1 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
1r 1927) ab « Je n’admets pas qu’on reprenne mes paroles, qu’on me les oppose. Ce ne sont pas les termes d’un traité de paix.
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
2foi que plus rien ne peut duper. Depuis certaines paroles sur la Croix, il n’y a peut-être pas eu d’expression plus haute de l’
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
3rale devant son étrange convive, celui-ci prit la parole sans plus de cérémonie : « La jeunesse, Monsieur…, la jeunesse est l’
4out. Il effleura mon front de ses lèvres sans une parole quand je vins lui souhaiter le bonsoir. Le lendemain, ses cheveux ava
5sourire de mon amie quand il voulut m’adresser la parole après un silence vertigineux. Il vit mon sourire et pleura. Alors une
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
6tenues par un long souffle vif. J’observe que les paroles autant que les gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythm
7 ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, des campements nocturnes où
5 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
8rence Sterne et du Recteur Krooks sur Judas et la Parole est à cet égard d’une saveur particulièrement riche et complexe. (« …
9 les bavards ne tirent pas d’eux-mêmes toutes les paroles qu’ils profèrent ; ils les reçoivent des [p. 643] prophètes ; s’il n’
6 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
10eille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éteindre. L’un m’a s
7 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
11tenues par un long souffle vif. J’observe que les paroles autant que les gestes sont gouvernées par la seule logique d’un rythm
12 ou de supplication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, des campements nocturnes où
8 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.4. Le balcon sur l’eau
13que chose, écoute, attends… Peut-être que déjà la parole fut dite et reçue quelque part en nous-mêmes, dans la brume où nous s
9 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
14u même canonisés, une sécurité spirituelle que la Parole de Dieu désigne comme une lâcheté. Car en présence de l’athéisme mili
10 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
15ssance aux ordres imprévisibles et concrets de la Parole. Point de « synthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu 
11 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
16ès le matin à travers le pays, et offre à tous la Parole, « ayant l’aspect d’une brochure à couverture bleue », où les événeme
17t proche, il faut en témoigner. À tous il tend la Parole « morte aux pages », mais voici que de toutes parts les Signes parais
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
18u fait pour la grandeur et la pureté, et pour des paroles comme « Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-
13 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
19 pas qui. Lord Artur. — Ravissante Sonnette, vos paroles ne sont pas pour les oreilles, mais pour les lèvres de ceux qui vous
14 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
20 Sans-Dieu vienne me dire : je ne crois pas à vos paroles, chrétiens menteurs ! — et je lui répondrai : [p. 915] Ta révolte est
21i sert l’injustice établie. Tu ne crois pas à ces paroles et tu fais bien, même si tu en souffres ; mais j’ai encore plus à sou
15 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
22. Il n’y a plus ici d’opération réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la f
23ion réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; choix de l’élection, c’
24i qu’encourt l’homme jeté par la révélation de la Parole dans une situation absolument nouvelle, dans un instant dont nulle mo
16 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
25es et la nouveauté inénarrable de l’instant où la Parole lui est adressée ; enfin, excitant en lui l’espoir infini au sein du
17 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
26aut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet
18 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
27t un appel, une mission confiée à un homme, — une parole que Dieu lui adresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocat
28un de nous, et que celui qui le reçoit dans cette parole croit en lui, il se passe quelque chose, on peut voir quelque chose.
19 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
29ssance aux ordres imprévisibles et concrets de la Parole. Point de « synthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu 
20 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
30Sans-Dieu vienne me dire : je ne crois pas à, vos paroles, chrétiens, menteurs ! — et je lui répondrai : Ta révolte est la mien
31i sert l’injustice établie. Tu ne crois pas à ces paroles et tu fais bien, même si tu en souffres ; mais j’ai encore plus à sou
21 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
32les hommes n’arriveront à donner un sens réel aux paroles de l’Évangile. Dieu seul le peut. La conclusion de tout cela est évid
22 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
33s était de restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme des novateurs.
