1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
1 [p. 811] André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926) aa Un Chinois écrit d’Europe à un Français qui lui
2devine une détresse. C’est encore une vision de l’Occident qui naît de ce petit livre si dense, si inquiétant. Le Chinois voit d
3 règne sur nos villes. (Neurasthénie, ce mal de l’Occident.) Et notre vertu suprême, aussi, est douloureuse : le sacrifice. Sans
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
4ion si claire et si tragique de la civilisation d’Occident. Les questions capitales posées ailleurs depuis longtemps par des maî
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
5us pour les désaltérer, dieux de l’Orient et de l’Occident ? » Certains cris qui nous échappèrent n’avaient pas d’autre sens.
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
6r du désastre spirituel vers lequel il entraîne l’Occident ? Cris dans le désert. Déserts des villes fiévreuses où le fracas des
7s rudimentaire. Le phénomène n’est pas nouveau en Occident, mais il est ici tragiquement aigu. Est-ce notre pensée qui, à force
8le est inutile au grand dessein matérialiste de l’Occident. La logique, parlant par la bouche de Ford : « Inutile, donc à détrui
5 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
9vera ici beaucoup des idées que la Tentation de l’Occident exprimait sous une forme abstraite et poétique. Mais cette fois tout
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
10entration, dans quelque domaine que ce soit. Si l’Occident comprenait cette vérité élémentaire et en tirait des conclusions immé
7 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
11scussion de reprendre, et l’on parla défense de l’Occident. L’ange s’enfuit par l’un des nombreux trous de leurs raisonnements.
8 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
12 la « rationalisation » aura laissé de Raison à l’Occident, avec certains secrets de la méditation hindoue. Rêves, sans doute… M
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
13r été donnée par le groupe important du Nyugât (l’Occident), revue fondée par deux grands poètes : André Ady et Michel Babits. A
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
14 ouvrage aigu et dense intitulé La Tentation de l’Occident. La Voix royale 9 , est, croyons-nous, le récit des événements qui
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
15ng apparaît comme un type très représentatif de l’Occident. Il n’a rien du prophète oriental contre lequel des Massis mal inform
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
16listes s’opposent dans des termes inusités pour l’Occident, mais sont oubliées, comme partout, dès qu’il s’agit d’embarras d’arg
13 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
17r en ces remarques je ne sais quelle défense d’un Occident latin dont justement nous récusons l’idéal d’orgueilleuse et stérilis
14 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
18ligieux de la beauté. Mais je crois que [p. 44] l’Occident est devenu fou. Il ne comprend plus rien. » Des bugles agonisaient, a
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
19r été donnée par le groupe important du Nyugât (l’Occident), revue fondée par ces deux grands poètes : André Ady et Michel Babit
16 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
20Les magnats de Hongrie sont déjà des pachas, et l’Occident ne peut rien en attendre, qu’un corps de janissaires tout au plus. [
21 sa loi au secret de son désespoir… Bastions de l’Occident ? — Duquel ? Ou bien race liée au seul goût de sa puissance ? Il y a
22ête des forêts, une rougissante lueur avance de l’Occident vers l’Orient. p. 172 19. Bras de mer intérieur qui s’avance ju
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
23d’individu plus significatif dans l’histoire de l’Occident moderne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le
18 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
24faites de notre volonté de vivre ? Les dieux de l’Occident réclament des dividendes ; ils réclament aussi des sacrifices humains
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
25e m’être pas figuré assez tôt que nous sommes à l’Occident. » L’Occident, c’est l’Esprit incarné. L’incarnation entraîne des « c
26iguré assez tôt que nous sommes à l’Occident. » L’Occident, c’est l’Esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C
27 Orient de mythe, c’est cela même qui constitue l’Occident spirituel. C’est le refus de la magie qui fonde notre éthique, et ce
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
28eurs poids et leurs mesures, enfin leur choix ? L’Occident cultive l’anarchie nominaliste la plus grave : il ne sait ou n’ose pl
21 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
29es livres monumentaux de Spengler (Le Déclin de l’Occident) et du comte Keyserling. Il faut reconnaître que l’état général du pa
22 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
30’on ne s’atteint jamais. Et les philosophies de l’Occident mettent le comble à cette gigantesque pagaille dont naquit bizarremen
23 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
31usqu’à ces dernières années, la civilisation de l’Occident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la pa
24 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
32our lui ses créatures divinisées ! Les dieux de l’Occident [p. 90] réclament des dividendes ; ils réclament aussi des sacrifices
25 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
33érosés du vieux régime. La capitale de l’Empire d’Occident, ses hiérarchies, sa centralisation, sa structure unitaire, et même s
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
34usqu’à ces dernières années, la civilisation de l’Occident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la pa
27 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
35up plus complets et durables, de la bourgeoisie d’Occident, nous permettra peut-être de répondre à cette question décisive. L’ét
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
36’une splendeur poétique inégalée. (La poésie de l’Occident chrétien sera grande dans la mesure où elle sera biblique ou grecque,
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
