1 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
1 foi, constitue sa raison d’être. Il n’y a pas de neutralité du monde vis-à-vis de Dieu — à cause du péché. La réalité visible du
2 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
2 [p. 22] Neutralité oblige (octobre 1937) am C’est un redoutable questionneur que C. F.
3oint de vue du personnalisme. ⁂ La question de la neutralité est peut-être la plus importante qu’il faille poser à la Suisse. Parc
4e se pose pas. Que nous le voulions ou non, notre neutralité caractérise non seulement notre rôle politique en Europe, mais encore
5généralement : la Suisse tire son épingle du jeu. Neutralité égale prudence, égoïsme, ambitions mesquines. Cela n’augmente pas pré
6ez nous, l’on considère [p. 24] volontiers que la neutralité nous est due, comme l’air et les beautés de la nature. Privilège inco
7ux de tous les grandes et fortes raisons de notre neutralité, celle-ci sera balayée un jour prochain avec les vieux chiffons de pa
8e. Or c’est une crise fort analogue qui menace la neutralité, dès l’instant où ceux qui en jouissent oublient pourquoi ils ont reç
9nous donnaient les faits d’avoir à repenser notre neutralité dans le cadre nouveau de l’Europe. Il est fatal que ces dilemmes se m
10tenant revendiquer face à l’Europe son droit à la neutralité. Elle n’est réellement intangible que parce qu’elle est l’expérience
11i justifie en même temps notre statut européen de neutralité, et notre statut intérieur de confédération de cantons, découlent des
12mands — est en contradiction constante avec notre neutralité, et ce qui est pire, avec la mission même qui justifie cette neutrali
13est pire, avec la mission même qui justifie cette neutralité. Elle se permet de prendre parti, dans les questions de politique étr
14les d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, sur le plan culturel, ce n’est pas mélange, ni accommodation et enco
15te qui ne traduit historiquement — de même que la neutralité — qu’une crainte, un resserrement des rangs devant la menace extérieu
16 qu’il ne favorise de fécondes oppositions. Notre neutralité, conçue comme une prudence, devient la pire des imprudences au milieu
3 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
17s chrétiens doivent se taire, se retirer dans une neutralité plaintive, et laisser le pauvre monde se débrouiller. Je suis tout pr
4 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
18ts variés en apparence : protestantisme, culture, neutralité, fédéralisme et défense de la Suisse. Si je me décide à réunir ces te
5 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
19 [p. 103] Neutralité oblige (1937) C’est un redoutable questionneur que C.-F. Ramuz 17 . V
20e du personnalisme. ⁂ [p. 106] La question de la neutralité est peut-être la plus importante qu’il faille poser à la Suisse. Parc
21e se pose pas. Que nous le voulions ou non, notre neutralité caractérise non seulement notre rôle politique en Europe, mais encore
22généralement : la Suisse tire son épingle du jeu. Neutralité égale prudence, égoïsme, ambitions mesquines. Cela n’augmente pas pré
23tige. Chez nous, l’on considère volontiers que la neutralité nous est due, comme l’air et les beautés de la nature. Privilège inco
24ux de tous les grandes et fortes raisons de notre neutralité, celle-ci sera balayée un jour prochain avec les vieux chiffons de pa
25e. Or c’est une crise fort analogue qui menace la neutralité, dès l’instant où ceux qui en jouissent oublient pourquoi ils ont reç
26nous donnaient les faits d’avoir à repenser notre neutralité dans le cadre nouveau de l’Europe. Il est fatal que ces dilemmes se m
27tenant revendiquer face à l’Europe son droit à la neutralité. Elle n’est réellement intangible que parce qu’elle est l’expérience
28i justifie en même temps notre statut européen de neutralité et notre statut intérieur de confédération de cantons, découlent des
29ournaux est en contradiction fréquente avec notre neutralité, et ce qui est pire, avec la mission même qui justifie cette neutrali
30est pire, avec la mission même qui justifie cette neutralité. Elle se permet de prendre parti, dans les questions de politique étr
31es nations. Et c’est là notre vocation. [p. 118] Neutralité, sur le plan culturel, ce n’est pas mélange, ni accommodation et enco
32te qui ne traduit historiquement — de même que la neutralité — qu’une crainte, un resserrement des rangs devant la menace extérieu
33 qu’il ne favorise de fécondes oppositions. Notre neutralité, conçue comme une prudence, devient la pire des imprudences au milieu
6 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
34p. 136] nos libertés traditionnelles, enfin notre neutralité, solennellement garantie depuis 1815 par toutes les grandes puissance
