1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1mais il est plus difficile de se faire comprendre par un sot que par un fou. » L’hiver dernier, m’occupant assez longuement
2s difficile de se faire comprendre par un sot que par un fou. » L’hiver dernier, m’occupant assez longuement d’un des poète
3es où le génie tourmente cet être faible, humilié par le monde. L’amour s’éloigne le premier, quand Hölderlin doit quitter
4 dirait, qui ne connaît pas son auteur. Qui parle par sa bouche ? Il règne dans ses Hymnes une sérénité presque effrayante.
5otone de vieux maniaque. Le buisson ardent quitté par le feu se dessèche. Ce qui fut Hölderlin signe maintenant Scardanelli
6e guide désigne familièrement l’image d’une femme par le nom qu’elle portait au mystère de l’amour… Trois petites fenêtres
7 y ait le monde… Mais que cette musique vulgaire, par quel hasard, donne l’accord qui m’ouvre un vrai silence : déjà je leu
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
8évrier 1924) a M. de Montherlant est considéré par plusieurs comme l’un des héritiers de Barrès. Le rapprochement est pe
9asse de logique, admirablement masqués d’ailleurs par des façons cavalières un peu intimidantes. Toute une partie du Paradi
10n action, application de l’immense axiome formulé par Hésiode et qui gouverna le monde ancien : La moitié est plus grande q
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
11errières. « Il faut que la paix, ce soit vivre. » Par tout un livre libéré de souvenirs héroïques, peut-être trop grands po
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
12e : « Surréalisme, n.m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, so
13 on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pens
14de la pensée en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. » (
15 attitude littéraire aujourd’hui concevable. Mais par quelles tricheries plus ou moins conscientes M. Breton peut-il précon
16ue j’y vois ne me seraient-elles perceptibles que par le fait d’une fortuite coïncidence entre l’univers du poète et le mie
17xploitation de matériaux de démolition abandonnés par Dada S.A. Ce n’est pas ainsi que nous sortirons d’une anarchie dont l
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
18elà du but. Le Tarramagnou voit son œuvre sabotée par des meneurs ; il tente en vain de ressaisir les foules : déjà elles h
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
19annonce comme le siècle de la découverte du monde par l’Europe intellectuelle. Grand siècle de critique pour lequel nos con
20ont le défaut de n’être pas suffisamment motivées par des faits et des documents. Pour beaucoup, l’Orient n’est qu’un préte
21qui définit ce que les autres entendent vaguement par Orient : l’Asie est le subconscient du monde, formule qui, je pense,
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
22ui, le contrôle de nous-mêmes ne joue que soutenu par le contrôle que les autres nous imposent », dit un héros de Mauriac.
23 de Mauriac. C’est un « homme seul » qu’a peint « par le dedans » M. Jean Prévost, en un saisissant raccourci psychologique
24ui veut éliminer de soi tout ce qui est déterminé par l’extérieur, — ce fou que nous portons tous en nous, — il [p. 1157] l
8 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
25es exalte, les affole. Les plus beaux types créés par Unamuno sont ces femmes dures et passionnées, Raquel et Catherine, ou
26’imposent comme types, c’est encore et uniquement par leur obsédante volonté. Car on imagine difficilement un art plus dépo
9 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
27e qu’il vient d’ajouter à sa grande étude sur les rapports du christianisme et du romantisme. M. Seillière cherchait dans l’époq
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
28dictoires s’affrontent comme des vagues soulevées par une même tempête. L’unité de notre temps est en profondeur : c’est un
29égoïstes. Égoïstes avec une profonde conviction ; par vertu. Ce qui n’a rien d’étonnant : ils ne sont que les projections d
30t son dégoût, un Montherlant s’abandonne au salut par la violence. Une sensualité moins énervée lui permet de brutaliser qu
31es fragmentaires la matière de quelques pamphlets par quoi il se raccroche au monde. Mais il a touché [p. 315] certains bas
32urs. Et le mal est si cruellement isolé, commenté par ceux qui le portent en eux qu’il en paraît plus incurable. Ces jeunes
33ondements d’une éthique. Presque tous sont hantés par la peur d’une morale qui « déforme », qui mutile une tendance naturel
34que nous niions toute vérité, nous étions dominés par le sens d’une réalité morale absolue que certains d’entre nous eussen
35 : c’est le surréalisme. De l’acte gratuit commis par un héros de roman, à la vie gratuite que prétendent mener les surréal
36une borne que pour sauter plus loin. Ainsi, c’est par humilité qu’on renoncera à la vertu, sous prétexte qu’elle pousse à l
37 sous prétexte qu’elle pousse à l’orgueil ; c’est par sincérité qu’on mentira, puisque parfois nous sommes spontanément por
38ns des ensembles rationnels. Nous ne pensons plus par ensembles 7  : symptôme de fatigue. Mais tout cela : dégoût universel
39r se libérer de l’universelle hypocrisie accompli par des générations qui ne lèguent aux suivantes que leur lassitude : sac
40 sachons au contraire profiter des démonstrations par l’absurde de quelques problèmes moraux et littéraires  8 , à quoi bea
41, en compose d’un seul coup une grande misère, et par ce moyen nous met tout d’abord en présence, non de nous-mêmes, mais d
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
42es suivant le rythme d’un songe, sans cesse brisé par les élans alternés ou confondus du désir et de la prière. On sort len
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
431926) s C’est le récit de la découverte de Dieu par une jeune fille élevée dans l’athéisme. Invraisemblablement ignorante
44s’abandonne à « la vie », laquelle — un peu aidée par l’auteur — lui révèlera peu à peu le sens divin de la destinée. Ce li
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
45) Sans doute faudrait-il préciser ce qu’il entend par ordre, et montrer que si cet ordre l’écarte de Dada, il ne le conduit
14 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
46rofession est de détruire le désir qu’elle excite par curiosité passagère, il monologue. « Oui, je le redirai, tous mes ess
15 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
47qui actionne notre esprit » après avoir été créée par lui, — comme la poésie. C’est ainsi que le problème de l’Urbanisme se
48pectives régulières recoupées à 200 et 400 mètres par les plans fuyants des rues immenses livrées au 100 à l’heure des auto
49annexée à la ville. « C’est un spectacle organisé par l’Architecture avec les ressources de la plastique qui est le jeu de
16 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
50ne leçon constructive des expériences entreprises par les générations précédentes. Parce qu’elles se sont souvent enlisées
51propos, il faut souhaiter que M. Fernandez aborde par ce biais l’œuvre de Gide, qui plus qu’aucune autre me paraît liée à c
52ne certaine mesure, au genre de critique pratiqué par Fernandez. Périlleuse situation que la sienne, en effet, où l’on cour
17 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
53ctuel que l’on sent. C’est dire que le livre vaut par son allure plus que par des qualités de composition ou de perfection
54st dire que le livre vaut par son allure plus que par des qualités de composition ou de perfection formelle. Pour quelques-
18 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
55mbarque dans une croisière de vacances, qui finit par un naufrage dans la littérature, le navire succombant sous les allégo
19 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
56ngue au cœur de la vie occidentale apparaît mieux par la comparaison de l’idéal asiatique avec le nôtre. Mais je crois que
20 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
57nt encore. Or, le nouveau livre de M. de Traz 1 , par les précisions importantes qu’il apporte sur les rapports de l’Orient
58 les précisions importantes qu’il apporte sur les rapports de l’Orient et de l’Europe, me paraît destiné à lever plusieurs des p
59se, leur paraît une beauté », c’est pour affirmer par contraste une « préférence irréductible pour le vrai ». Ce qui lui pe
