1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1-le tout de suite, renseignent mieux sur l’esprit occidental que sur l’oriental, en sorte que cette enquête rejoint parfois celle
2it encore : « … tout ce qui est opposé à l’esprit occidental, tout ce qui peut servir d’antidote à sa fièvre et à sa logique. » On
3lables, qu’un esprit analytique et organisateur d’occidental se perdra ici dans un ensemble kaléidoscopique d’idées et de jugement
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
4elle » que le Chinois distingue au cœur de la vie occidentale apparaît mieux par la comparaison de l’idéal asiatique avec le nôtre.
3 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
5ilisation poursuit depuis près de deux siècles, l’Occidental est saisi d’un étrange malaise. Il soupçonne, par éclairs, qu’il y av
6l a atteint l’objectif de la moderne civilisation occidentale. Voici donc venue l’heure de la juger. Le héros de l’époque, c’est l’
7resque plus rien à l’Univers. Par la technique, l’Occidental a prétendu maîtriser la matière et parvenir à une liberté plus haute.
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
8ation collective peut désensabler le vieux bateau occidental. Un nouvel état d’esprit : voilà bien ce que l’École empêche même de
9aux Indes, je vous jure que je m’en doute. Mais l’Occidental aussi pratique son Yoga à lui : toutes les fois qu’il veut obtenir un
5 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
10lithographies de Meili. Ce peintre se montre plus occidental dans les beaux volumes pleins de ces paysages, que dans ses dessins,
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
11ntrée de notre mère l’Europe », un lieu où la vie occidentale se trouve « décantée jusqu’à l’essence, tout ce qui allongeait la sau
12me qui est l’état économique ». Si les mœurs sont occidentales, les habitants, eux, viennent de tout l’Orient. « On pense à une Genè
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
13 de l’ombre et des frontières, sortis de la forêt occidentale : je retrouve en eux mon enfance entourée de présences obscures, mon
8 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
14ous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occidental fut-il chrétien ? Nous ne saurions, surtout dans Foi et Vie, aborder
9 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
15alisation de leur destin. Rimbaud est notre mythe occidental : mythe faustien. Il a vécu tragiquement la tentation orientale, l’a
16eut-être le plus important qui se pose à l’esprit occidental, dès qu’il atteint les régions de haute tension où la seule « orienta
17 la marque même de la réalité dans une conscience occidentale. Supprimez l’un des termes, et la vie se détend, le tragique s’évanou
18l’immédiat éthique. Et quels sont les plus grands Occidentaux ? Ceux qui ont incarné le choix le plus audacieux. Pascal choisit une
19voir « l’amour d’en haut ». Car telle est la yoga occidentale, dont le Second Faust restera comme le livre sacré. Que cette discipl
10 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
20blèmes du temps et de tous les temps : la musique occidentale, les méfaits de Cicéron, le commerce des vins dans la vallée du Rhône
11 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
21plifie à l’excès ? Mais nous voyons trois peuples occidentaux obéir à des déterminations guère plus complexes que celles-là. La pol
22avoir voulu renverser toute l’échelle des valeurs occidentales, d’avoir voulu subordonner à l’organisme matériel de l’État, préalabl
12 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
23 historique, les maîtres mots de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personne. Et vous voyez que la distinct
13 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
24 siècle, sous le nom de Sentiment de la Nature. L’Occidental rationaliste naît dans une ambiance chrétienne qui le rassure d’une m
14 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
25mbole d’une révolution astronomique de la culture occidentale. Peut-être avons-nous passé l’âge de l’inhumaine, de la blasphématoir
15 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
26s [p. 81] ce chapitre — c’est que la civilisation occidentale a perdu le sens des fins dernières à quoi elle tend. Quand le peuple
16 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
27 avec la jeune révolution. Angoissés par la crise occidentale et l’isolement où ils se voient ; séduits par certains résultats maté
28r si nous les aurons résolus, dans nos catégories occidentales. Si non, il sera toujours temps d’aller demander là-bas ce qui nous m
17 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
29stinguent radicalement de toutes nos possibilités occidentales : la richesse d’un énorme territoire et l’état arriéré ou nul de l’in
18 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
30u. Ainsi le plus profond antagonisme de la pensée occidentale vient s’incarner dans notre génération. (Et déjà ce n’est plus qu’à n
31 rationaliste, mais la nature profonde de l’homme occidental, dont la tension particulière peut être définie ainsi : violence init
32nous disent tous d’aller à notre vie. La mesure occidentale Depuis quelques milliers d’années que les peuples édifient des civili
33rofond, spécifique et ordonnateur de la puissance occidentale 99 . Mais tout cela resterait fort abstrait, resterait une descriptio
34re, que nous appelons. Incarnation de la mesure occidentale : la personne Je ne reprendrai pas ici la distinction fondamentale de
35Leur succès serait le terme absolu de la vocation occidentale. 1933-1936. p. 198 83. Voir plus haut, p. 178. p. 199 84.
