1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1ssibles. Exaltation méthodique de nos facultés de plaisir : déjà nous en sommes à cultiver certaines douleurs, plaisirs rares ;
2éjà nous en sommes à cultiver certaines douleurs, plaisirs rares ; et les dissonances les plus aiguës prennent la place d’honneu
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
3 goût des théories d’écoles et de quelques autres plaisirs pour civils : mettez-le aux prises avec une petite cité patricienne d
4urtant, malgré des longueurs, on ne lira pas sans plaisir ce livre où l’on voit un homme appeler en vain le vent du large, parm
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
5ons très nettes de synthèse. Avec une œuvre comme Plaisir des Sports de Jean Prévost, et les essais politiques de Drieu la Roch
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
6les Allemands qui, fréquente sont ae , pour notre plaisir, un peu plus viennois que naturel s’il parle de choses d’art comme on
7-il possible qu’entre deux cœurs que l’épreuve du plaisir n’a pas exténués. Mais alors quelle avidité cruelle, et peut-être ten
8âmes à la vie après seulement toutes les morts du plaisir », car elle sait « qu’entre les êtres, le bonheur est un lien sans du
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
9Ah ! sans hésiter, je vous ferais un devoir de ce plaisir. Un devoir !… Car hélas, l’on n’est pas impunément concitoyen de cet
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
10 rencontrée quatre ou cinq fois dans des lieux de plaisir, comme on dit, sans doute parce que c’est là que se nouent les douleu
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
11ns les jardins, complets variés, ça fait toujours plaisir de voir des gens bien habillés. » Soudain éclate Entr’acte (1925). « 
12. Un peu plus et nous demandions grâce de trop de plaisir. Mais [p. 126] je ne suis pas sûr que le plaisir du public fût de mêm
13 plaisir. Mais [p. 126] je ne suis pas sûr que le plaisir du public fût de même essence que le nôtre. Les gens rient à l’enterr
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
14sortant de derrière un rideau). — J’attends votre plaisir… [p. 139] III Il y a des gens qui croient avoir tout dit quand ils
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
15is tu es si laid que cela me donne encore plus de plaisir. » Le duc paya et s’enfuit en disant que ce n’était pas lui. L’enterr
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
16 L’idée, par exemple, d’étrangler un chat pour le plaisir me répugnait. Je détestais de peiner quelque être, même ennemi, — car
17énement naissant peut encore m’émouvoir. C’est un plaisir de chaque minute auquel succède immédiatement le sommeil. Je rêve bea
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
18n voit trop qu’ils trouvent ça pittoresque. Et le plaisir d’être nu devant un public supposé dévot, et qui n’ose en croire sa p
19r son équilibre — et dont on tire parfois quelque plaisir, plus rarement, de quoi se payer un petit voyage. C’est l’aveu d’une
12 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
20e solidité, de propreté. Si l’on ajoute à cela le plaisir qu’on éprouve toujours au récit de succès mirobolants, et le charme u
21réel est la production pour elle-même, non pas le plaisir ou l’intérêt véritable du client. Le besoin ayant disparu, la product
22e liberté qu’il s’empresse d’aliéner au profit de plaisirs tarifés, soumis plus subtilement encore que son travail aux lois d’un
23une certaine durée normale et capricieuse dans le plaisir, la conscience de ses besoins et de ses buts propres, humains et divi
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
24stifie les moyens et à quoi l’on subordonne tout, plaisir, goût du travail, qualité du travail, santé, liberté, sens de la just
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
25e réaliser une idée fixe injustifiable : c’est le plaisir même de l’enfance. Je portais donc ma vision d’Orient et je grimpais
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
26 se dégage lentement de cette longue confusion de plaisirs mondains, d’égoïsmes déçus, d’égoïsmes comblés, ce n’est pas le tragi
16 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
27ceux qui restent un sentiment confus d’exil et de plaisir dont souvent j’ai cru distinguer la contagion dans le regard de mes v
