1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1es les vieilleries morales et immorales, tous les paradoxes, le chaos, etc. — Certes, aucune époque ne fut à la fois plus morale
2de la plupart de nos jeunes moralistes. Le mot de paradoxe serait bien pauvre pour expliquer ce besoin de porter à son excès tou
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
3 [p. 13] Paradoxe de la sincérité (décembre 1926) b Nous voyons un mythe prendre corp
3 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
4ulation et d’alternances. Tel est ce sophisme, le paradoxe du bon marché. Celui de la réclame a même but, mêmes effets. Mais le
5 bien montré, dans un article intitulé « Le grand paradoxe du monde moderne » 3 , ce qu’il y a de profondément anti-humain dans
6 les sacrifices qu’elle exige de l’homme moderne. Paradoxes plus ou moins intéressés, optimisme d’homme à qui tout réussit, messi
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
7e que de loin, — c’est alors ce qu’on appelait un paradoxe, du temps des petites manières. Cependant, la réalité d’un pays appar
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
8nnés par un renouveau doctrinal. Car, et c’est un paradoxe qui n’étonnera pas ceux que le problème de la création intéresse, l’a
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
9tiente d’être ramené sans cesse dans un cercle de paradoxes et de malentendus où il semble qu’un esprit de cette classe ne devrai
7 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
10caractérise Kierkegaard. L’on y trouvera moins de paradoxe et plus de délectation peut-être, une acuité lente de la réflexion, u
8 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
11nd, tels sont les éléments qui composent non sans paradoxe ce recueil de « motifs » romantiques et de frissons anarchiques. Le t
9 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
12itanisme et la métamorphose « Métamorphose » et « paradoxe », tels sont peut-être les mots clefs de l’Europe sentimentale. Pourq
13e d’un malentendu plus tenace. Lorsqu’on parle de paradoxe, Tartempion se souvient du café du Commerce, tandis que le premier de
14— il n’y a jugement possible que du même, — et le paradoxe apparaît aux yeux de ceux pour qui la religion n’est qu’assurance, co
15en vanter, l’idée qu’il était né malin. [p. 20] Paradoxe du sentiment Une rumeur lointaine et continue, nous l’entendons seule
16ure, la notion germanique et la notion latine. Le paradoxe humain revêt aux yeux du philosophe moderne une valeur métaphysique a
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
17 tous les truismes se sont évanouis ; restent les paradoxes : peut-être vont-ils se mettre à rêver à voix haute ? [p. 60] Ébranl
11 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
18e que de loin, — c’est alors ce qu’on appelait un paradoxe, du temps des petites manières. Cependant, la réalité d’un pays appar
12 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
19me actif (novembre 1932) b …que nous faisons du paradoxe ? Non. Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus e
20ns du paradoxe ? Non. Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la pr
21Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la preuve de toute réalité en tant que saisie et véc
22écue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader dans une synthèse quelconque, rationaliste, catholique,
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
23ation — permettra-t-elle, par la vivacité même du paradoxe, une prise de conscience plus juste et plus efficace des puissances g
24r le réel. Au contraire l’on peut considérer sans paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dis
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
25rges Duhamel (mai 1932) e L’ambiguïté, c’est du paradoxe détendu ; ou si l’on veut, c’est une contradiction intérieure dont le
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
26Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans une « nécessité
16 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
27confond pas avec l’enjeu de son salut. Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est l
17 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
28e ce reproche et démontre une fois de plus que le paradoxe de la « politique du pessimisme actif » inspirera toujours les constr
18 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
