1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1phénomène n’est pas particulier à la France — les paysans sont en train de redevenir serfs, serfs des syndicats et des capitali
2des luttes religieuses encore vivace fait que les paysans gardent une méfiance frondeuse vis-à-vis du gouvernement, le libérate
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
3 [p. 123] Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927) ab « Je n’admets pas qu’on reprenne mes par
4stant, d’une véritable « mythologie moderne ». Le Paysan de Paris est une suite de promenades dont la composition n’est pas sa
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
5che : que c’est de la littérature. Alors, quelque paysan du Danube survenant : — Je vous croyais écrivain ? — Hélas ! soupirez
6arlez plus, j’en sors, je l’abandonne… Mais notre paysan, rusé : — Vous l’abandonnez ? Pour quoi ? — Pour la vie ! Or je pense
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
7raconte dans Ma Vie et mon Œuvre. Il naît fils de paysan. Il passe son enfance à jouer avec des outils, « et c’est avec des ou
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
8sion méthodique des hommes et son mépris pour les paysans. Qu’il soit officier ou troupier, on le reconnaît à une façon pédante
9 s’ils étaient sensibles aux finesses de l’ironie paysanne. Mais je n’en dirai pas plus, de peur de m’échauffer inutilement. Si
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
10aids — sauf les demi-juifs — mais laids comme des paysans, beaux hommes aux traits lourds. Dans l’ivresse, leurs yeux s’agrandi
11Il y a de petits nobles déclassés, des juifs, des paysans, des communistes, de grands nobles, et des tziganes. D’ailleurs, le b
7 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
12adictoires. Durant les entr’actes, une fanfare de paysans bleu de roi joue sur un rythme impeccable, avec toujours les mêmes no
8 1932, Le Paysan du Danube. Note
13tieuse modestie. Comment, après cela, l’auteur du Paysan du Danube oserait-il assurer qu’il considère ces petits écrits comme
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
14aids — sauf les demi-juifs — mais laids comme des paysans, beaux hommes aux traits lourds. Dans l’ivresse, leurs yeux s’agrandi
15Il y a de petits nobles déclassés, des juifs, des paysans, des communistes, de grands nobles, et des tziganes. D’ailleurs, le b
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
16radictoires. Durant les entractes, une fanfare de paysans bleu de roi joue sur un rythme impeccable, avec toujours les mêmes no
17 À chaque station nous débarquons un peu moins de paysans et de paniers ventrus, embarquons un peu plus d’ouvriers, casquettes
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
18le burgrave salue cordialement et franchement des paysans qui s’inclinent sans contrainte. Est-ce là dire que le « retour » à t
19 à l’organisme de leur vie sociale. Ils vivent en paysans, de leurs produits. Ils consomment fort peu d’idéologies importées. L
12 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
20 [p. 814] encore, employé de bureau ; le dernier, paysan. On n’a pas voulu d’eux, là-bas. Et les voici lancés dans une vie d’a
13 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
21Sa ligne de bataille s’étend. Il crée l’Union des paysans. Il évangélise. Il devient le « fou du Christ ». À peine a-t-il réuss
14 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
22t s’il était là, je lui ferais ma belle révérence paysanne et je lui dirais : — Asseyez-vous. — Et je lui ferais le café, et j’i
15 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
23r à parler : une élite, une espèce d’aristocratie paysanne. Vivant près d’eux, pour eux, il les a vus tout autrement que ne l’eû
24s heureux, entre des jeunes bourgeois, des jeunes paysans et ouvriers plus ou moins « déclassés » comme le sont aujourd’hui pre
16 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