60e pour édifier aucun système. Le livre se termine par un voyage à Jérusalem : le christianisme n’est-il pas le plus beau do
61 obstinément à la légende le vrai, même amer, non par défaut d’un sens artistique dont plusieurs de ses morceaux attestent
21 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
62ment, le Saint est un homme que Dieu a mis à part par grâce pour qu’il serve. Mais très vite on étend l’appellation de sain
63s vite on étend l’appellation de saint à ceux qui par leur élévation morale ou leurs souffrances semblent s’être le plus ra
64 protecteurs. Cette croyance se répand, favorisée par la souplesse dont fait preuve l’Église d’alors quand il s’agit d’adap
65’est, comme ici, que la loyauté d’un esprit animé par une foi agissante. p. 2 c. « Conférence Guisan », Suisse libér
22 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
66des intellectuels au Dieu chrétien, fut introduit par M. Raymond de Saussure, psychanalyste distingué, qui se fit avec beau
67rrompre les discussions philosophiques provoquées par ces deux travaux. Avec la conférence de M. Jean Cadier, un jeune past
68les plus actifs. Pour remplacer un travail promis par M. A. Reymond malheureusement indisposé, M. Pierre Maury fit une caus
69 dégradante condition, et nous n’y arriverons que par un travail d’éducation lent et souvent dangereux. Vous, étudiants, ve
23 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
70ars 1926 (mai 1926) e Cette conférence s’ouvrit par une bise qu’on peut bien dire du diable et se termina sous le plus be
71 phrases musicales. Après quoi Richardot, entrant par la fenêtre, vint annoncer qu’on était libre — comme si on l’avait att
24 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
72des choses. Amour de soi… Mais moi, qui suis-je ? Par ces trois mots commence le drame de toute vie. Ha ! Qui je suis ? Mai
73 dont je m’exagérais l’importance. Et c’est ainsi par feintes que je progressais, jusqu’au jour où je m’avouai un trouble q
74parole est aux instincts combatifs et dominateurs par quoi l’homme ne se distingue plus de l’animal. Louée soit ma force et
75que je respecte tout en moi. Je ne suis digne que par ce que je puis devenir. Se perfectionner : cela consiste à retrouver
76ts, ensuite, les éduquer, selon des lois établies par le concours de l’expérience et d’un sentiment de convenance en quoi s
77t cela s’agite sur fond de néant, je le comprends par éclairs, mais une secrète espérance m’emporte de nouveau, premier gag
25 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
78ge de violence et de volupté », je me sens envahi par un rythme impérieux au point qu’il faut que certaines voix en moi tai
79 voix en moi taisent leur protestation, étouffées par des forces qui se lèvent. Car telle est la vertu de ce livre, qu’on l
80ue Montherlant note à plusieurs reprises. C’est « par la divination de cet amour qu’Alban (le jeune héros du récit) sent ce
81 litanie. Sous les grands cils brillants, lustrés par la lumière descendante, les prunelles laiteuses du dieu avaient un re
82rt, je le trouve assez peu humain et comme obsédé par une idée de violence tonique certes, mais décidément un peu pauvre po
83ent à une vie plus âpre et violemment contractée, par la grâce de l’éternel Désir ? p. 335 g. « Les Bestiaires, roman,
26 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
84. Il y a un homme debout à l’avant d’un char tiré par des bœufs blancs. Comme une apparition. (Tu parlais de chromos, de ro
85hant immense. Il passe une possibilité de bonheur par personne et les devantures ne cherchent qu’à vous plaire. Chaque ruel
27 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
86qui flotte dans l’air nous proposerait de débuter par l’inévitable discours sur les difficultés du temps, en général, et su
87un exercice mensuel à votre faculté d’indulgence. Par contre, nous nous empressons de vous laisser le soin de juger si nous
88s divergentes, mais qu’un ruban rouge et vert lie par la grâce d’une volonté sans doute divine… p. 3 a. « Avant-propos
28 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
89oins calculés », écrit Gide. D’où l’on peut tirer par une sorte de passage à la limite que les faits justifient : sincérité
90ns mon esprit, c’est le frein lui-même, bientôt — par un mouvement normal de l’attention — et fatalement c’est à la découve
91as à moi-même, mais à la destruction de moi-même. Par les fissures, un instant, j’ai pu soupçonner des profondeurs; mais dé
92des limites assez étroites empiriquement fournies par le sens de son intérêt propre, une analyse sincère ne puisse faire dé
93 retient d’imposer aux héros ce rythme volontaire par lequel un Balzac les fait vivre. Ce serait fausser quelque chose à le
94ac.) La valeur morale de M. Godeau serait définie par l’aspect seul qu’il souffrirait de garder lui-même à son propre regar
95odèle. Dirais-je que c’est ma sincérité d’y aller par les moyens les plus efficaces ? Mais on nommera cela de l’hypocrisie.
29 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
96gon ne se croie pas tenu de justifier ses visions par le moyen d’une métaphysique aussi prétentieuse qu’incertaine. Son aff
97hilosophie au lyrisme le plus échevelé en passant par la description réaliste ou imaginée d’une boîte de nuit, d’une devant
30 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
98 intentions du récit et de les exprimer seulement par un geste, une nuance du paysage, une image qu’on garde comme un press
31 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
99 le plus sympathique. « Officiellement comblé, et par dedans… comment bien dire ? inquiet ? aride ? heureux ? » pour lui, c
32 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
100’un réalisme trop amer et celui du roman lyrique, par l’équilibre qu’il maintient entre ces deux inconscients : l’époque et
33 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
101es générations nouvelles et leurs maîtres soit lu par tous ceux qui cherchent à s’orienter dans la crise moderne. M. Daniel
102 moins de prudence mais aussi de lucidité. Séduit par Gide ; admirant Maurras sans l’aimer ; saluant en Valéry une réussite
103nique mais presque inhumaine ; secrètement attiré par les thèses extrémistes mais non dépourvues d’une sombre grandeur, des
104mbre grandeur, des surréalistes, et en même temps par cette solution universelle, la foi, il résume en lui cette inquiétude
34 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
105 se résument dans son avidité de puissance. C’est par l’argent qu’on domine notre âge : il devient grand industriel, assure
35 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
106 actuelle. Sous couleur de démasquer l’humain, et par l’acharnement angoissé qu’on y apporte, l’on en vient à une conceptio
107 les gestes d’Arthur, le roman vit et nous touche par la force de ce tourment ou de ce sauvage égoïsme ; mais qu’elle s’ach
36 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
108stions capitales posées ailleurs depuis longtemps par des maîtres comme Keyserling, Ferrero, commencent à être prises au sé
109ro, commencent à être prises au sérieux en France par quelques jeunes gens. Il faut louer Drieu d’avoir échappé au surréali
37 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
110é au fond, à retrouver Patsy, l’Irlandaise perdue par cet improbable et sympathique Paterne. Sous le fallacieux prétexte d’
111l force un peu la dose de fantaisie, c’est plutôt par excès de facilité que par recherche. Vous voilà même tenté de l’en fé
112fantaisie, c’est plutôt par excès de facilité que par recherche. Vous voilà même tenté de l’en féliciter. Bien plus, vous d
38 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
113supérieure aux deux autres, est une réussite rare par la justesse de l’observation autant que par la sympathie de l’auteur
114 rare par la justesse de l’observation autant que par la sympathie de l’auteur pour ses héros. Indulgence et regrets, un to
115 donner à ces œuvrettes une si exquise humanité : par lui le « charme » reprend quelques droits. p. 244 an. « Jean-Lou
39 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
116e et familier (un brin pédant et un brin vulgaire par endroits, mais pour rire), des difficultés, hésitations, paresses, rê
40 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
117les jésuites ont déjà réussi à « tourner » l’Édit par mille arguties juridiques. Et les statistiques faussées peuvent faire
