1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1e morale qui « déforme », qui mutile une tendance naturelle, qui élague, qui opère un choix parmi les éléments mêlés de la person
2ce de nos instincts, la conscience de nos limites naturelles, tout ce qui servirait de frein à notre glissade vers des folies. ⁂ R
3 n’y a de liberté que dans la soumission aux lois naturelles ; et leur effort est de retrouver ces lois ; ils ne craignent pas de
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
4ae , pour notre plaisir, un peu plus viennois que naturel s’il parle de choses d’art comme on fait dans Proust, si les passions
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
5offre l’exemple rare d’un homme que son évolution naturelle a rapproché, dans sa maturité, des jeunes générations, en sorte que l
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
6it balle au cerveau du poète qui meurt de sommeil naturel. Le tunnel sous la Manche escamoté, le train dépose des complets rigi
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
7 le cinéma doit nous « transplanter », un certain naturel est de rigueur ; toute bizarrerie détourne du véritable miracle auque
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
8tournait vite à l’agressif — effet d’une timidité naturelle dont il paraissait lui-même gêné. En deux mots, vous ne me trouvez pa
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
9 aînés. Nous avons l’énorme candeur de trouver ça naturel. On nous a fait des reproches contradictoires. Nous les additionnons 
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
10 son corps. Il a perdu le contact avec les choses naturelles, et par là même, avec les surnaturelles. Il en ressent une vague [p. 
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
11pointes » faciles mais cela même ne manque pas de naturel… On peut regretter que ce livre ne réalise pas une synthèse plus orga
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
12 mène 60 parties d’échecs simultanément, et c’est naturel : je m’en avoue plus éloigné et m’en sais plus dépourvu si possible.
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
13; de la diversité des besoins ; enfin des rythmes naturels de l’esprit humain, qu’il se trouve que le Créateur n’a point accordé
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
14nement. Cet avantage inappréciable sur le cerveau naturel explique que les autorités compétentes n’aient point hésité à l’adopt
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
15ez avec moi que la famille était encore un milieu naturel, donc normatif. Le collège au contraire est un milieu anti-naturel, e
16n brutale de la nature, la haine des supériorités naturelles, l’habitude de l’ersatz et du travail bâclé. Elle apprend à lire pour
17lente, standardisation de toutes les mesquineries naturelles (je ne fais le procès de la bêtise humaine qu’en tant qu’elle est cul
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
18é nous aiderait à retrouver l’accord avec l’ordre naturel. La culture de notre force de pensée nous rendrait une liberté sans l
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
19t d’incroyables araignées, partout où le désordre naturel des choses pouvait offrir asile à l’objet inconnu que je chercherai s
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
20 usant de cette sorte de désinvolture qui lui est naturelle, confie à des figures le soin hasardeux de résoudre ses antinomies (G
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
21stinguent par une humanité charmante, « une façon naturelle de traiter les questions religieuses, sans fausse honte ». (Seuls, pa
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
22, tenté, et décrivant ses tentations comme toutes naturelles, il surmonte les obstacles avec un contentement modeste et intelligen
23 traduit ou marque notre paresse et notre lâcheté naturelles, et l’incertitude qui est leur résultante. Quelques-uns s’en tirent e
19 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
24ère en effet l’homme moderne, l’homme sans mesure naturelle : s’il ne retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
25me dire une phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
26t d’incroyables araignées, partout où le désordre naturel des choses pouvait offrir asile à l’Objet inconnu que je chercherai s
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
27 des objets que nous touchons, — ce mystique avec naturel de ce qui nous est invisible. Tous deux orientent la réflexion vers l
28faitement compréhensible et d’une vulgarité toute naturelle. Il faut aller dormir. [p. 154] Rose de Tannenbourg L’esplanade du
29 seule domine l’amour. Les plus grands spectacles naturels sont des spectacles de lenteur ou d’immobilité dans le mouvement. Et
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
30iques jouent dans la vie de chaque jour leur rôle naturel et tonique. On lâche les garçons à cheval dès six ans ; plus tard on
31 conduite des hommes, des animaux et des éléments naturels. Pour nous, nous développons un sens plutôt fictif de la responsabili
32ine, ici s’apaise et laisse percevoir les rythmes naturels, l’ample respiration élémentaire. Je ne défendrai pas les Junkers…
