1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1ragique de la facilité, c’est qu’elle n’est qu’un oubli. Et pourtant, comme elle paraît ici bien établie, triomphante, à beau
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2sais quelle excitation, quelle révélation ou quel oubli. C’est un dilettantisme qu’ils ont peut-être appris dans Barrès. Il l
3 se défaire avec elle et dériver vers un Orient d’oubli — (mais avant de s’y perdre, quelles révolutions, quelles anarchies,
3 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
4c’est une démission qu’ils désirent. Du difficile oubli de soi-même nous avons fait une vertu. Eux, ils l’ont rendu facile et
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
5au d’y songer un peu avant de nous abandonner à l’oubli luxueux des rues. Le long de l’Arno, les façades sont jaunes et roses
5 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
6ragique de la facilité, c’est qu’elle n’est qu’un oubli. Et pourtant, comme elle paraît ici bien établie, triomphante, à beau
6 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
7retournant souvent vers son passé, méditant sur l’oubli jusqu’à ce qu’un souvenir bouge et s’émeuve… Où se perdre ? Où porter
7 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
8olupté, à ce jeu serré de refus, de tentations, d’oublis feints et de brusques retours. Il faut tout cela, et les mille petite
9. Il y a plusieurs façons d’avaler. Il y a même l’oubli. Ainsi de l’idée du bonheur : qu’on la détruise, qu’on la mange et qu
8 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
10ppelle esprit la plénitude de l’instant où dans l’oubli de tout ce que je peux, j’ai franchi l’impossible seuil. L’esprit est
9 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
11icorde, dit le peuple, mais le pardon n’est pas l’oubli, il est toujours un acte créateur en même temps qu’une critique radic
10 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
12ue qui ne soit pas cette « transgression » et cet oubli de nos limites, contre lesquels s’élèvent sans cesse les Prophètes et
11 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
13onfusions et de malentendus parfois tragiques : l’oubli des fins dernières entraîne nécessairement la ruine de la communauté,
12 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
14volupté, à ce jeu serré de refus de tentations, d’oublis feints et de brusques retours. Il faut tout cela et les mille petites
15. Il y a plusieurs façons d’avaler. Il y a même l’oubli. Ainsi de l’idée du bonheur : qu’on la détruise, qu’on la mange et qu
13 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
16autres ont plutôt l’air de résulter d’une série d’oublis d’avertir, d’une série de contraventions dans l’impunité générale. Cl
14 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
17mander aux écrivains autre chose qu’« une heure d’oubli », une distraction sans conséquence entre les heures de bureau ou d’u
15 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
18s Héros de Roman — pour réduire au silence et à l’oubli, jusque dans les manuels de notre siècle, la féerie romanesque née de
16 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
19t pas à l’expier. Et en effet, à la faveur de cet oubli, de ce refus, le moi perd peu à peu de sa réalité : d’où le sentiment
17 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
20enne. Ce sont des gestes, enfin, qui favorisent l’oubli de soi et qui libèrent des fausses pudeurs. Pour en finir sur ce suje
18 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
21ute cette presse proclamait l’union des partis, l’oubli des polémiques, la confiance dans le gouvernement et la nécessité d’a
19 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
22autres ont plutôt l’air de résulter d’une série d’oublis d’avertir, d’une série de contraventions dans l’impunité générale. Cl
20 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
23’expier. Et en effet, à la faveur [p. 210] de cet oubli, de ce refus, le moi perd peu à peu de sa réalité ; d’où le sentiment
21 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
24mps et l’espace. Tout glisse et passe ici, vers l’oubli, vers la vie. La jeune Américaine quitte son fiancé qui s’embarque po
22 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
25tés, des programmes en combines, des promesses en oublis. Je pense aux élections de demain et je demande : de quoi s’agit-il ?
