1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1à notre place modeste, si peu que ce soit pour la paix », c’est une affirmation [p. 381] qui d’un coup condamne beaucoup d’a
2s hommes qui « descendirent » du front dans notre paix lassée, ne prend-elle pas une pathétique signification ? Pourtant ici
3éments contraires s’unissent dans la grandeur. La paix qu’il appelle, c’est autre chose que l’absence de guerre, c’est une p
4st autre chose que l’absence de guerre, c’est une paix que travaillerait le levain des vertus guerrières. « Il faut que la p
5le levain des vertus guerrières. « Il faut que la paix, ce soit vivre. » Par tout un livre libéré de souvenirs héroïques, pe
6ouvenirs héroïques, peut-être trop grands pour la paix, c’est vers de plus sereines exaltations qu’il va porter son ardeur.
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
7ant des troupes accourues, il meurt en clamant la paix. M. Fabre avait là les éléments d’un grand roman : autour d’un [p. 11
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
8 oppose. Ce ne sont pas les termes d’un traité de paix. Entre moi et vous, c’est la guerre. » Voilà pour les critiques, « pu
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
9l de Genève ? Tout est possible : la guerre et la paix, la tradition, l’anarchie, l’ironie, le sentiment, un réveil des vieu
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
10la tranquillité bourgeoise. Je tiens le « gain de paix » pour illusoire : il consiste à repousser la difficulté dans l’aveni
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
11 mal choisi son confident : elle ne trouve aucune paix dans une intimité purement humaine : Et l’homme seul répond à l’homm
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
12 je n’aime plus vivre. Il y avait encore plus de paix que maintenant. La grande allée sur l’île n’existait pas, en face, ni
8 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
13réduisent d’ailleurs à ce journal — pour avoir la paix dans ma chambre ; aussi, une ancienne fatigue à guérir pour qu’on me
14ète sous un voile de brume bleue, dans une grande paix. Vue de la hauteur, sous un ciel pâle avec des nuages blancs qui s’en
9 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
15la fraction d’humanité la plus dangereuse pour la paix du monde. Quoi ! cette centaine de familles écartées du pouvoir dans
10 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
16ous m’entendez, « au nom de la cause sacrée de la paix » que ce brave officier réclama pour Martin le maximum de la peine, n
17ée — accusée d’attenter à la « cause sacrée de la paix ». Anti-personnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les actes politique
18 dit à la barre des témoins : Martin fait dans la paix ce que firent à la guerre ses aînés : c’est pour la même cause qu’il
19ortée. Prenons garde que la fameuse « cause de la paix » ne nous détourne de l’action nécessaire, qui ne saurait longtemps d
11 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
20mpossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit-on conclure au refus
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
21 les jours travailler, combattre, agir, laisse en paix le monde futur et se contente d’être actif et utile en celui-ci » 13
13 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
22incre, et que c’est de réduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice p
23éduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus,
24 — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien supérieur à la lutte, qu’ils l’organisent, la sanctionn
14 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
25. Cela éclate dans sa politique : elle affirme la Paix, le Droit, l’Humanité ; elle ne respecte en fait que les opportuniste
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
26’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment
16 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
27mpossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et morales. Doit-on conclure au refus
17 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
28incre, et que c’est de réduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice p
29éduire l’adversaire à une paix avantageuse, à une paix dont ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus,
30 — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien supérieur à la lutte, qu’ils l’organisent, la sanctionn
18 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
31évolutionnaire L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, o