34place de l’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai que l’œuv
35que « les choses vieilles sont passées » selon la parole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
36aut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
37aire : il veut l’originalité. « Voilà pourquoi la Parole de Dieu est telle qu’on y trouve quelque passage qui dise le contrair
38e peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne saurait se co
39atégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. Le solitaire pe
40t, dans l’autre sens du terme, « assujetti » à la Parole qui vit en lui. C’est dans ce sens que la formule de Kierkegaard est
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
41ppeler « La condition humaine ». Et plusieurs des paroles de Pillau, — les plus belles peut-être — pourraient s’appliquer au de
42de la fidélité. Les blancs seuls savent tenir une parole, se sacrifier à une cause désespérée, tenir le coup, malgré les trahi
26 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
43tion de l’éternel. J’ai peut-être entendu quelque parole, on n’a rien vu qu’un corps en mouvement. C’est parce que Dieu s’est
44 verbe incarné, la vocation toujours présente, la parole qu’on n’entend ni ne voit avant de l’avoir obéie dans un instant inde
45ui témoigne en moi de l’indicible réception de la parole, ce n’est point une extase, ni une angoisse, ni toujours une plénitud
27 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
46 moi une « deuxième personne », un tu sujet d’une parole qui m’advient 6 . On voudrait nous faire croire aujourd’hui que le co
28 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
47à nouveau l’Église chrétienne comme le lieu où la Parole est prêchée, on voit des pasteurs qui, chaque dimanche pourtant, prêc
29 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
48 est simple. L’esprit s’exprime par l’écrit et la parole. Un sanctuaire de l’esprit sera donc un sanctuaire du livre et de la
49’esprit sera donc un sanctuaire du livre et de la parole. » Il y aurait donc une bibliothèque et un palais de la parole. M. Du
50y aurait donc une bibliothèque et un palais de la parole. M. Duhamel affirmait au surplus que son « sanctuaire du livre » ne s
51 en dur » probablement 25 . Quant au Palais de la Parole, [p. 29] retentissant vaisseau d’idéalisme, comment douter qu’il ne d
52s, ou un chef de service aux finances prennent la parole au cours d’un banquet politique pour célébrer les droits de l’esprit.
53 de l’Esprit ? S’ils y parviennent, je demande la parole. Je ne me propose pas du tout de décevoir ce goût de positif que mes
30 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
54 [p. 152] Les trois temps de la Parole (mai 1935) i On sait avec quelle insistance Kierkegaard revient, da
55écisément de la notion de contemporanéité avec la Parole de Dieu. Essayons de résumer sa description extrêmement précise et vi
56ement précise et vigoureuse des trois temps de la Parole de Dieu. Nous la trouvons aux pages 148 à 155 du premier tome (en cou
57e (notre temps). Ce sont là les trois temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des [p. 155]
58les trois temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des [p. 155] prophètes et des apôtres —
59le Nouveau Testament — sont les témoignages de la Parole. Enfin, la prédication de l’Église procède de ces témoignages et renv
60renvoie, au-delà d’elle-même, à travers eux, à la Parole même de Dieu. « Autre est le temps du parler direct et originel de Di
61se même, le temps de la prédication dérivée de la parole des prophètes et des apôtres, orientée vers cette parole et recevant
62des prophètes et des apôtres, orientée vers cette parole et recevant d’elle sa norme. » Or, ces temps différents ne sont pas d
63 distinguent les temps de l’homme en dehors de la Parole de Dieu, et qui dépend ici de la distinction propre aux temps de la P
64pend ici de la distinction propre aux temps de la Parole. » Autrement dit, ces trois temps ne sont pas dans le prolongement hi
65ir, ni le sang n’auraient pu lui faire dire cette parole (Matt. 16, 17). C’est Dieu lui-même qui agit en lui à ce moment, qui
66seul que nous pouvons devenir contemporains de sa Parole. Nicodème a beau vivre en même temps que le Christ : il ne le reconna
67temps à ce temps des apôtres, ou à ce temps de la Parole faite chair. ⁂ On dira qu’il ne s’agit là que d’un schéma. Certes, et
68 d’éloquence, nous rendre « contemporains » de la Parole ou de ses témoins bibliques ; 2° qu’ils ne peuvent avoir d’utilité qu
31 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
69 il reste simplement le message existentiel de la Parole de Dieu ! Il me semble que c’est assez !   — Ici s’engagea un débat e