19 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
36 avec la jeune révolution. Angoissés par la crise occidentale et l’isolement où ils se voient ; séduits par certains résultats maté
37r si nous les aurons résolus, dans nos catégories occidentales. Sinon, il sera toujours temps d’aller demander là-bas ce qui nous ma
20 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
38u plus de 400 ans : je le vois au centre du débat occidental par excellence, — mais au centre, aussi, de la Réforme, et de l’effor
21 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
39onteste celui de tous les mystiques, orientaux ou occidentaux, païens ou chrétiens, hétérodoxes ou orthodoxes. Je n’ai pas la préte
40 raison d’être. Or il semble bien que la mystique occidentale, catholique ou protestante (Swedenborg était luthérien 72 , comme Ham
22 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
41re aux grands errants de l’esprit et des passions occidentales : Bâle et Genève au temps de la Réforme, Érasme, Holbein, Calvin et d
23 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
42tifier le phénomène capitaliste à la civilisation occidentale. C’est un point de vue des plus contestables, le grand commerce, qui
43 du capitalisme, étant au moins aussi oriental qu’occidental. Ce qu’on peut constater, par contre, c’est que le capitalisme a été
44le capitalisme comme un phénomène de dissociation occidentale, signalé par la déconcrétisation des rapports humains 69 , nous const
24 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
45ais le grand sujet d’exaltation de la littérature occidentale. Son vocabulaire sera repris par les mystiques orthodoxes. Sa rhétori
46omanesque. Tous les adolescents de la bourgeoisie occidentale sont élevés dans l’idée du mariage, mais en même temps se trouvent ba
47, il faut y voir la grande conquête de la culture occidentale, et le fondement solide de toute vie personnelle ; selon le second, l
25 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
48on, l’amour païen, qui a répandu dans notre monde occidental le poison de l’ascèse idéaliste — et tout ce qu’un Nietzsche absurdem
49espondent aux trois traits dominants de la psyché occidentale. De là vient l’impression d’évidence qu’entraînent de pareils jugemen
50 est urgent de rappeler que le fameux « dynamisme occidental » procède de deux sources distinctes. Si c’est notre délire guerrier
51autodestructeur. Mais l’autre aspect du dynamisme occidental, j’entends notre génie technique, ne saurait être un seul instant ram
52t en fin de compte dans l’attitude religieuse des Occidentaux, et dans l’institution la plus typique de leur morale : le mariage, q
53t d’accent dont tout dépend. Il est certain que l’Occidental christianisé se distingue du mystique Oriental par son pouvoir d’appr
54ge est le signe le moins trompeur d’une décadence occidentale. Il en est d’autres, certes, dans les domaines les plus divers : le c
26 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
55i d’un type de la passion telle que la vivent les Occidentaux, d’une forme extrême, exceptionnelle en apparence : le mythe de Trist
27 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
56s, d’y voir comme une définition de la conscience occidentale… Amour et mort, amour mortel : si ce n’est pas toute la poésie, c’est
57ondamné par la vie même. Ce qui exalte le lyrisme occidental, ce n’est pas [p. 16] le plaisir des sens, ni la paix féconde du coup
58s les plus remarquables auxquelles se livrent les Occidentaux. On aurait vite dressé la liste des romans qui n’y font aucune allusi
59ès le principe, insupportable ? Je constate que l’Occidental aime au moins autant ce qui détruit que ce qui assure « le bonheur de
60 notre sort n’en demeure pas moins, à nous autres Occidentaux, de devenir de plus en plus conscients des illusions dont nous vivons
61c’est le démon même du roman tel que l’aiment les Occidentaux. [p. 39] Quel est le vrai sujet de la légende ? La séparation des am
62 connaître qui définirait à lui seul notre psyché occidentale. Pourquoi l’homme d’Occident veut-il subir cette passion qui le bless
63Histoire.) Je définirais volontiers le romantique occidental comme un homme pour qui la douleur, et spécialement la douleur amoure
64ur heureux n’a pas d’histoire dans la littérature occidentale. Et l’amour qui n’est pas réciproque ne passe point pour un amour vra
65oin de la passion, sont des aspects de notre mode occidental de connaissance, il faut en venir — au moins sous forme de question —
28 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
66du vers l’Unité, où il se perd. Et j’appellerai « occidentale » une conception religieuse qui à vrai dire nous est venue du Proche-
67er qu’il existe en Orient de nombreuses tendances occidentales ; et l’inverse. (Mais je ne fais pas ici une histoire des religions.)
68? 5. Contrecoup du christianisme dans les mœurs occidentales Pour introduire plus de clarté dans ce dédale dialectique, je propose
69qu’un seul exemple de ce processus si typiquement occidental, et qui consiste à garder le signe matériel d’une religion dont on tr
70il en abuse dans le sens où l’incline sa nature d’Occidental. C’est ainsi que le platonisme vulgaire nous a conduits à une terribl
71s le cœur de tout homme — et spécialement de tout Occidental de très obscures complicités. Souvenons-nous du culte druidique pour
72uivants, les plus belles œuvres de la littérature occidentale. D’autre part, ce que l’on connaît aujourd’hui des croyances et des r
73aient renaître un peu plus tard dans le moyen âge occidental. Elles se compliquent d’ailleurs du fait que l’Islam contestait que l
74s, mutatis, mutandis, au cas des grands mystiques occidentaux, de Maître Eckhart à Jean de la Croix. ⁂ Une brève revue des thèmes «
75t en vivre. C’est ici le cri même de la mystique occidentale mais aussi du lyrisme provençal et de Tristan. C’est l’oraison jacula
76s de la mer civilisatrice, naquit le grand modèle occidental du langage de l’amour-passion. 10. Vue d’ensemble du phénomène cour
77u xiie siècle, en pleine révolution de la psyché occidentale. Il a surgi du même mouvement qui fit remonter au demi-jour de la con
78e de l’Anima, qui figure à mes yeux, dans l’homme occidental, le retour d’un Orient symbolique. Il nous devient intelligible par c
79le contrecoup de cette hérésie dans la conscience occidentale et dans les coutumes féodales, tout cela vient sourdement retentir da
29 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
