1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1 [p. 1152] Les Appels de l’Orient (septembre 1929) e Le xxᵉ siècle s’annonce comme le siècle de la dé
2hui semble chercher dans une confrontation avec l’Orient, plutôt qu’une réelle connaissance de l’Orient, une conscience d’elle
3 l’Orient, plutôt qu’une réelle connaissance de l’Orient, une conscience d’elle-même. C’est peut-être pour provoquer cette con
4s ses sources pour s’y retremper. Les appels de l’Orient, ce sont les Keyserling, les Guénon, qui les font entendre, autant et
5culier). Car la plupart des enquêtés se font de l’Orient une représentation vague [p. 1153] et poétique. « Orient…, toi qui n’
6une représentation vague [p. 1153] et poétique. « Orient…, toi qui n’as qu’une valeur de symbole », a dit A. Breton. C’est de
7aleur de symbole », a dit A. Breton. C’est de cet Orient qu’il s’agit, et Jean Schlumberger le définit encore : « … tout ce qu
8 par des faits et des documents. Pour beaucoup, l’Orient n’est qu’un prétexte à variations sur le thème favori. M. Massis, par
9définit ce que les autres entendent vaguement par Orient : l’Asie est le subconscient du monde, formule qui, je pense, réunira
10acun d’en tirer de nouvelles raisons de maudire l’Orient ou chercher la guérison de nos fièvres. Mais nous aurons entrevu peut
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
11nt, tournés vers la Russie, vers le passé, vers l’Orient, tentant des amours nouvelles et les fuites les plus folles hors de l
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
12poque, ou se défaire avec elle et dériver vers un Orient d’oubli — (mais avant de s’y perdre, quelles révolutions, quelles ana
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
13 réveillerez-vous pour les désaltérer, dieux de l’Orient et de l’Occident ? » Certains cris qui nous échappèrent n’avaient pa
5 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
14ir même de l’enfance. Je portais donc ma vision d’Orient et je grimpais gravement comme je ferai, je pense, au jour de mon pèl
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
15identales, les habitants, eux, viennent de tout l’Orient. « On pense à une Genève de l’Islam. » Il semble, à lire notre auteur
7 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
16 de la pensée allemande depuis Goethe : c’est à l’Orient, d’instinct, que cette pensée va demander non point seulement sa reva
8 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
17aguées de ces courtiers alourdis de « Knödl ». En Orient on en ferait une chose extrêmement précieuse, qu’on n’approcherait qu
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
18ir même de l’enfance. Je portais donc ma vision d’Orient et je grimpais gravement comme je ferai, je pense, au jour de mon pèl
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
19une rougissante lueur avance de l’Occident vers l’Orient. p. 172 19. Bras de mer intérieur qui s’avance jusqu’à Königsbe
11 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
20es de son effort particulier. Ce renoncement à un Orient de mythe, c’est cela même qui constitue l’Occident spirituel. C’est l
12 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
21ait le tour du monde ; il a séjourné longtemps en Orient et en Amérique ; [p. 816] il s’est enfoncé profondément dans la vie a
13 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
22nnées ; que Spengler n’est pas un admirateur de l’Orient, mais le contraire (p. 153) ; que le christianisme n’est pas précisém
14 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
23e richesse à son tour va reprendre le chemin de l’Orient, d’où vint autrefois le mûrier. Question : que reste-t-il pour entrep
15 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
24s produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’est qu’elles n’y ont pas trouvé les mêmes obstacles. Ainsi notre
16 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
25itable : Vers l’Occident erre le regard ; vers l’Orient file le navire. Frais, le vent souffle vers la terre natale. Ô fille
17 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
26ctrine s’est transmise au monde médiéval. Ainsi l’Orient vint rêver dans nos vies, réveillant de très vieux souvenirs. Car du
27ommunauté originelle des croyances religieuses en Orient et en Occident. ⁂ Bien avant Rome, les Celtes avaient conquis une gra