25il demeure certain que l’ouvrier et l’artisan, le paysan et le boutiquier ont une tendance naturelle à estimer que la « pensée
17 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
26mations extra-parlementaires, Croix-de-Feu, Front paysan, Front social, etc., enfin tout le remue-ménage des « regroupements »
27lementaires, les grands bourgeois, une partie des paysans, les industriels et leurs Comités, la majorité des moyens et petits c
28es revendications ouvrières et des revendications paysannes. Notre projet de service civil en liaison avec les corporations local
29st familier. Dans certaines déclarations du Front paysan, nous distinguons les germes d’une conscience fédéraliste qui appelle
18 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
30 une révolution radicale. Alors que le travail du paysan asservi était pour lui « un destin qu’il subissait », le travail du b
31 réalisation voulue par lui-même ». Le travail du paysan asservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeois désormai
19 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
32navigateurs. L’autocar sent la marée fraîche. Des paysannes en coiffe, assises au fond, jacassent dans leur patois rapide et mono
20 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
33els… On trouve encore dans ce livre des anecdotes paysannes assez libres, rédigées dans un patois un peu trop exemplaire. D’intér
34nt une dizaine d’hommes. Deux ou trois coiffes de paysannes seulement. Et des enfants autour du trépied de l’appareil, empressés
35mbre encombrée de livres et de papiers ; cuisines paysannes, confortables et richement odorantes. Le confort de celle-ci est plus
36ennent ici quelque chose de joliment absurde. Les paysans du village ne sont pas même tous capables de lire le journal, et j’ai
37ène surélevée. Environ une centaine d’auditeurs : paysans et pêcheurs, cela se voit. Au premier rang, deux « dames », l’une trè
38buse ne tarda guère à stopper pour embarquer deux paysannes encombrées de paniers, puis d’autres paysannes, puis des gars endiman
39ux paysannes encombrées de paniers, puis d’autres paysannes, puis des gars endimanchés qui allaient s’amuser au chef-lieu, si bie
40j’ai vu [p. 58] tous les jours les mêmes têtes de paysans et de pêcheurs, ni belles ni laides comme les têtes que l’on connaît
41nt de cette tradition sacro-sainte, c’est que les paysans travaillent beaucoup plus qu’il ne serait nécessaire à leur subsistan
42 sais rien 4 . Je me borne à constater qu’ici les paysans travaillent trop, se plaignent du mauvais rendement de la terre, et r
43 qui correspond bien à ce que les pêcheurs ou les paysans aiment à se faire dire, me semble-t-il. D’ailleurs, il y a peu de nou
44 19 février 1934 Les gens : récit d’une journée paysanne. — En revenant de la côte, je me suis arrêté au Moulin de la Purée, p
45fie pas d’abord : faim et fatigue, comme pour les paysans, mais d’abord humiliation. « Devenir pauvre », « être ruiné », c’est
46as encore un de ces régimes de dictature ; si les paysans avaient plus de liberté qu’auparavant, etc. Mais ce qui me surprit da
47crète. Esprit critique, méfiance intelligente des paysans, conscience de leur autonomie… Je ne bifferai pas les conclusions que
21 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
48x femmes ? Je résume mes renseignements : famille paysanne, de tout temps. Vie laborieuse, peu ou point de gains depuis des anné
49ses, elle est bien à la ressemblance des vieilles paysannes de par ici, recuite et mordue par le temps, sobre et gaie, pauvre et
50 les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur conduite et da
51sociales », amateurs de littérature, philosophes, paysans, cercles d’hommes, groupant des ouvriers et des bourgeois… J’ai parlé
52 de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans un temple, dans un café, dans une salle d’Université… Cui bono
53 du temps qu’il fait, occupation fondamentale des paysans et des bourgeois, c’est une manière de s’exprimer qui en dit plus lon
22 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