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
33e de Dieu est absolue, par rapport à notre pensée naturelle. Dès lors, pourquoi faire intervenir dans notre vie une recherche qui
25 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
34 foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui rend la vi
35ésoudre dans la mesure de l’utile des difficultés naturelles. Mais la foi, bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions natur
36bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions naturelles ; bien plus, elle crée des conflits là où l’homme naturel n’en pouvai
37; bien plus, elle crée des conflits là où l’homme naturel n’en pouvait distinguer ; et surtout elle impose un choix d’ailleurs
38 d’ailleurs humainement impossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
39elle évoque peu à peu on ne sait quelle puissance naturelle, dans sa fascinante et grandiose monotonie. Art dont la mesure ne doi
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
40ispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles, la régie d’un théâtre ou l’administration du Grand-Duché. « J’ai tou
28 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
41e manifeste le grand public allemand. Il est bien naturel qu’une société qui jouit d’une relative sécurité cherche son divertis
29 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
42i les libère de leur férocité ou de leur quiétude naturelles, et les rend enfin responsables dans l’obéissance à la seule force né
30 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
43es anicroches sont calculées jusqu’à restituer le naturel — tout cela sans effort, manifestant plutôt cette vivacité d’inventio
31 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
44ir les ignorer (spiritualisme). Par un funeste et naturel retour elle risque aujourd’hui de succomber sous leur poids, — littér
32 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
45ique et militaire. 8° C’est au nom d’antagonismes naturels féconds et créateurs que nous voulons éliminer les antagonismes artif
33 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
46ue J’ai, pour la politique, une espèce d’aversion naturelle. L’aveu paraîtra maladroit au seuil du livre que voici. Mais faut-il
34 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
47pas trouvé par nos observations. En fait, l’homme naturel ne connaît pas l’Esprit, le seul auquel je croie, qui est le Saint-Es
48auquel je croie, qui est le Saint-Esprit. L’homme naturel ne connaît que la « chair » selon l’expression de l’Apôtre. Cette « c
35 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
49 foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui rend la vi
50ésoudre dans la mesure de l’utile des difficultés naturelles. Mais la foi, bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions natur
51bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions naturelles ; bien plus, elle crée des conflits là où l’homme naturel n’en pouvai
52; bien plus, elle crée des conflits là où l’homme naturel n’en pouvait distinguer ; et surtout elle impose un choix, d’ailleurs
53 d’ailleurs humainement impossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit
36 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
54me, si l’on peut définir le péché par la volonté, naturelle à l’homme, d’agir pour soi, et non pour Dieu. C’est maintenant au tou
55 de l’homme, — de l’homme considéré comme le lieu naturel du nécessaire conflit de l’ange et de la bête ? L’homme soviétique se
56homme soviétique se trouve soustrait aux conflits naturels. Il vit dans un monde où il n’y aura bientôt plus, — ce dit-on — ni l
57iomphe assuré par sa victoire sur les difficultés naturelles, sur ce conflit qui constitue la raison d’être de la plupart des homm
37 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
58, en effet, sur une notion « ouverte » de l’homme naturel. Par là même, elles sont mieux justifiées, aux yeux de l’incroyant du
38 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
59and, par exemple, enviera toujours ce sens fin et naturel qu’a tout Français pour les allusions, les tournures de langage conve
39 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
60, et qui, de ce fait même, se distingue du groupe naturel, et s’isole. Le groupe primitif, la tribu, est lié par le lien du san
61vidualisme. L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes naturels subsistants, atomise encore plu
62it du groupe naturel ; l’État liquide les groupes naturels subsistants, atomise encore plus la société, afin qu’aucune structure
63dans les débuts, que la distinction entre l’homme naturel et l’homme chrétien. Ces hases étant posées, faisons dans nos pensées
64, ce n’est pas en vertu d’on ne sait quel « droit naturel » à la désobéissance ! Calvin précise que l’État, quel qu’il soit, do
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
65out au contraire une sournoise révolte de l’homme naturel, une poussée de ressentiment contre l’héroïsme chrétien ; à l’origine
66e moderne, emprisonné dans la catégorie du « tout naturel » incapable, par suite, de s’interroger sur les sources de son être.