70eur identité et alla même jusqu’à citer certaines paroles de Kierkegaard à l’appui de sa thèse : « Kierkegaard, ce prince du pa
71 Il nous sembla qu’il murmurait machinalement les paroles que je venais de lire. Nous perçûmes enfin quelques mots : il monolog
72 moi j’étais devant Celui… Celui qui m’a coupé la parole, durement : « En vérité, en vérité, je te le dis ! »… Ô mes amis, qui
73ent inconscients de l’insondable gravité de leurs paroles, — et Mme Nicodème d’autre part, dont je craignais qu’elle n’approuvâ
74si. Mais nous vivons dans un monde troublé, où la parole n’a plus le même sens pour tous. C’est pourquoi nous multiplions les
75stement n’avait presque rien dit, prit soudain la parole comme nous allions nous séparer ; et je ne suis pas loin de croire qu
76ce que sont ce Baptême et cette Cène. Certes, ces paroles nous condamnent dans la mesure où nous les prononçons sans foi, hors
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
77 que les hommes ont de commercer : l’écriture, la parole et l’action, — la tradition, la prophétie, la guerre… On l’a dit : le
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
78 Rome, les « propos ambigus et circonlocutions de paroles » du meilleur [p. 74] latiniste de l’époque n’aboutissent qu’à orner
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
79seigner au milieu d’une rumeur générale, où leurs paroles ne sont plus distinguées du bavardage quotidien. Ils se retirent dans
80s et bientôt sa langue délire : « Il prononce des paroles vaines, des serments faux ! » s’écrie le prophète Osée. Quand les cle
81contre les autres et étrangers. Ils échangent des paroles en plus grand nombre que jamais, et ne se disent rien qui compte. « P
82re que jamais, et ne se disent rien qui compte. « Paroles [p. 82] vaines, serments faux ! » Or, quand la parole se détruit, qua
83es [p. 82] vaines, serments faux ! » Or, quand la parole se détruit, quand elle n’est plus le don qu’un homme fait à un homme,
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
84nformera le destin futur de son libre peuple. Ses paroles sont le programme de notre lutte. Elles sont les sources du nouveau d
85, concrètement, au service du Parti, qui selon la parole du Führer est « la volonté organisée de la nation ». Dans les deux ré
36 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
86destruction, l’angoisse et l’isolement ; là où la Parole prend un sens, là où le jugement devient la grâce. Le vrai sérieux de
87ce, et par exemple à l’acte de l’expression, à la parole qui scande notre durée muette et qui témoigne de notre humanité. Rien
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
88inée par ce fait historique : l’Incarnation de la Parole. Les grands docteurs chrétiens l’ont su ; et Paracelse ; et les poète
89ès le matin à travers le pays, et offre à tous la Parole « ayant l’aspect d’une brochure à couverture bleue » où les événement
90cours de ferme, dans les cafés. À tous il tend la Parole « morte aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes parai
91antage ? — J’imagine parfois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions derni
92tion. Le silence perd alors son pouvoir ; mais la parole n’appartient plus à l’homme. Au comble de nous-même, il s’agit d’autr
38 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
93 possibles, qui se ramènent au seul danger que la Parole ne parle pas, que l’Esprit soit mal entendu, c’est-à-dire que la foi
94z cela sérieusement, si vous croyez à cette autre parole qui est comme un commentaire de la première : « Ma grâce te suffit »
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
95e la femme, par exemple, à la fin du Miroir de la Parole) une appréhension si totale du réel que notre langue, je le crains, n
40 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
96 exsangues, c’est rénover l’action cosmique de la parole. Comment cela ? « Le mot appelle, provoque en nous l’état de co-naiss
97ur, et répète l’ordre qui l’a créée, s’appelle la parole. » Nous voici donc « chargés du rôle d’origine ». L’homme est « le sc
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
98est être religieux au vrai sens du mot, selon les paroles de Gambetta, d’Ernest Lavisse et de quelques autres. Être laïque, c’e
99ment qu’il va nous intéresser, et je lui donne la parole. » M. Palut sourit cordialement, et parle : — On a dit ici même que l
100vait qu’il n’y avait rien à « discuter » dans les paroles de l’orateur, parce que c’était « la vérité ». Autrement dit, parce q
101ages qui ne sont pas mon « état d’âme », mais une parole à déchiffrer. L’humilité m’apporte des nouvelles du monde. Ainsi je m