32grandeur, ou simplement quelque chose à faire. La paix n’est pas une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation
33rs de déshumaniser les hommes. Elles cherchent la paix par la stérilisation. — D’ailleurs, elles échouent. Les conflits qui
34ifférences. Ils se flattaient ainsi d’établir une paix définitive. Ce qui leur permettait de croire possible une telle égali
35à en répondre. Il n’y a d’ordre qu’à ce prix. Une paix véritable ne saurait résulter de l’affaiblissement systématique des a
36affaiblissement systématique des antagonismes. La paix, l’ordre, la solidarité que nous voulons se fonderont sur cette affir
19 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
37 peut bien dire que la doctrine est instrument de paix, au moins autant que de rénovation : à condition qu’on ne l’oublie pa
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
38ord d’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de
21 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
39ue, était une illusion entretenue par l’apparente paix sociale, mais que l’échéance ne pouvait être indéfiniment repoussée,
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
40’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
41] de « se faire des ennemis » que la surnaturelle paix annoncée par le Christ à ceux qui luttent (dans leurs luttes et au-de
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
42t-ce qu’ils ne disent pas plutôt. « Fichez-moi la paix ! Faites-moi rigoler, donnez-moi des sensations, mais surtout ne vous
25 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
43rappante de l’homme qui conclut avec le monde une paix honteuse. Il est vrai que Rousseau ne s’en glorifie pas, et qu’il se
26 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
44rier 1934) g L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, o
45grandeur, ou simplement quelque chose à faire. La paix n’est pas une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation
46rs de déshumaniser les hommes. Elles cherchent la paix par la stérilisation. — D’ailleurs, elles échouent. Les conflits qui
47ifférences. Ils se flattaient ainsi d’établir une paix définitive. Ce qui leur permettait de croire possible une telle égali
48à en répondre. Il n’y a d’ordre qu’à ce prix. Une paix véritable ne saurait résulter de l’affaiblissement systématique des a
49affaiblissement systématique des antagonismes. La paix que nous voulons, l’ordre que nous voulons, la solidarité que nous vo
27 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
50éédition de la boutade, sur le plan de l’État. La paix d’abord, à n’importe quel prix. On ne saurait proclamer plus cyniquem
51oire que l’absence de guerre suffit à établir une paix vivante. C’est l’éternelle erreur de l’État policier. D’ailleurs, cet
52us brutales, que celles du Pape. La légende de la paix religieuse établie par l’Édit de Nantes, légende chère aux historiens
53isson, tout cela suffit à qualifier l’espèce de « paix » que l’État prétend assurer au mépris des réalités spirituelles, et
54e est commencée par Henri IV lorsqu’il édicte une paix qui n’est qu’un « désordre » concret. Et c’est elle, avant tout, qui
28 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
55n « pacifiste » ! Mais pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos co
56n les appelant à la guerre, même si c’est pour la paix ? Voyez la différence : quand Briand voulait soulever l’enthousiasme
57er l’enthousiasme des Français, il « déclarait la Paix » au monde entier. Lui. — Mais il n’y avait aussi que des Français p
58e que votre « sport armé » est une menace pour la paix, que vous le vouliez ou non. Lui. — Ach ! C’est uniquement pour notr
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
59rahit et qui déprime la vérité « pour nourrir une paix fardée 33  ». Ce conflit de la mesure stérilisée, idolâtrée, et de la
30 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
60reur, ou la révolte, l’indulgence sceptique ou la paix distinguée. Inoffensifs, tous ceux dont l’œuvre n’est pas ce lieu de
31 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
61 des malentendus 42 . À ce prix, l’on nourrit une paix sans racines. (Alors que toute communauté réelle naît d’une entente p
32 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
62vendit des fusils au Négus, — et cela en temps de paix, comble d’hypocrisie ! ⁂ La littérature rajeunit On a pu lire récem
33 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
63ord d’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de
34 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
