1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1. Ainsi le moujik devant le bolchevik violant sa patrie. Une effroyable acceptation, mais elle peut se muer instantanément en
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
2ésiter : « Liberté, liberté chérie, voilà bien ta patrie. » 3.f. La préparation civique Tous les pontifes de l’instruction p
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
3ez-vous qu’on nous a volé les deux tiers de notre patrie ? » Ah ! ce n’est pas vous, maintenant, qui allez demander raison à v
4 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
4disait au village où je suis né, qui n’est pas ma patrie. Ce soir-là, le fantôme ayant envie de manger ferme a donné au chauff
5 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
5est toujours sentimentale. ⁂ Europe du sentiment, patrie de la lenteur, — encore un paradis perdu ! C’était bien notre dernier
6 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
6ez-vous qu’on nous a volé les deux tiers de notre patrie ? » — Ah ! ce n’est pas vous, maintenant, qui allez demander raison à
7 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
7 de familles écartées du pouvoir dans leur propre patrie depuis la chute de Bismarck, coupées de tous liens politiques avec un
8 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
8in l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs de notre choix ? J’en indique
9 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
9e liberté, toute idée de propriété, toute idée de patrie… [et l’énumération se poursuit jusqu’à ceci ] : Chose plus atroce enc
10 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
10ne masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes socia
11 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
11ns sont : — dans le domaine politique : la petite patrie décentralisatrice et le centre de contrôle doctrinal et juridique ; —
12 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
12e liberté, toute idée de propriété, toute idée de patrie… [et l’énumération se poursuit jusqu’à ceci] : Chose plus atroce enco
13 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
13 c’est de servir Dieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute
14 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
14in l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs de notre choix ? J’en indique
15 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
15ne masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes socia
16 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
16rifice. (On éloigne l’amour : ainsi l’amour de la patrie passe avant celui du prochain, l’amour du genre humain avant celui de
17ochain, l’amour du genre humain avant celui de la patrie.) Cet humanitarisme entraîne toute une série de perversions : un cert
18ernationalisme qui n’est qu’une rancune contre la patrie ; un pacifisme qui traduit bien plus la crainte [p. 420] de « se fair
17 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
19crise qui atteint à la fois leur attachement à la patrie et leur humanité, au sens le plus profond. Ce dont ils souffrent, ce
20s de porter en eux-mêmes l’image tragique de leur patrie, l’idée profonde de leur nation, que Pillau définit comme la fidélité
21tte fidélité. À mesure qu’ils s’éloignent de leur patrie, cette image grandit en eux, prend forme et puissance, et c’est en el
18 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
22et si on ne confond pas nation et état, nation et patrie 14 , nationalisme et autarchie, nation culturelle et région économiqu
19 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
23ut-être un jour prochain, de parler de nouveau de patrie. Il y a vraiment du nouveau dans cette œuvre, et c’est à nous plus qu
20 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
24 peu à peu dans leurs épreuves la réalité de leur patrie perdue. Ils découvrent surtout que cette patrie pour laquelle ils se
25r patrie perdue. Ils découvrent surtout que cette patrie pour laquelle ils se sont battus et [p. 293] qui n’a plus la force d’
21 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
26ont compris que la Banque de France est contre la patrie, quand les gauches auront compris que la peur de Chiappe n’est pas un
22 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
27et la Doctrine, qui est institution. Chassé de sa patrie par les Romains, persécuté par les chrétiens pour avoir méconnu le Ch
23 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
28notre temps : esprit, révolution, liberté, ordre, patrie. Voilà les instruments du jeu philosophique, ou politique, que nous s
29le parti de la révolution, les autres celui de la patrie… Les uns voudraient la liberté dans l’ordre, ou la révolution par l’e