102e désordre. “Où fuirai-je devant ta face ?” Cette parole peut être dite en vérité, ici, sur la lande. » Oui, c’est cela, mais
103nq. On boit et on tape le carton sans beaucoup de paroles. C’est à cela que se réduit la vie commune. Quelques-uns le déplorent
104 réguliers et sérieux, un peu lent de geste et de parole ; prudent. Il se plaint de son isolement. « On nous laisse seuls, san
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
105s. Ils vont à toutes les conférences, prennent la parole au Cercle d’hommes, citent des livres sur la politique… 12 novembre
106faits et de formules électorales ! Je demandai la parole pour expliquer, le plus simplement que je pus, que le problème fascis
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
107il y a, est sans gestes et sans [p. 242] flots de paroles. Nul pittoresque. Rien à « remarquer » parmi les danseurs du quartier
108s femmes qui les imitent. Je ne compris pas leurs paroles trop rapides. Une jeune femme au profil très pur, quelques gestes aut
44 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
109, selon les termes de l’Apôtre ; opposition de la Parole vivante à la tradition codifiée ; sens de la décision totale entre un
110ons à lui, il est en nous lorsque l’Esprit dit la Parole dans notre cœur. Quelle étrange illusion nous ferait croire qu’une dé
111ois acceptés le Credo et son fondement qui est la Parole dite en nous par l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or, cette Par
112 l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or, cette Parole est Christ lui-même, — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas
113t, tandis que nous adorons une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée : « Emmanuel ! » — Dieu avec nous ! p. 221
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
114es les tours d’ivoire seront démolies, toutes les paroles seront sacrées et l’homme, s’étant enfin accordé à la réalité qui est
115la confusion de sa proclamation. Que « toutes les paroles soient sacrées », c’est la volonté [p. 481] proprement eschatologique
46 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
116paysages qui ne sont pas mon état d’âme, mais une parole à déchiffrer. L’humilité m’apporte des nouvelles du monde. Ainsi je m
47 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
117comme vers un abîme insondable pour y écouter les paroles d’une vérité nouvelle. Ce ne sont pas des oracles que fait entendre l
48 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
118t le flot des sortants. Je comprenais à peine les paroles de ces phrases brèves, clamées à pleine voix, entrecoupées de pas ryt
119 pour le Jugement. Et derrière lui retentit cette parole : « Tout est accompli » — sur la Croix. Fin de Décembre 1935 Noël.
120onteur de l’avenir, mais un homme qui prononce la Parole absolue, le Jugement intemporel qui tombe sur tel instant de l’histoi
121discours classique du chef local, anthologie de « paroles » du Führer. Mais voici qu’on annonce un jeu radiophonique. Chœur par
49 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
122eune fille éblouissante » qui l’accueille par ces paroles : « Je suis toi-même ! » Ainsi de la fidélité du mythe, et de Tristan
123sume la vie, mais ici-bas, dans l’obéissance à la Parole. ⁂ Et qu’aurions-nous alors à craindre du désir ? Cela seulement : qu
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
124 l’Évangile de Jean : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 6
125 Jean : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 69] était la vi
126it la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 69] était la vie et la vie était la lumière d
127t ? Non, car voici la suite du passage : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de
128 venu du Père. » (I, 14-15.) L’incarnation de la Parole dans le monde — de la Lumière dans les Ténèbres — tel est l’événement
129car moi-même je suis embarrassé pour éclaircir ma parole obscure ». Ici se poserait la plus grave question, mais elle demeure
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
130illeur chevalier du monde » ou, selon ses propres paroles, « un grand baron adoré du monde entier » 108 . Et l’on sait d’autre
131me. Et leurs silences furent plus réels que leurs paroles. Il ne s’agit donc, ici, que de tenir compte des éléments hérités de
132au Jour comme le fait l’Évangile de Jean. Mais la Parole du Jour, pour eux, n’a pas revêtu la forme de la Nuit : elle n’a pas
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
133n mal votre désir s’apaise par un coup d’œil, une parole, une chanson —  si ce plaisir est jà si grand… quel sera l’autre !
