1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1nvergure, et brûlant, une intrigue puissante, des personnages d’une belle richesse psychologique. En fermant le livre on a presque
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
2iscuter toutes les idées qu’elles illustrent. Les personnages discutent certes, mais leurs actions sont les meilleurs arguments. Et
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
3e pièce de Pirandello. N’annonce-t-il pas que les personnages des trois nouvelles « sont réels, très réels, de la réalité la plus i
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
4reste. Tout cela, Walpole ne le dit pas. Mais ses personnages le suggèrent de toute la force du trouble qu’ils créent en nous : Mar
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5ituent entre Gide et Aragon nous montrent le même personnage : un être sans foi, à qui une sorte de « sincérité » interdit de comm
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
6ce pas, un amusant sujet de conte moral, avec ses personnages un peu conventionnels et l’invraisemblance assez piquante de ses péri
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
7es idées graves en leur présentant les miroirs de personnages cocasses à souhait, qui manifestent, avec un certain manque de convic
8 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
8 m’habiter ; je ne sais plus… Je suis beaucoup de personnages, faudrait choisir. Vous me direz qui je suis, mes amis ; quel est le
9eurer sur mes déboires, ce malaise seul liait les personnages auxquels je me prêtais. Mais en même temps que je le découvrais, dans
9 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10pour n’y plus rien comprendre. ⁂ Qu’on imagine un personnage de tableau se mettre à décrire ce qu’il voit autour de lui — et l’éto
11te au lecteur parce qu’il ne sait pas tout sur le personnage. Mais quant à l’auteur, il n’y a pas de gratuité. Le geste le plus in
12t d’un mécanisme inconscient, aussi révélateur du personnage que ses actions les mieux concertées. Rien n’est gratuit que relative
13Un arrêt (l’auteur se met à se regarder vivre, le personnage à douter du sens de sa vie) et les forces centripètes l’emportent peu
14manciers modernes ont-ils tant de mal à créer des personnages ? C’est parce qu’une sorte de sincérité les retient d’imposer aux hér
15’illusion. (Max Jacob.) Un rôle ? Oui. Mais si le personnage est maintenu jusqu’à la mort, il se confond avec l’homme même. (André
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
16rouche pour la liberté, qui font de cet ombrageux personnage une manière de Rousseau surréaliste. Devant cette ostentation de révo
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
17e l’aîné au plus jeune, lequel envoie l’un de ses personnages pour remercier ; (pouvait-il mieux trouver qu’un René Dubardeau pour
18n Cassou ne va pas s’attabler au café en face des personnages de Jaloux. Et peut-être que la comtesse Rezzovitch a rencontré M. Pau
19later dans un cadre très moderne où s’agitent des personnages spirituellement dessinés un de ces drames tout intérieurs dont il dit
20tuel, fantaisiste — (cette touche pour peindre un personnage épisodique : « Il confondait la rose et la pivoine, l’orange et l’ana
12 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
21s toiles comme le Souvenir de l’Évêché. Décors et personnages semblent d’une matière idéale. Tout est lisse et parfait. Trop parfai
13 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
22ants où je me voyais figurer comme une sorte de « personnage aux dés ». Ce furent d’abord des images décousues de sa vie, brillant
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
23êlais à mes pensées des fragments de rêves et les personnages des affiches, tout en marchant sans fin dans les couloirs implacablem
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
24pressions courantes, maximum de « situation » des personnages obtenu avec un minimum de répliques ; enfin, un style parfaitement pa
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
25chef d’orchestre dont la baguette éteint tous les personnages et lui-même. ⁂ Le tout ne dure pas 20 minutes. Et c’est heureux. Nous
17 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
26s dont le jeu donne aux nuances assez troubles du personnage central une résonance plus profonde. Louis II, ce chimérique, disposa
18 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
27e qui devient impuissant. Impossible d’évoquer un personnage précis pour lui faire endosser le blâme, mais comme l’homme nommé For
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
28e nous replonge dans une atmosphère autre, où les personnages ont cet air un peu ivre et capable de n’importe quoi, cet [p. 249] ai
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
29 que si elles y échouent, il restera du moins des personnages ! Mais la grandeur d’un Du Bos, n’est-elle pas précisément dans son r
