1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1amagnou, c’est « la nouvelle mise en servitude du peuple rustique de France ». En effet — le phénomène n’est pas particulier à
2nt, le gouvernement cède. Mais la même inertie du peuple qui donnait tant de mal lorsqu’il fallait l’éveiller, l’entraîne au-d
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
3 moyen de « suppléer à l’éducation historique des peuples chrétiens qui n’ont pas eu de Moyen Âge », nous pourrons amener l’Asi
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
4uction française de l’énorme cri de délivrance du peuple fou. Belles étincelles échappées d’un brasier. Pour les causes de l’i
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
5 et précise de certaines théories sur le rêve, le peuple, qui n’a pas vu ces dessous mais accueille le résultat avec la naïvet
5 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
6œuvre de la Création », comme dit Ferrero. Le bon peuple s’extasie. Il ne peut voir la duperie : ce jeu du chat et de la souri
7 but véritable : aller à l’Esprit, y conduire les peuples. Ainsi, détournant de l’essentiel une grande part des forces humaines
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
8nes, propres à étouffer toute spontanéité chez un peuple qui vraiment ne péchait point par l’excès de cette vertu. La discipli
9oudraient se « distinguer ». (Le mépris que notre peuple met dans cette expression !) Pour moi, ce que je retire de plus évide
10age mensongère de l’ancienne Suisse, à l’usage du peuple souverain qui ne manque pas d’en être flatté. Et puis, quelle est cet
11. C’est-à-dire : une méthode d’abâtardissement du peuple. D’autre part, il est aisé de voir que tous ces principes dérivent né
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
12ipal de l’instruction publique était d’éduquer le peuple d’une façon désintéressée, les gouvernements seraient un peu plus fou
13entiquement noble en chaque homme. Si les fils du peuple souffrent moins d’un tel régime, c’est qu’ils n’ont pas d’eux-mêmes u
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
14té d’un régime établi dans des fauteuils ; car un peuple d’électeurs fantaisistes serait parfois tenté de retirer brusquement
15elle est descendue dans la bourgeoisie et dans le peuple ; elle y est devenue une tyrannie. Avant il y avait la Raison et les
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
16e Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’éveilleront du cauchemar où les plongent toutes vos
17instituteurs aux pommes de terre ? Impossible. Le peuple qui déteste l’école a pourtant faim d’instruction  15 , et se croirai
18irait lésé dans un de ses droits fondamentaux. Le peuple veut s’instruire et on lui bourre le crâne pour l’en empêcher. Il s’a
10 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
19taires et wagnériens a toujours prévalu parmi les peuples germaniques, où son prestige ne le cède aujourd’hui qu’à l’idéal angl
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
20 cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir
21 où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste anglais l’idole
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
22e et mystique, elle le doit au charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale 17 . Les signes parlent, et
23. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as ca
24viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as caché dans une roulotte
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
25les révèlent de la mentalité des écrivains et des peuples dont elles émanent. La montagne est un merveilleux réactif, au contac
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
26écrive un livre pour nous dire comment il voit le peuple, comment il l’aime, et quel est le secret de son autorité sur lui. L’
27de Kobé. Il fait siennes toutes les épreuves d’un peuple misérable, des pires brutes qu’il recueille dans sa chambre, et qu’il
28au mal. Bientôt il prend figure de saint parmi le peuple qui le respecte, l’exploite et subit l’empire de sa douceur. Cette de
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
29 ne trouve plus nulle part. Dans les dancings, un peuple de fêtards modérés, Juifs et ressortissants de la Petite-Entente, app
16 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
30 cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir
31 où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste anglais l’idole
32e et mystique, elle le doit au charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale 12 . Les signes parlent, et
33. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as ca
34viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as caché dans une roulotte
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
35ticulières de son activité. En même temps elle se peuple d’arbres, de germes lents, de passages ailés. Le vent qui glisse à tr
36e fois de plus, je m’émerveille du réalisme de ce peuple de rêveurs. Dans les Affinités électives, au moment le plus dramatiqu
37d’elle et battirent de leurs grandes ailes. Et le peuple effrayé recula. » Mais la princesse jette sur eux les cottes d’orties
38le. « Elle est innocente ! » s’écrient-ils, et le peuple s’agenouille comme devant une sainte. « Et pendant que l’aîné des frè
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
39ccident moderne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occiden
19 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
40 question de la culture dans ses rapports avec le peuple. Il discute M. Malraux et son goût désespéré de l’action pour elle-mê
20 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
41a preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
42e terre embrassée et par elle tout un pays et son peuple ; car « c’est ici le pays de la solidité, parce que c’est [p. 146] le
43leau d’un grand peintre ». Ah ! la grandeur de ce peuple ramuzien, qui se meut dans je ne sais quelle lourdeur « originale » e
44iveau des simples. » Non, Ramuz ne descend pas au peuple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, d
45e précision utile. Ce n’est pas un art d’après le peuple 4 , mais on dirait presque : d’avant. Il n’est pas jusqu’à son Antiqu
46tuels mal guéris. Certes Ramuz attend beaucoup du peuple russe, de « cette immense et secrète réserve d’innocence » d’où peut-
47ù peut-être un jour sortira le peuple-poète, « le peuple tous en un ». Mais son œuvre est [p. 147] bien au-delà de l’ère machi
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
48re chose que d’arguments. À l’effort admirable du peuple russe retrouvant la grandeur des luttes élémentaires, n’aurions-nous
23 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
49es qu’elles sont naturellement païennes. Mais les peuples païens sont toujours religieux, alors que les femmes de ce temps sont
24 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
50s — et c’est peut-être par là qu’il plaît tant au peuple. Le bourgeois qui rentre chez lui après 8 heures de bureau demande au
51e. Dans une époque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe bouleversés ; les régimes choir ; le Plan Quinquennal s’é
25 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
52on, et l’on n’a pas oublié son fameux message aux peuples chinois, publié à Tokyo pendant le bombardement de Shanghai, et qui l
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
53 soustraits, multipliés et divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie o
27 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
54yrand n’en jugea nécessaires ? L’amour du [p. 15] peuple et des victimes d’une société affolée s’étale sur les affiches électo
28 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
55 autre groupe de clercs, fort désireux d’aller au peuple. On est frappé cependant de voir que ce goût du pratique n’aboutit, p
56ent, qu’à une espèce de négation de la pensée. Le peuple veut des programmes pratiques, mais se contente, en fait, du verbalis
29 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
57l’on ne sait qui perd le plus à ces victoires, du peuple satisfait provisoirement dans sa bassesse, ou du tyran vidé d’héroïsm
30 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
58vinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de l
59vailleurs, crée du chômage 8 . Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de
60’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou pr
61 la haine. On me dira que la solidarité entre les peuples est désormais un fait acquis, une réalité économique. Nous devons au
31 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
62ssédante. Ils célèbrent l’esprit pour endormir le peuple, et, pendant ce temps, ils l’exploitent jusqu’aux moelles ! Réponse.