30on par l’esprit, ou un esprit patriotique, ou une patrie spirituelle… Tandis que d’autres opposent l’esprit à la révolution, l
31a révolution, l’ordre à la liberté, ou encore les patries de l’ordre à la patrie de la révolution… Toutes ces combinaisons et c
32la liberté, ou encore les patries de l’ordre à la patrie de la révolution… Toutes ces combinaisons et ces permutations seraien
33 hiérarchie naturelle et féconde. Et quant au mot patrie, on le voit confondu, dans les discours et les articles de journaux,
24 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
34opulaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la jeunesse ou du Sols
25 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
35t si facilement nier la subsistance des « petites patries » dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait part
26 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
36« idées de propriété, de famille, de religion, de patrie ». Les idées de qui ? Si ce sont celles que les bourgeois et les stal
37 cela nous n’aurons pas liquidé la religion et la patrie, nous n’aurons liquidé que leur « ignoble » exploitation, nous les sa
27 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
38opulaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la Jeunesse ou du Sols
28 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
39esse. La décadence du mythe de la passion dans la patrie du romantisme entraînait d’autre part des conséquences bien plus comp
29 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
40vie concrète d’un pays et des êtres dont c’est la patrie. Il a conçu [p. 314] les premiers doutes humains sur la réalité de so
41ien d’autres thèmes : celui des îles, celui de la patrie perdue que Bonaparte cherche à se recréer, celui du schizophrène qui
30 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
42ouvelle de poésie naît dans le midi de la France, patrie cathare : elle célèbre la Dame des pensées, l’idée platonicienne du p
31 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
43le où son pouvoir est contesté. C’est la dernière patrie des bardes. En Cornouailles et en Écosse, leurs traditions resteront
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
44esse. La décadence du mythe de la passion dans la patrie du romantisme entraînait d’autre part des conséquences bien plus comp
33 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
45me in abstracto, privé d’attaches avec le sol, la patrie et l’hérédité. C’était un homme libéré des servitudes et des tabous d
46cela que nous avons à défendre en défendant notre patrie : la réalité fédéraliste en politique et dans tous les domaines de la
34 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
47er, les armes à la main, l’intégrité du sol de la patrie, voilà qui ne faisait pas de question. Il n’y avait pas d’autre raiso
35 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
48ntérêt local et de l’intérêt commun, de la petite patrie et de l’Empire. Peu à peu, le Gothard perdra son importance économiqu
36 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
49hérétiques) c’est la mort sous les balles pour la Patrie ou le Parti. S’il n’y a plus de guerres, qui fera des héros ? Qui rév
37 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
50 diverses, d’où naît-il, dans quel souvenir d’une patrie heureuse et perdue ? On aura [p. 208] bientôt fait de répondre en all
51en oubliera ses misères et les humiliations de sa patrie en se perdant dans l’âme collective, dans l’hypnose des fêtes sacrale
38 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
52 Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés le romantisme — encore un para
39 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
53idences de luxe, ses universités, quand l’Europe, patrie du gothique, construit des églises en verre et ciment armé, des unive
40 1946, Journal des deux Mondes. 14. Intermède. Mémoire de l’Europe
54i les signes. Sédiments séculaires, socles de nos patries ! Monuments que l’on ne voit plus, mais qui renvoient l’écho familier
55 t’aime. J’aime ! » J’ai tout dit. L’Europe était patrie d’amour. Le silence attendait, l’absence était profonde, et chaque êt
41 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
56érer la profondeur d’une telle révolution dans la patrie du moralisme à la fois puritain et bourgeois. Et certes je suis loin
42 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
57que cependant les généraux réclament au nom de la patrie la conscription obligatoire ; quand je vois les ruines de l’Europe, e
43 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
