1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
1nce et l’embrasement de la passion de Paulina. Le Péché ; le Couvent ; la rechute et le crime ; et l’étrange apaisement d’une
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
2r leurs instables certitudes, et qui nous font un péché de notre acceptation des réalités spirituelles parce qu’elles trouble
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
3pas ajouter à cette lourde charge le poids de nos péchés. Ils sont bien nôtres. Et nous y tenons, ah ! comme nous y tenons !
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
4 contre la civilisation. Elle ne croit plus qu’au péché contre les lois sociales, eh bien ! elle apprendra que le seul péché
5is sociales, eh bien ! elle apprendra que le seul péché qui n’a pas de pardon, c’est le péché contre l’Esprit. Aujourd’hui qu
6que le seul péché qui n’a pas de pardon, c’est le péché contre l’Esprit. Aujourd’hui qu’il suffit d’un peu de bon sens et d’i
5 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
7isme en connaît un, depuis toujours : il le nomme péché.) Tous les modèles que l’homme se propose ont ceci d’insuffisant : qu
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
8sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — Nous aurions une maison dans ce désert aux formes tendres et déjà
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
9rielle du monde où nous vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, que d’avoir pratiquement abandonné à une d
10s, tout était surprenant, même le sang caillé, le péché et le cœur souillé, tout était étonnement. Il acceptait tout. Il déci
8 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
11 et coupable. Il est donc possible de dire que le péché est la mesure du démesuré, et que pour le chrétien il n’est pas d’aut
12andeur ». Ainsi le chrétien existe en tant que le péché crée une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité
13péché crée une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le converti ; c’est donc la conversion qu
14 retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il n’est plus qu’un être sans destinée, un « indiscret ». « Sa subst
15ssner et son maître c’est leur vision tragique du péché. Le Lépreux, journal apocryphe de l’empereur Alexandre Ier de Russie,
9 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
16 y a une contrepartie. Celui que hante le sens du péché — c’est-à-dire de la réalité humaine — celui-là résiste rarement à la
17là résiste rarement à la tentation de cultiver le péché. Car de la sorte, il s’imagine que [p. 23] réalité spirituelle sera p
18Calcul faux, comme tous les calculs de l’âme : le péché n’est réel que pour celui qui veut s’en arracher. Toute délectation d
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
19sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — Nous aurions une maison dans ce désert aux formes tendres et déjà
11 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
20fus ou ignorance des catégories de la grâce et du péché ; un certain ascétisme de la forme, mais jamais rien d’explicitement
21t-à-dire, qu’elle récusait la grâce autant que le péché. La censure moraliste est avant tout peureuse. Elle « craint » la vér
22nt les plus grandes, par le sentiment tragique du péché et de la grâce souveraine. C’est cela qui donne aux romans de Dostoïe
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
23fait défaut à ce génie, c’est le sens tragique du péché. Car c’est bien dans le sens du péché que gît l’irréductible, c’est-à
24tragique du péché. Car c’est bien dans le sens du péché que gît l’irréductible, c’est-à-dire le tragique essentiel de notre c
25eutralité du monde vis-à-vis de Dieu — à cause du péché. La réalité visible du péché entraîne la considération de la grâce. E
26de Dieu — à cause du péché. La réalité visible du péché entraîne la considération de la grâce. Et c’est en quoi la transcenda
27 avoir négligées ou niées : le scandale divin, le péché radical. Mais un homme de l’envergure de Goethe, s’il ne peut être un
13 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
28chapperont pas. Car celui qui refuse de penser le péché, refuse d’envisager l’ultime et le plus « grossier » des dangers inhé
14 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
29ir et lui fournisse un équilibre durable, dont le péché forme sans doute l’une des composantes ; soit qu’il refuse comme le m
30u martyre, à l’« agonie » entre la Promesse et le péché, entre la foi et ce qui nous paraît la « défier ». Que faire donc ? B
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
31paroles comme « Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-le loin de toi ». Mais [p. 488] Rimbaud est d’un
32nait ses faiblesses pour des erreurs, non pour le péché, et d’autre part un orgueil assumé, puis renié avec la même violence,
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
33question de bien, de mal, de vice et de vertu, de péché même, parfois, quels sont les écrivains capables de déclarer leurs ré
34ut ensemble les catégories du bien et du mal : le péché. Le contraire d’un péché, c’est-à-dire ce qui le supprime, ce n’est p
35s du bien et du mal : le péché. Le contraire d’un péché, c’est-à-dire ce qui le supprime, ce n’est pas une vertu, mais le par
36mme le vice naît de la loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des
37l comme donnée immédiate ; puis le bien ; puis le péché et le pardon. Et la grâce est déjà dans l’œil qui sait voir le péché
38 Et la grâce est déjà dans l’œil qui sait voir le péché au sein du mal et du bien à la fois. « Mal » ou « péché » — le débat
39au sein du mal et du bien à la fois. « Mal » ou « péché » — le débat se ramène sur cette page, à une question de vocabulaire.