118 morales : car malgré des félicitations arrachées par Louis XIV au pape, les catholiques sont loin d’être unanimes à louer
41 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
119lons parler méritent d’être appelés jeunes, c’est par leurs œuvres avant tout. D’autre part je préfère la légende à l’histo
120contagion contre lequel je ne saurais me prémunir par le moyen d’aucun de ces appareils à jugements garantis qui posent un
121he. Mais l’atmosphère pure de ces espaces définis par quelques plans ne tue pas un certain mystère. Cette cour sans issue,
122 n’est pas seulement pour le plaisir, mais plutôt par amour du courant d’air. Cela dérange toujours quelques frileux, mais
123 son portrait de Meili : il ne prend pas le sujet par l’intérieur, mais il taille ce visage dans une pâte riche et un peu l
124. Je crois même que, Paul Donzé touché à son tour par la grâce décorative, il n’en reste qu’un, du moins à Neuchâtel même :
125est sa première et Neuchâtel la troisième… Il y a par Eugène Bouvier quelque chose de nouveau dans la peinture neuchâtelois
126rd masquer ses intentions, en réalité les exprime par ses défauts mêmes ou ses fausses négligences ; mais il faut pour comp
127c’est toujours une sorte de dissonance, un défaut par où l’on va peut-être se glisser dans l’atmosphère de l’œuvre ; que l’
128hez un Aurèle Barraud. Il suffit de le voir peint par lui-même pour s’en assurer. La tête large, aux yeux clairs et assurés
129triques, pour le plaisir de la perfection exercée par jeu. Mais quel support à de nouvelles songeries ! Ces horlogeries imp
130ste un heureux équilibre entre le réalisme imposé par les sujets et un style qui sait rester ample, d’une simplicité non dé
131n peut admirer la salutaire leçon de style donnée par le cubisme aux artistes qui ont su se dégager de son outrance théoriq
132 du moins l’avantage de grouper des artistes qui, par le fait des circonstances peut-être plus que par de naturelles affini
133 par le fait des circonstances peut-être plus que par de naturelles affinités, se trouvent former un mouvement actif déjà,
134 pays. D’autre part, des œuvres aussi différentes par leur objet et le domaine où elles se réalisent que celles de Le Corbu
135 les frères Barraud ne seraient pas très éloignés par d’autres côtés. Un avenir peut-être proche dira dans quelle mesure de
42 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
136nt tous s’accordaient à dire qu’il ne péchait que par excès de bonne humeur printanière, Urbain donc, premier mauvais garço
137er mauvais garçon d’une race entre toutes bénie — par qui ? elle était anticléricale, on ne saurait le taire, — Urbain dorm
138 la chevelure rouge d’Urbain, et son nez, lequel, par ses dimensions remarquablement exagérées, lui valait le surnom de Bin
43 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
139elques heures, d’un sommeil triste, tout enfiévré par la crainte du réveil. Puis je suis revenu dans ces rues où je vous re
140ns les rues, sous la pluie. Les autobus passaient par groupes. Plusieurs fois, j’ai cru vous reconnaître dans la foule qui
141de numéro, je ne pouvais pas monter. Je finissais par vous voir partout. Chaque visage de femme révélait soudain un trait d
142ment brillants, je me pris à parler à haute voix, par bribes de phrases incohérentes. Je voyais avec une sombre joie les em
143outes choses s’éloignent de moi vertigineusement, par cette aube incolore. Il y a vingt-quatre heures donc, j’étais encore
44 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
144tié. » « Le véritable symbole n’est jamais prévu par l’auteur », écrivait Cocteau dans la préface des Mariés de la Tour Ei
145agramme un peu ordurière. Ainsi les rêves publiés par les surréalistes, donnés à la fois comme poèmes et comme dictées de l
146randes. Je ne saurais même indiquer aucun endroit par où elle pèche contre les principes chers à l’auteur du Secret profess
147e fait que je ne sais parler de lui autrement que par métaphores.) p. 85 g. « Orphée sans charme », Revue de Belles-Le
45 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
148eures durant… Mais la vision, rapidement entrevue par chacun dans son for le plus intérieur, d’une fuite en auto, nous rass
149de génie vint s’asseoir certaine nuit. Elle parla par la bouche de Lugin, sa langue dans la langue de Lugin : « Le rideau s
150ossoul de se perdre dans des jupons autrement que par métaphore. À la Chaux-de-Fonds, il y eut trente membres et cent doigt
151chose avait recommencé, qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la vie. p. 94 h. « L’autre œil », Revue de Belles-L
46 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
152principe est simple : « Je vous aime » se traduit par trois ou quatre claques sur la poitrine ; et une crise intérieure par
153claques sur la poitrine ; et une crise intérieure par un court accès de danse de Saint-Guy. Art classique : la mort d’Hyppo
154tant qui battait de l’aile un dixième de seconde, par intermittences, se pose enfin sur l’écran : une danseuse sur une plaq
155acles qui suivent sont embrumés dans mon souvenir par le rayonnement de la robe, fleur qui s’ouvre pour dégager le mouvemen
156errement bourgeois, mais le corbillard est traîné par un dromadaire, d’ailleurs dételé. Les amis affligés mangent les couro
157ivant le corbillard. Aspects du paysage urbain vu par les poursuivants, arbres au ciel renversé, maisons obliques, montagne
158e question d’épuration des moyens. Rendre le plus par le moins, c’est le fait d’un art à sa maturité. Mais ce sont là criti
159tantia dont nos sens trop faibles — bornés encore par des habitudes nées des nécessités sociales — nous empêchent de découv
160iges que déclenche René Clair, verrons-nous, pris par surprise dans l’exploration ivre d’un projecteur, des signes fatidiqu
47 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
161me, vos glandes salivaires, pourtant si éprouvées par le repas dont vous sortez, que ces trois mots où se résume la défense
162connaît enfin une solitude défendue de tous côtés par ses rires scandaleux, quelques « goujateries » affectées par mépris d
163es scandaleux, quelques « goujateries » affectées par mépris de l’honneur, le mot de Cambronne prodigué et des phrases d’un
164u matin pâle des édifices, ne quitte plus, attiré par les premiers sophismes de l’aurore, ces corniches de craie où t’accou
165e sortie » ou compromis :   « Nous étions dominés par le sens d’une réalité morale absolue que certains d’entre nous eussen
166er. Son « nulle part » est sans dérobade possible par sous-entendu. Pas plus « ailleurs » que sur ce « globe d’attente » co
167aute.   [p. 137] 1er mai 1927. Mieux vaut pécher par ridicule que par scepticisme ; par excès que par défaut. L’enthousias
168 1er mai 1927. Mieux vaut pécher par ridicule que par scepticisme ; par excès que par défaut. L’enthousiasme trompe moins q
169ux vaut pécher par ridicule que par scepticisme ; par excès que par défaut. L’enthousiasme trompe moins que le bon sens. Do
170 par ridicule que par scepticisme ; par excès que par défaut. L’enthousiasme trompe moins que le bon sens. Don Quichotte es
171ment une dialectique dont l’objet fuit sans cesse par la quatrième dimension. Aragon et les surréalistes auront raison même
172be, pardon escuses, avec ce thème à condamnations par contumace. Il y a encore des gens pour qui les limites de l’anarchie
173 quoi nous en voulons, et finalement nous écraser par l’évidence définitive de notre absurdité. Car l’homme « s’est fait un
48 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
174ickpocket (fragment) (mai 1927) m … et je jure par Mercure, dieu du commerce, qu’on m’a appris à voler. Aristophane (« 
175ement… Je me levai sans payer, je partis [p. 182] par les rues, une joie violente commençait à m’envahir, contre laquelle j
176 l’on ne voyait d’abord qu’un bouquet transfiguré par la lumière et que reflétaient de nombreuses glaces. Les fenêtres que
177iterranée. Nous nous aimâmes en sifflotant encore par instants l’air de la dernière danse, mais nous avions aussi envie de
178s… » — Je vous entends, interrompit Saint-Julien, par pitié pour Isidore dont la sincérité tournait vite à l’agressif — eff
179aisanteries la dérision secrète qu’elles masquent par caprice. ............................................................