54 des fusillades massives, de l’asservissement des paysans, de la puissance des trusts étatisés, des nouveaux maréchaux rouges,
23 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
55 [p. 826] Paysans de l’Ouest (15 juin 1937) a 10 décembre 1933 Un discours de l’inst
56nt une dizaine d’hommes. Deux ou trois coiffes de paysannes seulement. Et des enfants autour du trépied de l’appareil, empressés
57ennent ici quelque chose de joliment absurde. Les paysans du village ne sont pas même tous capables de lire le journal, et j’ai
58ène surélevée. Environ une centaine d’auditeurs : paysans et pêcheurs, cela se voit. Au premier rang, deux « dames », l’une trè
59tellectuel en chômage. » (Écrire, aux yeux de ces paysans, ne signifie proprement rien. S’ils ont un peu de respect pour moi, c
60nt de cette tradition sacro-sainte, c’est que les paysans travaillent beaucoup plus qu’il ne serait nécessaire à leur subsistan
61 sais rien 4 . Je me borne à constater qu’ici les paysans travaillent trop, se plaignent du mauvais rendement de la terre, et r
62 qui correspond bien à ce que les pêcheurs ou les paysans aiment à se faire dire, me semble-t-il. D’ailleurs il y a peu de nouv
63as encore un de ces régimes de dictature ; si les paysans avaient plus de liberté qu’auparavant, etc. Mais ce qui me surprit da
64crète. Esprit critique, méfiance intelligente des paysans, conscience de leur autonomie… Je ne bifferai pas les conclusions que
24 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
65s et des isolés, des monstres, des bourgeois, des paysans, une belle jeune fille de la noblesse, une bohémienne, un jeune paste
25 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
66ses, elle est bien à la ressemblance des vieilles paysannes de par ici, recuite et mordue par le temps, sobre et gaie, pauvre et
67 les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur conduite et da
68sociales », amateurs de littérature, philosophes, paysans, cercles d’hommes, groupant des ouvriers et des bourgeois… J’ai parlé
69 de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans un temple, dans un café, dans une salle d’Université. Cui bono
70 du temps qu’il fait, occupation fondamentale des paysans et des bourgeois, c’est une manière de s’exprimer qui en dit plus lon
26 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
71qui se trouvent mises en question par sa méfiance paysanne. Cela n’est pas sans irriter certains. Pour moi, je ne sais rien de p
27 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
72els… On trouve encore dans ce livre des anecdotes paysannes assez libres, rédigées dans un patois un peu trop exemplaire. D’intér
28 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
73ent donné la moindre idée exacte. J’ai décrit les paysans parmi lesquels je vivais, quelques instituteurs, des chauffeurs d’aut
29 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
74, on en déclencha une seconde. Quantité de petits paysans endettés virent leurs domaines « arrondir » les latifundia en formati
75ocrates puissants et un prolétariat désespéré. Le paysan libre disparaît, et, avec lui, le soldat-citoyen. La terre est aux ri
76tinées à permettre la reconstitution d’une classe paysanne. Mais il est trop tard. Rome toute entière, plèbe et patriciat, ne ve
77e son côté, trouve un nouvel appui dans la classe paysanne réduite au servage ou au nomadisme. En effet, du xiiiᵉ au xivᵉ siècle
78nvahis par le bétail du seigneur au grand dam des paysans. D’où prolétarisation de ces derniers. Les enfants de familles nombre
79rrivée des parvenus qui fit prendre conscience au paysan de cette évolution. De cette époque datent à la fois la formation du
80a séparation brutale, visible, du châtelain et du paysan. Les révoltes conjuguées des prolétaires urbains et agricoles, écrasé
30 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
81rmes soient en faveur des [p. 17] ouvriers et des paysans ; et que les impôts prennent les proportions d’une confiscation de ca