37t plus la doctrine orthodoxe dont les marxistes d’Occident se sont faits les conservateurs. C’est un plan beaucoup plus opportun
30 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
38volution culturelle La décadence de la culture en Occident nous pose pour la première fois dans notre histoire le problème globa
39e actuelle : non pas seulement pour le salut de l’Occident, ou comme disent les marxistes, pour que l’histoire dure, — après tou
40 fois [p. 205] presque toute la pensée moderne. L’Occident ne pourrait s’en guérir qu’en revenant à une éthique d’engagement per
41 défini tout à la fois par la tradition même de l’Occident, par le spectacle actuel de ses déviations, enfin par le sens même de
42 système capitaliste. En même temps que le toi, l’Occident redécouvre les éléments de toute communauté vivante. Il redécouvre le
43logies collectivistes ou individualistes. Enfin l’Occident entrevoit pour la première fois cette évidence monumentale : que tout
31 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
44 plus la doctrine orthodoxe, dont les marxistes d’Occident se sont faits les conservateurs. C’est un plan beaucoup plus opportun
32 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
45e espèce de terrain vague de la civilisation de l’Occident, pays dénué et purifié, ramené à la nudité des quatre éléments primor
33 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
46 de conscience humaine qui nous est accessible en Occident. Le romantisme s’évapore de nos vies. L’esprit pur a cessé de nous sé
34 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
47oments décisifs de la tradition fondamentale de l’Occident, c’est s’interdire de rien comprendre à la grande discussion millénai
35 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
48manité. C’est autour d’elle et grâce à elle que l’Occident s’est édifié, et qu’il a dominé le monde. Elle n’est nullement, comme
49appante et la plus juste de l’esprit fédéral de l’Occident — en même temps que du personnalisme. Et c’est au nom de cette missio
36 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
50 sociale la plus puissante des civilisations de l’Occident. Celles-ci n’ont pas su lui faire sa part, le subordonner, l’utiliser
37 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
51spirituelle, et par suite économique, produite en Occident par le refus du concret et de l’acte, avec ce que tout acte comporte
38 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
52uvrage qui paraîtra sous ce titre : L’Amour et l’Occident . Partant d’une analyse approfondie des cinq légendes primitives de T
53 sera fermé. L’Europe de la passion aura vécu. Un Occident nouveau, imprévisible, naîtra dans les laboratoires. (à suivre)   Dan
39 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
54ais par l’amour. [p. 249] 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage mettent en lumièr
55-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. La connaissance de ce conflit, de ses origines historiques et psycho
56s, il faudra corriger sensiblement ce schéma de l’Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naî
57ur dans son âme et dans sa conduite a entraîné en Occident l’idée de transformer le milieu humain (d’où le mythe de la révolutio
58les ambitions dont elle est née. Il se peut que l’Occident succombe à ce destin qu’il s’est forgé. Mais il est clair que ce n’es
59e de la catastrophe. L’esprit catastrophique de l’Occident n’est pas chrétien 105 . Il est tout au contraire manichéen. C’est ce
60unément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à
61t le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à son mauvais génie, ce ser
62que la passion serait la tentation orientale de l’Occident ? S’il est vrai qu’elle ne s’est développée dans notre histoire et no
63eu » dit Spinoza. Cette attitude, qui définit mon Occident, définit en même temps les conditions profondes de la fidélité, de la
40 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
64 des tendances fondamentales et instinctives de l’Occident : la résistance à toute hégémonie, au nom d’un idéal latent de fédéra
65usqu’alors la force et l’équilibre dynamique de l’Occident : l’utopie agissante d’une Fédération des Égaux, dont la seule Suisse
41 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
66conflit nécessaire de la passion et du mariage en Occident, tel était mon dessein central ; et cela reste à mes yeux le vrai suj
42 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
67anéantit par son triomphe. C’est un secret dont l’Occident n’a jamais toléré l’aveu, et qu’il n’a pas cessé de refouler, — de pr
68seul notre psyché occidentale. Pourquoi l’homme d’Occident veut-il subir cette passion qui le blesse et que toute sa raison cond
69aut du mât, prédit leur sort inévitable : Vers l’Occident erre le regard ; vers l’Orient file le navire. Frais, le vent souffle
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
70ant de très vieux souvenirs. Car du fond de notre Occident, la voix des bardes celtes lui répondait. Je ne sais si c’était un éc
71ginelle des croyances religieuses en Orient et en Occident. ⁂ Bien avant Rome, les Celtes avaient conquis une grande partie de l
72e l’opéra wagnérien. Comme si le fonds païen de l’Occident n’avait pas pu fournir au magicien les éléments les plus actifs de so
73e croyant que « saisit le salut ». 4. Orient et Occident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en dehors de la géo
74Occident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en dehors de la géographie ? En présence d’un problème aussi complexe
75enue du Proche-Orient mais qui n’a triomphé qu’en Occident : celle qui pose qu’entre Dieu et l’homme, il existe un abîme essenti
76 chrétiens [p. 74] — historiquement les peuples d’Occident — ne devraient pas connaître la passion, ou tout au moins la traiter
77ensent que c’est une rage… » Et nous voyons qu’en Occident, au xiie siècle, c’est le mariage qui est en butte au mépris, tandis
78 les imposèrent par la force à tous les peuples d’Occident. Dès lors, les vieilles croyances païennes refoulées devinrent le ref
79lé la parenté, ne devinrent largement vivantes en Occident que dans les siècles où elles se virent condamnées par le christianis
80jusqu’à quelles couches profondes de l’humanité d’Occident ont pénétré les conceptions platoniciennes. L’homme le plus simple us