80ui de nouveau prend son départ dans la conscience occidentale, c’est, éternelle hérésie passionnelle, la transgression rêvée de tou
81 au Jour incréé. La définition même de la musique occidentale, c’est l’accord émouvant des contraires. Expression d’un dualisme dou
30 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
82t par la passion, telle est la voie du romantisme occidental ; et nous y sommes tous engagés pour autant que nous sommes tributair
83time obscurément, au plus secret de la conscience occidentale, le goût de la guerre. Cette liaison singulière d’une certaine idée d
84re et de l’amour courtois ont marqué les coutumes occidentales d’une empreinte qui ne s’effacera guère qu’au xxe siècle. L’idée de
85s « chez lesquels peut-être un apport de sang non occidental, ou peut-être l’habitude des spectacles de l’Inquisition avaient déch
86ant ce livre. Que l’on suive l’évolution du mythe occidental de la passion dans l’histoire de la littérature ou dans l’histoire de
31 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
87omanesque. Tous les adolescents de la bourgeoisie occidentale sont élevés dans l’idée du mariage, mais en même temps se trouvent ba
88, il faut y voir la grande conquête de la culture occidentale, et le fondement solide de toute vie personnelle ; selon le second, l
89lgie de la passion, devenue congénitale à l’homme occidental. Le mariage qui se fondait sur les convenances sociales, donc du poin
90 peut-être aux historiens futurs de notre société occidentale, la clé d’une crise dont nous ne voyons encore que des symptômes supe
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
91on, l’amour païen, qui a répandu dans notre monde occidental le poison de l’ascèse idéaliste — tout ce qu’un Nietzsche injustement
92espondent aux trois traits dominants de la psyché occidentale. De là vient l’impression d’évidence qu’entraînent de pareils jugemen
93 est urgent de rappeler que le fameux « dynamisme occidental » procède de deux sources distinctes. Si c’est notre délire guerrier
94autodestructeur. Mais l’autre aspect du dynamisme occidental, j’entends notre génie technique, ne saurait être un seul instant ram
95t en fin de compte dans l’attitude religieuse des Occidentaux, et dans l’institution la plus typique de leur morale : le mariage, q
96t d’accent dont tout dépend. Il est certain que l’Occidental christianisé se distingue de l’Oriental par son pouvoir d’approfondir
97ge est le signe le moins trompeur d’une décadence occidentale. Il est en d’autres, certes, dans les domaines les plus divers : le c
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
98ent (Livre II, chap. 2 et 9) aux cycles religieux occidentaux. Il en va tout autrement des Indes, de la Chine, du Tibet, [p. 358] s
34 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
99 historique, les maîtres mots de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personne. Et vous voyez que la distinct
35 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
100libre et pourtant relié, c’est l’idéal de l’homme occidental. N’allons pas dire que c’est une utopie ! Car ce problème a été résol
36 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
101re aux grands errants de l’esprit et des passions occidentales : Bâle et Genève au temps de la Réforme, Érasme, [p. 119] Holbein, Ca
37 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
102 y va de notre indépendance autant que de la paix occidentale. Si nous n’embrassons pas cette mission-là, l’Histoire aura tôt fait,
38 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
103notoires et les plus importants de notre histoire occidentale. J’estime qu’elle a suffisamment duré. Je suis prêt à la dénoncer dan
39 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
104 déprimé depuis des siècles le sens religieux des Occidentaux. Car non content de combattre et d’évacuer les coutumes religieuses p
40 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
105e avec la tradition la plus féconde de la culture occidentale. C’est donc se condamner à refaire sans le savoir les découvertes spi
106. L’amour-passion, signe particulier de la psyché occidentale, est né d’un retour de flamme du christianisme dans les marges de l’h
107ais d’être instantes au cœur secret de la passion occidentale. L’une, ignorée ou reniée, demeure à l’arrière-plan lointain, l’autre
108a digestion ou la respiration. Si la majorité des Occidentaux se figurent que le péché originel fut l’acte sexuel, dont la consomma
41 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
109a digestion ou la respiration. Si la majorité des Occidentaux se figurent que le péché originel fut l’acte sexuel, dont la consomma
42 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
110alisation de leur destin. Rimbaud est notre mythe occidental : mythe faustien. Il a vécu tragiquement la tentation orientale, l’a
111eut-être le plus important qui se pose à l’esprit occidental, dès qu’il [p. 33] atteint les régions de haute tension où la seule «
112 la marque même de la réalité dans une conscience occidentale. Supprimez l’un des termes, et la vie se détend, le tragique s’évanou
113l’immédiat éthique. Et quels sont les plus grands Occidentaux ? Ceux qui ont incarné le choix le plus audacieux. Pascal choisit une
114voir « l’amour d’en haut ». Car telle est la yoga occidentale, dont le Second Faust restera comme le livre sacré. Que cette discipl
43 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
115 plus vertigineuse qu’il soit donné de vivre à un Occidental ? Oui, Kierkegaard et Goethe sont, à mes yeux, les plus géniales pers
44 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
116, intimement lié, depuis Lancelot, à la sexualité occidentale. Quelles fêtes, quels carnavals mondiaux remplaceront désormais, pour
45 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
117lles créées par l’évangélisation de la conscience occidentale. D’autre part, si les démocraties capitalistes et individualistes tri
46 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
118de comparée des liturgies et des principaux rites occidentaux, dépouillés de leur patine, reconstitués, discrètement archéologiques
47 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
119ants. Je signale deux orientations du conformisme occidental, certain qu’on en retrouvera sans peine les marques dans tout le déta
48 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
120avaient à l’envi reproché je ne sais quel orgueil occidental, prônait une Europe neutre et cherchant son salut — mais quel salut ?