29uisque notre rapport à Dieu, depuis la chute, est paradoxe par définition. Tel est l’aspect humain de la dialectique dont il est
30 5 et au « concept d’angoisse ». Car enfin si le paradoxe n’est pas dans la situation même de l’homme devant Dieu, notre foi es
31l’expression la plus directe ; si au contraire le paradoxe est bien réel, s’il est bien tel que l’ont formulé un Paul, un Luther
32tant que tels, l’acceptation du salut impossible, paradoxe dont la formule est le nom même de Jésus-Christ. La réalité centrale
33e non, nous ne pouvons que recourir au langage du paradoxe. Car tout autre langage traduirait l’impossible en termes de synthèse
19 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
34lle en fait d’ailleurs immédiatement ressortir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. L
35 de la liberté, le machinisme crée du chômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même de la société capitaliste-bourgeoise. On pou
20 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
36méthode de correction, ou d’assurances contre les paradoxes de l’existence. Ce que nous demandons à la philosophie, c’est de mett
21 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
37 fascisme ou la dictature stalinienne. Tel est le paradoxe malheureux de la démocratie laïque. L’individu au nom duquel légiféra
22 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
38on, sauvé. Ainsi l’homme n’est humain que dans un paradoxe ; il est perdu lorsqu’il se croit sauvé, il est sauvé lorsqu’il se sa
39sauvé lorsqu’il se sait perdu. Je dis que seul ce paradoxe le rend humain, le fait humain : car si l’homme peut se voir perdu, c
40u ; le croyant seul, véritablement homme. Dans ce paradoxe essentiel, et non ailleurs, peut se fonder une politique qui mérite l
23 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
41V Sur la devise du Taciturne Faisons-nous donc du paradoxe ? Non : Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus
42c du paradoxe ? Non : Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la pr
43Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le paradoxe est la marque et la preuve de toute réalité en tant que saisie et véc
44écue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader dans une synthèse quelconque, rationaliste, romaine, ou
45ces. Mais la devise du Taciturne exprime, par son paradoxe, une espérance qui se rit de nos espoirs, c’est-à-dire qui se rit de
24 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
46at, une fois tous les risques endossés. Voilà son paradoxe et l’humour de sa lutte. L’issue de la bataille, il peut bien la prév
25 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
47confond pas avec l’enjeu de son salut. Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est l
26 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
48Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans une « nécessité
27 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
49ans parti pris. Et voilà qui paraît à beaucoup un paradoxe bien irritant. Le parti pris que nous affirmons est bien connu : il n
28 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
50. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradoxes vivants, et cependant nous savons bien que leur libération et leur se
51 effet, la personne chrétienne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, d
52s Son plan. Notez bien que nous retrouvons ici le paradoxe essentiel de la personne : à la fois libre et engagée, distincte et r
53ctrine peut-il comprendre mieux que tout autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commu
29 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
54lle en fait d’ailleurs immédiatement ressortir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. L
55 de la liberté, le machinisme crée du chômage. Ce paradoxe est lié à l’essence même de la société capitaliste-bourgeoise. On pou
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
56 ses propres yeux. Il a voulu chasser du monde le paradoxe et le scandale du solitaire plus grand que tous. Il a voulu que tout
31 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
57is on ne peut le comprendre et le vivre, dans son paradoxe profond, que si l’on se réfère au rapport primitif qui fonde la perso
58ce pas pour cette seule raison, où bat le cœur du paradoxe le plus fou, que l’Évangile nous dit : « Aimez vos ennemis » ? p. 