81lée dès à présent : L’amour-passion est apparu en Occident comme l’un des contrecoups du christianisme (et spécialement de sa do
82 ne vont-ils pas jusqu’à prétendre qu’elle fit en Occident des millions de fidèles secrets, malgré la très sanglante croisade de
83 avec la situation courtoise — nous retrouvons en Occident et dans le Proche-Orient les mêmes problèmes. L’orthodoxie musulmane,
84ur courtois — parce que je la crois vitale pour l’Occident moderne, et pour notre conduite morale et religieuse. Je vais donc po
85ont les exemples de relations entre l’Orient et l’Occident médiéval. J’ai choisi ces deux cas, solidement attestés, parce qu’ils
86repris par presque tous les grands mystiques de l’Occident. Il nous semble parfois se réduire à des fadaises sophistiquées, dans
87agissent que dans nos vies privées. La mystique d’Occident est une autre passion dont le langage métaphorique est parfois étrang
88 son contenu et de sa forme. Enfin, la guerre, en Occident, et toutes les formes militaires, jusque vers 1914, ont gardé par le
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
89ons curieuses, mais inévitables Toute la poésie d’Occident procède de l’amour courtois et du roman breton qui en dérive. C’est à
90et, c’est que Rudolf Otto distingue l’Orient de l’Occident en ramenant leurs mystiques respectives à l’Éros et à l’Agapè, d’une
91rient (c’est-à-dire Sankara, Platon, Plotin) et l’Occident (ici figuré par Eckhart) s’opposeraient dans les termes mêmes par les
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
92on du mythe courtois dans la morale des peuples d’Occident : l’on peut admettre qu’elle est parallèle à ses métamorphoses littér
93. 207] Roman de Tristan dans toutes les langues d’Occident. L’Anglais Thomas Malory, à la fin du xve siècle, en refait une vers
94 perdue. Telle fut la chance de la littérature en Occident ; et cela seul peut expliquer l’empire, unique dans l’histoire des cu
95ns l’évolution de la guerre et de ses méthodes en Occident. p. 192 124. Je rappelle que j’emploie toujours ce mot au doubl
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
96mme et d’une idée correspondante de la guerre, en Occident, entraîne de profondes conséquences pour la morale, l’éducation, la p
97essions guerrières dans la littérature érotique d’Occident. Ce qui explique tout, c’est l’existence au moyen âge d’une règle eff
98et de grandeurs sanglantes qu’avaient accumulé en Occident des siècles de culture de la passion. La guerre de 1914 fut l’un des
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
99 sera fermé. L’Europe de la passion aura vécu. Un Occident nouveau, imprévisible, naîtra dans les laboratoires. 6. Sens de la
100sur « l’amour » seul. Mais toute l’évolution de l’Occident va de la sagesse tribale au risque individuel ; elle est irréversible
101ifié d’une manière perceptible la conscience de l’Occident. Enfin, certains signes annoncent un phénomène plus profond, peut-êtr
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
102morale, mais par l’amour. 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage mettent en lumièr
103-à-dire des deux religions qui se disputent notre Occident. [p. 342] La connaissance de ce conflit, de ses origines historiques
104s, il faudra corriger sensiblement ce schéma de l’Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naî
105ur dans son âme et dans sa conduite a entraîné en Occident l’idée de transformer le milieu humain (d’où le mythe de la révolutio
106les ambitions dont elle est née. Il se peut que l’Occident succombe à ce destin qu’il s’est forgé. Mais il est clair que ce n’es
107e de la catastrophe. L’esprit catastrophique de l’Occident n’est pas chrétien 208 . Il est tout au contraire manichéen. C’est ce
108unément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à
109t le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à son mauvais génie, ce ser
110que la passion serait la tentation orientale de l’Occident ? S’il est vrai qu’elle ne s’est développée dans notre histoire et no
111u », dit Spinoza. Cette attitude, qui définit mon Occident, définit en même temps les conditions profondes de la fidélité, de la
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
112e la Dame, qui devait en vérité former l’âme de l’Occident et fixer définitivement les traits de sa culture ». Leur mouvement de
50 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
113 [p. 760] Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939) as Mon cher Davenson, Votre article brillant, médi
114ticle brillant, méditerranéen sur mon Amour et l’Occident , par sa forme même d’apostrophe amicale et ironique, provoque et eng
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
115érosés du vieux régime. La capitale de l’Empire d’Occident, ses hiérarchies, sa centralisation, sa structure unitaire, et même s
52 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
116en question les fondements mêmes de la culture en Occident. Je voudrais vous montrer ce soir que cette crise n’est pas théorique
117pe même des groupes au sein desquels la culture d’Occident a toujours trouvé ses mesures. Bien d’autres groupes, je le sais, son
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
118manité. C’est autour d’elle et grâce à elle que l’Occident s’est édifié, et qu’il a dominé le monde. Elle n’est nullement, comme
119appante et la plus juste de l’esprit fédéral de l’Occident — en même temps que du personnalisme. (N’en faisons pas : « Chacun po
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
120e si nous lui donnons pour fin la Fédération de l’Occident. 1. Tout d’abord une définition. Fédération veut dire : union dans la
121ut pas faire si l’on veut réussir la Fédération d’Occident. 8. Le premier enseignement négatif de notre petite expérience, nous
55 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
122ales sur lesquelles s’édifia la civilisation de l’Occident depuis des millénaires ? » Je me répondais de la manière suivante. Hi
123ception planétaire. Le seul type d’héroïsme que l’Occident ait pu concevoir (depuis qu’il n’allume plus de bûchers [p. 78] pour
124 tiré bon parti des égarements rationalistes de l’Occident, maître du monde depuis des siècles. Il n’a rien perdu à cette crise