134iolé le tabou : il a tout dit, tout avoué par les paroles de son livret, et plus encore par sa musique. Il a chanté la Nuit de
135évidence largement déclarée par la musique et les paroles de l’opéra. Par l’opéra, le mythe connaît son achèvement. Mais ce « t
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
136 caresses et n’a d’autres menaces que ses tendres paroles. Ses flèches et ses coups sont les bienfaits et les dons. Sa rencontr
137« Droit de butin, droit d’attaque — fidélité à la parole donnée sont régis par des règles semblables à celles qui gouvernent l
138, dit l’autre, il a donné cette même main avec sa parole. » Quant aux idées politiques inspirées au moyen âge par la conceptio
139ns, faire la cour à une femme c’est l’étourdir de paroles flatteuses : ainsi nos hommes politiques quand ils courtisent une ass
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
140eune fille éblouissante » qui l’accueille par ces paroles : « Je suis toi-même ! » Ainsi de la fidélité du mythe, et de Tristan
141sume la vie, mais ici-bas, dans l’obéissance à la Parole. ⁂ Et qu’aurions-nous alors à craindre du désir ? Il perd sa puissanc
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
142 autre chose qu’une suite d’extravagances. Chaque parole et chaque geste du héros devaient correspondre à des symboles détermi
56 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
143 lieux, de chiffres, de relations de gestes et de paroles, matériel avec l’aide duquel l’historien compose des faits, comme le
57 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
144t au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats, jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoi
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
145s était de restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme des novateurs.
146place de l’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai que l’œuv
147que « les choses vieilles sont passées » selon la parole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de
59 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
148 appels ne portent plus. Les hommes échangent des paroles en plus grand nombre que jamais, et ne se disent rien qui compte. Or
149ais, et ne se disent rien qui compte. Or quand la parole se détruit, quand elle n’est plus le don qu’un homme fait à un homme,
60 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
150a Confédération reste fondée sur la fidélité à la parole jurée, le nom l’indique, et surtout en allemand : Eidgenossenschaft,
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
151 est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmement désavan
152s utiliser comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Roya
62 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). Neutralité (3 mai 1940)
153 est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmement désavan
154s utiliser comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Roya
63 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
155s’insérer dans nos défenses les plus secrètes. La parole nous étant donnée pour répondre à la vérité, et pour l’étendre et con
156ambition satanique devait être de s’emparer de la parole dans notre bouche, pour altérer le témoignage dans sa source. Et c’es
64 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
157lle déesse de la Misère, soit par la torche de la parole jetée dans les masses. Seule une tempête de passion brûlante peut cha
158que « les choses vieilles sont passées » selon la parole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de
159e plus. » Beaucoup ont découvert le sens de cette parole quand le Führer est entré dans Paris. Pour ma part, j’écrivis ce jour
160’aller loger le mensonge, de préférence, dans une parole de vérité ! 23. Après Hitler 10 Hitler s’est tu. L’aventure a pri
65 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
161rist, le Fils de Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas l
162nement détruit les bases de tout traité, de toute parole donnée ou échangée, enfin du langage même et de la possibilité de s’e
163 « sincère » de suivre son instinct que de garder parole, que le bonheur vaut mieux que la vérité, et que l’intérêt « vital »