32 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
63a preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est
33 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
64 raison, à leur manière, qui est de réussir. « Le peuple est bête, les masses sont aveugles, instables, injustes, inertes, sou
34 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
65itique, un synonyme de méchant homme, d’ennemi du peuple, de bourgeois brutal. Réaction sans doute sympathique, mais dont je c
66rgeois, bref — d’un fascisme. On dit à l’homme du peuple : tout ce que tu [p. 131] crains, tout ce que tu détestes, ça s’appel
67stes, un homme de gauche bien entendu, un fils du peuple. Le triomphe de l’antifascisme s’appelle le fascisme français. Cette
68. Je simplifie à l’excès ? Mais nous voyons trois peuples occidentaux obéir à des déterminations guère plus complexes que celle
69mier lieu à la nostalgie d’unité qui s’empare des peuples fatigués, — démoralisés par la politique, — incertains de leur missio
70te devenaient impuissantes à incarner aux yeux du peuple 43 . Cet unitarisme fasciste couvre des revendications politiques et
35 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
71re chose que d’arguments. À l’effort admirable du peuple russe retrouvant la grandeur des luttes élémentaires, n’aurions-nous
36 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
72mmédiate de ce recueil. Qu’est-ce qui conduit les peuples ? me disent les politiciens. Les intérêts et les passions. La politiq
73thètes. Je vois comme vous, d’autre part, que les peuples n’entendent rien à leurs intérêts véritables, et que les tyrannies le
74 gros bon sens pratique ne connaît pas, et que le peuple ignore davantage s’il se peut. Le monde actuel est né d’une révolutio
75 d’affiches électorales, d’éditoriaux de l’Ami du Peuple, de « justifications » aux congrès radicaux : voilà qui est pratique,
76» « Nous avons l’URSS, à quoi sert Marx ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut
77 ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut à ce degré jaloux de son aveuglement,
78us êtes ! » Personne ne tente plus de délivrer le peuple souverain de ses flatteurs. Il se trouve au contraire des centaines d
79 des actes de son amour réel, de sa pitié pour le peuple trompé, passerait infailliblement pour le plus grand « ennemi du peup
80it infailliblement pour le plus grand « ennemi du peuple » — sur les affiches électorales. La seule opposition sérieuse La v
81lable. « Si c’était vrai, ça se verrait », dit le peuple. N’oublions pas que l’intellectuel d’aujourd’hui est avant tout un in
37 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
82es mêmes lieux et prétendre aux faveurs du même « peuple » conventionnel. Nous les voyons utiliser la même tactique, pour des
38 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
83urckhardt, ne se connaissait plus que comme race, peuple, parti, corporation, famille ou sous toute autre forme générale et co
84ts, dit le pasteur, de servir la Seigneurie et le peuple de telle manière que par cela je ne sois nullement empêché de rendre
85er, c’est que la doctrine réformée prédispose les peuples protestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’h
86e, ou pas faite du tout. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaie
87’ont plus de courage civique. Militarisation d’un peuple ! C’est le contraire, le mot l’indique, d’une véritable civilisation.
39 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
88ts, multipliés et [p. 231] divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie o
40 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
89 trust de Roosevelt, oublient que la mission d’un peuple n’est pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au
90ivité des personnes aussi bien que dans celle des peuples, de ce qui est organisation et de ce qui est création ; et à subordon
91beau, bien cohérent, — trop cohérent… Quel est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde
41 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
92 et contre lui ; pour le Chef bien-aimé, Père des Peuples, et pour ses innocentes victimes, vipères lubriques ; pour Franco et
42 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
93vinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de l
94travailleurs, crée du chômage. Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de
95’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou pr
96 la haine. On me dira que la solidarité entre les peuples est désormais un fait acquis, une réalité économique. Nous devons au
43 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
97rétiens. Leur office n’est-il pas de rappeler aux peuples où se trouvent les vraies valeurs, sans attendre que d’autres aient t
98 hérésies morales que toute la bourgeoisie, et le peuple à sa suite, révèrent. Car elle seule, si toutefois elle reste digne d
44 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
99illes, des balayeurs, des intellectuels, le petit peuple. On connaissait sa silhouette, ses plaisanteries, il avait sa légende
45 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
100in qu’on subit. Arrachés de leur terre et de leur peuple, ils s’en vont au-devant d’une existence qui n’a plus aucun but, au-d
101seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple ». ⁂ J’ai tenu à citer ces passages pour faire sentir à quelle hauteu
102rière-pensée mondiale, grandiose, qui soutient ce peuple fiévreux dans les épreuves qu’il traverse. Ce ne sont pas les journau
103and, comme on lirait dans la conscience même d’un peuple. Il faut avoir éprouvé par ce livre la grandeur d’une telle espérance
46 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
104me leurs œuvres, parce qu’il s’y retrouve ; et le peuple les aime, parce qu’elles décrivent ses désirs réalisés. Cet amour à p