21 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
30e nuée de romanciers à peine plus réels que leurs personnages ; des êtres gris, marqués d’un point rouge, professeurs, journalistes
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
31vre, il s’associe à un aventurier danois, Perken, personnage énigmatique qui possède une sorte de puissance militaire, sans doute
32 tropicale, puis avec les sauvages Moïs, donne au personnage un relief étonnant, mais contribue à créer des obscurités que le styl
33 cas Malraux, — le cas Perken si vous voulez. Les personnages de M. Malraux se ressemblent dans le souvenir du lecteur : leur tempé
34its du modèle. Cet air de famille qu’ont tous les personnages peints par Rembrandt, et qui permet de les identifier au premier coup
35 avons tous en nous de quoi composer un semblable personnage, plus vrai que nous-mêmes parce que plus cohérent, plus représentatif
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
36n mondain — entendons mondain par le cadre et les personnages, non par l’inspiration. (Dans le cas de Baring, elle serait plutôt re
37ernationale. Cela permet à l’auteur autant qu’aux personnages de ne pas s’attarder à des considérations matérielles fastidieuses ;
38eur qui s’arroge un petit jugement dernier de ses personnages, comme le moraliste s’arroge le pouvoir de séparer le bien du mal par
39us des fatalités humaines, ce qui compte chez les personnages de Baring, c’est la manière d’accepter une destinée, de la transfigur
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
40t d’une profusion peu commune de petits faits, de personnages et de descriptions des lieux où ils vivent. C’est dire que l’œuvre mé
41ut. Et par tous les revirements intérieurs de ses personnages également. Quant à lui, la complexité vivante de sa vie morale n’a d’
25 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
42ur laisse voir la moindre ironie vis-à-vis de ses personnages ; car il risque de les priver par là de cette autorité mystique, abso
26 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
43de grèves, chef syndicaliste, Kagawa est l’un des personnages les plus influents du Japon, et l’on n’a pas oublié son fameux messag
27 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
44ons [p. 49] de l’homme, et particulièrement de ce personnage égoïste et, en somme, assez lâche, qu’on appelle l’individu. Il faut
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
45s créations de l’homme, et particulièrement de ce personnage égoïste et, en somme, assez lâche, qu’on appelle l’individu. Il faut
29 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
46 Il n’y aurait pas de roman. Une histoire dont le personnage principal est « la main du Seigneur », ou encore « l’insondable Provi
47éroule sur un rythme large à travers un peuple de personnages vivement contrastés, et des paysages baignés d’une longue lumière bor
30 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
48 Il n’y aurait pas de roman. Une histoire dont le personnage principal est « la main du Seigneur », ou encore « l’insondable Provi
31 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
49 couteau. On oublie cela, on fait d’Abraham « un personnage insignifiant » et le comique c’est qu’on persiste à l’offrir en exemp
50tion « dialectique » de l’homme illustrée par les personnages de Dostoïevski, commentée sur le plan théologique par Karl Barth, et
32 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
51Breuil est mêlé de très près à l’existence de ses personnages : [p. 103] et le « nous » qui apparaît parfois dans certains chapitre
33 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
52re De tout ceci, retirons deux faits simples : un personnage consulaire, président d’une commission d’État pour une exposition pro
34 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
53space », il s’amuse, il s’effraie [p. 599] de ses personnages, il les hait furieusement, il les approche avec méfiance et tout d’un
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
54lable à de l’ancien (comme le dit, à peu près, un personnage de Claudel). Du nouveau qui ne soit pas création absolue et imprévisi
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
55ardinaux Bembo et Sadolet. « L’humaniste était un personnage absolument indispensable aux républiques aussi bien qu’aux princes et
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
56enèse et l’ambition secrète de l’art de Ramuz. Un personnage de Ramuz, c’est d’abord une apparition, — une image venant à nous. « 
57une pensée. ⁂ Il reste la fameuse psychologie des personnages. Que peut-elle signifier dans ce monde physionomique, et par quoi va-
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
58onfortables légendes : où allait nous conduire ce personnage muet, enfermé dans la cabine du petit tracteur qui nous remorquait ?
