1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1qu’il n’y a de pensée valable qu’assujettie à son objet, qu’il n’y a de liberté que dans la soumission aux lois naturelles ;
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
2 vents — qu’il eût été loisible d’attribuer comme objet à ma jubilation, non pas ce but peut-être dérisoire vers quoi je me p
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
3re d’imagination qui orne de beautés illusoires l’objet de l’amour. Mais les jeunes gens de ce temps ne cultivent point cette
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
4i délicat et d’une si subtile convenance avec son objet qu’il en saisit sans mièvrerie ni vulgarité la grâce un peu trouble e
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
5ris que cet univers dont je rêvais n’était pas un objet de songe mais d’expérience ». Mais une telle « expérience », je crois
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
6ur l’inspiration. D’autre part la simplicité de l’objet était nécessaire à la sécurité de cette sorte d’analyse, — encore que
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7t esprit « bien français » qui s’associe à tant d’objets de votre mépris, en prenant le contre-pied de tout ce qu’il inspire ?
8ntes où s’épuise vainement une dialectique dont l’objet fuit sans cesse par la quatrième dimension. Aragon et les surréaliste
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
9orgueil. Il respire déjà l’odeur merveilleuse des objets et des êtres véritables. Un bateau ne glisse pas plus doucement vers
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
10aite. Qu’on ne m’accuse donc pas de caricaturer l’objet de ma critique pour faciliter l’accusation : je prends pour la juger
11on froide et tenace. Il s’efforce d’en réaliser l’objet par ses propres moyens, à un exemplaire ; puis, il fonde une usine po
12chère ; mais surtout que le besoin qu’on a de tel objet est satisfait ou a disparu. Il semble alors que [p. 194] l’industriel
13agner 5 francs en achetant 5 francs moins cher un objet que, sans cette baisse, il n’eût pas acheté du tout. Autrement dit, i
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
14r plus loin, dans ce silence où l’on accède à des objets qui enfin valent le respect. p. 1034 as. « Aragon : Traité du st
11 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
15ns que peu d’images (à peine quelques « motifs », objets usuels et usés, sur la nuance mate d’un paravent chinois). Ce qu’elle
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
16érieure, mais elle apparaît toujours sous forme d’objets. Ce comique triste, ces imaginations délirantes mais parfaitement con
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
17ui est un Collège célèbre. 2. La recherche de l’objet inconnu Personne n’a mon adresse, je n’attends rien d’ailleurs ; tout
18nce de l’adoration comblée, j’en sortirais de ces objets sans nom, inutilisables, bouleversants de perfection, gages d’un mond
19ordre naturel des choses pouvait offrir asile à l’objet inconnu que je chercherai sans doute jusqu’à la fin des fins… Mais vo
20perdu, c’était son ombre. Mais moi qui cherche un Objet Inconnu ! — Ô Destin sans repos et qui me voue à toutes les magies !
21e pense, au jour de mon pèlerinage au Temple de l’Objet inconnu. On passe une barrière, une cour vide ; on prend le sentier q
22rien que le voyage du Sujet à la recherche de son Objet, — en passant par la Hongrie. — Mais puisqu’enfin nous y voici, en ce
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
23je distingue le doux feu bleu de mon obsession. L’Objet Inconnu, — quand je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je
24des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique de tout… E
25 et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet objet dont [p. 584] parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un vio
26an de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir l’objet pour la première fois — ou bien était-ce un être ? [p. 586] 17. Ins
27lité absolument tragique… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensées ? La veilleuse fleurit soudai
28 choses les plus évidentes. C’est bien pourquoi l’Objet n’a pas de nom. Parfois je me suis demandé s’il n’était pas une sorte
29notion plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait plus probable ? Ou bien n’ai-je [p. 589] su voir autre ch
30sais rien d’autre que sa fuite : n’est-il pas cet Objet qui n’ait rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie
31rre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me resterait qu’à le détruire. (Aussitôt je commence à compren
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
32iale, au profit d’une volonté de puissance dont l’objet demeure assez incertain. Ce mystère qui entoure Perken durant tout le
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
33s venus à ma rencontre étaient justement les deux objets les plus révoltants de la terre : une église, une prison. » Triste ca
34lle mystique, — rien n’est plus incertain que son objet. Comme il est déchirant en vérité, le chant d’orgueil que le siècle e
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
35s de décorateurs : paravents, vitrines, coffrets, objets ouvragés. Il y a là une tradition qui certainement est bien huguenote
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
36re une conclusion capitale qui, sans doute, fut l’objet déterminant de son auteur. Elle concerne la question sociale. Il s’at
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
37et fignolent avec un talent disproportionné à son objet. Que Gide ne soit pas si « mauvais » qu’on l’a dit, — ou qu’il a bien
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
38ient tressaillir nos ancêtres, mais leur légitime objet a été enlevé ; les souffrances sont encore là, mais non plus les espé
21 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
39veut s’en arracher. Toute délectation détruit son objet, et bientôt détruit jusqu’aux sens sur lesquels elle régnait. Le sent
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
40 désir vraiment pur parvient toujours à créer son objet, de même qu’atteignant un certain degré d’intensité, un état d’âme cr
41trouver la sensation de ce regard jusque dans des objets — et c’est cela seul qui donne un sens au monde. — Mais je bavarde, j
42vré le homard qui, laissé au vestiaire, y était l’objet de vexations diverses et de curiosités grossières de la part des garç
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
43Collège célèbre. [p. 67] ii La Recherche de l’objet inconnu Personne n’a mon adresse, je n’attends rien d’ailleurs ; tout
44nce de l’adoration comblée, j’en sortirais de ces objets sans nom, inutilisables, bouleversants de perfection, gages d’un mond
45ordre naturel des choses pouvait offrir asile à l’Objet inconnu que je chercherai sans doute jusqu’à la fin des fins… Mais vo
46perdu, c’était son ombre. Mais moi qui cherche un Objet inconnu ! — Ô Destin sans repos et qui me voue à toutes les magies !