28u, en véritable sentimental.   L’instinct mène au plaisir par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il
29’amour [p. 26] et en tire une métaphysique 4 . Le plaisir est pour lui rareté, friandise, et devient tout de suite une chose ét
30. Le désir et le regret sont plus certains que le plaisir. Seuls ils supportent dans leur sein la réflexion. Bien plus, ils la
31’animent et la rendent rayonnante, au lieu que le plaisir ou la fuit, ou la tue. La sensualité adore la bêtise. Mais l’intellig
17 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
32parler — à laquelle on se livre dans ces lieux de plaisir — autre façon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que
33re qualité : car c’est une pauvre illusion que le plaisir qu’on vient chercher ici avec le premier être venu. — Certes, poursui
34ens des correspondances secrètes et spontanées du plaisir qui seules faisaient sa dignité humaine, parce qu’elles le rattachaie
35. 43] des sortes de distributeurs automatiques de plaisir. Autant dire que ceux qui les fréquentent ne savent plus ce que c’est
36es fréquentent ne savent plus ce que c’est que le plaisir. Ils prennent au hasard des liqueurs qui n’ont pas été préparées pour
37sont vos contemporains livrés à la démocratie des plaisirs dans une foire éclatante de faux luxe. La misère, c’est de voir ici d
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
38o, [p. 55] chante un lied du maître, sourit à son plaisir… C’est bouleversant et presque ridicule. Le corps diplomatique, debou
39es de tous les ordres — pour rien. Exactement. Ni plaisir ni profits. Voilà bien à quels jeux aboutissent tant d’ambition et le
40core vacillante, le vide absurde où s’en vont nos plaisirs et d’où remonte notre peine. Ah ! surprendre sur un visage décontenan
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
41e réaliser une idée fixe injustifiable : c’est le plaisir même de l’enfance. Je portais donc ma vision d’Orient et je grimpais
20 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
42s. Je bourre une pipe. Et alors je ris, je ris du plaisir de la matinée vide devant moi. Merveille de penser au fil du désordre
43dépose sur la table une servante respectueuse des plaisirs des hommes, et peut-être aussi de leurs familiarités. J’étais attabl
44e nos jours ? On parle toujours de son appétit du plaisir. C’est un cliché d’un autre âge, et trompeur. Car l’argent n’est pas
45autre âge, et trompeur. Car l’argent n’est pas le plaisir et ne s’obtient pas dans le plaisir. Les affaires modernes vulgarisen
46 n’est pas le plaisir et ne s’obtient pas dans le plaisir. Les affaires modernes vulgarisent en fait une ascèse inhumaine et sa
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
47battue prochaine.) Visiblement, ils trouvent leur plaisir dans ces longs mutismes de guetteurs, dont on ressort ivre et comme p
48rme. La notion moderne de superflu, qui donne aux plaisirs mondains l’aspect absurde que nous leur connaissons, cette superstiti
49erstition ne leur est nullement nécessaire. Leurs plaisirs ne contredisent pas leurs travaux et n’en figurent ni la revanche ni
50être bien drôle à la longue ! » Avec cela que vos plaisirs vous amusent tant ! La neurasthénie n’est-elle pas une de vos inventi
51le constitue la publicité. Mais il s’agit bien de plaisirs ! Il s’agirait plutôt du seul plaisir de vivre. Que demander à un mil
52it bien de plaisirs ! Il s’agirait plutôt du seul plaisir de vivre. Que demander à un milieu social ? Qu’il vous laisse la fran
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
53uvent d’être des romanciers assez ternes, pour le plaisir que par ailleurs ils donnent à notre intelligence plus avide, au fond
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
54e revanche ? S’agit-il encore de « faire durer le plaisir » jusqu’au bout et à tout prix ? [p. 195] Au niveau de jugement où n
24 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
55suis à peine coquette, et vous savez que c’est un plaisir qu’on ne peut pas nous refuser ; du reste, cela me rend plus jolie, q
25 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
56fugier derrière des complexités que nous créons à plaisir, qui ne sont pas dans la situation et qui sont autant de prétextes à
26 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
