1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1 cela s’est purifié dans le Chant funèbre. Et une phrase telle que « … Nous sommes sûrs de ne pas nous tromper en nous inquiét
2ut ton de vie » qu’ils trouvaient au front. D’une phrase, il justifie son livre : « Ranimons ces horreurs pour les vouloir évi
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3equel tout apparaît inutile et vain ? Je cite ces phrases, tirées d’un récit d’ailleurs admirable 4 , de Louis Aragon, pour mar
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
4ue du peut-être ; (comme dans l’une des dernières phrases de Sylvie : « Là était le bonheur, peut-être… »). Mais le ton reste s
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
5 reste, n’est-elle pas de M. Rops lui-même, cette phrase qui formule admirablement les exigences conjointes de l’inquiétude et
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
6t plus la peine. (Veuillez ne pas voir dans cette phrase quelque allusion de mauvais goût.) Je vous ai rencontrée quatre ou ci
7, je me pris à parler à haute voix, par bribes de phrases incohérentes. Je voyais avec une sombre joie les employés et les voya
8argé, sur cette table. (Je le caresse, entre deux phrases.) Mais voici que ce geste de ma mort aussi me lasse, l’image que je m
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
9aire admettre que la poésie consiste à écrire une phrase ». Et cette phrase, c’est un cheval savant qui la lui a dictée : « Ma
10a poésie consiste à écrire une phrase ». Et cette phrase, c’est un cheval savant qui la lui a dictée : « Madame Eurydice Revie
11dice Reviendra Des Enfers. » — « Ce n’est pas une phrase, s’écrie-t-il, c’est un poème, un poème du rêve, une fleur du fond de
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
12de l’honneur, le mot de Cambronne prodigué et des phrases d’un fascinant éclat : « Ô grand Rêve, au matin pâle des édifices, ne
13rtiens à la grande race des torrents. » Une belle phrase, n’est-ce pas ? Je ne sais qu’un Montherlant qui pourrait l’oser dire
14vre. Désespoir métaphysique. Je me souviens d’une phrase de Vinet — laissons s’esclaffer du rapprochement les auteurs de manue
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
15tenir, Je ne pouvais pas le suivre. On dit de ces phrases. Même, on en pleure. p. 151 l. « Quatre incidents », Revue de B
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
16illade se souvient d’un vers d’Éluard 14 . Et des phrases, des cris, des mots. Au défaut de l’ivresse naissante se glisse un po
17t une réaction de défense. On cherche un mot, une phrase, pour tuer une [p. 236] réalité dont la connaissance devient douloure
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
18n pouvoir citer, faute de place, que ces quelques phrases de Drieu : « On voit déjà éclater dans les singuliers mouvements de
11 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
19ion à celui du consommateur. Prenons cette petite phrase qui n’a l’air de rien : « Nul ne contestera que, si l’on abaisse suff
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
20ements des élèves qui déchiffraient les premières phrases exemplaires. (J’aimais pourtant Zoé lave à la fontaine, à cause du no
21attira des reproches acides, et naturellement, la phrase sacrée : « Il faut que tous fassent la même chose ici ! » Dans la sui
13 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
22ts simples, mais chacun dans sa mûre saveur ; une phrase naturellement grave ; une voix douce et virile ; et quel beau titre !