35 question de notre troisième grand privilège : la neutralité. Notre neutralité, en effet, n’impose-t-elle pas, dès maintenant, cer
36 troisième grand privilège : la neutralité. Notre neutralité, en effet, n’impose-t-elle pas, dès maintenant, certaines limites pén
37ayons renoncé, et c’est heureux, à regarder notre neutralité comme une chose qui irait de soi, qui aurait existé de tout temps, sa
38, un privilège de droit divin. Nous savons que la neutralité est une conception menacée ; qu’elle est en quelque sorte contre-natu
39donne parfois une justification militaire à notre neutralité : il serait de l’intérêt des [p. 151] puissances belligérantes de ne
40 la Suisse dans la communauté européenne. Non, la neutralité de la Suisse ne saurait être un privilège : c’est une charge ! Et ce
41 médiatrice. De même, la garantie légale de notre neutralité n’est qu’un chiffon de papier, si l’on veut y voir simplement une gar
42issent authentiquement par le présent Acte que la neutralité et l’inviolabilité de la Suisse, et son indépendance de toute influen
43nous donc : beauté du sol oblige, liberté oblige, neutralité oblige ! Vocation de la Suisse Mais il est temps que je définisse c
44neutres, justement ! Affirmer la mission de notre neutralité, voilà notre rôle stratégique dans cette bataille de doctrines. Nous
45ines. Nous venons de le constater, à propos de la neutralité : ce sont les faits eux-mêmes qui nous invitent à prendre une attitud
46se vante de ses beautés, de ses libertés et de sa neutralité, mais bien la Suisse qui sait reconnaître dans ces privilèges les sig
7 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
47étrangers, et c’est le nouveau fondement de notre neutralité. Ils accommodent leurs exigences aux nécessités de l’union, et c’est
8 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
48 géographie, de grâce, ou faisons-la mentir ! 11. Neutralité. — Pendant l’hiver 1939-40, nous avons pu lire dans les journaux cet
49ir ce qui vaut le mieux. Il ne faut pas parler de neutralité en général, dans l’absolu et dans l’abstrait. Car tout dépend de ceci
50ist, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmement désavantageuse : elle entraîne notre expulsion violen
51 la guerre des autres que l’on reste tiède, cette neutralité peut être avantageuse dans certains cas, dans la mesure où elle nous
52asphème, et c’est souvent une grosse sottise. 12. Neutralité « éternelle ». — On nous parle aujourd’hui de « neutralité éternelle 
53é « éternelle ». — On nous parle aujourd’hui de « neutralité éternelle », et l’on va même jusqu’à nous affirmer que cette « éterni
54 ne peut pas le nier par un décret. [p. 210] 13. Neutralité perpétuelle. — Certes, les premiers Confédérés déclarèrent que leur a
55astasie m’a fait oublier le nom.) De même pour la neutralité « perpétuelle » : cela signifie simplement que nous refusons d’envisa
56ns cesse dépassé et ridiculisé par les faits. 14. Neutralité « morale ». — Les traités nous reconnaissent une neutralité politique
57 « morale ». — Les traités nous reconnaissent une neutralité politique et militaire. Ils nous obligent aussi à la défendre intégra
58ralement. Mais ils ne nous imposent nullement une neutralité d’opinion. Renoncer au droit de nous exprimer, ce n’est donc pas nous
59n’est donc pas nous conformer aux exigences de la neutralité. Ce peut être, dans certains cas, une mesure opportune ; mais passé c
9 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). Neutralité (3 mai 1940)
60 [p. 1] Neutralité (3 mai 1940) e M. Denis de Rougemont a eu l’aimable pensée de nou
61ir ce qui vaut le mieux. Il ne faut pas parler de neutralité en général, dans l’absolu et dans l’abstrait. Car tout dépend de ceci
62ist, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmement désavantageuse : elle entraîne notre expulsion violen
63 la guerre des autres que l’on reste tiède, cette neutralité peut être avantageuse dans certains cas, dans la mesure où elle nous
10 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
64le sens de la mission spéciale qui justifie notre neutralité. Si nous trahissons cette mission, si nous n’en gardons pas conscienc
65au sujet de la Suisse, de ses institutions, de sa neutralité, radicaux et conservateurs ou catholiques et protestants en viennent
11 1951, Preuves, articles (1951–1968). Neutralité et neutralisme (mai 1951)
66 [p. 20] Neutralité et neutralisme (mai 1951) b Nous sommes contre toute espèce de tota
67que nous étions réunis à Bombay pour condamner la neutralité en général, et celle de l’Inde en particulier. Personnellement, je ti
68 capital d’établir une distinction nette entre la neutralité et le neutralisme. La neutralité est une mesure politique qui peut êt