32 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
59trompe son attente ; et que le panthéisme, par un paradoxe dont nous avons tenté de suivre la logique fatale, isole l’individu d
33 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
60e qui ? Pourquoi ? Et comment garantis ? C’est un paradoxe curieux que devoir en 1934, en pleine crise économique, [p. 5] des ga
34 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
61ntiers sur le « terrain abstrait de l’orgueilleux paradoxe ». Il ne nous pardonne guère de faire table rase de ce qu’il appelle
62l’appui de sa thèse : « Kierkegaard, ce prince du paradoxe, comme l’appelle si joliment mon ami Monod. » Selon Nicodème, le term
35 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
63 fait jour, et cesse d’apparaître comme un simple paradoxe d’intellectuels. D’une façon beaucoup plus générale, nous reconnaisso
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
64démagogues et philosophes — qui saura vivifier le paradoxe d’un rationalisme enthousiaste, c’est elle qui gagnera la vraie batai
65ationnel de l’acquis : enrichissement. Tel est le paradoxe que les systèmes de Hegel et de Comte vont résoudre magistralement. H
37 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
66ure communiste devrait dorénavant s’organiser (le paradoxe est soutenable) se substitue dans les esprits les plus vivants à l’id
38 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
67r l’inactualité des décrets de l’esprit — premier paradoxe — a-t-elle pu s’imposer à des peuples entiers, alors que — second par
68imposer à des peuples entiers, alors que — second paradoxe — les clercs qui la défendent paraissent irrémédiablement séparés de
69it comme à la fois créateur et déterminé. Mais ce paradoxe a cessé depuis longtemps d’être essentiel. Lorsqu’un marxiste, aujour
39 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
70ser des énigmes et fatiguer le lecteur à force de paradoxes. Je pourrais aussi essayer d’énumérer une foule d’exemples d’actes. J
71nous approcher de cette mort. Et voici le dernier paradoxe : c’est cet instant où nous touchons la mort qui recrée notre vie tem
40 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
72niste devrait dorénavant s’organiser [p. 258] (le paradoxe est d’ailleurs soutenable) se substitue dans les esprits les plus viv
41 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
73 à tenir Kierkegaard pour une espèce d’esthète du paradoxe moral, pour un immoraliste avant la lettre nietzschéenne. Admettons q
74l’acte de foi, qui saisit dans ce temps l’éternel paradoxe de la vie et de la mort du Christ, jette sur tous nos sérieux, poses
42 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
75d’aujourd’hui, se condamner à n’être pas compris. Paradoxe d’un génie catholique, isolé de la foule des hommes, par ce qui manif
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
76 je pose au prolétaire, il n’y a qu’un cheveu. ⁂ Paradoxes. — Un intellectuel chômeur n’est pas un homme démoralisé par la priva
77n écrivain est par nature un empêtré. Et voilà le paradoxe et l’injustice : c’est qu’on attend, qu’on exige même de ces gens-là
78105] Mais utile à soi-même, avant tout, ou par un paradoxe assez étrange, utile en soi 7 , le « beau travail » du vivre goethéen
44 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
79le s’est constituée, soit capable de concevoir ce paradoxe ou ce scandale d’une éternité seule actuelle ? C’est un mystère plus
80 une prière précise et instante, ne vit-il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est vivant », croire que sa vo
81 suffit à établir pour le chrétien la vérité d’un paradoxe que Luther n’a pas inventé, mais qui est au cœur même de l’Évangile.
82me le répète Luther, — ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple absurdité. Mais alors, on peut se demander
83on du Dieu qui sauve.) La similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelqu
84 similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelque influence inconsciente,
45 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
85 d’esprit civique, pour tout dire. Par un curieux paradoxe, c’est le régime national-socialiste qui est en train de leur faire d
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
86a part du feu, et l’on va même parfois jusqu’à ce paradoxe de présenter la passion amoureuse comme le couronnement d’un hymen id
47 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