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
67c’est la maladie mortelle (le péché) 54 . L’homme naturel a beau dénombrer tout l’horrible, et tout épuiser, le chrétien se rit
42 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
68rsonne ; il n’est rien s’il n’est pas l’extension naturelle du risque et du concret de l’homme qui se dépasse. Qu’importe l’honne
69scartes a détruit la personne, ou plutôt son lieu naturel, en séparant le corps et l’âme : c’est qu’il les a mal distingués. Du
43 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
70différence et je n’échappe point au règne [p. 42] naturel. L’indifférence d’un « esprit », qui s’imagine dégagé d’un tel choix,
71une indifférence morbide à l’endroit des réalités naturelles et de l’« attente ardente » des créatures. De la séparation tragique,
72us clément, qui conduisait un homme aux solitudes naturelles, la conscience de l’« étrangeté » d’un tel cas se voilait et faisait
44 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
73sans se poser jamais cette question pourtant bien naturelle : Comment un siècle peut-il avoir un destin ? i Le destin, c’est le
45 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
74mme la Promenade au marais est une merveille de « naturel » dans tous les sens de ce terme ; je ne vois pas d’écrivain français
46 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
75 de plus raisonnable, je vous prie ? Quoi de plus naturel que de le célébrer ? Et plutôt que de ricaner, vous que ces problèmes
76sition promise à la publicité universelle, trouve naturel de proposer que « l’esprit », dans cette entreprise, soit mis à part,
77qualifie de bibliothèque, ne lui paraît pas moins naturel. Brochant sur ces deux faits une constatation évidente : l’opinion de
78heur elle n’avait pas rejoint d’une manière aussi naturelle le « sens commun ». Sans doute ce préjugé contre l’esprit n’a pas tou
79isan, le paysan et le boutiquier ont une tendance naturelle à estimer que la « pensée » est incapable, en fait, de les aider dans
47 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
80 psychologique nous y invite. Bien plus, la pente naturelle de notre esprit nous y pousse. D’une part, nous ne pouvons nous empêc
81re — notre péché. Or, le péché, c’est notre pente naturelle. Et c’est elle, précisément, qui nous pousse à vouloir établir cette
82é, qui nous inquiète, et qui corrige le mouvement naturel et perverti de nos pensées. [p. 157] Cette position du problème, que
48 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
83ller. Et Poupette passa les petits fours, avec un naturel parfait. Le monologue de Nicodème ne paraissait pas avoir fait grande
49 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
84uchante à vouloir « les gens » plus vivants, plus naturels, plus rayonnants, plus « solaires » qu’ils ne sont. En somme, bien qu
50 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
85parable. Si l’on tient compte du fait patriotique naturel, la seule formule « internationale » qui reste possible est celle-ci 
51 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
86’organes ; il s’agit de lutter contre la tendance naturelle à la division du travail. Il faut créer des êtres dirigeants qui cons
52 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
87p grand besoin des différences et des oppositions naturelles pour vouloir les anéantir. Nous sommes fédéralistes, c’est-à-dire que
88rt de la civilisation est là : tirer des conflits naturels et nécessaires des forces nouvelles, et non pas aboutir à la suppress
89 moyens, justement, de transporter leur brutalité naturelle dans des domaines où elle devienne féconde. Lui. — Je vous souhaite
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
90qui posent des questions en vertu de la pétulance naturelle de leur pensée, mais voilà qu’au contraire certaines questions s’impo
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
91s besoin de tonifiants élémentaires, de vitamines naturelles. Laissons là ces images qui pourraient encore égarer : la culture qu’
55 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
92rdre et la mesure humaine à l’anarchie des forces naturelles, voilà l’affirmation, ou pour mieux dire l’agressivité originelle de
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
93ance des « causes », mais bien des « signatures » naturelles. Elle ne veut pas utiliser les choses, mais distinguer en elles les i
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
94ue nobilior est vulgaris : parce qu’elle nous est naturelle, et l’autre plus artificielle…) Mais parmi les idiomes vulgaires, le