69n nette entre la neutralité et le neutralisme. La neutralité est une mesure politique qui peut être très bonne, très utile, et mêm
70, qui est celui de la culture, je constate que la neutralité simplement n’y existe pas. Créer, ou faire de la critique, c’est exac
71a maladie. Il n’existe, il ne peut pas exister de neutralité intellectuelle, artistique, scientifique, ou morale. …J’illustrerai c
12 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
72la nécessité conjointe de sa force armée et de sa neutralité « dans l’intérêt de l’Europe entière », tout cela paraît en germe dès
73lle obtint des puissances la reconnaissance de sa neutralité, et se détacha officiellement de l’Empire. Cet acte sanctionnait un é
74ennellement l’indépendance, l’inviolabilité et la neutralité de la Confédération comme étant « dans les vrais intérêts de la polit
13 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
75uait donc une menace de famine rapide, même si la neutralité devait être une fois de plus respectée. C’est pourquoi, dès 1938, le
14 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
76e, la géographie, les institutions politiques, la neutralité, les assurances, l’entraide, et la morale en général. p. 122 29
15 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
77 montré aux Suisses la voie de cette politique de neutralité dans laquelle Zwingli allait conduire ses compatriotes, en dépit de l
16 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
78 défense spirituelle. L’origine permanente de la neutralité suisse est clairement désignée dans cette page. Comment un pays dont
79elles étaient partisanes : c’est bien pourquoi la neutralité suisse s’est affirmée comme principe politique permanent au cours de
80diversité qui contraignit la Suisse moderne à une neutralité seconde, pour la sauvegarde, cette fois, du lien confédéral. Il y a d
81 ensuite l’obligation de préserver l’alliance. La neutralité affirmée lors de la paix de Westphalie, en 1648, n’est pas absolument
82angère ». [p. 172] On voit maintenant comment la neutralité suisse, nécessaire à l’Europe, est vitale pour la Suisse ; et comment
83. Chaque fois que cet équilibre est renouvelé, la neutralité suisse prend de nouveaux aspects. (Traités de Westphalie en 1648, tra
84Et l’on comprend enfin pour quelles raisons cette neutralité armée est devenue au cours des siècles permanente (non pas occasionne
85 elle se distingue essentiellement de toute autre neutralité pratiquée dans le reste de l’Europe. Elle demeure une institution uni
86 effet, remplir les conditions qui définissent la neutralité suisse : grand-garde montée autour d’un principe universel, et sauveg
87e et restée ce qu’elle est : le fédéralisme et la neutralité. On ne peut que souhaiter qu’épuisée par deux guerres terribles, l’Eu
88res terribles, l’Europe trouve son salut dans une neutralité qui lui permette de se tenir à l’écart des conflits qui pourraient op
89 de maintenir conjointement les deux principes de neutralité et de solidarité, que l’évolution générale, depuis un siècle et demi,
90firent les frais. C’est oublier que la volonté de neutralité s’accorde en Suisse avec une obligation à la fois constitutionnelle e
91n. Un autre témoignage de l’interdépendance de la neutralité suisse et de la solidarité européenne, se révèle dans le choix de la
92eaux de la propriété intellectuelle. Le climat de neutralité semblait à cette époque (de 1864 à 1918) offrir des garanties d’indép
93ération d’États autonomes et librement associés — neutralité et collaboration internationale ne sont pas antinomiques ; et que, de
94s [p. 177] grandes luttes politiques européennes. Neutralité devenait synonyme d’abstention ou de passivité. Pendant tout le xixe
95a doctrine régnante est aujourd’hui celle de la « neutralité active », c’est-à-dire de la politique de présence sur la scène inter
96ature et ses limites, dans le cadre général de la neutralité. Deux facteurs psychologiques importants tendent à entraver la partic
97réoccupa tout d’abord de faire reconnaître que sa neutralité perpétuelle et son inviolabilité étaient compatibles avec les princip
98es, et ce n’est que sur la base de ce statut de « neutralité différentielle » que le Conseil fédéral put recommander au peuple la
99l ou tel État. En 1938, elle reprit son statut de neutralité absolue. L’échec de la Société des Nations vint justifier, l’année su
100 et de ne point sacrifier le principe vital de la neutralité, même à des entreprises dont la paix est le but, mais dont l’efficaci
101ée dans l’ONU, et cela non seulement parce que la neutralité se verrait alors compromise, mais parce que les Suisses connaissent,
102ception exemplaire. En renonçant aujourd’hui à sa neutralité pour se joindre aux alliances militaires d’un Pacte à six ou d’un Pac