28vie pour le croyant que « saisit le salut ». 4. Orient et Occident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en deho
29. Orient et Occident Est-il possible de définir l’Orient et l’Occident en dehors de la géographie ? En présence d’un problème
30système personnel de références. Ce que j’appelle Orient, dans cet ouvrage, c’est une tendance de l’esprit humain qui a trouvé
31n n’aura pas de peine à démontrer qu’il existe en Orient de nombreuses tendances occidentales ; et l’inverse. (Mais je ne fais
32st l’inverse qui s’est réalisé. Nous voyons qu’en Orient (Appendice 4), et dans la Grèce contemporaine de Platon, l’amour huma
33 » de l’âme et de celles du désir, venues du même Orient par les deux rives de la mer civilisatrice, naquit le grand modèle oc
34nombrables sont les exemples de relations entre l’Orient et l’Occident médiéval. J’ai choisi ces deux cas, solidement attestés
35mes yeux, dans l’homme occidental, le retour d’un Orient symbolique. Il nous devient intelligible par certaines de ses marques
18 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
36ur notre objet, c’est que Rudolf Otto distingue l’Orient de l’Occident en ramenant leurs mystiques respectives à l’Éros et à l
37stique universelle très nettement caractérisés. L’Orient (c’est-à-dire Sankara, Platon, Plotin) et l’Occident (ici figuré par
38dente. Elle rejette Maître Eckhart du côté de « l’Orient », c’est-à-dire du côté d’une mystique essentiellement unitive, et pa
39elle et l’abandon des œuvres. On est toujours à l’Orient de quelqu’un ! C’est ainsi que Maître Eckhart figura l’hérésie que j’
19 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
40ance ascétique, orientale — le monachisme vient d’Orient — c’est la tendance hérétique des « parfaits » qui inspira la poésie
20 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
41s produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’est qu’elles n’y ont pas trouvé les mêmes obstacles. Ainsi notre
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
42ales de l’amour Il est bien entendu que j’appelle Orient une certaine attitude totale de l’homme qui s’est manifestée principa
43 l’Islam, l’Arabie et le Judaïsme ne sont pas cet Orient-là, et se rattachent directement (Livre II, chap. 2 et 9) aux cycles
22 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
44dée première du Diable fut donnée aux Juifs par l’Orient et ses mystères dualistes, lorsqu’Israël était captif à Babylone. Mai
23 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
45rges de l’hérésie. Inconnu de l’Antiquité et de l’Orient, il ne peut exister que dans une civilisation marquée par la croyance
24 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
46ées de son effort particulier. Ce renoncement à l’Orient évasif, c’est cela même qui constitue notre Occident spirituel. C’est
25 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
47européenne, et de la guerre endémique dans tout l’Orient, et de la méfiance et de la peur réciproques qui président aux rappor
26 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
48nd à rejoindre, à la limite, les despotismes de l’Orient ou de l’Antiquité, au point de vue de l’oppression des individus. Cep
27 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
49ent y suffire. Inconnus de l’Antiquité comme de l’Orient d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique
50cipales de l’Occident. Il ne ramène pas l’âme à l’Orient symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pa
51 symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pas ce tragique absolu qui naît de l’acte irréversible, en
52e la passion. Il fleurit sur l’abîme qui sépare l’Orient magique de l’Occident tragique, et cet abîme n’est autre que le verti
53hénomène, je l’ai dit, sont inconnues dans tout l’Orient, qu’il s’agisse des empires aryens ou dravidiens, khmers ou mongols,
54neuf. Toutes nos révolutions s’en souviendront. L’Orient n’a pas connu pareille coupure des temps — cette coupure de l’histoir
55un vrai dialogue illuminant entre l’Occident et l’Orient. Or, voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie tout entièr
56lisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhume de cerveau, souvent mortel pour les Polynésiens.
57s de défense du corps social ne s’exerçant pas en Orient, la maladie nationaliste peut y prendre demain une virulence inouïe.
