1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1euses que nous avions jusqu’alors enviées, et une nuit, nous fîmes le procès de toutes les jouissances humaines. L’espèce de
2Nous voyons se fausser le rythme des jours et des nuits [p. 318] à mesure que se développe une civilisation mécanicienne. (Le
3disme, trop lucide, est un amour de fatigués (Les Nuits, l’Europe galante, de Morand). La lucidité aiguë de nos psychologues
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
4 la composition n’est pas sans rappeler celle des Nuits d’Octobre de Nerval ; forme qui permet à l’auteur de divaguer de la p
5a description réaliste ou imaginée d’une boîte de nuit, d’une devanture, d’un parc public. Ce n’est pas le meilleur livre de
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
6ui donne à ce livre sa valeur de document humain, nuit à sa valeur littéraire. Je n’aime guère ce style abstrait, semé de re
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
7on neveu de fumer le matin, de sortir la [p. 115] nuit, et qui lui fait jurer sur la Bible de ne pas entrer dans les cafés.
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
8 ! toutes les femmes que j’ai fait souffrir cette nuit d’un long regard de damné. À minuit, tellement épuisé que je mêlais à
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
9stoire, une idée de génie vint s’asseoir certaine nuit. Elle parla par la bouche de Lugin, sa langue dans la langue de Lugin
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
10ailleuse de phares d’auto, les 100 000 yeux de la nuit. Des imprécisions rapides. Un chasseur, toujours sur son toit ; il ti
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
11rs nos premiers pas. Aragon, dans ces tempêtes de nuits filantes où s’enfuient, souffles à peine parfumés, les vices enlacés
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
12e, j’écrivais un mot d’adieu à ma maîtresse d’une nuit et je partais dans une direction quelconque. Il advint que ce fut cel
13prendre conscience de soi-même — je découvris une nuit, au moment de m’endormir, que ma passion du vol n’était qu’une longue
10 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
14 de jour (mars 1929) s Prison Prisonnier de la nuit mais plus libre qu’un ange prisonnier dans ta tête mais libre comme a
15avant cette naissance aux lents vertiges Quand la nuit s’effeuille et se fane prisonnier d’une saison morte au tombeau des f
16grâce tendrement dénouée de ta vie comme de cette nuit le jour d’un grand été   qui consent… [p. 169] Ailleurs Colombes l
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
17e sortie… Dormir au fil de l’eau, entre l’étrange nuit d’un autre bal et cette perspective de voyage au hasard et commencé d
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
18u souffle »… Mais alors tout s’allume et voici la nuit des faubourgs de Pest, au-dessous de nous. 12. Un bal, ou de l’ivre
19 comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’apparence rocheuse
20urdité d’être n’importe où. Une panique balaye la nuit déserte jusqu’à l’horizon. Où vas-tu, les mains vides, faiblement ? A
21 justement j’allais rattraper, comme un pan de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir l’objet pour la première fois — ou
22e faire des bonds courts sur la plaine inondée de nuit. J’essayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante
23enne à cause des serrures… Peut-être y passer une nuit — rôder à la recherche de Gérard par les rues noires aux palais vides
13 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
24enir de l’ombrelle rouge de Versailles. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplemen
25pied ; mais moi je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la [p.
26ide et tiède comme l’adolescence, un désespoir de nuit d’été sous le tilleul où elle n’est pas venue… (C’est ici le lieu de
27 cette minuscule voiture. Déjà nous traversons la nuit rose et violette de Montparnasse. Là, l’insondable lubie d’un agent n
28’hôtel, ferme sa porte à double tour. Ah ! qu’une nuit enfin, à la faveur de mon sommeil, on me vole à moi-même ! Que des êt
29e brouillard qui cachait le front des palais, une nuit d’hiver, je chantonnais la Barcarolle en descendant le Grand Canal, —
30 Il faudrait la mélodie. La fanfare s’éloigne. La nuit est chaude sur les collines. Un grand verre de bière à l’auberge dése
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
31es, nous faisions des projets dont on parlait, la nuit, dans les chambres où les curiosités et les enthousiasmes en désordre
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
32c de la fumée noire qui s’en échappait. Osaka, la nuit, avait un air étrange, quelque chose comme un océan battu par la temp
33a et Sankatsu, sa bien-aimée. Suicide et Osaka la nuit ! Il ne comprenait pas pourquoi ces deux mots lui semblaient avoir de
34onne n’aimait. Il décida de retourner chez lui la nuit même, et après s’être demandé avec quelque anxiété comment il ferait
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
35es jours, à les « gauchir »…) Le héros de Vol de nuit, non déshumanisé certes, s’élève à une vertu surhumaine. Je crois que
17 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
36e où des filles s’éloignent en chantant. Voici la nuit du souvenir, brève nuit d’août et souvenirs de nos enfances. Ce soir
37ent en chantant. Voici la nuit du souvenir, brève nuit d’août et souvenirs de nos enfances. Ce soir des Signes où des renard
38 dans ses yeux, c’était la guerre. [p. 29] Brève nuit d’août, le temps d’un peu se souvenir. Et bientôt paraîtra l’aube dur
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
39eur, le homard avait rougi : il conserva toute la nuit une magnifique couleur orangée. Gérard semblait habitué à ces sortes
40a mesure exacte de leur générosité. Vos boîtes de nuit sont [p. 43] des sortes de distributeurs automatiques de plaisir. Aut