47e pense, au jour de mon pèlerinage au Temple de l’Objet inconnu. Voici que ce j’ai vu. On passe une barrière, une cour vide ;
48rien que le voyage du Sujet à la recherche de son Objet, — en passant par la Hongrie. — Mais puisqu’enfin nous y voici… (Le t
49je distingue le doux feu bleu de mon obsession. L’Objet inconnu, — quand je pense à ce qu’en imagineraient les autres, si je
50des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique de tout… E
51 et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet Objet dont parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un violon décri
52nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir [p. 108] l’Objet pour la première fois — ou bien était-ce un être ? xvii Insomnie
53lité absolument tragique… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensées ? La veilleuse fleurit soudai
54 choses les plus évidentes. C’est bien pourquoi l’Objet n’a pas de nom. Parfois je me suis demandé s’il n’était pas une sorte
55notion plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait [p. 114] plus probable ? Ou bien n’ai-je su voir autre ch
56 d’autre que sa fuite : n’est-il pas [p. 116] cet objet qui n’ait rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie
57rre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me resterait qu’à le détruire. (Aussitôt je commence à compren
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
58espondances que ce médecin parle avec mystère des objets que nous touchons, — ce mystique avec naturel de ce qui nous est invi
59e sensuelle et lente, et qui jouit parfois de son objet… 13 juin 1929 Werther. J’ai mis des feuilles de buvard entre les p
25 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
60rti, ne saurait, pour les mêmes raisons, servir d’objet à notre jugement. Bien plutôt c’est lui qui nous juge. Il y a dans le
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
61avec passion. Il faut encore leur donner d’autres objets de passion. Ou bien il faut leur rappeler des vérités d’un ordre tel
27 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
62rogrès. L’extérieur déçoit, l’intérieur égare ; l’objet pur opprime, le sujet pur s’évade ; les morales échouent, l’immoralis
28 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
63eau genre, si la nostalgie qu’il nourrit avait un objet réel ; si véritablement le communisme russe donnait aux hommes un lie
64 Or, il n’y a pas de communion possible entre des objets. Communier est le fait des esprits créateurs, c’est un mode de contac
65r contre, ils en ont quelques-unes.) Le « monde d’objets » dans lequel la philosophie moderne s’est enfermée ne comporte plus
29 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
66 nous engageons donc dans une lutte réelle dont l’objet n’est autre que de soumettre les institutions aux exigences vitales d
30 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
67uler des revendications concrètes, et cependant l’objet de ces revendications est toujours relatif, subordonné à une fin tran
68t faire une œuvre ni d’art ni de philosophie. Les objets que diverses occasions tout imprévues — conférences, débats publics,
69leur imposer un style indépendant [p. 31] de leur objet. Faire de la politique, ce n’est pas là mon choix, c’est une obligati
31 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
70différentes, même s’ils semblent parler des mêmes objets. Le grand service que le marxisme peut rendre aux chrétiens, est là.
