1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1e de rêveurs. Toute poésie est incommunicable, le poète étant un simple sténographe de ses rêves. Soit. De ces faits, je tire
2ait d’une fortuite coïncidence entre l’univers du poète et le mien ? Je comprends trop de choses dans ces poèmes qui devraien
3is même voir que M. Breton serait un très curieux poète s’il ne s’efforçait de donner raison aux 75 pages où il voulut nous p
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
4nou (septembre 1929) d Lucien Fabre, ingénieur, poète, chroniqueur scientifique, « Prix Goncourt », curieux homme. Il se li
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
5elle un père dans les maisons. » Comme Valéry, ce poète sait « des complicités étranges pour assembler un sourire ». Comme Ma
6our peu qu’ils sortent des cafés littéraires, nos poètes respirent le même air du temps. Leur originalité se retrouve dans la
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926)
7on dédaigne encor mais ne fait plus sa roue. » Ce poète — qui fut aussi le prosateur charmant du Pédagogue et l’Amour — souri
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
8rer. L[e] malheur de Cocteau est qu’il se veuille poète. Il ne l’est jamais moins qu’en vers. Sa plus incontestable réussite
9de la pénombre. Ôter la pédale à la poésie. (« Le poète ne rêve pas, il compte. ») Six projecteurs convergent sur une machine
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
10enchanté où des [p. 811] amis très fins, précieux poètes, dissertent sur leurs fantaisies ? Ç’aurait été si délicieusement inv
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
11 à l’imagination d’autres fois si prestigieuse du poète : « Ils m’ont suivi, les imbéciles », ricane-t-il ; et sans rire : « 
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
12omène sur le même monde où se plaisent nos jeunes poètes cosmopolites, mais il garde une certaine discrétion, cet air de rêver
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
13 ce Jaloux qui sait parler mieux que personne des poètes scandinaves et des romantiques allemands parce qu’il partage avec eux
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
14me un fusil automatique, fait balle au cerveau du poète qui meurt de sommeil naturel. Le tunnel sous la Manche escamoté, le t
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
15té la possibilité. Orphée, par exemple, serait un poète surréaliste. « Il faut jeter une bombe, dit-il, il faut obtenir un sc
16 est sans parfum.   (Tout de même, Cocteau est un poète : j’en verrais une preuve, pour mon compte, dans le fait que je ne sa
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
17ne manière de prophète un brin janséniste chez ce poète. Aujourd’hui, je le verrais plutôt comme un Musset 10 plus véritable
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
18t-à-dire cynique, toutes les offres du hasard, ce poète immoral et malicieux. » Je ne sais dans quel rapide de l’Europe centr
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
19 de métaphore, avec une pensée tendre pour un ami poète. « L’autre jour au Grand Écart… » dit quelqu’un. À ce coup, l’évocati
20liqueur. Poisson dans l’eau, plumes dans le vent, poète au bar, le paradis n’est pas si cher. Il y en a aussi qui posent pour
15 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
21sont pas les savants qui sont prophètes, mais les poètes. Or Jules Verne fut poète avant tout — et ce livre le fera bien voir
22nt prophètes, mais les poètes. Or Jules Verne fut poète avant tout — et ce livre le fera bien voir aux sceptiques. Il a aimé
23e ouvre des perspectives d’évasion — où seuls les poètes savent se perdre. Et c’est bien sa plus grande ruse que d’avoir empru
16 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
24rce qu’elle constitue une tentation pour tous les poètes. Le désir de « plus vrai que le vrai » surexcité par l’insolence d’un
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
25n certain domaine, c’est vrai. (Il y a encore des poètes pour nous faire comprendre avec enthousiasme que ces vérités-là n’ont
18 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
26ement nous usons le plus clair de nos forces — le Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’év
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
27issantes sur l’époque. Anderson est avant tout un poète, un homme qui aime inventer et que cela console des nécessités modern