17 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
40chauffe. Parce qu’elle se tient là « vêtue de son péché », — comme une courtisane. Mais vous n’êtes qu’une petite fille. 20
18 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
41 a perdu la seule force qui le dominait. « Car le péché n’est pas le dérèglement de la chair et du sang, mais le consentement
19 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
42[p. 118] hymne à dieu le père Pardonneras-tu ce péché où j’ai pris naissance, Ce péché mien, bien qu’avant moi commis ? Par
43ardonneras-tu ce péché où j’ai pris naissance, Ce péché mien, bien qu’avant moi commis ? Pardonneras-tu ces péchés dont je su
44en, bien qu’avant moi commis ? Pardonneras-tu ces péchés dont je suis le cours Et suis encore le cours, bien que je les déplor
45as rien fini Car il y a plus. Pardonneras-tu ce péché par lequel j’entraînai D’autres pécheurs, faisant de mon péché leur p
46uel j’entraînai D’autres pécheurs, faisant de mon péché leur porte ? Pardonneras-tu ce péché que j’ai fui Un an ou deux, où v
47isant de mon péché leur porte ? Pardonneras-tu ce péché que j’ai fui Un an ou deux, où vingt ans j’ai croupi ? Quand tu auras
48 tu n’auras rien fini, Car il y a plus. J’ai un péché de peur : mourrai-je sur la rive Lorsque mon dernier fil aura été fil
20 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
49mes au monde comme n’étant pas du monde ; dans le péché, mais comme ayant reçu la promesse d’être sauvés de son empire. L’act
21 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
50u martyre, à l’« agonie » entre la Promesse et le péché, entre la foi et ce qui nous paraît la « défier ». ⁂ Que faire donc ?
22 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
51hec, si grand qu’il soit n’est rien, en regard du péché dont la foi nous délivre. ⁂ Tout enfin se ramène à ceci : quel est le
52e. C’est un homme pour qui tout est accompli : le péché, et le salut en Christ. Voilà sa liberté : sa mort est derrière lui.
23 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
53 a perdu la seule force qui le dominait. « Car le péché n’est pas le dérèglement de la chair et du sang, mais le consentement
24 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
54de Dieu sa source, — et c’est en quoi consiste le péché « originel » — il en résulte qu’il ne peut plus se connaître entièrem
55on a priori, fondamentale : l’humanisme, c’est le péché même, si l’on peut définir le péché par la volonté, naturelle à l’hom
56sme, c’est le péché même, si l’on peut définir le péché par la volonté, naturelle à l’homme, d’agir pour soi, et non pour Die
25 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
57t les capitalistes. Il est purement symbolique du péché d’abord, de l’obéissance à Dieu ensuite. L’épitaphe laïque qu’on voit
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
58Toute l’histoire des Prophètes lui apprend que le péché majeur est celui qui consiste à se servir de Dieu en le servant. L’op
27 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
59ui se convertit se voit d’une part racheté de son péché ; et d’autre part, il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il d
60ée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ? Second point : quelle est la condition faite à la personn
28 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
61, et comme délivrée par l’État de l’oppression du péché originel, sombre invention « réactionnaire ». On s’exalte à qui mieux
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
62e, l’existence ; et c’est la maladie mortelle (le péché) 54 . L’homme naturel a beau dénombrer tout l’horrible, et tout épuis
63e. Mais sais-tu bien de quoi tu souffres ? De ton péché ou de celui des autres ? Comique amer et infini de ce « croyant » qui
64e croit le Réel et qui pourtant n’est rien que le péché, mais le péché n’est-il pas notre réalité, notre réalité sans cesse m
65 et qui pourtant n’est rien que le péché, mais le péché n’est-il pas notre réalité, notre réalité sans cesse menacée par l’Es
66à l’homme tel qu’il est, dans l’ordre même de son péché. Ainsi Maurras, lorsqu’il dénonce les mythes de l’hégélianisme social
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