105e idéaliste du régime. « Littérature », opium des peuples incroyants. Notre troisième espèce est plus rare, et vaut un peu mieu
47 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
106nne, et ce regret d’une dignité que la raison des peuples et des clercs s’accorde à révoquer en doute ? L’imagination de la per
48 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
107rait [p. 21] ainsi lui-même de la vie profonde du peuple et de l’activité créatrice des élites ? Ni le pouvoir ni les lois ne
49 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
108 de fer qui sauvera l’Europe menacée par tous les peuples de couleur ? Aux dernières pages, nous voyons Bell, le chef du groupe
109seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple. » N’est-il point là le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que so
50 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
110re et le mieux-connaître avec l’effort des autres peuples. Dans un cadre chargé d’histoire et rayonnant de beauté, au bord de l
111 termes de philosophie. C’est d’avoir enseigné au peuple un culte de l’esprit intemporel — comprenez : distingué, oisif — tout
112atériel, le nomadisme, le [p. 43] contact avec le peuple et ses difficultés souvent sordides et parfois émouvantes, enfin l’es
113 prépondérantes. À tout péché miséricorde, dit le peuple, mais le pardon n’est pas l’oubli, il est toujours un acte créateur e
51 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
114 troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans la mystique de la révolution. Aujourd’hui
115 dit « populaire ». Faudrait-il en déduire que le peuple et la nation s’opposent ? Les mots l’indiqueraient, non les faits : v
116fait observer que l’opposition n’est pas entre le peuple et la nation — entre les noms — mais entre « national » et « populair
52 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
117é », le racisme et le marxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19). Cette généalogie des monst
118arxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19). Cette généalogie des monstres germaniques obsède
53 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
119étatiste de l’URSS. C’est ce hiatus qui a valu au peuple russe la dictature de transition dont nous ne cesserons de dénoncer l
54 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
120st la puissance, en lui est la volonté de tout le peuple 26 . » C’est cette troisième faction qui a bénéficié de l’Édit de Na
121s, qui leur donna le spectacle d’un si prodigieux peuple proscrit, nu, fugitif, errant sans crime… enfin qui, pour comble de t
55 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
122août 1935) n … Nous nous battrons le jour où le peuple français aura compris que l’adversaire unique est le capitalisme cent
56 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
123s bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
124qui n’ont pas de contact avec le grand public. Le peuple ne se soucie pas de comprendre cette langue étrangère, algébrique, ar
125cret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cultivés », séparation de l’esprit et des pouvoirs réel
126 en achetant une terre nobiliaire. En revanche le peuple les traitait de « lediggangers » (oisifs). Tant qu’ils exercèrent une
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
127e répondrai par deux définitions que l’exemple du peuple hébreu me semble propre à bien concrétiser. Et d’abord, je dirai qu’u
128 sans biographie 18 on peut dire pareillement du peuple prophétique qu’il n’eut pas d’histoire profane 19 . On peut dire de c
129ut pas d’histoire profane 19 . On peut dire de ce peuple aussi qu’il se lève et qu’il tombe avec son ministère. Que savons-nou
130hemin du Messie, voilà la fin transcendante de ce peuple, celle que lui prêchent ses prophètes. Il vient de Dieu, il va vers D
131d’homme », les « idoles de leur invention ». Mon peuple consulte son bois Et c’est son bâton qui lui parle ! Car l’esprit de
132lle qui rappelle à la fois l’origine et la fin du peuple : l’Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et
133est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle porte en [p. 62] el
134s, dans la guerre, comme le symbole de l’unité du peuple, mais son usage est interdit pendant les guerres civiles : c’est que
135 puisse être consacrée au ministère sacerdotal du peuple. Idole, tout ce qui n’est pas ordonné à la fin que les prophètes anno
136 de s’oublier dans les voies vulgaires des autres peuples, une sorte de génie sombre lui montrait l’envers de toute chose, et a
137uvreté même garantit la fidélité de la culture du peuple hébreu. C’est une ascèse : il s’agit de détruire en germe tout ce qui
138 Cette « pauvreté » philosophique — mais quand un peuple a des prophètes, a-t-il besoin de philosophes ? — est ainsi l’aspect
139t que la culture la plus pauvre, qui fut celle du peuple hébreu, fut aussi la plus convenable aux fins suprêmes de l’esprit. T
140e, apportant une Nouvelle Alliance, pour tous les peuples. Et dès lors la mesure n’est plus dans l’observance de la Loi qui con
141our avoir préparé ses voies, Israël est devenu le peuple sans foyer, sans limites et sans mesure. Les richesses mêmes qu’il pr
59 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
142de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, esprit de clocher, etc. D’où l’embrouil
143ens des fins dernières à quoi elle tend. Quand le peuple d’Israël oublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il
144Si bien que les écrivains ne sont plus compris du peuple, et que la langue vulgaire s’encombre d’équivoques, de confusions et
145reurs de l’homme. Dans le culte de ces images, le peuple croit trouver son unité, et il y retrouve en effet le symbole agrandi
146t en l’homme réel et personnel, cette alliance du peuple avec sa vocation, qui faisait la grandeur des cultures authentiques.
