistance à un nationalisme européen encore imaginaire est très généralement le fait de nationali
88d’égoïsme, d’orgueil et d’étroitesse inhérents au nationalisme qu’ils n’ont pas encore su dépasser dans leur cœur. On voit bien où l
89a fait tout cela. Et voyez : c’est au nom du même nationalisme — appuyé par les communistes — que vous attaquez aujourd’hui ceux qui
90sauf justement l’impérialisme, inséparable de vos nationalismes. D’autres enfin nient les concepts d’Europe et d’unité culturelle de
91s d’histoire : chacun sait qu’ils ont inculqué le nationalisme obligatoire à toutes les générations de petits Européens qui ont pass
92n’aura fait qu’améliorer le terroir nourricier du nationalisme. Car l’Europe n’est pas l’addition de vingt-quatre « histoires nation
50 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
93catholique, c’est-à-dire répudiant la mystique du nationalisme païen, patriote éclairé parce qu’il avait connu d’autres peuples et d
94s efforts de Bonn pour empêcher la renaissance du nationalisme allemand, enfin l’avenir concret de l’Europe entière. L’échec déjà pl
51 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales : trois questions, trois réponses (mai-juillet 1954)
95ourquoi ? À cause des résistances morales nées du nationalisme, et de vieilles craintes ou rancunes entretenues par la propagande so
96tion présente dans le monde. Comment combattre ce nationalisme qui tue les patries, ces craintes absurdes, [p. 3] cette ignorance, c
52 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
97nauté, les révolutions de l’Europe ont fomenté le nationalisme, cette troisième et peut-être mortelle frénésie religieuse de l’Occid
98’idéologie unitaire des Jacobins, va susciter des nationalismes rivaux. Et c’est dans le pays qui aura subi le plus durement l’agress
99oléonienne, c’est en Prusse que la philosophie du nationalisme va se constituer. Hegel est la contrepartie réflexive de Napoléon. He
100s d’agression. Celles-ci ont fait surgir d’autres nationalismes, qui vont revendiquer à leur tour le droit de dominer l’époque. À cet
101gtemps, afin de mieux prouver leur raison d’être. Nationalisme de reflet, d’imitation, parfois plus proche du vrai patriotisme, mais
102re. J’ai dit que la frénésie pseudo-religieuse du nationalisme pouvait être mortelle à l’Occident, et je vois deux raisons considéra
103volution certes réelle mais importée. Il en va du nationalisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhu
104 cerveau, souvent mortel pour les Polynésiens. Le nationalisme en Europe s’est trouvé partiellement neutralisé par la durable résist
53 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
105entre l’Europe et d’autres groupes de nations. Le nationalisme qui nous divise devient, ailleurs, principe d’union à nos dépens. Les
54 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
106rté sans frein. Mentionnons les plus voyants : le nationalisme borné ou agressif, le sort d’une bonne partie de la classe ouvrière e
107les communistes approuvent et favorisent tous les nationalismes, hors de la sphère de leur puissance directe ; et que, sur les autres
55 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
108riers de Berlin-Est ou de Poznań ; d’approuver le nationalisme comme « complément » de l’internationalisme ; de voir dans Jaspers un
56 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À pied d’œuvre (avril-mai 1956)
109’elle n’a guère que 100 à 150 ans d’âge (comme le nationalisme !) et que son insuffisance éducative est attestée, entre autres, par
57 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
110la Renaissance et les Lumières, le romantisme, le nationalisme et le socialisme. Elle vient d’entrer dans l’ère technique en conserv
58 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
111nauté, les révolutions de l’Europe ont fomenté le nationalisme, cette troisième et peut-être mortelle frénésie religieuse de l’Occid
112’idéologie unitaire des Jacobins, va susciter des nationalismes rivaux. Et c’est dans le pays qui aura subi le plus durement l’agress
113léonienne, c’est en Prusse, que la philosophie du nationalisme va se constituer. Hegel est la contre partie réflexive de Napoléon. H
114s d’agression. Celles-ci ont fait surgir d’autres nationalismes, qui vont revendiquer à leur tour le droit de dominer l’époque. À cet
115étique, afin de mieux prouver leur raison d’être. Nationalisme de reflet, d’imitation, parfois plus proche du vrai patriotisme, mais