49 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
121moins consciemment, réside le secret du dynamisme occidental, et de l’inquiétude [p. 110] créatrice qui pousse l’Européen à remett
122que les Soviets nous accusent de préparer un bloc occidental — et les blocs, nous disent-ils, ne servent qu’à la guerre — ils ont
123e de la grande peur qu’inspire aux Russes un bloc occidental fantomatique, c’est de créer très vite, et solidement, notre Fédérati
124 créer très vite, et solidement, notre Fédération occidentale. Car la question sérieuse n’est pas pour nous de réfuter l’accusation
50 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
125moins consciemment, réside le secret du dynamisme occidental et de l’inquiétude créatrice qui pousse l’Européen à remettre en ques
126ontre aux porteurs et aux créateurs de la culture occidentale, afin qu’ils puissent examiner ensemble les grandes questions qui aff
127utres chiffres notables. Population de l’Europe occidentale orientale Total 290 250 000 105 200 000 395 450 000 (17 % de la
128’URSS et ses satellites réunis. De plus, l’Europe occidentale à elle seule produit 26 % du charbon et 32,5 % de l’électricité actue
51 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
129 légitimer sa différence, on ne pouvait être plus Occidental. On ne pouvait être moins mystique au sens des religions traditionnel
52 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
130social. De ce péché originel naquit le formalisme occidental, qui devait conduire à Picasso, lequel, tout communiste qu’il soit, s
53 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
131u monde ou à la société, voilà qui est proprement occidental. Cela donne le révolté, l’objecteur de conscience, le révolutionnaire
132agique de l’œuvre d’art. Je ne dis pas qu’entre l’Occidental, qui tend à s’affirmer comme individu créateur, et l’Oriental, qui te
54 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
133et même cause : le cloisonnement du grand Domaine Occidental en nations bardées de frontières, hérissées de tarifs douaniers et de
55 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
134s exceptionnel, et celles des paysans de l’Europe occidentale renferment peu de faits aussi surprenants. La science historique suis
135us les combats livrés par les paysans de l’Europe occidentale en faveur de la liberté, celui-là seul a abouti à une [p. 27] créatio
56 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
136e, comme ceux qui appartiennent à la civilisation occidentale, il est classique de distinguer entre familles rurales et citadines,
57 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
137la nouvelle doctrine s’introduisit dans la partie occidentale du pays, apportée par des artisans, des marchands et des légionnaires
138hénomène, qui agissent dans toute la civilisation occidentale, s’ajoute en Suisse une cause historique très précise. Les fondateurs
58 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
139ommunauté spirituelle des peuples et des cultures occidentales. Cette idée, qui exprime le sens et la mission de notre État fédérati
59 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
140paie de sa vie. Or il existe, dans la littérature occidentale, un prototype de cette action tragique, une pièce célèbre dont il nou
60 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
141ore plus évidente, et la voici : La civilisation occidentale est de plus en plus dominée, sinon par la science pure, du moins par
61 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
142pathes contre n’importe quelle forme d’initiative occidentale, tout concourt à rendre l’Europe incapable même de tomber, étant trop
62 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
143avaux des conciles fondateurs de notre conception occidentale de l’homme, Athanase, Grégoire et Basile, Boèce et Thomas d’Aquin, Ca
63 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
144 qui soit de nature à expliquer la grande débâcle occidentale. Il s’est passé seulement que la Conférence a lieu, qu’elle installe
145péens et, au-delà d’eux, de toute la civilisation occidentale, se trouve dépendre techniquement de vingt ou trente individus épisod
64 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
146on économie, et cette grande nostalgie de l’homme occidental, qui demande beaucoup plus que la paix, qui demande un sens à sa vie,
147opéens, et au-delà d’eux de toute la civilisation occidentale, se trouve dépendre techniquement de 20 ou 30 individus épisodiques —
148atique — et proclamer l’union sacrée des libertés occidentales. Un tel sursaut vital est-il inconcevable ? Retournons la question :
65 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
149nant vers le problème particulier de la recherche occidentale. La civilisation qui est née en Europe a dominé le monde pendant des
150e culture. Ainsi, chaque réussite de la recherche occidentale crée de nouvelles incertitudes, appelant de nouveaux progrès, c’est-à
66 1955, Preuves, articles (1951–1968). De gauche à droite (mars 1955)
151ste allemand : « Le climat est lourd en Allemagne occidentale. (Fuite d’Otto John.) Nous avons reçu d’autres témoignages d’anciens
67 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
152era ressenti comme sacrilège par l’intelligentsia occidentale, d’autant plus fortement qu’elle sera moins chrétienne. Il y a donc u
153 passion ne serait-elle pas l’échec de l’Aventure occidentale, échec fatal dès que l’âme se refuse à la totale incarnation, à l’aba
154 faut voir qu’un tel échec demeure spécifiquement occidental, encore qu’il soit causé par un refus des options principales de l’Oc
155ître aux yeux d’un Asiatique indemne d’influences occidentales, que sous l’aspect d’une indécence profonde, d’une blessure à l’ordre