32 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
71. C’est autour d’un tabou et autour des tombeaux, objets d’effroi, que se rassemble la société primitive. Ce qu’elle adore, c’
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
72e les thèmes d’une méditation qui se propose pour objet d’approcher le mystère indéfinissable de l’être. « Il faut qu’il y ai
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
73moigne que tu n’es pas foule, imitation et simple objet des lois du monde. La foule attend : si tu la suis, elle te méprisera
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
74ugement une rigueur qui se perdait à soupeser des objets trop petits. p. 812 u. « Destin allemand », Foi et Vie, Paris, n
36 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
75finissable concret Il ne faut pas estimer que les objets que nous touchons de nos mains et voyons de nos yeux soient du tout p
76 qui consiste à les toucher et à les voir. Car un objet que personne n’a vu ni touché appartient à la connaissance qu’on nomm
77faut que la [p. 369] rencontre d’un sujet avec un objet soit attestée par quelque modification sensible. Les objets matériels
78t attestée par quelque modification sensible. Les objets matériels ne sont vraiment objets que si la connaissance d’un homme l
79n sensible. Les objets matériels ne sont vraiment objets que si la connaissance d’un homme les saisit. La connaissance d’un ho
80rme l’équation sujet en vrai sujet, et l’équation objet en vrai objet. 2. Le concret, c’est la présence de l’homme Comment
81 sujet en vrai sujet, et l’équation objet en vrai objet. 2. Le concret, c’est la présence de l’homme Comment choisir cette
82faut mettre en présence. Sujet en tant qu’actif, objet en tant qu’agi, sont des concepts dont le seul contenu paraît au seul
83it l’événement ? [p. 370] La manière d’être de l’objet lorsqu’il est mis en présence du sujet n’est point passive ; elle est
84’est point passive ; elle est de résister. Mais l’objet ne peut, par lui-même, provoquer aucune présence. C’est là le rôle du
85essentiellement provocante. Il cherche partout un objet qui lui donne occasion de manifester son pouvoir. Et son angoisse est
86r ; sa joie, de provoquer le corps-à-corps avec l’objet. Par où l’on voit que le sujet détient une primauté de fait. Il peut
87’éprouver dans l’angoisse, il y trouve, loin de l’objet, une sorte d’existence virtuelle, incomplète mais déjà consciente ; c
88incomplète mais déjà consciente ; cependant que l’objet, séparé du sujet, n’a rien en lui qui le pousse à chercher ce dont il
89 il manque, et n’a pas d’existence. Il ne devient objet que lorsque j’en fais mon objet. Tel étant le sujet, on peut voir qu’
90ce. Il ne devient objet que lorsque j’en fais mon objet. Tel étant le sujet, on peut voir qu’il n’est autre que l’homme. Seul
91 connu, l’homme détient le pouvoir de provoquer l’objet à l’existence. Il peut le faire de deux façons, l’une virtuelle ou di
92nte, l’autre actuelle. S’il se borne à imaginer l’objet hors de sa prise, comme absent, il ne fait à vrai dire qu’augmenter s
93goisse de l’impression d’une impuissance. Alors l’objet n’a pas d’autre existence que celle d’une fatalité abstraite pesant s
94s, cherche des résistances, veut agir, trouve son objet, — la fatalité disparaît, l’angoisse devient joie de combattre. C’est
95, comme un [p. 371] facteur indifférent, comme un objet ou comme un chiffre : ils ne savent pas de quoi ils parlent, l’homme
96oncept. Mais la psychologie fait de l’homme son « objet », et par là même le déshumanise. Elle pose l’homme comme un problème
97ter. L’acte étant sujet pur, il ne sera jamais un objet de l’entendement. Et c’est pourquoi rien ne peut l’expliquer. Mais qu
98ut l’expliquer. Mais qu’il paraisse, aussitôt les objets s’ordonnent à sa décision, et deviennent saisissables pour l’entendem
99 au monde et à moi-même conjointement ; aux vrais objets, aux vrais humains, et à ma vraie responsabilité. C’est à bon droit,
100 de l’homme sujet à l’instant qu’il rencontre son objet. L’homme sujet, c’est l’homme seul à l’instant qu’il cesse de l’être.