64me structure était la cause de la stérilité de la paix. S’il avait mieux connu la France telle qu’elle est, s’il n’avait pas
65ment de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actue
66 le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instauration d’un régime à base fédérale. E
67le lui-même ? Fédéralisme : dernière chance de la paix ! Qu’on se le dise : tous les efforts de la diplomatie française, et
68de la diplomatie française, et la volonté même de paix qu’affiche l’ancien combattant Adolf Hitler ne peuvent rien contre le
69ne cesse d’être stérile et abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que p
70osera dire qu’il est trop tard ? Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution français
71e la révolution française, c’est désespérer de la paix. Et c’est précisément parce qu’il est trop tard pour empêcher la guer
35 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
72ent à une vérité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser bouleverser la petite vie de notre île. À no
36 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
73prits : ceux dont le but suprême est d’« avoir la paix à tout prix » (rationalistes), et ceux qui pensent que leur raison d’
74-ce qu’ils ne disent pas plutôt : « Fichez-moi la paix ! Faites-moi rigoler, donnez-moi des sensations, mais surtout ne vous
37 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
75dogme immoral ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre aux hommes que Dieu agrée », par « Paix aux hommes de bo
76x sur la terre aux hommes que Dieu agrée », par « Paix aux hommes de bonne volonté », tous ceux-là sont, en fait, avec Érasm
38 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
77 les meilleurs garants de la volonté française de paix. — Le communisme est un moment de la France éternelle. — Nous continu
78iance pour l’aider à résoudre les problèmes de la paix, de la liberté et du pain des hommes. » Autant dire qu’il ne fait plu
79n erratum manuscrit la faute de la page 13 : « La paix ne se conçoit pas dans la liberté. » (Phrase qui aurait pu faire croi
39 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
80iance pour l’aider à résoudre les problèmes de la paix, de la liberté et du pain des hommes » ad . À vrai dire, nous n’espér
40 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
81ales nécessaires d’aumône, condition même de la « paix sociale » et d’un « ordre » en porte-à-faux, obligea[n]t donc à des i
41 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
82non-intervention. Ce tour de vocabulaire sauve la paix, et, de plus, il a l’avantage de sauver la guerre en même temps. La R
83venteur de la non-intervention, qui sauvegarde la paix, pratique lui aussi la non-abstention qui permet la guerre, mais avec
84qu’il s’agit de « doser », comme à la Chambre. La paix et le centre exigent la non-intervention dans le sens d’abstention. L
85e. ⁂ Réflexions d’un spectateur. — Duperie de la paix, de la paix à tout prix, fût-ce au prix de la guerre chez les autres.
86ions d’un spectateur. — Duperie de la paix, de la paix à tout prix, fût-ce au prix de la guerre chez les autres. Maurras aff
87 guerre chez les autres. Maurras affirme que « la paix est le chef-d’œuvre de l’art humain ». Voilà qui met notre art bien b
88, mais toute une civilisation de maquignons. Leur paix ne vaut pas mieux que leur guerre. Entre l’équilibre d’intérêts ( ?)
89s et de prestiges idéologiques ( ? ?) qu’est leur paix, et l’équilibre des mêmes éléments qu’est leur guerre, il n’y a que l
42 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
90x-ci n’ont pas le droit de se mettre en grève. La paix sociale a été obtenue par la fixation des devoirs réciproques à un ni
91ir, et tout sera terminé. N’ayez pas peur pour la paix, nous savons calculer, et tout est calculé dans cette affaire. Dans l
92 notre guerre ! » Mais pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos co
93pelant à la guerre, même si c’est pour la [p. 36] paix ? Voyez la différence : quand Briand voulait soulever l’enthousiasme
94er l’enthousiasme des Français, il « déclarait la Paix » au monde entier. Lui. — Mais il n’y avait aussi que des Français p
95e que votre « sport armé » est une menace pour la paix, que vous le vouliez ou non, parce qu’il est au service de l’État. L
96guerre et de la conserver à son foyer en temps de paix. La ville entière est pavoisée. Des cortèges bruns circulent en chant
97 et de joie. Au milieu, cette devise : Honneur, paix et liberté dans le monde. Communauté, égalité et pain pour le Peuple.