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
23irantes mais parfaitement concrètes, ces tours de phrases d’une familiarité bourrue mais raffinée, cette ivresse verbale jugulé
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
24, des conversations de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette
25ns de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir,
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
26qu’il pressent. Et M. Babelon cite à ce sujet des phrases très frappantes : « L’un garde encore la connaissance au sein d’une f
27e ébauchés, — quelques mots isolés, des bribes de phrases… Or, si comme je le crois et voudrais l’établir plus longuement, le s
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28x yeux ardents et au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, qui donnent le vertige, et dont
29 au-delà de leur musique — car aussitôt donnée la phrase, voici qu’une autre vient d’ailleurs, entraînée par je ne sais quel v
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
30doit admirer chez M. Du Bos. Et dans l’allure des phrases, le rythme même de sa pensée. Parfois certes, un peu gêné par la lent
19 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
31je vais à pied, j’oublie en chemin les meilleures phrases que j’avais préparées pour subjuguer mes amies, je m’intéresse aux cr
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
32ge d’un jeune normalien marxiste. Citons quelques phrases qui donneront le ton et les thèmes principaux : J’avais vingt ans. J
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
33 en ces pages — et qui s’explique si l’on a lu la phrase par quoi se termine un précédent livre de notre auteur : « La veille
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
34ontraint déjà à des choix dramatiques ? Certaines phrases pourraient le laisser supposer qu’il écrivit en préface au livre réce
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
35 » Je ressentis quelque émotion à l’ouïe de cette phrase célèbre. Les cocktails du Moulin-Rouge avaient peu à peu envahi notre
24 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
36ayons, ils ont encore des lèvres pour me dire une phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussi
25 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
37, des conversations de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette
38ns de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir,
39x yeux ardents et au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, qui donnent le vertige, et dont
40 au-delà de leur musique — car aussitôt donnée la phrase, voici qu’une autre vient d’ailleurs, entraînée par je ne sais quel v
26 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
41ir. Ceux du bon sens hochent la tête et citent la phrase la plus malencontreuse de Pascal : le « Qui veut faire l’ange… » a au
27 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
42majestueuse, et bientôt je me pris à composer des phrases, tout en allant comme [p. 138] en rêve sur l’herbe où s’étouffait tou
43les heures consiste à n’écrire que quatre ou cinq phrases mais en tenant compte de tout ce qui bouge. Il importe de s’arrêter l
28 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
44je vais à pied, j’oublie en chemin les meilleures phrases que j’avais préparées pour subjuguer mes amies, je m’intéresse aux cr
29 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
45sont trop gênantes. Le livre est mal composé. Ses phrases courtes se pressent en paragraphes hachés, sur un ton uniformément pé
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
46rimpressions, changements de temps au cours d’une phrase, sont ici largement mis en œuvre mais toujours avec une probité singu
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
47e cette présence rayonnante dont on devine chaque phrase sous-tendue. Mais rien ne la trahirait mieux que la retenue même de l
48e tels déchirements. Et c’est lui qui méritera la phrase de la Saison : « Pas de partis de salut violents. » Dès les premiers
32 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
49e je préfère au cinéma, ce sont les actualités. » Phrase mille fois entendue. Les journaux se couvrent de photos. La couvertur
33 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
50niciens d’Amérique exprime ce point de vue en une phrase typique : « La grande majorité des ouvriers parle de Jésus-Christ et
34 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
51inations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Phrases d’esclaves, consternante misère : une misère qui nous rabat au sol.
35 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
52ste, existe le savoir. Entendons maintenant cette phrase capitale de Kierkegaard : « L’Éthique ne commence pas dans une ignora
36 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
53 mis sur le premier ou sur le second membre de la phrase, — ce cri est significatif de l’étrange équivoque cultivée par la bou
37 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
54 la commodité du lecteur, je recopie les passages phrases auxquels s’attachent mes gloses. Je m’excuse par avance de l’avantage
55’avantage que je m’accorde en détachant ainsi des phrases du contexte. Mais si j’adoptais une autre méthode, les dimensions de
566). [p. 59] Pourquoi ai-je envie, dans une telle phrase, de remplacer « libre recherche » par « obéissance », — « respect pou
38 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
57 de Marx l’a cependant prévue. On se souvient des phrases fameuses concernant « le saut du royaume de la nécessité dans celui d
39 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
58rincipe d’une politique du pessimisme actif. Une phrase de Kierkegaard résume, à mon sens, le fondement et la seule direction
40 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
59ple. J’insiste sur l’aspect humoristique de cette phrase, — sur son humour à deux tranchants. Le chrétien ne peut pas prendre
41 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
60ible à un marxiste de le nier, en se référant aux phrases finales du Manifeste communiste, à certaines lettres de Engels, etc.
42 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
61 mis sur le premier ou sur le second membre de la phrase, — ce cri est significatif de l’étrange équivoque cultivée par la bou
43 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
62inations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Phrases d’esclaves, consternante misère : une misère qui nous rabat au sol.
