1 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
1lgré des félicitations arrachées par Louis XIV au pape, les catholiques sont loin d’être unanimes à louer la Révocation. L’u
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
2ron mélodramatique, d’une voix torturée, hurle au Pape et au Diable un anathème sanglant. Louis Aragon, avocat de l’infini,
3 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
3omiste est très bien défini : c’est le pouvoir du Pape ; c’est celui qui réside, comme disait Bernanos, en l’hôtel de la non
4 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
4 des députés à des synodes, et il n’y aura pas de Pape pour unifier temporellement toutes ces cellules vivantes, autonomes e
5assion unitaire et centralisatrice, tant chez les papes que chez les princes. Et partout, les chefs protestants quand ils le
5 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
6vir. » Formule qui n’est pas valable pour le seul pape de Rome et pour les seuls Conciles. Les grands mouvements fascistes n
6 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
7En apprenant que l’Édit vient d’être proclamé, le Pape s’écrie : « Cela me crucifie ! » Et les documents innombrables qu’ont
8s réelles, pour être plus brutales, que celles du Pape. La légende de la paix religieuse établie par l’Édit de Nantes, légen
9ble est celui de l’État, plus encore que celui du Pape. C’est l’évolution étatiste qui permet aux ultramontains d’obtenir ce
7 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
10semblées du Louvre, lorsqu’ils rédigent contre le pape Boniface VIII la requête qui prépare l’attentat d’Anagni, leur révolt
11 aux républiques aussi bien qu’aux princes et aux papes ; il fallait leur concours pour la rédaction des lettres et [p. 73] p
8 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
12 ; tandis que Rome affirme que la tradition et le Pape détiennent « le secret du Christ » lui-même. (L’expression est de Bos
13t d’un texte précis, et comment il se fait que le Pape n’ait jamais, que je sache, condamné Bossuet pour avoir écrit ce qui
9 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
14arlement — chose curieuse — ni d’un duce, ni d’un pape, ni d’un soviet, ni d’un caporal. Elle ne peut être ni achetée, ni ve
10 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
15e Staline a condamné Einstein, tout de même qu’un pape condamnait Galilée, etc., etc. (Ce ramassis d’erreurs de fait rappell
11 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
16traître, jusqu’au jour où il fut accusé devant le pape Innocent III d’avoir causé la mort de cinq cents personnes ! D’ailleu
17 veux ni l’empire de Rome, ni qu’on m’en nomme le pape, si je ne dois pas faire retour vers elle pour qui mon cœur s’embrase
12 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
18 Mais Eckhart ne fut pas en odeur de sainteté. Le pape Jean XXII condamna même ses thèses les plus hardies dans une bulle de
13 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
19. Soldats de métier au service des Princes et des Papes, ils avaient pour coutume bien moins de faire la guerre que d’empêche
14 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
20ont nombreuses — des centaines de mille, selon le pape Jean xxii, en 1321 — dans tout le nord-ouest de l’Europe, et spéciale
15 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
21s (22 février 1939) a La nouvelle de la mort du Pape a répandu bien au-delà des frontières du catholicisme une émotion don
16 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
22mettre fin au Grand Schisme de la catholicité. Au pape d’Avignon, au pape de Rome, à l’antipape qu’on [p. 265] avait tenté d
23 Schisme de la catholicité. Au pape d’Avignon, au pape de Rome, à l’antipape qu’on [p. 265] avait tenté de leur opposer — et
24n Luther, par la parole et par l’écrit, contre le Pape et ses erreurs. [p. 276] 2. Sermons et pamphlets des réformateurs. —
25ther l’interprétait comme une prophétie contre le Pape, dont la tête, dans l’image traditionnelle, est environnée de trois g
17 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