156gure donc le modèle spirituel de toute révolution occidentale. Mais il y a plus. Le christianisme apporte au monde les valeurs qui
157’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution occidentale une discontinuité, un traumatisme exemplaire : on dit « avant J.-C. »
158es réelle mais importée. Il en va du nationalisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhume de cerve
159e transcende. Elles mesurent la dérive de l’homme occidental quand il cesse de marcher à l’étoile. Elles illustrent trois formes d
160e sont pas le But, c’est la formule de la révolte occidentale. Révolte contre l’Église, qui avait offert le type d’une société d’am
161sciente nostalgie. Et c’est pourquoi notre Psyché occidentale, ayant subi durant des siècles les atteintes toujours plus pénétrante
68 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
162 [p. 3] L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955) r Genèse théo
163 le fait spécifique et capital de l’anthropologie occidentale. De Nicée à la bombe atomique Que les options fondamentales décidée
164 la marque et le ressort de l’esprit de recherche occidental, en contraste avec le monisme des ultimes sagesses orientales. Cette
165che en proche, sur tous les plans de notre pensée occidentale, le « scandale » des réalités contradictoires s’est propagé ou transp
166e comprendre le motif primordial de notre science occidentale, et la raison pourquoi Descartes estime qu’un athée ne pourrait pas f
167technique, qui a donné libre cours à l’extrémisme occidental que fut le matérialisme sous ses formes diverses : mécaniste, moniste
168t-il, en ce moment de l’histoire et de l’Aventure occidentale, cette grande poussée aveugle, cet enfoncement de taupe dans une gale
169ns les couches les plus étendues de la population occidentale ce « gros bon sens matérialiste » fondé sur un respect quasi religieu
170décide, et qui détient la preuve de la réalité. L’Occidental moyen se figure qu’au Moyen Âge le sens général de la vie dépendait d
171similer au divin.) Au stade présent de l’Aventure occidentale, dont la science est la pointe extrême en notre siècle, notre image d
69 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
172n’en est pas moins révélatrice de notre condition occidentale. Il s’agit, une fois de plus, de savoir si elle signale une impasse o
173’obligera à peiner très durement dans nos climats occidentaux, pour se nourrir, se protéger du froid, des inondations, des sécheres
174 comme leur dû. Que veulent en général les hommes occidentaux ? La santé, un meilleur salaire, une meilleure protection contre l’im
175un brusque essor à tel moment donné de l’Aventure occidentale. Il serait vain de chercher le pourquoi de la passion d’inventer, qui
176e pouvait mesurer l’ampleur prochaine, la société occidentale du xixe siècle s’est doublement trompée sur les fins de la technique
177tat d’esprit actuel. Libéré du labeur matériel, l’Occidental se tourne immédiatement vers les voyages, le sport, les jeux et l’éro
178es d’ouvrages de vulgarisation qui permettent aux Occidentaux, pour la première fois dans l’Histoire, de prendre une vue d’ensemble
179 demain, des règles de yoga « scientifique », à l’Occidentale. Beaucoup d’esprits légers s’imaginent l’homme comme une sorte de bal
70 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
180dements comme aux conquêtes de notre civilisation occidentale, parce qu’elle s’attaque à la notion de l’homme qui fut l’origine déc
181 Situation de l’Europe Foyer de la civilisation occidentale, l’Europe a pour mission suprême et impérieuse de susciter la résista
71 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
182l de la Guépéou, lequel lui dit : « Vous autres, Occidentaux, avez une conception du secret un peu superficielle. Vous estimez qu’
183 passe chez vous si l’on en croit les communistes occidentaux et votre propagande culturelle, vous n’avez vraiment rien à y perdre.
184ais qui va parler pour l’Europe ? Les communistes occidentaux et leurs satellites intellectuels ? Ils n’ont rien à apprendre aux Ru
72 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi nous persévérons (décembre 1955)
185s persévérons (décembre 1955) z Toute la presse occidentale a parlé des « 17 niets de Molotov » à Genève. La question des échange
186hée négativement, les dix-sept offres ou demandes occidentales ayant été rejetées par le porte-parole des dirigeants de l’URSS. II n
187s : 1. Il n’est pas exact que les 17 propositions occidentales relatives aux échanges culturels aient été rejetées uniformément. (No
188ité. Notre désir d’échanges relève de la vocation occidentale de curiosité universelle, d’exploration de la Terre et de l’Homme, de
73 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
189 du besoin d’avoir moins peur des Russes chez les Occidentaux, ou enfin du besoin d’un retour au bon sens chez les militants des PC
190osition. 7. K. demande la libération des colonies occidentales, mais il refuse aux satellites de l’URSS le droit de disposer d’eux-m
191ls éclipsés ? De qui se moque-t-on ? De la presse occidentale, qui a donné dans le panneau, comme toujours ? Mais l’heure n’est pas
192 la bouche d’une bonne partie de l’intelligentsia occidentale, bien que les communistes y soient très peu et assez mal représentés.
74 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
193ler Toujours en retard d’une dictature, l’opinion occidentale exige qu’on riposte à Hitler quand elle voit se dresser [p. 81] Nasse
194a politique maritime, caractéristique des peuples occidentaux, a toujours été celle du mouvement libérateur, de la découverte et de
195ressiste. En travers de la politique maritime des Occidentaux : l’Islam. L’histoire du canal de Suez illustre ce dialogue et cette