116re. J’ai dit que la frénésie pseudo-religieuse du nationalisme pouvait être mortelle à l’Occident, et je vois deux raisons considéra
117volution certes réelle mais importée. Il en va du nationalisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhu
118me de cerveau, souvent mortel aux Polynésiens. Le nationalisme en Europe s’est trouvé partiellement neutralisé par la durable résist
59 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
119 l’Orient proche et lointain risquent de faire du nationalisme — j’y vois le signe que l’Europe détient encore le sens d’un équilibr
60 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
120c. [p. 244] Désunion de l’Europe Elle résulte du nationalisme qui, propagé dans d’autres peuples, y a pour effet de les unir — cont
121nne de condamner la guerre. Elle a certes créé le nationalisme, mais aussi l’idée fédérale ; l’individualisme anarchique, mais aussi
122a Fédération (pratique bien plus ancienne que son nationalisme), elle peut donner au monde la formule et le modèle d’un dépassement
123p. 246] luttent, chez eux tout d’abord, contre un nationalisme invétéré, fauteur de guerres, pour un monde ouvert aux échanges créat
61 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
124alisme et la technique, puis le bolchevisme et le nationalisme ont obtenu des résultats beaucoup plus vastes et spectaculaires, au d
62 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur deux écrivains politiques (juin 1957)
125 Aspects de la France de parler indifféremment du nationalisme et de son idéologie : « Il devient lassant à la longue de toujours ré
126 répéter la même chose, mais la confusion de deux nationalismes, le traditionnel et le jacobin — le nationalisme confondu avec le nat
127nationalismes, le traditionnel et le jacobin — le nationalisme confondu avec le nationalisme — constitue l’une des erreurs majeures
128 et le jacobin — le nationalisme confondu avec le nationalisme — constitue l’une des erreurs majeures de notre temps. » De plus fins
63 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
129l’Est à l’Europe rénovée par l’élimination de ses nationalismes. C’est dans la perspective d’un tel retour que nous devons non seulem
64 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
130rise, intérêts mal compris, calculs à courte vue, nationalismes vantards et utopiques (genre « la France seule »), et surtout défaiti
65 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aux racines de l’Europe de demain (avril 1957)
131e, sont nées dans nos manuels d’histoire ? Car le nationalisme belliqueux puis totalitaire fut la cause principale de ces conflits.
132rincipale de ces conflits. Or il est clair que le nationalisme fomenté par les campagnes napoléoniennes, mis en doctrine tôt après p
66 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
133fort vers l’union de nos peuples, et que c’est le nationalisme qui a pour projet de rompre l’unité continentale et de transformer l’
134 l’antidote que l’Europe peut trouver au virus du nationalisme, cause de sa décadence et cause de la révolte qui dresse contre elle
67 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
135té, et de la libérer tout d’abord des entraves du nationalisme. 3. Les principaux obstacles à l’Union de l’Europe ne sont pas dans l
136 suite de deux guerres provoquées par ses propres nationalismes. [p. 31] — Le nationalisme s’opposant à notre union, mais provoquant
137uées par ses propres nationalismes. [p. 31] — Le nationalisme s’opposant à notre union, mais provoquant des unions étrangères contr
68 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
138chent au contraire de céder devant la volonté des nationalismes réactionnaires ; une méthode constitutionnelle que certains fédéralis
69 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
139 l’échelle planétaire. Le réveil de l’Afrique, le nationalisme arabe, la misère de l’Inde, l’expansion de la Chine, l’impérialisme s
70 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Editeuropa (septembre 1959)
140e, ont fomenté depuis un siècle la plupart de nos nationalismes, derniers et pires obstacles à l’union nécessaire. C’est donc au Livr
71 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Henri Brugmans, Les Origines de la civilisation européenne (septembre 1959)
141éenne, exempte d’interprétations inspirées par un nationalisme rétrospectif, et qui explique en remontant au plus haut (bien avant l
72 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Luis Diez del Corral, El rapto de Europa (septembre 1959)