20 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
28emblait vivre au fond d’un insistant regard. » Le poète des Gravitations est ici descendu plus profond en soi-même ; son art
21 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
29n Pierangelo dans la vie. Le hasard, complice des poètes, lui fait rencontrer des êtres bizarres avec lesquels il n’hésite pas
22 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
30urir ou pour entrer en religion : rond de cuir ou poète (au sens le plus large de ces mots.) (Mais je tiens à le leur dire ic
23 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
31s raisonnements. [p. 27] L’inspiration Comme le poète terminait sa théorie sur la nature de l’inspiration, un doute lui vin
32ur, cher ami, mais bien excusable de la part d’un poète en état, sans doute, d’inspiration. Je trouve dans une enveloppe qu’h
33bénédiction, je suis votre amie Joséphine. » — Le poète reprit son manuscrit et conclut : « L’inspiration est le nom qu’on do
24 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
34urréalisme. M. Pierre-Quint vient d’écrire sur ce poète, qu’on a traité de fou et d’ange, un essai remarquable de netteté et
25 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
35eversants de perfection, gages d’un monde que les poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont nous savons seule
36connaissance, ne se plaint de ce qu’il y a peu de poètes par le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffi
37Nyugât (l’Occident), revue fondée par deux grands poètes : André Ady et Michel Babits. Ady, le sombre et pathétique, est mort
38est dans la piscine que nous devons rencontrer le poète. Cheveux noirs d’aigle collés sur son large front, belle carrure ruis
39rbres, et nous [p. 419] montons vers la maison du poète, sur un coteau. Trois chambres boisées entourées d’une large galerie
40doux que nous verse Ilonka Babits (elle est aussi poète, et très belle), nous inscrivons nos noms au charbon sur le mur chaul
41in qu’on l’imagine, tout a de belles couleurs, le poète sourit en lui-même, il y a une enfance dans l’air…   (À suivre…)  
26 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
42 par quoi Hölderlin diffère le plus peut-être des poètes français, c’est que son lyrisme est l’expression d’une philosophie à
43de, l’autre seulement d’une plus faible… Le grand poète n’est jamais abandonné par lui-même ; il peut au-dessus de lui-même,
44e ses Noces. Jouve est le plus « germanique » des poètes français d’aujourd’hui ; ce sont les harmoniques éveillées en lui par
45ter à l’acte recréateur qu’est la traduction d’un poète par un autre poète. Les quatrains sont ici précédés de Fragments dont
46teur qu’est la traduction d’un poète par un autre poète. Les quatrains sont ici précédés de Fragments dont je me demande s’il
27 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
47 « pittoresque », cas déplorable, s’agissant d’un poète authentique. Le pittoresque. D’abord je crains que la notion n’en soi
28 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
48egaard d’ailleurs ne peut être placé qu’à côté du poète russe. Tous deux marchent de pair et aucun autre esprit du siècle ne
29 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
49social. Mlle Engel constate que « les plus grands poètes français du xixe siècle ont échoué dans leur interprétation des mont
50aux mille bruits. » Ce n’est plus l’homme que ces poètes viennent interroger sur les hauteurs, mais une sombre et surhumaine f
30 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
51, on voudrait comprendre ce qui se passe… Mais le poète referme son livre, plie ses lunettes, baise la main de la maîtresse d
31 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
52eversants de perfection, gages d’un monde que les poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont nous savons seule
53nnaissance, ne se plaint de ce qu’il y ait peu de poètes par le monde. C’est dans l’ordre des choses, et l’on sait qu’il suffi
54ât (l’Occident), revue fondée par ces deux grands poètes : André Ady et Michel Babits. Ady, le sombre et pathétique, est mort
55est dans la piscine que nous devons rencontrer le poète. Cheveux noirs d’aigle collés sur son large front, belle carrure ruis
56e, sans arbres, et nous montons vers la maison du poète, sur un coteau de vignes. Trois chambres boisées entourées d’une larg
57que les vents ne l’emportent pas), un beau nid de poète : car demeurer ici, c’est demeurer vraiment « en pleine nature », un