58s jugée criminelle par l’opinion publique de leur patrie, et parfois par les tribunaux ? [p. 60] Je demande à mes amis améric
44 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
59nt que c’est tout le contraire prennent le mot de patrie dans le sens de nation, le mot nation dans le sens d’État, le mot Éta
45 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
60érétiques), c’est la mort sous les balles pour la patrie ou le parti. S’il n’y a plus de guerres, qui fera des héros ? Qui rév
46 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
61ns Européens. Des gens qui ont voulu oublier leur patrie (pays des pères ou Vaterland) pour habiter une puérie (pays des enfan
47 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
62les deux empires sans précédent — l’Europe est la patrie de la mémoire. Elle est même, pratiquement, la mémoire du monde, le l
63urquoi l’Europe a toutes les chances de rester la patrie de l’invention — alors que les empires sans précédent, sans tradition
48 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
64ont nous sommes membres, et quelle que soit notre patrie, nous sentons tous que les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’Europ
65os échanges culturels. Elle laisse chacune de nos patries incapable de sauvegarder son autonomie politique, ou d’assurer son ex
49 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
66ont nous sommes membres, et quelle que soit notre patrie, nous sentons que la crise présente de l’Europe met en cause quelque
67os échanges culturels. Elle laisse chacune de nos patries incapable de sauvegarder son autonomie politique, ou d’assurer son ex
50 1948, Suite neuchâteloise. I
68oyant qu’un voyageur à longueur de chemin perd sa patrie : c’est souvent elle qu’il découvre le mieux quand il parcourt le glo
51 1948, Suite neuchâteloise. V
69 pays, dans l’espace et le temps d’une plus vaste patrie. Les perspectives changent à vue, vertige et grisaille du temps. Une
70ies ouvertes à l’imagination ?   Il y a la petite patrie, la terre du père, celle qu’on peut parcourir en une journée et chaqu
71 a que l’imaginaire. Les nations, les plus vastes patries n’ont jamais été vues par personne : c’est l’esprit qui les croit com
72e pour tant d’autres Suisses, passer de la petite patrie à la plus vaste, ce n’est pas infidélité à ma race, à mon clos natal.
52 1948, Suite neuchâteloise. VII
73uisses sur un balcon d’hôtel à Vevey, à Montreux, patries du roman russe. Et le bleu de l’air matinal, l’argent transparent des
53 1948, Suite neuchâteloise. VIII
74ées du Jura. J’y suis né, certes, mais les vraies patries sont celles où l’on naît à l’amour. Un portrait de notre pays, peint
75la famille, ce moyen terme entre l’individu et la patrie, on ne sait plus sur quel pied danser.) Pour moi, j’ai pris le parti
54 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
76de ses traits les plus typiques — l’Europe est la patrie du moi distinct, des individus, des personnes, de ceux qui veulent se
77ce. Au-delà de la peur Voilà donc notre Europe, patrie de l’homme conscient, lieu de conscience extrême de toute l’humanité
55 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
78nt liés à rien d’autre qu’au sort commun de cette patrie spirituelle qu’est l’Europe libre. Pour tous ceux-là, notre Bulletin
56 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
79ntérêt local et de l’intérêt commun, de la petite patrie et de l’Empire, c’est-à-dire de l’Europe entière dont il faut protége
57 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
80’élite et les masses : Oui, l’idée d’une commune patrie ne nous est point étrangère… Et quoi qu’en disent les détracteurs des
81it se trouver le remède aux maux qui affligent la patrie. Quelles étaient les raisons que pouvaient avancer, contre tant d’év
58 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
82 unique. Dans un petit pays composé de vingt-cinq patries minuscules, la tolérance est une nécessité vitale. Mais s’il n’est pa
83 . Le fait qu’elles ne relèvent que des « petites patries » leur ménage une autonomie politique et morale aussi large que possi
59 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
84ls ou les Irlandais éprouvent à l’endroit de leur patrie. La race, la religion, la langue, la culture, parfois même la doctrin
85 voyais dans toute leur richesse les formes de ma patrie, paisibles et horizontales dans les plaines et les eaux, escarpées et
60 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
86urer ceux qui tremblent, disent-ils, de voir leur patrie « se perdre dans la masse informe d’une Europe unie ». Le second argu
61 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
87gure sur sa pierre tombale : Reconstructeur de la patrie. Mais il savait qu’aucun de nos pays ne peut être vraiment ranimé et