56 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
125 les méfaits des hordes fascistes. La pensée de l’Occident et son vocabulaire sont nés des grands débats théologiques aux siècle
126e succès que dans l’amour tel qu’on le cultive en Occident. Depuis un siècle, tous les romans illustrent, avec d’autant moins d’
127e d’un ensemble humain comme celui que l’on nomme Occident. Et les minimes altérations qui s’y produisent influencent indéfinime
57 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
128e m’être pas figuré assez tôt que nous sommes à l’Occident. ». L’Occident, c’est l’esprit incarné. L’incarnation entraîne des « 
129guré assez tôt que nous sommes à l’Occident. ». L’Occident, c’est l’esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C
130rient évasif, c’est cela même qui constitue notre Occident spirituel. C’est le refus de la « magie » 6 qui fonde notre éthique,
58 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
131 deux ou trois moments décisifs de la tradition d’Occident, c’est s’interdire de rien comprendre à la grande discussion millénai
59 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
132si le sens de la lenteur des choses. Personne, en Occident, n’a salué la Révolution russe avec un enthousiasme plus gravement mo
60 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
133er, demain matin, si le soleil ne se lève pas à l’Occident. Mais au-delà de ce pittoresque accidentel, je sens quelque chose d’i
61 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
134appelle chain reaction. En vingt-quatre heures, l’Occident a vécu. Un éclair tombant du ciel bleu — l’expression est devenue si
62 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
135ception planétaire. Le seul type d’héroïsme que l’Occident ait su concevoir (depuis qu’il n’allume plus de bûchers pour les chré
63 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
136lle reste liée au rêve d’activité qui tourmente l’Occident depuis des siècles. Mais ce rêve à son tour se trouble ; il faiblit,
64 1947, Doctrine fabuleuse. 16. Le feu
137à la joie qui fait souffrir et qui rend seul. À l’Occident qui veut le plein mais crée le vide, nourrissant malgré lui les monst
65 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
138 des plus solennelles traditions religieuses de l’Occident. C’est pourquoi les Français avancent sous le feu de l’ennemi, tandis
66 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
139eux filles parfois ingrates du plus grand [p. 33] Occident nous suggère une formule de l’homme typiquement européen : c’est l’ho
140s à l’intérieur, puis se comporter vis-à-vis de l’Occident, en tant que nation, comme le parti le plus irréductible. Le fédérali
67 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
141s de nuances diverses comme par les libéraux de l’Occident. C’est le cas de redire le mot de Bernard Shaw à [p. 115] propos de l
68 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
142s de la personne humaine, tels que les comprend l’Occident. La conception européenne de l’homme 4. S’il est vrai que les motifs
69 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
143t nous disposons, et l’une des plus typiques de l’Occident, n’est autre que l’esprit critique. On nous dit qu’il se perd et l’on
144lecteur m’écrivait récemment : « Quelle réponse l’Occident prétend-il apporter à l’inquiétude du monde moderne ? » Je serais ten
145 ne se satisfont point de réponses collectives. L’Occident n’est pas une église, n’est pas une doctrine du salut, comme les part
146otalitaires voudraient le devenir à bon marché. L’Occident est une somme immense de réalités, de réponses, de questions, de cont
147 de l’esprit créateur. C’est à cause d’elle que l’Occident demeure l’espoir de l’homme qui pense, qui juge et qui sent par lui-m
148rce : la personne. Voilà la création majeure de l’Occident. L’idée de la personne est certainement la plus originale, la plus pr
149scients des forces véritables de l’Europe et de l’Occident, nous serons en mesure, aussitôt, de renverser l’absurde situation vo
70 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
150épété. La conversation s’engage sur L’Amour et l’Occident , qu’il est en train de lire, et dont il me déclare, à ma profonde su
71 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
151at de nos arts est la preuve d’une décadence de l’Occident. Cette mystification date des nazis. Notre art « dégénéré » survit à
152ants, pour la défense et pour l’illustration de l’Occident. À la campagne de dénigrement conduite par les tenants du pompiérisme
72 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
153ier de chaque vie dans la vie, dénote et marque l’Occident, et plus spécifiquement l’Europe. On peut donc définir l’Europe comme
154 notion fondamentale, cette conquête majeure de l’Occident, n’est rien de moins que la résultante de trois grandes civilisations
155hés par l’idéologie communiste étaient ceux que l’Occident avait contaminés : jeunes intellectuels éduqués en Angleterre, ou peu
156ntermédiaire : celui qui a le sens de l’humour. L’Occident a créé l’étatisme, lequel tend à rejoindre, à la limite, les despotis
157s qu’il laisse parfois s’établir dans son sein, l’Occident leur résiste en mille manières. Non seulement par la rébellion ouvert
73 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
158e de la Suisse à trois grandes civilisations de l’Occident, et la réunion de ces trois civilisations sur notre territoire. Le li
159« appartenance à trois grandes civilisations de l’Occident » et dans leur réunion sur un même territoire. Le Message du Conseil
160ulturels les plus importants dans l’histoire de l’Occident. Le Gothard divise et unit à la fois ces trois territoires. Ce serait
74 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
161morts en vain. Aux jours les plus découragés de l’Occident, ils ont fait renaître l’espoir. Le sursaut de l’Europe nouvelle, on
75 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
162l’URSS désormais ne nourrit plus à l’endroit de l’Occident que les intentions les plus cordiales, on demande ce qui se trouve ch
76 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
163essiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des courants issus
77 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
164essiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des courants issus
165gnes les plus graves de la crise spirituelle de l’Occident. (La Russie ne l’a pas résolue en se bornant à inverser le sens des m
78 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
166irmée d’une seule voix par les représentants de l’Occident rendait l’initiative aux pays libres, dans leur confrontation avec Mo
167les. Deux mois plus tard, tout est déjà changé. L’Occident s’est laissé glisser dans une « Conférence asiatique » qui s’ouvre à
168les plus stupéfiants de l’Histoire. Tourné vers l’Occident, qui restera muet, Chou En-lai déclare en substance : « Bas les patte
169 se concentrer sur le théâtre d’une bataille où l’Occident, désormais, joue perdant. Le monde entier verra nos défaites militair
79 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
170 carcasse ! » Les Russes ont réellement peur de l’Occident. Mais leur gouvernement ne cesse d’affirmer que l’URSS ne craint pers
80 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
171 précisé — mais ce sont ces projets qui ont mis l’Occident en [p. 3] mesure de discuter sur un fondement solide : nous avions qu
172 humiliée Deux mois plus tard, tout est changé. L’Occident s’est laissé entraîner dans une « Conférence asiatique », qui s’ouvre
173 se concentrer sur le théâtre d’une bataille où l’Occident désormais joue perdant. Le monde entier verra nos défaites militaires
81 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (octobre-novembre 1954)
174en sûr. L’une des faiblesses les plus graves de l’Occident contemporain se révèle ici. Comment s’imagine-t-on l’action en généra
82 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
175— aux yeux des partis — a sauvé l’Angleterre et l’Occident. Une morale religieuse a permis la réussite sociale des États scandin
83 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
176 des certitudes massives.) Nous, au contraire, en Occident, et en Europe bien plus qu’en Amérique, nous souffrons d’une espèce d
84 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
177ion, Nation (mai 1955) q S’il fallait définir l’Occident par ses maladies spécifiques, ces trois noms me sembleraient y suffir
178epuis des siècles les relations des deux sexes en Occident, encore que le jeune Européen moyen ne ressemble pas plus à Tristan q
179voit un premier retour de l’individualisme dans l’Occident christianisé. Il prédit la Renaissance aux sons mélancoliques du luth
180leil disparu derrière l’horizon jaune de la mer d’Occident. C’est le cri de l’âme « exilée », qui ne s’arrache à la matière et à
181t causé par un refus des options principales de l’Occident. Il ne ramène pas l’âme à l’Orient symbolique, comme par une double n
182urit sur l’abîme qui sépare l’Orient magique de l’Occident tragique, et cet abîme n’est autre que le vertige de l’âme en proie a
183ution à quelque qualité ou défaut spécifique de l’Occident ou de sa religion. De fait, le christianisme nous offre le type même
184pparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution occidentale une discontinuité, un traum
185re, une psychose de persécution, la paranoïa de l’Occident. Qui voudrait condamner l’élan communautaire générateur de nos révolu
186e ses bourreaux. Ici les snobs intellectuels de l’Occident, la jeunesse d’hier, jettent les hauts cris de la vertu blessée. J’at
187me et peut-être mortelle frénésie religieuse de l’Occident. La Nation ou la vocation socialisée Goethe, assistant à la bataill
188, car la nation est religion et les religions, en Occident, ne transigent pas, du moins depuis l’apparition du christianisme. L’
189igieuse du nationalisme pouvait être mortelle à l’Occident, et je vois deux raisons considérables pour le craindre. La première,
190’Europe démoralisée par les guerres, mais aussi l’Occident tout entier. L’absence d’unité européenne, en effet, déséquilibre le
191eure chance d’un vrai dialogue illuminant entre l’Occident et l’Orient. Or, voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie
192ce inouïe. Tout cela va se retourner contre notre Occident, au moment même où il commence d’entrevoir l’étendue de sa propre fol
193otre paix, et plus encore : l’existence même de l’Occident. Et pourtant l’Occident sans elles apparaît presque inconcevable. C’e
194e : l’existence même de l’Occident. Et pourtant l’Occident sans elles apparaît presque inconcevable. C’est qu’elles tiennent aux
195ent ses exigences. Voilà ce qui a mis en marche l’Occident et allumé sa soif inextinguible. Mais quand l’homme en vient à sentir
196appelle bien à tort la « dé-christianisation de l’Occident ». On voit maintenant qu’il n’en est rien. L’Occident comme ensemble
197dent ». On voit maintenant qu’il n’en est rien. L’Occident comme ensemble historique n’a jamais été converti, et il ne saurait l
85 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
198ompte du fait certain que la Science est liée à l’Occident, si l’on partait encore du vieux conflit entre la science et la relig
199e « manière de penser », un archétype mental de l’Occident. Je ne dis pas que ce passage de la christologie à la psychologie soi
200ndo qu’il appartient de fait à la définition de l’Occident. Or ce type de pensée se manifeste aux étapes décisives de notre scie
201’organise en Église, le déclin de son prestige en Occident est précisément amorcé par la défection des savants. Il est remarquab
202r et matière. Il se voulait moniste, mais né d’un Occident profondément marqué au signe de la croix, il ne pouvait être senti qu
86 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
203rsée de l’Atlantique par Lindbergh avait exalté l’Occident. Elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante :
204 La question qui se pose est alors de savoir si l’Occident qui pense n’a pas pris l’habitude, depuis une cinquantaine d’années,
205gard, c’est à peine si l’Orient se distingue de l’Occident. Les jonques chinoises sont supérieures aux caravelles de Colomb. L’a
206. Mais il serait faux de penser que les peuples d’Occident aient jamais cherché et voulu ce qu’ils reçoivent aujourd’hui comme l
207es des plus réels vont se poser à l’humanité de l’Occident. Un danger : la technocratie. Une promesse effarante : le loisir. La