101rement la sujétion de l’homme à l’éternel et de l’objet à l’homme, on peut dire que la personne est l’impensable incarnation
102nde. Nous nous voyons dominés fréquemment par les objets que nous imaginons sans les saisir, et notre « individu » n’est certe
103s fatalité, parce que nous sommes ses impuissants objets. [p. 376] Nous sommes très peu personnels. Nous sommes aliénés au mo
104 peu personnels. Nous sommes aliénés au monde des objets. Nous sommes surtout les jouets humiliés de ce qui nie notre dignité
105 notre dignité d’hommes, de ce qui nous traite en objets neutres et en objets d’autant moins résistants qu’ils ont cru concevo
106es, de ce qui nous traite en objets neutres et en objets d’autant moins résistants qu’ils ont cru concevoir, dans ce qui les a
107sme a compris qu’il y a pour l’homme un monde des objets, ce que niaient pratiquement beaucoup de clercs ; il a compris que le
108mène homme ne se produit en fait qu’au niveau des objets, et que tout ce qui est doit pouvoir être vu, être touché, consister
109 non pas ironique !) et qu’il dépend de lui que l’objet soit ou non présent. Mais alors le malheur du spiritualisme fut de se
110 et reste virtuel. Il se croit maître de tous les objets, mais néglige d’en choisir aucun. Il chante sa grandeur, mais n’en té
111e son existence, c’est-à-dire qu’il l’atrophie. L’objet pendant ce temps, se dégrade selon ses lois. La révolte matérialiste
112’expression de notre solidarité avec le monde des objets ; l’aspect de l’âme est notre orientation, l’originalité essentielle
113alité essentielle de l’homme au sein du monde des objets, c’est-à-dire notre capacité de choisir librement nos contacts, comme
37 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
114: il y a là un problème de rééducation qui fait l’objet de nos travaux dans le domaine pédagogique. Les cyniques sont plus da
38 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
115de discrétion qui semble ici encore imposée par l’objet du livre. Roger Breuil nous révèle une espèce de Français dont il est
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
116l’esprit, ceux dont les recherches n’ont pas pour objet immédiat les applications pratiques, la production et le gain, qui, p
117 peut être qu’un palais vide, ou un musée. Et les objets qu’on [p. 31] y conservera, et les discours qu’on y « diffusera » ser
40 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
118 contemporanéité » de Kierkegaard. Il a bien pour objet de nous rendre, d’une façon ou d’une autre, « contemporains » de l’ap
41 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
119r tant de conviction, quel que fut par ailleurs l’objet de la conviction. Une belle soirée théologique ! On invoquait tantôt
42 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
120tique et tente de le rationaliser : il en fait un objet de discours. Par là même il le rend absurde. Il le « mystifie ». Qui
43 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
121y méprendre celui des attaques dont nous sommes l’objet de la part de certains intellectuels stalinisants. « L’Iskra, organe
44 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
122rance ». Pourquoi maintenir dès lors un édit sans objet ? Ce délicat souci de légalité, si l’on ne peut aller jusqu’à dire qu
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
123ème réel se pose à nous à partir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
124, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux mortels, et c’est pourquoi
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
125ale est aussi le seul qui intéresse directement l’objet de cet ouvrage : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dan
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
126outes choses à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des [p. 130] organismes en lesquels s’in
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
127 [p. 145] Préambule L’objet de la seconde partie de cet ouvrage risquerait d’être mal compris, si
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
128n pas ces mains lentes et sèches à la surface des objets, mains rêveuses ou mains obsédées, mains incertaines, circonspectes,
129leur marquent de leur empreinte la forme même des objets saisis, mais les mains de l’agité marquent à peine les surfaces, et l
130 touche au bien d’autrui. Car celui qui touche un objet sans le marquer profondément de son empreinte et le faire sien, ne pe
131 ou parler… (« Parler pour dire », sans définir l’objet, parler pour voir comment on pourrait dire… rejoint, ailleurs, parler
132eil interposé par sa culture entre la pensée et l’objet, entre le cerveau et la main, entre l’individu pensant et toute espèc
133’est la balance qui importe, et non pas ces menus objets qu’ils ont coutume d’y déposer. Mais je me moque, et il faudrait les
51 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
134à la main qui travaille. Dans cet acte, pensée et objet témoignent de leur existence concrète, sont le concret. (Ou bien y au
135ormer ses conditions, faisant ainsi revêtir par l’objet la violence propre au sujet. Son exercice crée donc un risque, que l’
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
136tact, et littéralement drame entre la vision et l’objet, entre la position de l’homme et la proposition du monde. C’est la ré
137seule intention, de concentrer notre vision sur l’objet brut, le sentiment élémentaire. Ainsi les changements de temps à l’in
138 de toute complaisance à soi, le « dévouement à l’objet ». Certes, je vois les défauts de cette forme, et le poncif qu’elle p
139 dans le contact aussi direct que possible avec l’objet ; elle est dans la suppression de tout contact avec l’objet. » Ainsi
140le est dans la suppression de tout contact avec l’objet. » Ainsi parle Ramuz des faux poètes, des nominalistes. On croit voir
141 dans le contact aussi direct que possible avec l’objet ; elle est dans la volonté, dans l’amour, dans la création du contact
142 dans l’amour, dans la création du contact avec l’objet. » Mais on peut dire cela de Goethe aussi ? Et de bien d’autres réali
143ut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrine, à la poésie poétique, à nos formes habituées. Il prétend
144 On a vite fait d’expliquer cette esthétique de l’objet brut par une mauvaise humeur d’artiste en réaction contre [p. 165] l’
145stauration de la personne dans la tension entre l’objet et la volonté formatrice. Rédemption [p. 167] par l’effort créateur…
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
146outes choses à leur service, c’est l’histoire des objets, des langages, des génies ou des organismes en lesquels s’incarnèrent
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
147r ce n’est pas l’actualité toute passagère de son objet qui fait la faiblesse d’un ouvrage, mais bien l’insuffisance ou le me
148apte à traduire le concret, le particulier de cet objet, je veux dire son message unique et par là même généralement humain.