88en passant par Hitler, viennent des confins de la patrie qu’ils domineront : de la Corse, de l’Autriche ou de la Géorgie. Fils
89ans des régions séparées pour un temps de la mère patrie, un de Gasperi, un Schuman, quand ils rejoignent leur communauté aprè
90 l’Italie, mais il s’est contenté de restaurer sa patrie dans sa dignité — pour l’Europe. À la veille de la Conférence de Brux
62 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales : trois questions, trois réponses (mai-juillet 1954)
91de. Comment combattre ce nationalisme qui tue les patries, ces craintes absurdes, [p. 3] cette ignorance, cette mauvaise éducat
63 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
92urer ceux qui tremblent, disent-ils, de voir leur patrie « se perdre dans la masse informe d’une Europe unie ». Le second argu
64 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
93est son esprit national. » (On voit que Nation et Patrie diffèrent pour lui comme esprit et nature.) Cet esprit national est «
65 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
94elle d’esclavagisme… Que l’URSS, en fait, soit la patrie des camps, de l’interdiction des grèves, de la police partout, du mas
66 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
95 il peut agir. [p. 41] Où l’Europe devient une patrie Cette orientation générale et cette intégration locale, on ne peut le
96rope cesse d’être une idéologie, pour devenir une patrie réelle, un vrai milieu humain aux horizons plus vastes, un grand espo
67 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
97utant qu’un essai sur la France, décrite comme la patrie du conservatisme — « rira bien qui bougera le dernier ! » serait sa d
68 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
98n, la connaissance libérée par l’illumination, la patrie originelle. Occident : le couchant, le soir, le bas, la gauche, l’ép
69 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
99est son esprit national. » (On voit que Nation et Patrie diffèrent pour lui comme esprit et nature.) Cet esprit national est «
70 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
100 centre du monde et l’Ithaque de son Odyssée : la patrie du salut, au delà du temps. p. 149 50. Chronique de Juan de Tor
71 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
101mettent seules hors de coup, bien qu’elle soit la patrie des inventions que d’autres ont pu réaliser. Plan machiavélique, pens
72 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
102er nos élites et nos masses que l’Europe reste la patrie des libertés fondamentales de l’homme moderne, et le foyer vivant d’u
73 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un patriotisme de la terre (mars 1958)
103un sens à l’existence de ses individus. Comme une patrie. Ce sentiment d’appartenance passionnée se manifeste d’ordinaire au m
74 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
104indivisible de Saint-Just, c’est-à-dire contre la patrie, l’honneur, la civilisation et la décence élémentaire. Allez vous éto
75 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
105ue je me trouve être de naissance, l’Amérique est patrie d’accueil, plus que d’exil. Le lecteur devinera que je l’aime, malgré
106n qu’il parvienne à aimer comme lui-même, dans sa patrie. Mais ce prochain est « interdit » par la morale. Aimant sa sœur, Ulr
107x phrases : « Le départ hors des frontières de ma patrie équivaudrait pour moi à la mort, et c’est pourquoi je vous supplie de
76 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Carlo Curcio, Europa, Storia di un’idea (septembre 1959)
108 dégage finalement une idée générale de l’Europe, patrie d’élection des contrastes, et se distinguant par là-même de toutes le
77 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
109ue je me trouve être de naissance, l’Amérique est patrie d’accueil, plus que d’exil. Le lecteur devinera que je l’aime, malgré
110n qu’il parvienne à aimer comme lui-même, dans sa patrie. Mais ce prochain est « interdit » par la morale. Aimant sa sœur, Ulr
111x phrases : « Le départ hors des frontières de ma patrie équivaudrait pour moi à la mort, [p. 73] et c’est pourquoi je vous su
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
112Quoique sœurs du même sang, elles habitaient deux patries, l’une la Grèce, dont le sort l’avait lotie, l’autre la terre barbare
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
113 des Sémites « phéniciens » [p. 26] vers l’Ionie, patrie d’Homère (certains ayant passé par la Boétie de Cadmus) est aujourd’h
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.4. Cadmus ou la quête d’Europe