49 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
180s. Vous y entrez plein de mépris pour Paul Morand par qui découvrîtes le [p. 232] charme de ces lieux. Vous composez un coc
181’est refus de limiter le mal. Je vous vois envahi par des démons que vous prétendez m’interdire de nommer. Mais moi je part
182 Vous le savez. Alors vous les lâchez en liberté, par haine de cette esthétique ou de ce sens social, — et voilà qu’ils per
183être. Ou une maladie ? Ce n’est pas en l’ignorant par attitude que vous la guérirez. Au contraire, il s’agit de l’envisager
184ux sujet de conversation, au café. Dans un salon, par contre, c’est d’un ridicule écrasant : mais rien n’est plus facile qu
185us ferait bientôt renier le signe le plus certain par lequel ces « quelques-uns » peuvent encore se reconnaître. Quand bien
186; que la mienne m’aide à découvrir quelques êtres par le monde… Il ne s’agit plus de mépris ni d’adoration. J’ai défini une
50 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
187 cahiers politiques et littéraires » 17 , rédigés par Drieu la Rochelle et Emmanuel Berl, sont — avec la Revue de Belles-Le
51 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
188Ni que l’indignation provoquée sur tous les bancs par certains de nos articles nous épouvante. Notre retraite est toute « s
189 aucune qui ne soit connue d’avance et stérilisée par la loi, les mœurs et l’habitude. Nous n’avons aucun remords d’avoir d
190avoir troublé quelques bonnes petites somnolences par des cris intempestifs. Il y a des gens qui n’ont pas encore admis que
52 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
191ns le désert d’une époque déjà presque abandonnée par l’Esprit. À l’heure de toucher aux buts que sa civilisation poursuit
192tal est saisi d’un étrange malaise. Il soupçonne, par éclairs, qu’il y avait peut-être dans ces buts une absurdité fondamen
193donné à peu d’hommes de le faire : 7 000 voitures par jour, et la possibilité d’augmenter encore cette production. Ford est
194 [p. 193] soit conditionnée jusque dans le détail par une idée fixe primitive. Considérons-la sous cet angle. Il y a d’abor
195ide et tenace. Il s’efforce d’en réaliser l’objet par ses propres moyens, à un exemplaire ; puis, il fonde une usine pour m
196oit ce mythe extravagant du bonheur de l’humanité par la possession d’automobiles Ford. Et, comme il est très intelligent,
197ut créer la consommation. La réclame s’en charge. Par le procédé très simple de la répétition, on fait croire aux gens qu’i
198it relever les sophismes plus ou moins conscients par lesquels il prétend ramener le bénéfice de la production à celui du c
199e client fait la comparaison. Il est impressionné par la baisse, au point qu’il en oublie que cela ne l’intéresse plus réel
200 pas acheté du tout. Autrement dit, il est trompé par la baisse. L’industriel comptait. La tromperie est préméditée. Et le
201néralisant, une sorte de suicide du genre humain, par perte de son instinct de préservation, d’autorégulation et d’alternan
202ploi de leurs loisirs est prévu. Il est déterminé par la réclame, les produits Ford qu’il faut user, etc. Il a pour but vér
203availler pendant le temps convenable et à gagner, par ce moyen, de quoi vivre convenablement tout en restant maître de régl
204eur pour les hommes. » C’est le bonheur, le salut par l’auto. Philosophie réclame. « Ce que j’ai à cœur, aujourd’hui, c’est
205e progrès matériel n’est pas mauvais en soi. Mais par l’importance qu’il a prise dans notre vie, il détourne la civilisatio
206ravail aux lois d’une offre et d’une demande sans rapport avec ses désirs réels, et dont il subit docilement l’abstraite et com
207 un membre vivant dans le corps de la Nature, lié par les liens les plus subtils et les plus profonds à tous les autres mem
208généreux, le sentiment d’avoir inventé ou compris par soi-même, la liberté et une certaine durée normale et capricieuse dan
209 nature, il est condamné à ne plus saisir que des rapports abstraits entre les choses. Il ne comprend presque plus rien à l’Univ
210es. Il ne comprend presque plus rien à l’Univers. Par la technique, l’Occidental a prétendu maîtriser la matière et parveni
211sommes plus dignes. Nous perdons, en l’acquérant, par l’effort de l’acquérir, les forces mêmes qui nous la firent désirer.
212ués de quelque sensibilité spirituelle deviennent par le seul fait de rester eux-mêmes dans un monde fordisé, des anarchist
213oient encore des vérités invisibles, qui gardent, par quelle grâce ? un peu de cette connaissance active de Dieu que nos sa
214 gens, jusqu’au jour où, comme on dit, sans doute par ironie, « la vie les prend ». Irréguliers aux yeux du monde ; la proi
215n matérialiste de l’Occident. La logique, parlant par la bouche de Ford : « Inutile, donc à détruire. » Ford a raison, une
53 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
216éfaillances de la technique du roman sont sauvées par un style brillant, plein de trouvailles spirituelles, malicieuses ou
54 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
217 des révélations, ou mieux, qu’ils les favorisent par leurs écrits. Aragon, qui a le sens de l’amour, a dit conséquemment b
218’intéressent pas ou bien qui ne sont pas atteints par ces épithètes drôles ou quelconques. Mais la seconde partie du livre
55 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
219toute littérature voient leurs avances dédaignées par les communistes, gens d’action à jugements simples, qui les trouvent
56 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
220 dans l’action — révolutionnaire ou autre — rêvée par tant de jeunes hommes de l’après-guerre, Malraux l’a vécue, avant de
221urde retrouve ses droits. C’est ainsi que, masqué par l’enchaînement passionnant de [p. 1548] l’action, il se dégage de ce
57 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
222, donc la douleur ; ici, c’est l’absence d’amour, par refus de souffrir. Mais chez un être raffiné, la peur d’étreindre abo
58 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
223raque à Paris même… Il subjugue le jeune Français par ces évocations et l’espèce de fièvre qu’il y apporte. Mais plusieurs
224. Le désir de « plus vrai que le vrai » surexcité par l’insolence d’une psychologie qui rabaisse tout, peut conduire à préf
59 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
225aliste et idéaliste du monde ne sont séparées que par un léger décalage dans la chronologie de nos sentiments et de nos act
226j’avais d’un romantisme viennois, je fus conduit, par une sorte de compromis sentimental, à l’Opéra où l’on donnait les Con
227st un duo des ténèbres et de la pureté où vibrent par instants les accords d’une harmonie surnaturelle. Et tout cela chanté
228e voyez parce que vous comprenez certaines choses par votre souffrance… Mais le temps approche où vous n’aurez plus besoin
229qui demande un long effort, et les Viennois sont, par nature et par attitude, des gens fatigués. — Pour moi, dit Gérard, je
230 long effort, et les Viennois sont, par nature et par attitude, des gens fatigués. — Pour moi, dit Gérard, je situe l’amour
231ûmes pas dissimuler nous trahit ; elle finit donc par accepter et vint à nous avec un sourire du type le plus courant : « V
232dieux qu’une créature aussi parfaite soit touchée par les mains outrageusement baguées de ces courtiers alourdis de “Knödl”
233elle d’un ton de reproche, évidemment scandalisée par cette atteinte aux lois du genre le plus conventionnel qui soit. Géra
234 l’Octavie du golfe de Marseille, ou bien plutôt, par je ne sais quelle erreur d’images, — ce serait la gravité énigmatique
235ux et finissent aux pierres précieuses en passant par toutes les formes animales. Pour lui, les choses n’ont d’intérêt que
236nimales. Pour lui, les choses n’ont d’intérêt que par les rapports qu’il leur devine avec la réalité extra-terrestre. Il m’
237 Pour lui, les choses n’ont d’intérêt que par les rapports qu’il leur devine avec la réalité extra-terrestre. Il m’enseigne que
238ra-terrestre. Il m’enseigne que la passion seule, par la souffrance qu’elle entraîne, nous révèle le sens réel de nos vies,
239ble surtout à un film où les épisodes s’appellent par le simple jeu des images, se voient par transparence au travers de l’
240appellent par le simple jeu des images, se voient par transparence au travers de l’autre. Il dit : « Pour celui qui saisit
241mard, qui semblait d’ailleurs endormi. En passant par la Freyung, nous vîmes un palais aux fenêtres illuminées. Des autos a
242ienerli ». Soudain les autos se mirent à ronfler. Par le grand escalier, au fond de la cour du palais, descendaient les inv
60 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
243ndre » comme parle un de nos classiques. Repoussé par le monde parce qu’il n’est pas encore quelqu’un, Stéphane cherche à s
244derrière le feuillet suivant, entraîne le lecteur par ruse jusqu’à la dernière page, et là déclare froidement ne pas existe
245on : il a remarqué que l’époque peut être définie par l’abondance des autobiographies, mais aussi bien par celle des miroir
246 l’abondance des autobiographies, mais aussi bien par celle des miroirs. C’est pourquoi il en installe un sur sa table de t
247 de se baigner ; son image descend en face de lui par l’ascenseur, elle le suit au long des trottoirs, il l’aperçoit entre
248’est plus légitime dès l’instant qu’il se traduit par la négation de l’invérifiable. Stéphane n’a pas eu confiance. Or la p
249. Il est bon que le lecteur dérisoirement troublé par la crainte de n’avoir pas saisi le sens véritable d’un texte, trouve
250ette incompréhension des marques certaines. Si le rapport intime qui unit la phrase suivante aux considérations précédentes lui
251jusqu’au mot de prière.      Orphée perd Eurydice par scepticisme, par esprit scientifique, par doute méthodique, par besoi
252rière.      Orphée perd Eurydice par scepticisme, par esprit scientifique, par doute méthodique, par besoin de définir, par
253urydice par scepticisme, par esprit scientifique, par doute méthodique, par besoin de définir, par défiance envers les dieu
254e, par esprit scientifique, par doute méthodique, par besoin de définir, par défiance envers les dieux. À chaque regard dan
255que, par doute méthodique, par besoin de définir, par défiance envers les dieux. À chaque regard dans notre miroir, nous pe
61 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
256 radical à sécrétion socialiste, qui a été établi par coup de force, que les libéraux ont admis, conformément à leurs maxim
257é devant la discussion précise de leurs principes par quoi se [p. 10] signalent bien souvent nos tolérants par inertie, je
258i se [p. 10] signalent bien souvent nos tolérants par inertie, je ne sais. Mais je m’attends à cent « réponses » de cette s
259onses » de cette sorte. Et je tiens à les classer par avance en deux catégories dont je vais régler le compte sommairement.