57semble, ses droits dépendent, en pratique, du bon plaisir de l’État. Tout au contraire, des lois fondées sur la personne sont o
27 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
58 l’intérieur, et non [p. 121] pas du tout pour le plaisir d’en triompher, mais pour faire triompher la cause à tout prix. Si je
28 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
59 l’édit de Nantes, à décapiter ses élites pour le plaisir maniaque d’établir l’uniformité aux dépens de la vie multiple du pays
29 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
60hé la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, ou le plaisir. Cette ardeur est évidemment maladive. L’homme sain ne s’excite pas s
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
61ns de laquelle vivent les hommes, et dont tout le plaisir, tout l’honneur, toute la morale soient de faire vivre ceux-là mêmes
31 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
62 se transforme en un simple point de vue, pour le plaisir stérile des clercs bourgeois. C’est ici la question de la tactique qu
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
63ain d’une chanson idiote mais « qui fait toujours plaisir ». [p. 249] À droite on assimile volontiers la France, « la vraie »,
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
64fugier derrière des complexités que nous créons à plaisir, qui ne sont pas dans la situation et qui sont autant de prétextes à
34 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
65hé la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, ou le plaisir. Cette ardeur est évidemment maladive. L’homme sain ne s’excite pas s
35 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
66 mal de celle de son remède. Pourquoi résister au plaisir de proposer à mes lecteurs la méditation de ce texte à maints égards
36 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
67 l’homme d’un temps à l’autre, c’est par le « bon plaisir » de Dieu seul que nous pouvons devenir contemporains de sa Parole. N
37 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
68nté de lui donner raison. Et je l’eusse fait avec plaisir si les arguments invoqués à l’appui de sa thèse, assez juste, eussent
38 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
69ni rebuté, et résigné dès le début à cet état. Le plaisir le plus vif que réserve ce genre d’écrit, c’est de nous laisser lire
70 Jour de lessive ; à nouveau Frieda barbote avec plaisir dans ses baquets que vous emplissez sans relâche de l’eau du puits. J
39 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
71atre bien alignés, et surtout, faire cela pour le plaisir, il n’y a qu’une seule explication possible : c’est que ces types se
40 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
72t pas de morale ! Ni de condamner pour le mauvais plaisir d’avoir raison. Mais il s’agit de refaire une amitié humaine d’où jai
41 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
73naître ta génération, et surtout ses erreurs, ses plaisirs, ses fièvres, ce qu’elle voudrait réellement si elle pouvait disposer
42 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
74ain d’une chanson idiote mais « qui fait toujours plaisir ». À droite on assimile volontiers [la] France, « la vraie », aux par
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
75… — Le pasteur sourit : [p. 44] — Vous me faites plaisir, tenez ! Bien sûr, vous avez raison, mon cher Monsieur. Mais c’est pl
76ience, et cela c’est bien. On va les écouter avec plaisir quand ils viennent faire une conférence instructive avec projections
77st que j’ai l’air assez satisfait de mon état, le plaisir de vivre à ma guise dans une simplicité très favorable à mon travail,
78t. Pour le moment, ce qui domine en moi, c’est le plaisir du dépaysement en profondeur — et non plus en surface — social et non
79e, de méchanceté d’impuissants qui se torturent à plaisir pour provoquer un petit grincement nouveau de la sensibilité. Je comp
80nner un coup de main au jardin (Je rapprends avec plaisir les petits trucs de plantage que je savais dans mon enfance campagnar
81nes de haricots dans un sillon tiré à la ficelle. Plaisir d’avoir les doigts et les ongles terreux ; toujours ce goût d’enfance
82plade ne s’est pas réfugiée sur ces îles pour son plaisir, et si d’autres se sont unies à elles, ce ne fut point par quelque ca