28 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
58 et naturelles — une dignité et une réalité que l’Orient leur dénie par principe. Enfin, nous avons vu que la foi met un terme
59ntiquité. Ou bien l’on pose, comme les sagesses d’Orient, l’identité des contraires apparents : tout est dans tout, bien sûr,
60érésie du matérialisme Comparé aux religions de l’Orient, le christianisme pourrait être qualifié de matérialisme, en tant que
61ons du type oriental. C’est la rupture avec cet « Orient »-là, consécutive à la Renaissance, et consommée dès l’aube de l’ère
29 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
62e. Jusqu’alors et à cet égard, c’est à peine si l’Orient se distingue de l’Occident. Les jonques chinoises sont supérieures au
63temps ascèse et renoncement, en Occident comme en Orient. (En fait, elle est surtout — et devrait être — accession à la vérité
30 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
64les termes symboliques, plus que géographiques, d’Orient et d’Occident. Contraster les contenus de ces termes sera l’objet de
65mule d’union, qui ne peut survivre à l’aube. Si l’Orient et l’Occident doivent un jour converger au lieu de s’ignorer, ou de s
66e servir, que par son dépassement réalisé. Mais l’Orient n’a pas eu de Renaissance. La durée même de son Moyen Âge, confronté
67agé par toutes les classes. L’Occidental retour d’Orient s’écrie : « Je n’ai vu que des foules, pas une personne ! » Et l’Orie
68lités internes de l’opposition a) Symbolisme de l’Orient et de l’Occident 5 . — L’Orient et l’Occident ne sont donc pas seule
69 Symbolisme de l’Orient et de l’Occident 5 . — L’Orient et l’Occident ne sont donc pas seulement des entités géographiques fa
70al 6 . Le récit d’Avicenne est une initiation à l’Orient, monde des Formes de lumière, contrastant avec l’Occident du monde te
71vitation à entreprendre le voyage mystique vers l’Orient. Quel est ce cosmos symbolique ? À droite, l’Orient des Formes et du
72ient. Quel est ce cosmos symbolique ? À droite, l’Orient des Formes et du Soleil levant, au delà duquel réside l’univers angél
73’un emprunt procuré d’un lieu lointain. » Entre l’Orient et l’Occident (c’est-à-dire au lieu de rencontre de la matière et de
74 dans leurs noires forteresses, son départ vers l’Orient de l’illumination, de l’origine et de la délivrance. Et l’on retrouve
75uve ici les mêmes significations symboliques de l’Orient et de l’Occident que dans le récit d’Avicenne, auquel l’auteur rattac
76s symboliques que ces deux auteurs attribuent à l’Orient et à l’Occident. Ajoutons-y les qualificatifs que, des pré-socratique
77 tableau suivant, formé de quatorze antithèses : Orient : l’aurore, le matin, le haut, la droite, l’extrême raffinement, la l
78é dans l’interprétation, uniquement favorable à l’Orient, de nos deux termes symboliques ne peut manquer d’impressionner. On n
79ue ou d’anecdotique. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figu
80e la psyché occidentale. Mais, du prestige de cet Orient qui n’est pas celui des atlas, l’Orient réel, qui va de la Perse au J
81ge de cet Orient qui n’est pas celui des atlas, l’Orient réel, qui va de la Perse au Japon, bénéficie très largement dans nos
82, métaphysiques et religieuses, l’opposition de l’Orient et de l’Occident revêt une valeur différente, encore que par sa forme
83dition. — Que l’Occident soit individualiste et l’Orient traditionaliste, il paraît difficile de le mettre en doute 10  : tous
84pas de personne sans un Dieu qui interpelle. Et l’Orient ne connaît rien de tel. Soit qu’on pense qu’il n’y a pas de Dieu — se
85as moins évidente dans les zones respectives de l’Orient et de l’Occident. Qui voudrait nier, par exemple, qu’il y ait en Occi
86 de grands spirituels, ou de grands physiciens en Orient ? Mais personne n’a l’idée de parler de l’Orient scientifique, ou de
87 Orient ? Mais personne n’a l’idée de parler de l’Orient scientifique, ou de l’Occident mystique. Un Sankara parfois préfigure
88 de nos institutions. Ils représentent le point d’Orient dans notre sphère. En revanche, l’Orient ne connaît pas d’Églises. La
89 point d’Orient dans notre sphère. En revanche, l’Orient ne connaît pas d’Églises. La Bible et les Védas n’ont vraiment rien d
90n obtient les réponses les plus révélatrices de l’Orient et de l’Occident, et rien n’illustre mieux la divergence réelle des r
91’Occident a fait les chambres à gaz, tandis que l’Orient professe un respect de la Vie qui va jusqu’au refus de détruire la ve
31 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
92lem, Athènes, Rome — ces trois mots inconnus de l’Orient, ces trois noms chargés de sens historique qui les altèrent et qui le
93i a manqué ce principe de cohérence originelle. L’Orient trop lointain dans l’espace et si proche dans l’âme collective n’étai
94uctures de l’ordre impérial défaillant. Quant à l’Orient… L’Orient du Mythe s’arrête où commence l’Histoire, et l’Orient du Si
95 l’ordre impérial défaillant. Quant à l’Orient… L’Orient du Mythe s’arrête où commence l’Histoire, et l’Orient du Silence, où