41t. Vous savez, je lance mes filets dans l’eau des nuits, et quelquefois j’en ramène des animaux aux yeux bizarres où je sais
42dormir. » Se penchant vers moi il prononça : « La nuit sera noire et blanche. » Je ressentis quelque émotion à l’ouïe de cet
43d’ombre flatteuse aux caprices redoutables. Cette nuit-là nous rencontrâmes des anges au coin des ruelles, des oiseaux nous
44. Seules des trompes d’autos s’appelaient dans la nuit froide. Gérard ne disait presque plus rien 5 à peine, de temps en tem
45la. Gérard m’expliqua qu’il en était ainsi chaque nuit, que l’animal devenait nerveux et que depuis quelques semaines, il av
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
46r. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éteindre. L’un m’a soufflé quelque chose dans la tête par la pai
47nous, au bord du péristyle arrêtés, au bord de la nuit qui nous possède encore, nous assistons au miracle hostile. Elle se t
48, à la minute où l’on voit de très près, entre la nuit qui s’évapore et l’aube encore vacillante, le vide absurde où s’en vo
49nous séparer ? Ce corps de femme défend encore sa nuit, si nu pourtant dans la soie et le velours, dans la lumière froide et
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
50e sortie… Dormir au fil de l’eau, entre l’étrange nuit du bal et cette perspective invraisemblable d’un voyage au hasard com
51u souffle »… Mais alors tout s’allume et voici la nuit des faubourgs de Pest, au-dessous de nous. [p. 94] xii Un bal, ou
52 comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’apparence rocheuse
53urdité d’être n’importe où. Une panique balaye la nuit déserte jusqu’à l’horizon. Où vas-tu, les mains vides, faiblement ? A
54 justement j’allais rattraper, comme un pan de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir [p. 108] l’Objet pour la première f
55e faire des bonds courts sur la plaine inondée de nuit. J’essayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante
56enne à cause des serrures. Peut-être y passer une nuit — rôder à la recherche de Gérard par les rues noires aux palais vides
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
57aune et verte… Quel est donc ce sommeil « dans la nuit de la vie » — et cet aveu mystérieux : « La perfection n’a pas de pla
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
58p. 131] Petit journal de Souabe À la tombée d’une nuit froide, en avril, le voyageur descend dans un vieux bourg de Souabe,
59rde ses flèches, il ne tuerait qu’un songe. ») La nuit fraîche m’a réveillé. Mais tandis qu’ici j’écris, je me sens tout bai
60a chambre et dans les corridors, pendant toute la nuit, et qu’on n’y regarde pas à quelques kilowatts. Je veux être mis en b
61e soir la comprenne et lui réponde sourdement. La nuit s’ouvre comme un jardin aux allées aventureuses. Je sortirai dans les
62 Tout d’un coup le sommeil me vide les jambes. La nuit se ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fallu vivre tout entiè
63s jambes. La nuit se ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fallu vivre tout entière et qui n’est plus bonne qu’à dormi
64Il faudrait la mélodie.) La fanfare s’éloigne. La nuit est chaude sur les collines. Un grand verre de bière à l’auberge dése
65elque chose de bien vrai et qui s’est passé cette nuit ? Plusieurs choses sont douces au désir de celui qui marche dans une
66 véritable silence, les yeux clos. L’arbre, en sa nuit vivante, rêve de nous. Plus tard, nous nous sommes regardés sans fin.
67s fin. (Ah ! comment dire ! Vraiment ce fut cette nuit.) Un vent léger écartait une branche et la [p. 157] lune éclairait à
68éfiniment grandiose et musical. Ainsi coula cette nuit sans partage, et nos mains ne s’étaient point touchées, lorsque au po
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
69d’allure fantastique déambulent à la tombée de la nuit dans les clairières, comme des arbres qui se mettraient en marche, et
70els secrets longuement, lentement fortifiés…   La nuit, les moustiques tissent une rumeur dans l’obscurité profonde. Des cri
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
71mbilla-Club (1930) Pour Albert Béguin. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplemen
72pied ; mais moi je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la lux
73ide et tiède comme l’adolescence, un désespoir de nuit d’été sous le tilleul où elle n’est pas venue… (C’est ici le lieu de
74 cette minuscule voiture. Déjà nous traversons la nuit rose et violette de Montparnasse. Là, l’insondable lubie d’un agent n
75’hôtel, ferme sa porte à double tour. Ah ! qu’une nuit enfin, à la faveur de mon sommeil, on me vole à moi-même ! Que des êt
76e brouillard qui cachait le front des palais, une nuit d’hiver, je chantonnais la Barcarolle en descendant le Grand Canal, —
25 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
77 première fois, dans la solitude d’une chambre la nuit, — si c’est le lieu de sa prière. Les faits l’attendent : elle les ju
26 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
78ble [p. 24] au plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche
27 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
79est allé au livre de Céline, Voyage au bout de la nuit, chef-d’œuvre de « documentaire », mauvais roman… Autre signe : les j
28 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
80ture du « savoir » chrétien Nous marchons dans la nuit, ne connaissant, de par notre nature, ni le pourquoi, ni le « vers qu
81c qu’une grande lumière leur est venue dans cette nuit ? Est-ce qu’ils ont, eux, la clef du mystère ou du scandale ? Non, je
82 savent simplement ce qu’il faut faire dans cette nuit pour en sortir un jour. Ils savent que le Christ leur promet la lumiè
29 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
83 accessible au plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
84’Inauguration de la Statue du dieu au seuil de la nuit sans histoire où tous les hommes en rangs serrés sans fin marcheront