17 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
103 [p. 56] Sur la neutralité européenne (mars 1957) z Pourquoi l’on en parle [p. 49] La neutr
104rs 1957) z Pourquoi l’on en parle [p. 49] La neutralité est une idée neuve en Europe. Elle semblait jusqu’ici réservée à la S
105llement les notions vagues et puissantes, comme « neutralité » ou « Europe », essayons de repérer, à défaut de motifs clairs, quel
106 l’origine du courant que je crois sentir vers la neutralité européenne. Il y a d’abord le sentiment de notre impuissance, né de l
107dance et de notre rôle dans l’histoire. L’idée de neutralité résulte ici de la conscience de notre faiblesse, du désir de rester n
108que les États-Unis s’honorent d’autant, une vraie neutralité devient concevable, aux yeux des rescapés du neutralisme. Il y a enfi
109oup de Suisses et de Suédois s’imaginent que leur neutralité les protégerait encore contre les Russes. Enfin, l’on a cru voir dans
110e de Nagy, proclamant (sans succès d’ailleurs) la neutralité de la Hongrie, l’indication d’une attitude qui serait commune aux act
111pas d’être invoqués par ceux qui trouvent dans la neutralité un alibi décent de « l’apaisement » mal famé. Plus obscur, ou peut-êt
112s, qui expliquent pourquoi l’idée se répand d’une neutralité de l’Europe. Mais ceux qui en parlent sont les mêmes qui me disaient
113mon tour de leur demander ce qu’ils entendent par neutralité. Divers abus dans la notion de neutralité [p. 50] J’ai dit plus h
114t par neutralité. Divers abus dans la notion de neutralité [p. 50] J’ai dit plus haut pourquoi le neutralisme est littéralemen
115 la maladie et le diagnostic ! Cette espèce-là de neutralité s’est traduite par les abstentions du délégué de l’Inde lors des vote
116s de leurs victimes. On a vu ce jour-là que cette neutralité se réduit à la mauvaise foi. Mais s’agit-il vraiment de neutralité ?
117uit à la mauvaise foi. Mais s’agit-il vraiment de neutralité ? Guère plus que de paix dans le cas des Partisans de la Paix. Le neu
118as des Partisans de la Paix. Le neutralisme et la neutralité à la Menon abusent du mot, non de la chose, dont ils se moquent. Il n
119la Suisse. Ce pays court le risque d’abuser d’une neutralité justifiée, et scrupuleusement pratiquée. Il en abuse lorsqu’il oublie
120ditions historiques et concrètes de son statut de neutralité, et tend à faire de cette devise d’État tout autre chose que n’avaien
121st-à-dire le contraire d’une mesure politique. La neutralité suisse date de 1815. Les traités de Vienne et de Paris la reconnaisse
122’est pas l’Europe. Si la Suisse, prétextant de sa neutralité, refusait de participer non plus aux luttes, mais à l’union de ses vo
123lue, sans révision possible, la sage devise de sa neutralité, devenue tabou, la conduirait en pleine absurdité : la Suisse se dira
124suicide par sagesse indurée. Le bon usage de la neutralité Mais l’abus n’enlève pas l’usage, et le même exemple suisse peut illu
125ut illustrer les conditions concrètes d’une vraie neutralité. Un État ou un groupe d’États peut avoir avantage à se déclarer neutr
126re d’assurer tout seul sa défense. Au total : une neutralité limitée au plan militaire, combinant les motifs d’intérêt propre et d
127le plus grand tort d’y mêler de la morale. Car la neutralité n’est défendable qu’en tant que mesure politique, donc contingente et
128t l’indifférence de l’autruche. Indépendance et neutralité L’idée d’étendre à toute l’Europe une neutralité « à la Suisse » se n
129 neutralité L’idée d’étendre à toute l’Europe une neutralité « à la Suisse » se nourrit à la fois du désir défaitiste de tirer son
130is. C’est à quoi nous contraint le problème d’une neutralité de l’Europe. p. 56 z. « Sur la neutralité européenne (Le point
18 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
131 [p. 68] Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957) aa Une neutralité « helvétique » ? Ay
132neutralité européenne (II) (avril 1957) aa Une neutralité « helvétique » ? Ayant écarté sans recours l’idée de neutralité moral
133elvétique » ? Ayant écarté sans recours l’idée de neutralité morale, ou « neutralisme », comme étant insensée ou de mauvaise foi,
134de mauvaise foi, voyons si les motifs d’une vraie neutralité (donc limitée et contingente, comme celle des Suisses) sont réalisés
135tivement. Mais si l’on n’y croit pas, ce motif de neutralité ne tient plus. 3. Le groupe d’États considéré se réserve un rôle huma
136uvoir fédéral, d’un Parlement et d’une armée. Une neutralité « à la suisse » n’aurait donc aucun sens avant l’union. Elle serait p
137des questions se posent : 1° L’union faite, cette neutralité serait-elle « dans les vrais intérêts » de l’humanité entière et de l