82amner la violence (libéralisme morbide). Le jeune paysan brutal qui lui tient tête figure l’Allemagne nouvelle. Grâce à lui, l
31 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
83er autre chose. Ne jouons pas le jeu. Imitons les paysans du Morgarten : ils n’avaient pas d’armures ni de lances : ils trichèr
32 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
84ent [p. 657] plus que sous forme de plaisanteries paysannes 86 . La demande en mariage, avec échange de visites en haut de forme
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
85 foi des troubadours… 14. La Nouvelle Héloïse Paysan de Genève, Rousseau échappe à l’influence du don-juanisme citadin, ma
34 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
86ttieri « la plupart des hommes d’armes étaient ou paysans ou de la lie du peuple, presque toujours sujets d’un autre prince que
87 son urbanisation. Pour une bonne part des masses paysannes, la première guerre mondiale fut un premier contact avec la civilisat
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
88l n’existent plus que sous forme de plaisanteries paysannes. La demande en mariage, avec échange de visites en haut-de-forme et «
36 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
89s à des notions bien claires dans le cerveau d’un paysan prussien. D’où les malentendus que l’on sait, et les « explications »
37 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
90des habitants de Magdebourg, sous Wallenstein, le paysan et l’artisan français jouissaient d’une quiétude parfaite. Ainsi la v
38 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
91 citoyen de bon sens et de bon conseil, un solide paysan, les deux pieds sur la terre, et non pas un sectaire ou un illuminé a
92rdées, il me paraît licite de voir dans le cas du paysan, illettré et simple fidèle, une sorte de préfiguration du drame qui s
93 du sens moral et communautaire. Le réalisme très paysan et très helvétique de Nicolas le préserva des excès de la secte — c’e
39 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
94e année. Né au début du xve siècle d’une famille paysanne de l’Obwald, il avait été capitaine, puis juge de paix, puis simple a
95 de son prochain. II n’a renoncé à ses travaux de paysan que pour mieux travailler au bien de tous. En fin de compte, sa retra
40 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
96 dis on, je ne sais pas qui c’est. Comme le brave paysan vaudois, après la grêle, qui désignait d’un doigt le ciel coupable :
97p avec une précision quasi absurde. Cette chambre paysanne ou j’écris maintenant, sur un bon papier quadrillé, tandis qu’Albert
98ines de ferme, dans cette chambre boisée… Confort paysan, seul authentique en nos pays. Aux parois, des versets bibliques, let
41 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
991939) e Je l’ai pourtant quittée, cette chambre paysanne, mais j’y suis pour peu que j’y pense, et c’est souvent. Faites le co
42 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
100qui se trouvent mises en question par sa méfiance paysanne. Cela n’est pas sans irriter certains. Pour moi, je ne sais rien de p
43 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
101 au dessert leur couplet. Ce complexe de mystique paysanne, de goût de « l’authentique », de musique russe, d’avant-garde ascéti
44 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
102élisèrent la Suisse expliquait à son auditoire de paysans que les martyrs sont nos meilleurs intercesseurs auprès de [p. 14] Di
45 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
103ne. Tout se passe dans une atmosphère de méfiance paysanne et tatillonne. Et la neige molle qui couvre le pays rend la moindre d
46 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
104 dans l’image et le signe physique ? Moustache de paysan, grosse ruse de paysan… Façons de parler tout à la fois carrées et tr
105ne physique ? Moustache de paysan, grosse ruse de paysan… Façons de parler tout à la fois carrées et très prudemment mesurées.