83oir parlé que de ces moments élémentaires, de ces plaisirs d’une fascinante pauvreté, qui sont peut-être aussi les plus communs
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
84z butane épuisé à la cuisine. Les bûches humides. Plaisir de retrouver les choses qui vous résistent. (Je crois que Ramuz en a
85pays, il n’y a plus de vie, d’initiative, de vrai plaisir. On n’est plus fier d’en être, on approuve la jeunesse qui délaisse l
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
86ces littéraires. Ou une histoire imaginée pour le plaisir de conter ? Trop de détails intimes semblent destinés à faire vrai, e
46 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
87nes de haricots dans un sillon tiré à la ficelle. Plaisir d’avoir les doigts et les ongles terreux ; toujours ce goût d’enfance
47 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
88is, sérieux, ou dignes d’exciter l’angoisse et le plaisir de la résolution que parce qu’ils vibrent tous ensemble : c’est bien
48 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
89s. Or le journaliste privé prend au contraire son plaisir à noter ce qui contredit les stylisations opportunes. Ou pour mieux d
49 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
90angs bien alignés, et surtout, faire cela pour le plaisir, il n’y a qu’une seule explication possible : c’est que ces types se
91iens aujourd’hui, après trois ans, constater sans plaisir que je ne me trompais pas. J’ai revu le noble escalier, les pièces au
50 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
92l y a toujours une telle menace dans l’échange de plaisir d’une « liaison ». Mais les modernes savent-ils encore la différence
93es rapports sexuels, est la meilleure garantie du plaisir, c’est-à-dire de l’Éros purement charnel, et non du tout divinisé 100
51 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
94’année, et qui se fait lire avec le plus constant plaisir, d’autant que l’on pouvait redouter l’agacement de la facilité, le mê
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
95part, estime Laclos, « renonceraient même à leurs plaisirs, s’il devait leur en coûter la fatigue d’une réflexion ». Il s’ensuit
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
96te le lyrisme occidental, ce n’est pas [p. 16] le plaisir des sens, ni la paix féconde du couple. C’est moins l’amour comblé qu
97rêve, dans le remords ou dans la crainte, dans le plaisir de la révolte ou l’anxiété de la tentation, il est peu d’hommes qui n
98, le mariage de Tristan. Ils en inventent comme à plaisir, — bien qu’ils en souffrent. Serait-ce alors pour le plaisir du roman
99bien qu’ils en souffrent. Serait-ce alors pour le plaisir du romancier et du lecteur ? Mais c’est tout un, car le démon de l’am
100e l’origine de toutes valeurs morales, au-delà du plaisir et de la souffrance, au-delà du domaine où l’on distingue, et où les
101omme Tristan le bouscule, et comme il s’en joue à plaisir ! Sans le mari, je ne donne pas plus de trois ans à l’amour de Trista
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
102 d’origine toute naturelle ? [p. 60] Retarder le plaisir, n’est-ce pas la ruse la plus élémentaire du désir ? Et l’homme n’est
103ispos de leur corps, et qu’en ne jouissant pas du plaisir d’aimer à cœur saoul, leur amour en demeure toujours frais, et que le
104amour humain est très généralement conçu comme le plaisir, la simple volupté physique. Et la passion — au sens tragique et doul
105renait pour une mode et qu’elle accommodait à ses plaisirs. Elle ne devait pas tarder à matérialiser les préceptes d’une religio
106 béatitude érotique », obtenue par l’arrêt non du plaisir mais de son effet physique, est utilisée comme expérience immédiate p
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
107r la princesse lointaine qu’il réserve à son seul plaisir, Tristan ignore que l’aventure pourrait aussi le concerner. Survient
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
108 sur lui-même son propre effet. Il n’est point un plaisir, mais une contemplation. » Aucun doute ne demeure possible : l’Amour
109image de ses petits qu’elle va cherchant : par ce plaisir elle oublie le chasseur, et reste là, et ne poursuit point ; de même
110cri de la « torture délicieuse », du mal aimé, du plaisir qui consume : Ô tendres, angéliques étincelles, béatitudes De ma vie