59ersations absurdes et rapidement intimes, avec ce personnage enfoui à côté de vous dans un luxueux fauteuil de cuir rouge ou bleu
39 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
60ersations absurdes et rapidement intimes, avec ce personnage enfoui à côté de vous dans un luxueux fauteuil de cuir rouge ou bleu
40 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
61, ou la gloire de conter ! Plusieurs douzaines de personnages, des familles et des isolés, des monstres, des bourgeois, des paysans
62 qui l’accepte avec humilité. Et cinquante autres personnages, des foules aux foires, la vie commune du bourg et des paroisses. C’e
63s l’autre, tous les éléments historiques, décors, personnages et coutumes, que les romans mettront en œuvre : il n’y manque rien qu
64rel envoûtant, intimement mêlé aux sentiments des personnages. Considérez ces trois facteurs dans le roman de la grande époque (xix
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
65land note à propos du roman d’un débutant : « Les personnages n’y semblent naître et se nourrir que de la fièvre de l’auteur. » N’e
66 » N’est-ce pas, en somme, toujours ainsi que les personnages naissent et se nourrissent ? Mais on a convenu de n’en rien laisser p
67roire que ce n’est pas lui qui agit… Pourtant ses personnages ne sont pas plus vrais que lui ; le mieux qu’on puisse attendre, c’es
68jà : « Mais je n’ai rien voulu de tout cela ! Mes personnages se sont imposés à moi etc. » Je n’ignore pas que des visions parfois
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
69 Le héros principal — il y a bien une centaine de personnages tous nobles ou riches — finira certainement dans le marxisme : l’aute
70semble est assez passionnant. Proust a fourni les personnages, Huxley certain cynisme de naturaliste puritain en révolte contre sa
43 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
71 plus précis, sinon les mémoires de Trotski. Deux personnages retiendront particulièrement l’attention : le colonel Maercker, fonda
44 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
72urquoi il la défend, et pourquoi il s’occupe d’un personnage qui ne semble exciter ni sa réprobation ni son enthousiasme. C’est ce
73entre la personnalité, naturelle ou factice (ou « personnage ») et la personne. Et nous retrouvons alors ce qu’on pourrait nommer
74e, l’effort de l’homme pour transcender son petit personnage individuel ou sociologique, et se mettre au service de quelque chose
45 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
75la société de la ville ; depuis, il est devenu un personnage, recherché par ceux-là mêmes qui lui avaient fait subir les plus durs
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
76, celui qui commet l’adultère devienne soudain un personnage intéressant ? Le roi David en volant Bethsabé commet un crime et se r
47 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
77internés une libération rapide, Kuncz écrit à des personnages haut placés pour leur faire part de son état : mais les lettres n’arr
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
78qui fait qu’une histoire, un événement ou même un personnage deviennent des mythes, c’est précisément cet empire qu’ils exercent s
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
79lement insatisfait au contraire ; enfin, que deux personnages : le poète qui, huit cents, neuf cents, mille fois réédite sa plainte
80es églises sont désertes et tombent en ruine… Les personnages les plus importants de ma terre se sont laissés corrompre. La foule a
81tages et loges. Dans l’une de ces loges habite un personnage qui se nomme l’Idée voilée. Elle « connaît les secrets qui guérissent
82ux ».) Dans le Château de l’Âme habitent d’autres personnages allégoriques, tels que Beauté, Désir et Angoisse, le Renseigné, le Pr
83ère lequel nos érudits s’épuisent à retrouver des personnages historiques… e) La salutation est le salut que l’initié voulait donn
84la plupart des poèmes provençaux apparaissent des personnages qualifiés de losengiers (médisants, indiscrets, espions) et que le tr
85tement raffinée, avec ses procédés, ses thèmes et personnages constants, ses ambiguïtés renaissant toujours aux mêmes endroits, son
86ion réelle, tout en demeurant l’enjeu final et le personnage sacré (Appendice 7). 2. Œdipe et les dieux. — Freud désigne du nom d’
87e fraîcheur primitive, etc. « Poèmes incohérents, personnages sans caractères ni couleurs, mannequins dont les froides aventures s’
88s, que l’on confiât les enfants « à la garde d’un personnage qualifié dans une grande maison, la maison des hommes ». Ils y receva
89nté, attestés par le fait qu’un certain nombre de personnages portent dans l’indication de leur filiation le nom de leur père nourr
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
90es lois d’une plus sûre esthétique. L’emploi de « personnages constants » — le berger, la bergère, le volage, la coquette, le hardi
91he, nous ferait bien voir que la vraie volonté du personnage est exactement opposée à ces hautaines déclarations. « Il ne faut poi