44 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
63re sous ce nom n’est qu’un lamentable ramassis de phrases empruntées à des révolutions étrangères ou périmées, et de mots d’ord
45 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
64Cynisme ou naïveté ? Car il est évident que cette phrase, en fait, supprime toute philosophie. Ou bien le primum vivere se tro
65dernier mot est essentiel — ou, pour reprendre la phrase de Shakespeare, à une histoire racontée par un idiot » (p. 261). C’es
46 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
66ue. Et que disent alors les bourgeois ? Les mêmes phrases, à peu près, mais sans y croire, ou du moins sans prouver par le fait
67s le passé ou l’avenir. Un seul utile à tous La phrase de Carlyle est connue, résumant l’utilitarisme de Bentham : « Étant d
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
68ommunauté. Le « fait nation », dans les dernières phrases de Pillau, n’apparaît-il pas lié au seul malheur des hommes ? Et n’es
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
69ttérature » moderne se résume, à mon sens, en une phrase un peu grossière : c’est une littérature qui aime parler pour ne rien
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
70occasion de s’exercer, et la saisit. Par ces deux phrases, nous n’avons pas encore défini le concret comme tel, mais nous avons
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
71e du port, par une certaine allure hautaine de la phrase. Mais que cet homme est empêtré par le scrupule de ce qu’il se doit !
72crétin celui qui… » Je prends ces trois débuts de phrases dans une seule demi-page, au hasard (p. 73). On trouverait sans doute
73t il ne saurait avoir raison en quelques tours de phrases élégants et péremptoires, et l’on se demande alors si ce bel « abatta
51 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
74 gros volumes. Mais il suffit parfois de quelques phrases, d’un mot rendu à son vrai sens, pour orienter le débat intérieur, po
52 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
75duquer les citoyens. Je citerai ici [p. 18] trois phrases qu’on pourrait croire tirées de nos propres manifestes s’ils n’étaien
76nt. Du chapitre sur l’Éducation, je retiens cette phrase : « La véritable culture ne s’acquiert qu’à partir du moment où l’hom
53 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
77nhauer, parce que grand-père l’a connu et aimé ? Phrase typique d’un homme qui n’a jamais rencontré Dieu en Christ ; pas plus
54 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
78ntractée. Dans son progrès strictement mesuré, la phrase ici, vraiment, réfléchit sous nos yeux. Ce n’est pas du récit. C’est
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
79ge 39 donne un bon exemple, trop long à citer, la phrase ayant 18 lignes (il y en a de beaucoup plus longues). Un certain ryth
80. Bien des confusions traînent encore dans cette phrase. (« solide terrain de l’économie psychique » ?!) Mais cette affirmati
56 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
81il a 3 000 pages. Mais que dites-vous de ces deux phrases qui me sont tombées sous les yeux tandis que je parcourais les chapit
57 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
82sfaisant, fidèle et pur. Notez aussi cette petite phrase du récit de Brett : « Puis vous partez écrire dans les bois. » On all
58 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
83dans toutes les classes de la population ».   Ces phrases sont extraites d’une brochure de Lénine intitulée [p. 10] Que faire ?
84 apparemment, appuyés par les masses. Ce sont ces phrases enfin et l’attitude intransigeante qu’elles expriment, qui contiennen
85 avec la lutte prolétarienne. » Lénine cite cette phrase, et conclut brutalement, à sa manière, en s’écriant : « O Sancta simp
86t la lutte des classes 20 . Mais les cinq [p. 11] phrases que nous citons ci-dessus définissent une tactique de groupe dont il
87simplement Lénine. (Reprendre point par point les phrases citées de Que faire ?) D’où nous pouvons déduire deux conclusions cri
59 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
88tisme de Louis XIV sera l’expression achevée. Une phrase de Bossuet nous en apprend sur cette doctrine davantage que le mot pe
89phe du souverain : l’État, c’est moi. Voici cette phrase, dont on croirait qu’elle concerne quelque Führer, et non le roi : « 
90 la flatterie et par la cruauté. » Cette dernière phrase est caractéristique de l’aveuglement de l’auteur, et la noblesse fran
60 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
91t se trouve exprimée tout entière par cette seule phrase : Premier temps : En avant ! Deuxième temps : Où allons-nous ? Des ex
61 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
92 de Calvin, de cette Épître à Sadolet dont chaque phrase est tendue comme un arc par la passion de servir l’Éternel, Luther di
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
93que du triomphe de la classe [p. 98] ouvrière. La phrase de de Man que nous citions plus haut donne la formule de ce changemen
63 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
94e » nous apparaît dans son ensemble défini par la phrase fameuse de M. Teste : « Je me voyais me voir. » Et il s’oppose radica
64 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
95, mais dans un savoir qui exige sa réalisation ». Phrase cardinale, dont je n’espère même pas épuiser toute la signification.