138qu’on les nomme ainsi, et c’est bon signe !) : la neutralité de l’Europe entre l’URSS et les USA faciliterait l’évolution qu’ils d
139agédie de Budapest : ils verraient dans une vraie neutralité l’occasion de se refaire une vertu sans changer trop visiblement de v
140n l’aura présentée comme la vraie condition d’une neutralité générale. Quelles seront alors les chances de l’Europe et de la paix 
19 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957)
141 [p. 57] Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957) ab Tout ce qui précède 64 a consisté,
142ccidental. Chemin faisant, j’ai signalé que cette neutralité européenne — comme toute neutralité moralement acceptable — se devrai
143alé que cette neutralité européenne — comme toute neutralité moralement acceptable — se devrait et devrait au monde d’être doublem
144ues coups à prévoir Supposons l’union faite et la neutralité non seulement déclarée mais garantie, essayons maintenant quelques co
145uropéen. Devant une Europe désunie et l’implicite neutralité américaine à l’égard de la « zone de Yalta », l’URSS peut accumuler d
146daleuse d’une défaite américaine facilitée par la neutralité de l’Europe, on décide que chacun des Trois Rois garantit la neutrali
147, on décide que chacun des Trois Rois garantit la neutralité des deux autres et se range automatiquement aux côtés de celui qui es
148ricains, liés par la garantie triangulaire. 7. La neutralité européenne, qui suppose une stabilisation des rapports entre la dicta
149que par les adversaires a priori d’une éventuelle neutralité européenne. Mais il faut craindre que des partis pris d’ordre sentime
150 des concepts qui se trouvent en jeu neutralisme, neutralité, indépendance et interdépendance… Essayant de repérer pour ma part le
151a) Une Europe intégrale et fédérée, proclamant sa neutralité en cas de conflit américano-russe, serait un facteur de stabilisation
152fendre contre l’URSS. b) Le véritable sens du mot neutralité, appliqué à l’Europe unie, n’est rien d’autre qu’indépendance. c) Ma
153voit donc mal les contre-indications de l’idée de neutralité. Mais on n’a supposé qu’un nombre limité d’hypothèses et de combinais
154 tout, c’est l’intérêt de jouer avec l’idée d’une neutralité de l’Europe si l’on ne veut pas d’abord son union fédérale, incluant
155leur argument qui subsiste en faveur de l’idée de neutralité, c’est qu’elle peut, du seul fait qu’on l’admette comme liée à l’aven
20 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aux racines de l’Europe de demain (avril 1957)
156union européenne au nom du Commonwealth, ou de la neutralité traditionnelle de son pays, ou d’on ne sait quels « ennemis héréditai
21 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La Suisse et l’Europe après 1945 (avril 1957)
157ntacte, et plus prospère que tous ses voisins. Sa neutralité l’a sauvée. De nombreuses institutions internationales viennent s’éta
158ntuelle attaque atomique venant de l’Est. Mais la neutralité militaire de la Suisse l’a empêchée d’adhérer à l’alliance conclue en
159înée dans une politique contraire à son statut de neutralité. Cependant, les nécessités économiques poussent la Suisse à coopérer
160inent. La Suisse observe fidèlement son devoir de neutralité. Mais cette neutralité a été reconnue « dans les vrais intérêts de l’
161e fidèlement son devoir de neutralité. Mais cette neutralité a été reconnue « dans les vrais intérêts de l’Europe entière », et ne
162e n’est-elle pas membre des Nations unies ? 8. La neutralité suisse sert-elle seulement les intérêts de la Suisse ? p. 43
22 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
163 tout équipée pour cette fonction désignée par sa neutralité traditionnelle. Finalement, si la Suisse refuse au nom de cette même
164alement, si la Suisse refuse au nom de cette même neutralité, qu’on renonce alors à l’improvisation d’une capitale ou de quelque d
23 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
165é bel et bien réalisées ; citons par exemple : la neutralité armée, la Confédération américaine, la Diète germanique, la Ligue hel
24 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
166estant dans cette partie de l’Europe ; un jour la neutralité armée se joindra ici… [p. 194] Parmi les puissances de la seconde cl
25 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
167sible. Extrait de l’Acte de reconnaissance de la neutralité de la Suisse, 1814 et 1815 : Les Puissances signataires… reconnaisse
168Les Puissances signataires… reconnaissent… que la neutralité et l’inviolabilité de la Suisse… sont dans les vrais intérêts de l’Eu
26 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
169, le Christianisme pose des limites humaines à la neutralité inhumaine de la recherche socratique. Instruisons-nous, bien entendu,
27 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