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
95vendication d’un équilibre vrai, d’une hiérarchie naturelle et féconde. Et quant au mot patrie, on le voit confondu, dans les dis
59 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
96, de la perversité des uns triomphant de la bonté naturelle des autres. Mais les pires malentendus, à leur tour, naissent de conf
97elle ne paraît pas telle ». Rien ne paraît plus « naturel » à l’intellectuel bourgeois que son souci d’impartialité méthodique,
60 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
98elle évoque peu à peu on ne sait quelle puissance naturelle, dans sa fascinante monotonie. Un art dont la mesure ne doit pas être
61 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
99antaisiste, le dédain de toutes les complications naturelles et sociales de l’amour, l’indulgence pour les mensonges et les égoïsm
62 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
100 de ce terme. Ce n’est pas là, je crois, sa pente naturelle ; plutôt l’effet d’une permanente correction que par scrupule humain,
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
101cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale : car le
102 2 décembre 1933 Questions. — Est-ce donc si « naturel » de vivre sur une île ? Est-ce que l’insularité (géographique et mor
103x qui les écoutent ont l’air de trouver cela tout naturel. Je fus certainement le seul ici à m’étonner que l’instituteur citât
104 et qui n’a que trop bien convenu à leur penchant naturel. Il faudrait donc d’abord réformer leur mentalité pour rendre possibl
105 mode artificielle, et différente à la commune et naturelle. Mon page faict l’amour, et l’entend : lisez-lui Léon Hebreu et Ficin
106i l’homme n’est que nature, il reste dans l’ordre naturel en tuant pour assurer sa subsistance, en détruisant à son profit tout
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
107n pays dans son ensemble, dans son unité [p. 170] naturelle et ancienne. Une même patine de crépuscule roussit les champs, les ar
108age. Vocabulaire insuffisant pour décrire la joie naturelle. Souvent éprouvé. Les grands soulèvements de l’instinct vers la clart
109 personnalistes : autonomie de la région [p. 225] naturelle, communalisme, syndicats locaux, rajeunissement des cadres, développe
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
110 acte victorieux de l’homme contre ses servitudes naturelles et les illusions qu’elles entraînent : Goethe ou Balzac n’ont rien fa
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
111age. Vocabulaire insuffisant pour décrire la joie naturelle. Souvent éprouvé. Les grands soulèvements de l’instinct vers la clart
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
112ît, je dirais volontiers : entre la personnalité, naturelle ou factice (ou « personnage ») et la personne. Et nous retrouvons alo
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
113il en possède aussi le droit, une espèce de droit naturel. Or on a vu des États minuscules, Venise et Berne, les Pays-Bas de Gu
114suffisamment garanti du seul fait qu’elle le juge naturel ? La meilleure garantie d’un droit, la seule peut-être qui soit effic
115atorial. Elle est la position centrale, à la fois naturelle et spirituelle, dont l’individualisme et les collectivismes figurent
69 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
116tique des doctrines thomistes, et rejoint avec un naturel qui est succès de ce livre, les positions constructives d’Esprit, et
70 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
117cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale car le « 
118pend.   2 décembre Questions. — Est-ce donc si « naturel » de vivre sur une île ? Est-ce que l’insularité (géographique et mor
71 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
119ent où l’imagination, ranimant les grands rythmes naturels, libérant les vertus et les vices des entraves du respect humain, nou
72 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
120lever deux types d’objections fondamentales, très naturelles dans l’état actuel des choses : 1. On nous dit : ce Conseil suprême,
73 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
121, de régler des questions très délicates, enfants naturels, etc., vous me comprenez. Vous imaginez qu’avec cela, nous ne la voyo
122t le signe que nous en perdons le goût et l’usage naturel, spontané.   Vertige de la relativité historique. — On est tenté de
123p grand besoin des différences et des oppositions naturelles pour vouloir les anéantir. Nous sommes fédéralistes, c’est-à-dire que