98éalité qu’il cache. Liberté veut dire réarmement. Paix veut dire Anschluss sans opposition de la France. Honneur veut dire m
43 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
99 a rétabli l’ordre dans la rue. Il fait régner la paix sociale. Il y avait six millions de chômeurs en 1933, tandis qu’on ma
100us sont encore la réalité même du social ? Que la paix est obtenue par l’écrasement des faibles ? Que l’unanimité des ouvrie
44 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
101me structure était la cause de la stérilité de la paix. S’il avait mieux connu la France telle qu’elle est, s’il n’avait pas
102ment de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actue
103 le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instauration d’un régime à base fédérale. E
104le lui-même ? Fédéralisme : dernière chance de la paix ! Car les efforts de la diplomatie française et la volonté même de pa
105 de la diplomatie française et la volonté même de paix qu’affiche l’ancien-combattant Adolf Hitler ne peuvent rien contre le
106ne cesse d’être stérile et abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que p
107 sans doute qu’il est trop tard. Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution fédérali
108la révolution fédéraliste, c’est désespérer de la paix. Et c’est précisément parce qu’il est trop [p. 92] tard pour empêcher
45 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
109t pas être « la guerre sainte » ni davantage « la paix à tout prix ». Il doit être et rester : vigilance. Dans cette nuit un
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
110eine déroute par la simple véracité. La fameuse « paix du foyer » n’existe guère qu’au niveau d’une certaine éloquence moyen
111qui rentre le soir, harassé, se retremper dans la paix familiale, vous verrez que cela va, neuf fois sur dix, de l’agitation
47 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
112. — Les Démocraties de l’Ouest avaient fondé leur paix sur deux principes : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, arbitr
48 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
113ue, était une illusion entretenue par l’apparente paix sociale, mais que l’échéance ne pouvait être indéfiniment repoussée e
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
114, ce n’est pas [p. 16] le plaisir des sens, ni la paix féconde du couple. C’est moins l’amour comblé que la passion d’amour.
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
115 milieu du cercle des « purs », puis le baiser de paix échangé par les frères. Après quoi, l’initié devenait objet de vénéra
116s Cathares : l’imposition des mains, le baiser de paix, et la vénération des Élus (ou « purs »). Il est important de mention
117 de Tripoli dès qu’il en a reçu un seul baiser de paix et le salut. Il s’agit d’une légende, mais tirée des poèmes qui chant
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
118ntend parler : — Mes bien-aimés, ores souffrez en paix que votre espérance demeure, autant qu’il me plaira, là où se trouve
119u à son règne sévère : Ce matin nous apporte une paix assombrie… Séparons-nous pour nous entretenir encor de ces tristesses
120air se soumette à l’esprit et retrouve par lui sa paix. Telle est la voie. Éros mortel, Éros vital — l’un appelle l’autre, e
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
121essentiellement selon Huizinga : la lutte pour la paix universelle basée sur l’union des rois, la conquête de Jérusalem et l
122i paisible qu’elle l’était vers l’année 1490. Une paix profonde régnait dans ses provinces : les montagnes et les plaines ét
123hode de faire la guerre… qui troubla tellement la paix et l’harmonie de nos Provinces qu’il fut depuis impossible d’y rétabl
124glais. Ce fut la période coloniale, la dernière « paix » méritée par l’Europe. On a marqué plus haut (livre IV, chap. xix) q
125résistance de la femme par la séduction, c’est la paix ; par le viol, c’est la guerre.) Mais pour autant, l’on ne détruisait
126lisation qui l’a fait naître ; Ou bien ce sera la paix, et le problème renaîtra dans les pays totalitaires, comme il ne cess
127nos sociétés libérales. C’est l’éventualité de la paix que j’envisageai dans les deux livres terminaux : le premier situant
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
128eine déroute par la simple véracité. La fameuse « paix du foyer » n’existe guère qu’au niveau d’une certaine éloquence moyen