2080 âmes par jour, a paru s’éloigner à mesure que l’Occident prenait une conscience plus exacte du sort des grandes masses asiatiq
209n peuple a décidé d’en faire : chars et wagons en Occident, jouets et ornements chez les Aztèques.) Ce qui est certain, c’est qu
210ers la culture. Or il se trouve précisément que l’Occident a décuplé ou centuplé pendant ce siècle les instruments et moyens de
211se a signifié longtemps ascèse et renoncement, en Occident comme en Orient. (En fait, elle est surtout — et devrait être — acces
87 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
212e est une forme de vie culturelle congénitale à l’Occident, mais dans [p. 2] laquelle les Russes ne se sentent pas à l’aise. Leu
213ondez je suis fauché. Voilà de l’espionnage. » L’Occident a tout à gagner à faire connaître aux Russes « ce qui existe ». Et la
214. Les neutralistes ? Ce sont les défaitistes de l’Occident, ils n’ont rien de positif à proposer aux Russes, et ne peuvent pas p
215partisans, ou entre l’URSS et les sceptiques de l’Occident, ou enfin entre l’URSS et des délégués officiels de telle ou telle na
216bsence d’une doctrine unitaire et obligatoire, en Occident, n’est nullement une cause d’infériorité dans le dialogue avec la doc
217iscussions, constitue l’argument fondamental de l’Occident. Il y a certes, chez nous, des scandales, et pire encore, des résulta
218s, est un des éléments premiers de notre force. L’Occident n’a donc pas de motif de redouter quoi que ce soit d’un libre échange
219rait assez. Car remettre sans cesse en question l’Occident, ce n’est pas le renier, mais le vivre. p. 1 x. « Lever de ride
88 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi nous persévérons (décembre 1955)
220enève sur ce sujet.) 2. On ne voit pas pourquoi l’Occident — et l’Europe de l’Ouest en particulier — devrait s’abstenir de toute
221u simplement de mieux connaître ce qui se fait en Occident, demeure très fort chez un grand nombre d’intellectuels et d’artistes
89 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
222te à la publication du rapport de Khrouchtchev en Occident, une courbe régulière se dessine, reliant toute une série de points r
223exte précité — n’était-il pas anachronique pour l’Occident ? Pourtant, le PC de France se disait stalinien, et Sartre l’approuva
224es tanks ; 9. que les intellectuels communistes d’Occident, simples valets de plume du PC, calomniaient et louaient sur ordre, s
225 se soit avisée que la condition prolétarienne en Occident ne sera pas supprimée par des complots marxistes, mais plutôt par l’a
226 ? Voilà le danger. Mais il n’est pas fatal que l’Occident libre y succombe. À de libres échanges, qu’avons-nous à gagner ? Peu
227, le gagnant serait la paix, pour l’ensemble d’un Occident auquel l’URSS, par là même, se verrait intégrée. Encore faut-il voulo
90 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
228e, elle compromet l’ensemble des rapports entre l’Occident et l’Asie, elle met en cause l’une des deux politiques fondamentales
229uera ces pertes en vies humaines à Lesseps et à l’Occident.) Trajan fait rouvrir le canal, temporairement ensablé. Quelques sièc
230L’Islam est au plus bas de sa longue décadence. L’Occident maritime domine le monde. Mais que l’Occident se divise et que l’Isla
231. L’Occident maritime domine le monde. Mais que l’Occident se divise et que l’Islam relève la tête, aussitôt le canal de Suez se
232olitiques Quand la Russie veut se rapprocher de l’Occident, elle déplace sa capitale vers la mer. Quand elle revient à sa politi
233so-chinois le reste de l’Asie [p. 82] coupée de l’Occident… On conçoit qu’en présence d’une option de cet ordre, Chepilov ait ga
234ance l’une des sources principales d’énergie de l’Occident. Si le verrou islamique se referme, l’Occident pourra-t-il réagir com
235 l’Occident. Si le verrou islamique se referme, l’Occident pourra-t-il réagir comme fit l’Europe de la Renaissance ? Quelles ser
91 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
236es seuls à relever un défi qui s’adresse à tout l’Occident. B. Vous êtes seuls — et l’on sait pourquoi — à proclamer que vous fa
237Le délégué de l’URSS en a profité pour dénoncer l’Occident impérialiste. Visiter ces bateaux, disait-il, appuyant le délégué du
92 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
238s masochistes, calomniant à longueur de journée l’Occident (qui semble aimer cela) feraient mieux d’aller rapprendre leur Histoi
93 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
239d’antinomie foncière entre la foi chrétienne de l’Occident et la pensée religieuse de l’Asie 1 . Sur d’autres plans, pourtant, l
240ymboliques, plus que géographiques, d’Orient et d’Occident. Contraster les contenus de ces termes sera l’objet de mon premier ch
241e notre siècle dans une condamnation globale de l’Occident 2 . « La nuit, tous les chats sont gris », dit le proverbe. Mauvaise
242, qui ne peut survivre à l’aube. Si l’Orient et l’Occident doivent un jour converger au lieu de s’ignorer, ou de se combattre, i
243en Âge a représenté la période « orientale » de l’Occident. Le symbolisme y dominait dans tous les ordres ; les trois grandes ca
244de l’opposition a) Symbolisme de l’Orient et de l’Occident 5 . — L’Orient et l’Occident ne sont donc pas seulement des entités
245de l’Orient et de l’Occident 5 . — L’Orient et l’Occident ne sont donc pas seulement des entités géographiques faciles à situer
246, monde des Formes de lumière, contrastant avec l’Occident du monde terrestre et l’Extrême-Occident de la Matière pure. L’ange q
247à duquel réside l’univers angélique ; à gauche, l’Occident de la Matière et du soleil couchant, au bord le plus lointain duquel
248procuré d’un lieu lointain. » Entre l’Orient et l’Occident (c’est-à-dire au lieu de rencontre de la matière et de la forme) est
249es significations symboliques de l’Orient et de l’Occident que dans le récit d’Avicenne, auquel l’auteur rattache d’ailleurs son
250que ces deux auteurs attribuent à l’Orient et à l’Occident. Ajoutons-y les qualificatifs que, des pré-socratiques à nos jours, t
251ibérée par l’illumination, la patrie originelle. Occident : le couchant, le soir, le bas, la gauche, l’épaisseur opaque, la pén
252Hindous, et ceux-ci ne figurent pas pour autant l’Occident de la Chine ou de la Malaisie, ni le Japon l’Occident de l’Amérique !