67ne, au sens de la dégradation humaine, au sens du péché concret de l’homme. Et qui rendent à notre jugement une rigueur qui s
31 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
68s qu’ils ne tiendraient plus réellement compte du péché ni de la grâce. Et le symbole de cette passivité, proclamé par la Ren
32 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
69La foi, qui donne à l’homme la vision réaliste du péché, crée la crise bien davantage qu’elle n’en résulte. Ce qui résulte in
70fondement même du christianisme : l’opposition du péché et de la foi. « Je ne fais pas le bien que j’aime, mais je fais le ma
33 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
71ups d’affirmations du bien prépondérantes. À tout péché miséricorde, dit le peuple, mais le pardon n’est pas l’oubli, il est
34 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
72 n’y a pas une distance, mais une rupture — notre péché. Or, le péché, c’est notre pente naturelle. Et c’est elle, précisémen
73 distance, mais une rupture — notre péché. Or, le péché, c’est notre pente naturelle. Et c’est elle, précisément, qui nous po
74 religieuse « sentie et vécue ». Mais si c’est le péché qui nous sépare de Christ, pensons-nous rejoindre Jésus-Christ par le
75r les artifices d’une pensée justement soumise au péché ? D’autre part, il nous est impossible de nous arrêter de penser… Tel
35 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
76ute notre humanité, plus ou moins consumée par le péché. Pourquoi donc Nicodème défend-il l’expérience ? Parce qu’il ne veut
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
77t d’attribuer, par manière de symbole, le premier péché qualifié contre la mesure latine. C’est Pétrarque qui, le premier, dé
37 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
78erreurs que je viens de décrire. C’est un certain péché contre l’esprit que je redoute, et non point un certain système de ré
38 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
79ietzsche. De même que toute conscience réelle du péché suppose une action de la grâce, la conscience d’une démission suppose
80ucherons enfin le vrai tragique, qui est celui du péché et de la foi. L’extrémisme théâtral et non sérieux qui excite aujourd
81 humaine en général : toutes les deux relèvent du péché, c’est-à-dire de la chute originelle, qui sépara la pensée de l’homme
82n fait à détruire aussitôt qu’on le reconnaît. Le péché abstracteur corrompt de part et d’autre les éléments qu’il désunit, m
83eut, dans l’instant qu’il est donné, combattre ce péché qui, sitôt après, reparaît. C’est à de tels instants que nous devons
84d’assumer dans une prise unique tout ce que notre péché sépare ; méfiance active à l’égard des habitudes et mécanismes inhuma
85sage. L’ascèse chrétienne est une lutte contre le péché même, en son principe, lutte qui se sait sans fin dans cette vie, et
86nti-humaine toute lutte contre certains effets du péché, qui ne serait pas une lutte contre son principe même. Par exemple, t
87nde où l’égoïsme ne règne plus seulement comme un péché, mais comme une vertu glorifiée par la culture « distinguée », et cod
88st dans la pensée même : c’est elle d’abord qui a péché. Mais du péché dans lequel nous nous voyons plongés, nous ne pouvons
89ée même : c’est elle d’abord qui a péché. Mais du péché dans lequel nous nous voyons plongés, nous ne pouvons donner qu’une d
90sante. La cause première nous échappe, puisque le péché, justement, c’est d’être séparé de notre origine absolue. Toucherait-
91use permanente et actuelle de toute répétition du péché primitif, nous pouvons la nommer, la décrire. Ainsi, dans une certain
92e de l’histoire, c’est la chute dans le temps. Le péché premier, le lâchage premier et irrattrapable de l’instant, c’est le r
39 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
93ête, le dictateur. Gide voudrait ne pas croire au péché. Mais moi, je ne crois pas aux dieux. Pour nous, la révolution ne cré
40 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
94uoi le Christ a dû mourir pour triompher de notre péché, alors que la sagesse antique pouvait fournir l’amorce de si belles s
95s réels, et pour relier rationnellement ce que le péché a séparé. Est-ce que je me trompe grossièrement ? Est-ce que la quest