260pies. (Les religions, la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, l’Europe napoléonienne, la Russie d’après Karl Mar
261brouillent les faits et les principes. Tourmentés par les scrupules de leur conscience libérale, ils fuient la rigueur jusq
262 et d’outrages au bon sens peuvent être légitimés par le but final de notre institution-tabou.   p. 7 1. Je ne puis na
62 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
263oigneusement séparer les calculs du raisonnement, par une barre verticale, et où il y avait toujours des robinets qui coula
264tements à meubler. Et on multipliait le tapissier par le prix du mètre courant. Encore que je prenne les sentiments trop a
265ant gâtée. Et d’ailleurs, multiplier le tapissier par [p. 13] le prix du mètre courant n’est pas une fantaisie pour ce peti
266 ici ! » Dans la suite, on se chargea d’illustrer par d’innombrables exemples cet axiome qui devint la formule de mes premi
267ile de l’éducation jésuite ». Nous étions marqués par Numa Droz, par l’esprit petit-bourgeois, qui est une [p. 16] générali
268ion jésuite ». Nous étions marqués par Numa Droz, par l’esprit petit-bourgeois, qui est une [p. 16] généralisation de l’ava
269i est une [p. 16] généralisation de l’avarice, et par les dogmes démocratiques, qui sont une généralisation de la règle de
270, aussi profondément certes qu’un Voltaire le fut par les Jésuites : du moins ceux-ci lui laissèrent-ils assez de verdeur d
63 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
271 ? L’instituteur sous l’uniforme peut être défini par son incompréhension méthodique des hommes et son mépris pour les pays
272s êtres. Ces distributeurs automatiques (brevetés par le gouvernement) de la manne égalitaire — ne se prennent pas pour de
273On imagine à quoi peut mener l’enseignement donné par des êtres qui brouillent à ce point les méthodes. Simple remarque, pe
64 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
274e. Vous allez voir comment ils bafouillent leur « par cœur non compris ». Aux yeux de beaucoup de gens, la passion est aveu
275 On attribue à chacune un certain nombre d’heures par semaines, au jugé. On s’arrange pour faire tenir dans cette classific
276ndent les fonctionnaires responsables, vous savez par expérience que nous ne comprenons pas la plaisanterie et que notre te
277près la clôture ont à refaire l’étape. On obtient par ce moyen un peloton homogène, facile à surveiller. Mais en matière de
278 qualité et la quantité des réponses « fournies » par le prévenu (l’élève examiné) n’a qu’un lointain rapport avec la quali
279r le prévenu (l’élève examiné) n’a qu’un lointain rapport avec la qualité et la quantité des efforts « fournis » au cours du tr
280e. Ce phénomène déconcertant s’explique justement par cette psychologie de l’enfant dont je disais tout à l’heure que la co
281t caractérisée, aux yeux de l’étranger impartial, par sa culture intensive et extensive des veaux et des médiocres. 3.d.
282un aide-mémoire. Mais l’école veut qu’on commence par apprendre le résumé. D’ailleurs elle s’arrête là. Les manuels ne corr
283ire tenir les enfants immobiles et muets 6 heures par jour durant 8 ans. Il paraît que cela facilite le travail du maître.
284éité chez un peuple qui vraiment ne péchait point par l’excès de cette vertu. La discipline primaire forme des gobeurs et d
285 l’esprit démocratique telle qu’elle est comprise par les instituteurs — et elle ne peut être comprise autrement — est esse
286uelle est cette préparation à la vie qui commence par nous soustraire à l’influence de la [p. 31] vie ? Quelle est cette éd
287civique qui assure l’écrasement des plus délicats par les plus vulgaires ? 3.g. L’idéal du bon élève Le bon sens voudrait
288intacte au milieu des conditions anormales créées par l’école publique. Mais l’idéal de l’école est autre ; il est même tou
289 doute quelques « brillantes carrières » fournies par d’ex-forts-en-thèmes, voire par d’ex-instituteurs. À la vérité, il s’
290rières » fournies par d’ex-forts-en-thèmes, voire par d’ex-instituteurs. À la vérité, il s’agit de [p. 33] réussites qui, p
65 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
291es jusqu’ici sont en général judicieuses, dictées par le bon sens  7 , et retouchées par le pédantisme inhérent à toute sci
292euses, dictées par le bon sens  7 , et retouchées par le pédantisme inhérent à toute science. On a constaté que l’école act
293on fait apprendre à ces mêmes enfants, et réciter par cœur et à rebours, les noms des rues et places de leur ville, comme s
294e active, on prétend faire apprendre la grammaire par le moyen de gesticulations appropriées : foin de ces analyses de text
295usant, en leur laissant la possibilité de trouver par eux-mêmes ce qu’ils doivent apprendre. Mais qu’est-ce qu’une liberté
296trouver. Notez que cela revient au même, sauf que par la méthode nouvelle, on atteint un enfant plus profondément, on se gl
66 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
297le est glorifiée dans tous les banquets officiels par des orateurs émus et il y aurait une insigne hypocrisie à feindre de
298n’ait pas le temps d’écouter la nature qui répète par toutes ses voix, d’un milliard de façons, que c’est absurde. Pour qu’
67 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
299e échelle à cette « Trahison des clercs » décrite par M. Julien Benda. Notre époque paiera cher ce crime contre la civilisa
300la bêtise humaine qu’en tant qu’elle est cultivée par l’État), l’École, après avoir entraîné l’âme moderne dans ses collège
301llèges, l’y enferme et l’y laisse crever de faim. Par ce qu’elle enseigne à ignorer bien plus que par ce qu’elle enseigne à
302. Par ce qu’elle enseigne à ignorer bien plus que par ce qu’elle enseigne à connaître, elle constitue la plus grande force
68 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
303 point poser de questions dont ils n’aient appris par cœur la réponse. Regardez un écolier préparer ses devoirs, c’est frap
304rice. — Pas moins ! Elle est destinée à légitimer par la force de l’inertie et à perpétuer mécaniquement tout ce qui est de
305n hommage à vos maîtres respectés. La Démocratie, par le moyen de l’instruction publique, limite l’homme au citoyen. Il s’a
306ation deux temps : d’abord critiquer ce qui est — par la comparaison avec ce qui fut ou ce qui devrait être ; ensuite, prép
307elles qu’en soient d’ailleurs les réalisations —, par des hiérarchies rond-de-cuiresques dont l’origine est [p. 53] un pis-
69 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
308 beaucoup de personnes répondent oui, cela finira par créer un courant d’opinion. Et l’opinion publique mène le monde, para
309ordiale dans le Yoga correspond au garde-à-vous ! par quoi l’on impose au corps une immobilité absolue. L’un et l’autre de
310lancheur éclatante de l’amour… Que dirons-nous ?… Par la force des choses et de l’Esprit, l’homme sera-t-il sauvé de sa fol
311les. Ce travers a été développé jusqu’au ridicule par la démocratie. Les journaux, les cercles, les coulisses de parlements
70 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
312uve un peu plus loin d’autres souvenirs attristés par le temps, des visages qui ne sont plus tout à fait les mêmes, des bon
71 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
313re le plus monstrueusement pur qui se soit révélé par le truchement de la poésie française. — Livre un peu didactique, trop
314 trop attentif à sa propre démarche, mais inspiré par cet enthousiasme sacré que requiert l’œuvre de Rimbaud. [p. 251] Regr
315lité de sectaire contre l’interprétation proposée par Claudel et Isabelle Rimbaud ? Si Claudel s’est montré partial en fais