58doux que nous verse Ilonka Babits (elle est aussi poète, et très belle), nous inscrivons nos noms au charbon sur le mur chaul
59in qu’on l’imagine, tout a de belles couleurs, le poète sourit en lui-même, il y a une enfance dans l’air… [p. 92] xi Le
32 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
60ver dernier, m’occupant assez longuement d’un des poètes auxquels notre temps doit vouer l’attention la plus grave — car il vé
61chirement à peine sensible dans son œuvre. Car ce poète n’est peut-être que le lieu de sa poésie, — d’une poésie, l’on dirait
33 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
62stinguera des choses nouvelles dans l’espace. (Au poète de les nommer.) 22 mai 1929 (Après avoir relu ce que j’écrivais hie
34 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
63 « pittoresque », cas déplorable, s’agissant d’un poète authentique. Le pittoresque. D’abord je crains que la notion n’en soi
35 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
64 du Conte de ma vie d’Andersen, où l’on voit ce « poète des poètes » à la sensibilité si authentiquement évangélique, — comme
65de ma vie d’Andersen, où l’on voit ce « poète des poètes » à la sensibilité si authentiquement évangélique, — comme celle d’un
36 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
66sobriété spirituelle paraît avoir produit chez le poète une sorte de sécheresse religieuse. Ce qui à l’origine, n’était qu’hu
37 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
67 affleurement mystérieux de la forme mythique, le poète en tout temps a le pouvoir de le susciter dans son œuvre, comme le my
68 le mystique dans sa prière. Et c’est pourquoi le poète, Ramuz, l’homme qui vit concrètement les grands mythes et les réalise
38 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alexandre, par Klaus Mann (septembre 1932)
69 du laurier, mais pour l’amour de son ami Clitus, poète abstrait à la mode de 1920, qu’Alexandre a conquis le monde. Le défau
39 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
70e qualifiée de dialectique : c’est le « wit » des poètes métaphysiciens de la Renaissance anglaise, John Donne, Crashaw, Marve
71 commentateur de Du Bartas, et toute une école de poètes calvinistes imbus des théories cosmologiques de Paracelse ; ce sont e
72ne de John Donne (1573-1661), le plus grand des « poètes métaphysiciens » de l’école anglaise. Une première traduction de cet
40 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
737] désassocier et à mettre en face de lui-même le poète lyrique — rattaché encore à une école provençale qui est, à l’origine
74e puisque le plain-chant est roman-syrien — et le poète fabriqué à coups de platras à la manière antique ». Vous avez le ton.
75ez-y le plus excitant foisonnement de citations — poètes, chroniqueurs, musicographes, Notker, Dante, Nietzsche —, une pétulan
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
76 se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu’un « poète à tendance religieuse » et non pas un « témoin de la vérité » ; c’est
77aard, d’ailleurs, ne peut être placé qu’à côté du poète russe. Tous deux marchent de pair, et aucun autre esprit du siècle ne
42 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
78ce conservatrice du régime. Deuxième espèce : les poètes romantiques, chantres de l’Idéal qu’on n’atteint pas, pour l’avoir mi
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
79 où l’on va. Seuls les prophètes — et non pas les poètes — peuvent en vérité « donner un sens plus pur aux mots de la tribu »,
44 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
80est dire l’intérêt, au sens fort, de l’apport des poètes à la philosophie et à l’éthique. Les études de E. Weil sur l’histoire
45 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
81uysbroeck mis à part ; et beaucoup sont de grands poètes, des philosophes terriblement concrets : Maître Eckhart, Suso, Tauler
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
82et modestes ; les seconds, des idéalistes, ou des poètes, ou des sages résignés. Ils ont tous en commun ceci : qu’ils paraisse
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
83rs, inquisiteurs et anarchistes. Presque tous les poètes et tous les philosophes poètes, Kierkegaard, Schopenhauer, Baudelaire
84. Presque tous les poètes et tous les philosophes poètes, Kierkegaard, Schopenhauer, Baudelaire, Dostoïevski, Rimbaud et Nietz
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