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
85ès simple. Il travaillait une grande partie de la nuit. Il aimait se promener à l’aube. Puis il se remettait à écrire. Vers
32 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
86hef des juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ;
87’est-ce que j’ai donc vécu, pendant cette fameuse nuit ?… Toute son expérience échouait devant l’apparition du souvenir terr
88n pouvait se risquer à discuter avec cet homme de nuit, quand il ne s’agit plus d’agir, mais seulement d’agiter des pensées…
89trement ou plus réellement qu’il ne le fut, cette nuit-là ? Faisons-nous autre chose que de répéter formellement des vérités
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
90es, la naissance et l’ampleur véritable. Ainsi la nuit surprend les hommes, ainsi les crises et les paniques s’installent. M
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
91t les mauvais savants, c’est prétendre étudier la nuit sans le secours de la lumière. Le sens du passé n’apparaît qu’aux yeu
35 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
92on ne s’opposent pas [p. 221] comme le jour et la nuit. Je les définirais plutôt comme deux manières de s’endormir, deux mou
36 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
93ure. Les côtes, elles aussi, se transforment. Une nuit de vent bouleverse leur dessin et leurs couleurs, apporte un banc de
94omme l’appellent les vieux du village. Il faisait nuit noire, et un de ces mauvais froids humides. Rien de plus lugubre que
95 ils sont aujourd’hui ! Ils sont venus pendant la nuit, on a su qui c’était par la suite. Ils ont pris la chèvre, l’ont pass
96s cheminées et à travers le toit fragile, jour et nuit. Quand nous sortons pour aller voir la côte bouleversée, il nous faut
97ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir encore au poulailler. (Nous
982] qui grandissent d’un pouce au moins pendant la nuit. Nous allumons une première cigarette pour enfumer les pucerons des r
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
99ées de son appartement de Copenhague, pendant ses nuits géniales pleines de ricanements et de prières. Ils pensaient en march
100 rentrer des champs, où elle travaille jusqu’à la nuit tombée. Nous sommes dans une cuisine de ferme, mais la fermière nous
101roit tout permis.) 30 octobre 1934 Trop penser nuit. — Trop d’idées dans ces pages, trop de raisonnements ! me soufflait
102il fait presque froid. Dans ce silence vide de la nuit campagnarde, me voici seul encore éveillé, les yeux bien ouverts, l’e
103de n’y porte plus d’ombres. Je me souviens de ces nuits de Paris, pleines d’appels fugitifs, assourdis ; de ces veillées fiév
104ce que je les regrette ? Est-ce que l’heure de la nuit où l’on ne dort pas n’est pas toujours l’heure des mauvaises nostalgi
105ent l’histoire de la naissance de nos démons ? La nuit ne pose pas de questions immédiates. C’est pourquoi, dans cette heure
106) les hommes sont plus éloignés que jamais ? « La nuit est faite pour dormir », me disait un gardien de l’ordre qui m’avait
107res précises ? 4 novembre 1934 Cette note de la nuit dernière peut corriger ce que je disais de l’anti-intellectualisme :
108. « Voyez-vous ! c’est qu’il a fait un vent cette nuit ! » 11 novembre 1934 D’une manière générale, ils ne sont pas consci
1094 Nous ne sortons plus guère qu’à la tombée de la nuit, pour la descente quotidienne au village. Emmitouflés et silencieux,
110 dernier recours vaines et illusoires. [p. 212] Nuit de Pâques 1935 Clair de lune, à minuit, après l’orage. Vocabulaire in
111ens. Et voilà que cela prend les chiens. Toute la nuit, ils se sont battus dans la remise qui est juste au-dessous de notre
11235 Ça n’a pas encore cessé chez les chiens. Cette nuit, les crapauds s’y sont mis. Un vieux mâle coasse des notes basses, et
113 m’a bien reconnue, mais elle va « passer » cette nuit, vous savez, elle est toute chargée, bou die ! l’estomac et tout. — M
114et on partage. C’est toujours assez compliqué. La nuit, par un dernier respect pour la moribonde qu’ils veillent à tour de r
115’aider ! 8 mai 1935 Il y a eu du bruit toute la nuit. Vers 2 heures, nous nous réveillons. Une âcre fumée remplit la chamb
116 lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! — Mais Monsieur Simard…
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
117rebuts d’humanité, la fin des fins, le bout de la nuit… Mais ce soir, sous les marronniers de l’avenue, tout ce petit monde
39 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
118s diatribes, au respect des valeurs spirituelles. Nuit de Pâques Clair de lune, à minuit, après l’orage. Vocabulaire insuffi
119ens. Et voilà que cela prend les chiens. Toute la nuit, ils se sont battus dans la remise qui est juste au-dessous de notre
120il Ça n’a pas encore cessé chez les chiens. Cette nuit, les crapauds s’y sont mis. Un vieux mâle coasse des notes basses, et
121 m’a bien reconnue, mais elle va « passer » cette nuit, vous savez, elle est toute chargée, bou die ! l’estomac et tout. — M
122et on partage. C’est toujours assez compliqué. La nuit, par un dernier respect pour la moribonde qu’ils veillent à tour de r
123 pour s’aider ! 8 mai Il y a eu du bruit toute la nuit. Vers 2 heures, nous nous réveillons. Une âcre fumée remplit la chamb
124 lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! » — Mais, monsieur Sima
40 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
125ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir au poulailler. (Nous attendi
41 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
126ar un traité avec le diable, vient mourir dans la nuit de Noël au rythme familier des marteaux de la forge rebâtie. Les Cava
42 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
127r, et n’aller point l’entendre et voir, quand une nuit de chemin de fer y suffirait, c’est se priver de certains rudiments d