129qui rentre le soir, harassé, se retremper dans la paix familiale, vous verrez que cela va, neuf fois sur [p. 325] dix, de l’
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
130vie est fondée sur la passion, et nous voulons la paix, la tranquillité ! Je suis moi-même le plus fou de tous les fous, hél
55 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
131 ses « pratiques », Nicolas n’a pas pu trouver la paix de son âme dans le monde. Il a dû se retirer et vivre en marge des co
132r de Nicolas de Flue nous faire comprendre que le paix n’est jamais le résultat de nos calculs, mais le miracle de Dieu seul
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
133tiné à récompenser ceux qui travailleront pour la paix. Mais l’état de notre culture est tel que l’invention sera utilisée p
134que l’invention sera utilisée pour détruire cette paix, précisément, que le prix devait couronner. Et le chimiste pacifique
135, c’est aujourd’hui le seul moyen de préparer une paix solide. Car, après tout, qu’est-ce que la guerre actuelle ? C’est la
136t [p. 99] fédérale est seule capable de fonder la paix, puisque l’autre aboutit à la guerre. Ce n’est pas notre orgueil qui
137s quelques semaines fiévreuses d’un congrès de la paix improvisé dans l’épuisement général. Cela ne se fera que si des homme
138répondu : Le matin vient, et la nuit aussi ! » La paix que nous devons invoquer ne peut pas être une simple absence de guerr
139ple absence de guerre. Spirituellement, une vraie paix sera toujours plus difficile à vivre et à gagner que cette guerre où
140 délai de grâce ! C’est à nous de gagner la vraie paix, c’est à nous d’engager sans illusion le vrai combat qui nous maintie
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
141talitaire, et seule base possible et solide de la paix que nous espérons. C’est très facile à dire, et ce n’est pas très neu
142re au sens littéral de ce mot. Profitons de notre paix matérielle pour le parfaire et pour l’approfondir jusque dans le déta
143iat. Nul besoin, cette fois-ci, d’attendre que la paix s’approche pour s’y mettre. Notre vocation intérieure est pour le mom
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
144t, la question se pose de fédérer l’Europe dès la paix rétablie. Mais parce qu’elle se pose brusquement, elle risque d’être
145D’où sa timidité déguisée en prudence par gain de paix ou par faiblesse. D’où sa crainte de s’affirmer trop nettement différ
146 richesses, gardienne de l’idéal d’où renaîtra la paix si Dieu le veut, la Suisse tient les clefs de l’Europe, et c’est là s
147is il y va de notre indépendance autant que de la paix occidentale. Si nous n’embrassons pas cette mission-là, l’Histoire au
59 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
148rrière-pensée. (Comparez avec certaines offres de paix « pour 25 ans » que faisait naguère à ses voisins un homme dont Anast
60 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
149. Nous ne savions plus distinguer le mal dans la paix et la prospérité. Nous avions mérité qu’Hitler nous les fît voir, et
150 diabolique, c’est d’appeler cela « consolider la paix » ou « fonder le nouvel ordre ». Ce n’est pas d’annexer la Tchécoslov
151élégation ? Voyez-le, qui se frotte les mains. La paix, pour lui, n’est pas le malheur que l’on croit. C’est le temps où l’e
152ciens. Viendront les Nouveaux Prêtres. Viendra la paix. Et peut-être vient-elle pour des siècles. (Il y aura trop d’avions d
153? Jamais l’humanité ne fut moins préparée pour la paix, car jamais elle ne fut plus dépourvue de respect pour les vertus que
154ns la grande confusion religieuse qui marquera la paix du xxe siècle. Un des dilemmes fameux de notre temps fut posé aux Al
155ent les canons, plus excitants. Les maîtres de la paix paraissent bien décidés à nous offrir du beurre à satiété. Mais nous
61 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
156ateurs du droit, ou sorciers, nous rétablirons la paix et la prospérité. Nous sommes encore en pleine mentalité magique. Com
157même s’organiser mieux que les autres en temps de paix, non seulement pour sa sécurité mais aussi pour le bien commun. Les e
158ls pensent avoir trouvé le système. Ils aiment la paix, la vertu, l’ordre et la santé. Ils ont raison, mais le Diable les mè
159n, mais le Diable les mène, car ils voudraient la paix sans lutte et la vertu sans tentations, et l’ordre par l’anesthésie,