26i se sont dressés, avant Martin Luther, contre le pape et ses erreurs ». Enfin, s’il était besoin d’une attestation plus déc
18 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
27iquable au même titre : si par exemple on appelle Pape un Léon III qui fut empereur. Je ne songe pas à défendre l’inexactitu
19 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
28 des députés à des synodes, et il n’y aura pas de Pape pour unifier temporellement toutes ces cellules vivantes, autonomes e
29assion unitaire et centralisatrice, tant chez les papes que chez les princes. Et partout, les chefs protestants quand ils le
20 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
30ncycliques sociales données par les deux derniers papes. Et les congrès de Stockholm et d’Oxford ont montré que les autres Ég
21 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
31ncycliques sociales données par les deux derniers papes. Et les congrès de Stockholm et d’Oxford ont montré que les autres Ég
22 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
32 c’est que la Réforme a rejeté les prétentions du Pape de Rome non par dégoût de l’autorité en soi, mais au contraire par gr
23 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
33u paragraphe suivant dans l’Évangile — ce premier pape se fait [p. 124] dire par Jésus : « Arrière de moi Satan ! Tu m’es en
24 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
34 c’est que la Réforme a rejeté les prétentions du Pape de Rome non par dégoût de l’autorité en soi, mais au contraire par gr
25 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
35t en vérité bien plus que des satires « contre le Pape et sa séquelle » : des catéchismes illustrés, tout comme sa Danse des
26 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Mouvement européen (avril 1949)
36finalement, les congressistes furent reçus par le pape Pie XII, qui leur dit en français « sa plus vivante sympathie » pour
27 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
37 emprise 1 . Les Habsbourg ayant pris le parti du pape, les « Waldstätten » cherchèrent l’appui de l’Empereur. Frédéric II c
38 suivis par les envoyés des princes, des rois, du pape lui-même, car son conseil est devenu si puissant parmi les Suisses qu
28 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
39passionné d’humanisme et « chapelain acolyte » du pape, apprend en 1517 ce qui vient de se passer à Wittemberg : l’affichage
29 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
40ême que les cantons catholiques avaient mérité du pape Jules II le titre perpétuel de « défenseurs du Saint-Siège », de même
30 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
41ettre en doute. Nazisme et stalinisme ont eu leur pape et leur infaillibilité, leurs hiérarchies, leurs ordres, leurs cultes
31 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
42 de leurs tenants, les légats de l’Empereur et du Pape, font dans la ville choisie des entrées solennelles : la discussion c
43’évêques et de docteurs, tandis que les légats du Pape (toujours absent) et les fonctionnaires de l’Empire ont pris place à
44compte des pressions opposées de l’Empereur ou du Pape de Rome, déposer ou non le patriarche de Byzance, et soudain la tourb
32 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
45 de leurs tenants, les légats de l’Empereur et du Pape, font dans la ville choisie des entrées solennelles : la discussion c
46’évêques et de docteurs, tandis que les légats du Pape (toujours absent) et les fonctionnaires de l’Empire ont pris place à
47compte des pressions opposées de l’Empereur ou du Pape de Rome, déposer ou non le patriarche de Byzance — et soudain la tour
48 la Rome païenne, le pontifex, désigne encore les Papes. Etc. Stratifications de passés ? Oui, s’il ne s’agissait que de reli
49’homme contre la loi, fût-elle sanctionnée par le Pape. C’est pourquoi le christianisme, partout où il agit dans l’esprit de
33 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
50ettre en doute. Nazisme et stalinisme ont eu leur Pape et leur infaillibilité, leurs hiérarchies, leurs ordres, leurs cultes