128m de sapin frais. « O Heil’ge Nacht ! », ô sainte nuit d’intimité, où de nouveau j’entends battre le cœur de mon ancienne « 
129 affaires dans une ville qui attend son Maître. Nuit du 10 au 11 mars 1936 Le tambour des SS, deux coups lents, trois coup
130 Dieu n’ait retrouvé des humains. 21 juin 1936, nuit Fête du solstice d’été. — Dans la nuit noire, sur une plaine inégale
131uin 1936, nuit Fête du solstice d’été. — Dans la nuit noire, sur une plaine inégale, où le pied bute, nous suivons des foul
132es blouses blanches. Au-dessus, sur le fond de la nuit, ondule une paroi de bannières, paroi de flammes, sous les projecteur
133sonore — quand il monte et se perd dans une belle nuit d’été, vers le ciel vide ! Minuit. La flamme jaillit de l’énorme bûch
43 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
134». Il doit être et rester : vigilance. Dans cette nuit universelle où la Colère de Dieu sévit par les mains de quelques tyra
135adis au Prophète : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : le matin vient et la nuit aussi ! Si vo
136 — La sentinelle a répondu : le matin vient et la nuit aussi ! Si vous voulez interroger, interrogez ! Convertissez-vous et
44 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
137 bonheur et sa vie pour témoigner en faveur de la Nuit, c’est-à-dire du moi glorifié. L’amour fidèle dans le mariage chrétie
138, c’était la chute dans l’illimité, au sein de la Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
139our du mythe. Car en tant que passion qui veut la Nuit et qui triomphe dans une Mort transfigurante, elle représente pour to
140amment entre la Norme du Jour et la Passion de la Nuit ; dresser cette figure de la Mort des Amants qu’exalte l’angoissant e
141 substituée à Iseut par ruse, passera la première nuit nuptiale avec le roi, sauvant ainsi sa maîtresse du déshonneur, tout
142 rejoindre une dernière fois son amie, pendant la nuit qui précède son départ. Il franchit d’un saut l’espace qui sépare les
143ire Tristan. Pourtant il sent déjà, au fond de la nuit qui vient, poindre la flamme secrète, ravivée par l’absence. 9. L’a
144it la volonté de la mort, la passion active de la Nuit qui leur dictait ses décisions fatales. 10. Le Philtre Et voici que
145t se sont expliqués. Mais s’ils ont affronté « la Nuit obscure » avec la plus sévère et lucide passion, c’est qu’ils avaient
146ive flamme d’amour » éclose aux « déserts » de la Nuit. Tristan, lui, ne peut rien avouer. Il veut comme s’il ne voulait pas
147 grandeur exemplaire de sa vie. Les raisons de la Nuit ne sont pas celles du Jour, elles ne sont pas communicables au [p. 52
148sombrer. ⁂ Les mots du Jour ne peuvent décrire la Nuit, mais la « musique savante » n’a pas manqué à ce désir dont elle proc
149ourpré d’héroïsme, n’annonce pas le Jour, mais la Nuit ! La « vraie vie est absente », dit Rimbaud. Elle n’est qu’un des nom
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
150s plus diverses, ce même mystère du Jour et de la Nuit, et de leur lutte mortelle dans l’homme. Il est un dieu de Lumière in
151d Jour incréé, aux yeux de la chair, n’est que la Nuit. Mais notre jour, aux yeux du dieu qui réside par-delà les étoiles, c
152r, mais pour renaître en un ciel de Lumière. La « Nuit » qu’il chante, c’est le Jour incréé. Et sa passion, c’est le culte d
153ncrétisant l’ensemble des mythes du Jour et de la Nuit tels qu’ils s’étaient élaborés en Perse d’abord, puis dans les sectes
154 de l’âme, prisonnière des formes créées et de la nuit de la matière. Issu de la lumière et des dieux Me voici en exil et s
155el, sans rémission, l’irrévocable hostilité de la Nuit terrestre et du Jour transcendant ? Non, car voici la suite du passag
156alectique, c’est la non-vie, la mort du corps. La Nuit et le Jour étant incompatibles, l’homme créé qui appartient à la Nuit
157t incompatibles, l’homme créé qui appartient à la Nuit, ne peut trouver de salut qu’en cessant d’être, en se « perdant » au
158tude de son ordre. ⁂ Le dualisme du Jour et de la Nuit, poussé à son extrême logique, aboutissait, du point de vue de la vie
159aide et bienvenue Car ne l’ai plus revu depuis la nuit venue Et bientôt viendra l’aube. Mais à la fin de la chanson, le tro
160hi ses vœux ? Ou bien a-t-il trouvé au sein de la nuit la Lumière vraie dont il ne faut se séparer ? Beau doux copain, tant
161t ! (« Prenez garde ! Prenez garde ! Voici que la nuit cède au jour ! ») Mais Tristan répond, lui aussi : « Qu’éternellement
162Tristan répond, lui aussi : « Qu’éternellement la nuit nous enveloppe ! » Tout comme dans ce début d’une autre « aube » 43
163nc vite ! — Combien je voudrais, mon Dieu, que la nuit ne finît pas, que mon ami pût rester près de moi, et que jamais le gu
164e tourment de la matière ; mais la mort, c’est la nuit de l’illumination, l’évanouissement des formes illusoires, l’union de
165 finale n’aboutit point au jour de Dieu mais à la nuit de la passion, non point au salut de la personne mais bien à sa disso
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
166me », écrira plus tard Novalis, ce mystique de la Nuit et de la Lumière secrète. Cette maxime traduit d’ailleurs, parmi tant
167t se défendre de songer ici aux « déserts » de la Nuit obscure que décrit saint Jean de la Croix ? « Éloigne les choses, ama
168 des objets que les passions lui présentaient. » (Nuit obscure, III.) (Et l’on peut certes rapprocher ce passage de l’admira
169agans de l’impatience, brûlure d’amour qui dévore nuit et jour, orgie d’amour, délices ruisselantes, ivresses, [p. 174] meur
170 chair attirée par l’élan mystique en ses débuts (Nuit obscure, I, v. 3), ne s’exagère pas plus qu’il ne se la dissimule la
171les deux cas. Les hérétiques cathares opposent la Nuit au Jour comme le fait l’Évangile de Jean. Mais la Parole du Jour, pou
172 du Jour, pour eux, n’a pas revêtu la forme de la Nuit : elle n’a pas « été faite chair ». Ils ne veulent pas que le Jour pa