92cace de sa pièce, il s’adresse en ces termes à un personnage inconnu ; [p. 218] « C’est de vous que j’ai appris que l’amour d’un
93ée. Le tour est très subtil. « Pour ce qui est du personnage d’Hippolyte, écrit-il dans la Préface, j’avais remarqué dans les anci
94s ce siècle a-t-il [p. 229] joué par rapport à ce personnage le rôle exact de Lucifer par rapport à la Création, dans la doctrine
95 des femmes et sur l’esprit de certains hommes le personnage mythique de Don Juan peut s’expliquer par sa nature infiniment contra
96ontraste est d’abord dans l’allure extérieure des personnages, dans leur rythme. On imagine Don Juan toujours dressé sur ses ergots
97tribuant à l’auteur du roman les croyances de ses personnages. Si Rousseau fut le premier à décrire ces erreurs, c’est qu’il en sou
98e de Dumas à Bataille. La fameuse « pièce à trois personnages », modèle de presque tous les auteurs dramatiques de la Belle Époque,
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
99, celui qui commet l’adultère devienne soudain un personnage intéressant ? Le roi David en volant Bethsabée commet un crime et se
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
100s du siècle dernier ont cru pouvoir attribuer aux personnages de Tristan et d’Iseut (ou Essylt) dans la mythologie celtique. Dès le
101ns [p. 354] primitivement sacré et symbolique des personnages dont ils nous content les amours. Et les traces qui subsistent, dans
53 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
102ux livres d’essais : Doctrine fabuleuse et Les Personnages du dram e. — Et en ce moment, à quoi travaillez-vous ? — J’ai en cha
54 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
103eillement que j’entrevis la réalité historique du personnage. À tel point que je n’hésitai pas à en faire le sujet d’un drame, qui
55 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
104 Diable, c’est moi qui passerais aussitôt pour un personnage diabolique, ou qui sait, pour le Diable lui-même ! — Peut-être devrie
56 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
105ies de Breughel et de Bosch. Elle représentait un personnage doté d’une tête cornue et de deux pieds fourchus, mais dont le corps
57 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
106blir. De l’un à l’autre de ces questionnaires, un personnage conventionnel se précisait : il portait bien mon nom, mon âge et mes
58 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
107nique, lorsque l’on s’aperçoit de la stérilité du personnage, et des effets stérilisants qu’entraîne sa fréquentation. Ce n’est pa
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable X : Le Diable homme du monde (17 décembre 1943)
108anique lorsque l’on s’aperçoit de la stérilité du personnage, et des effets stérilisants qu’entraîne sa fréquentation. Ce n’est pa
60 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
109ment de la personne et ce qui n’est que masque ou personnage. Un écrivain français, dont on admire le style, déclarait l’autre jou
61 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
110ir la genèse et l’ambition secrète de cet art. Un personnage de Ramuz, c’est d’abord une apparition, — une image venant à nous. « 
111une pensée. ⁂ Il reste la fameuse psychologie des personnages. Que peut-elle signifier pour le physionomiste, et par quoi va-t-elle
62 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
112vices, le voient-ils ? ⁂ Quand j’entends certains personnages officiels appeler l’esprit à la rescousse pour « barrer la route au f
113e engager militairement contre l’un de ces petits personnages, ce combat, si “total” qu’il soit, ne saurait figurer pour nous qu’un
63 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
114eur normal. Touriste des catastrophes, scandaleux personnage, comme le serait un témoin vivant mêlé aux colloques des fantômes… Je
64 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
115es de dossiers impeccables, ont l’air de jouer le personnage d’une secrétaire d’après les modèles de l’écran. Il semble qu’elles i
65 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
116’une intrigue se noue, elle gouverne aussitôt les personnages qui la vivent. Un mariage se noue, une amitié se noue. Quand on peut
66 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
117 [p. 51] L’ombre perdue L’énigme En 1813, un personnage assez hagard aborde l’imagination de Chamisso, décline son nom, décla
67 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
118’une intrigue se noue, elle gouverne aussitôt les personnages qui la vivent. Un mariage se noue, une amitié se noue. Quand on peut
68 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
119s écrivains, le premier parce qu’il est devenu un personnage officiel, le second parce qu’il fait de grosses ventes, et des ponts
120ns les revues et chez les éditeurs américains des personnages nommés re-writers ou editors, dont toute l’activité consiste à revise
69 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
121 — « le noir, la couleur nationale ! » s’écrie un personnage de Giraudoux — sans parler des débats sur la laïcité ou les écoles co