66 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
164in. Si moi, petit individu, erreur insignifiante, parole articulée dans le discours de toutes les créatures, je prétends m’iso
165ume la vocation qui me distingue et rend vraie ma parole, si je m’efforce au moins de converger avec l’ordre cosmique et le vo
166cile et hasardeux, la peur des coups, la peur des paroles claires, — bref : tout ce qui caractérise les mœurs politiciennes de
167i ne peuvent plus se taire ni nuit ni jour, où la parole est débitée à tant la [p. 207] seconde, qu’il y ait ou non des audite
168istoire, temps de la grande prostitution de cette parole qui devait être la mesure du vrai, et dont l’Évangile dit que dans sa
169re des hommes » ! Hélas, qu’avons-nous fait de la parole ! Elle ne saurait plus même mentir dans certaines bouches, elle est t
170re que l’indicible est peut-être plus vrai que la parole claire et nette ! Il sait qu’en confondant notre langage, il détruit
171t que les hommes ne peuvent s’engager que par des paroles claires et nettes, et qu’en tordant et déprimant le sens des mots, il
172: nous ne sommes pas maîtres de détruire la vraie Parole ! Tous les mensonges du Diable, et tous nos bavardages, s’évanouissen
173 discours et nos discussions, « étouffer la libre parole » : au point où elle en est, ce ne serait pas un grand mal. Mais ils
174ler les prophètes, — ils ont bien pu crucifier la Parole ! Ils ne pourront jamais aller plus loin. Car voici Pâques où la Paro
175nt jamais aller plus loin. Car voici Pâques où la Parole est à jamais ressuscitée ; et dans la confusion des langues et des me
176ordre des lois jurées dans la cité, l’ordre de la parole et l’ordre des vertus. Je lui oppose l’Esprit, l’Eau et le Sang, « qu
67 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
177ue « les choses vieilles sont passées », selon la parole de l’apôtre. Elle n’admet pas la conversion et le pardon, à partir de
68 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
178s’insérer dans nos défenses les plus secrètes. La parole nous étant donnée pour répondre à la vérité, et pour l’étendre et con
179ambition satanique devait être de s’emparer de la parole dans notre bouche, pour altérer le témoignage dans sa source. Et c’es
69 1944, Les Personnes du drame. Introduction
180don terrible d’incarner sans le moindre défaut la Parole qui était sa vraie vie, sa vocation, sa fin dernière ? Jésus-Christ e
181st, le Fils du Dieu vivant ». Jésus, reprenant la parole lui dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce ne sont pas l
182 quelque sorte, d’une vocation. Le triomphe d’une parole mortelle et salutaire sur un individu puissamment naturel, c’est l’ac
70 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
183u fait pour la grandeur et la pureté, et pour des paroles comme : « Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache-le et jett
71 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
184rieure, morale. La magie de Goethe se condense en paroles, en Zaubersprüche, qui deviennent tout naturellement chez lui, et de
72 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
185phétique Qu’est-ce que prophétiser, sinon dire la Parole qui détermine notre avenir ? Mais la Parole n’est dite que dans la fo
186re la Parole qui détermine notre avenir ? Mais la Parole n’est dite que dans la foi, la foi n’existe que dans l’acte, et cet a
187el il devrait régner. Seule peut l’en délivrer la Parole prophétique qui lui advient comme un appel dans les ténèbres. Certain
188vent sous l’Ancienne Alliance, se confond avec la parole qui les conduira au martyre. La Parole dite est leur chemin, leur vér
189nd avec la parole qui les conduira au martyre. La Parole dite est leur chemin, leur vérité et leur vie dans ce monde ; ils meu
190ment transformer, c’est-à-dire comment obéir à la Parole qui prophétise ? Le chemin est imprévisible. Ce que nous connaissons,
191chemin, sur lequel tu es seul, parce qu’il est la parole de ta vie, sa mesure et sa vocation, son risque à chaque instant visi
192es [p. 78] espérées », et c’est pourquoi enfin la Parole parmi nous, n’est que promesse et vigilante prophétie de l’invisible.