114eux des Sept Sages, fondèrent plus tard en Ionie, patrie d’Homère, la prose grecque et la philosophie. Qu’on n’oublie pas non
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
115e Socrate fut le premier philosophe à dire que sa patrie était « le genre humain », non point sa seule cité natale. Quoi de pl
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
116n, la connaissance libérée par l’illumination, la patrie originelle. Occident : le couchant, le soir, le bas, la gauche, l’ép
117néral, ni de la Papauté, ni de leur « nation » ou patrie particulière, mais bien comme les membres d’une même famille de peupl
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
118 Æneas Silvius, l’Europe est identifiée à « notre patrie, notre maison », car tout y participe d’un même destin menacé : Main
119nt, c’est en Europe même, c’est-à-dire dans notre patrie, dans notre propre maison, dans notre siège, que nous sommes attaqués
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
120es mots : « Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe et au genre humain, je la regarde
121lemagne. On a pu dire de lui que « s’il avait une patrie, c’était l’Europe » (Lange). Par toute sa vie et ses travaux, par tou
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
122mon maître, ma fortune, ma femme, mes enfants, ma patrie et toutes autres considérations humaines. Or, j’ai reconnu que le Pap
123sia, il parle — le premier peut-être ? — de notre patrie européenne : Afin que nous cessions de dissimuler nos projets et nos
124 être apportée aux autres peuples au nom de notre patrie européenne ; et c’est pourquoi nous devons tout d’abord nous unir ent
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
125n tout entier ; car je considère le Ciel comme la Patrie et tous les hommes de bonne volonté comme les concitoyens en ce Ciel 
126ateur : Gregorio Leti 119 , qui eut au moins cinq patries, puisqu’il naquit à Milan, se fit calviniste à Genève, panégyriste de
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
127rait utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma pa
128 l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe et au genre humain, je la regarde
129es et qu’ils éduquent leur âme à n’aimer que leur patrie ! L’éloge de cette « éducation nationale » ne se lit pas aujourd’hui
130ité. Un enfant, en ouvrant les yeux, doit voir la patrie, et jusqu’à la mort ne doit plus voir qu’elle. Tout vrai républicain
131 qui fait toute son existence : il ne voit que la patrie, il ne vit que pour elle ; sitôt qu’il est seul, il est nul ; sitôt q
132il est seul, il est nul ; sitôt qu’il n’a plus de patrie, il n’est plus : et s’il n’est pas mort, il est pis. L’éducation nati
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
133ne puissance à l’autre, et la prospérité de notre patrie ou des royaumes voisins peut alternativement s’accroître ou diminuer.
134. 155] heureux l’aisance qui les fuyait dans leur patrie. La liberté les y retiendra ; l’ambition cessera de les rappeler, et
135e terre natale réveilla en moi le sentiment de la patrie ; et tournant vers elle mes regards, j’arrêtai toutes mes pensées sur
136nder le bien-être, la gloire et la grandeur de sa patrie sur une oppression et une exploitation volontaire des autres États. C
137lle sera vraisemblablement toujours, la véritable patrie des arts et des sciences, le continent où la culture a atteint son ap
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.4. Pendant ce temps, l’Amérique du Nord…
138étaient européennes. Elle ne se sépara de la mère patrie que sur la seule question de la réalisation de ces idées. Or à ce poi
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.1. La Révolution Française et l’Europe
139ent dénoncés par les jacobins comme traîtres à la Patrie, traîtres à la Nation, c’est-à-dire traîtres à la Liberté et à la Rév
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
140ssance, qu’ils avaient cherchée bien loin de leur patrie, gisait à leurs pieds, que le gain le plus considérable acquis grâce
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
141édiat que l’intérêt national ou que l’amour de la patrie, sans rapport aucun avec la vie civique, commença à animer les citoye
142tranger lointain. Le natif du Palatinat quitte sa patrie pour combattre, avec son frère en la foi français, l’ennemi commun. L
143 commun. Le sujet français tire l’épée contre une patrie qui le maltraite et passe en l’autre camp, acceptant de mourir pour l
144nt encore ils sont là, tels qu’ils furent en leur patrie scythe, dans un état d’indépendance sauvage, armés pour l’attaque et
145ne saurait être que la Prusse, deviendra la vraie patrie des Européens chrétiens ; il imposera sa culture, par la guerre s’il