70 1948, Réforme, articles (1946–1980). Roger Breuil qui vient de mourir était un grand romancier protestant (13 mars 1948)
122’en parle jamais, et se garde bien d’utiliser ses personnages pour exposer des « idées religieuses ». Il nous montre des hommes et
123intrépide, il laisse en blanc la solution que ses personnages n’ont pas trouvée, il laisse agir en nous l’obscure question dont ils
71 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
124 Et de répondre : « Très évidemment non. C’est un personnage agressif, dynamique, et tout à fait extraverti. » Tout le contraire d
72 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
125unique de quelque essence indestructible, mais du personnage qu’il revêt dans la Cité maintenue par les cadres du Droit et des Ins
126ture. Il dicte à chacun son emploi, par suite son personnage et sa morale. Il épure, centralise et tyrannise. Il combat les goûts
73 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
127s à pire. Je l’ai dit dans un vaste roman dont le personnage central, Ulrich von X., qui me ressemble comme un frère, reporte sa p
128s à leur diagramme mythique — on aura reconnu les personnages du drame, ces Tristan séparés d’une Iseut « interdite » par un Roi Ma
129lustreront plus près de nous un Goethe, créant le personnage de Mignon, un Novalis dédiant son œuvre à l’amour de Sophie von Kuhn,
130condamnant implicitement la société qui écrase le personnage central. Or, dans la liste des best-sellers américains, ces deux roma
74 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
131’on devinait alors qu’ils étaient les modèles des personnages de ses Dialogues et récits physiognomoniques, officiers, acteurs ou a
132onscient (qui est la personne) du moi factice, du personnage et de son masque, laissant alors paraître le visage. Entre les deux «
133rieux d’une grandeur authentique. Je pensais à ce personnage du plus beau dialogue de Kassner 92 , l’oncle Hammond Sterne, de Bath
75 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Note liminaire
134érotiques dans la culture occidentale, et sur les personnages imaginaires du roman et de l’opéra en lesquels s’illustrent ces mythe
76 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — c. Présence des mythes et leurs pouvoir dans divers ordres
135: ces auteurs ont-ils inventé, ou découvert leurs personnages ? N’ont-ils pas simplement développé les clichés de phénomènes plus a
136pparition. Nous les reconnaissons dans les grands personnages qui leur ont attaché leur nom de fable, Œdipe ou Prométhée, Tristan,
77 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — e. Invasion de l’érotisme au xxe siècle
137s options caractéristiques d’une personne ou d’un personnage, et du style qui les définit ; sur la notion de l’homme qu’elles impl
78 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — h. Pour une mythanalyse de la culture
138e appliquée non seulement aux personnes, mais aux personnages de l’art, et à certaines formules de vie ; l’objectif immédiat d’une
79 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
139s à pire. Je l’ai dit dans un vaste roman dont le personnage central, Ulrich von X, qui me ressemble comme un frère, reporte sa pa
140s à leur diagramme mythique — on aura reconnu les personnages du drame, ces Tristan séparés d’une Iseut « interdite » par un Roi Ma
141llustreront plus près de nous un Goethe créant le personnage de Mignon, un Novalis dédiant son œuvre à l’amour de Sophie von Kuhn,
142condamnant implicitement la société qui écrase le personnage central. Or, dans la liste des best sellers américains, ces deux roma
80 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
143uan donne leur intérêt à tous [p. 117] les autres personnages… Sa passion met la passion des autres en mouvement. Elle résonne part
144e et vie, donc « absolument musical », les autres personnages, qui ne sont que passions déterminées par Don Juan, sont dans cette m
145italité de Don Juan, se trouve partout. » Le seul personnage qui semble faire exception est naturellement le Commandeur, mais, d’u
146interroge, et cela n’est pas dans le droit fil du personnage. Ou bien veut-il aller plus outre dans son sens, emporté par sa fréné
147ontraste est d’abord dans l’allure extérieure des personnages, dans leur rythme. On imagine Don Juan toujours dressé sur ses ergots
148, du moins ce siècle a-t-il joué par rapport à ce personnage le rôle exact de Lucifer par rapport à la Création, dans la doctrine
81 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
149 des personnes que je n’ai pas connues et sur des personnages fictifs, donc incapables de me réfuter. [p. 161] Un complot de prote
150n au malheur d’un seul homme ou à la passion d’un personnage romanesque. Dans quelle mesure peut-on tenir Gide pour responsable de
151Comme évacués de sa personne, ils étaient devenus personnages de ses œuvres. Encore qu’en aucune d’elles — sauf le Journal — ils ai
82 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
152’on devinait alors qu’ils étaient les modèles des personnages de ses Dialogues et récits physiognomoniques, officiers, acteurs ou a