60 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
147 anti-sociale, des prophètes sans message pour le peuple, sans grandeur mesurable dans les faits, accusateurs, inquisiteurs et
148 grandissait. La séparation grandissait entre les peuples et leurs élites, entre les classes, entre les nations de l’Europe, en
149ls veulent l’un et l’autre imposer [p. 88] à leur peuple une conception et une pratique de la vie qui obéissent à un but commu
61 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
150u régime tzariste, la guerre perdue, la misère du peuple, l’absence de tout esprit civique dans les masses, les popes bornés,
151raît bien s’être emparée d’une partie au moins du peuple russe ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine,
152 communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs, en vue d’une fin à laquelle tout doit s’ordonn
153de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense apprenait à les lire. Cette situation exceptionnelle et provi
154e : pour la nouvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné », mais « quelque ch
155re qui fasse battre pendant cinq ans le cœur d’un peuple. Cela suffira sans doute à rendre vaines toutes mes critiques, aux ye
156t imposée. Et je ne préjuge rien de l’avenir d’un peuple qui dispose de ressources mystiques aussi puissantes. Peut-être était
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
157 compris que la mystique la plus puissante sur le peuple, serait celle qui lui offrirait la promesse d’une communauté. Le « Na
158distinguer la véritable source de l’angoisse d’un peuple, et d’incarner, aux yeux de ce peuple, une réponse libératrice.) Pers
159goisse d’un peuple, et d’incarner, aux yeux de ce peuple, une réponse libératrice.) Personne n’a davantage que l’Allemand la p
160es, générations, ville et campagne, Université et peuple : la guerre était partout et la mesure commune nulle part. Hitler par
161t : Je suis le Parti, je suis le Pays, je suis le Peuple, je suis à la fois le porteur des idées de la jeunesse et de celles d
162t lui qui conformera le destin futur de son libre peuple. Ses paroles sont le programme de notre lutte. Elles sont les sources
163ce de l’empire. Elle est le but de tout ordre. Le peuple… est le seul but de toute activité humaine et de toute institution pu
164mprenant un seul parti. » En outre « le parti, le peuple et l’empire sont gouvernés et administrés selon le principe du chef (
165’homme ne vaut que par son activité au service du peuple ou du prolétariat, c’est-à-dire, concrètement, au service du Parti, q
166de l’artiste : « L’artiste est le porte-parole du peuple, l’interprète de sa volonté et du sens de son évolution. » (Voelkisch
167n. » (Voelkischer Beobachter, n° cité.) Remplacez peuple par prolétariat, vous aurez la doctrine stalinienne. Il ne s’agit bie
168rine stalinienne. Il ne s’agit bien entendu ni du peuple ni du prolétariat tels qu’ils sont, mais tels que le Parti les défini
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
169s économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions partisanes, vieilla
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
170e n’ai pas le goût de me poser en conseiller d’un peuple qui ne peut pas m’écouter. Mais je suis fortement curieux de tirer d’
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
171, s’élève un même et formidable appel profond des peuples. Il a jailli de la misère, mais il exige bien plus que la fin de cett
172e rappeler deux faits récents : l’enthousiasme du peuple russe pour le premier plan quinquennal, alors que la famine régnait s
173diale, de l’appel qui surgit de l’inconscient des peuples vers une réalité commune, communautaire. La puissance de cet appel ne
174re seule chance de collaboration féconde avec les peuples impériaux, est là. L’avenir dira si la révolution des libéraux peut i
66 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
175» pour dégager leur responsabilité, tout comme le peuple recourt au fameux « ils » pour désigner l’auteur mystérieux du mauvai
176s prétendent généreusement se ranger aux côtés du peuple. (Le désir de compensation doit les porter naturellement de ce côté.)
177 sans prises sensibles, ne peut plus connaître le peuple qu’au travers des déclarations que celui-ci fait verbalement. Or ces
178eurs et des comitards. Faute d’avoir vécu dans le peuple, l’intellectuel d’aujourd’hui croit retrouver dans les revendications
179mais, maintenant qu’il les voit confirmées par le Peuple. Maladresse et subtilité. Maladresse dans l’action et les relations h
180s le respect craintif qu’il témoigne à l’homme du peuple dont la « vitalité » le déconcerte, le clerc moderne est surtout sépa
181 — premier paradoxe — a-t-elle pu s’imposer à des peuples entiers, alors que — second paradoxe — les clercs qui la défendent pa
182ndent paraissent irrémédiablement séparés de leur peuple et de ses plus profonds instincts ? Le problème est nouveau. Il est m
183cées. Leurs élèves écriront dans les journaux. Le peuple enfin ne se nourrit plus que de ces journaux. C’est-à-dire qu’il se v
184 lois de nos savants, correspondant au « ils » du peuple, (d’où cette connivence paradoxale entre les distingués et les primai
67 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
185ommune à la pensée et à l’action, à l’élite et au peuple que cette élite devrait aider. C’est surtout incarner cette mesure [p
186— on parle de la poésie comme d’une religion ; du peuple comme d’un Messie ; de la liberté comme si on la désirait vraiment ;
187 saisis d’une crampe. Je constate que les gens du peuple sont très peu différents des bourgeois, et que les régimes « populair
188aces quotidiennes. Elle se tourne alors vers « le peuple », et j’ai dit avec quelle maladresse. Surtout, elle attend de l’exté
189du journal, celle du roman, — qui est l’opium des peuples incroyants. La mauvaise qualité de la langue des auteurs à succès — p
190taire ne sera pas forcément « populaire », car le peuple qui sort des écoles n’est plus le peuple populaire ; Péguy l’a dit :
191, car le peuple qui sort des écoles n’est plus le peuple populaire ; Péguy l’a dit : il lit trop de journaux. (Les données con
192ssaire ne sont d’ailleurs pas dans les mains du « peuple » en tant que classe ouvrière. Elles sont dans les mains des hommes,
193dentale Depuis quelques milliers d’années que les peuples édifient des civilisations dont nous connaissons la chronique, il est
68 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
194nouvelle. Par exemple un discours du Führer à son peuple. Je roulais ces pensées, hier soir, debout parmi la foule qui n’avait