124s moyens, justement, de transporter leur violence naturelle dans des domaines où elle devienne féconde. Lui. — Je vous souhaite
74 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
125ystification » de l’instinct faussant ses rythmes naturels, invertissant sa direction, exaltant le « désir de mort », développer
126t à la fois un sacrilège, un crime contre l’ordre naturel et un crime contre l’ordre social. Car le sacrement unissait tout à l
127, la plus naïve et — j’ai beau dire ! — la plus « naturelle » pensera-t-on… Illusion de liberté. Et illusion de plénitude. Je nom
75 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
128ente une entreprise folle (et en même temps toute naturelle !) pour vivre le parfait dans l’imparfait. Mais je sais néanmoins que
129ngels) ont essayé de prouver que la monogamie est naturelle, et de plus qu’elle est salutaire. Cela se discute à l’infini. Et cel
130e pense que la fidélité se définit comme la moins naturelle des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs ye
131 l’amour-action ». Ce qui niait l’individu et son naturel égoïsme, c’est cela qui édifie la personne. À ce terme, on découvrira
132a loi d’une vie nouvelle ; et non point de la vie naturelle (ce serait la polygamie) — et non plus de la vie pour la mort (c’étai
133ut aimer et recevoir le pardon. [p. 245] L’homme naturel ne pouvait pas l’imaginer. Il était donc condamné à croire Éros, c’es
134ouvrir : il est délivré par la foi de sa religion naturelle. Il peut maintenant espérer autre chose, il sait qu’il est une autre
135mmunément du sentimentalisme). L’amour sauvage et naturel se manifeste par le viol, preuve d’amour chez tous les barbares. Mais
136révolution), puis l’idée de transformer le milieu naturel (d’où la technique). Reste à savoir si le christianisme, accueilli pa
137 à néant ». Du point de vue du monde et de la vie naturelle, Dieu apparaît alors comme « mon ennemi mortel ». Nous nous heurtons
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
138d’apparence bizarre, il répondra que « c’est tout naturel », « qu’il n’en sait rien », « qu’il n’y attache pas d’importance ».
139e rhétorique, est le moyen de faire passer pour « naturelles » les plus obscures propositions. Masque idéal ! Garantie de [p. 50]
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
140 origines religieuses du mythe 1. L’« obstacle » naturel et sacré Nous sommes tous plus ou moins matérialistes, nous autres hé
141re analyse du mythe, n’est-il pas d’origine toute naturelle ? [p. 60] Retarder le plaisir, n’est-ce pas la ruse la plus élémenta
142» seul capable de détourner l’instinct de son but naturel et de transformer le désir en une aspiration indéfinie, c’est-à-dire
143mesure où il transcende la volupté qui est sa fin naturelle. C’est une « frénésie » dit Plutarque. « Aucuns ont pensé que c’était
144rtement, un rapt indéfini de la raison et du sens naturel. On l’appellera donc enthousiasme, ce qui signifie « endieusement »,
145 et du fini, mais surtout pour l’esprit religieux naturel. Toutes les religions connues tendent à sublimer l’homme, et aboutiss
146 devinrent le refuge et l’espérance des tendances naturelles, non converties, et brimées par la loi nouvelle. Le mariage, par exem
147nt, imposait une fidélité insupportable à l’homme naturel. Supposons le cas du converti par force. Engagé malgré lui dans un ca
148iage) dans les âmes où vivait encore un paganisme naturel ou hérité. Mais tout cela resterait bien théorique et contestable si
149ion jusqu’à nos jours, traduit notre refus tout « naturel » d’admettre le scandale d’un Dieu-Homme. Les Cathares rejettent donc
150st pas le corps physique, mais le tout de l’homme naturel, corps, raison, facultés, désirs — donc l’âme aussi. ⁂ La croisade de
151t », qu’une manie d’idéaliser la femme et l’amour naturel. Mais d’où provient donc cette manie ? D’une « humeur idéalisante » ?
152r la sexualité par les Parfaits, et de la révolte naturelle contre la conception orthodoxe du mariage, récemment réaffirmée par l
153 de certains termes ? Mais elle était courante et naturelle avant le puritanisme bourgeois. L’argument est anachronique. Voici pa
154éalité vécue. La psyché [p. 125] et la sensualité naturelles se débattent entre ces attaques convergentes, ces condamnations antit
155ut de même pas supprimé toute espèce d’impulsions naturelles ? Les modernes, en effet, depuis Rousseau, s’imaginent qu’il existe u
156 disait : « La soumission à l’aimée est la marque naturelle d’un homme courtois. ») Voici la Chasteté : Celui qui se dispose à a
157 des couleurs assombries et plus tragiques, c’est naturel. Taranis, dieu du ciel orageux, supplante Lug, dieu du ciel lumineux.