196l’Islam Les Pharaons, ancêtres de la civilisation occidentale, ouvrent le canal du Nil à Suez, sous Séthi Ier, en 1300 av. J.-C. ;
75 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
197aladie spécifique des élites dans nos démocraties occidentales. Quant à moi, je me promène sur la place Saint-Marc, portant aux nues
76 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À pied d’œuvre (avril-mai 1956)
198nt le développement si particulier de l’éducation occidentale au cours des âges : il n’existe pas, à notre connaissance, une seule
77 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
199faut bien constater que, pratiquement, la société occidentale du xxe siècle semble offrir au jeune homme plus de liberté que d’occ
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
200ériel largement partagé par toutes les classes. L’Occidental retour d’Orient s’écrie : « Je n’ai vu que des foules, pas une person
201vie terrestre.) [p. 25] Dans son Récit de l’Exil occidental de l’âme, Sohrawardi décrit le pèlerinage de l’âme, son « exil » dans
202des pré-socratiques à nos jours, tous les esprits occidentaux nourris de la pensée mystique du Proche-Orient 8 ont accolés à nos d
203 de l’âme, voire une « orientation » de la psyché occidentale. Mais, du prestige de cet Orient qui n’est pas celui des atlas, l’Ori
204 : voie de la connaissance directe de l’Esprit. L’Occidental, tournant le dos au soleil, en lequel il croit sans le voir, décide d
205la maîtrise de ses structures.) Le danger, pour l’Occidental, c’est l’incarnation trop complète. (On se perd soi-même dans la mati
206a atteindre la libération. » (Yoga-anka.) Pour l’Occidental au contraire, il s’agit de connaître Dieu non pas en écartant le mond
207 à la divinité, ne serait-ce pas, [p. 30] pense l’Occidental, une illusion psychologique chez les très rares qui disent y être par
208Hindou grégaire n’est seul que devant le divin. L’Occidental, jaloux de sa vie privée, s’assemble dans l’église où l’on chante des
209t plus naturelle qu’on ne le pense à l’esprit des Occidentaux, mais elle n’a pas d’effet dans leur vie religieuse, moins encore dan
210t s’en dégagent. La réaction de nos deux auteurs occidentaux n’est pas moins significative, pour notre objet présent, que les hist
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
211 altèrent et qui les amplifient, ouvrent le drame occidental. Dans les relations et les tensions qu’ils instituent, dans leurs con
212christianisme, la dialectique première de l’homme occidental. Parole et non Silence ; faite chair et non concept. Grâce au lieu d
213dans son ensemble, jusqu’à nous, c’est l’Aventure occidentale de l’homme. Certes la voie chrétienne n’y est pas seule active, mais
214Parole faite chair, retraçons maintenant la Quête occidentale dans ses deux ambitions maîtresses : trouver le secret de l’homme et
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
215notre temps ? Et il est vrai, aussi, que le monde occidental est parti sans savoir où il allait, comme Abraham quittant son pays ;
216 le fait spécifique et capital de l’anthropologie occidentale. [p. 62] Genèse de la personne humaine Comment expliquer le transfe
217perdrait la plus belle occasion de situer l’homme occidental au carrefour hasardeux dont je parlais plus haut : carrefour de socié
218 d’histoire est un ressort puissant de l’aventure occidentale. [p. 73] Les deux communautés On me dira que l’aventure est sur le
219cun de ces moments dialectiques de notre histoire occidentale pourrait être illustré par une surabondance de « documents » et de « 
220elle eût perdu la grande modération — cette forme occidentale de la « sagesse » — qu’on admire dans les œuvres d’un Vitoria, soumet
221ilient dans un prix. Mais aujourd’hui, l’économie occidentale doit faire face à des conflits d’un autre ordre, celui de l’initiativ
222re Père est parfait. » Et c’est pourquoi le monde occidental, qu’on ne devrait jamais appeler « le monde chrétien » mais qui fut m
223contradiction… » Cette description de l’existence occidentale tendrait à la représenter comme « impossible » et de plus en plus inv
224e, ou mieux se projette, dans tout ce que l’homme occidental pense ou fait. Notre passion de la diversité et [p. 90] notre passion
225tices. C’est là le principe de toute la recherche occidentale, et c’est lui qui préside aujourd’hui aux tentatives les plus riches
226re, et de mettre un terme ignominieux à l’Odyssée occidentale de l’âme. p. 58 22. Hécatombes d’évêques déposés à la suite de
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
227era ressenti comme sacrilège par l’intelligentsia occidentale, d’autant plus fortement qu’elle sera moins chrétienne. Il y a donc u
228 passion ne serait-elle pas l’échec de l’Aventure occidentale, échec fatal dès que l’âme se refuse à la totale incarnation, à l’aba
229 faut voir qu’un tel échec demeure spécifiquement occidental, encore qu’il soit causé par un refus des options principales de l’Oc
230ître aux yeux d’un Asiatique indemne d’influences occidentales, que sous l’aspect d’une indécence profonde, d’une blessure à l’ordre
231gure donc le modèle spirituel de toute révolution occidentale. Mais il y a plus. Le christianisme apporte au monde les valeurs qui
232’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution occidentale une discontinuité, un traumatisme exemplaire : [p. 104] on dit « avan
233es réelle mais importée. Il en va du nationalisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhume de cerve
234e transcende. Elles mesurent la dérive de l’homme occidental quand il cesse de marcher à l’étoile. Elles illustrent trois formes d