253. Nous verrons par la suite de ce livre comment l’Occident historique, relevant un défi qui semblait écrasant et qu’il se portai
254 et religieuses, l’opposition de l’Orient et de l’Occident revêt une valeur différente, encore que par sa forme elle semble corr
255que tout cela ! c) Individu et Tradition. — Que l’Occident soit individualiste et l’Orient traditionaliste, il paraît difficile
256en forme de Boule, infinie et tout-englobante. En Occident, le moi et le non-moi, le oui et le non, le bien et le mal, la libert
257le Toi divin et le moi de l’homme. En revanche, l’Occident s’atteste et s’actualise là où la différence est tenue pour essentiel
258te dans les zones respectives de l’Orient et de l’Occident. Qui voudrait nier, par exemple, qu’il y ait en Occident de grands sp
259t. Qui voudrait nier, par exemple, qu’il y ait en Occident de grands spirituels, ou de grands physiciens en Orient ? Mais person
260’idée de parler de l’Orient scientifique, ou de l’Occident mystique. Un Sankara parfois préfigure le thomisme, et il arrive à Ma
261parentes. Nos mystiques ne font pas nos mœurs, en Occident. Ils se fondent sur la négation de nos croyances communes, et de nos
262éponses les plus révélatrices de l’Orient et de l’Occident, et rien n’illustre mieux la divergence réelle des résultantes majeur
263homme a pour condition la personne. On dira que l’Occident a fait les chambres à gaz, tandis que l’Orient professe un respect de
264tant sa tête sous le bras ! Qu’en est-il de notre Occident ? Certes, l’Europe qui croit à l’absolue valeur de la personne dans c
265ses fins, celle dont les conséquences ont formé l’Occident. p. 17 1. L’Occident étant représenté, dans ce cas particulier,
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
266respective, se conçoit et se noue l’histoire de l’Occident. Il peut sembler parfois qu’elle est tout implicite dans l’événement
267un accord à la quête de sa résolution… Pourtant l’Occident n’est pas né comme la réponse à un défi : il lui a manqué ce principe
268 ne pouvait mettre en question la paix romaine. L’Occident n’est pas né comme on nous dit que naissent les grandes cultures et c
269i. On ne l’attendait pas, il est là. Ainsi naît l’Occident : comme un drame, dont on peut contester après coup l’unité d’action,
270 la foi même qui l’engage, c’est l’archétype de l’Occident qui naît, c’est la personne. ⁂ Qu’avons-nous établi jusqu’ici ? Si ce
271 la voie du chrétien, mais en est-il une autre en Occident ? Beaucoup d’hommes, il est vrai, sont sans voie, et surtout dans le
272scou. Dans les deux cas, ils quittent en esprit l’Occident. Pourtant la voie chrétienne n’est pas tout l’Occident. Elle prend so
273ent. Pourtant la voie chrétienne n’est pas tout l’Occident. Elle prend son point de départ dans le choc décisif duquel nous dato
274fants de lumière 21 . Et c’est pourquoi l’homme d’Occident poursuit la science même quand il en oublie l’impulsion primitive et
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
275ai dit qu’elle était proprement constitutive de l’Occident, je trouve les grands Conciles œcuméniques, Nicée, Constantinople, Ép
276nouer au « carrefour hasardeux » du Bas-Empire, l’Occident se voyait promis à une histoire proprement dialectique, qui évoque da
277érales du problème de la communauté des hommes en Occident peuvent être résumées en termes analogues, qu’il s’agisse du début de
278 communiste, le même signe de Croix se dresse à l’Occident. Les raisons de sa victoire sous Constantin n’ont pas changé. Et l’éc
279 Cette double possibilité communautaire existe en Occident depuis près de vingt siècles. Si l’Occident, un jour, par un choix ra
280te en Occident depuis près de vingt siècles. Si l’Occident, un jour, par un choix radical, adoptait l’une et rejetait l’autre à
281n vue ? Catégorie fondamentale et spécifique de l’Occident, serait-elle aussi la seule à ne pouvoir produire ses symboles, ses i
282 de conflits. Elle représente la « sagesse » de l’Occident, sagesse aventureuse et dynamique — non pas sereine — et qui aurait p
283a vocation, sont au même titre les saboteurs de l’Occident. Eux seuls, en se multipliant, seraient capables d’enliser l’Histoire
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
284assion, Révolution, Nation S’il fallait définir l’Occident par ses maladies spécifiques, ces trois noms me sembleraient y suffir
285epuis des siècles les relations des deux sexes en Occident, encore que le jeune Européen moyen ne ressemble pas plus à Tristan q
286voit un premier retour de l’individualisme dans l’Occident christianisé. Il prédit la Renaissance aux sons mélancoliques du luth
287leil disparu derrière l’horizon jaune de la mer d’Occident. C’est le cri de l’âme « exilée », qui ne s’arrache à la matière et à
288t causé par un refus des options principales de l’Occident. Il ne ramène pas l’âme à l’Orient symbolique, comme par une double n
289urit sur l’abîme qui sépare l’Orient magique de l’Occident tragique, et cet abîme n’est autre que le vertige de l’âme en proie a
290ution à quelque qualité ou défaut spécifique de l’Occident, ou de sa religion. De fait, le christianisme nous offre le type même
291pparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution occidentale une discontinuité, un traum
292re, une psychose de persécution, la paranoïa de l’Occident. Qui voudrait condamner l’élan communautaire générateur de nos révolu