72 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
316sont en grosses lettres, et tout cela finira bien par s’arranger, comme au dernier acte d’une opérette. Ce peuple s’est rés
317 trouée du Danube, Bude solidement amarrée à Pest par quatre énormes ponts de fer. Contre leurs piles, en hiver, viennent s
318n de liqueurs légères facilite singulièrement les rapports sociaux. On vous mène au Théâtre, vous n’y comprenez rien, mais le ch
73 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
319 besoin de formuler cette ivresse ; autrement que par des cris. 5. Avec toutes les erreurs et turpitudes que cela comporte,
74 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
320 [p. 199] Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929) t Quand avec un air fin mais un ton con
321 l’on est désormais d’être absous avec le sourire par la clientèle des librairies romandes, en mal de cadeaux de Noël ou de
75 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
322l’on parla défense de l’Occident. L’ange s’enfuit par l’un des nombreux trous de leurs raisonnements. [p. 27] L’inspirati
76 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
323 quelle forme. Brusquement, nous voici « gagnés » par l’un des éléments de notre destin. La composante matérielle vient de
324 5 . Aussi la critique du matérialisme entreprise par certains philosophes des sciences fait-elle songer à l’activité de ce
325e scientifique » ? Nous avons été pris de vitesse par nos inventions matérielles et déjà nous sentons leurs lois peser sur
326ur de la science ne saurait être surmontée, sinon par la rigueur au moins égale d’une pensée qui par ailleurs participe de
327si « objectifs » que les faits physiques élaborés par la science. Mais, participant de notre volonté et de la grâce, ils éc
328on hindoue. Rêves, sans doute… Mais tout commence par des rêves. Et je ne vois rien d’autre. Quoiqu’il en soit d’ailleurs d
77 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
329 des esprits singuliers, si vous croyez que c’est par l’extrême pointe du singulier que l’esprit pénètre dans la poésie, vo
330rrue mais raffinée, cette ivresse verbale jugulée par une constante mauvaise humeur, tout cela compose une atmosphère poéti
78 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
331et sensuelle dont nos yeux helvètes les croyaient par trop dépourvues… Cette charmante « japanisation » est rehaussée d’une
79 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
332endroit, se soit laissé quelque peu impressionner par le fanatisme des disciples et imitateurs du « comte ». D’autres que l
333ien son compte. Et quant à l’orthodoxie instaurée par les surréalistes, elle appelle notre impertinence. Nous adorons aille
80 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
334 ne sais quoi de très important… Trois déceptions par jour ne peuvent qu’énerver le désir. Parfois j’imagine que le facteur
335nvaincre le réel de mystère. Montant au Rozsadomb par ce matin brûlant, je savais bien que j’obéissais à ce que nos psychol
336façade d’une chapelle ; mais la porte est fermée. Par une ouverture étroite on passe ensuite à une seconde terrasse plus va
337ce qui signifie le Prophète Chauve. Les Hongrois, par erreur, en ont fait Gül-Baba, ce qui signifie le Père des Roses. Moye
338tons. 5. Café amer En Hongrie l’on est assailli par le pittoresque, mais il s’agit de le déjouer au moyen de toutes sorte
339emaine qui suit Noël, — la plus sombre de l’année par les rues vides sous la pluie étrangère. Une porte basse s’ouvre sur u
340is des parois, la quatrième est occupée en partie par le comptoir (un écriteau porte simplement ce tarif : 5 pengö), en par
341u porte simplement ce tarif : 5 pengö), en partie par un poêle immense, à plusieurs étages et marches. Deux ou trois tables
342u Sujet à la recherche de son Objet, — en passant par la Hongrie. — Mais puisqu’enfin nous y voici, en cette Hongrie… Le to
343rant une demi-heure, saluées à l’entrée du Palais par les gardes présentant les armes. À ce salut, les quelques députés bou
344 . 9. Une lettre de Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez
345sance, ne se plaint de ce qu’il y a peu de poètes par le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffit de
346ure hongroise n’est guère connue à l’étranger que par quelques pièces légères de Molnár, qui n’ont de hongrois que l’auteur
347ire de cette race me paraît bien avoir été donnée par le groupe important du Nyugât (l’Occident), revue fondée par deux gra
348pe important du Nyugât (l’Occident), revue fondée par deux grands poètes : André Ady et Michel Babits. Ady, le sombre et pa
349rrière la maison, un peintre tout en blanc arrive par les vignes, ah ! qu’il fait beau temps, l’horizon est aussi lointain
81 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
350me sera celle aussi de la découverte de Hölderlin par la France. La Mort d’Empédocle et les Poèmes de la folie ont paru sim
351it humain, parle aux dieux avec orgueil, et finit par succomber à son « hybris » : il se jette dans l’Etna pour mieux commu
352 drame, à des symboles nettement messianiques… Ce par quoi Hölderlin diffère le plus peut-être des poètes français, c’est q
353lus faible… Le grand poète n’est jamais abandonné par lui-même ; il peut au-dessus de lui-même, s’élever aussi loin qu’il l
354rd’hui ; ce sont les harmoniques éveillées en lui par la voix de Hölderlin qui ont dû l’inciter à l’acte recréateur qu’est
355l’acte recréateur qu’est la traduction d’un poète par un autre poète. Les quatrains sont ici précédés de Fragments dont je
356dans leur rythme seulement, — si ces mots séparés par des suites de points ne lui servaient qu’à noter des mètres, il appar
357 car on ne peut songer à remplacer ces mots-notes par des syllabes de valeur rythmique équivalente. Quoi qu’il en soit, et
82 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
358 se masse dans une confusion de violet sombre, et par la seule ligne dure de l’horizon s’oppose au ciel qui retire ses lueu
359lus émouvants, entre des collines basses grattées par les vents, aux arbres rares, mais aux replis si doucement intimes qu’
360, des vibrations tendues, horizontales, soutenues par un long souffle vif. J’observe que les paroles autant que les gestes
361les paroles autant que les gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythme constamment imprévu. Il s’agit moins de
362techniciens ou intellectuels. Les Français aiment par goût d’en bien parler. Les Suisses aiment avec une bonne ou une mauva
363 et la musique L’ouverture de Stravinsky exécutée par l’express de Transylvanie au sortir de la gare de Budapest, devient a
364ziganes ! Les Tziganes vinrent en Europe conduits par le noir Duc d’Égypte ; aussi les nomma-t-on gypsies. Pour leur nom al
365es, turques et chinoises, commentées et comparées par un folkloriste aux yeux ardents et au visage mongol. Il jouait des ph
366e soir-là, ai-je compris la Grande Plaine, et que par sa musique j’étais aux marches de l’Asie. En sortant du concert, j’ai
367e, voici qu’une autre vient d’ailleurs, entraînée par je ne sais quel vent sonore qui l’étire et l’égare, et l’enroule et d
368aut qu’on le conserve, au long d’un chemin effacé par le vent sur la plaine… Ils l’ont perdu comme un rêve au matin s’élude
369lle a l’air d’être en Italie sur sa presqu’île, — par cet instable bateau-mouche qui naguère emportait l’infortuné roi Char
370ie a parfois moins de hargne… Déjà je suis repris par le malaise que m’infligent les lieux faciles. Ô tristesse des crèmeri
371ent nos gestes. Imaginer ce qui se produirait, si par quelque Décret l’on élevait la Morale du domaine des actions à celui