142u’elle inventait pour elle-même. Elle a donné son nationalisme, son idée du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, sa science, so
143», et enfin sur les concepts [p. 32] de « Nation, Nationalisme et Supernation » ; ce dernier chapitre à lui seul vaudrait la lecture
73 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
144le jazz, que l’Afrique noire se précipite dans le nationalisme, les jeux parlementaires, et l’exploitation par elle-même de ses ress
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
145anties par les dieux païens ! Pour cet ancêtre du nationalisme, qui ne manque pas de lucidité, l’ennemi juré c’est l’universalisme d
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
146 monstre aux têtes multiples » qu’il dénonce : le nationalisme. La tâche propre du genre humain, pris en sa totalité, c’est d’actue
147ée [p. 59] par des siècles de progrès constant du nationalisme, mais qui pourtant, ne cessera d’agir sur la conscience des meilleurs
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
148ité des États européens, sur les Turcs, et sur le nationalisme naissant : XXXIV. — On rougit de rappeler pour quels motifs honteux
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
149sé à l’action, au risque, au combat — la force du nationalisme alors encore tout jeune et tout tendu vers l’avenir. 94 [p. 98]
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
150x Polonais, c’est donc en réalité le contraire du nationalisme moderne : c’est le fédéralisme intégral, le retour à l’esprit des Com
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.1. La Révolution Française et l’Europe
151traînée dans une suite de guerres qui créeront le nationalisme moderne. Une déclaration de Mirabeau, le 25 août 1790, annonce, par l
152premiers principes : à l’« égoïsme national », au nationalisme agressif. On ne saurait assez souligner l’importance décisive pour l’
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
153’opposera qu’une barrière dérisoire à l’essor des nationalismes. p. 168 142. J. Bentham : Principles of International Law, Essa
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
154e le premier et le plus impitoyable théoricien du nationalisme en Europe. Pourtant, la série des grandes œuvres politiques de ce dis
155 seul aspect d’un précurseur de l’Anti-Europe des nationalismes totalitaires. Par des voies « dialectiques » et tortueuses, c’est l’u
156 fût-ce que par la collusion de la science et des nationalismes… Johann Gottfried von Herder (1744-1803) ouvre en Allemagne — comme V
157 a célébré « l’âme des peuples » en précurseur du nationalisme romantique, « l’équilibre européen » en précurseur de la Sainte-Allia
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
158ne Europe unie dans ses diversités et opposant au nationalisme abstrait, niveleur et fermé, d’une part l’union pacifique des peuples
159lisme politique, où mourait Fichte, théoricien du nationalisme autarcique, où Napoléon partait pour Sainte-Hélène tandis que Gentz,
160a Révolution libérale ou jacobine, à Napoléon, au nationalisme et à la démocratie. Convaincu que l’Europe (audax Japeti genus, comme
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.6. Goethe
161péen qu’il réagit aux premières manifestations du nationalisme culturel, tant en France que dans son Allemagne. Mais lorsqu’il est a
162e l’Europe. Rien ne serait moins goethéen qu’un « nationalisme européen », rien de plus contraire à l’Europe qu’un refus de la mettr
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
163es manuels d’écoles primaires, et s’y dénature en nationalisme, culte laïque de l’État. Le mouvement Jeune Europe, qui voulait utili
164de entier sera allemand !… » Cette oscillation du nationalisme germanique au libéralisme universel, nous l’avons déjà constatée chez
165tisme politique. Parce qu’il n’est pas suspect de nationalisme borné, et parce qu’il fut au xixe siècle, le prophète le plus exalté
166oso Cortès, marquis de Valdegamas (1809-1853), le nationalisme le plus hautain prend la forme d’un anti-jacobinisme et d’un anti-rom
167e libérées, cela pouvait conduire, après tout, au nationalisme guerrier plutôt qu’à l’harmonie des génies collectifs. Le recours à l
168 triomphe des gouvernements sur les peuples et du nationalisme sur la libre « association » des nationalités. Il s’interroge sur les
169bles de la transformer. Elle est dans l’esprit de nationalisme substitué partout à l’esprit de nationalité, dans la folle prétention