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
158peuvent consoler l’âme, savoir les temporels, les naturels, et les spirituels » ; enfin, « sur cette impression de rejet qui com
159ssion d’amour, et non l’amour purement profane et naturel. Voici, me semble-t-il, le principe véritable de l’opposition des deu
160s devenues profanes comme si elles étaient toutes naturelles. Et nous ferons de même ensuite, et nos savants. Notre « science » re
161ros grec, qui est jouissance, et jouissance d’une naturelle et surnaturelle Beauté… gardant jusqu’en ses plus subtiles sublimatio
162retient de la sorte flattent trop bien les désirs naturels ; peu à peu, l’hérésie disparaît aux yeux des mondains abusés par le
163est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel », disait le troubadour Guido Cavalcanti, au xiiie siècle. Or le [p.
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
164ouvent meurt, et plus douloureusement que de mort naturelle, pour vous Dame qu’il désire et aime plus que lui-même… J’ai en moi u
165est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel… Comme il ne provient point de la qualité, il réfléchit perpétuelleme
166e. Mais encore faut-il définir le rôle de l’amour naturel dans cette perspective céleste. C’est ce qu’a fait Davanzati, vers la
167antaisiste, le dédain de toutes les complications naturelles et sociales de l’amour, l’indulgence pour les mensonges et les égoïsm
168ippolyte. Mais le vieil [p. 223] homme, le Racine naturel, cherche à tourner cette loi sévère qui, condamnant l’inceste, rend i
169e plus rien n’est défendu. De la pudeur, obstacle naturel, on garde ce qu’il faut pour la rhétorique du désir, mais non plus mê
170bonheur nous ennuie un peu… Cela vous paraît tout naturel ? Et pourtant un Hindou, un Chinois s’en étonnent. Un Grec ressuscité
171e rhétorique. Elle pouvait exprimer nos instincts naturels, mais non sans les dévier, tout insensiblement, vers quelque au-delà
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
172res guerrières pour décrire les effets de l’amour naturel. Le dieu d’amour est un archer qui décoche des flèches mortelles. La
173sivité des soldats. Tout cela confirme la liaison naturelle, c’est-à-dire physiologique, de l’instinct sexuel et de l’instinct co
174à spiritualiser la matière, en négligeant le sens naturel des choses et l’influence du cœur humain sur les résolutions des homm
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
175t à la fois un sacrilège, un crime contre l’ordre naturel et un crime contre l’ordre social. Car le sacrement unissait tout à l
176, la plus naïve et — j’ai beau dire ! — la plus « naturelle » pensera-t-on… Illusion de liberté. Et illusion de plénitude. Je nom
177Ce petit fait banal illustre des croyances toutes naturelles pour un Américain : c’est [p. 317] par là qu’il nous intéresse. Il mo
178de : pourquoi suis-je marié ? Et il est non moins naturel qu’obsédé par la propagande universelle pour la romance, l’on admette
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
179ente une entreprise folle (et en même temps toute naturelle !) pour vivre le parfait dans l’imparfait. Mais je sais néanmoins que
180logues ont essayé de prouver que la monogamie est naturelle, et de plus qu’elle est salutaire. Cela se discute à l’infini. Et cel
181e pense que la fidélité se définit comme la moins naturelle des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs [p
182 l’amour-action ». Ce qui niait l’individu et son naturel égoïsme, c’est cela qui édifie la personne. À ce terme, on découvrira
183a loi d’une vie nouvelle ; et non point de la vie naturelle (ce serait la polygamie) — et non plus de la vie pour la mort (c’étai
184ivinisante, mais le jugement du Créateur. L’homme naturel ne pouvait pas l’imaginer. Il était condamné à croire Éros, à se conf
185ouvrir : il est délivré par la foi de sa religion naturelle. Il peut maintenant espérer autre chose, il sait qu’il est une autre
186mmunément du sentimentalisme). L’amour sauvage et naturel se manifeste par le viol, preuve d’amour chez tous les barbares. Mais
187a révolution), et l’idée de transformer le milieu naturel (d’où la technique). Reste à savoir si le christianisme, accueilli pa