34 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
51ins précurseurs de ceux avec lesquels l’envoyé du Pape auprès du Grand Khan de Karakorum, le moine Jean du Plan Carpin, essa
35 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
52lavage ne fut rétabli qu’en 1452 par une bulle du Pape Calixte III autorisant Henri le Navigateur à vendre les Noirs africai
36 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
53vinrent à circuler [p. 257] entre la Chine et les Papes de Rome et d’Avignon, par l’intermédiaire des princes nestoriens d’As
54 articles de foi et décisions des conciles et des papes, on vérifie très vite que la tradition dogmatique prospère et s’enric
37 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
55insi qu’Aeneas Sylvius Piccolomini, qui devint le Pape Pie II, l’exprimait en des termes assez voisins de ceux qu’a repris d
38 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Henri Brugmans, Les Origines de la civilisation européenne (septembre 1959)
56iècle, et ne reparaît guère qu’avec les œuvres du Pape Pie II [p. 26] (Æneas Silvius Piccolomini) vers le milieu du xve siè
39 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
57 eux-mêmes voués à l’abstinence, à l’époque où le pape Grégoire venait d’imposer le célibat à tous les prêtres séculiers. Pa
40 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
58gne, dans les textes solennels des apostrophes au Pape, dans les panégyriques ecclésiastiques, dans les chroniques en vers o
59e irlandais Colomban, vers l’an 600, s’adresse au pape Grégoire comme à la fleur de toute l’Europe, puis en 615 au pape Boni
60omme à la fleur de toute l’Europe, puis en 615 au pape Boniface IV comme au chef de toutes les Églises de toute l’Europe (o
41 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.1. Sur plusieurs siècles de silence « européen »
61allait de soi, et que l’Empereur, pas plus que le Pape, ne songeait à mettre en question : il ne voulait qu’en disposer. De
42 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
62e (1265-1321) Selon Gilles de Rome (xiiie s.) le Pape est à l’instar de Dieu, premier Moteur. Il est la source de l’ordre c
63n, la légitimité du mariage. Un pécheur séparé du Pape n’est littéralement rien. En face du Pape, pourtant, voici que se dre
64paré du Pape n’est littéralement rien. En face du Pape, pourtant, voici que se dresse l’Empereur. Selon Marsile de Padoue, c
65mment se situe Dante dans ce drame ? Pour lui, le Pape est la source unique de l’autorité, la neuvième sphère du Ciel qui co
66ne les peuples au bonheur temporel, tandis que le Pape conduit les âmes à la lumière, qui est leur seule liberté. (De Monarc
67s, qui consiste à détruire le pouvoir temporel du pape, à dépouiller le clergé de ses biens, à transformer ces biens en pens
68 tous les périls qui les accompagnent, comment le Pape peut-il croire que les oraisons et l’enseignement des ministres actue
69glise. Fort de l’autorité gagnée par ce moyen, le Pape devrait prendre l’initiative de la convocation d’un Concile qui établ
70uam memoriam. Il est intéressant de noter que le pape est désigné par cet avocat de l’État national pour être le juge suprê
71connues à son époque : le Concile convoqué par le pape ; l’arbitrage international, très en usage depuis le xiie siècle ; l
72pire bien qu’hérétique, il a besoin de l’appui du Pape et des princes de la chrétienté. « C’est probablement pendant l’année
73t événement. — On sait que plus tard, en 1466, le Pape Paul II a excommunié et déclaré déchu le roi Georges. Celui-ci tint b
74e Bourgogne et de Bavière ; mais l’Empereur et le Pape s’en voyaient exclus. C’est donc bien sur une Europe nouvelle, celle
75ien qu’il ait échoué devant la résistance de deux papes, au pouvoir desquels il entendait faire pièce, ce projet marque une d
76 fil blanc, les princes décident de s’adresser au Pape pour le charger de veiller à ce que les dîmes, perçues par l’Église,
77écarté par Louis XI, expressément condamné par le Pape, le projet de Podiebrad n’eut aucune suite. [p. 71] Æneas Silvius P