149e, même, que, pour modérer les appétits, étoffes, objets, etc., se fassent inattrayants au possible, de sorte qu’on achèterait
55 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
150ots ? Plusieurs des Discours religieux ayant pour objet de « préparer à la Communion », je ne vois pour ma part qu’un seul mo
56 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
151 son sens. » C’est un univers du discours, où les objets qui « veulent dire » s’assemblent en propositions (à l’homme), seul d
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
152ains déshabituées. Notre langage n’émeut plus ces objets, qui n’en renvoient pas même l’écho. Nous sommes là, petits individus
153 œuvre littéraire, pour Goethe, joue le rôle d’un objet exemplaire : c’est un modèle de composition disciplinée et organique.
154ar avance élaborées : antiquité, société policée, objets d’art, paysages célèbres, tout ce qui met une certaine distance entre
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
155és, sofas, rideaux à franges, tabourets brodés et objets d’art. Aux murs, plusieurs douzaines d’aquarelles, sous-bois et marin
156 si vraiment la conscience naît de la mort de son objet, ou tout au moins de quelque obscur désir, de quelque obscure crainte
157ns croyable, étant superstitieux sur tout plein d’objets ». Malchance affreuse du peuple français : il n’échappe aux Jésuites
158tc.) Toutes ces puissances mythiques deviennent l’objet anormal de ses croyances spontanées et immédiates. D’où l’empire mons
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
159er 1937) z Roman d’une jalousie qui se crée son objet, par masochisme. Un jeune mari trouble sa femme, et la perd enfin, à
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
160 cas, ordonnée à une loi qui n’est pas celle de l’objet mais du sujet. Son chapitre sur Balzac a de la grandeur, et touche mê
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
161tc.) Toutes ces puissances mythiques deviennent l’objet anormal de ses croyances spontanées et immédiates. D’où l’empire mons
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
162tourner cet instinct d’exploitation vers d’autres objets, artificiels, créés ! (arts, techniques, mystique). Éluard parle, com
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
163r certains partis pris, et par un certain ordre d’objets qu’elle se choisit, est aussi le produit d’une époque. C’est pourquoi
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
164hent étroitement, c’est cette étrangeté même de l’objet qui semble l’avoir retenu, et elle lui pose des questions personnelle
165rs qui s’occupent des mystiques et, en général, d’objets religieux qui leur paraissent inquiétants pour l’intégrité de leur im
65 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
166e de la beauté-standard : elle définit d’avance l’objet de la passion — dépersonnalisé dans cette mesure — et disqualifie le
167ès l’autre les illusions que lui proposent divers objets, trop faciles à saisir. Au lieu de mener à la mort, elle se dénoue en
168hoisit non comme prétexte à s’exalter, ou comme « objet de contemplation » 90 , mais comme une existence incomparable et auto
169 énorme transfert qui consiste à donner pour seul objet légitime et possible à la passion : l’idée de Nation symbolisée par l
66 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
170 des personnes, non plus comme des reflets ou des objets. Cet « exercice spirituel » développe des facultés neuves de jugement
171ue l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme
67 1938, Esprit, articles (1932–1962). Suite à « La passion contre le mariage » (décembre 1938)
172ement » restent, selon lui, hypothétiques. Pour l’objet de mon essai (voir la phrase qui porte le renvoi en note) c’était le
68 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
173us donnera la joie du chant, plus précieuse que l’objet de vos requêtes au roi. — Oui, dit le poète, mais sans nobles, sans r
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
174endo du second acte de Wagner, tel est le premier objet de cet ouvrage ; et le succès qu’il ambitionne, c’est d’amener un lec
175tôt qu’à son contentement, plutôt qu’à son vivant objet. D’où les obstacles multipliés par le Roman ; d’où l’indifférence éto
176e manière beaucoup plus profonde ? N’est-il pas l’objet même de la passion, — si l’on descend au fond du mythe ? ⁂ Nous avons
177u une seule métaphore à la fois l’expression de l’objet désiré et l’expression de ce qui condamne ce désir. Ainsi l’interdict
178 désir. Ainsi l’interdiction reste affirmée, et l’objet reste inavoué, mais tout de même il y est fait allusion, et par là, d
179ne libre et responsable. Aimer l’amour plus que l’objet de l’amour, aimer la passion pour elle-même, de l’amabam amare d’Augu
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
180ntent, dont l’un au moins intéresse directement l’objet de ce livre : la conception de la femme chez les Celtes n’est pas san
181 Désir sans fin. L’Essylt des légendes sacrées, « objet de contemplation, spectacle mystérieux », c’était l’invitation à dési