160al se réfugie dans nos prudences et contamine une paix acquise sans combat. Tout l’avantage, désormais, revient au Diable. O
161upuleusement, ils entretiennent une atmosphère de paix dans le foyer. On n’injurie jamais les bonnes, d’ailleurs elles sont
62 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
162pour stériliser notre foi, ou l’utilisation de la paix non moins, et même à moindres risques pour Satan. Le mal et le bien t
163 grande affaire de notre civilisation en temps de paix, — la religion de ceux qui n’en voulaient plus. Son empire s’est éten
164monde où l’hitlérisme est justifié. L’ordre et la paix n’ont jamais existé qu’en vertu d’un effort constant contre ce genre-
165t opprimée. Il la croit, par fatigue, par gain de paix, ou par idéalisme mal placé. Tous ces facteurs ont créé dans nos mœur
63 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
166 vers le symbole universel de la rigueur et de la paix profonde du pardon, et baignons un regard aux étendues de pureté arde
64 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
167rs du droit, ou « sorciers », nous rétablirons la paix et la prospérité. Nous sommes encore en pleine mentalité magique. Com
65 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
168 les jours travailler, combattre, agir, laisse en paix le monde futur et se contente d’être actif et utile en celui-ci. 11
66 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
169 résultats, peut sauver à la fois la valeur et la paix. Mais la médiation est l’office de la seule grandeur. C’est parce que
170çon très différente devant l’opinion publique. La paix par les peuples est un leurre, une formule de journalistes. L’office
67 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
171dogme immoral ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre, bénévolence (de Dieu) envers les hommes » par « Paix au
172, bénévolence (de Dieu) envers les hommes » par « Paix aux hommes de bonne volonté », tous ceux-là sont, en fait, avec Érasm
68 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
173dement contradictoire. À ce prix l’on nourrit une paix sans racines. (Alors que toute communauté réelle naît d’une entente p
69 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
174e deux œuvres, mais surtout : — entre l’espèce de paix que nous laissa l’hiver et la guerre qui revient nous avertir, au seu
175sser surprendre. » C’est qu’il ne croit plus à la paix. Tous les deux ont de bonnes raisons. Car il est vrai que la guerre n
176u de tact, que disait-il ? La France aime tant la paix qu’elle n’a pas hésité à sacrifier sur son autel un peuple ami. (Il e
177edouter la guerre, parce qu’on la verrait dans la paix, là où chacun livre son vrai combat. 17 mai 1939 Ce restaurant où j
178s dans notre souvenir, le dernier printemps de la paix… 5 juin 1939 Le désarroi de l’époque — nous lisons cela partout dep
179 en l’état d’illusion qu’on nomme généralement la paix : cette ignorance satisfaite des injustices établies. La menace de gu
180r nous pourrait et devrait être le remède à cette paix-là. Tout dépend de l’usage que l’on en fait. Le même poison, selon la
70 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
181suisse et fédérale est seule capable de fonder la paix, puisque l’autre aboutit à la guerre. Ce n’est pas notre orgueil qui
182itarisme. Je comprends et je vois le secret de la paix : c’est une victoire de tous les jours, et de chacun, sur l’esprit de
183a charge de créer les seules bases vivantes de la paix. ⁂ Autre chose est la Suisse vue de loin, dans sa vérité séculaire, a
184nous faut combattre si nous voulons mériter notre paix. Janvier 1940 La Section Armée et Foyer de l’État-Major m’a chargé
185r ce prénom. C’est un souvenir de France et de la paix française, qui nous émeut comme un adieu à la douceur de vivre, à la
186s bien arrondies : martine je suis aux champs   Paix du village, silence des rues vides, ouvertes sur le ciel et sur les b
71 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
187 » en ce temps-là. Et ceux qui vivent ici dans la paix se trompent, il n’y a pas de paix. Et ceux qui meurent doutent de l’u
188ent ici dans la paix se trompent, il n’y a pas de paix. Et ceux qui meurent doutent de l’utilité de leurs efforts et de leur
189leur accent étranger… Gens d’ici, vous avez votre paix, et vous l’avez méritée, pensez-vous, vous êtes meilleurs que tous ce
72 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