170 de structure fédéraliste. « L’Internationale des nationalismes » préconisée par les prophètes de Quarante-huit, évoque l’idée d’une
171xclut toute hégémonie d’un de ses États. Ainsi le nationalisme condamné par Frantz sous sa forme étatique et bornée, réapparaît irré
172uméro de la revue des Slavophiles, partisans d’un nationalisme spirituel et culturel, de l’orthodoxie pure et des coutumes ancestral
173ience), il a su voir mieux que Ranke le danger du nationalisme pour l’Europe, pour « les intérêts de la raison et de la civilisation
174de 1870, illustrant les conséquences tragiques du nationalisme d’État, qui l’oblige, toutes affaires cessantes, à faire face aux pro
175ectent l’Europe, selon Nietzsche. Tout d’abord le nationalisme, déguisé en patriotisme « jovial et solennel » : Nous autres « bons
176tion qui conduit de l’européanisme cosmopolite au nationalisme borné : Le « bon vieux temps » est mort : avec Mozart il a chanté sa
177édiocre d’une chose purement nationale. 255 Le nationalisme est issu du romantisme, par une fatalité à laquelle les plus grands h
178emps ! Y a-t-il une pensée quelconque derrière ce nationalisme de bêtes à cornes ? À présent que tout s’oriente vers de plus larges
179d’indépendance intellectuelle et la déchéance des nationalismes sautent aux yeux, où toute la valeur, tout le sens de la civilisation
180 sur le xixe siècle, considéré comme « Siècle du nationalisme » : tel est le titre d’un article qu’il publia le 31 décembre 1899 da
181 communautés auxquelles elles s’appliquaient : le nationalisme […]. Certes, les tendances nationales ont aussi servi la culture, en
182onvénients qui en ont résulté, et qui ont fait du nationalisme le facteur politique dominant. La revendication de la pleine égalité
183chappe au contrôle de la raison. Du même coup, le nationalisme cesse d’être un facteur de développement culturel et devient supersti
184ble au moins aussi vraisemblable de penser que le nationalisme, en se combinant avec d’autres forces, anciennes et modernes, nous co
185e catastrophe fut déclenchée dans l’allégresse de nationalismes pimpants, « fleur au fusil », dans l’inconscience générale du véritab
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
186ussi les Soviétiques ; d’autres conclurent que le nationalisme, cause de nos ruines, devait être enfin surmonté, mais à l’échelle de
187s mieux dénoncés par Renan et par Nietzsche) d’un nationalisme scolaire. Le problème des colonies ne fut pas posé : elles ne se révo
188monarchie, vos compatriotes ont été gagnés par le nationalisme ; cela avait déjà commencé sous Joseph II. Les sciences naturelles et
189affinités avec l’Allemagne, à l’exclusion de tout nationalisme. Gotthelf, Keller, Meyer, Jacob Burckhardt se sont appliqués à montre
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
190propre destin. Delà, ce vibrionique panorama de « nationalismes » que l’on nous offre de tous côtés… Il est vraiment comique de conte
191temps caduc. Tel est le sens de l’irruption des « nationalismes » de ces dernières années. Et je ne cesse de le redire : il en a touj
192ires et les frontières économiques. Mais tous ces nationalismes sont des impasses ; qu’on essaye de les projeter vers le futur et l’o
193ra le contre-coup. Ils n’offrent aucune issue… Le nationalisme n’est rien qu’une manie, un prétexte qui s’offre pour éluder le pouvo
194lland, sur tout ce qui sert l’esprit européen. Ce nationalisme intellectuel paraît avoir aujourd’hui contaminé les meilleurs. … Dans
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
195t-être comme la réduction à l’absurde de tous les nationalismes — si elle a aigri certains rapports entre les États à cause de l’iniq
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
196nt pris conscience d’elles-mêmes en empruntant au nationalisme occidental ses formes et en développant, à leur tour, sur le modèle d
197xixe siècle étaient en même temps des apôtres du nationalisme, et leurs histoires sont souvent des manuels de propagande nationalis
198chke et Froude, qui furent les représentants d’un nationalisme purement politique. Au cours du xixe siècle, la conscience populaire
199uiner l’économie de l’Europe entière. … Le mal du nationalisme ne réside ni dans sa fidélité aux traditions du passé, ni dans sa rev
200es nations sont sujettes au changement. … même le nationalisme fut international, et les conflits de l’impérialisme moderne démontre
201emps, deviendra aussi virulent que n’importe quel nationalisme le fut jamais ; ce serait l’équivalent européen de l’américanisme mes