293e ses bourreaux. Ici les snobs intellectuels de l’Occident — la jeunesse d’hier — jettent les hauts cris de la vertu blessée. J’
294me et peut-être mortelle frénésie religieuse de l’Occident. La Nation, ou la vocation socialisée Goethe, assistant à la batail
295, car la nation est religion et les religions, en Occident, ne transigent pas, du moins depuis l’apparition du christianisme. L’
296igieuse du nationalisme pouvait être mortelle à l’Occident, et je vois deux raisons considérables pour le craindre. La première,
297’Europe démoralisée par les guerres, mais aussi l’Occident tout entier. L’absence d’unité européenne, en effet, déséquilibre le
298eure chance d’un vrai dialogue illuminant entre l’Occident et l’Orient. Or voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie
299ce inouïe. Tout cela va se retourner contre notre Occident, au moment même où il commence d’entrevoir l’étendue de sa propre fol
300 notre paix, et plus encore l’existence même de l’Occident. Et pourtant l’Occident sans elles apparaît presque inconcevable. C’e
301ore l’existence même de l’Occident. Et pourtant l’Occident sans elles apparaît presque inconcevable. C’est qu’elles tiennent aux
302ent ses exigences. Voilà ce qui a mis en marche l’Occident et allumé sa soif inextinguible. Mais quand l’homme en vient à sentir
303appelle bien à tort la « dé-christianisation de l’Occident ». On voit maintenant qu’il n’en est rien. L’Occident comme ensemble
304dent ». On voit maintenant qu’il n’en est rien. L’Occident comme ensemble historique n’a jamais été converti, et il ne saurait l
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
3052] Chapitre V L’expérience du temps historique L’Occident découvre le temps De la Genèse mosaïque jusqu’aux débuts du siècle de
306ués par les grandes religions de l’Orient et de l’Occident au temps cosmique comme au temps des humains, plaçons maintenant ce d
307 : le sens de l’Histoire est caractéristique de l’Occident, [p. 124] et il y tourne même à l’obsession si l’on en juge par notre
308ent exactement contraire qui s’est produit dans l’Occident moderne, où à l’inverse de ce qui s’était passé durant l’intermède mé
309d’un état de conscience profondément typique de l’Occident au xxe siècle, me semble incontestable en tant que diagnostic. Mais
310a crise de notre sens du temps pose un dilemme. L’Occident succombant au Devenir déifié va-t-il se mettre hors d’état de faire l
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
311n plus cyclique) de l’Histoire se trouve liée, en Occident, à la découverte et à l’acceptation de l’Espace, et cela par paliers
312de scruter les raisons de l’avidité unique dont l’Occident fit preuve. Les raisons « matérielles » chères au siècle passé, raiso
313s divers peuples dont les traditions alimentent l’Occident, paraissent plus séduisantes. Curieux et téméraires, les Grecs nous o
314igieux et civilisateurs dont la combinaison fit l’Occident : la Grèce, le judaïsme, Rome et la foi chrétienne, les voici revenus
315sation des nations découvertes n’avait été pour l’Occident que le « prétexte » à conquérir les Amériques ? La vie du découvreur
316ogie, nées dans ce siècle, aux sources mêmes de l’Occident. On voit maintenant pourquoi l’Europe et l’Amérique sont devenues le
317 d’en inférer je ne sais quel vieillissement de l’Occident. Restituer le néolithique n’est pas « se tourner vers le passé », car
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
318ompte du fait certain que la Science est liée à l’Occident, si l’on partait encore du vieux conflit entre la science et la relig
319e « manière de penser », un archétype mental de l’Occident. Je ne dis pas que ce passage de la christologie à la psychologie soi
320ndo qu’il appartient de fait à la définition de l’Occident. Or ce type de pensée se manifeste aux étapes décisives de notre scie
321’organise en Église, le déclin de son prestige en Occident est précisément amorcé par la défection des savants. Il est remarquab
322r et matière. Il se voulait moniste, mais né d’un Occident profondément marqué au signe de la croix, il ne pouvait être senti qu
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
323rsée de l’Atlantique par Lindbergh avait exalté l’Occident : elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante —
324 La question qui se pose est alors de savoir si l’Occident qui pense n’a pas pris l’habitude, depuis une cinquantaine d’années,
325gard, c’est à peine si l’Orient se distingue de l’Occident. Les jonques chinoises sont [p. 187] supérieures aux caravelles de Co
326. Mais il serait faux de penser que les peuples d’Occident aient jamais cherché et voulu ce qu’ils reçoivent aujourd’hui comme l
327es des plus réels vont se poser à l’humanité de l’Occident. Un danger : la technocratie. Une promesse effarante : le loisir. La
3280 âmes par jour, a paru s’éloigner à mesure que l’Occident prenait une conscience plus exacte du sort des grandes masses asiatiq
329a décidé d’en faire : chars et [p. 211] wagons en Occident, jouets et ornements chez les Aztèques.) Ce qui est certain, c’est qu
330ers la culture. Or il se trouve précisément que l’Occident a décuplé ou centuplé pendant ce siècle les instruments et moyens de
331se a signifié longtemps ascèse et renoncement, en Occident comme en Orient. (En fait, elle est surtout — et devrait être — acces