173 aller tout droit à l’Amour par l’amour, et de la Nuit au Jour sans nul intermédiaire. Sombrant alors, comme Icare est tombé
174ait énergiquement Luther.) Ils pressentent que la Nuit est un mystère du Jour, dont le Jour seul détient le secret dernier 1
175 le secret dernier 123 . Mais ils ignorent que la Nuit, c’est la Colère de Dieu — répondant à notre révolte — et non pas l’œ
176ignore le « chemin », c’est se précipiter dans la Nuit. Le dépassement, dès lors, n’est plus qu’exaltation du narcissisme. I
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
177 qu’il m’enlace et me torture des journées et des nuits entières. Et ces moments-là, pour moi, ne ressemblent plus à la lumiè
178emblent plus à la lumière et à la vie : c’est une nuit infernale et une cruelle mort. Et pourtant ! (voici bien ce qu’on peu
179e chemin vers une telle vie ! (Chanson 72.) La « nuit infernale » devient le Jour, la « cruelle mort » une Vie nouvelle, et
180n de Shakespeare — mais nous avons le Songe d’une Nuit d’été. Et l’on dit qu’il était catholique — mais nous avons Roméo et
181de l’âme avide de tortures transfigurantes, de la nuit abyssale où l’éclair de l’amour illumine parfois une face immobile et
182emeure avec toi Et plus jamais de ce palais de la nuit obscure Je ne repartirai ; ici je veux rester Avec les vers qui sont
183Penseroso expriment l’opposition du Jour et de la Nuit, et le choix nécessaire qu’il n’a pas encore fait. (Il ne le fera san
184ci que coquetterie, et le combat du Jour et de la Nuit se ramène à des jeux de pénombre. Entre le corps des deux amants plus
185sonnement » qui se voit opposé à la passion de la Nuit ! « Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dan
186épanouissement mystique dans la vie infinie de la Nuit. Il y manque ce que l’on pourrait appeler, symétriquement, « cette jo
187une transfiguration, l’instant où ce qui était la Nuit se révèle le Jour absolu. Mais faute d’atteindre cette limite, un Rac
188n est le prisonnier d’un au-delà du jour et de la nuit, le martyr d’un ravissement qui se mue en joie pure à la mort. On peu
189nces osent enfin dire leur nom. L’adoration de la Nuit et de la Mort accède pour la première fois au plan de la conscience l
190st un mariage qui nous donne une compagne pour la Nuit. [p. 239] C’est dans la mort que l’amour est le plus doux ; pour le v
191st le plus doux ; pour le vivant, la mort est une nuit de noces, un secret de doux mystères. L’ivresse des sens appartient p
192Père est lui-même. 156 Et dans les Hymnes à la Nuit, où l’Éros ténébreux supplie que le matin ne renaisse plus (thème des
193ment à toi, et que dure alors éternellement notre nuit nuptiale ! Et l’on devrait citer toutes les œuvres de Tieck, définis
194 retentira Comme un tonnerre de joie à travers la nuit de printemps ! 16. Intériorisation du mythe Le rythme intime du ro
195manichéenne, le renversement perpétuel du jour en Nuit et de la nuit en Jour. Le même élan qui portait l’âme vers la lumière
196e renversement perpétuel du jour en Nuit et de la nuit en Jour. Le même élan qui portait l’âme vers la lumière et l’unité di
197ntique : L’enthousiasme errant, fils de la belle Nuit. Et la célèbre invocation : « Levez-vous vite, orages désirés qui de
198tre vie », c’est le chant pur de la passion de la Nuit. Mais il n’est point d’aube mystique à l’horizon spirituel, ni de vér
199et, et plus encore par sa musique. Il a chanté la Nuit de la dissolution des formes et des êtres, la libération du désir, l’
200au nom du bon sens. Du mystère bouleversant de la Nuit et de la destruction des corps, l’on a fait la « sublimation » d’un p
201ontradictoire, contrapuntique de la passion de la Nuit — qui est l’appel au Jour incréé. La définition même de la musique oc
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
202e traduit, à l’origine, la lutte du Jour et de la Nuit. La mort y joue un rôle central : elle est la défaite du monde et la
203s fourrageurs lui ont assigné pour y dormir cette nuit-là. Or le roi « comme celuy qui gardoit le plus les cérémonies d’honn
204il ne peut donc revenir sur ses pas ; il passe la nuit dans l’endroit où il est, et fait se ranger l’avant-garde conformémen
205e vainqueur (c’est par exemple celui qui passe la nuit sur le champ de bataille) ; enfin et surtout le parallélisme exact de
206ait ce qu’on appelle un plan, sans avoir passé la nuit à se promener et à retourner la position… Et l’attaque commencée, ils
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
207, c’était la chute dans l’illimité, au sein de la Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non
208rre qu’il faut aimer. Au-delà, il n’y aura pas la Nuit divinisante, mais le jugement du Créateur. L’homme naturel ne pouvait
51 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
209l ne relève pas le défi. Nietzsche attend dans la nuit désertique des hauteurs. Une aube vient. C’est encore l’aube de la te
52 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
210a créature : car un jour le redit au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats, jusqu’au
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
211u prophète Ésaïe : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : Le matin vient, et la nuit aussi ! » La
212— La sentinelle a répondu : Le matin vient, et la nuit aussi ! » La paix que nous devons invoquer ne peut pas être une simpl
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
213er qui guette, et qui travaille lui aussi jour et nuit, dans les bureaux et les usines — pour que rien ne passe. Frontières
55 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
214re avec ses faux prophètes, pour y être tourmenté nuit et jour aux siècles des siècles. La Bible — c’est un fait trop peu co
215 frères, celui qui les accuse devant Dieu jour et nuit ». C’est lui qui demandait la tête de Job devant le tribunal céleste.