111s étincelles, béatitudes De ma vie où s’allume le plaisir Qui doucement me consume et détruit. (Les Yeux de ma dame.) Ô mort
112rends ! Et arrache de ton cœur toute racine De ce plaisir qui heureux ne le peut jamais rendre… Il n’a que trop longtemps mis
113t amour blasphématoire, à ce besoin dément, d’un plaisir que l’usage en moi a fait si fort qu’il me donne l’audace de négocier
114r un coup d’œil, une parole, une chanson —  si ce plaisir est jà si grand… quel sera l’autre ! [p. 204] 5. Un idéal à rebour
115e de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. » Or cette « tristesse majestueuse qui fait tout le p
116Or cette « tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie », ce n’est que la moitié du mythe, son aspect diurne,
117ans le monde du jour, et qualifiée néanmoins de « plaisir », l’on ne voit pas en quoi ce serait davantage qu’une morosa delecta
118quelle il nous invite à prendre on ne sait quel « plaisir », cela révèle en définitive d’assez morbides complaisances à la défa
119s, notre amour toujours lié à notre haine, et nos plaisirs à nos douleurs. Il n’est pas de cause isolée qui nous détermine purem
120u-delà des formes visibles ; et la femme-objet de plaisir, instrument plus ou moins aimable d’une sensation qui enferme l’homme
121ste que trop, cet objet, c’est lui qui détient le plaisir et le plaisir est une fatalité. Comment s’en libérer, si ce n’est par
122cet objet, c’est lui qui détient le plaisir et le plaisir est une fatalité. Comment s’en libérer, si ce n’est par l’excès, car
123 multipliées par la rage du Marquis. Là où est le plaisir, là sera la souffrance, et la souffrance est le signe d’un rachat. Pu
124ar des tortures d’où nous tirerons encore quelque plaisir, et cela fait partie de notre ascèse ! Une fureur dialectique s’empar
125qu’il ne se pose jamais. Il note très bien : « Le plaisir ne produit pas la moitié autant d’impression que la douleur, ensuite,
126, vient de la nature qui nous commande d’avoir du plaisir et qui nous envoie le sang au cerveau. » Voilà donc le jugement obscu
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
127l y a toujours une telle menace dans l’échange de plaisir d’une « liaison »). Mais combien d’hommes savent-ils la différence en
128es rapports sexuels, est la meilleure garantie du plaisir, c’est-à-dire de l’Éros purement charnel, et non du tout divinisé. Je
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
129de ses affreux secrets… j’ai éprouvé une sorte de plaisir à copier ses noirceurs. » (D’où le désir sadique de se libérer des ty
59 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
130ette, comme si c’était le fait du crime et non le plaisir qu’il cherchait. Polémiste perpétuel, il se trouve entièrement déterm
131ieux Casanova. Mais déjà ce n’est plus l’homme du plaisir qui parle ainsi. La volupté du vrai sensuel commence au-delà de ces m
132ce pour la vie. En dérivant cette passion vers le plaisir, la société se trouve lui ménager des satisfactions qui l’épuisent, s
60 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
133lle d’hommes, mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul. » p. 57 13. Conférence prononcée le 15 janvier
61 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
134lliam Blake, que « la Chute n’a fait naître aucun plaisir », et que la volupté dont parle Baudelaire devrait être plutôt nommée
135otre châtiment, par haine froide. Pour le stérile plaisir d’avoir raison. C’est qu’il s’en tient à la légalité, au bien qu’il c
62 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
136le rationalisme. (Mais l’homme tient à varier ses plaisirs, ou les prétextes du plaisir.) Elle risque de nous priver des secours
137 tient à varier ses plaisirs, ou les prétextes du plaisir.) Elle risque de nous priver des secours de la raison, comme celle-ci
138ont pas le cours des choses. Mais l’un des grands plaisirs de [p. 81] l’homme est de prévoir. Il s’imagine, et je ne sais s’il a
63 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
139ient de perdre en Europe pour en avoir abusé sans plaisir. On s’en voudrait de commenter une situation où l’émotion la plus com
140rsque le sel perd sa saveur, gouverner devient un plaisir, qu’il s’agisse de conduire un peuple ou nos passions. Sur cette croy
64 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