235e sont pas le But, c’est la formule de la révolte occidentale. Révolte contre l’Église, qui avait offert le type d’une société d’am
236sciente nostalgie. Et c’est pourquoi notre psyché occidentale, ayant subi durant des siècles les atteintes toujours plus pénétrante
82 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
237 mosaïque jusqu’aux débuts du siècle dernier, les Occidentaux n’ont presque pas varié quant à la date de naissance de l’humanité. U
238tre influence 43 . Toute réflexion sur l’Aventure occidentale se doit d’affronter ce contraste, et d’essayer de l’interpréter. Et e
239l’esprit des Pères — par les plus grands docteurs occidentaux, tant orthodoxes que semi-hérétiques : Albert le Grand, Thomas d’Aqui
240 premier lieu par le message chrétien, l’humanité occidentale a dû trouver les moyens de l’accepter progressivement et d’y adapter
241t — mais je ne pense pas en droit — contre l’idée occidentale de l’homme. [p. 133] L’importance apparente des collectivités, des c
242nsi conjugue une bonne partie de l’intelligentsia occidentale du xxe siècle 46 . [p. 135] Comme il est clair qu’on ne peut pas « 
243s comment la situer dans l’ensemble de l’Aventure occidentale ? Est-elle le signe annonciateur d’une fin lugubre, ou seulement d’un
244la vérité elle-même. Solution masochiste, pour un Occidental. L’individu trouve le défi trop lourd. Dans un cosmos qui se calcule
245 doivent beaucoup 49 , l’option centrale de l’âme occidentale est décrite en des termes si lucides à mon sens, que je veux les cite
83 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
246en trois siècles dans l’image de la Terre que les Occidentaux se formaient à partir de leur métaphysique et leur idée du réel, corr
247l’un des aspects les plus frappants de l’Aventure occidentale. Mais il paraît moins simple d’expliquer ce grand fait, et de le ratt
248uvreurs », Christophe Colomb. [p. 150] Le rêve occidental Les facteurs religieux et civilisateurs dont la combinaison fit l’Occ
249près de la Chine. Tous les ressorts de l’Aventure occidentale, nous les voyons se tendre dans cette vie exemplaire, durant les seiz
250ante, ambiguë et grandiose, de toute la recherche occidentale. Les tenants attardés d’un certain historisme et de la superstition d
84 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
251 la marque et le ressort de l’esprit de recherche occidental, en contraste avec le monisme des ultimes sagesses orientales. Cette
252che en proche, sur tous les plans de notre pensée occidentale, le « scandale » des réalités contradictoires s’est propagé ou transp
253e comprendre le motif primordial de notre science occidentale, et la raison pourquoi Descartes estime qu’un athée ne pourrait pas f
254technique, qui a donné libre cours à l’extrémisme occidental que fut le matérialisme sous ses formes diverses : mécaniste, moniste
255t-il, en ce moment de l’histoire et de l’Aventure occidentale, cette grande poussée aveugle, cet enfoncement de taupe dans une gale
256ns les couches les plus étendues de la population occidentale ce « gros bon sens matérialiste », fondé sur un respect quasi-religie
257décide, et qui détient la preuve de la réalité. L’Occidental moyen se figure qu’au Moyen Âge le sens général de la vie dépendait d
258similer au divin.) Au stade présent de l’Aventure occidentale, dont la science est la pointe extrême en notre siècle, notre image d
85 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
259n’en est pas moins révélatrice de notre condition occidentale. Il s’agit, une fois de plus, de savoir si elle signale une impasse o
260 l’oblige à peiner très durement dans nos climats occidentaux, pour se nourrir, se protéger du froid, des inondations, des sécheres
261 comme leur dû. Que veulent en général les hommes occidentaux ? La santé, un meilleur salaire, une meilleure protection contre l’im
262un brusque essor à tel moment donné de l’Aventure occidentale. Il serait vain de chercher le pourquoi de la passion d’inventer, qui
263e pouvait mesurer l’ampleur prochaine, la société occidentale du xixe siècle s’est doublement trompée sur les fins de la technique
264culs ; qu’ils ne s’appliquent vraiment qu’au type occidental de vie ; qu’ils supposent une distribution socialisée des biens produ
265tat d’esprit actuel. Libéré du labeur matériel, l’Occidental se tourne immédiatement vers les voyages, le sport, les jeux, et l’ér
266es d’ouvrages de vulgarisation qui permettent aux Occidentaux, pour la première fois dans [p. 212] l’Histoire, de prendre une vue d
86 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
267udes constamment remises en question, typiquement occidentale par son style et sa démarche, mais convaincue de sa valeur universell
268e. L’Oriental pose ici la question de savoir si l’Occidental ne préférerait pas la recherche à la pleine possession de la vérité ?
269 ». Il serait peut-être erroné d’en déduire que l’Occidental nie l’existence d’une vérité en soi : simplement, il se refuse à croi
270tats de conscience. Les objectifs de la recherche occidentale apparaissent ainsi plus modestes que ceux des religions orientales ou
271lus que doubler, depuis cent ans, l’âge moyen des Occidentaux. Et ce sont les premières applications de cette hygiène absolument pr
272mporte une définition simplifiée de la démocratie occidentale : ce serait la suppression légale des castes et de l’esclavage organi
273te » des Pyramides ! Il reste qu’au cœur du monde occidental, l’esclavage n’est plus qu’un souvenir, puisque la condition prolétar
274r la Vérité. Chrétien conséquent, ou sceptique, l’Occidental n’est pas dans ce cas. Buts occidentaux du progrès L’intérêt de l’H
275tique, l’Occidental n’est pas dans ce cas. Buts occidentaux du progrès L’intérêt de l’Histoire pour l’Occident, c’est le Progrès.