96nt du Mythe s’arrête où commence l’Histoire, et l’Orient du Silence, où Dieu parle. Or l’Incarnation c’est le Verbe entré par
97 et salut. Terme ignoré de l’Antiquité comme de l’Orient. Car les Grecs n’ont connu que la Chance et ses coups ; et l’Orient,
98ecs n’ont connu que la Chance et ses coups ; et l’Orient, que l’ascèse infiniment patiente 16 . Il est curieux, mais non contr
99rdon, comment trouver et vivre le chemin ? Pour l’Orient, la voie est connaissance, illumination progressive (ou même instanta
100iner ce qu’était le sacré, ce qu’il est encore en Orient. La morale des Anciens est basée sur le rite, et dans le monde magiqu
101 refusent la chrétienne, ou bien vont à [p. 51] l’Orient, ou bien vont à Moscou. Dans les deux cas, ils quittent en esprit l’O
32 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
102ent y suffire. Inconnus de l’Antiquité comme de l’Orient d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique
103cipales de l’Occident. Il ne ramène pas l’âme à l’Orient symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pa
104 symbolique, comme par une double négation, car l’Orient ne connaît pas ce tragique absolu qui naît de l’acte irréversible, en
105e la passion. Il fleurit sur l’abîme qui sépare l’Orient magique de l’Occident tragique, et cet abîme n’est autre que le verti
106hénomène, je l’ai dit, sont inconnues dans tout l’Orient, qu’il s’agisse des empires aryens ou dravidiens, khmers ou mongols,
107neuf. Toutes nos révolutions s’en souviendront. L’Orient n’a pas connu pareille coupure des temps, — cette coupure de l’histoi
108un vrai dialogue illuminant entre l’Occident et l’Orient. Or voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie tout entière
109lisme occidental « attrapé » par les peuples de l’Orient comme de notre rhume de cerveau, souvent mortel aux Polynésiens. Le n
110s de défense du corps social ne s’exerçant pas en Orient, la maladie nationaliste peut y prendre demain une virulence inouïe.
33 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
111temps décrites par les anciennes cosmologies de l’Orient. Pour l’Inde, l’unité de temps — le Kalpa ou Jour de Brahma — est de
112férents, attribués par les grandes religions de l’Orient et de l’Occident au temps cosmique comme au temps des humains, plaçon
113is elle en reste tributaire — et c’est pourquoi l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle,
34 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
114 et naturelles — une dignité et une réalité que l’Orient leur dénie par principe. Enfin, nous avons vu que la foi met un terme
115ntiquité. Ou bien l’on pose, comme les sagesses d’Orient, l’identité des contraires apparents : tout est dans tout, bien sûr,
116érésie du matérialisme Comparé aux religions de l’Orient, le christianisme pourrait être qualifié de matérialisme, en tant que
117ons du type oriental. C’est la rupture avec cet « Orient »-là, consécutive à la Renaissance, et consommée dès l’aube de l’ère
35 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
118e. Jusqu’alors et à cet égard, c’est à peine si l’Orient se distingue de l’Occident. Les jonques chinoises sont [p. 187] supér
119temps ascèse et renoncement, en Occident comme en Orient. (En fait, elle est surtout — et devrait être — accession à la vérité
36 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
120royance en l’Histoire, et ce que les peuples de l’Orient proche et lointain risquent de faire du nationalisme — j’y vois le si
121ts de « courants », mais d’œuvres signifiantes. L’Orient l’a toujours su et devrait nous le rapprendre, au lieu de perdre sa v
122lus pures. À ce titre, il peut être accepté par l’Orient. Et je n’en connais point d’autre qui ménage mieux nos chances de voi
37 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
123alors, en apparences, au dialogue millénaire de l’Orient pauvre et populeux mais religieux, et de l’Occident profane, riche et
124religions et les divertissements de la culture. L’Orient, découvrant la technique et les moyens de surmonter sa misère, freine
38 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
125gnent Le dialogue nécessaire et possible Entre l’Orient et l’Occident jusqu’à ce siècle, le dialogue a toujours échoué, soit
126st-à-dire concrètement les besoins matériels de l’Orient surpeuplé et sous-alimenté. « On ne parle pas de philosophie ou de re
127au seul profit de l’Occident (non du meilleur). L’Orient, subitement confronté avec ces résultats partiels de nos [p. 260] val
128ent permis l’usage normal de la technique. Mais l’Orient hindouiste et bouddhiste se voit soumis, par la présence et par la te
129s transition : « Lorsque des millions d’hommes en Orient n’ont rien à manger, parler d’humanisme et de l’évolution de l’idéal
130mérite un examen sérieux. On nous disait (soit en Orient, soit dans les cercles occidentaux qui aiment à parler de notre décad
131ent être tenus pour primordiaux. Les vérités de l’Orient gardent donc leur plein droit de condamner les erreurs de l’Occident.