47 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
106 nos cérémonies, précautions oratoires, méfiances paysannes ou réserves mondaines, que je découvrais un aspect tout contraire de
48 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
107tants de Magdebourg, sous Wallenstein, [p. 25] le paysan et l’artisan français jouissaient d’une quiétude parfaite. Ainsi la v
49 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
108 dis on, je ne sais pas qui c’est. Comme le brave paysan vaudois, après la grêle, qui désignait d’un doigt le ciel coupable :
109p avec une précision quasi absurde. Cette chambre paysanne où j’écris maintenant, sur [p. 34] un bon papier quadrillé, tandis qu
110ines de ferme, dans cette chambre boisée… Confort paysan, seul authentique. Aux parois, des versets bibliques, lettres d’argen
111ollande.) Je l’ai pourtant quittée, cette chambre paysanne, mais j’y suis pour peu que j’y pense, et c’est souvent. Faites le co
112se, mort soldatesque et mort de carnaval, vierge, paysanne, ou fille à lansquenets, c’est toujours elle qui le rejoint ou qu’il
50 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
113culer d’un bout à l’autre du train, enjambant des paysannes et des soldats endormis dans le couloir au milieu de leurs paquets et
114 venant des terres abandonnées du Nord et que nos paysans s’efforcent d’arrêter avant qu’elles n’étouffent leurs champs. J’ai v
51 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
115homme son intimité. Rien d’étonnant si l’idéal du paysan américain est de se retirer à la ville ! Washington, 30 octobre 194
52 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
116as sa terre, n’y revient donc jamais vraiment. Le paysan n’aime que sa terre, ne l’aime donc pas de la meilleure manière, s’il
53 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
117gayent les étrangers de passage, un peu comme ces paysans qui se poussent du coude quand on les laisse entrer dans le hall du c
54 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
118n immense complot mondial pour couper nos racines paysannes ? La machine à vapeur, la concentration urbaine, l’avion, la « défens
119illes. Ces villes, dont nous pensions devenir les paysans, seront les premiers objectifs de la bombe. Nous ne les abandonnerons
55 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
120 n’apprendrons rien. Cependant qu’un beau jour le paysan normand et le boutiquier de Lyon ne pourront plus boucler leurs compt
56 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
121 au peuple, il vaquait à ses travaux. Un jour, un paysan nommé Gordius vient à cette ville de Phrygie. Il déclare qu’il voudra
122stera. L’innocence du prédestiné, et la malice du paysan s’y mêlent dans un vertige de trouvailles, dans une embrouille de gén
57 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Pour la suppression des visas (23 avril 1946)
123as sa terre, n’y revient donc jamais vraiment. Le paysan n’aime que sa terre, ne l’aime donc pas de la meilleure manière, s’il
58 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
124ous submerger et détruire nos coutumes d’économie paysanne ; on achètera nos âmes avec des frigidaires ; la sottise humanitaire
59 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
125ité et de mal ! Le prochain, sais-tu, ce sont les paysans de Kiew, que tu rêves de combler de bienfaits. » (Tolstoï, La Guerre
60 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
126 au peuple, il vaquait à ses travaux. Un jour, un paysan nommé Gordius vient à cette ville de Phrygie. Il déclare qu’il voudra
127estera. L’innocence du prédestiné et la malice du paysan s’y mêlent dans un vertige de trouvailles, dans une embrouille de gén
61 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
128 nos cérémonies, précautions oratoires, méfiances paysannes ou réserves mondaines, que je découvrais un aspect tout contraire de
62 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
129ous submerger et détruire nos coutumes d’économie paysanne ; on achètera nos âmes avec des frigidaires ; la sottise humanitaire
63 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
130st exact et réaliste, exempt de nos complications paysannes, de nos pudeurs d’aristocrates ruinés, de nos revendications ouvrière
64 1948, Suite neuchâteloise. III
131ens suisses, qu’ils soient bourgeois, ouvriers ou paysans, pourraient sans peine reconstituer leur ascendance jusqu’à des époqu
132, où les trois quarts de la noblesse trouvent des paysans aux quatrième et cinquième échelons en remontant » (II. 63). Et il av
65 1948, Suite neuchâteloise. VII
133 Odeur de l’eau — pour toute la vie » écrivait un Paysan du Danube, et vingt ans ne l’ont pas démenti. Je dénombre mes lacs et
66 1948, Suite neuchâteloise. VIII
134a même vie intérieure… Il me disait aussi que les paysans huguenots des Cévennes et du Languedoc sont en [p. 85] réalité des mu
67 1948, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Lacs (août 1948)
135 Odeur de l’eau pour toute la vie », écrivait un Paysan du Danube , et vingt ans ne l’ont pas démenti. Je dénombre mes lacs e
68 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
136 de Zurich, par exemple, et de ses petits voisins paysans. Les sombres prévisions des réalistes quant aux effets d’une union « 
69 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Lettre aux députés européens (15 août 1950)
137e de Zurich par exemple, et de ses petits voisins paysans. Les sombres prévisions des réalistes quant aux effets d’une union « 
70 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, n’oubliez pas l’exemple de la Suisse (3 octobre 1950)
138 de Zurich, par exemple, et de ses petits voisins paysans. Les sombres prévisions des réalistes quant aux effets d’une union « 
71 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
139is un homme en prison, qu’il soit intellectuel ou paysan, sait très bien ce qu’il a perdu. Il n’en demande pas la définition.