170s donne une finalité expressément européenne à la neutralité de la Suisse indépendante. Et tandis que se forment dans le reste de
171ésumer et y répondre. Arguments politiques. — La neutralité intégrale reste la base de notre indépendance et « l’étoile fixe sur
172rer à l’union européenne serait contraire à cette neutralité. La Suisse recevrait des ordres d’un pouvoir extérieur, et c’en serai
173vingt-sept nations du monde actuel. Réponse : La neutralité suisse a été garantie « dans les intérêts de l’Europe entière ». Or c
174 l’intérêt de tous les peuples de l’Europe. Si la neutralité fait obstacle à l’union, il faut en réviser les termes, comme les Sui
175 prétexte qu’ils étaient chargés de le garder. La neutralité suisse n’est pas un dogme. Elle n’a jamais été qu’un moyen politique
176nsformé le sens, la portée et la réalité de notre neutralité 141 . » Cette dernière est devenue en partie factice. La Suisse doit
177ourrait ajouter : 1°) que s’il est vrai que notre neutralité a permis les interventions de la Croix-Rouge lors des conflits europé
178es de leur retour à l’avenir ; [p. 8] 2°) que la neutralité suisse, en s’absolutisant jusqu’à devenir tabou — traître est celui q
179rer un coup d’État contre notre présent statut de neutralité, et c’est absurde : car la Suisse fait partie de l’Europe, qu’elle le
180s d’être écoutés s’ils proposent de renoncer à la neutralité : c’est devenu, dans la Suisse moderne, un crime de lèse-majesté. Per
1810] ceux qui refusent l’Europe en prétextant notre neutralité ni avec ceux (beaucoup plus rares d’ailleurs) qui voudraient que la S
182 la Suisse renonce sans condition à toute idée de neutralité. Mon idéal très clair — mon utopie — est que la Suisse adhère un jour
183qui demeure valable et même indispensable dans la neutralité d’une fédération. Il n’y a pas une chance qu’on nous offre cela, si n
184ous avons réussi beaucoup mieux que cette fameuse neutralité — nécessité subie, à l’origine, et dont nous fîmes peu à peu vertu à
185éussi notre fédéralisme ! Différent en ceci de la neutralité, il tient à l’essence même de notre État. C’est notre création majeur
186u connu, ou très mal connu hors de Suisse ; notre neutralité n’y est que trop connue. Pourquoi parler toujours de cette vertu qui
187ée et confirmée dans son statut traditionnel : sa neutralité, son inviolabilité et son indépendance de toute influence étrangère s
188anties qui faisaient de plus en plus défaut à une neutralité menacée de désuétude par l’entente établie entre nos grands voisins.
28 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
189nt aux procédés fédéralistes, et finalement notre neutralité moderne. C’est dans cette perspective qu’il faut interpréter la décis
29 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
190ouvelles et plus graves occasions de discorde. La neutralité qui s’instaure au lendemain de la défaite de Marignan résulte donc né
191ines : dissociation entre la politique de passive neutralité et le tempérament violent des Suisses. Dès la fin du xviie siècle, l
192uivie. Pour la première fois, depuis Marignan, la neutralité n’était plus pour elle une nécessité imposée par l’absence de cohésio
193telle manière que, désormais, c’est à défendre la neutralité que l’armée allait être destinée ! Situation inverse de celle que nou
30 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
194ur ancienneté relative. Il est remarquable que la neutralité de notre pays n’ait trouvé son premier historien qu’à la fin du siècl
195’au cours du xviie siècle que ce mot étranger de neutralité, issu du bas latin et intelligible en tout pays, doit être entré dans
196 doit être entré dans l’usage des Suisses 35 . La neutralité suisse est donc un phénomène relativement récent en tant que doctrine
197tains veulent y voir les racines lointaines de la neutralité moderne. Mais en fait, on l’a dit plus haut, les Cantons ne se privèr
198pper. Marignan fut le signal d’alarme décisif. La neutralité militaire fut au début la résultante d’une impuissance congénitale de
199térieur qui se traduisirent à l’extérieur par une neutralité de fait : abandon progressif des alliances séparées. L’épreuve majeur
200 « le monstre horrible, infâme et répugnant de la neutralité » 36 , l’opinion générale des Ligues appuya les mesures d’abstention
201sèrent entraîner dans le conflit européen.) Cette neutralité forcée était encore très loin d’être une doctrine. Certes, en 1689, d
202689, des membres de la Diète pouvaient décrire la neutralité comme un des « fondements de la République », mais c’étaient surtout
203es puissances étrangères qui insistaient sur « la neutralité de l’honorable Confédération, considérée de tout temps comme une soli