182même n’est que l’attribut conféré par l’amant à l’objet de son choix d’amour. L’expérience quotidienne montre bien que « l’am
183uotidienne montre bien que « l’amour embellit son objet », et que la beauté « officielle » n’est pas un gage d’être aimé. Mai
184ède, nous rend aveugles à la réalité de [p. 77] l’objet tel qu’il est dans sa vérité — ou bien nous la rend peu aimable. Et i
185ngé par les frères. Après quoi, l’initié devenait objet de vénération pour les simples croyants non encore « consolés » : il
186t d’abstraire de toute ambiance significative les objets que nous considérons 49 . L’un des meilleurs historiens des mœurs méd
187ue mal comment, d’une science qui se donnait pour objet l’analyse et la cure des névroses, aurait pu naître une rhétorique de
188mour suprême, chantres courtois de l’Idée voilée, objet aimé mais en même temps symbole du Désir divin. Sohrawardi (mort en 1
189. (L’Iseut celtique était aussi une magicienne, « objet de contemplation, spectacle mystérieux ».) Dans le Château de l’Âme h
190ché. » Mais la femme, dans tout cela ? Elle reste objet d’un culte. Considérée comme « source unique de joie et de repos, l’a
191in dans la libération : la présence physique de l’objet aimé lui deviendra bientôt indifférente : J’ai une amie, mais je ne
192is au xxe siècle, sinon ce livre n’aurait plus d’objet. Mais on peut poser des repères. Il est bien évident que Gottfried de
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
193t forte, moins elle se montre difficile quant aux objets qui peuvent la rassasier. Mais nous voyons ici une passion dont la na
194». C’est alors le contenu des états d’âme et leur objet, mais non leur forme, qui diffère (Appendice 10). (Nous allons y reve
195n, elle est remplie d’obscurité, et destituée des objets que les passions lui présentaient. » (Nuit obscure, III.) (Et l’on pe
196ment le monde et le prochain, et l’amour avec son objet, mais jusqu’au désir de l’amour semblent se dérober au comble de l’él
197voure en soi, dans une sorte d’indifférence à son objet vivant et extérieur. Ainsi nous avons vu que Tristan aime Iseut non p
198hindou Sankara. Ce qui est intéressant pour notre objet, c’est que Rudolf Otto distingue l’Orient de l’Occident en ramenant l
199r continuellement de saisir l’insaisissable… Et l’objet du désir ne peut être ni abandonné ni saisi 107 . L’abandonner est ch
200ur de l’obsession de ceux qui le portent que de l’objet sur lequel on le porte, il repose sur une double erreur historique et
201roubles complaisances ! — qui se vit portée par l’objet même de sa foi à user, et parfois à abuser, du langage de l’amour-pas
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
202quement, cette rhétorique tendait à idéaliser les objets tout profanes qu’elle décrivait. Ce procédé, bientôt ressenti comme t
203la conversion de l’espérance qui trouve enfin son objet véritable : Or lève-toi vers un espoir plus heureux en contemplant l
204e dégrade en pure psychologie. Le roman devient l’objet d’une littérature raffinée. D’Urfé, La Calprenède, Gomberville et les
205l se dispose à mentir. Il ne faut point servir d’objet qui nous possède ; Il ne faut point nourrir d’amour qui ne nous cède 
206utaines déclarations. « Il ne faut point servir d’objet qui nous possède » signifie en réalité : « Le seul objet qui vaille d
207ui nous possède » signifie en réalité : « Le seul objet qui vaille d’être servi, c’est celui qui nous posséderait totalement
208t Phèdre et la femme qu’il aime, il se venge de l’objet de sa passion, et il se démontre à lui-même que cette passion est con
209de lenteur somnambulique de celui qu’hypnotise un objet merveilleux, dont [p. 230] il n’aura jamais épuisé la richesse. L’un
210 femme n’est plus pour l’homme du xviiie qu’un « objet ». Mesurons l’un à l’autre ces extrêmes : la femme-idéal, pur symbole
211xistence du désir et des corps, la réalité d’un « objet ». Sade, qui est un homme du xviiie , connaît trop bien sa monotone t
212dont il faut se venger. Il n’existe que trop, cet objet, c’est lui qui détient le plaisir et le plaisir est une fatalité. Com
213 derniers charmes du péché. Au lieu de négliger l’objet, détruisons-le par des tortures d’où nous tirerons encore quelque pla
214sence-impossible, le vrai amour qui repousse tout objet pour s’élancer à l’infini. C’est, dit-il, « le désir de quelque chose
215me, cette passion qui ruine sans relâche tous les objets qu’elle peut concevoir et désirer (la nature, l’être aimé, le moi), t
216re de tout ce qui se présente la découverte que l’objet aimé a de nouvelles perfections. » Ainsi aux mines de sel de Salzbour
217ce, décrivant l’être en situation d’agir, non les objets. Achèvement désigne l’expression totale d’un être, d’un mythe ou d’un
218» détient une signification plus riche pour notre objet. La bourgeoisie du Second Empire eut le mérite de faire une dernière
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
219s généraux « formalistes ») consistait à placer l’objet de la guerre dans l’exécution de manœuvres finement [p. 280] combinée
220guerre n’est plus un viol mais un assassinat de l’objet convoité et hostile — c’est-à-dire un acte « total », détruisant cet