132errogeons anxieusement la sagesse différente de l’Orient. Aurait-elle réussi dans son domaine — celui que nous avions négligé 
133stion de la preuve qui se pose ici. Confronté à l’Orient, l’Occident apparaît comme le monde de la preuve par l’effet matériel
134il se voit appauvri spirituellement, tandis que l’Orient se jette sur nos techniques et en oublie ses valeurs propres, qui ser
39 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 12. La quête sans fin
135 notre forme d’exister. Et pourtant, songeant à l’Orient, j’invoquerai le précédent fabuleux de la conclusion d’une autre [p. 
40 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
136, moyennes ou petites nations de l’Europe ou de l’Orient. On peut encore les manœuvrer sans bouger ces rois impossibles, paral
41 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
137 et de la forme du monde en tant que réalités. (L’Orient les tient pour illusoires.) Ôtez l’idée de la personne, déduite des g
138temps décrites par les anciennes cosmologies de l’Orient. Pour l’Inde, l’unité de temps — le Kalpa ou Jour de Brahma — est de
139férents, attribués par les grandes religions de l’Orient et de l’Occident au temps cosmique comme au temps des humains, plaçon
140is elle en reste tributaire — et c’est pourquoi l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle,
42 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
141emps, la transmutation créatrice des valeurs de l’Orient et de l’Occident.   Je ne pouvais présenter Kassner à des lecteurs do
43 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
142et sacré ? « Lorsque les Croisés se heurtèrent en Orient à l’invincible ordre des Assassins, — écrivait Nietzsche en humeur do
143. « Aime et fais ce que tu veux » dit Augustin. L’Orient hindouiste et bouddhiste n’a pas dit autre chose avant eux, ni les my
44 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
144emps, la transmutation créatrice des valeurs de l’Orient et de l’Occident. ⁂ Je ne pouvais présenter Kassner à des lecteurs do
45 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
145sur l’homme et sa définition. S’il est vrai que l’Orient nie le moi, qui est une valeur centrale pour l’Occident, il doit en r
146nnel et se joue à travers notre moi. Ainsi tout l’Orient des doctrines… Et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance e
147i tout l’Orient des doctrines… Et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance en la transmigration… Mais voici le moment
148 Mais voici le moment d’ajuster la vision. Tout l’Orient exagère ses formules. Il dit cent mille millions pour dire : beaucoup
149peut-être qu’on ne voit pas de raisons pour que l’Orient réel soit plus conforme aux sermons du Bouddha, que l’Europe au Sermo
150l’amour. 121  » [p. 237] Ceci encore : le cliché Orient — Occident = non-moi — personne, qui a peut-être moins cours en Orien
151on-moi — personne, qui a peut-être moins cours en Orient que dans certains milieux d’Europe et d’Amérique sérieusement éperdus
152et qui font l’intérêt de sa vie amoureuse. Mais l’Orient se contente de proposer des voies aux Renonçants (ou sannyasins) qui
153et les dieux mêmes me serviront. Tout et tous L’Orient voudrait exténuer, « émacier le réel tangible 125  », pour rejoindre
154irituels. Quelle est la vraie ? Si les sages de l’Orient ont raison, personne ne pourra le vérifier à la consommation des temp
155arfois pour leurs croyances. Nous voyons ce que l’Orient est resté jusqu’ici, et que ses doctrines d’extinction n’ont pas tué
156t s’engloutir dans l’illusion de la matière (et l’Orient aurait eu raison), soit accomplir sa vocation aventureuse, — déchiffr
46 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
157ver quelques-unes mieux comprises, au retour d’un Orient de l’esprit. J’ai douté de la plupart des vérités successivement démo
47 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
158cidentaux des sectateurs d’une discipline venue d’Orient et qui se répand de nos jours sur toute la Terre. Mais un autre passa
159stifiée, elle est donc plus visiblement active en Orient qu’en Occident. Le sentiment de faute qui, pour un Oriental, peut s’a
48 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
160? Europe est venue d’Asie. Elle a été enlevée à l’Orient par un dieu du Nord. Zeus-Jupiter devient alors le dieu par excellen