78 que Chrétienté de fait. Chose curieuse, c’est un pape, à l’aube de la Renaissance, qui sera le premier à désigner de nouvea
79torien anglais Denys Hay 73 , et quand il devint Pape, sa première tâche fut de défendre la chrétienté par la force de la p
80prendrait vite la puissance des chrétiens, dit le Pape, s’il approchait de l’intérieur de la chrétienté, c’est-à-dire de l’i
81pte la conversion (comme un autre Constantin), le Pape lui promet l’admiration de toute la Grèce, de toute l’Italie, de tout
82écrit dix ans plus tôt, donc peu avant de devenir Pape : La chrétienté n’a point de chef auquel tous veuillent obéir. Ni au
83lus de respect ni d’obéissance. Nous regardons le Pape et l’Empereur comme des noms, des fictions. Chaque cité a son roi, ch
43 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
84 tourmentent, et l’Église serait réformée, que le Pape le veuille ou non ; et avant que je n’aie vu cela, je ne donnerai pas
44 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
85es et leurs conseillers. À cette fin, il écrit au Pape : Ce qu’on attend d’abord de toi, c’est de faire la paix entre les p
45 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
86us signalées Monarchies de la terre, de celles du Pape, des deux Empereurs, et du Roy d’Hespagne. Il n’est pas loing de Fran
87de ses Idées ». Il finit donc par proposer que le Pape « ait la préséance, pour le respect de l’ancienne [p. 91] Rome », mai
88y a personne qui soit plus capable de cela que le Pape. C’est son devoir de moyenner une concorde générale entre les Princes
89 considérations humaines. Or, j’ai reconnu que le Pape, l’Empereur, le roi d’Espagne, les archiducs, les princes ecclésiasti
90blir dans leurs anciennes libertés, voire même le Pape en proposant de lui faire posséder une propriété ce dont il n’est rec
91tant l’adhésion de princes catholiques et même du Pape. Nous en donnerons ici l’exposé magistral que l’historien Carl J. Bur
92us par un collège composé de huit souverains : le Pape, l’Empereur, les rois de France, d’Espagne, d’Angleterre, du Danemark
93lobant tous les États qui ne sont attribués ni au Pape, ni à la Savoie, ni à Venise. Cette république faite d’une mosaïque d
94es en surplus sera placée sous la souveraineté du Pape. La Russie enfin, selon Sully, ne devra pas être admise comme membre
95orraine & Associez, Suède, Danemark, Pologne, Pape, Moscovie, Autriche, Curlande & Associez, Prusse, Saxe, Palatin &
46 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
96en les protestants et les orthodoxes, mais non le Pape ! Un Congrès européen, siégeant à Ratisbonne, exercerait un arbitrage
47 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
97 Moyen Âge la double autorité de l’Empereur et du Pape ménageait la liberté des souverainetés fédérées : Dans ce royaume du
98ommunément admis que deux magistrats suprêmes, le Pape et l’Empereur, exerçaient le pouvoir de sa part, l’un le pouvoir spir
99rs être décidé par un pouvoir public fondé par le Pape et l’Empereur en qualité de chefs de la chrétienté ; donc par le moye
100 d’avis de l’établir à Rome même et d’en faire le Pape président, comme en effet il faisoit autrefois figure de juge entre l
101asser pour œcuméniques. Il faudroit aussi que les Papes ressemblassent aux premiers évêques de Rome. Voilà des projets qui ré
48 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
102et la malheureuse partie de l’Italie qui obéit au pape. A. — Je les excepte aussi ; mais songez que Paris, qui n’est que d’u
49 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
103 à Rome, et leur subordination sans conditions au Pape, « grand Démiurge de la civilisation », fondateur de la « monarchie e
104 en bonne compagnie. » Dans son livre intitulé Du Pape 168 , publié deux ans plus tard, il n’en définit pas moins la supéri
105olicisme ne viennent point de ce qu’il y a eu des papes et Luther ; c’est une pauvre manière de considérer l’histoire que de
50 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
106 Tous les thèmes favoris de Joseph de Maistre (Du Pape vient de paraître deux ans plus tôt) sont repris, comme on le voit, d