372tir à l’air frais, mais chaque porte est obstruée par un douanier, tant qu’à la fin on me refoule dans mon compartiment. Es
373nes. Peut-être faut-il d’abord les découvrir tous par soi-même. Et c’est alors seulement qu’aux yeux de ceux qui surent dés
374ttends, j’appelle quelqu’un qui vienne me prendre par la main. Ainsi je quitte la Hongrie. Serait-ce là tout ce qu’elle m’a
375une révélation, non point de cet endroit, ni même par lui, — mais à cet endroit, en ce temps… Qui sait si tu ne l’as pas re
376 passer une nuit — rôder à la recherche de Gérard par les rues noires aux palais vides mais hantés, et dans les grands café
83 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
377 657] chaque fois adopté le soin de dégager comme par transparence le jugement implicite que, sur le plan de la qualité pur
378série de ses Approximations ; elles forment, tant par les sujets abordés que par le style des « approches », le livre le pl
379 ; elles forment, tant par les sujets abordés que par le style des « approches », le livre le plus significatif de son temp
380me même de sa pensée. Parfois certes, un peu gêné par la lenteur de certains méandres, aimerait-on les sentir moins insista
381ses d’approche parfois si éloignées, et progresse par des voies si subtiles qu’il ne doit qu’à un sens exceptionnel de l’or
84 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
382 croit ou non à la divinisation finale de l’homme par le progrès des sciences exactes ? ») d’aimables biographes : M. de Po
383 la colère. Ah ! nous ne risquons pas d’être tués par des statues !) Tout d’un coup, trois hommes qui ont du cran. Deux qui
384 Le journaliste expliquait qu’on eut dû commencer par l’échafaudage. Le libéral déplorait que l’on défonçât le sol. Le jean
85 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
385malade ou ivre, c’est-à-dire quand je suis dominé par le monde. Ils ont tous le même air absurde. Des fantômes d’une autre
386lité supérieure, mais bien en surpassant nos sens par notre intelligence, celle-ci à son tour par une volonté qui l’oriente
387 sens par notre intelligence, celle-ci à son tour par une volonté qui l’oriente vers certains états dont il arrive que la g
388Ainsi, la vulgarité évidente des fantômes décrits par la psychologie moderne révèle-t-elle une déficience de méthode, laque
389 parmi nous les verront, dont l’esprit parviendra par sa puissance d’adoration, à se créer une part angélique.      III L’a
86 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
390te, les livres de M. Maurois par exemple, publiés par la Revue de Belles-Lettres………… 18 La plupart des noctambules préfèr
391eu de l’avouer : je ne saurais entretenir que mes rapports de politesse distante avec les personnes qui ont dit, ne fût-ce qu’un
392ù nous voyons Charles-Albert Cingria, transfiguré par un souffle épique, en train de décrire à Blaise Cendrars, son voisin
393la lune, hagard et fiévreux, mais comme abandonné par la grâce. Ce vagabondage désespéré dura plusieurs semaines, au terme
394ent. Un moment, il écouta sa mélopée. Puis envahi par un dernier feu, il se précipita dans sa chambre où il s’enferma, écri
395plus traître que nature avec sa large face mangée par une barbe en crin de cheval du diable. L’héroïne est belle [p. 167] c
396en retraite a des fenêtres basses, mais défendues par des rosiers sauvages. Laquelle des trois filles est donc la plus joli
397 Goethe en tout temps ; Rodolphe Toepffer (admiré par Goethe) ou Jérôme Cardan (xvie siècle) à certains moments.   Paris,
87 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
398hine, et la figure centrale de Garine, anarchiste par goût de l’expérience, conférait à tout le livre un caractère assez di
399s significatives, et dont le tragique est décuplé par la valeur qu’il prend dans l’esprit des héros. Un jeune Français a dé
400nt une espèce d’autorité en ne parlant jamais que par allusions et mots couverts. Il intimide un peu le lecteur qui ne se s
401ses secrets desseins. Au reste, le livre s’achève par sa mort, sans qu’on ait pu distinguer nettement à quels mobiles extér
402rken, comme Garine, est de ces êtres qui agissent par désespoir, parce que l’action, à tout prendre, est une défense contre
403eux et atteints jusque dans leur goût de l’action par un intellectualisme anarchique. Je tiens au contraire le cas Malraux
404air de famille qu’ont tous les personnages peints par Rembrandt, et qui permet de les identifier au premier coup d’œil, ce
88 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
405quitable. C’est le type du livre qui vaut surtout par l’attitude qu’il manifeste et commente. [p. 185] Son sujet : le voya
406aie que la grandeur. C’est sans doute qu’on les a par trop dupés ; ils ne marchent plus. La faute en est à l’idéologie bour
407ns une large mesure à éviter d’appeler les choses par leur nom, à préférer toujours le « distingué » et le « conforme » au
408ez Esders. » N’insistons pas sur ce Luther prêché par nos missions (c’est si vraisemblable !) mais un normalien se devrait
409a-t-on, s’arrêter à ces cris d’une révolte égarée par la haine ? C’est qu’ils caractérisent une attitude de plus en plus fr
410ue, s’il ne s’interdit nullement de rendre compte par des considérations psychologiques ou même sociologiques de ces surviv
411endroit d’un philosophe caractérisé, nous dit-on, par « sa terreur sincère de la vérité qui menace ». Mais partout ailleurs
412dante — ou alors le suicide d’un monde empoisonné par sa propre haine. Le séculariste « constructiviste » répondra qu’il cr
89 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
413stantes. La sculpture est brillamment représentée par un « Torse de femme » de Marcel Gimond, des animaux pleins d’innocenc
414ès à présent, un art protestant de fait, peut-on, par contre, le définir idéalement ? Il nous semble que cela supposerait d
415l’épanouissement d’un tel art seront conditionnés par un renouveau doctrinal. Car, et c’est un paradoxe qui n’étonnera pas
416lique, la même question, en remplaçant calvinisme par thomisme par exemple ? L’artiste catholique bénéficie certainement, p
90 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
417e fois de plus. Accueilli avec quelque perplexité par le public de la première conférence, sifflé à la seconde, ovationné à
418rnière, Keyserling, il faut le reconnaître, a su, par trois fois, tenir en haleine une salle énorme en parlant avec sérieux
419matériels réservés autrefois à ceux-là seuls qui, par leur naissance ou leur milieu, se trouvaient préparés pour en jouir c
420lisation. C’est ainsi que la pauvreté, considérée par les civilisations spiritualistes comme le bien suprême dont seuls que
421rmitière qui sauvera la condition humaine menacée par le matérialisme : c’est un idéal positif, immédiat parce qu’éternel.
91 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
422 Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931) g M. Maurice Baring est entré dans l’inti
423me plus inégal aussi, il ne lui est pas inférieur par l’intérêt humain, et sa qualité d’émotion n’est pas moins pure. C’est
424ravité. Maurice Baring exprime ce troisième sujet par deux vers de son ami Hilaire Belloc dont voici la traduction : L’amou
425u qui mène aux royaumes d’en-haut est contrecarré par le dieu de l’Amour. [p. 345] « Si vous désirez savoir comment cela s
426e est intérieur ; la passion ne s’y manifeste que par de très petits gestes qui, échappant soudain à des êtres d’ordinaire
427ur et contre le roman mondain — entendons mondain par le cadre et les personnages, non par l’inspiration. (Dans le cas de B
428dons mondain par le cadre et les personnages, non par l’inspiration. (Dans le cas de Baring, elle serait plutôt religieuse.