41 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
96at, c’est aussi que pour lui, le désespoir est le péché, la seule maladie vraiment mortelle, dont la foi seule, non la vertu,
42 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
97it aggraver d’une sottise cette Séparation, notre péché, contre laquelle toute l’œuvre de Claudel se soulève à l’appel de la
43 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
98, et comme délivrée par l’État de l’oppression du péché originel, sombre invention « réactionnaire ». On s’exalte à qui mieux
44 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
99’avons aucune liberté, par nous-mêmes, dans notre péché. Et, à l’inverse, il faut oser descendre jusqu’au fond de la connaiss
100ser descendre jusqu’au fond de la connaissance du péché pour voir qu’il n’y a de liberté possible que dans la grâce que Dieu
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
101e », ce serait trahir notre mission, ce serait le péché même d’idolâtrie qui consiste dans son principe à adorer les instrume
46 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
102u respect humain, nous jette dans le grand jeu du péché et de la grâce, et se confond avec la Charité. Imaginer, à ce degré,
47 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
103copie le plan général : Décalogue, confession des péchés, promesses de grâce, credo. Mais au lieu d’une Loi sainte et dont les
48 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
104tianisme : les obscènes contes juifs, le dogme du péché originel (né de la volonté de domination mondiale des juifs) ; le dua
49 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
105lège de plus en plus dangereux de reconnaître les péchés du parti que nous adoptons. Car je vois que tous les partis sont, dan
50 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
106 le Cosmos dans sa loi primitive, troublée par le péché ? La volonté chrétienne de transformer le pécheur dans son âme et dan
107obriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un beau jour pou
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
108tre les corps dans la forêt ? Les amants ont déjà péché ; ils refusent de se repentir, à ce moment-là ; enfin ils ne prévoien
109est pour se confesser. Mais au lieu d’avouer leur péché et de demander l’absolution, ils s’efforcent de démontrer qu’ils n’on
110 ils aiment, mais ils ne s’aiment point : ils ont péché, mais ils ne peuvent s’en repentir, puisqu’ils ne sont pas responsabl
111 effets. Elle est proscrite par l’Église comme un péché ; par la raison comme un excès morbide. On ne pourra donc l’admirer q
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
112, c’est un amour heureux — malgré les entraves du péché — puisqu’il connaît dès ici-bas, dans l’obéissance, la plénitude de s
113s sur la terre. » Et ton sort se joue ici-bas. Le péché n’est pas d’être né, mais d’avoir perdu Dieu en devenant autonome. Or
114ait être l’auteur du monde, de ses ténèbres et du péché qui nous enserre. Sa création première dans l’ordre spirituel, puis a
115aint de quitter son corps par désespoir, « mortel péché », enfin, c’est qu’il ignore encore à quoi lui peut servir De laisse
116 : assez, ma langue ! Car trop parler est pis que péché mortel. Or nous avons de ce même Raimbaut d’Orange d’admirables poèm
117 saurait engager le salut de son âme : « Point de péché au-dessous du nombril ! » précise un évêque dualiste, excusant ainsi
118 la plus précise : « Si Marie eût été conçue sans péché, elle n’aurait pas eu besoin d’être rachetée par Jésus-Christ. » Le c
119uel ascétisme, symbolise l’état par excellence du péché et de la mort : l’acte sexuel » 71 . Mais l’acte est toujours décrit
120rhétorique courtoise et son système de vertus, de péchés, de louanges et d’interdits, demeure un fait patent : il suffit de li
121a si facilement, car il représentait justement le péché que vous veniez de commettre. » 83 Libre après cela aux historiens
122 départ de Lancelot — comme de Tristan — c’est le péché contre l’amour courtois, la possession physique d’une femme réelle, l
123céder à la sensualité purement physique, voilà le péché suprême, originel, dans une vision cathare du monde. Aimer de passion