188 à néant ». Du point de vue du monde et de la vie naturelle, Dieu apparaît alors comme « mon ennemi mortel ». Nous nous heurtons
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
189, ces derniers exaltant, selon lui, la sensualité naturelle ; 2° que la nature de l’amour est très différente dans les deux cas,
190si le symbolisme amoureux, il joue le jeu le plus naturel, selon la coutume de son temps. Ou si l’on tient que le langage éroti
191arés par la Minne Et comme délivrés De leur frein naturel. Sa vie se consumait. (Traduction Bossert.) Les trois derniers vers
192 de ma définition de la passion opposée à l’amour naturel. 10. Passion et Ascèse Dans le Tristan de Gottfried de Strasbourg,
84 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
193e confusions mystiques, l’exaltation de cet amour naturel est subitement considérée comme vertueuse, [p. 764] ennoblissante. C’
85 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
194énor, l’on est tenté de ne voir en lui que le feu naturel du désir, — une espèce d’animalité véhémente, et comme innocente… Mai
195, ce grand seigneur n’oublie jamais son rang. Son naturel, c’est le mépris ; rien n’est plus loin de la nature. Voyez comme il
196oi ? Faut-il aller si haut ? La recherche « toute naturelle » de l’intensité du désir ne peut-elle expliquer à elle seule cette i
197t choisi, c’est l’esprit de lourdeur, notre poids naturel, notre faculté naturelle de retombement dans la coutume. L’immoralist
198t de lourdeur, notre poids naturel, notre faculté naturelle de retombement dans la coutume. L’immoraliste est comme le moraliste
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
199, et qui, de ce fait même, se distingue du groupe naturel, et s’isole. Le groupe primitif, la tribu, est lié par le lien du san
200vidualisme. L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes naturels subsistants, atomise encore plu
201it du groupe naturel ; l’État liquide les groupes naturels subsistants, atomise encore plus la société, afin qu’aucune structure
202dans les débuts, que la distinction entre l’homme naturel et l’homme chrétien. Ces bases étant posées, faisons dans nos pensées
203, ce n’est pas en vertu d’on ne sait quel « droit naturel » à la désobéissance ! Calvin précise que l’État, quel qu’il soit, do
87 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
204me plus comme un scandale. Elle est devenue toute naturelle. Le banquier dont je viens de vous parler aurait eu beaucoup de peine
205re par exemple, tout le monde trouve parfaitement naturel que la pensée abdique sa [p. 67] liberté et se soumette aux besoins d
206os occupations. Tout le monde trouve parfaitement naturel de cesser d’acheter des livres : c’est la première économie que l’on
207temps de restrictions alimentaires on trouve tout naturel de se priver de dessert. Oui, la culture est devenue pour nous quelqu
208surtout des droits légaux, et très peu de devoirs naturels. L’individu rationaliste, c’était un homme in abstracto, privé d’atta
209our effet mécanique de dissocier toute communauté naturelle. Et alors se produit le phénomène auquel nous avons assisté depuis un
88 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
210il en possède aussi le droit, une espèce de droit naturel. Or on a vu des états minuscules, Venise et Berne, les Pays-Bas de Gu
211suffisamment garanti du seul fait qu’elle le juge naturel ? La meilleure garantie d’un droit, la seule peut-être [p. 108] qui s
212atorial. Elle est la position centrale, à la fois naturelle et spirituelle, dont l’individualisme et les collectivismes figurent
89 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
213es les fissures, et plus rien ne passe. Murailles naturelles, Alpes, fleuves, Jura ; larges haies barbelées, ceinture fortifiée, p
214s-nous pareillement que tous nos privilèges, même naturels, n’ont d’autre sens et d’autre raison d’être que de nous permettre d’
90 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
215éralisme n’ait été à son origine qu’une nécessité naturelle. Il se peut que durant des siècles, il soit demeuré une pratique terr
216aucoup de Suisses négligents un peu banal, « tout naturel »… Je rappelle donc que la formule de la tyrannie maxima est celle de