56 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
216ondiale. — Que se passe-t-il ? J’ai trop bu cette nuit. Coups et blessures, une grande violence sévissait. Je me réveille da
57 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
217 me fait une de ces scènes ! J’ai pleuré toute la nuit, sur un canapé du salon… » — « Madame, dit le médecin, vos enfants sa
58 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
218s postes de radio qui ne peuvent plus se taire ni nuit ni jour, où la parole est débitée à tant la [p. 207] seconde, qu’il y
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
219re avec ses faux prophètes, pour y être tourmenté nuit et jour, au siècle des siècles. La Bible, notez-le, parle beaucoup mo
60 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IV : L’accusateur (5 novembre 1943)
220 frères, celui qui les accuse devant Dieu jour et nuit ». C’est lui qui demandait la tête de Job devant le tribunal céleste.
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
221ès simple. Il travaillait une grande partie de la nuit. Georg Brandès rapporte qu’on pouvait le voir, de la rue, arpenter lo
222ivres. Au premier pas que nous faisons dans notre nuit, voici que le chemin s’éclaire et que les perspectives se dégagent. E
223que nous prophétisons. Le chrétien marche dans la nuit en créant sa lumière et son chemin 29 , lumière qui n’est pas sa lumi
224dre, au lieu de croire et de faire un pas dans la nuit, sur ce « chemin » qui est le Christ présent. Il y a des abîmes entre
225e au prophète 35  : « Sentinelle que dis-tu de la nuit ? Sentinelle que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : Le m
226e dis-tu de la nuit ? Sentinelle que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : Le matin vient et la nuit aussi ! Si vo
227 — La sentinelle a répondu : Le matin vient et la nuit aussi ! Si vous voulez interroger, interrogez ; convertissez-vous et
62 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
228a créature : car un jour le redit au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats jusqu’aux
63 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
229science positiviste. [p. 202] Est-il vrai que la nuit et le rêve n’aient rien à révéler qui importe au jour ? Est-il vrai q
230 du divers, du moi distinct et agissant. C’est la Nuit spirituelle que décrit Jean de la Croix, et dont la nuit des songes,
231irituelle que décrit Jean de la Croix, et dont la nuit des songes, chantée par les poètes, n’était que le symbole et le sign
232dicible ou ce discours sans mots entendus dans la nuit de la passivité, comment l’eussent-ils pu rendre au jour sans le trah
233à y échapper par des sublimations : au fond de la Nuit et de l’inconscient, c’est encore lui qu’il retrouvera sous des espèc
64 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
234emps présent 17 mars 1939 « Le Führer a passé la nuit au Hradschin. » Après Vienne, avec Prague, c’est une Europe qui vient
235ternisée d’un soir d’été, après l’orage, avant la nuit, dans une gloire déchirante et délicieuse comme les secondes voix de
65 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
236u des années qui viennent. Paris, 21 avril 1939 Nuit blanche dans un train bondé dès le départ de Marseille. Une journée d
237rment les frontières, avant la solitude, avant la nuit de l’esprit. 24 mai 1939 Avant-hier, nous trouvâmes en rentrant une
238ec lucidité. L’Europe a connu des paniques et des nuits plus terribles que les nôtres, au lendemain des grandes invasions, du
239e oracle de Séir : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? — Le matin vient, et la nuit aussi ! » C’est toujours le même drame
240, que dis-tu de la nuit ? — Le matin vient, et la nuit aussi ! » C’est toujours le même drame que nous vivons, qu’il s’agiss
241uble possibilité qu’elles offrent, le matin et la nuit qui viennent, et qui ne cesseront de venir jusqu’au Jour éternel ! Pr
66 1946, Journal des deux Mondes. 3. Intermède
242iel d’angoisse et de haine ! — Malheur sur nous ! Nuit lugubre, sans sommeil — rythmée d’armes martelées — meute folle, meur
67 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
243specter gravement. Partirons-nous au milieu de la nuit ? Ou passerons-nous l’hiver ici ? Plus rien ne dépend de nous. C’est
244n n’est plus poétique qu’un rassemblement dans la nuit, grouillant de casques, de reflets sourds et de pas lourdement rythmé
245lerte. ⁂ Paris, capitale engloutie dans l’épaisse nuit des campagnes. Mais une nuit sans clair de lune, sans arbres et sans
246outie dans l’épaisse nuit des campagnes. Mais une nuit sans clair de lune, sans arbres et sans abois dans le lointain. On y
247n autre guerrier qui parle en ses Tragiques d’une nuit Où l’Amour et la Mort troquèrent de flambeaux. Par le pinceau, par
68 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
248 l’Évangile qu’on trouve sur toutes les tables de nuit de ces hospices. Je le feuilletai et mon premier regard tomba sur cet
249ranchise. On nous répète : « Qui ne sait se taire nuit à son pays. » Fort bien. Mais il y a des silences plus dangereux pour
250imprudentes… Il y a des cas où qui ne sait parler nuit à son pays et à l’humanité en général. C’est ce que j’ai développé hi
251 de Mozart. Et dans une seule bouffée, toutes ces nuits de Vienne, élégantes passions égarées, musique aux jardins jusqu’à l’
252a catastrophe. Il n’est plus d’autre issue que la nuit, mais viendra-t-elle après ma mort ou avec elle ? « Une nuit viendra,
253viendra-t-elle après ma mort ou avec elle ? « Une nuit viendra, pendant laquelle personne ne peut agir ». C’est quelque part
254ideau, mais rien encore. [p. 72] Au milieu de la nuit dernière, réveillé par deux détonations qui semblaient provenir de la
255ous a informés au bureau de ce qui s’est passé la nuit dernière. C’était sérieux. Attaques de saboteurs contre nos aérodrome
256re nos aérodromes. Mais on veillait partout. À la nuit, des barricades ont été dressées dans les rues de la ville. La troupe
257e. Raisons de croire que le coup nazi, raté cette nuit, sera suivi à bref délai de manifestations plus énergiques… Mon genou
69 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
258ieuse. Est-il vrai que vous êtes bombardés chaque nuit et que vous allez mourir de faim ? » Nous la rassurons. Tout se rédui
259rmes dépareillés. Nous sommes ici depuis midi, la nuit approche et je ne crois plus guère au départ. S’il y avait une goutte
260nt dans la gare ou aux alentours. Durant toute la nuit, nous avons fait une moyenne de trente kilomètres à l’heure. Cet expr
261e ère. Et je songe au bastion que mon pays élève, nuit et jour, autour du massif du Gothard, cœur mystérieux du continent, d
262qu’il était bien réel et bien lui-même… En mer, nuit du 14 au 15 septembre 1940 Les derniers bateaux de la dernière ligne
263use d’une conversation entendue sur le pont cette nuit même. L’heure était fort tardive et propice aux aveux. V. ex-cagoular
70 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
264’en fait un dôme à sa mesure et le referme sur sa nuit de ville. New York, 6 novembre Première victoire de la démocratie.