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
124iel de cet amour n’est pas seulement la rançon du péché. L’ascèse qui rachètera la faute commise doit aussi et surtout délivr
125ieu de rédemption des créatures dénaturées par le péché. « Toutes les créatures passent de leur vie à leur être. Toutes les c
126x part du drame de la séparation instituée par le péché entre l’homme et son Créateur ; tout aboutit à des instants de commun
127onc la vraie nature de ce qu’ils tiennent pour le péché, ils courent le risque de s’y perdre sans retour au moment même qu’il
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
128ttérature On reconnaîtra maintenant ce qu’est le péché ou comment procède le péché. C’est lorsque la volonté humaine se sépa
129intenant ce qu’est le péché ou comment procède le péché. C’est lorsque la volonté humaine se sépare de Dieu pour être une vol
130 purger de notre mauvais désir, de la sensualité, péché majeur. Et Fludd, son maître en occultisme, enseignait que la lumière
131e séparation et quelque obstacle : la société, le péché, la vertu, notre [p. 227] corps, notre moi distinct. Et de là vient l
132istan, lui, se voit libéré du jeu des règles, des péchés et des vertus, par la grâce d’une vertu qui transcende le monde de la
133 péchons jusqu’à détruire les derniers charmes du péché. Au lieu de négliger l’objet, détruisons-le par des tortures d’où nou
134 l’essence même du mythe. De même que le [p. 251] péché du premier homme, et de chaque homme, introduit dans le monde le temp
135 innocence bestiale nous guérira de votre goût du péché, cette maladie de l’instinct génésique. Ce que vous appelez morale, c
136e jargon de notre siècle, ce que l’Église appelle péché originel, cela désigne la perte irrémédiable du contact immédiat avec
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
137t parfois nos révoltes, nos illusions naïves, nos péchés. Essayer de résoudre notre crise du mariage par des mesures morales,
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
138 chose, il sait qu’il est une autre délivrance du péché. Et voici que l’Éros à son tour se voit relevé de sa fonction mortell
139 le Cosmos dans sa loi primitive, troublée par le péché ? La volonté chrétienne de transformer le pécheur dans son âme et dan
140obriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un beau jour pou
57 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
141. Je crains bien qu’au contraire le mouvement ait péché par défaut de radicalisme dans sa critique négative. [p. 265] Mon ex
58 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
142e n’est pas là, précisément la solidarité dans le péché, l’irrémédiable « consonance » dont un miracle seul peut nous sauver,
59 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
143ompte des données concrètes du christianisme : le péché, le salut, le drame de la révolte et de l’amour. Mais elle spécule vo
144raire du doute intellectuel, mais le contraire du péché, lequel n’est nullement une erreur morale, mais un état de révolte ac
60 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
145cosmos à l’état adamique, d’effacer les traces du péché, de retrouver les noms réels et les « signatures » primitives dans le
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
146ui se convertit se voit d’une part racheté de son péché ; et d’autre part, il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il d
147ée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ? À nous maintenant de rester vigilants, exigeants et vigil
62 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
148lutte sera toujours ouverte, tant qu’il y aura du péché sur la terre. Non, l’heure n’est pas [p. 102] au facile optimisme, da
63 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
149e », ce serait trahir notre mission, ce serait le péché même d’idolâtrie qui consiste dans son principe à adorer les instrume
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
150 le fédéralisme ? Dans le temps, dans le monde du péché, tout commence par la nécessité, et tend à nous y enfermer. Dans le m
65 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
151a réalité méprisée se vengera automatiquement. Le péché est une faute, mais faute signifie tout à la fois erreur et chute.