204tiles mais peu logiques. « Vis-à-vis de moi votre neutralité est un mot vide de sens ! » déclarait Bonaparte aux délégués de la Di
205èrent les meilleures têtes du pays à voir dans la neutralité non plus seulement une condition d’union interne mais une garantie d’
206 pour son pays la reconnaissance officielle de sa neutralité systématique. C’est à lui que l’on doit la phrase décisive de l’acte
207lui que l’on doit la phrase décisive de l’acte de neutralité octroyé en 1815 et joint au traité de Paris : Les Puissances signata
208issent authentiquement par le présent acte que la neutralité et l’inviolabilité de la Suisse et son indépendance de toute influenc
209ternich n’avait accepté qu’à contrecœur l’acte de neutralité, qui arrangeait mieux la France.) Il faut reconnaître aussi que les g
210fort, qui avait contraint l’ancienne Suisse à une neutralité de fait, se trouvait de la sorte inversé, et la neutralité devait à n
211é de fait, se trouvait de la sorte inversé, et la neutralité devait à nouveau en résulter, mais elle avait changé de motifs. Elle
212isse fédérale. Il faut cependant souligner que la neutralité ne figure pas au nombre des buts de l’alliance fédérale, dans la Cons
213chapitre une discrétion très significative. 1° La neutralité suisse, garantie par le traité de Vienne, était invoquée par les Puis
214s débats sur l’article 2 de la Constitution. « La neutralité est un moyen en vue d’un but ; elle est une mesure politique qui appa
215sortir de sa situation neutre. » 3° Toutefois, la neutralité est en effet si bien « adaptée à la défense de notre indépendance »,
216 « veiller au maintien de l’indépendance et de la neutralité » de la Confédération. Ainsi la Suisse, implicitement, se déclarait l
217licitement, se déclarait la seule maîtresse de sa neutralité. En omettant d’en faire un principe constitutionnel, mais en chargean
218] De fait, à deux reprises au moins, le statut de neutralité a subi des altérations fondamentales. Les traités de Paris et de Vien
219mes mondiaux : que signifiait, à leur échelle, la neutralité suisse traditionnelle ? Elle avait été conçue d’une part comme pièce
220la Société pourrait être amenée à décréter. Cette neutralité dite « différentielle » n’a pas résisté à l’épreuve des faits : dès 1
221attaquait l’Éthiopie, la Suisse est revenue à une neutralité dite « intégrale ». Mais en 1945, par son refus de signer la Charte d
222 qu’elle ait mesuré toute la portée. Dégageant sa neutralité de toutes les circonstances européennes et intérieures qui l’avaient
223 l’ensemble, il demeure convaincu qu’il doit à sa neutralité d’avoir échappé aux désastres qui ont fondu sur tous ses voisins : [p
224n souvent, et c’est peut-être vrai, qu’en 1914 la neutralité militaire pouvait seule empêcher l’éclatement d’un État dont la parti
225serait donc excessif d’affirmer qu’elle doit à sa neutralité de s’être tenue à l’écart d’une guerre qui ne la concernait pas, et q
226it sans nul doute, à l’instar de Napoléon, que la neutralité n’était plus qu’« un mot vide de sens », et ce n’est pas elle qu’il r
227ette évaluation simplement réaliste du rôle de la neutralité pendant les deux guerres mondiales n’est pas généralement acceptée pa
228’on suggère, comme je l’ai fait plus haut, que la neutralité ne les a pas protégés premièrement contre des États qui ne la mettaie
229uait en 1939, ils vous répondent que le statut de neutralité a empêché la Suisse de se mêler à ces guerres. Dans la mesure où c’es
230st vrai, cela tendrait à prouver que le statut de neutralité est une diminution de notre souveraineté : il nous protège en somme c
231n nous retienne ? Je pense plutôt que l’esprit de neutralité est une espèce d’habitus acquis par notre peuple et par ses gouvernan
232as à le reconnaître l’historien consacré de notre neutralité 43 . J’aurai l’occasion, par la suite, de confronter ce comportement
31 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
233es frontières et à faire respecter les clauses de neutralité, qui sont du ressort fédéral. Elles ont donc pour effet de renforcer
32 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
234 ne sont en principe que défensifs, à cause de la neutralité. Ils sont organisés en profondeur (chaque village, un hérisson) à cau
235i sur l’histoire, les institutions politiques, la neutralité, les assurances, l’entraide, et la morale en général. Les nécrologies
33 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.2. Les paradoxes de la vie économique
236 le Suisse moyen, qui se croyait hors jeu dans sa neutralité, à découvrir sa dépendance de fait à l’égard du monde extérieur et de
237ur indépendance politique — ou simplement de leur neutralité —, que se passerait-il et que peut-on prévoir ? Quand cette question