265n’ont plus envie de bâtir. Beaucoup passent leurs nuits dans des salles d’attente, sachant qu’il ne vient plus de trains, dor
266ans le printemps léger. ⁂ New York, 8 mai 1941, nuit Nicolas de Flue à Carnegie-Hall, la plus grande salle de concerts de
71 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
267s-la, et couchons-nous. 21 juillet 1941, en mer Nuit des tropiques. Tout à l’avant du pont, le vent merveilleusement chaud
268elque avenir étranger. Au long souffle appuyé des nuits brûlantes, profond massage, les soucis de naguère se détendent, s’éta
269e soleil. Je pense que si j’étais en prison cette nuit, je n’aurais aucun reproche pour ceux qui dansent. Et ce n’est point
270 des sacs de café par milliers, pendant toute une nuit d’insomnie. [p. 135] Nous entrons dans l’hiver du Sud. Sur le pont d
271cous déplumés, qui nettoient les charognes en une nuit, et laissent au bord des routes de grands squelettes blanchis, seuls
72 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
272ge, un autre avenir qui s’ouvre et qui bée sur la nuit. Je connais la cérémonie. [p. 156] Mes amis s’étonnaient de mon calm
273942 Ou écrire, ou sortir. — Après trois jours et nuits de travail acharné, j’ai tenté hier soir une sortie. Deux signes m’on
274é tôt, mais n’ai rien fait qui vaille de toute la nuit. Voilà qui est clair : ou écrire, ou sortir. 4 mars 1942 À Town Hal
275maient malgré moi, car j’avais travaillé toute la nuit et l’émotion me fait dormir. Je suis sorti pénétré d’une ivresse dont
276 fauteuil. Bonheur d’écrire et de me sentir libre nuit et jour. Fin mars 1942 Écrit finis à six heures du matin. Église Sa
277u fond d’une campagne française — ce sera déjà la nuit là-bas — des oreilles clandestines entendront : « la Voix de l’Amériq
278de Londres, pour ma seconde émission, celle de la nuit. Pierre Lazareff, en bras de chemise, sort de sa cage vitrée, le cray
279f fois sur dix. Huit heures et demie. L’équipe de nuit s’installe sans bruit dans les bureaux presque déserts. Téléphone de
280r huit heures ? Quitte à revenir terminer dans la nuit. À deux heures du matin, si tout a bien marché, je monterai chez « Sa
281rès le bain, à toutes les heures du jour et de la nuit. Profité de ce bref loisir pour reprendre mon Diable abandonné dans u
282paraît ce qu’il a fait de plus beau. Tard dans la nuit je me retire épuisé (je dois rentrer pour neuf heures à New York), ma
73 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
283a lune, au-dessus des premiers nuages. Une grande nuit s’ouvre au travail paisible. D’heure en heure, je me lève et sors. Je
74 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
284 Pégase un jour descendra, si ce n’est plutôt une nuit. Et chaque matin, elle va regarder de très près le gazon, pour y cher
285es prairies. Par la charmille, où il fait presque nuit — mais on devine encore quelques statues décapitées, ou renversées da
75 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
286nfants qui ne jouent plus à la balle parce que la nuit vient de descendre —  [p. 225] depuis cinq ans que je circule dans ce
287en n’empêche le Waldorf-Astoria d’annoncer que sa nuit de l’An « promet d’être la plus grande nuit de l’histoire de l’hôtel
288ue sa nuit de l’An « promet d’être la plus grande nuit de l’histoire de l’hôtel — à partir de $ 20 la place ». Nous fûmes hi
76 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
289e de cette avenue, à telle heure du jour ou de la nuit, je le sais et j’y vais encore une fois, comme pour la retrouver déjà
290ennes aux lacs gelés. Nous dûmes passer toute une nuit dans les lugubres baraquements de la base de Gander, à Terre-Neuve.