140ier ; le fils d’un noble, officier ; le fils d’un paysan, paysan. Aujourd’hui, il peut devenir n’importe quoi, avec un peu de
141 fils d’un noble, officier ; le fils d’un paysan, paysan. Aujourd’hui, il peut devenir n’importe quoi, avec un peu de chance.
72 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
142s toutes les castes, chez les brahmines, chez les paysans et artisans, mais le pouvoir est aux « sécularistes » qui se détachen
73 1952, Journal de Genève, articles (1926–1982). Au pays du Patriarche (29-30 novembre 1952)
143 s’arrête avant de toucher les rives du lac ; les paysans ne sont pas pêcheurs et n’aiment pas l’eau. La frontière est partout,
74 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
144sée (avril 1952) c Chacun connaît l’histoire du paysan qui affirmait sortir de l’église, non du café. « Ah tu étais à l’égli
75 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
145 bas Moyen Âge un cas exceptionnel, et celles des paysans de l’Europe occidentale renferment peu de faits aussi surprenants. La
146out ailleurs : de tous les combats livrés par les paysans de l’Europe occidentale en faveur de la liberté, celui-là seul a abou
147 la fois pauvre et compartimenté contraignait les paysans du centre à un travail d’équipes, à l’entraide mutuelle. La mission p
148me le fit la Révolution française. La plupart des paysans suisses étaient des « hommes libres », certes, mais le seigneur resta
149Flue apparaît tout d’abord comme le type idéal du paysan libre de la Suisse centrale, de bon sens et de bon conseil, les deux
150ince de l’Église que fut Mathieu Schiner. Fils de paysans valaisans, s’élevant avec ténacité et astuce lentement jusqu’aux plus
151une fois leur engagement expiré, ils redevenaient paysans dans leur village, ou boutiquiers dans leurs villes, ils racontaient
152és. Il n’y a guère plus de ressemblance entre les paysans de la Suisse centrale et les citoyens de Genève qu’entre les Grecs et
76 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
153tants qu’il contient, un quart seulement sont des paysans et plus de la moitié vivent de l’industrie. Avec moins de pittoresqu
154le parti radical, le parti agrarien (ou parti des paysans, artisans et bourgeois), et le parti des Indépendants. Les radicaux o
155 ou inexistant, comme Berne. Le groupe des Jeunes Paysans constitue son aile gauche. Quant aux Indépendants, ils se distinguent
156des Italiens par les Alémaniques, des artisans et paysans par les industriels et les masses ouvrières. Si rien de tout cela ne
77 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
157re de la Suisse. Cependant, l’avenir de la classe paysanne reste inquiétant, en dépit d’un certain nombre de facteurs favorables
158 de diverses manières la production agricole. Les paysans peuvent aussi s’appuyer sur l’action de leurs coopératives locales, q
159urbains, diminue l’isolement moral et physique du paysan, et par suite freine la désertion des campagnes. Il n’en reste pas mo
160e est réputée considérable. Les grandes Unions de paysans ou d’artisans offrent les mêmes caractéristiques que les syndicats :
78 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
161ils deviennent plus tard ouvriers ou professeurs, paysans ou commerçants, ils reçoivent donc côte à côte la même formation de b
79 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
162e peau. Dans la vie courante, grands bourgeois ou paysans, ils parlent leurs dialectes, dont ils possèdent au moins un par cant
163out d’abord une vieille méfiance populaire, voire paysanne, et surtout sensible en Suisse alémanique, à l’endroit des « aventure
80 1956, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Oserons-nous encore… » (6 novembre 1956)
164e, le massacre des ouvriers succédant à celui des paysans, l’incompétence brutale avouée périodiquement, la trahison des chefs
81 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
165tinental que le mineur extrait le charbon, que le paysan moissonne son blé. Ils s’en moquent, soit. Chacun d’eux veut seulemen
82 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