96tionnel ; que l’on ne peut pas le définir par des phrases ; qu’il ne se prouve qu’en se produisant ; et surtout qu’il ne peut ê
97d’un usage dialectique. Elle réunit, en une seule phrase, en un seul geste, deux aspects du réel, l’être et l’expression, entr
98moyen, ou encore du journaliste à la recherche de phrases toutes faites, ou de l’auteur de romans policiers combinant des situa
99e né de la seule passion de s’engager. Que chaque phrase indique la volonté d’atteindre un but, dont la nature commande le cho
100hoix des mots, le rythme, les figures. Que chaque phrase implique ce but, et le désigne par son allure même. Que le style s’or
101drait en nommer quelques autres : Pascal, dont la phrase est brisée par cette raison qui brise la raison ; Descartes, dont la
65 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
102ant plus opportune, appliquée à l’auteur de cette phrase : « Authenticité, [p. 155] réalité, vérité, matière : autant de synon
103l’esthétique de Ramuz me paraît centrée sur cette phrase. Son vocabulaire tout d’abord. Cette abondance de noms de choses ! Co
104té d’incarnation se manifeste dans l’allure de la phrase chez Ramuz. On a pu croire qu’il n’avait pas le sens du rythme : c’es
105les changements de temps à l’intérieur d’une même phrase. Je ne crois pas qu’il soit possible de les ramener à une loi, ni mêm
66 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
106automatique du triomphe de la classe ouvrière. La phrase de De Man que nous citions plus haut donne la formule de ce changemen
67 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
107mplifier le contenu réel du texte en deux petites phrases : l’une prononcée par Gide au début de son voyage, l’autre écrite au
108e fatale de certaines dispositions antérieures. » Phrase équivoque, malheureusement. Le stalinien l’entendra comme une excuse 
109étourné parce qu’il a fait erreur sur l’homme. La phrase finale de ce livre sur l’URSS, c’est à l’auteur que nous l’appliquero
68 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
110enda écrit dans le numéro de janvier de la NRF la phrase suivante : « La religion de l’esprit incarné est celle qui honore l’e
69 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
111auteur. ⁂ Le centre de Kierkegaard est dans cette phrase : « La subjectivité est la vérité. » La subjectivité, ce n’est pas le
70 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
112mer ses idées, pourvu qu’il en avertisse. » Cette phrase de la Logique de Port-Royal, dont Claudel, s’il est réaliste, doit ré
113 chose. Le verbe, désignant ce geste, appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se trouve mis « en commun
71 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
114re sous ce nom n’est qu’un lamentable ramassis de phrases empruntées à des révolutions étrangères ou périmées, et de mots d’ord
72 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
115fascisme est à droite. Essayez de prononcer cette phrase en Italie ou en Allemagne, si vous voulez amuser le monde. Mais la po
73 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
116ent de moi. Simplement, ils n’ont jamais formé de phrases, dans leur tête, à propos de ces choses-là. Non seulement je ne sens
117s, il a été stipulé qu’à l’avenir… » La fin de la phrase [p. 36] étant particulièrement sonore, des applaudissements éclatent
118gent… comme les puces d’un hérisson mort. » Cette phrase a fait dans mon esprit ce qu’on appelle un trait de lumière. Lundi de
119 tout s’explique sans peine désormais, grâce à la phrase de Colette. Je rapporte cette anecdote parce qu’elle comporte une con
120tonnant si l’on ne nous rebattait les oreilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phras
121 et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain devant les êtres en chair et en os
122ut à fait autre chose. C’est un certain nombre de phrases qu’on lit dans les journaux et qu’on entend dans les assemblées, et g
123t agréablement, ils la réduisent à un ensemble de phrases correctes, quelquefois ingénieuses, et par définition inefficaces. L’
124Journal italien. Tout au début je trouve ces deux phrases splendides : « J’ai considéré tout cela d’un regard tranquille et sub
74 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