87ar la morale, mais par l’amour. [p. 249] 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage met
48 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
88re européen furent les premiers à s’apercevoir du paradoxe politique que nous venons de définir. Ils eurent l’habileté de baser
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
89sie provençale et l’arabe pour soutenir un pareil paradoxe. Mais Schlegel prouvait de la sorte que cette double ignorance était
90itôt qu’on [p. 148] aura décidé de lui céder. (Ce paradoxe annonce l’amor fati de Nietzsche.) Quand Béroul limitait à trois ans
91e la dualité, de la distinction des personnes. Ce paradoxe essentiellement manichéen sous-tend l’immense poème du Rhénan. Gottfr
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
92même s’était civilisée dans toute la mesure où le paradoxe est soutenable. Le duel des chefs était fort en honneur, et suffisait
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
93a part du feu, et l’on va même parfois jusqu’à ce paradoxe de présenter la passion amoureuse comme le couronnement d’un hymen id
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
94on plus par la morale, mais par l’amour. 6. Les paradoxes de l’Occident Ces quelques remarques sur la passion et le mariage met
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
95. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradoxes vivants, et cependant nous savons bien que leur libération et leur se
96 effet, la personne chrétienne était une sorte de paradoxe : elle unissait l’individu libre et la persona ou fonction sociale, d
97s Son plan. Notez bien que nous retrouvons ici le paradoxe essentiel de la personne : à la fois libre et engagée, distincte et r
98ctrine peut-il comprendre mieux que tout autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commu
99t les autres, qu’ils n’ont encore rien compris au paradoxe vivant que représente en chacun de nous, la personne : l’homme qui sa
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
100 en a besoin plus que nul autre. Sa devise est un paradoxe qu’il n’a pas toujours bien compris. Elle exclut en principe toute do
55 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
101choix, dans la contradiction et la perplexité, le paradoxe, la tragédie. Tout cela suppose et pose l’existence d’un bien et de q
102ance de nos actes. Et ce n’est point par amour du paradoxe, mais au contraire par une raison fondamentale, et que tout ce qui pr
56 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
103ner le monde — et perdre son âme ? [p. 114] 35. Paradoxe de la démocratie Avec beaucoup d’intelligence les totalitaires ont mi
57 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
104es sont annulés [p. 168] par l’intensité même des paradoxes qui sont l’amour humain dans sa réalité magnifique et désespérée. Con
105ence, ou ne trouveraient à s’exprimer que par les paradoxes du langage mystique : joie consumante, feu qui glace, tortures aimées
58 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
106t ainsi que l’auteur des Proverbes 27 exprime le paradoxe du combat contre le mal en général, qu’il s’agisse de la résistance d
59 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
107ge et du Fou permettra-t-elle, par la vivacité du paradoxe, une prise de conscience plus juste et plus efficace des vraies puiss
108el. Au contraire, l’on peut affirmer sans trop de paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dis
60 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
109 plus grande simplicité. Mais aussi du plus grand paradoxe. Car la simplicité n’est pas cette pauvreté qu’on croit, cette clarté
110 au Christ. Mais croire au Christ c’est croire au paradoxe de l’incarnation, c’est croire que Dieu a revêtu la forme de ce monde
111 plus de toute éternité la renoncer ; et c’est le paradoxe ; mais il faut un courage paradoxal et humble pour embrasser le temps
112x yeux de l’homme. Il a voulu chasser du monde le paradoxe et le scandale du solitaire plus grand que tous. Il a voulu que tout
61 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
113le s’est constituée, soit capable de concevoir ce paradoxe ou ce scandale d’une éternité seule actuelle ? C’est un mystère plus
114 une prière précise et instante, ne vit-il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est vivant », croire que sa vo
115 suffit à établir pour le chrétien la vérité d’un paradoxe que Luther n’a pas inventé, mais qui est au cœur même de l’Évangile.