195 Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peupl
196ans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répond
69 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
197 un poids à elle et une densité » écrit Ramuz. Le peuple dit, encore plus simplement : « Si c’était vrai, ça se verrait. » Tel
198quelles vit le bourgeois 46 . Ce milieu, c’est le peuple ramuzien, peuple créé d’abord à l’image du Ramuz créateur, avec des é
199urgeois 46 . Ce milieu, c’est le peuple ramuzien, peuple créé d’abord à l’image du Ramuz créateur, avec des éléments tirés du
200iveau des simples ». Non, Ramuz ne descend pas au peuple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, d
201cipe de cette lourdeur originelle et unanime d’un peuple en communion avec les éléments. Ce n’est point là un art « d’après le
202s éléments. Ce n’est point là un art « d’après le peuple », mais on dirait plus justement : d’avant. Un art qui vient du fonds
203dent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple, et l’authentique raison d’être, l’identité d’une personne en communi
70 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
204le qui paraît bien s’être emparée d’une partie du peuple russe ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine,
205 communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs en vue d’une fin à laquelle tout doit s’ordonne
206de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense apprenait à les lire. Cette situation exceptionnelle et provi
207e : pour la nouvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné »… mais « quelque ch
208re qui fasse battre pendant cinq ans le cœur d’un peuple. Cela suffira sans doute à rendre vaines toutes mes critiques aux yeu
209t imposée. Et je ne préjuge rien de l’avenir d’un peuple qui dispose de ressources mystiques aussi puissantes. Peut-être était
210s économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions partisanes, vieilla
211, s’élève un même et formidable appel profond des peuples. Il a jailli de la misère, mais il exige bien davantage que la fin de
212e rappeler deux faits récents : l’enthousiasme du peuple russe pour le premier plan quinquennal, alors que la famine régnait s
213diale, de l’appel qui surgit de l’inconscient des peuples vers une réalité commune, communautaire. La puissance de cet appel ne
214re seule chance de collaboration féconde avec les peuples impériaux est là. L’avenir dira si la révolution des « libéraux » peu
71 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
215 Il y a longtemps que Diderot l’a dit : Tirer un peuple de l’état de barbarie, le soutenir dans sa splendeur, l’arrêter sur l
72 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
216i, Venise et Moscou — 1786 et 1936 —, et ces deux peuples : la convoitise et l’astuce attentive de l’un, la résignation de l’au
73 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
217te opération antiparlementaire a été présentée au peuple allemand comme un acte démocratique. Le Führer, dans plusieurs de ses
218tance, ne sont en réalité que des oligarchies. Le peuple y est privé du pouvoir de trancher les questions importantes. Entre l
219omme un somnambule aux ordres de la Providence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà ce que j’a
220s qui appellent « démocratie » le gouvernement du peuple par des députés livrés à toutes les intrigues des puissances occultes
221able démocratie, définie comme le gouvernement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure, n’a jamais pu s’ex
222ler sans sophisme d’un contrôle de pouvoir par le peuple. 3. Nécessité du plébiscite Le plébiscite est donc un referendum co
223 Jusqu’à quel point a-t-on le droit de tromper le peuple ? — fût-ce pour son bien… On voit très clairement pourquoi l’État nat
74 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
224 trust de Roosevelt, oublient que la mission d’un peuple n’est pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au
225ivité des personnes aussi bien que dans celle des peuples, de ce qui est organisation et de ce qui est création ; et à subordon
226beau, bien cohérent, — trop cohérent… Quel est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde
75 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
227idéal du servage industriel que Staline impose au peuple russe ; que l’alternative actuelle n’est pas machinisme ou artisanat,
76 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
228dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à côté de vous, que ce soit l’Italie ou l’Allemagne, essaye de faire
229qui sont bien loin des préoccupations urgentes du peuple allemand, mais qui fournissent des bases idéologiques à la lutte pour
230re, on ne peut pas sauter une époque que d’autres peuples ont vécue, et tomber à pieds joints dans l’avenir. À quoi les ergoteu
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
231ubtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le moment des ge
232 trouvent en dépôt chez la mère Renaud : l’Ami du Peuple ou la France de Bordeaux, la feuille locale des curés ou celle des ré
233Un brouillard vague flottait sur les marais. « Le Peuple », me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le Peuple !… je revo
234 me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le Peuple !… je revoyais cette centaine d’hommes dans la salle nue. Leur méfian
235n eux, et pour eux-mêmes sans doute. Et on dit le Peuple, la volonté du Peuple, — comme si on ne les avait jamais vus ! ou jam
236es sans doute. Et on dit le Peuple, la volonté du Peuple, — comme si on ne les avait jamais vus ! ou jamais aimés. Là-dessus,
237ier, à A. Il me semble qu’elle m’apprend sur « le peuple » davantage que toutes mes expériences précédentes. Il me semble même
238tes. Il me semble même qu’elle m’a fait voir « le peuple » pour la première fois de ma vie. Première constatation : l’apathie
239eilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain de
240es mentent, et quel immense désir de réveiller le peuple elles traduisent chez certains qui les prononcent de bonne foi. Elles
241dant ils sont la réalité vivante et présente du « peuple ». Par contre, il est très facile de haïr et de condamner un certain
242l est très tentant d’appeler cette haine amour du peuple… Troisième constatation : la plupart des discours que l’on tient au p
243ation : la plupart des discours que l’on tient au peuple lui sont incompréhensibles ; mais ceux qui les écoutent ont l’air de