276que l’on a vu se multiplier au long de l’Aventure occidentale 91 présentent tous un grand trait commun : ils ne peuvent être surmo
277on. D’où la dialectique permanente de l’existence occidentale. D’où la recherche, jamais achevée mais créatrice, de formes d’équili
278e cosmos où il existe, bien qu’il soit proprement occidental par ses origines historiques, ne m’en paraît pas moins universel par
87 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
279 [p. 241] Chapitre X Le drame occidental Ce livre n’est sans doute qu’un signe, entre mille autres, de la pris
280ne, entre mille autres, de la prise de conscience occidentale qui marquera le xxe siècle. Comme il arrive toujours, une telle pris
281u monde que les péripéties internes de l’Aventure occidentale qui ont causé la crise dramatique où nous vivons depuis 1914, et dont
282 Ils se sentent les vrais héritiers de l’Aventure occidentale. Ils savent bien qu’une Europe fédérée, reprenant sa place dans l’his
283 dès maintenant de leur conscience d’une vocation occidentale. Et leur lutte pour l’Europe qu’ils veulent, contre l’Europe qu’ils n
284thèse de tyrannie à l’orientale, de technique à l’occidentale, et de principes moraux allégués (tels que justice, civisme, puritani
285les orientaux en pleine misère matérielle, et les Occidentaux en pleine anarchie morale. Cette religion mondiale a-t-elle [p. 252]
286e et l’Eurasie. Le rythme communiste ou le rythme occidental semblent bien devoir s’imposer nécessairement à l’Asie mère. Ils la d
88 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
287es deux cultures, c’est imposer d’emblée une base occidentale au dialogue que l’on souhaite sur pied d’égalité, et c’est en quelque
288ous disait (soit en Orient, soit dans les cercles occidentaux qui aiment à parler de notre décadence) : « Vous avez négligé l’Espri
289, plus orthodoxes (et certainement aussi nombre d’Occidentaux) ne manqueraient pas de répondre qu’en effet, l’Esprit ne peut être a
290confrontation des grandes doctrines orientales et occidentales : je le nommerai le paradoxe de l’unité. La conception occidentale de
291le nommerai le paradoxe de l’unité. La conception occidentale de l’unité est essentiellement exclusive, tandis que l’orientale est
292raisemblance « scientifique » du point de vue des Occidentaux. Et la psychologie de l’inconscient inaugurée par Freud et développée
293comparer nos rêves Au stade présent de l’Aventure occidentale, on dirait qu’il n’est plus qu’un seul des rêves constants de l’human
294cela se voit remis en question dans la conscience occidentale — la science-fiction en est le signe indubitable — au moment où le da
295 idéologiques toujours bruyantes au sein du monde occidental. Mais on ne résout jamais un conflit dans son plan : il faut passer a
296les dimensions spirituelles. L’au delà des crises occidentales présentes, je le vois dans la confrontation de notre Aventure — prena
89 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
297 l’évolution qu’ils désirent tous vers des formes occidentales de démocratie socialiste, et priverait les Soviets d’un de leurs meil
298indépendante deviendrait le plus grand des Grands occidentaux. (Elle compterait en effet plus d’habitants que l’URSS et les USA add
90 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957)
299devenue le Troisième Roi sur l’échiquier du monde occidental. Chemin faisant, j’ai signalé que cette neutralité européenne — comme
300er une nouvelle Russie à réintégrer la communauté occidentale ; — ou bien, contre toute attente, c’est l’URSS qui gagne, non sans a
301Ceci produit l’arrêt du jeu entre les Trois (paix occidentale) ou l’explosion générale en cas d’accident (ce qui nous renvoie à l’é
302 entre la dictature soviétique et les démocraties occidentales, tend également à immobiliser les diverses évolutions politiques en c
91 1957, Preuves, articles (1951–1968). L’échéance de septembre (septembre 1957)
303rame qui surgit de l’affrontement brutal du monde occidental, fauteur de la technique, et des sociétés « primitives » par rapport
304l’intéresse vitalement, étant celui de l’aventure occidentale tout entière ? Et les autres pays de l’Europe verront-ils que la Fran
92 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1957)
305e matérialisme ! — Facteur commun : le masochisme occidental. 6. — Non, car l’Europe à faire n’est pas celle qu’on nous fait. Car
93 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
306nt. Il eût fallu multiplier, dans toute la presse occidentale, depuis un an, des articles obéissant au plan suivant : a) commentair
307s jettent d’un coup en plein délire de masochisme occidental et d’admiration éperdue pour un régime par ailleurs condamné. Le Krem
308s européens, apporte sa contribution à l’Aventure occidentale. Le régime communiste éliminé nous laissera sur les bras la Russie. C
94 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
309 [p. 400] La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957) au Pourquoi l’Europe a-t-elle créé les sciences physi
310 mosaïque jusqu’aux débuts du siècle dernier, les Occidentaux n’ont presque pas varié quant à la date de naissance de l’humanité. U
311tre influence 55 . Toute réflexion sur l’Aventure occidentale se doit d’affronter ce contraste et d’essayer de l’interpréter. Et, e
312l’esprit des Pères — par les plus grands docteurs occidentaux, tant orthodoxes que semi-hérétiques : Albert le Grand, Thomas d’Aqui
313 premier lieu par le message chrétien, l’humanité occidentale a dû trouver les moyens de l’accepter progressivement et d’y adapter
314t — mais je ne pense pas en droit — contre l’idée occidentale de l’homme. L’importance apparente des collectivités, des civilisatio
315nsi conjugue une bonne partie de l’intelligentsia occidentale du xxᵉ siècle. Comme il est clair qu’on ne peut pas « être » dans l’H
316s comment la situer dans l’ensemble de l’Aventure occidentale ? Est-elle le signe annonciateur d’une fin lugubre, ou seulement d’un
317la vérité elle-même. Solution masochiste, pour un Occidental. L’individu trouve le défi trop lourd. Dans un cosmos qui se calcule
95 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
318itisme intellectuel et manque de foi dans l’idéal occidental. Il faut donc persuader nos élites et nos masses que l’Europe reste l
96 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La Suisse et l’Europe après 1945 (avril 1957)
319ord. Le monde arabe se révolte contre l’influence occidentale et menace les approvisionnements de l’Europe en pétrole. (Fermeture d
97 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la fabrication des nouvelles et des faits (février 1958)
320is les agences n’ont rien perdu.   Le masochisme occidental. — Je ne soupçonne pas la presse occidentale de suivre une politique
321hisme occidental. — Je ne soupçonne pas la presse occidentale de suivre une politique quelconque, loin de là ! Elle n’a d’autre sou
98 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
322 plus grotesques. En revanche, voit-on les masses occidentales adopter le Taô, l’hindouisme, l’Islam ou la magie des Nègres ? L’adop
323bien de s’imposer. On se demandera si les valeurs occidentales sont réellement universelles, ce qui veut dire : — peuvent-elles être
324s valeurs « révélées » auxquelles se réfèrent les Occidentaux les renvoient à l’universel et les ouvrent à l’aventure, au lieu de l
99 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
325tions d’esprits qui influencèrent notre horoscope occidental. Enfin, le lac Léman et la Cité internationale de l’Europe. Calvin, R
100 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958)
326t issus des Jacobins, qui fournirent à l’histoire occidentale le type même du parti unique. C’est en partant de l’État des Jacobins