152rs générations de pécheurs dans l’histoire, ou de péchés dans une vie, que le mal finira par révéler une espèce de consistance
153entir. Par sa liberté seule il peut pécher. Et le péché n’est qu’un mensonge. Mais le mensonge proféré nous lie. La liberté j
154soleil fait renaître les ombres ? 13. Diable et péché Imaginez que le Diable aille se cacher dans le péché même, dans le pé
155hé Imaginez que le Diable aille se cacher dans le péché même, dans le péché en général, tel que le conçoivent les prédicateur
156iable aille se cacher dans le péché même, dans le péché en général, tel que le conçoivent les prédicateurs et les moralistes
157n’est « rien d’autre » qu’une figuration naïve du péché ; en second lieu, nous n’aurions plus l’idée d’aller chercher le Diab
158t, et nous fuirions sans l’écouter, tandis que le péché nous fait moins peur qu’envie. Si nous savions voir le Diable dans le
159 qu’envie. Si nous savions voir le Diable dans le péché, nous serions beaucoup plus prudents. Son astuce sera donc de se rend
160oivent pas le Diable comme l’instigateur de leurs péchés, mais comme une sorte d’apparition de cauchemar, qui porte malheur et
161ns aucun pouvoir sur nous ailleurs que dans notre péché, et par lui seul. Le Diable-apparition, sans liens avec nous-mêmes et
162autre » qu’une projection, hors de nous-mêmes, du péché dont nous sommes les auteurs et que nous refusons d’assumer. Ce subte
163arler d’un Diable personnel ? Nous voyons bien le péché, mais pas le Diable. Ne peut-on pas en faire l’économie ? Si l’on dis
164on pas en faire l’économie ? Si l’on dissipait le péché, l’on constaterait qu’il n’y a personne derrière l’écran. » Ici, le D
165ble au lieu de se distinguer abusivement de notre péché, a choisi de se confondre avec lui au point qu’on croie cette abstrac
166uelle, de notre part, pour le déjouer. Certes, le péché étant devenu notre seconde [p. 52] nature, il peut sembler qu’il agit
167e du mal nous habite, que l’on pourrait nommer le péché habituel, ou presque le péché normal. C’est notre propension toute mé
168 pourrait nommer le péché habituel, ou presque le péché normal. C’est notre propension toute mécanique à violer les Dix comma
169s Dix commandements, c’est-à-dire à commettre des péchés, qui n’ont rien de très mystérieux et sont exactement catalogués : lâ
170on oreille pointue : c’est au moment précis où le péché n’est plus reconnu pour tel et veut se justifier. Dans les mécanismes
171tifier. Dans les mécanismes hérités de nos petits péchés quotidiens, nous sentons quelquefois intervenir comme un moment d’acc
172smes moraux, efface nos catégories, transforme ce péché habituel en une « vertu » délirante, en un vertige de fausse innocenc
173’essaierai de décrire l’action du Diable dans nos péchés [p. 53] catalogués 8 . Pour les autres, je les laisse aux moralistes,
174trop, dès que vous tentez de le démasquer dans le péché, il vous égare en vous faisant dire par les savants que le péché lui-
175égare en vous faisant dire par les savants que le péché lui-même n’existe pas : trouble des glandes endocrines ou fantaisie d
176ut être définie comme une tentative de ramener le péché et le Mal à des mécanismes subjectifs, dont le médecin pourra se rend
66 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
177ée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ? 20. Midas prolétarien Le Prince de ce Monde peut tout a
67 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
178 sont des hommes comme nous dans ce sens que leur péché est aussi en nous, secrètement. L’une des leçons claires qui se dégag
68 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
179ci le secret de sa grande stratégie : produire le péché en série et rationaliser la chasse aux âmes. Il faut avouer que presq
180 autonome et responsable. Le mal ou le [p. 154] « péché » ne sont plus, à leur vue, que les effets d’un trouble temporaire ou
181foie ? Nous sommes bien trop intéressés à nier le péché personnel pour que j’accorde à l’hypothèse matérialiste le droit de s
182s. Il est vrai que tout le monde s’imagine que le péché par excellence réside dans la sexualité. L’illusion s’aperçoit d’une
183Si la majorité des Occidentaux se figurent que le péché originel fut l’acte sexuel, dont la consommation de la pomme serait l
184rait le symbole, c’est parce qu’ils assimilent le péché en général à la tentation par excellence, qui se trouve être à leurs
185s yeux la sexualité. C’est une vue bien bornée du péché ! Car même dans le cas où le fruit mangé par Ève signifierait ce que
186inement l’une des formes les moins diaboliques du péché. Je n’en dirais pas [p. 173] autant de certaines amours pseudo-mystiq
69 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
187isation consiste dans la diminution des traces du péché originel. De même, la vraie sanctification consiste dans l’augmentati
188qui se fait dans le monde. Dans la Confession des Péchés de Théodore de Bèze, ces mots : « reconnaissant de plus en plus nos f
189n’est pas dans la certitude illusoire d’être sans péché. Il nous est au contraire révélé par le Christ lorsqu’il accepte de m
190t lorsqu’il accepte de mourir en assumant tout le péché du monde. Le monde est plein de démons, ils sévissent par millions, e
191i qui conçoit le pardon. Car le pardon connaît le péché aussi bien que le Diable lui-même. Mais il connaît mieux le pécheur,
70 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