291leu de plomb. Aux approches de l’Irlande vient la nuit. Derrière nous, tout est flamme et or. Mais un toit d’ombre épaisse d
292verons-nous quelques chambres pour le reste de la nuit ? Deux jeunes Américains du convoi m’interrogent. Cet hôtel ne leur p
293s salles de bain. Mais comment dormirais-je cette nuit ? J’arrive au rendez-vous après sept ans, furtivement, à la faveur d’
294us après sept ans, furtivement, à la faveur d’une nuit déserte. Un rendez-vous dont j’avais bien souvent désespéré, après ce
295ne trouve pas une chambre à louer pour plus d’une nuit. Paradoxe de la crise des logements ! Mais qu’importe. Notre idée se
77 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
296 personne ne peut deviner si c’est le matin ou la nuit qui s’approche. Mais chacun peut à chaque instant choisir, et s’effor
78 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
297leure toute la journée, que je rugisse pendant la nuit, et que je dévore les tapis ? Voulez-vous que je prenne des airs ? Ou
79 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
298ute perdu, et c’est la raison de Noël. Dans cette nuit la plus longue de l’année, parce qu’il n’y avait plus qu’à désespérer
299Séir au prophète : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? » La sentinelle a répondu : « L
300 dis-tu de la nuit ? Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? » La sentinelle a répondu : « Le matin vient et la nuit aussi. » Je
301 La sentinelle a répondu : « Le matin vient et la nuit aussi. » Je n’ai pas fini d’aimer ce cri. Les citations de la Bible v
80 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
302le contraire. Voilà : je sais que je suis dans la nuit. Je ne puis marcher que dans la confusion. Mais, si je marche cependa
303. Les autres, je les risque dans le noir, dans la nuit de la foi ou du pressentiment, soutenu par l’espoir d’une vision reno
81 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
304n diminuant vertigineusement et l’égarent dans sa nuit. Je saute quelques délires et pas mal de superstitions. Enfin cette e
82 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
305nt cet obstacle dernier. Il a beau n’aller que de nuit aux rendez- vous avec la belle Mina. Le jour venu de signer le contra
83 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
306ire, [p. 67] mémoire pesante de l’incommensurable nuit. Nous n’irons pas au-delà de nous-mêmes. Mais dans cette défaite de l
84 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
307érences ou un dîner. Et je passais le reste de la nuit dans un bar, en compagnie d’un peintre réfugié, nommé Maria. Je l’ava
308elles, je suis inquiet, je n’oublierai jamais les nuits extraordinaires que nous avons encore pu passer ensemble, à la veille
85 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
309l ne relève pas le défi. Nietzsche attend dans la nuit désertique des hauteurs. Une aube vient. C’est encore l’aube de la te
86 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
310re soudain là, ou le printemps, ou chaque soir la nuit. (Une première lampe s’est allumée. Quelqu’un dit : « Elle est là. »)
311ommation, somme absolue de ses journées et de ses nuits, de ses pensées et de ses gestes, de son savoir, de ses refus, de ses
87 1947, Doctrine fabuleuse. 15. Antée ou La terre
312a faiblesse qui a passé dans la terre, pendant la nuit. Vous voyez, c’est le contraire de ce qu’on dit. Regardez les morts e
88 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
313 en faveur de la démocratie. Et plus tard dans la nuit, traversant le square presque déserté, et couvert de papiers, cette f
89 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
314nde, idée de la Femme régnant sur des millions de nuits, mythe évasif, que n’êtes-vous disparue, comme un ange au matin ? Dan
90 1948, Suite neuchâteloise. I
315ze dernières minutes, la dernière cigarette d’une nuit mal dormie, le moment de refermer les valises entre deux coups d’œil
316 Un jour, il faudra [p. 16] s’arrêter, passer une nuit, se réveiller dans ce village où je suis né ; mesurer mon âge et le T
91 1948, Suite neuchâteloise. VII
317 73] jardins en terrasses pleins de lucioles à la nuit, quand les violoneux du village viennent donner la sérénade. Et nous
318it de s’éveiller, luisant et neuf, de la première nuit… Et ces deux grands étés américains, dans [p. 75] les demeures trop v
319ointain que l’eau n’a point doublé, déjà prise de nuit, rêvant jusqu’à mes pieds.   Par une chaude soirée du mois d’août 192
92 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
320 intacte du continent (600 000 hommes) veillaient nuit et jour, prêtes à faire sauter le tunnel et la route, prêtes à oppose
93 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
321t au théâtre et, rentré chez lui, pleure toute la nuit. « Mais le lendemain, écrit-il, je fus comme d’ordinaire, et même plu
94 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
322 tombe de Tristan et d’Iseut, deux plantes en une nuit s’élèvent et s’enlacent. Et ce symbole discret de la transmigration n
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
323quelque « Tradition » universelle, remontant à la nuit des temps, et noyant les [p. 19] problèmes concrets de notre siècle d
324s une condamnation globale de l’Occident 2 . « La nuit, tous les chats sont gris », dit le proverbe. Mauvaise formule d’unio
325es. Les trottoirs couverts de dormeurs pendant la nuit. Et j’ai vu cinq personnes sur une seule bicyclette ! Ces gens ne ser
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
326 tombe de Tristan et d’Iseut, deux plantes en une nuit s’élèvent et s’enlacent. Et ce symbole discret de la transmigration n
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
327est de 108 « années », dont chaque jour et chaque nuit représentent un Kalpa. Après 249 milliards d’années, le Brahma meurt,
98 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
328. Mais les Russes sont si loin, et c’est pire.) Nuit du 5 au 6 novembre 1956, à Paris De tous côtés, on demande au Congrès
99 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
329as lui chatouiller la plante des pieds pendant la nuit ? » Non pas son mince fantôme, mais certes son exemple vient chatouil
100 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
330ances… R. — Ce sont les chances de l’homme.   La nuit est là. Les dômes dorés de la Basilique sont éteints. Les pigeons dor