141e du monde, que nous avions vendue pour un peu de plaisir… 46. Le Diable tire les cartes On pressent assez facilement pourquo
142scènes du Blocksberg sont le pendant exact de ces plaisirs démoniaques, qui consistent à se perdre soi-même, à se laisser volati
143as, et qui n’aime pas qu’on aime, et dont tout le plaisir est d’altérer nos vertus dans leur source. Vous le sentirez présent,
65 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
144l’arbitraire, où l’Arbitre tricheur nous affole à plaisir. Nietzsche a bien vu que la philosophie de ce monde-là ne pouvait êtr
66 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IV : L’accusateur (5 novembre 1943)
145otre châtiment, par haine froide. Pour le stérile plaisir d’avoir raison. Aussi, partout où l’on condamne sans pitié son procha
67 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
146scènes du Blocksberg sont le pendant exact de ces plaisirs démoniaques, qui consistent à se perdre soi-même, à se laisser volati
68 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
147la forme, elle édicte des lois solennelles, et le plaisir de vivre est d’y contrevenir. On se fabrique, dans la sérénité ou la
69 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
148d’aller et venir, et d’entretenir nos soucis, nos plaisirs personnels. Combien de temps encore, combien de semaines pourrons-nou
70 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
149Ce n’est pas la somme de leurs soucis et de leurs plaisirs, mais le sens qu’ils découvrent à l’existence, à la faveur de ces vic
150ci là, plus rien ne comptera que par rapport à ce plaisir qui vient. Et les ennuis, et l’ennui même, ne seront plus que les pet
71 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
151mps ! On allait faire la guerre en Italie pour le plaisir d’un sang violent, et quand les lansquenets trichaient au jeu mortel,
72 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
152me soupirait le vieux Casanova, que je relis avec plaisir dans ce milieu pseudo-napolitain du xviiie . ⁂ La tête en bas. — L’h
73 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
153enverse, et les rend ridicules. Et son plus grand plaisir est de leur faire avouer tout ce qu’ils peuvent dire d’absurde ou de
74 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
154. Laissons aux simples millionnaires [p. 195] les plaisirs de la montre, du show off… Les milliardaires ont la simplicité des du
155a France, ou qui n’en avaient vu que les lieux de plaisir, la jugeaient sur la foi de ses vedettes. À leurs yeux, tout Français
75 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
156à se demander à quoi cela sert. Supposez que leur plaisir nouveau et principal soit d’évoquer quelque chose comme les fées, et
76 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
157our, me demandait son adresse. Je me suis fait un plaisir de la donner. C’est une pierre plate dans un cimetière danois, sur la
77 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
158a vision. Le critique. Comment expliquez-vous le plaisir que je prends à la lecture de certaines paraboles dont le sens eschat
78 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
159 en ont tous une, et s’entendent à tirer parti du plaisir que dispense un corps. Ils prisent fort la transparence, mais tolèren
79 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
160alentours de ce colloque. La Volupté n’est pas le plaisir même, mais l’imagination active du désir qui lentement s’approche de
161chouer [p. 65] comme par un court-circuit dans le plaisir ; tandis qu’un débauché vulgaire gémit d’avoir perdu la volupté. L’ho
162de posséder, leur silence meurt à cette minute du plaisir. Ils fuient, bavardent. Tristesse platonicienne C’est dans l’accompli
163 désir était le dialogue des corps, tandis que le plaisir est solitaire, instant où les amants sont le plus séparés, arrachés,
164ont le plus séparés, arrachés, retirés en soi. Le plaisir est la fin du dialogue et non pas cette fusion rêvée. Alors paraissen
80 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
165ette, comme si c’était le fait du crime et non le plaisir qu’il cherchait. Polémiste perpétuel, il se trouve entièrement déterm
166ieux Casanova. Mais déjà ce n’est plus l’homme du plaisir qui parle ainsi. La volupté du vrai sensuel commence au-delà de ces m