49 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
161ue, tandis que Sem est l’ancêtre des peuples de l’Orient. Augustin voit dans Genèse 9, 27 une prophétie, prophetica benedictio
50 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
162uve Tanaïs 35 et aux marais Mæotis, qui sont à l’orient. Elle se continue par le rivage de l’océan septentrional jusqu’à la G
163 appelle aussi l’Ister, qui se dirige du midi à l’orient dans la direction du Pont-Euxin. À l’orient, il y a le pays des Alain
164i à l’orient dans la direction du Pont-Euxin. À l’orient, il y a le pays des Alains, au milieu celui des Daces et des Goths, e
51 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
165foulée par celle de l’unité impériale commune à l’Orient et à l’Occident, moitiés géographiques et administrativement distinct
166. C’est ici le lieu de remarquer que les termes d’Orient et d’Occident ont subi au cours des siècles antiques et modernes des
167enfin vastes et vagues désignations mystiques — l’Orient résumant et symbolisant toutes les qualités lumineuses et spirituelle
168vant les caractères régulièrement attribués à cet Orient et à cet Occident mystiques par les métaphysiciens de la Grèce pré-so
169leau suivant formé de quatorze antithèses 40  : Orient : l’aurore, le matin, le haut, la droite, l’extrême raffinement, la l
170é dans l’interprétation, uniquement favorable à l’Orient, de nos deux termes symboliques ne peut manquer d’impressionner. On n
171ue ou d’anecdotique. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figu
172aumes, des Prophètes et des Évangiles célébrant l’Orient comme le lieu d’où vient le salut. Ainsi Matthieu 24, 27 : Comme l’é
173Ainsi Matthieu 24, 27 : Comme l’éclair part de l’Orient et se montre jusqu’en Occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’H
174erme » ! (ainsi Zacharie 6, 12). Le prestige de l’Orient biblique, métaphysique et occultiste empêchera longtemps que l’Europe
175on laudateur, vaut bien tous ceux dont se vante l’Orient : Quand tu iras jusqu’en Égypte, quoique celle-ci s’enorgueillisse d
176et de revêtir une dignité qui la rapproche de « l’Orient » des mystiques. Dès lors, le nom d’Europe et le concept d’Europe von
52 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.8. « Europa vel regnum Caroli »
177e, l’Europe de Charles se trouve plus près de « l’Orient », qui est Jésus-Christ, que de « l’Occident » classique, mauvaise mo
53 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
178e de la race humaine fut plantée aux rivages de l’Orient, et que de là notre race s’est propagée des deux côtés en multiples r
179artir du pays des Hongrois dans la direction de l’orient, un autre a occupé tout ce qui, au-delà, porte le nom d’Europe, et s’
180du pays des Génois. Ceux qui disent si occupent l’orient de ces pays jusqu’au promontoire de l’Italie où commence la mer Adria
181tentrionaux en regard de ceux-là, car ils ont à l’orient les Allemands, sont entourés à l’ouest et au nord par la mer d’Anglet
182ieux saints : les trouble-paix seront déportés en Orient, où ils auront l’occasion de développer leurs capacités militaires co
54 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
183re de Dante. Ayant longuement [p. 87] séjourné en Orient, il entend convertir d’abord les mahométans ou « Ismaéliens », par la
55 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
184l’Angleterre et l’Espagne, et une Confédération d’Orient, centrée sur la Russie, l’Autriche et le corps germanique. Quant à la
185ent, tandis que Danzig serait le siège de celle d’Orient. [p. 116] Au reste, qu’on ne croie pas que l’uniformité économique s
56 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
186de Louis XIV avait cherché à les détourner vers l’Orient. De là l’ébauche du plan qu’il soumit au Roi, intitulé Consilium Ægyp
57 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.1. La Révolution Française et l’Europe
187lus de déserts ; toute la terre sera un jardin. L’Orient et l’Occident s’embrasseront au champ de la Fédération. [p. 165] Et
58 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
188rseur du racisme, la supériorité spirituelle de l’Orient en précurseur des philosophes modernes de notre « décadence fatale ».