34 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.3. Interaction de l’économique et du politique
238e que paraît tenir le Suisse moyen au sujet de la neutralité : « Elle nous a préservés jusqu’ici, gardons-la. » Mais l’Europe de l
239pe de la Sainte-Alliance, qui avait reconnu notre neutralité comme étant « dans ses intérêts » autant que dans ceux de notre « ind
240de notre politique traditionnelle : indépendance, neutralité, fédéralisme. Examinons le processus de décision actuellement pratiqu
35 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
241roire au pire, qui menaçait à bout portant, et la neutralité nous obligeait à ne pas dire un mot plus haut que l’autre. Une exposi
242les » de sérieux, de solidité, de tolérance et de neutralité, en vient à déprimer l’élan verbal, le sens du jeu verbal, gratuit et
243e religion. Après la guerre, ce contempteur de la neutralité, « péché des Suisses », s’élève sans relâche contre la guerre froide,
244 montré aux Suisses la voie de cette politique de neutralité dans laquelle Zwingli allait conduire ses compatriotes, en dépit de l
245it bien avoir son expression particulière dans la neutralité suisse. Les Suisses, depuis 400 ans, ne sont en réalité que les hôtes
246« malaise suisse » une application pertinente. La neutralité ne pourrait être péché que chez ceux qui s’en font une vertu, mais pa
247e l’Histoire » ! S’il s’avère au contraire que la neutralité peut se justifier dans bien des cas, on en prendra trop facilement pr
248 ça va durer. Le Marché Commun nous menace. Notre neutralité n’est pas toujours comprise. Notre fédéralisme est compromis, et ce q
36 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
249s donne une finalité expressément européenne à la neutralité de la Suisse indépendante. Et tandis que se forment dans le reste de
250résumer et y répondre. Arguments politiques : La neutralité intégrale reste la base de notre indépendance et « l’étoile fixe sur
251rer à l’union européenne serait contraire à cette neutralité. La Suisse recevrait des ordres d’un pouvoir extérieur, et c’en serai
252mi les 127 nations du monde actuel. Réponse : la neutralité suisse a été garantie « dans les intérêts de l’Europe entière ». Or c
253 l’intérêt de tous les peuples de l’Europe. Si la neutralité fait obstacle à l’union, il faut en réviser les termes, comme les Sui
254 prétexte qu’ils étaient chargés de le garder. La neutralité suisse n’est pas un dogme. Elle n’a jamais été qu’un moyen politique
255e, dès 1945, M. Max Petitpierre eut pour devise : neutralité et solidarité. Vient un jour où il faut décider dans quelle mesure on
256e sens, la portée et la réalité de [p. 289] notre neutralité.» 139 Cette dernière est devenue en partie factice. La Suisse doit d
257pourrait ajouter : 1° que s’il est vrai que notre neutralité a permis les interventions de la Croix-Rouge lors des conflits europé
258les chances de leur retour à l’avenir ; 2° que la neutralité suisse, en s’absolutisant jusqu’à devenir tabou — traître est celui q
259rer un coup d’État contre notre présent statut de neutralité, et c’est absurde : car la Suisse fait partie de l’Europe, qu’elle le
260s d’être écoutés s’ils proposent de renoncer à la neutralité : c’est devenu, dans la Suisse moderne, un crime de lèse-majesté. Per
261ec ceux qui refusent l’Europe en prétextant notre neutralité, ni avec ceux (beaucoup plus rares d’ailleurs) qui voudraient que la
262la Suisse renonce sans conditions à toute idée de neutralité. Mon idéal très clair — mon utopie — est que la Suisse adhère un jour
263qui demeure valable et même indispensable dans la neutralité d’une fédération. Il n’y a pas une chance qu’on nous offre cela, si n
264ous avons réussi beaucoup mieux que cette fameuse neutralité, — nécessité subie, à l’origine, dont nous fîmes peu à peu vertu à pa
265éussi notre fédéralisme ! Différent en ceci de la neutralité, il tient à l’essence même de notre État. C’est notre création majeur
266u connu, ou très mal connu hors de Suisse ; notre neutralité n’y est que trop connue. Pourquoi [p. 295] parler toujours de cette v
267ée et confirmée dans son statut traditionnel : sa neutralité, son inviolabilité et son indépendance de toute influence étrangère s
268anties qui faisaient de plus en plus défaut à une neutralité menacée de désuétude par l’entente établie entre nos grands voisins.
37 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.11. L’Europe des régions
269nd on invoque la souveraineté de la France, ou la neutralité de la Suisse, cela met fin à toute espèce d’examen objectif des sujet
38 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. V. La défense de l’Europe
270eut mener — logiquement et pratiquement — qu’à la neutralité comme refus de recourir à la violence pour résoudre un différend. La