51 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
107 rôle de nation-guide, sous la haute direction du Pape, Rome devenant la métropole d’un monde au sein duquel toutes les « na
108», a créé la première unité. Sous la conduite des Papes romains et des Empereurs germains, la « liaison de l’Europe entière »
52 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
109plus tard, la bourgeoisie de Cologne s’adresse au pape Innocent II pour le supplier de diviser en deux paroisses la communau
110rre, en Espagne, en Allemagne ; des laïcs, non le Pape, tentent de réformer l’Église au Concile de Bâle, mais en vain… Fried
53 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
111omme un troisième larron dans le conflit entre le Pape et l’Empereur. L’idée de Dante est simple : il préconise l’établissem
112 flambeau. Il propose aux princes chrétiens et au pape un Traité d’alliance qui est, en vérité, un plan de fédération 25  :
113s. Refusé par le roi de France Louis XI et par le pape Pie II, le plan de Podiébrad n’eut aucune suite. Et pourtant, [p. 51]
114ébrad n’eut aucune suite. Et pourtant, [p. 51] ce pape n’était autre que le grand Aeneas Silvius Piccolomini, qui essayait v
54 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
115staufen, est aux prises avec Rome et le parti des papes, mais aussi avec les grands [p. 34] vassaux qui sont en train de se t
55 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
116désastreuse à Louis XII. La même année, alliés au Pape et à Venise, ils envahissent la Lombardie, installent Maximilien Sfor
117 personnelle des rois — comme d’ailleurs celle du pape, jusqu’aujourd’hui. Ils furent donc les derniers à protéger Louis XVI
56 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
118tre part les alliances nouées avec l’empereur, le pape, Venise, le roi de France, Mathias Corvin, la Savoie, la Lorraine et
57 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
119t en vérité bien plus que des satires « contre le pape et sa séquelle » : des catéchismes illustrés, tout comme sa Danse des
120 » : deux auteurs protestants célébraient pour le pape le seul saint que possède la Suisse.) Pendant les deux mois d’une col
121tative d’aggiornamento de l’Église initiée par le pape Jean XXIII. Ce n’est pas le moindre paradoxe de sa carrière, pleine d
122passionné d’humanisme et « chapelain acolyte » du pape, apprend en 1517 ce qui vient de se passer à Wittenberg : l’affichage
58 1965, Fédéralisme culturel (1965). Fédéralisme culturel
123l et sa patrie partout où il ira, comme disait le pape Urbain II dans son appel à la première croisade. Et d’ailleurs, même
59 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
124tative d’aggiornamento de l’Église initiée par le pape Jean XXIII. Ce n’est pas le moindre paradoxe de sa carrière, pleine d
60 1966, Preuves, articles (1951–1968). André Breton (novembre 1966)
125 studio : « L’Européen le plus moderne c’est vous Pape Pie X ! » criait-il en déclamant Zone. Ce pape-là ne le gênait pas :
126us Pape Pie X ! » criait-il en déclamant Zone. Ce pape-là ne le gênait pas : c’était un vers d’Apollinaire. (Mais tout de mê
61 1966, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). André Breton à New York (8-9 octobre 1966)
127studio : « L’Européen le plus moderne, c’est vous Pape Pie X ! » criait-il en déclamant Zone. Ce pape-là ne le gênait pas :
128us Pape Pie X ! » criait-il en déclamant Zone. Ce pape-là ne le gênait pas : c’était un vers d’Apollinaire. (Mais tout de mê
62 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Jean Paulhan (19-20 octobre 1968)
129l’œuvre entière : Victor Hugo se prenait pour un pape, Lamartine pour un homme d’État et Barrès pour un général. Paul Valér
63 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
130avoir pu se faire élire empereur), fait gifler le pape, puis confisque la papauté elle-même, l’installe sous sa protection e
64 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.1. Le mouvement européen
131finalement, les congressistes furent reçus par le pape Pie XII, qui leur dit en français « sa plus vivante sympathie » pour