189n est ainsi, je vois deux courants : l’un, venu d’Orient, passe par la Grèce et l’Italie et s’infléchit légèrement dans le sud
190epuis la ruine de l’empire Romain nous avons vu l’Orient toujours semblable à lui-même ; un empire, aussi prompt à s’élever qu
191rit humain. Toutes les religions sont venues de l’Orient ; le sentiment y est plus vif, plus élevé ; ces connoissances intuiti
59 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
192es inconnus, tantôt ils étudient les langues de l’Orient, pour y chercher l’histoire primitive de l’homme, tantôt ils vont à J
60 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.6. Goethe
193à confronter l’Europe à d’autres civilisations, l’Orient dans le Divan Occidental-Oriental, ou la jeune Amérique dans Les anné
61 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
194fend et fixe des limites, c’est elle qui sépare l’Orient de l’Occident, le Nord du Sud, c’est elle le point d’appui de tout le
195nt à nouveau une politique commune à l’égard de l’Orient. Qu’il en soit conscient ou non, c’est dans ce sens que travaille le
62 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
196condition de l’autre. À ses yeux, l’Italie (« cet Orient de l’Occident ») devait jouer pour l’Europe le rôle de nation-guide,
197ont éteint le patriotisme en Europe, lorsque, à l’orient de l’Europe, se sera accomplie la grande fédération des peuples slave
198e du christianisme jusqu’à la chute de l’empire d’Orient. N’oublions pas, dans cette génération splendide, les Communes, les L
199 armes et de l’industrie : la Russie du côté de l’orient, et l’Amérique, devenue libre de nos jours, du côté de l’occident, et
200 l’intérieur de l’empire russe. À la manière de l’Orient, dont il a reçu l’origine et pris les mœurs, le gouvernement russe es
201rope se produit d’abord à propos de la question d’Orient… Dans l’explication violente et permanente qui oppose l’Est à l’Ouest
202allas et Fischer. Ils s’obstinent à nous livrer l’Orient ; par une sorte d’instinct de nationalité européenne, ils nous refoul
203 de nationalité européenne, ils nous refoulent en Orient pour ne plus nous rencontrer en Occident. Ne soyons pas dupes de leur
204ndons pas aux autres ce que nous avons à faire. L’Orient est aux maîtres de la mer, cela est évident, [p. 279] nous en sommes
205mmes plus au temps où toutes les révolutions de l’Orient partaient de l’Asie centrale. La nouvelle Charte de la Compagnie des
206e se ramène-t-il pas au débat fondamental entre l’Orient et l’Occident sur le rôle et la nature de la « civilisation » elle-mê
207s ou théocraties mondiales, comme c’est le cas en Orient. Si on se place à un point de vue suffisamment élevé et lointain, com
63 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
208 en premier ? Sera-t-il, par-delà l’Occident et l’Orient et à travers ce qui est Européen, le lieu des commencements de l’Hist
64 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
209 À la fin du Moyen Âge, l’Europe se détourne de l’Orient et commence à regarder du côté de l’ouest, vers l’Atlantique. L’unité
65 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
210x est plus profonde que celle du monde grec sur l’Orient ; elle s’insinue, d’une façon ou d’une autre, et d’aventure par de pa
211souvent méprisée par les spirituels [p. 381] de l’Orient, tandis que leurs masses envient son régime matériel — que Keyserling
212ce du Nouveau Monde. Sa position prépondérante en Orient, elle aussi, prendra bientôt fin. Peut-être même le centre industriel
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
213 qui leur sont propres, où enfin les peuples de l’Orient font valoir à nouveau les droits de la civilisation orientale et où n
214 à la conscience des différences existant entre l’Orient et l’Occident, conscience qui fait de plus en plus prédominer chez le
67 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
215 et sacré ? Lorsque les Croisés se heurtèrent en Orient à l’invincible ordre des Assassins, — écrivait Nietzsche en humeur do
216 « Aime et fais ce que tu veux », dit Augustin. L’Orient hindouiste et bouddhiste n’a pas dit autre chose avant eux, ni les my
68 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
217sur l’homme et sa définition. S’il est vrai que l’Orient nie le moi, qui est une valeur centrale pour l’Occident, il doit en r
218nnel et se joue à travers notre moi. Ainsi tout l’Orient des doctrines, — et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance
219tout l’Orient des doctrines, — et en même temps l’Orient des peuples et sa croyance en la transmigration… Mais voici le moment