244ectuels sont en mauvaise posture pour agir sur le peuple. Qu’ils disent des vérités ou des mensonges, on n’applaudira guère qu
245’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne pouvoir se libérer des charlataneries politiques autrement que p
246s » d’aujourd’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à ri
247s’en vantent : c’est plus commode ainsi. Quant au peuple il y a belle lurette qu’il sait ce qu’on doit penser des gens instrui
248es conditions, qu’un intellectuel aille parler au peuple, on l’écoutera bien patiemment, s’il a su se rendre sympathique et su
249Cela va de soi. Il est probable qu’aucun homme du peuple ne s’est jamais dit cela comme je le dis ici. Mais il me paraît clair
250der plus objectivement ceux qui m’entourent, ce « peuple » qu’il s’agit d’aider, et que je vois encore si mal. (Ce qui ne m’a
251c’est le seul moyen de transformer et d’animer un peuple auquel on n’a pas su donner le sens civique, le sens de la communauté
252ui est-ce qui se préoccupe en France de donner au peuple une éducation [p. 72] solidariste ? On cherche à enrôler ces cultivat
253ar des gens qui recherchent la « considération du peuple ». D’où le ton haineux, typiquement petit-bourgeois, de certaines de
254 feuilles. Je n’ai jamais retrouvé ce ton dans le peuple. S’il en paraît parfois, par accident, quelques traces ici ou là, c’e
255accident, quelques traces ici ou là, c’est que le peuple de France lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se croi
256aux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple » tel que l’imaginent les bourgeois et leurs journalistes. Ce n’est p
257te la place. Abîme entre la politique des amis du peuple, et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette di
258la politique des amis du peuple, et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette différence de ton entre tel
259 reconnaître dans leur existence le beau mythe du peuple primitif aux prises avec les éléments hostiles. En vérité, ils vivent
260, menace ou entreprise commune, qui rassemble les peuples et les pousse à créer des signes visibles de leur union : assemblées,
261Il faut vivre à Paris pour y croire. Réveillez ce peuple, il sera peut-être capable de grandes choses — c’est son mystère — ma
262 de [p. 78] religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se feraient tuer aujourd’hui pour sauver leurs pratique
263is longtemps ou depuis toujours par une partie du peuple, est au contraire dans la révolution matérielle. Mais cette révolutio
264qui en sont dépourvus, attribuent par erreur au « peuple » en général. Sans compter les moyens techniques dont ils disposent e
265nvier ma condition… » 16 mars 1934 D’un autre « peuple ». — Il faut encore que je revienne sur mon séjour vendéen. J’avais à
266ement vraies. Ce qui est faux, c’est de parler du peuple en général. — « On le savait depuis longtemps. » — On sait tant de ch
267ationaliste de la scission entre la culture et le peuple » cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai devant moi, av
268ais eu la moindre idée. Si je remplaçais le mot « peuple » dans mon livre, par une série de noms propres d’hommes du peuple qu
269 livre, par une série de noms propres d’hommes du peuple que j’ai connus, est-ce que mes raisonnements ne paraîtraient pas lou
270ener tous les jours parmi la confusion d’un grand peuple, avec autant de liberté et de repos que vous sauriez faire dans vos a
271is le malheur du jour d’aujourd’hui, c’est que le peuple qui lit les journaux a l’esprit plus « artializé » encore que les écr
272d’artifice. Pourquoi s’obstineraient-ils à parler peuple à un peuple habitué dès l’école à ne plus se reconnaître dans l’écrit
273Pourquoi s’obstineraient-ils à parler peuple à un peuple habitué dès l’école à ne plus se reconnaître dans l’écrit ? 17 avri
274bâtiment. Il y a bien assez à faire dehors, et le peuple m’intéresse infiniment. Hier, je suis resté longtemps au marché, et j
275ui de nouveau s’impose à moi, ici, c’est celle du peuple. Grande masse ! Et une existence nécessaire, dépourvue d’arbitraire.
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
276 humaine, malgré tout. Pourtant c’est bien ici le peuple « raisonnable » qu’on donne en exemple aux barbares de l’Europe centr
277 en exemple aux barbares de l’Europe centrale. Le peuple qui sait calculer, faire son budget, bourrer le bas de laine et nourr
278teur ont raison. Et que la santé spirituelle d’un peuple n’est pas totalement compromise quand il fait encore des enfants en d
279 par exemple. Les instituteurs d’A… ? Ils sont du peuple. Oui, mais bourgeois par leur profession. Et les Calixte ? Prolétaire
280e — où l’on s’imagine bien à tort que les gens du peuple sont spécialement adroits de leurs mains, débrouillards et pleins de
281alement, les mots n’ont plus le même sens pour le peuple et pour ceux qui voudraient lui parler. Le petit exemple que je viens
282 et précise. Ils n’éveillent plus chez l’homme du peuple les mêmes espoirs, les mêmes dégoûts que chez nous. Leur résonance se
283 surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le peuple ne lisait p
284ut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le peuple ne lisait pas, avant l’école de Guizot. Le « public », c’était la nob
285se, et les bourgeois imitant la noblesse. Le vrai peuple les comprenait dans la seule mesure [p. 161] de l’utile. L’Église fai
286 provoquant chaque fois de gros rires. L’homme du peuple — et je pense qu’il en va de même du bourgeois peu cultivé et sans do
287rapides se trouve par là même inefficace sur le « peuple ». Elle manque de durée. Évitant méticuleusement les reprises, les re
288eux. 20 décembre 1934 « Ô pays sans musique ! ô peuple, où est ton chant ? » À peine un aigre sifflotis d’« air de [p. 174]
289e impensable. Quand on en vient à désespérer d’un peuple, d’un régime, ou de soi-même, quand on prêche et proclame d’une voix
290 sont peut-être moins bas que ces « assurés ». Ce peuple à la retraite qui meurt en rouspétant contre les bureaucrates ne sait
291 sur tout plein d’objets ». Malchance affreuse du peuple français : il n’échappe aux Jésuites que pour tomber dans le fétichis
292écouvrant, les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur con
293deux faits définis, revenons à la superstition du peuple. Je l’approuve et je la partage en fait le plus souvent, quand elle e
294chant et profondément rassurant. Il est encore un peuple au monde pour qui le souci de se montrer humain prime cette volonté d
295ouve simplement, une fois de plus, que l’homme du peuple ne comprend pas profondément ce qu’on lui donne à lire ou à entendre.