167ce pour la vie. En dérivant cette passion vers le plaisir, la société se trouve lui ménager des satisfactions qui l’épuisent, s
81 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
168eux, leur divination, leur puissance, et tous les plaisirs qu’ils en tirent. Quant à la mise à mort du fils, offert ensuite aux
169 l’amour de soi domine encore le pur Amour, et le plaisir anticipé suffit encore à refouler cette larme, qui pouvait seule, et
82 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
170e négligent… Je m’étais à peine habitué, non sans plaisir, à cette suppression générale de nos cérémonies, précautions oratoire
83 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
171nts casuistiques, de conscience dans le mal et de plaisir au drame qui, chez nous, pervertit la vie sexuelle et [p. 131] l’élèv
84 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
172pis, non sans poser force questions qui gâtent le plaisir du père. Sur quoi la petite fille de six ans décroche le téléphone, s
85 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
173re la guerre. Je n’écris pas ceci pour le stérile plaisir de dénoncer les malfaiteurs conscients ou non. Ce ne serait pas le mo
86 1948, Suite neuchâteloise. VIII
174celles qui m’ont le plus appris. Ma gloire ou mon plaisir en ont pâti, mais j’en tire une satisfaction plus secrète et qui les
87 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
175 et puritain, il a voulu disjoindre l’amour et le plaisir. Il croyait que « l’amour hétérosexuel » était d’autant plus pur que
88 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
176ute raison, mais au-delà de l’instinct même et du plaisir. C’est ce qui jette Tristan et Iseult dans la mort, souhaitée comme u
89 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
177uples à se cultiver, non point d’ailleurs pour le plaisir de l’art, mais parce qu’on pense qu’ainsi l’on servira la paix. Or se
90 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
178turage, pour la chasse, mais aussi pour le simple plaisir de monter. Et qu’arrivés au but, ils ont goûté l’ivresse [p. 10] des
91 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
179part relativement faible de l’alimentation et des plaisirs 27 , relativement forte du [p. 107] logement et de l’habillement. Le
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
180uples à se cultiver, non point d’ailleurs pour le plaisir de l’art, mais parce qu’on pense qu’ainsi l’on servira la paix. Or, s
93 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
181ssante qu’est l’accord spontané du novateur et du plaisir des auditeurs. Cette chose qu’on nomme tout simplement le goût. ⁂ Com
94 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
182onde — n’est pas donnée [p. 7] à l’homme pour son plaisir : elle le saisit comme une grâce exigeante, et le revêt d’une vocatio
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
183uit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir 17 . » Entre la Parole et la Grâce, la vocation et le pardon, comment
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
184as du monde — n’est pas donnée à l’homme pour son plaisir : elle le saisit comme une grâce exigeante, et le revêt d’une vocatio
97 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle des festivals dans la vie culturelle de l’Europe [Commentaires] (mai 1957)
185èmes ? dira l’amateur qui se contente bien de son plaisir. Qu’il songe pendant quelques instants à la nouveauté même des festiv
186Holmboe et Frank Martin. « Bartók cause autant de plaisir à [p. 49] Copenhague qu’à Budapest », voilà qui est sûr ; mais en rev
98 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
187saie toutefois, et une fois de plus, c’est que le plaisir d’un écrivain qui ne brigue rien consiste à dire le vrai en temps et
99 1960, Preuves, articles (1951–1968). Sur la détente et les intellectuels (mars 1960)
188 dont nous l’accusions avec plus de raison que de plaisir. Sa conception de la lutte dans le domaine des idées consiste en somm
100 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — b. Naissance de l’érotisme occidental
189le dégoût qu’on en conçoit pour avoir abusé des « plaisirs » (notons ce mot) ne conduit à la religion. Descartes, ayant bien sép
190uvoir développer toutes ses virtualités. Ces vifs plaisirs profonds, anxieux ou tendres, moments de grâce de l’amour humain et c