125otre image scientifique du monde que cette petite phrase si courante : il a la veine. Mais notre jacobin ne croit à la Raison
126ge ». Au sortir de la réunion, je surprends cette phrase d’un homme, dans la cour, tandis qu’il donne du feu à son copain : « 
127 confusions politiques résumées dans cette petite phrase ! Je me dis : C’est bien ma faute. J’ai de nouveau parlé en intellect
128conomique du moindre effort. » C’est la fin de la phrase qui m’a étonné. La santé n’étant pas une valeur « culturelle » ni mêm
129au monde un seul pays, hormis la France, où cette phrase soit possible. Où les partis qui se disent « avancés » osent le propo
130omiques urgents. La preuve en est fournie par ces phrases cueillies dans un journal révolutionnaire : « L’organisation lutte af
131s’appelle le front antifasciste. Je recopie cette phrase merveilleuse qu’ils ont fait imprimer en lettres grasses : « Tout not
132ingt fois, prenez-les sur le fait au détour d’une phrase maladroite, rendez-les attentifs au sens de leurs clichés. Mieux enco
133se la terre pour la ville. (« C’est mort, ici ! » phrase entendue un peu partout dans la province). Et puis « leur » politique
75 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
134our l’opinion moyenne sur Luther, je crois que la phrase suivante en donne une juste idée : « En somme, qu’est-ce que Luther ?
76 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
135: « La paix ne se conçoit pas dans la liberté. » (Phrase qui aurait pu faire croire que l’URSS est pacifiste). Mais on a laiss
77 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
136uche même au délire poétique : reportez-vous à la phrase de 16 lignes qui termine la page 229 ! Et personne n’a jamais manié l
78 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
137370] image scientifique du monde que cette petite phrase si courante : il a la veine. Mais notre jacobin ne croit à la Raison
138s’appelle le front antifasciste. Je recopie cette phrase merveilleuse qu’ils ont fait imprimer en lettres grasses : « Tout not
79 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
139x pour que s’ouvrent les portes du merveilleux. » Phrase étonnante à la fois par la grandeur de l’espérance qu’elle proclame e
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
140onction de ces voisins. Je vois l’équivoque de la phrase : exister en fonction des voisins, on pourrait croire que c’est à peu
141. ⁂ Je résumerai tout ce qui précède en une seule phrase : Nous sommes chargés symboliquement de la garde du Saint-Gothard : m
81 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
142ent de moi. Simplement, ils n’ont jamais formé de phrases, dans leur tête, à propos de ces choses-là. Non seulement je ne sens
82 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
143rçons 3 . Mais déjà le rythme de ces chants — une phrase, puis [p. 14] un silence pendant quatre pas — nous est devenu familie
144ortants. Je comprenais à peine les paroles de ces phrases brèves, clamées à pleine voix, entrecoupées de pas rythmés. Un voisin
145« Tout cela est passé », conclut-il. Cette petite phrase contient une somme de vérité que l’esprit se refuse à concevoir. (L’e
146le livre sur la banquette et bat en retraite.   — Phrases souvent entendues chez des bourgeois de l’espèce « grand bourgeois » 
147te liberté à la manière d’une obsession. À chaque phrase, je risque l’accident… Qu’adviendra-t-il quand ces dangers n’excitero
148 nous les nôtres », je vous retourne cette petite phrase par laquelle l’un de vous m’accueillit. ⁂ Il est facile d’avoir raiso
83 1938, Esprit, articles (1932–1962). Suite à « La passion contre le mariage » (décembre 1938)
149hypothétiques. Pour l’objet de mon essai (voir la phrase qui porte le renvoi en note) c’était le seul point à marquer. Il me s
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
150ier doit passer pour le type idéal de la première phrase d’un roman. C’est le trait d’un art infaillible qui nous jette dès le
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
151 le corps « gras, delgat et gen ». Or la première phrase, où Jeanroy veut voir un trait biographique, détient un sens mystique
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
152 sens profane, sera tenté de voir dans cette même phrase l’expression de la passion qu’il aime : celle qu’on goûte et savoure