296on du « fasciste » ou du disciple de Lénine. — Le peuple, tel qu’il est en réalité, ou tel qu’il est devenu après x années de
297de régime capitaliste parlementaire et laïque, le peuple ne sait plus voir le réel. Provisoirement, il a perdu ce qui fut de t
298de techniciens et d’hommes de main d’imposer à ce peuple déprimé un cadre politique nouveau, qui lui permette de se refaire de
299yance illusoire en quelque Volonté infaillible du Peuple. Ou mieux : présenter ce que l’on fait comme l’expression de cette Vo
300ait comme l’expression de cette Volonté. Aider le peuple sans demander son avis. Avec l’espoir qu’un jour ou l’autre, il se re
301isonnables ». 2) Réflexion du personnaliste. — Le peuple tel qu’on le voit paraît tout ignorant de ses intérêts véritables. Ma
302 loin, d’aborder des réalités. Donc, par amour du peuple, n’écoutons plus ses assemblées, ce n’est pas lui. Écoutons les obser
303 seule solution de ceux qui refusent d’éduquer le peuple. Dictature ou éducation, voilà le dilemme du xxe siècle. La dictatur
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
304idienne de l’individualisme petit-bourgeois. Ce « peuple »-là n’a plus d’instinct. Et les chansons dites populaires ne sont mê
305, au milieu de ce que les journaux appellent le « peuple en liesse ». Eh bien, quel manque de fantaisie dans cette liesse ! Je
306que ce soit dans la société bourgeoise ou dans le peuple, les « artistes » aujourd’hui, sont les seuls hommes qui se préoccupe
307es duchesses de romans font encore les délices du peuple. Je regarde autour de moi ces hommes en casquette et leurs femmes. On
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
308s » pour si peu. Je constate simplement ceci : le peuple allemand, dont le régime me paraît spécialement dangereux pour la cul
81 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
309ières et séparatistes, — et Noske, commissaire du peuple devenu ministre de la Guerre, figure classique du marxiste au pouvoir
82 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
310écouvrant, les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur con
311deux faits définis, revenons à la superstition du peuple. Je l’approuve et je la partage en fait le plus souvent, quand elle e
83 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
312agissent à contre-fin. Que l’armée soit proche du peuple, cela doit avoir pour effet idéal de « civiliser » la milice ; que ce
313oute action précise, il importe de rendre à notre peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande
314 peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande mission : s’il l’oublie, il étouffe bientôt dans
84 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
315ubtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le moment des ge
316ationaliste de la scission entre la culture et le peuple », cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai devant moi, a
85 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
317ches alternances de la vie ». Mais c’est aussi au peuple entier qu’ils ont appris sa gloire quotidienne. Rien de plus profondé
318outes les autres. Et l’amour d’une femme pour son peuple, au lieu de ces vantardises en service commandé d’oudarnikis plus ou
319e-plans de ce miracle : « Il y a mille ans que le peuple suédois est son propre maître. Tous les Suédois, hommes et femmes, jo
86 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
320qui briguent : il faut les refaire aux dépens des peuples vaincus. À partir du iiᵉ siècle, les conquêtes extérieures n’ont plus
321us en plus viles de part et d’autre. Il a fait du peuple romain un peuple d’exploiteurs impérialistes et de rentiers. Enfin, i
322de part et d’autre. Il a fait du peuple romain un peuple d’exploiteurs impérialistes et de rentiers. Enfin, il a nécessité l’é
323lors la noblesse, le clergé et la bourgeoisie. Le peuple n’est rien que la source de main-d’œuvre. Si le pauvre veut s’élever,
87 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
324 aboutit à fabriquer ces mythes qui ont nom race, peuple, prolétariat, prospérité, abondance, grandeur de la nation… mythes qu
325ble de l’attitude de ceux qui se penchent vers le peuple comme vers un abîme insondable pour y écouter les paroles d’une vérit
88 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
326ses yeux. Il faudrait le voir comme à travers son peuple, par les yeux de ses sectateurs et par les yeux de ses victimes, tel
327itaire n’exprime point tant l’âme collective d’un peuple que le besoin de porter remède à ses carences profondes, et de les co
328nser. Hitler est en train d’opérer un dressage du peuple allemand (comme Staline, un dressage du russe), dressage dont les but
329 J’ai sacrifié un demi-sou à la criante misère du peuple et je n’ai pas manqué le service 7 , ce soir. J’ai fait attester ma p
330e une école civique élémentaire qui aura donné au peuple allemand ce qui lui manquait pour désirer la vraie démocratie. Et pou
331 ne crois qu’à un Dieu qui sauve l’honneur de mon peuple ! » Le village enfin délivré de la racaille asiatique, les jeunes gen
332s bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un
333 bourgeois de l’espèce « grand bourgeois » : « Le peuple est favorable au régime. Les employés et les ouvriers y trouvent mill
334rrages jusqu’aux abords de la Festhalle — tout un peuple campe alentour, depuis le matin — et je ne puis franchir les portes q
335 Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peupl
336ans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répond
337rvivra. On me dit encore : la plus grande part du peuple allemand gémit sous la botte du tyran. Je réponds : non, l’opposition
338e dressage civique. Il s’agit de faire de tout le peuple de France un bloc monolithique réagissant d’une manière uniforme aux
339ble… Je suis sûr de moi depuis que je suis sûr du peuple » (Cloots). « Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le peuple
340 Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du peupl
341ans cesse renforcée par la foi et la confiance du peuple en moi ! » (Hitler.) Refuser de réfléchir sur ces deux textes, sur le
342ans le monde. Communauté, égalité et pain pour le Peuple. N’oublions pas, dans nos démocraties, que la grande majorité du pe
343, dans nos démocraties, que la grande majorité du peuple allemand croit cela, et vit dans cette croyance. Et ensuite, mais ens
344 dire mépris des traités. Et ce qu’on souhaite au peuple — et qu’on lui donne — c’est le droit de se nourrir, mais mal ; de tr
345mps comme valet de ferme. La pensée de servir son peuple déchu ne cesse de tourmenter son cœur, tandis qu’il fauche [p. 59] ou
346ues rythmes de tambour lugubres en sourdine. « Le Peuple était divisé, égaré… » On entend des bruits de guerre civile, cris, t
347e est devenue réalité ! Il est venu réveiller son Peuple ! » Et maintenant des voix militaires décrivent les fastes du nouveau
348 grâce, le héros venu « d’en haut » apporte à son peuple l’orgueil. Et les articles du Credo sont remplacés par l’énumération
349emagne réveille-toi ! Hitler a-t-il hypnotisé son peuple, maintenant en proie au cauchemar de la force ? Ou bien serait-ce auj
350 Il est facile d’avoir raison, de loin, contre un peuple qu’on ne voit pas. Mais face à face avec un jeune Russe, un jeune All