166diévale, comme aujourd’hui encore dans les masses paysannes, l’idée d’une évolution imprévisible et progressive est généralement
83 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
167 montrent des constables et des horse guards, des paysans en sabots sur un fond de moulins, des statues sur un fond de ruines a
168Berne, ni l’horloger réfléchi du jura, ni même le paysan de Gruyère, jodleur aussi, mais en patois latin. Si l’un d’eux invita
84 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
169 au pillage se révoltent. Leurs ouvriers et leurs paysans se dressent contre Moscou au nom du socialisme. Leurs étudiants, leur
85 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
170diévale, comme aujourd’hui encore dans les masses paysannes, l’idée d’une évolution imprévisible et progressive est généralement
86 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
171, de nos architectes, de nos éducateurs et de nos paysans, de la main-d’œuvre industrielle, des artisans, des savants et des ph
87 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
172Guy Mollet, c’est-à-dire à l’Est de la Gauche. Un paysan, un artisan, un camionneur, un petit commerçant athée ou catholique,
88 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur un chassé-croisé d’idéaux et de faits (novembre 1959)
173voyage fait au bon peuple de Moscou sur le ton du paysan qui revient de la ville et raconte en se tapant sur la cuisse comment
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
174on Ottavio s’indigne au nom de la morale, mais le paysan Mazetto semble savoir un peu ce qu’il en est. En ce sens, uniquement,
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.1. Proto-histoire d’un continent sans nom
175ils ont profondément implanté, dans la conscience paysanne, la vénération des morts. De hardis prospecteurs ont porté jusqu’aux
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
176ie, il faudrait qu’il vainquît successivement les paysans robustes de la Russie, les nombreuses armées de l’Allemagne, la vaill
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
177xie pure et des coutumes ancestrales de la Russie paysanne, telles que le mir, adversaires donc de « l’Europe », et cette revue
93 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
178on Ottavio s’indigne au nom de la morale, mais le paysan Mazetto semble savoir un peu ce qu’il en est. En ce sens, uniquement,
94 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
179te avions américains. Le dernier soir, un char de paysan vint les prendre. Deux hommes y avaient déjà pris place, et J.H.R. re
95 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
180n fouillis de coutumes séculaires, artisanales et paysannes, de chicanes légales ou fiscales, de fronde populaire et de revendica
96 1962, Les Chances de l’Europe. Appendice : Sartre contre l’Europe
181 asiatique : or, métaux, pétrole, caoutchouc. (Le paysan serait-il la création de sa terre et des richesses qu’elle contient ?
97 1962, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’Europe est d’abord une culture (30 juin 1962)
182es de ma nation, que je sois industriel, ouvrier, paysan ou politicien, je me dis que quelque chose ne marche pas. C’est alors
98 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
183outes les races du monde se mêlent à nos derniers paysans dans une odeur de bouillon Maggi et de cigares de Brissago, qui étaie
99 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.3. « La Suisse est née de la révolte de pâtres libertaires contre le despote autrichien »
184dwald. Que sont les libres ? Des propriétaires et paysans ne relevant pas des seigneurs, et qui sont ou se disent socialement l
185trois Schwyzois qui appartenaient à la classe des paysans libres et des grands propriétaires — ils étaient donc, socialement pa
186e et des chevaliers ; Burkard Schüpfer, lui aussi paysan libre, le premier landamman d’Uri mentionné dans les documents, charg
100 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.4. « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
187e du Grütli vers 1304 par trois (ou trente-trois) paysans représentant les trois vallées -— et parfois même on dit que Tell y a