429jusqu’à sa dernière heure, d’aimer et de souffrir par son amour. C’était là choisir un sujet inévitablement tragique. Car s
430us l’avons dit, de son œuvre romanesque. Et c’est par tout ce qu’elle contient d’inexprimé qu’elle atteint en certains pass
431 pages — et qui s’explique si l’on a lu la phrase par quoi se termine un précédent livre de notre auteur : « La veille de l
432tre et qui lui parlent de leur foi se distinguent par une humanité charmante, « une façon naturelle de traiter les question
433 Comment Blanche ne se sentirait-elle pas attirée par la Rome papale, qui la console de la Rome de son mari et la venge de
434s quoi ? Nous laisserons-nous vraiment « tenter » par cette erreur de Baring ? Cherchons plutôt le secret d’une communion q
435ables. — Vous avez le droit de vous laisser mener par le remords au bord du désespoir, mais pas plus loin. Et c’est ainsi
92 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
436? Ne sont-ils pas plutôt des fonctionnaires payés par l’État et avides d’avancement ? Les écrits polémiques de Kierkegaard,
437 premier, dès ses origines, ne se donnèrent cours par contre qu’à la fin du second. Le Moment [p. 352] et les Attaques cont
438t exprimé le souhait formel que l’on n’ouvrît pas par ce roman la série de traductions de ses livres. Mais ce Journal, s’il
93 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
439 l’ironie légère qui conviennent. Plus encore que par leur valeur proprement littéraire et descriptive, elles nous paraisse
440 descriptive, elles nous paraissent intéressantes par tout ce qu’elles révèlent de la mentalité des écrivains et des peuple
441 poursuit une grandiose existence géologique sans rapport avec la nôtre. Les atomes que nous sommes peuvent trouver sur ses fla
442lles prêtaient le romantisme de leur décor ; ici, par l’effort de discipline qu’elles exigent de qui veut les vaincre, c’es
443la vie dangereuse, du risque, du triomphe conquis par la dureté. Mais l’a-t-il épuisé ? Il y a depuis Nietzsche un style al
94 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
444 [p. 623] Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931) j Dire de ce livre qu’il ne ressemble à rie
445ndeur morale si elle n’a pas connu, ne fût-ce que par sa puissance de sympathie, la misère physique et matérielle du monde
446t encore aujourd’hui pénétrer un monde revendiqué par le communisme, comme son bien propre. Mais il n’y a pas là de quoi no
447l’œuvre sociale, politique et religieuse suscitée par Kagawa. Nous savions que ce pasteur d’une petite paroisse presbytérie
448tout ce vaste empire moderne si rapidement envahi par la civilisation d’une Europe dont il rejette la religion 24 . Nous sa
449chapitres du premier tome risqueraient de lasser, par une multiplicité de notations touchant à la monotonie. Au reste, à me
450a à un nombre incalculable de stations. Regardant par la fenêtre, il vit d’affreux noms de gares tels que Tenman, Tamazukur
451n air étrange, quelque chose comme un océan battu par la tempête. Tandis que le train longeait les bords de la rivière Yodo
452s pourquoi ces deux mots lui semblaient avoir des rapports intimes et atroces. Quel horrible endroit, cet Osaka ! Les endroits s
453mettre à l’abri de la véritable justice. Il finit par mettre Eiichi à la porte. Il lui reste la ressource de se faire insti
454rrable et cruelle vérité, pourtant fort émouvante par moments. C’est là qu’il retrouve Tsuruko, la belle jeune fille qu’il
455 parlé à son père, — mort maintenant, — tourmenté par l’emprise du militarisme et du capitalisme ; un asile de fous qui s’é
456êté son appui à une grève, et le récit se termine par une scène entre le procureur et le prévenu, qui vaut d’être citée :
457-vous renverser l’état social actuel, si ce n’est par une révolution ? Je vous demande de me dire clairement votre pensée à
458t penser aux grands Russes, à Tolstoï surtout. Et par tous les revirements intérieurs de ses personnages également. Quant à
459« heureusement, personne ne regardait, il se jeta par terre sur la route, criant à son corps : “Meurs !”, mais sans résulta
460 vivre fermement dans sa sphère actuelle, enrichi par la force de la mort. Tout était merveilleux, la mort, lui-même, la te
461sa résolution, il se sentait graduellement attiré par le Christ. Il se disait que ce n’était pas dans la mer qu’il fallait
462nts étaient ses meilleurs réconforts. Comment et par quoi mesurer la valeur chrétienne d’une âme ? L’action même est souve
463s, mais de la résoudre d’abord pour son compte et par un acte intérieur contraignant, un acte d’incarnation. Il y a là une
95 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
464 marquer une réaction toute personnelle provoquée par la dernière « manière » gidienne, et je m’excuse dès l’abord de la ra
465) — art qui tout ensemble se définit et se limite par l’épithète valéryenne d’exquis. On sait quels « jugements » Gide s’at
466is prêt à le concéder au-delà de ce qu’il espère. Par incompétence radicale. Ce qu’il faut certainement déplorer, c’est de
467es. Car ce qui naît de l’Évangile n’a de sens que par le jaillissement vers Dieu. Et tout précepte évangélique une fois dét
468gnificatives à cet égard. L’on est d’abord séduit par la finesse et la mesure de leur argumentation, par leur côté vraiment
469ar la finesse et la mesure de leur argumentation, par leur côté vraiment « non-prévenu », et puis, soudain, l’on s’impatien
470n jeune aviateur, Antoine de Saint-Exupéry. (Mais par quoi tiendra-t-il à les « équilibrer », un de ces jours, à les « gauc
96 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
471 [p. 640] Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931) a Si l’existence — le degré d’être —
472 propose le type le plus efficace. Et c’est ainsi par une nécessité organique — nous sommes nécessiteux — que son œuvre ent
473esure, forme, grandeur, ne sont guère définis que par leurs rapports mutuels et tirent de cette interdépendance leur valeur
474me, grandeur, ne sont guère définis que par leurs rapports mutuels et tirent de cette interdépendance leur valeur originale. Kas
475même, il vise à la plénitude élémentaire, définie par la loi, par son astre. L’homme chrétien au contraire, l’homme qui doi
476e à la plénitude élémentaire, définie par la loi, par son astre. L’homme chrétien au contraire, l’homme qui doit être surpa
477s’il ne retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il n’est plus qu’un être sans destinée, un « indiscret ». «
478que manifestation de son essence intime ressemble par quelque côté à un outrage, voire à une impudeur. » À l’opposition du
479que et du moderne, Kassner répondrait aujourd’hui par l’opposition de la grandeur mesurée et de l’indiscrétion journalistiq
480 qu’en elles-mêmes et comme à l’état sauvage, non par une explication qui les réduise et qui les domestique. Une pensée neu
97 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
481 [p. 804] Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931) b Quelque chose d’espagnol dans la déma
482ur eux [p. 805] leurs forces. Le monde est habité par des êtres dont le « bonheur » consiste à ne pas se rendre compte de c
98 1932, Le Paysan du Danube. Note
483 [p. 9] Note Certain public égaré par les mœurs éditoriales attend des jeunes auteurs qu’ils se présentent
99 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
484 dans les journaux du soir, soit lentement doublé par le rapide de Bretagne. Ce long passage lumineux des vacances, traînée
485e est une de ces réalités qu’on reconnaît d’abord par leur frisson particulier. Mais il n’en faut pas plus pour ébranler le
486s, selon l’égarement du temps, tentèrent de vivre par elles-mêmes. Elles retirent les parcs qui les alliaient à la campagne
487u d’une convention qu’il serait temps de réviser, par « démesure » et « confusion » ? Car il est trop certain que le mot dé
488nique, les plus frappants apparaissent déterminés par la morale du titanisme. Or elle implique [p. 17] la réalité de la mét
489quotidiennes, dans le domaine du sentiment et des rapports sociaux, sont agaçants à l’extrême pour l’autre. Agacement que l’on t
490té est immuable, qu’elle n’est nullement atteinte par un mensonge occasionnel ; que ce mensonge, en définitive, ne change r
491lement un [p. 21] défaut qu’il convient de guérir par des moyens appropriés, par une politique ou par une morale. D’une par
492’il convient de guérir par des moyens appropriés, par une politique ou par une morale. D’une part l’on tient la déficience
493r par des moyens appropriés, par une politique ou par une morale. D’une part l’on tient la déficience pour essentielle ; de
494ns abstrait et moins sentimental ; cela se marque par un trait unique : il devient plus concret dans ses pensées. Il demeur
495ritable sentimental.   L’instinct mène au plaisir par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en
496laisir par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte que la sensualité germanique est pl
497mordant à n’ordonner que des idées, trop soumises par leur nature et dépourvues de coquetteries. À force de se craindre dup
498sance qui déjà la frappe n’est pas même compensée par une réelle prise de conscience. Car voici bien le triomphe du sentime
100 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
499j’avais d’un romantisme viennois, je fus conduit, par une sorte de compromis sentimental, à l’Opéra où l’on donnait les Con
500st un duo des ténèbres et de la pureté où vibrent par instants les accords d’une harmonie surnaturelle. Et tout cela chanté
501e voyez parce que vous comprenez certaines choses par votre souffrance… Mais le temps approche où vous n’aurez plus besoin
502qui demande un long effort, et les Viennois sont, par nature et par attitude, des gens fatigués. — Pour moi, dit Gérard, je
503 long effort, et les Viennois sont, par nature et par attitude, des gens fatigués. — Pour moi, dit Gérard, je situe l’amour
504ûmes pas dissimuler nous trahit ; elle finit donc par accepter et vint à nous avec un sourire d’opérette : « Les Messieurs
505dieux qu’une créature aussi parfaite soit touchée par les mains outrageusement baguées de ces courtiers alourdis de « Knödl
506elle d’un ton de reproche, évidemment scandalisée par cette atteinte aux lois du genre le plus conventionnel qui soit. Géra
507 l’Octavie du golfe de Marseille, ou bien plutôt, par on ne sait quelle erreur d’images, — ce serait la gravité énigmatique
508ux et finissent aux pierres précieuses en passant par toutes les formes animales. L’âme du monde palpite dans cette confide
509e confidence. Il m’enseigne que la passion seule, par la souffrance qu’elle entraîne, nous révèle le sens réel de nos vies,
510ble surtout à un film où les épisodes s’appellent par le simple jeu des images, se voient par transparence l’un au travers
511appellent par le simple jeu des images, se voient par transparence l’un au travers de l’autre. Il dit : « Pour celui qui sa
512mard, qui semblait d’ailleurs endormi. En passant par la Freyung, nous vîmes un palais aux fenêtres illuminées. Des autos a
513ienerli ». Soudain les autos se mirent à ronfler. Par le grand escalier, au fond de la cour du palais, descendaient les inv