89 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
202le jazz, que l’Afrique noire se précipite dans le nationalisme, les jeux parlementaires, et l’exploitation par elle-même de ses ress
90 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
203 ses dépens ! Au moment où elle dépasse ses vieux nationalismes et regroupe ses forces ; au moment où les jeunes nationalismes d’outr
204 et regroupe ses forces ; au moment où les jeunes nationalismes d’outre-mer s’affirment bruyamment et tendent à se grouper contre ell
91 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
205ou dévasté par les guerres, les dictatures et les nationalismes clos, qui représentent ses courts-circuits ; dans la mesure où se dév
92 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
206 cette maladie peut être désignée par le terme de nationalisme, qui est la prétention des États à la souveraineté absolue, dans laqu
207 soldats. Car c’est bien par la [p. 46] faute des nationalismes exaspérés que l’Europe a failli périr à deux reprises dans la premièr
208on sera saine si elle tend à éliminer le virus du nationalisme et non pas à lui ouvrir un champ d’action plus vaste, aux dimensions
209bertaire des démocrates, verra naître en fait les nationalismes populaires, propagés et surtout provoqués par la conquête napoléonien
210re — comme disait Mazzini — bientôt transformé en nationalisme étatique et chauvin, puis autarcique. Vers la fin du siècle, tous les
211emps ! Y a-t-il une pensée quelconque derrière ce nationalisme de bêtes à cornes ? À présent que tout s’oriente vers de plus larges
212ives de la culture, au-delà des frontières et des nationalismes. Il est remarquable que le quatrième motif, presque toujours invoqué
93 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
213ne seule et même évolution dialectique : celle du nationalisme. Dès la fin du xviiie siècle, les disciples de Rousseau, puis Herder
214oire à découvrir pour leur compte les ivresses du nationalisme ; d’autre part, ces mêmes guerres ont fait comprendre aux Européens q
215nes de nos folies les plus contagieuses, comme le nationalisme, ils se sont mis à revendiquer les avantages de notre civilisation et
216: L’évangile du progrès matériel automatique, un nationalisme agressif, voire une haine raciale à peine dissimulée, un utilitarisme
217otentielle. Et ces crimes, qui furent ceux de nos nationalismes, du racisme, et dans une certaine mesure du colonialisme, exigent de
218pe qui a répandu dans le monde entier le virus du nationalisme, dont elle a bien failli périr elle-même à deux reprises. Et ce mal e
219hérité du xixe siècle. [p. 79] Or l’antidote du nationalisme, du chauvinisme, racial ou partisan, et finalement des dictatures tot
94 1962, Les Chances de l’Europe. Appendice : Sartre contre l’Europe
220ais aussi de nos folies les plus contagieuses, le nationalisme et la fureur idéologique, ces peuples se sont mis à revendiquer les a
95 1962, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pour un dialogue des cultures [Note liminaire] (avril 1962)
221 unions régionales sans fomenter du même coup des nationalismes agrandis et mutuellement hostiles, était la méthode du Dialogue au ni
96 1962, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Principes et méthodes du dialogue entre les cultures (avril 1962)
222s ses quelque vingt pays divisés par un siècle de nationalisme qui a conduit à deux guerres mondiales. La comparaison entre les prin
223nte et ne la représente pas. (L’addition de vingt nationalismes ne représente pas non plus l’Europe, comme unité de culture et de civ
224trait de combattre les aspects les plus nocifs du nationalisme, de soustraire la vie culturelle à l’emprise stérilisante des propaga
97 1963, Preuves, articles (1951–1968). Une journée des dupes et un nouveau départ (mars 1963)
225e des patries ne tendrait qu’à la renaissance des nationalismes obtus qui ont fait leurs preuves en 1914. Reste la solution fédéralis
98 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
226 l’Histoire n’en fera rien. L’Europe a sécrété le nationalisme qui infecte aujourd’hui la terre entière. On attend qu’elle produise
99 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
227n majeure d’intervenir dans le combat douteux des nationalismes en délire. Il serait donc excessif d’affirmer qu’elle doit à sa neutr
100 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
228taire. Fédéralisme, pour eux, égale autonomie des nationalismes cantonaux : Tous pour Un 48 . Le débat s’amplifie et se précise au c