153onscient (qui est la personne) du moi factice, du personnage [p. 207] et de son masque, laissant alors paraître le visage. Entre l
154rieux d’une grandeur authentique. Je pensais à ce personnage du plus beau dialogue de Kassner 92 , l’oncle Hammond Sterne, de Bath
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
155ce (saule) ; Hellé et Hélène sont un seul et même personnage divin. Callimaque, dans son Épithalame pour Hélène indique que le pla
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
156ands de « petit maître d’école parisien » 90 . Ce personnage obscur n’en eut pas moins le cœur de s’adresser à tous les princes d’
157nt contre leur ennemy commun : et mesme un fameux personnage a monstré les moyens d’exterminer les Turcs dans les quatre ans ou en
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
158ême si bien servi ! — voici ce qu’il fait dire au personnage d’un de ses Dialogues qu’il désigne par A. et qui semble être anglais
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.6. Goethe
159e traduit par le double mouvement qu’il donne aux personnages des Années Nomades de Wilhelm Meister : tandis que les uns s’embarque
87 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
160: « Don Juan donne leur intérêt à tous les autres personnages… Sa passion met la passion des autres en mouvement. Elle résonne part
161e et vie, donc « absolument musical », les autres personnages, qui ne sont que passions déterminées par Don Juan, sont dans cette m
162italité de Don Juan, se trouve partout. » Le seul personnage qui semble faire exception est naturellement le Commandeur, mais d’un
163interroge, et cela n’est pas dans le droit fil du personnage. Ou bien veut-il aller plus outre dans son sens, emporté par sa fréné
88 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
164ontraste est d’abord dans l’allure extérieure des personnages, dans leur rythme. On imagine Don Juan toujours dressé sur ses ergots
165, du moins ce siècle a-t-il joué par rapport à ce personnage le rôle exact de Lucifer par rapport à la Création, dans la doctrine
89 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
166éens. Au sortir de la salle, je fus présenté à un personnage d’âge indéfinissable, appuyé sur une canne, l’œil étrangement vif et
167mprend soudain qu’il est devenu tout pareil à ces personnages de Conrad, dont il avait voulu, sept ans auparavant, faire les héros
90 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
168cédent : je veux parler de l’Ulysse homérique, du personnage central de l’Odyssée. Son départ pour une sorte de croisade contre Tr
91 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
169iés d’« helvétiques » comme leur lourdeur 3 . Tel personnage de Giraudoux s’irrite contre Rousseau : « Décevant Helvète ! » Mais l
170estins de la Suisse, au xiiie siècle. Voyons les personnages du drame. Frédéric II, dernier empereur Hohenstaufen, est aux prises
92 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
171 mi-chemin entre l’instituteur et le gendarme, un personnage vêtu d’un sévère uniforme au col bordé de perles blanches mordant sur
172e que de sérieux soupçons sur la valeur morale du personnage. Les loisirs eux-mêmes sont marqués par l’esprit d’efficacité qui fai
93 1965, Fédéralisme culturel (1965). Fédéralisme culturel
173 ? À Guillaume Tell, qui est très probablement un personnage mythique, et qui n’est sûrement pas de nos ancêtres ? À la chronique
94 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
174e que de sérieux soupçons sur la valeur morale du personnage. Les loisirs eux-mêmes sont marqués par l’esprit d’efficacité qui fai
95 1966, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Jacques Chenevière ou la précision des sentiments (22-23 octobre 1966)
175s sa jeunesse, et jamais sans humour), tantôt des personnages de l’histoire politique et littéraire d’un passé proche, nous font pa
96 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
176à la fin, une “ovation” je crois bien. Un curieux personnage appuyé sur une canne m’a entraîné loin des interviewers, m’a fait ass
97 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
177jamais : ce sort là ne sera pas le mien », dit un personnage de Ménandre, marquant la destruction (libératrice ?) de tout « ordre
98 1970, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Le testament de Tristan (14-15 novembre 1970)
178e politique, dirent les observateurs. Mais ici le personnage prend ses vraies dimensions qui sont celles d’une glorieuse ambiguïté
99 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
179ontre l’hérésie qui « a pénétré partout » : « Les personnages les plus importants de ma terre se sont laissés corrompre. La foule a
100 1973, Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui (1973). Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui
180ssions du temps, analyse de la « psychologie » de personnages évidemment fictifs, sociologie des « milieux » et des classes convent
181fication atteint le sujet même ; non seulement le personnage et la situation, mais l’auteur, le conteur, le scripteur, se réduisen