91 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
217is calcul. Aux yeux d’un lecteur prévenu, tant de naturel pourrait encore passer pour une pose raffinée. J’imaginerais plutôt q
218ion d’être complètement vrai finit par altérer le naturel ; mais par son excès même, elle nous rend attentifs aux défauts régul
219surfaire, tout ce qui peut entrer en jeu de bonté naturelle ou de sociabilité, disons mieux : d’amabilité ; ou mieux encore : du
220e est aussi ressemblant. On l’y retrouve aussi au naturel, avec toutes ses curiosités, son admirable modestie et ses malices, s
221e foi consistera toujours à passer outre au doute naturel, à confesser ce que la chair ni le sang par eux-mêmes ne sauraient co
222ent parfois davantage qu’ils ne servent nos goûts naturels, d’où le danger de didactisme que nous courons tous plus ou moins. À
92 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
223ante. Je parle d’un instinct aussi fondamental et naturel que la sexualité. Il est incontestable que le rationalisme 11 a dépr
93 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
224 se rassemblent en troupeaux, pour que l’hystérie naturelle et animale s’empare d’eux, pour qu’ils se sentent stimulés, enflammés
225oquence Vulgaire, il propose une explication fort naturelle du phénomène de confusion des langues. Si les hommes ne se sont plus
226normalement pour abriter les hommes. Il n’est pas naturel de lui ajouter des étages. Car en tombant du quatrième, par exemple,
227alut ou à la damnation, se reproduit dans l’ordre naturel chaque fois que l’on accueille ou que l’on rejette un être, dans le t
228nt de la réalité, qu’elle soit sociale, morale ou naturelle, entraîne un mensonge essentiel qui corrompt secrètement l’amour. Cer
229s. La sexualité se distingue des autres fonctions naturelles par un certain manque de nécessité. Il est nécessaire de manger et de
230 culte romantique de la femme a inverti cet ordre naturel. Trop d’abus de pouvoir masculins, et trop d’abdications aussi, l’ont
231emblait à quelque chose dont nous avions une idée naturelle, le bonheur, le progrès, la durée vers le mieux… Mais nous mourons, c
94 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
232d’une intolérable sottise, quand tout cela paraît naturel, et le contraire antisocial ou ennuyeux, que peut-elle opposer aux ba
233rouillant nos vertus dans nos vices et notre goût naturel du bonheur dans le vertige du malheur ; et qu’elles réfutent les soph
95 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
234s. La sexualité se distingue des autres fonctions naturelles par un certain manque de nécessité. Il est nécessaire de manger et de
96 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
235 se rassemblent en troupeaux, pour que l’hystérie naturelle et animale s’empare d’eux, pour qu’ils se sentent stimulés, enflammés
97 1944, Les Personnes du drame. Introduction
236 s’empare d’un individu pour orienter ses données naturelles vers des fins révélées par l’Esprit, il est bien clair que la personn
237 tombe sous notre sens : c’est l’individu [p. 13] naturel. Encore n’est-il guère isolable de cette œuvre où l’« autre » l’engag
238mortelle et salutaire sur un individu puissamment naturel, c’est l’acte autorisant la doctrine de Luther. La lutte d’un créateu
98 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
239ispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles, la régie d’un théâtre ou l’administration du Grand Duché. « J’ai tou
99 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
240tant. Celle de la vieille est innocence, religion naturelle et craintive. Elle appartient à la forme du monde, mais le martyre à
241est la maladie mortelle (le péché) 48 . L’homme naturel a beau dénombrer tout l’horrible, et tout épuiser, le chrétien se rit
100 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
242 grève perlée » : c’est à force de conscience, de naturel, d’exactitude dans l’exercice de leurs tâches banales et de leurs rel
243, toujours combattue par la vue, par la certitude naturelle. Et même, il est si difficile de concevoir une foi vivante privée de
244ce en soi, et par définition, échappe à tout sens naturel, raisonnable aussi bien que physique. Mais pour peu que l’esprit en a