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
153histoire du monde. » Et Foch commente ainsi cette phrase fameuse : « Une ère nouvelle s’était ouverte, celle des guerres natio
88 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
154pour conclure, je vous citerai en confidence deux phrases d’une lettre reçue hier, et relative à mon Amour : « Quand j’étais j
89 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
155onction de ces voisins. Je vois l’équivoque de la phrase : exister en fonction des voisins, on pourrait croire que c’est à peu
90 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
156tain nombre de fausses raisons et d’illusions, de phrases toutes faites et de clichés patriotiques. Vous ne vous étonnerez donc
157e trouvions pas ensemble, par dessous les grandes phrases habituelles, certaines réalités solides qui valent la peine d’être af
158 beautés… Et c’est ici le lieu de relire quelques phrases d’un de nos auteurs un peu oublié aujourd’hui, le bon vaudois Eugène
159 de penser. Goethe a écrit, à ce propos, quelques phrases extrêmement désobligeantes pour les Suisses. Je n’hésite pas à vous l
91 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
160e le provoquer publiquement ? Je songeais à cette phrase de Kafka : « L’un des artifices de séduction les plus efficaces du Di
92 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
161èmes en prose de Baudelaire que l’on peut lire la phrase la plus profonde écrite par un moderne sur Satan : La plus belle ru
162récisant « qu’il s’agit de domaines différents ». Phrase typiquement provinciale, à ce stade. Mais quand la raison va plus loi
93 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
163oires. Tous les chefs d’État répétaient les mêmes phrases, plates, séniles, et que l’on savait mensongères. La politique était
94 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
164est plein de pièges. Si l’on vient d’accepter les phrases qui précèdent, c’est peut-être assez grave pour nous. [p. 86] Car vo
165des formes et des couleurs dont il s’entoure, des phrases qu’il répète, ou de l’argent qu’il gagne. On l’étonne par la seule su
166aines, dans tous les ordres, fut donnée par cette phrase de l’Évangile : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils [p. 1
95 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
167t ; et de quel insondable imbroglio, cette petite phrase toute claire en apparence surgit enfin, pour en finir ! (Qu’on songe
168poètes romantiques, non pas les blues. Mais cette phrase entendue partout : « Je ne sais pas pourquoi je vis. » [p. 152] Que
169s d’intérêt à rien ? » il me vient à l’esprit ces phrases de Kierkegaard : « Comment devenir chrétien ? prenez n’importe quelle
170ntiellement chrétienne à l’origine, et dont cette phrase du Mystère de Jésus nous donne peut-être l’expression la plus poignan
96 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
171évanouissent dès que l’Esprit nous parle, par une phrase de la Bible ou de nos liturgies, [p. 209] par un mot que dit un passa
172parlé. (La naissance d’un poème ou d’un rythme de phrase, quelque part en nous-mêmes, nous donne une faible idée de ces surpri
173C’est le plus beau jeu ! Je me plais à copier des phrases de ce ton : « L’égoïsme a aussi sa niaiserie, il n’est pas moins igno
174plus joyeux… J’appelle et je pressens — c’est une phrase de Poe qui depuis quelque temps me fascine — « une certaine énergie c
97 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
175glise plus vaste. S’il fallait que je dise en une phrase ce qui m’attache à l’Église protestante, plutôt qu’à aucune autre, je
98 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
176èmes en prose de Baudelaire que l’on peut lire la phrase la plus profonde écrite par un moderne sur Satan : « La plus belle ru
99 1944, Les Personnes du drame. Introduction
177révèle trop peu d’homme. On cite ordinairement la phrase des Pensées pour établir entre l’homme et l’auteur une distinction au
178reconnu, ici ou là, sous les espèces d’un tour de phrase ou de pensée, quelques moments d’un drame secrètement familier. Ces f
100 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
179présence [p. 28] rayonnante dont on devine chaque phrase sous-tendue et que rien ne saurait mieux trahir que la retenue même d