116mme le répète Luther — ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple absurdité. « Cela paraît cruel, injuste et
117 de l’homme sans Dieu. La similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelqu
118 similitude étonnante du paradoxe luthérien et du paradoxe nietzschéen ne saurait être ramenée à quelque influence inconsciente,
62 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
119retour en force dans le style du récit ! Étonnant paradoxe d’une esthétique châtiée, réglant une œuvre dont le grand message est
63 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
120d’aujourd’hui, se condamner à n’être pas compris. Paradoxe d’un génie « catholique », isolé de la foule des hommes, par ce qui m
64 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
121oyaume du Silence absolu ; et pourtant — voici le paradoxe — nous voyons bien que les grands mystiques, et après eux les grands
122ssi que s’y révèle une maladie de la personne. Le paradoxe de l’expression d’un Indicible est tellement essentiel au romantisme
65 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
123ffirme-t-on, et les « accidents » sont fréquents. Paradoxe du siècle où tout est fait pour réduire l’homme à l’anonyme, pour le
66 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
124uve pas une chambre à louer pour plus d’une nuit. Paradoxe de la crise des logements ! Mais qu’importe. Notre idée se « développ
67 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
125colonel, procèdent d’un esprit subversif, imbu de paradoxes, vaguement diabolique, et, pour tout dire, antimilitariste. Vidons en
68 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
126nd. L’agent. Je vois que vous êtes un amateur de paradoxes. Quel est selon vous le héros de l’époque ? X. Quelqu’un, Monsieur,
69 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
127se). Mettre en forme ce qui nous défait, c’est le paradoxe génial, l’audace comme malgré soi recréatrice d’un Chamisso. Les hist
70 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
128ue explique bien des choses, et en particulier le paradoxe qu’on vient de relever. L’entrée dans le club est un acte public qui
71 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
129rains. Ils verront dans mes diagnostics autant de paradoxes de psychologue possiblement réactionnaire, ou de scrupules culturels
130ces, se confondent même dans certains cas, par un paradoxe symétrique de celui que je relevais tout à l’heure. Cette timidité de
72 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
131réalités sociales. C’est un combat. Mais voici le paradoxe : dès que ce combat se relâche à l’intérieur de la personne, nous avo
73 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
132venir que le présent. Je dirai même, sans trop de paradoxe, que l’utopie peut se définir en général comme un système sans avenir
74 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
133 d’irritation, de nostalgie ou de perplexité ? Le paradoxe n’est qu’apparent. Qu’on n’oublie pas sa formation chrétienne ; ses l
75 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
134ictoires nous a jetés dans un complexe nouveau de paradoxes. Prenons l’exemple de l’artiste pénétrant les structures de l’Inconsc
76 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
135partout dans les faits qu’ils rapportent. D’où le paradoxe d’une histoire parfaitement cohérente, mais dont les acteurs semblent
77 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
136. ⁂ L’essor de l’industrie suisse, par un nouveau paradoxe, s’est produit dans la période même qui a vu se multiplier dans le mo
78 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
137ération de dimensions continentales. [p. 181] Le paradoxe, pourtant, n’est qu’apparent. La Suisse fédéraliste, neutre, et armée
79 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
138is ce qu’illustre avant tout ce passage, c’est le paradoxe essentiel de toute vocation : il s’agit de suivre un chemin qui demeu
80 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
139est tout à fait autre chose. Je ne fais pas là du paradoxe. Chacun sent que le Couronnement est tout à fait autre chose que la s
81 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
140 de la charité de 155 millions. » La raison de ce paradoxe est des plus simples. Nous ne nous sentons pas, en réalité, 325 milli
82 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
141 de la charité de 155 millions. » La raison de ce paradoxe est des plus simples. Nous ne nous sentons pas, en réalité, 325 milli
83 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
142es contemporaines. ⁂ Il faut pousser plus loin le paradoxe. S’il est tout de même un caractère commun aux compositeurs d’aujourd
84 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
143t créées par la nature même de nos certitudes. Ce paradoxe s’explique d’une manière assez simple. Prenons l’exemple de l’homme c
85 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
144elle la personne, imite sa forme et reproduit son paradoxe, bien qu’en un reflet inversé. Cet amour déifié n’est pas le Dieu d’A
86 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
145ntenue par des soins jaloux au plus haut point du paradoxe, a créé un type de pensée en tension, ou mieux par tensions, qui sera
146 b) La valorisation du monde manifesté. — Par son paradoxe essentiel, la christologie de Nicée n’a pas seulement conditionné de
147ants rappels à la christologie, forme première du paradoxe vivant dont le spiritualisme, puis le matérialisme, sont deux manière
87 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
148ie s’en empare sans plus de scrupules. Le profond paradoxe de l’ère technique naît du fait que ses dons n’étaient pas attendus.