192ée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ?… Mais résister ne suffit pas, on ne se défend bien qu’en
71 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
193entir. Par sa liberté seule il peut pécher. Et le péché n’est qu’un mensonge. Mais le mensonge proféré nous lie… Comprenons m
72 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
194tre déçue. Voyons. Tout le monde s’imagine que le péché par excellence réside dans la sexualité. L’illusion s’aperçoit d’une
195Si la majorité des Occidentaux se figurent que le péché originel fut l’acte sexuel, dont la consommation de la pomme serait l
196rait le symbole, c’est parce qu’ils assimilent le péché en général à la tentation par excellence, qui se trouve être à leurs
197s yeux la sexualité. C’est une vue bien bornée du péché ! Car même dans le cas où le fruit mangé par Ève signifierait ce que
198inement l’une des formes les moins diaboliques du péché. Je n’en dirais pas autant de certaines amours pseudo-mystiques, nœud
73 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
199a réalité méprisée se vengera automatiquement. Le péché est une faute, mais faute signifie tout à la fois erreur et chute. C’
200rs générations de pécheurs dans l’histoire, ou de péchés dans une vie, que le mal finira par exister en soi, apparence encore,
74 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
201ci le secret de sa grande stratégie : produire le péché en série et rationaliser la chasse aux âmes. Il faut avouer que presq
75 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
202roles comme : « Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-le loin de toi ». Mais Rimbaud est d’une autre t
203nait ses faiblesses pour des erreurs, non pour le péché, et d’autre part un orgueil assumé, puis renié avec la même violence,
76 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
204 coup manqué. Toutefois l’effort irrépressible du péché consiste à refuser de connaître ce sérieux qui ne peut aboutir qu’à l
205s native, jamais naïve. Car nous naissons dans le péché, c’est-à-dire dans l’inextricable. En sorte que chaque exigence qui p
206La forme du monde est durée, et c’est la forme du péché, du refus de l’instant éternel, — le temps, la succession et le désir
207s étranges et secrètes façons le temps est lié au péché, le pécheur seul le sait, dans l’instant de la foi, où par grâce il p
208acte en acte. Et son temps n’est [p. 79] plus son péché, mais on pourrait dire : sa patience. Car il se tient où Dieu l’a mis
209e, l’existence ; et c’est la maladie mortelle (le péché) 48 . L’homme naturel a beau dénombrer tout l’horrible, et tout épu
210e. Mais sais-tu bien de quoi tu souffres ? De ton péché ou de celui des autres ? Comique amer et infini de ce « croyant » qui
211mais sans voir l’homme dans l’ordre actuel de son péché, ni dans l’ordre à venir de la grâce. Ainsi Maurras, lorsqu’il dénonc
77 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
212 être compris comme une illustration de l’état de péché révélé par l’instant de la conversion. Cette vision de l’homme arrêté
213culpabilité pourrait devenir conscience claire du péché, du vrai péché, qui est bien moins la faute morale que le refus d’aim
214rrait devenir conscience claire du péché, du vrai péché, qui est bien moins la faute morale que le refus d’aimer Dieu en Chri
215qui renonce à le mériter. La conscience claire du péché, c’est [p. 115] concrètement la repentance. Or celle-ci ne saurait êt
216révenu n’aboutit pas à cette conscience claire du péché que peut seul nous donner le pardon, ni à cette certitude du pardon q
217erkegaard, en connaissance de cause révélée, — le péché — n’est chez Kafka qu’un sentiment diffus mais en même temps inélucta
218on ne voit guère que les chrétiens pour avouer le péché du monde, car c’est leur foi qui le révèle dans l’instant même où ell
78 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
219oi. Car la foi seule révèle la nature radicale du péché. Luther insiste sur cet extrémisme évangélique, que les Sophistes n’é
79 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
220it aggraver d’une sottise cette Séparation, notre péché, contre laquelle toute l’œuvre de Claudel se soulève à l’appel de la
80 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
221 jusqu’à y englober tout l’univers atteint par le péché originel : « Sous quelque angle qu’on veuille l’examiner, l’homme tro
81 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
222et bien plus funeste pour l’âme. À leurs yeux, le péché c’est l’excès. Mais l’excès de médiocrité, même dans les vices, le vo
82 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
223On se demande parfois : qu’est-ce en somme que le péché ? C’est cela, c’était ce que j’éprouvais à Times Square avec une acui
224’où l’Esprit s’est retiré. Ce n’étaient pas « les péchés » de ces hommes et de ces femmes, ni les miens, dont nul ne peut juge
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
225delaire, consiste dans la réduction des traces du péché originel. La technique moderne préfère le mesurer à la réduction de l
84 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
226ous ceux qui décrivent une nation étrangère, j’ai péché par stylisation. Ajouter des nuances à mon tableau n’arrangerait pas
85 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
227échauffe. Parce qu’elle se tient là, vêtue de son péché — comme une courtisane. Mais vous n’êtes qu’une petite fille.