190onnus d’hier, plongés dans tous les charmes de la paix, incroyablement hors du siècle, et n’y cherchant aucune excuse. À cet
73 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
191 comme simple, typique, évident et « normal », la paix, la lumière blanche, l’atome d’hydrogène, la géométrie d’Euclide, ou
74 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
192ain de la perdre ; l’autre, qui ne voulait que la paix, en train de la gagner. Même pour conduire la guerre, la liberté démo
193 Churchill ? Mais il se refuse à définir la juste paix que les peuples attendent. Il recule devant l’arme capitale… Pas un s
75 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
194s, d’héroïsme et de destructions. On s’imagine la paix comme une facilité, quand elle est au contraire l’état dans lequel le
76 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
195 [p. 211] Le choc de la paix Avril 1945 Armistice en Europe. — La nouvelle est venue par petites
196si bien préparé à subir passivement le choc d’une paix que l’on savait elle-même mal préparée. Ici les mots de pessimisme et
197e soir clair et chaleureux. J’ai dit : — C’est la paix, cette fois-ci. C. qui pensait à son mari perdu : — Ainsi soit-il, am
198e 1945 se termine en pleine équivoque : est-ce la paix déjà ? la guerre encore ? Interférences de disette et de luxe, d’appé
199 Noël va tomber au milieu de l’An Un d’une ère de paix fondée sur la plus grande menace de toute l’Histoire. Les enfants, co
200es éperdus ? Est-ce en souvenir du seul cadeau de Paix jamais fait à l’humanité ? Ou bien cette fièvre de rivaliser dans la
201vangile dans le texte original dit simplement : « Paix sur la terre, bonne volonté (de Dieu) envers les [p. 233] hommes ». E
77 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
202oût, et que c’est à partir de la Bombe, non de la paix, que l’ère nouvelle sera comptée. D’ailleurs, il s’agit moins de la n
203D’ailleurs, il s’agit moins de la naissance d’une paix que de la mort subite de la guerre. Car c’est la guerre en général qu
204er leurs ardeurs ; que les microbes vont faire la paix avec les globules blancs, et les tigres devenir végétariens. Mais je
78 1946, Lettres sur la bombe atomique. 3. Le point de vue moral
205tomique » dont tout le monde parle. Est-ce que la paix serait morte en même temps que la guerre ? Vous me demandez comment a
79 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
206x nouveau, l’utilité urgente. Ces fées donnent la paix du cœur dans la souffrance, inventent mille tours sentimentaux insoup
80 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
207qui, sous prétexte d’éviter la guerre, tuerait la paix. Une partie de la population serait employée à surveiller le ciel, l’
81 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
208je suis en train de m’installer, tout respire une paix claustrale. Les bâtiments de l’Université, en style néo-gothique d’Ox
82 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
209ue l’autre ne s’en doute pas. Ils parlent tous de paix, et se disputent des bases qui ne peuvent servir à rien, si ce n’est
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
210araissent impuissants à décréter les moyens d’une paix pourtant facile à concevoir. Ne partagez-vous pas cette impression, a
211ye de me mettre à leur place. Staline voudrait la paix, car sa Russie blessée doit d’abord être reconstruite, mais il ne ren
212 aux plans de Pierre le Grand. Attlee voudrait la paix, car l’Empire blessé est en pleine expérience socialiste, mais il ne
213contre un impérialisme démodé. Truman voudrait la paix, car le commerce et l’industrie américains y trouveraient leur espace
214nt-ils tous les trois convaincus qu’ils aiment la paix en général, et pour elle-même, et qu’ils détestent la guerre : pourta
215c’est la vision de la guerre, non pas celle de la paix. Ils agissent donc comme des irresponsables, provoquant ce qu’ils veu
84 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
216e du siècle Princeton, 15 novembre 1945. Comme la paix, chère amie, serait monotone s’il n’y avait pas les menaces de guerre
85 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
217antent notre âge, comme la Bombe, la Guerre et la Paix, la Démocratie et le Gouvernement du Monde, vous ne m’en voudrez pas
218Unies, comme elles restent l’idéal officiel de la paix. Mais j’ai remarqué qu’assez [p. 73] peu de personnes sont capables d
219attaient. Et nous ? Nous ne serons libres dans la paix que si nous combattons encore.