221 — c’est-à-dire un acte « total », détruisant cet objet au lieu de s’en emparer. Verdun ne fut d’ailleurs qu’un prodrome de c
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
222e de la beauté-standard : elle définit d’avance l’objet de la passion — dépersonnalisé dans cette mesure — et disqualifie le
223ès l’autre les illusions que lui proposent divers objets, trop faciles à saisir. Au lieu de mener à la mort, elle se dénoue en
224hoisit non comme prétexte à s’exalter, ou comme « objet de contemplation », [p. 310] mais comme une existence incomparable et
225rlais au livre V) qui consiste à donner pour seul objet légitime et possible à la passion l’idée de Nation symbolisée par le
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
226 des personnes, non plus comme des reflets ou des objets. Cet « exercice spirituel » développe des facultés neuves de jugement
227ue l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
228ser que le nom signifiait « spectacle mystérieux, objet de contemplation », fée irlandaise, cavale aux crins blancs, ou encor
229son réfute cette hypothèse en montrant : 1° que l’objet de l’amour n’est pas le même pour saint Bernard et pour les troubadou
230« On ne peut hésiter — écrit notre auteur — sur l’objet et la nature de l’amour mystique tel que le conçoit saint Bernard : c
231ntiments dont Thibaut est animé. » Précisément, l’objet de mon ouvrage est, entre autres, de « réformer sérieusement notre co
232romantique (Pétrarque) se châtie pour conserver l’objet aimé, tandis que Sade veut le tuer.
77 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
233ais essayer de me justifier en remarquant que mon objet principal n’était pas de décrire les différents aspects de l’amour co
78 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
234ouvenirs de famille datant du moyen âge, un tas d’objets inutiles et bizarres, chargés de significations magiques. Ensuite, au
235 leur volonté de « singer Dieu », de recenser les objets et les formes, les rythmes et les lois cosmiques, afin de les parfair
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
236. C’est autour d’un tabou et autour des tombeaux, objets [p. 16] d’effroi, que se rassemble la société primitive. Ce qu’elle a
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
237sont malades, ils pensent que c’est la faute d’un objet maléfique, ou d’un sorcier, ou d’un esprit qui rôde autour de leur ma
238 description ressemble autant à son auteur qu’à l’objet qu’il voulait décrire. Ainsi les portraits de Rembrandt ressemblent a
81 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
239augmenter la peur, c’est lui donner son véritable Objet. C’est faire peur de la bonne manière. Et c’est peut-être le moyen de
82 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
240e. La raison s’imagine à tort qu’elle perçoit des objets isolés et qu’elle parvient ensuite à les relier en énonçant des lois
83 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
241royons qu’en changeant la disposition de certains objets — en déplaçant les richesses par exemple — nous supprimerons les caus
242 nous croyons qu’en déplaçant vers nous ces mêmes objets, nous sauverons tout. Si nous sommes de braves démocrates, inquiets o
243té non qualifiée ne saurait proprement désigner l’objet d’une revendication, car elle est le signe primordial de notre condit
84 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
244en la valeur unique de chaque être. Il suppose un objet irremplaçable, et comme prédestiné par un acte divin. Croyance essent
245i. » Mais l’idée du divin dans un être, source et objet de tout amour profond, va faire naître l’idolâtrie pour peu que l’éla
246nfini de l’âme souffre alors des limitations d’un objet qui résiste et qui bientôt l’embrase. Secrètement déçu, mais fasciné,
247Secrètement déçu, mais fasciné, il attribue à cet objet les qualités qu’il cherchait au-delà. Il s’exalte et s’enfièvre lui-m
248ofondes, mais qui n’ont pas trouvé leur véritable objet ; un pouvoir exceptionnel de concentration, c’est-à-dire de fidélité 
249e-là de mal, il risque d’altérer ou de détruire l’objet de sa tendresse et l’amour même. Ces secrets monstrueux, ignorés de n
250n renonce au monde, on s’enclot avec l’image de l’objet aimé. Mais le Diable est assis dans un coin de la cellule. Il ne fait
251la forme d’une passion pure, indépendante de tout objet, méprisant, sans toujours se l’avouer, celui qui s’offre à la fixer,
252rgueil, l’enfer de la passion qui n’a pas d’autre objet que le malheur qu’elle va créer, en vertu de sa logique folle et des
85 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
253et les structures du monde matériel, l’amour et l’objet de l’amour, la prière et le vœu divin. Si moi, petit individu, erreur
86 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
254royons qu’en changeant la disposition de certains objets — en déplaçant les richesses, par exemple — nous supprimerons les cau
255 nous croyons qu’en déplaçant vers nous ces mêmes objets, nous sauverons tout. Si nous sommes de braves démocrates, inquiets o
87 1944, Les Personnes du drame. Introduction
256e du drame entre la poule et l’œuf, le sujet et l’objet, et je [p. 12] ne vais pas chercher sous la forme — car il n’y a pas