193tre ce qui résiste et ce qui crée, victoire de la Parole sur la chair, autorité de la personne sur l’anarchie individuelle. C’
194e visage appartient au temps, mais la vision à la parole dont elle procède, et si la face d’un homme est belle, c’est parce qu
195in, une initiale de l’histoire, une effigie de la Parole créatrice. [p. 81] 6. Le contraire de l’acte, c’est le désespoir No
196 nos vies nous meut parce qu’il est un ordre, une Parole reçue d’ailleurs, une rupture de tout drame humain que nous puissions
197 insensible de l’instant, c’est l’obéissance à la Parole de Dieu, — la prophétie dans l’immédiat. Que s’est-il donc [p. 83] pa
198’heure, mais il connaît l’instant, s’il vit de la Parole. À cause de l’instant éternel, le héros meurt toujours avant qu’il ne
199aire : il veut l’originalité. « Voilà pourquoi la Parole de Dieu est telle qu’on y trouve toujours quelque passage qui dise le
200e peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne saurait se co
201atégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. 6. Le solitaire
202l est, dans l’autre sens du terme, assujetti à la Parole qui vit en lui. C’est dans ce sens que la formule de Kierkegaard est
73 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
203, selon les termes de l’Apôtre ; opposition de la Parole vivante à la tradition codifiée ; sens de la décision totale entre un
204ons à lui, il est en nous lorsque l’Esprit dit la Parole dans notre cœur. Quelle étrange illusion nous ferait croire qu’une dé
205is acceptés le Credo et son fondement, qui est la Parole dite en nous par l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or cette Paro
206r l’Esprit et attestée par l’Écriture, — or cette Parole est Christ lui-même — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas
207t, tandis que Luther adore une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée. Renversement du devoir de la Loi — qui nous c
74 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
208inée par ce fait historique : l’incarnation de la Parole. Les clercs s’écrient : Esprit ! Esprit ! Mais je regarde leur visage
209ès le matin à travers le pays, et offre à tous la Parole « ayant l’aspect d’une brochure à couverture bleue ». Et les événemen
210ours de fermes, dans les cafés. À tous il tend la Parole « morte aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes parai
211antage ? — J’imagine parfois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions derni
212sive. Le silence perd alors son pouvoir ; mais la parole n’appartient plus à l’homme. Au comble de nous-mêmes il s’agit d’autr
75 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
213t au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoit
214 porte à conséquence, tout appelle, et d’abord la parole ! Mais l’usure des mots les édente, notre langage est débrayé. Commen
215 exsangues, c’est rénover l’action cosmique de la parole. Comment cela ? « Le mot appelle, provoque en nous l’état de co-naiss
216ur, et répète l’ordre qui l’a créée, s’appelle la parole. » Nous voici donc « chargés du rôle d’origine ». L’homme est le « sc
76 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
217r le mystère d’une Nature hostile et mouvante. La parole de raison qui distingue les choses, les arrête et les identifie, appa
218er le Moi profond et ses secrètes impulsions à la Parole qui vient d’ailleurs, et qui seule est vraiment vocation. Un philosop
219ou simplement d’un Ludwig Tieck. Donnez-moi des « paroles nouvelles » pour exprimer l’inexprimable, dit la sainte ; et le poète
220rent à l’expansion infinie ; c’est définir par la parole et l’acte, et ils recherchent le silence passif. Aussi n’ont-ils lais
221collective et d’une foi qui veut témoigner par la Parole et l’acte personnel. p. 202 85. Dans un beau livre sur L’Âme ro
77 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
222ls devant leur papier blanc. Les réactions à leur parole seront lointaines, ou même ils ne les connaîtront jamais… 6 mai 193
78 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
223ns militaires du xviiie siècle. Je note vite ces paroles charmantes : Puisque je suis un militaire Il faut bien faire Mon éta
79 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
224un petit nuage, il passera. » Ce mot me fut comme parole d’Évangile quand je le lus l’année dernière. [p. 65] En voici un éch
225 feuilletai et mon premier regard tomba sur cette parole consolante : Ils ne continueront pas toujours, car leur folie devient
226ces plus dangereux pour l’âme d’un peuple que les paroles imprudentes… Il y a des cas où qui ne sait parler nuit à son pays et
80 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
227la grande ville, connais le poids mortel de cette parole : « Si le sel vient à perdre sa saveur… » La sensation même de l’irré
81 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
228nant des sanctions immédiates. Rendre un sens aux paroles, aux gestes et au costume, par cela même à la Surprise… Introduction
82 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