149omme perd en les tuant en lui. Historiquement, le paradoxe éclate si l’on compare les réalités et les états d’esprit corresponda
88 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
150 millions d’Américains. La raison de cet apparent paradoxe est simple : nous ne nous sentons pas 325 millions d’Européens, mais
89 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
151 magique, le corps magique n’a pas d’ironie ni de paradoxe, parce qu’il n’a ni contraire ni contradiction. » Dépourvu de sensibi
90 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
152t de l’homme sur son esprit. Pour le chrétien, le paradoxe n’est pas seulement dans l’apparence, il est constitutif et radical :
153ière, en tant que réalités de notre vie présente. Paradoxe, tension, dialectique… Et l’amour du prochain comme de soi-même, répo
91 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
154était celui du citoyen romain. Il devient donc un paradoxe vivant : à la fois libre et responsable, vraiment distinct et vraimen
155i fait découvrir dans tout homme son prochain. Ce paradoxe vécu en vertu de la foi reproduit, dans le plan de l’existence concrè
156se laisse absorber par l’autre. Né du complexe de paradoxes et de tensions que nous avons vu se nouer au « carrefour hasardeux »
157omologue, dans les opérations intellectuelles, du paradoxe vivant de la personne. Et il est remarquable qu’elle ait pris forme a
92 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
158elle la personne, imite sa forme et reproduit son paradoxe, bien qu’en un reflet inversé. Cet amour déifié n’est pas le Dieu d’A
93 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
159is indéniable. [p. 131] Saint Augustin résout le paradoxe en un dualisme à peine voilé : il y a l’Histoire de Dieu et celle des
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
160ntenue par des soins jaloux au plus haut point du paradoxe, a créé un type de pensée en tension, ou mieux par tensions, qui sera
161 b) La valorisation du monde manifesté. — Par son paradoxe essentiel, la christologie de Nicée n’a pas seulement conditionné de
162ants rappels à la christologie, forme première de paradoxe vivant dont le spiritualisme, puis le matérialisme, sont deux manière
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
163’industrie s’en empare sans plus de scrupules. Le paradoxe profond de l’ère technique naît du fait que ses dons n’étaient pas at
164omme perd en les tuant en lui. Historiquement, le paradoxe éclate si l’on compare les réalités et les états d’esprit corresponda
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
165t créées par la nature même de nos certitudes. Ce paradoxe s’explique d’une manière assez simple. Prenons l’exemple de l’homme c
166lus encore la doctrine du Dieu-homme, ont fait du paradoxe une forme de pensée fondamentale et normative pour l’Occident. Forme
167 est paradoxal. Et si l’on essaie d’échapper à ce paradoxe essentiel, l’amour devient seulement prendre ou s’abandonner, impéria
168et les formules d’un nouvel équilibre vivant. Les paradoxes que l’on a vu se multiplier au long de l’Aventure occidentale 91 pré
169pose, sont analogues à celles de la personne. Les paradoxes et les tensions, les ambivalences perpétuelles que l’on a reconnues d
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
170es orientales et occidentales : je le nommerai le paradoxe de l’unité. La conception occidentale de l’unité est essentiellement
171la réalité sérieuse et quotidienne. Mais voici le paradoxe concret : les qualités techniques, l’attitude utilitariste, l’efficie
98 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
172onc un acte antidémocratique. A. — Vous faites du paradoxe, vous n’êtes pas « bien sérieux ». R. — Je suis aussi sérieux que l’é
99 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur un certain cynisme (septembre 1957)
173rendre une fois sur deux à leur vrai sens, par un paradoxe au carré. Voyez Breton qui ne se lassera jamais de découvrir mages et
100 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
174e, désormais indéniable. Saint Augustin résout le paradoxe en un dualisme à peine voilé : il y a l’Histoire de Dieu et celle des