257 l’exister, dont la critique personnaliste a pour objet de rechercher les éléments dans toutes les formes élaborées, — éthiqu
258nd une classification n’épuise pas idéalement son objet, n’importe laquelle lui est en tous points préférable, parce qu’elle
88 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
259moigne que tu n’es pas fouie, imitation et simple objet des lois du monde. La foule attend : si tu la suis, elle te méprisera
89 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
260oujours rouvertes de sa demeure souterraine. Tout objet, toute pensée et toute rencontre, paraissent maintenant révéler quelq
90 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
261faits, ce serait encore de la sincérité, face à l’objet ; mais cela nuirait à l’élan spontané du sentiment, non moins qu’à l’
91 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
262tact, et littéralement drame entre la vision et l’objet, entre la position de l’homme et la proposition du monde. C’est la ré
263 seule intention de concentrer notre vision sur l’objet brut et sur le sentiment élémentaire. Ainsi ses changements de temps
264 de toute complaisance à soi, le « dévouement à l’objet ». Je vois bien les défauts de cette forme, et le poncif qu’elle peut
265u’il s’agit de déchiffrer dans un environnement d’objets qui le délimitent. [p. 181] Le visage est vision et expression : œil
266imulation de ce visage est style. Maintenant, les objets. Tout ce que le résumé critique de la figure n’a pas su dire, nous le
267roquis. Et dans la lampe, il y a la mystique de l’objet utile : l’ustensile, si caractéristique d’un certain réalisme populai
268ir su montrer la nécessaire dignité. Le sens de l’objet, chez Ramuz, est lié à son sens goethéen du symbole. Il ne va pas au
269 dans le contact aussi direct que possible avec l’objet ; elle est dans la suppression de tout contact avec l’objet. On croi
270le est dans la suppression de tout contact avec l’objet. On croit voir transparaître dans ce passage des Six Cahiers le « né
271 dans le contact aussi direct que possible avec l’objet ; elle est dans la volonté, dans l’amour, dans la création du contact
272 dans l’amour, dans la création du contact avec l’objet. » Mais on peut dire cela de Goethe aussi ? Et de bien d’autres réali
273ut à l’école, aux journaux, au langage noble, aux objets de vitrines, à la poésie poétique, à nos formes habituées. Il prétend
274 On a vite fait d’expliquer cette esthétique de l’objet brut par une mauvaise humeur d’artiste en réaction contre l’académism
275stauration de la personne dans la tension entre l’objet et la volonté formatrice, rédemption par l’effort créateur… Autant de
92 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
276 son sens. » C’est un univers du discours, où les objets qui « veulent dire » s’assemblent en propositions (à l’homme), seul d
93 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
277ure présence ineffable », la « contemplation sans objet ». Il est donc légitime de suivre Albert Béguin dans cette conclusion
278oupable et le monde réel. La « contemplation sans objet » à laquelle ils parviennent en de très rares instants n’est plus alo
94 1946, Journal des deux Mondes. Avertissement
279ant de situer le sujet qui décrit par rapport aux objets de sa description, ne fût-ce que pour donner une clé de correction. C
280ire ce lecteur, à orienter son attention vers des objets que l’on suppose plus dignes de retenir son intérêt : coutumes, anecd
95 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
281du) se voit assimilé par le langage lui-même à un objet matériel indifférencié. À peine ai-je noté ceci, qu’un des experts se
96 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
282rrêts, ahans, monotonie, ignorance des ensembles, objets numérotés, perdus, récupérés à la volée, c’est tout ce que l’homme da
97 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
283le aussi purifiée de nature que l’est de prose un objet de mots de Mallarmé. Paris, Rome, en comparaison, sont d’immenses par
284rait-il ? Il est fondé chez nous sur le goût de l’objet, mais aussi, avouons-le, sur la disette et le besoin d’utiliser les r
98 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
285 directeur va vers son coffre-fort. Il en sort un objet qu’il jette sur le bureau. C’est une sorte de vis énorme à tête carré
286 signalé dans la maison, je mets en circulation l’objet que vous voyez. Chaque employé doit le toucher et signer la [p. 139]
99 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
287 mêmes. Ou dans la même, on ne voit pas les mêmes objets. Et comme le monde est une vitrine, en bonne partie, il doit être pos
288livre et que l’esprit reste tout excité mais sans objet sur lequel se jeter, il en fait voir de toutes les couleurs aux rudim
100 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
289dans un cadre strictement rectangulaire. Tous les objets qu’on voit sont des rectangles, à part les chiffons et les chats. Les
290stions sont déprimantes, parce qu’elles sont sans objet réel. Tout ce que l’on peut penser de l’Europe en général et de l’Amé