89 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
351dissous ; où les religions n’apparaissent plus au peuple et aux élites que sous l’aspect de survivances sociales ; où les clas
352où naît un appel. C’est à ce formidable appel des peuples vers un principe d’union, donc vers une religion, que les dictateurs
353n longtemps au besoin de croire de la majorité du peuple. Nous voulons croire à la mission du peuple allemand. Nous voulons cr
354té du peuple. Nous voulons croire à la mission du peuple allemand. Nous voulons croire à l’immortalité du peuple (un arbre don
355 allemand. Nous voulons croire à l’immortalité du peuple (un arbre dont nous ne sommes que les feuilles qui tombent à chaque g
356 aussi invraisemblable que « l’immortalité » d’un peuple — : on ne peut pas exprimer d’une manière plus précise et ramassée la
357c la volonté consciente et avouée du Führer et du peuple, il n’y a pas de raison de penser que l’aventure puisse bien finir. T
90 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
358ins des trafiquants de devises et des traîtres au peuple… Même les chrétiens qui ont le loyal désir de servir le peuple — et i
359les chrétiens qui ont le loyal désir de servir le peuple — et il y en a — doivent être combattus, car leur erreur est préjudic
360peur de lui ôter sa dernière volonté de vivre. Le peuple n’est pas encore mûr pour la nouvelle conception du monde, et une gue
91 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
361e opération anti-parlementaire a été présentée au peuple allemand, après le 7 mars, comme un acte démocratique. Le Führer, dan
362tance, ne sont en réalité que des oligarchies. Le peuple y est privé du pouvoir de trancher les questions importantes. Entre l
363lle-ci doit être définie comme le gouvernement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure n’a jamais pu s’exe
364ler sans sophisme d’un contrôle du pouvoir par le peuple : c’est le pouvoir qui se confirme lui-même, et persuade au peuple d’
365 pouvoir qui se confirme lui-même, et persuade au peuple d’abdiquer. 3. Nécessité du plébiscite Le plébiscite est donc un re
366 Jusqu’à quel point a-t-on le droit de tromper le peuple ? — fût-ce pour son bien… On voit très clairement pourquoi l’état nat
92 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
367dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à côté de vous, que ce soit l’Italie ou l’Allemagne, essaye de faire
368qui sont bien loin des préoccupations urgentes du peuple allemand, mais qui [p. 88] fournissent des bases idéologiques à la lu
369re, on ne peut pas sauter une époque que d’autres peuples ont vécue, et tomber à pieds joints dans l’avenir. À quoi les ergoteu
93 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
370   1. — Contraintes sacrées. Le mariage, chez les peuples païens, s’est toujours entouré d’un rituel dont nos institutions gard
94 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
371glorifier dans la guerre au nom de l’innocence du Peuple ! [p. 233] Mais pour moi, ici et maintenant, le problème ne comporte
372nces n’ont pas produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’est qu’elles n’y ont pas trouvé les mêmes obstacles.
95 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
373nt fondé leur paix sur deux principes : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, arbitrage international. Au nom du premier pr
374 Sudètes au nom du droit de libre disposition des peuples, puis leur annexion au nom de « l’unité nationale ». 3. Quelle fut la
375monie, au nom d’un idéal latent de fédération des peuples sur pied d’égalité. Une vague de fond s’éleva contre la prétention al
96 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
376 et contre lui ; pour le Chef bien-aimé, Père des Peuples, et pour ses innocentes victimes, vipères lubriques ; pour Franco et
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
377ent mis à sac Rome et Delphes, et soumis tous les peuples de l’Atlantique à la mer Noire. Ils poussèrent même jusqu’en Ukraine
378son tour n’était nullement l’émanation des petits peuples ou tribus, mais « une institution en quelque sorte internationale »,
379uelque sorte internationale », commune à tous les peuples d’origine celtique, du fond de la Bretagne et de l’Irlande jusqu’en I
380 rencontres des druides « cimentaient l’union des peuples celtiques et le sentiment de leur parenté » 12 . Les druides formaien
381stitutions tout à fait identiques chez les autres peuples indo-européens : mages iraniens, brahmanes de l’Inde, pontifes [p. 64
382qui était originaire de l’Iran) a pris, selon les peuples et leurs croyances, des formes très diverses, tantôt chrétiennes, tan
383assion doit normalement se développer au sein des peuples qui adorent Éros ? Et qu’au contraire, les peuples chrétiens [p. 74]
384euples qui adorent Éros ? Et qu’au contraire, les peuples chrétiens [p. 74] — historiquement les peuples d’Occident — ne devrai
385es peuples chrétiens [p. 74] — historiquement les peuples d’Occident — ne devraient pas connaître la passion, ou tout au moins
386antes, qui les imposèrent par la force à tous les peuples d’Occident. Dès lors, les vieilles croyances païennes refoulées devin
387temps, d’autres mouvements hétérodoxes agitent le peuple et le clergé. Opposant aux prélats ambitieux et aux pompes sacrales d
388. Mais hors de l’Église, dans ses marges, dans le peuple auquel ces disputes paraissent lointaines ou incompréhensibles, les o
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
389 l’évolution du mythe courtois dans la morale des peuples d’Occident : l’on peut admettre qu’elle est parallèle à ses métamorph
390sormais dans les couches profondes et muettes des peuples, là où la vie sociale ne se prête plus aux formes nobles, ne fournit
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
391artiates s’ordonnait au rendement militaire de ce peuple. L’eugénisme de Lycurgue, et ses lois minutieuses réglant [p. 266] le
392r tâche de réprimer la brutalité et la licence du peuple, mais elle n’y suffisait pas. L’aristocratie, en dehors des préceptes
393hommes d’armes étaient ou paysans ou de la lie du peuple, presque toujours sujets d’un autre prince que celui pour lequel ils
394but pour conquérir et garantir l’indépendance des peuples : Français de 1792-1793, Espagnols de 1804-1814, Russes de 1812, Alle
395ations glorieuses et puissantes de la passion des peuples qui s’appellent : Valmy, Saragosse, Tarancon, Moscou, Leipzig, etc. E
396ntageux. Après avoir été le moyen violent que les peuples employaient pour se faire une place dans le monde en tant que nations
397inqueur triomphait d’un vivant, d’un pays ou d’un peuple encore désirables. L’intervention d’une technique inhumaine, qui met
398’est une négation de la passion ; mais il dit aux peuples voisins : — Nous sommes trop nombreux dans nos frontières, j’exige do
399rop bien : Dans sa grande majorité, écrit-il, le peuple se trouve dans une disposition et un état d’esprit à tel point fémini
400ver alors en la faisant peser sur la vie même des peuples ainsi constitués en blocs. L’État totalitaire est bien une forme recr
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
401 1. — Contraintes sacrées. — Le mariage, chez les peuples païens, s’est toujours entouré d’un rituel dont nos institutions gard