146 mœurs particulières, qui aime avec dévouement la patrie et tout ce qui est de la patrie, l’honneur national se développera tr
147vec dévouement la patrie et tout ce qui est de la patrie, l’honneur national se développera très vite, à un degré élevé, ainsi
148eul peuple, ils ne reconnaissent pour seule vraie patrie que cette Europe qui est leur terre commune, et d’une extrémité à l’a
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
149. Il y décrit souvent l’Europe comme sa véritable patrie, et l’Allemagne en serait le cœur. Ainsi dans ce passage qui rappelle
150voyageant, partout se fût trouvé toujours dans la patrie commune. [p. 198] Il eût demandé toutes les rivières navigables pour
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
151it : Depuis longtemps, l’Europe est pour moi une patrie. Toute l’Europe se mit donc à parler de l’Europe, contre Napoléon qu
152une plaine immense et nivelée, se détachent d’une patrie qu’ils n’aperçoivent nulle part, et dont l’ensemble leur devient indi
153 fait sortir le patriotisme hors des bornes de la patrie, cette habitude de considérer les intérêts de l’Europe, au lieu des i
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
154mantique. L’Asie — l’Inde en particulier — est la patrie de toute religion véritable mais le christianisme a fait l’Europe et
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
155onalité ni de religion ; il n’y aura qu’une seule patrie, la terre, et qu’une seule foi, le bonheur sur terre… Comment se term
156es ! » s’écriait le Polonais, désespérant pour sa patrie. Les Italiens, qui se sentent au seuil de leur indépendance, prennent
157monde, c’est l’Europe, de plus Européen, c’est ma patrie, c’est la France. 203 Mais c’est finalement à Victor Hugo qu’il ap
158éclarations réitérées sur l’avenir européen de sa patrie illustrent mieux que toute autre la grandiose ambiguïté de l’idée nat
159nce, adieu ! tu es trop grande pour n’être qu’une patrie. On se sépare de sa mère qui devient déesse. Encore un peu de temps,
160 ! Subis ton élargissement fatal et sublime, ô ma patrie, et, de même qu’Athènes est devenue la Grèce, de même que Rome est de
161promener tranquillement l’arme au bras dans notre patrie ; alors le monde assistera au plus grand châtiment qu’ait enregistré
162érité : que la cause des peuples est une ; que la patrie doit s’appuyer sur l’humanité ; que toute révolution qui n’est pas ex
163 fraternité féroce des empereurs ; nous aurons la patrie sans la frontière, le budget sans le parasitisme, le commerce sans la
164, le Législateur, la Puissance, la Domination, la Patrie, l’État, il a ses Convocations, ses Scrutins, ses Assises, ses Manife
165 l’amour des Russes pour l’Europe, leur « seconde patrie », n’ont en somme d’autre effet que de mieux souligner la dualité exi
166n esprit. […] Nous autres Russes nous avons deux patries : notre Russie et l’Europe, quand bien même nous nous appellerions Sl
167hère à son cœur. L’Europe n’était pas moins notre patrie que la Russie. Davantage même !… et, reconnais-le, mon ami, c’est un
168ersécuter pour leur faire changer de langue ou de patrie nous paraît tout aussi mal… Ce qui constitue une nation, ce n’est pas
169, l’empire d’Alexandre ne furent pas non plus des patries. Il n’y eut jamais de patriotes assyriens… La race, la langue, la cu
170cts, lieu de naissance des plus riches créations, patrie de tous les contrastes qui se résorbent en la seule unité ; ici, tout
171mes l’Européen à venir ; s’ils appartinrent à une patrie, ce ne fut jamais que par les régions superficielles de leur intellig
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
172rotecteurs, les martyrs, les héros, les pères des patries, les saintes héroïnes, les poètes nationaux… Et dans le même désordre
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
173elle, comme ils battaient précédemment pour leurs patries plus petites qu’ils n’oublieront pas, mais qu’ils aimeront mieux. 296
99 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
174 C’est dans le vieux palace de Montreux, seconde patrie du roman russe, que j’ai rencontré Retinger, en septembre 1947. Je ve
175 Ce jeune Polonais sans nation, mais non pas sans patrie, va recevoir une éducation idéalement européenne. Son père est mort l
176ais à fréquenter sa maison, et à lui parler de sa patrie. Un soir, Conrad, songeant à ses difficultés financières, eut soudain
177 mission politique de première importance pour sa patrie. Mais cette mission, il devra l’accomplir en passant d’abord chez l’e
100 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
178ope non pas comme d’une cause à défendre ou d’une patrie plus vaste à glorifier, mais comme d’une aventure décisive pour l’hum