229t même à l’heure, il y a des dettes payées et des paroles tenues, la poste fonctionne, on nous promet un peu plus de charbon po
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
230 peu malaisément dans notre langue par liberté de parole et de religion, libération de la misère et de la crainte. Donc les Na
231autres libertés, voici le tableau : la liberté de parole se voit partout mise en échec par des censures officielles ou commerc
84 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
232ses d’Asie, possédant chacune leur ange ? Ou à la parole « Soyez un comme le Père et moi sommes un », qui établit le modèle mê
85 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
233r sans écœurer le vaincu. Apprenons d’eux à tenir parole, à nous laver, à boire du lait, à être à l’heure, à ne pas couper les
86 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
234tel point que l’homme ne retrouvera l’usage de la parole qu’avec le « terme » où l’esprit se libère. La volupté serait un phén
235 deux doctrines : celle du silence et celle de la parole. La négation du désir amoureux par l’acte même qui l’accomplit, c’est
87 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
236 sévit au cœur de ce siècle n’est qu’une première parole, ambiguë, de la Fin. Une première demande d’informer. Non pas encore
237ans les grands cafés, aux lieux de populace et de parole rapide. Peut- être le soleil éteint se promène-t-il depuis quelques i
88 1947, Doctrine fabuleuse. 15. Antée ou La terre
238ais mon devoir est de consigner ou de résumer ses paroles (plusieurs expressions argotiques m’ont échappé) dans la forme, si je
89 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
239itables. ⁂ Dans un pays trop grand, la liberté de parole n’est plus qu’un mot, précisément. Vous avez le droit de vous faire e
240ause de lui seul, tout compte fait, la liberté de parole n’est qu’illusion et se réduit à la liberté d’expliquer le coup à ses
241ins esprits tirer de cet état d’impuissance de la parole une précieuse permission de se taire. La familiarité américaine s’éte
90 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
242’un d’eux me dit : « Décent est l’homme qui tient parole et se tient propre, à tous égards. » Cette volonté de vivre une vie n
91 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
243e une personne décente (c’est-à-dire qui tient sa parole et se tient propre), s’instruire, aider les voisins et préparer des c
244de prison seront triplées. Tout repose ici sur la parole donnée, seul fondement d’une réelle démocratie. Je mets à part le cas
245r sans écœurer le vaincu. Apprenons d’eux à tenir parole, à nous laver, à boire du lait, à être à l’heure, à ne pas couper les
92 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
246eils revoirs rend souvent malaisé l’échange de la parole, mais donne aussi parfois, au tout premier regard, une lucidité sans
93 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
247n. Nous ne voulons pas d’un régime de terreur, de parole asservie, d’épuration à froid, de discipline d’acier (c’est le nom de
94 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
248x : « Bousculez-nous ! » Nous sommes d’accord. La parole est maintenant aux peuples, à l’opinion qui se réveille, aux citoyens
249ne foule d’incroyants répétant avec lui les mêmes paroles, se sentirait fort mal à l’aise : il se demanderait quelle peur les p
250ls qui prétendraient y parler seuls la liberté de parole et de propagande peut être absolument déniée, comme on retire ses jet
95 1948, Suite neuchâteloise. I
251Temps. Mais la vie, mais ce train m’emportent. La parole est encore à ce qui vient. Et voici les brumes sur le lac, les murs d
96 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
252 vague. Les actes sont parfois plus vains que les paroles. Lancer un timbre européen, ce serait un acte enfin, quelque chose de
97 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le dialogue Europe-Amérique (août-septembre 1952)
253uvegarder l’autonomie européenne non seulement en paroles mais en actes, — voilà des objectifs concrets. Ils sont vitaux. Car s
98 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le dialogue Europe-Amérique (juin-juillet 1952)
254uvegarder l’autonomie européenne non seulement en paroles mais en actes, — voilà des objectifs concrets. Ils sont vitaux. Car s
99 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Conférence de compositeurs, critiques musicaux et exécutants (décembre 1952-janvier 1953)
255ion. Après quoi les auditeurs pourront prendre la parole. Le public pourra être admis dans les tribunes à certains des débats
100 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
256ens montent ensuite sur l’estrade pour prendre la parole, discuter, suggérer des amendements. Quelques-uns de ces amendements
257artisanes. Je suis frappé aussi de la facilité de parole des orateurs, qui s’expriment avec aisance, brièvement, souvent avec
258e. Ce mémorable progrès, tout nous le révèle. Les paroles, les écrits, les fêtes nationales, les sociétés littéraires et savant