23 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
26réhistoire à partir d’une vertèbre isolée. Mais l’oubli vient avec le premier doute… Petites visions des hommes de peu de foi
24 1947, Doctrine fabuleuse. 16. Le feu
27dmettaient rien. Sauf le Sommeil, le plus profond Oubli, où l’on était en n’étant pas. Pour le joindre, il fallait se jeter d
28uvaient pas se rejoindre [p. 126] vraiment dans l’Oubli. Ce n’était pas le vrai commencement de tout. Alors des prêtres leur
25 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
29mps et l’espace. Tout glisse et passe ici, vers l’oubli, vers la vie. La jeune Américaine quitte son fiancé qui s’embarque po
26 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
30ute cette presse proclamait l’union des partis, l’oubli des polémiques, la confiance dans le gouvernement et la nécessité d’a
27 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
31nt purement tactiques, mensongères, et vouées à l’oubli ; l’irréalité même, au bout du compte, mais c’est électoral et cela p
32 peu se le demandent. Le jeu électoral vit de nos oublis, et dure à la faveur de notre étourderie.) De même, l’adjectif utopis
28 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
33diter — c’est-à-dire pratiquement les sauver de l’oubli, et peut-être initier leur renaissance. Au-delà de la peur Voilà do
29 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
34e de l’action naît d’une fatigue mentale ; et cet oubli des buts derniers n’est qu’un immense lapsus révélateur : il trahit u
35a morale sociale, définie par les grands États. L’oubli des buts derniers de l’aventure humaine conduit alors à la Technocrat
30 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
36n de l’utilitarisme et de la puissance aveugle, l’oubli des buts de l’âme, le corps et la matière, l’activité désordonnée, la
31 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
37e de l’action naît d’une fatigue mentale ; et cet oubli des buts derniers n’est qu’un immense lapsus révélateur : il trahit u
38a morale sociale, définie par les grands États. L’oubli des buts derniers de l’aventure humaine conduit alors à la Technocrat
32 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur un certain cynisme (septembre 1957)
39s succès aussi, mais moins profonds, puis c’est l’oubli ou la répétition. La faculté de renouvellement n’est-elle pas aussi r
33 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle des festivals dans la vie culturelle de l’Europe [Commentaires] (mai 1957)
40abituels (voyages, maladie, surcharge de travail, oubli des dates limites, etc.), on se réjouira de constater que ce résultat
34 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
41n en lui-même… le Soi-même exalté rayonne dans un oubli infini de soi-même… Mais Agathe dit un peu plus tard : Pourquoi ne
35 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
42n en lui-même… le Soi-même exalté rayonne dans un oubli infini de soi-même… » Mais Agathe dit un peu plus tard : « Pourquoi n
36 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
43me il veut ignorer l’avenir, il veut « le parfait oubli d’hier » et « n’importe [p. 175] quel avenir », pour jouir totalement
37 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
44n de l’utilitarisme et de la puissance aveugle, l’oubli des buts de l’âme, le corps et la matière, l’activité désordonnée, la
38 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
45iter les accommodements et à produire un généreux oubli des rancœurs et des querelles. Grâce à cette similitude profonde des
39 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
46iment de la Vie et de sa mission. Elle est dans l’oubli de Dieu, de sa loi d’amour, de dévouement et de progrès moral de la g
47cial en son sein et par ses seules forces, dans l’oubli de cette grande vérité : que la cause des peuples est une ; que la pa
40 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
48urope des peuples n’est qu’un plus sombre passé d’oubli, mais où l’Europe vit encore par trente livres très anciens, et qui n
41 1964, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il nous faut des hommes de synthèses (19-20 septembre 1964)
49ser la mesure naturelle par l’artifice humain. L’oubli de l’unité Ceci m’évoque d’abord la description de l’Europe que nous
50nce du savoir des autres, et enfin, et surtout, l’oubli de l’unité, l’étrange oubli des buts finaux de l’existence dans leque
51 enfin, et surtout, l’oubli de l’unité, l’étrange oubli des buts finaux de l’existence dans lequel nous voyons s’enfoncer, in
42 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
52nce du savoir des autres, et enfin, et surtout, l’oubli de l’unité, l’étrange oubli des buts finaux de l’existence dans leque
53 enfin, et surtout, l’oubli de l’unité, l’étrange oubli des buts finaux de l’existence dans lequel nous voyons s’enfoncer, in
43 1966, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Jacques Chenevière ou la précision des sentiments (22-23 octobre 1966)
543 octobre 1966) v La mémoire a ses caprices; l’oubli même peut devenir, non sans mélancolie, une sagesse à peine voulue… F
55scrupule), de visions « furtives » mais aiguës, d’oublis révélateurs peut-être, obéissant à la seule logique des sentiments. D
44 1968, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Hölderlin dans le souvenir des noms splendides (1968)
56e relire en sa mémoire, de le recomposer contre l’oubli comme son auteur l’avait écrit contre l’absence, — car elle seule att
57quement privés de sens à cause de tant d’années d’oubli, pensais-je. Je notais quelquefois ces fragments mémorables pour essa
45 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
58nce du savoir des autres, et enfin, et surtout, l’oubli de l’unité, l’étrange oubli des buts finaux de l’existence dans leque
59 enfin, et surtout, l’oubli de l’unité, l’étrange oubli des buts finaux de l’existence dans lequel nous voyons s’enfoncer, in
46 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
60isations qu’on croyait endormies sont tirées de l’oubli au xxe siècle, si tant d’écoles antiques de sagesse et de mystiques
47 1970, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les prophètes de la décadence (24 septembre 1970)
61isations qu’on croyait endormies sont tirées de l’oubli au xxe siècle, si tant d’écoles antiques de sagesse et de mystiques
48 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
62s pas ta promesse de m’aimer de peur que vienne l’oubli !… Cependant, il ne veut plus voir que « masochisme alambiqué », « r
49 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
63chet s’élimine au fur et à mesure par le jeu de l’oubli et d’une anorexie induite par l’excès même et qui empêche le gavage.
50 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 7. Première histoire de fous : l’Auto
64te, inconfortable, ridicule assurément, vouée à l’oubli rapide, telle est la voiture automobile qu’en Allemagne MM. Benz et D
51 1978, Cadmos, articles (1978–1986). L’Intellectuel contre l’Europe (été 1978)
65 — y compris dans ce livre — de l’absence ou de l’oubli d’une distinction fondamentale entre les deux Europes qui se partagen
52 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Europe comme invention de la culture (automne 1979)
66 on le répète après Paul Valéry, mais plutôt d’un oubli séculaire des valeurs antiques, longuement submergées par les coutume