86 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
228si que fut déclarée l’incomparable qualité de son péché et mesuré le degré d’être de son être tel qu’il l’avait librement fai
87 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
229ur le sens symbolique de leurs cérémonies, sur le péché, la grâce, la transcendance, que sais-je. Les choristes de Christ Chu
230s correspondances et des signes. Qu’est-ce que le péché, pour eux ? L’inefficacité et l’inadaptation sociale, résultats d’une
231, mais certains mots ne sauraient y passer, comme péché, grâce, mort et résurrection ; ou bien vous parlez du péché, de la gr
232ce, mort et résurrection ; ou bien vous parlez du péché, de la grâce et du sacrifice, mais ces mots n’ont plus cours dans la
88 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
233ites lorsqu’ils affirment que la sexualité est le péché, ou au contraire qu’elle est une distraction qui ne doit pas tirer à
234ous ceux qui décrivent une nation étrangère, j’ai péché par stylisation. Ajouter des nuances à mon tableau n’arrangerait pas
89 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
235 pommes de pure forme, sans contenu social. De ce péché originel naquit le formalisme occidental, qui devait conduire à Picas
90 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
236ut et demeure depuis des siècles, malgré tous ses péchés historiques, le seul foyer vivant d’une civilisation effectivement un
91 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
237emme. Dis-moi donc le sujet du sermon ? — Euh… le péché. — Et qu’est-ce qu’il en a dit, le pasteur ? — Ben… il était plutôt c
238le pasteur ? — Ben… il était plutôt contre ! » Le péché contre l’esprit, dans notre Europe en voie d’union, ce serait de voul
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
239 pire injustice : la première serait d’excuser le péché des bourgeois par celui des Soviets ; mais la seconde, nous l’avons s
93 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
240se ; et ils s’empressent de projeter sur elle les péchés d’égoïsme, d’orgueil et d’étroitesse inhérents au nationalisme qu’ils
94 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (octobre-novembre 1954)
241 Européistes » Les partisans de l’Europe unie ont péché depuis quelques années — et non seulement dans l’affaire de la CED —
95 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
242ue pourtant il devrait être saint. Il sait que le péché consiste à être séparé de la Vérité vivante, et que tous les hommes s
96 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
243 est aujourd’hui sous le règne de la Loi, donc du péché et de la mort, mais le Credo n’en affirme pas moins sa délivrance fin
244 pas vain : il est certes affecté d’erreur par le péché, mais il peut être corrigé par l’expérience, corrigeant à son tour le
97 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
245e à la corruption non de son gré, mais à cause du péché 38 . Il s’ensuit que l’effort de l’homme pour la soumettre aux volont
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
246tal est fatidique, et par suite sans mesure, sans péché, sans contradiction ni remords. Elle est divine, et nous sommes crimi
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
247 en vertu de ses « dons », mais solidaire dans le péché comme dans le salut ; au monde comme n’étant pas du monde ; faible qu
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
248a Grèce, elle est aussi menacée, dans le monde du péché, par un double péril simultané : celui de la fuite vers le salut indi