65 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
132odiebrad, roi de Bohême, et par son adversaire le pape Pie II, au lendemain de la chute de Byzance. Dans les deux cas, on pr
66 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
133us le nom d’Æneas Sylvius Piccolomini, puis grand pape sous le nom de Pie II, que l’Europe se voit définie, face à l’Islam d
134hrétienne par essence, condamnée nommément par le Pape et les chefs de toutes les Églises, condamnée d’autre part par les co
67 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
135avoir pu se faire élire empereur), fait gifler le pape, puis confisque la papauté elle-même, l’installe sous sa protection e
68 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
136devant la vraie religion de notre temps. Quand le Pape demande la grâce des accusés de Burgos, et quand un PC européen s’inq
69 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
137conduite, c’est Robert d’Arbrissel, honoré par le pape et fondateur d’une vingtaine de couvents. Au surplus, l’hérésie catha
70 1973, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Denis de Rougemont, l’amour et l’Europe » (3-4 mars 1973)
138isse de grands auteurs d’Asie, comme Suzuki, le « pape du Zen » japonais, ou Raja Rao, le romancier hindou — répondre à ma p
71 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). Journal d’un Européen (fragments 1974)
139ndus du Patriarche Roncalli, le futur Jean XXIII, pape de l’œcuménisme — cette forme sublime du fédéralisme, de l’unité dans
72 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
140 dénoncent, mais la fertilité incontrôlée, que le pape bénit. Et, enfin, l’homme lui-même, polluant majeur pour l’homme, par
73 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
141lte de l’État-nation. Quand, en décembre 1970, le pape demande au dictateur de l’hypercatholique Espagne la grâce des autono
74 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Europe comme invention de la culture (automne 1979)
142us tôt, en 1303, Philippe le Bel a fait gifler le Pape, à Anagni, dans le même temps qu’il s’est fait proclamer par ses légi
143grand humaniste Æneas Sylvius Piccolomini, devenu pape sous le nom de Pie II, donne à ce continent, naguère encore désigné c
75 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Université par l’Europe et vice-versa (hiver 1979)
144l’Évêque, ni même du Roi, mais ne relèvent que du Pape, garant de leur autonomie. Chacune de ces entités groupe en une seule
76 1980, Cadmos, articles (1978–1986). Madame de Staël et « l’esprit européen » (été 1980)
145olicisme ne viennent point de ce qu’il y a eu des papes et Luther. C’est une pauvre manière de considérer l’histoire que de l
77 1981, Cadmos, articles (1978–1986). L’apport culturel de l’Europe de l’Est (printemps 1981)
146rope, ce qui est plus surprenant. Et il oppose le pape Pie II — qui était l’humaniste et poète Æneas Sylvius Piccolomini — e
147e en 1457 — l’année même où Æneas Sylvius est élu pape. Podiebrad fait la connaissance d’un inventeur, un astucieux industri
148que les ducs de Bourgogne et de Bavière ; mais le pape et l’empereur en seront exclus. Bien qu’il ait échoué devant l’indiff
78 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
149 était : « Qu’arriverait-il si Jean-Paul devenait pape ? » Réponse : « Le pape serait luthérien. » Deuxième échange : « Qu’e
150-il si Jean-Paul devenait pape ? » Réponse : « Le pape serait luthérien. » Deuxième échange : « Qu’est-ce que la mystique ? 
79 1984, Cadmos, articles (1978–1986). L’État-nation contre l’Europe : Notes pour une histoire des concepts (printemps 1984)
151son roi franc avait tenu à se faire sacrer par le pape de Rome : mais son rêve n’a duré que quatorze ans. En 792 déjà, dans
152de nation germanique. La lutte entre partisans du pape latin ou de l’empereur germanique (les guelfes et les gibelins) rempl
153jet de la suprématie de l’empereur et de celle du pape, symboles de la Christianitas — qui est alors le seul nom de l’Europe
154t d’Anagni, fomenté par Philippe le Bel contre le pape Boniface VIII, et qui sera bientôt suivi de la « captivité babylonien