86 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
220uerre possible — cela revient à dire que c’est la paix elle-même que vous ne voyez pas. Je dis vous, et je m’en excuse. Vous
221l dont nous souffrons. Autrement, le bien — ou la paix — n’est à nos yeux qu’une fumée, une abstraction, c’est-à-dire, soyon
222mploie de préférence pour dénigrer des projets de paix ? Pour qui sont-ils donc si dangereux ? Avez-vous également remarqué
223om d’« éléments de désordre » les partisans de la paix en général ? Ces gens-là leur paraissent, évidemment, d’une moralité
87 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
224ge à penser que mes arguments sur les nations, la paix, la Bombe, et le colonel, procèdent d’un esprit subversif, imbu de pa
225us, sans exception, jurent qu’ils n’aiment que la paix. Si c’était vrai, il n’y aurait pas de guerres ; J’écrivais là-dessus
226opier plutôt que de la paraphraser : « Viendra la paix… [p. 103] Et peut-être vient-elle pour des siècles. (Il y aura trop
227? Jamais l’humanité ne fut moins préparée pour la paix, car jamais elle ne fut plus dépourvue de respect pour les vertus que
88 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
228os de la fin du monde. Car c’est pour protéger la paix et pour faire régner l’ordre universel que nous allons courir le risq
89 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
229 [p. 111] XVIII La paix ou la mort Fin décembre 1945. Notre monde est sans doute perdu, et c’
230 choisir et de m’orienter personnellement vers la paix ou la mort. Disposition favorable, je crois, à des réflexions réalist
231entre elles, Bombe en main, essayera d’imposer sa paix à toutes les autres. (Inutile même de la nommer.) Il est évident que
232and vous me dites qu’elle n’est pas prête pour la paix, cela veut dire que vous d’abord, vous refusez de faire le choix de l
233ous d’abord, vous refusez de faire le choix de la paix, parce que ses moyens vous déplaisent. Mais en refusant de choisir la
234s vous déplaisent. Mais en refusant de choisir la paix, vous votez tacitement pour la mort, et vous en rendez responsable. T
90 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
235ivante des valeurs originales. Spinoza définit la paix comme « l’harmonie des âmes fortes ». Nous pourrions pareillement déf
236ses des peuples et aux nécessités pratiques de la paix. Elle seule s’oppose à la fois au capitalisme individualiste et au to
237densant tout ce que nous avons d’expérience de la paix, elles convoient et contiennent en même temps un indiscutable dynamis
91 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
238ui compte pour le commerce et pour l’avenir de la paix. Vous avez bien envie de savoir ce que je pense de l’URSS ? Mais auss
92 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
239nt la guerre ? L’agent. C’est naturel. Depuis la paix, nous nous tournons plutôt vers les sportifs, les stars et les grands
93 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
240ndues nos âmes ? Deux corps s’endorment dans leur paix, et l’être enfin comblé ne sait plus où se prendre. Il se ramène en s
94 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
241combler de bienfaits. » (Tolstoï, La Guerre et la Paix.) Cette page m’avait séduit par sa mauvaise humeur. En la copiant, je
95 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
242vint, comme viennent les somnambules, le corps en paix, mais le visage affreusement nu. Il désirait un palais vide à la mesu
96 1947, Doctrine fabuleuse. 14. L’eau ou L’esprit de la tempête
243 grandes eaux portaient à leur surface l’Arche de Paix, mais les hommes qui voulaient encore la danse pour danser furent noy
244hercher dans cette profondeur où l’Esprit pour la paix l’avait un temps abandonnée. Trouvant la mort aux tempêtes profondes.
97 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
245ité de sept millions et demi d’habitants ayant la paix et bénéficiant de la liberté démocratique. » Cela ne fait pas sourire
246une avant-garde quelle qu’elle soit, assurent une paix plus dangereuse pour les âmes, que ne sont pour les corps nos luttes
98 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
247allée d’ombre jusqu’aux éternelles collines de la paix. » Plusieurs dizaines de millions d’hommes entendaient cette prière,
99 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
248ui compte pour le commerce et pour l’avenir de la paix. Vous avez bien envie de savoir ce que je pense de l’URSS ? moi aussi
100 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
249itiques du type fédéraliste, seules créatrices de paix et seules capables de sauvegarder la liberté dans l’ordre. Après tout
250n seulement pour son salut, mais pour celui de la paix du monde entier. ⁂ Mesdames et messieurs, si les descriptions pessimi
251 qu’en vue d’une fédération mondiale. Il n’y a de paix et donc d’avenir imaginable que dans l’effort pour instaurer un vrai
252it vraiment de penser, que penser d’autre pour la paix, je vous le demande, qu’un idéal fédératif mondial ? C’est pourquoi,