220 Mais voici le moment d’ajuster la vision. Tout l’Orient exagère ses formules. Il dit cent mille millions pour dire beaucoup ;
221peut-être qu’on ne voit pas de raisons pour que l’Orient réel soit plus conforme aux sermons du Bouddha que l’Europe au Sermon
222 non-moi-personne, qui a peut-être moins cours en Orient que dans certains milieux d’Europe et d’Amérique sérieusement éperdus
223et qui font l’intérêt de sa vie amoureuse. Mais l’Orient se contente de proposer des voies aux Renonçants (ou sannyasins) qui
224et les dieux mêmes me serviront. Tout et tous L’Orient voudrait exténuer, « émacier le réel tangible » 93 , pour rejoindre l
225irituels. Quelle est la vraie ? Si les sages de l’Orient ont raison, personne ne pourra le vérifier à la consommation des temp
226r leurs croyances. [p. 617] Nous voyons ce que l’Orient est resté jusqu’ici, et que ces doctrines d’extinction n’ont pas tué
227t s’engloutir dans l’Illusion de la matière (et l’Orient aurait eu raison), soit accomplir sa vocation aventureuse, déchiffrer
69 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
228es grandes sociétés humaines de l’Antiquité, de l’Orient et de l’Europe jusqu’à nos jours. Éduquer l’homme, dans tous les temp
70 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
229m s’est dressé à l’Est, barrant les routes vers l’Orient. Les Européens se voient coupés de toutes communications régulières a
230onde, s’oppose le plus radicalement au génie de l’Orient métaphysique. ⁂ [p. 22] Pour tenter de prévoir maintenant les suites
71 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
231 —, que se passe-t-il dans cette église, et que l’Orient n’a jamais connu ? Le prêtre parle, entonne, et le peuple répond, et
232ui marquent les deux pôles de notre éducation. (L’Orient et les cultures traditionnelles n’ont guère connu, jusqu’à nos jours,
72 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
233e partageront [le monde] : la Russie du côté de l’Orient, et l’Amérique, devenue libre de nos jours, du côté de l’Occident ; e
234 rien ne dépasse et n’atteint même de loin, ni en Orient, ni en Afrique, indiquent une renaissance et non une décadence. Mais
73 1962, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Principes et méthodes du dialogue entre les cultures (avril 1962)
235 of the world upon the lives of the people in the Orient and Occident » ; Bombay, sur l’Éducation ; Bursa (Turquie), sur les «
236 culturels, ou régions Est et Ouest, Occident et Orient, sont des catégories trop vastes. Elles ne correspondent pas à des ré
74 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
237éé la notion de genre humain — ignorée ou niée en Orient — par saint Paul et les Pères de l’Église ; et la notion de droit des
75 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
238n. Le problème des possibles convergences entre l’Orient et l’Occident, c’est-à-dire entre la sagesse et la puissance créatric
76 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
239éé la notion de genre humain — ignorée ou niée en Orient — par les stoïciens et les Pères de l’Église ; et la notion de droit
77 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
240n. Le problème des possibles convergences entre l’Orient et l’Occident, entre une certaine sagesse et une certaine puissance c
78 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
241 ces grands ensembles ? Est et Ouest, Occident et Orient, sont des catégories trop vastes. Elles ne correspondent pas à des ré
242régions différentes de la planète. Quant au terme Orient, que recouvre-t-il ? L’Asie est un concept européen, ne l’oublions pa
79 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
243ous donc cherché, nous les Européens ? [p. 34] L’Orient cherchait l’âme et les pouvoirs d’agir sur l’âme. C’était là, pour lu
244nd à rejoindre, à la limite, les despotismes de l’Orient ou de l’Antiquité, au point de vue de l’oppression des individus. Cep
245 nos machines. Nos péchés sont criants, et tout l’Orient les crie, mais il n’entend pas nos grandeurs. Car la musique est le s
80 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
246 et d’Ibn Dawûd) : tout cela ne vient-il pas de l’Orient, et pour finir représente dans l’homme occidental le retour d’un Orie
247représente dans l’homme occidental le retour d’un Orient symbolique ? Je conteste surtout la valeur d’une assimilation entre l
81 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
248 nos machines. Nos péchés sont criants, et tout l’Orient les crie, mais il n’entend pas nos grandeurs. Car la musique est le s