85e s’agissait que de construire des tracteurs, les poètes du tracteur et ceux qui le conduisaient parlaient naturellement le mê
86si pauvre. Car une fois le pain assuré, quand les poètes se virent enfin libres de chanter l’homme tout entier, non plus seule
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
87diques font encore peu de victimes chez les vrais poètes, mais davantage parmi les lettrés qui seraient tentés de lire de la p
88se d’homogène, de scientifique. « La mentalité du poète lyrique se ramène à celle du primitif… » « La foi n’est pas autre cho
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
89t non la mienne de régner sur l’absence », dit un poète 86 . Mais « les autres » ont travaillé pendant ce temps ! S’ils ne me
90uve personne et en dit beaucoup trop pour que les poètes mêmes la prennent au sérieux. C’est pourquoi ils la prennent au tragi
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
91cteurs chrétiens l’ont su ; et Paracelse ; et les poètes du xvie siècle ; puis Goethe et certains romantiques allemands ; pui
92mament, c’est, à vrai dire, le parti pris de tout poète, au sens littéral de ce nom : mais c’est aussi ce qu’une certaine cri
93constitue le vrai sujet de ses romans. Passage du Poète, — ou du Diable, (dans le Règne de l’esprit malin), entrée du cinéma
94ontact avec l’objet. » Ainsi parle Ramuz des faux poètes, des nominalistes. On croit voir transparaître dans ce passage des Si
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
95e s’agissait que de construire des tracteurs, les poètes du tracteur et ceux qui le conduisaient parlaient naturellement le mê
96si pauvre. Car une fois le pain assuré, quand les poètes se virent enfin libres de chanter l’homme tout entier, non plus seule
53 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
97re la chrétienté établie ». Toute une carrière de poète et de philosophe « à orientation religieuse » avait en effet préparé
54 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
98que page. La rumeur quotidienne tend à faire de « poète » une circonstance atténuante, au bénéfice du maladroit, s’il est aim
99ns servir à préciser ce qui oppose la langue d’un poète aux divers jargons de son temps : c’est que l’une est une langue « av
100ites qu’on le peut. Opération inverse de celle du poète : on s’arrête à l’acception neutre, la moins active, la plus anecdoti
101? Qu’on ne dise pas que la philosophie d’un grand poète importe moins que son humanité, que son lyrisme, ou que ce je ne sais
102effet donnée » — qui est sa mort. Mais l’œuvre du poète, la vocation de l’homme, la charité cosmique du chrétien (identiqueme
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
103ns la misère et dans la communion, superstitieux, poètes, bons et fous. Je décrivis les révoltes obscures de ces masses opprim
104elle ils n’entendent goutte. Je ne sais plus quel poète a écrit : « L’art est une question de virgules. » Voilà qui donne exa
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
105 du 300e mille un an après sa publication. Et les poètes ne restent pas en arrière : le jeune Gerhard Schuhmann, qui est nazi,
57 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
106it être faite par tous. Non par un. » On a mis le poète sur un sommet. Mais voici : « Au sommet de tout, comme ailleurs, plus
107la volonté [p. 481] proprement eschatologique des poètes chrétiens et des romantiques allemands, c’est la volonté de réintégra
108 qui déterminera pour le rêveur éveillé — pour le poète — l’action de son imagination. Qu’il formule cet espoir ou ce désespo
109onde changeront immédiatement. » Ou encore : « Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré. » Mais peu
110s-mêmes s’il le faut.) Et enfin : « Voici que les poètes sont des hommes parmi les hommes, voici qu’ils ont des frères. » Et v
111que penser alors de cette conclusion : « Ils (les poètes) ont leur conscience pour eux. » C’est la maxime de l’individualisme
58 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
112, Suisse allemand et Vaudois rhodanien. Mais deux poètes « enracinés » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations
59 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
113t que « ce doit être une erreur, de la part de ce poète ». Même réaction à propos de Giono, qu’ils adorent, et qu’ils jugent,
60 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
114ragiques cela peut signifier. Mais l’exemple d’un poète ne vaut rien, ou vaut trop. J’entends décrire une illusion apprise pa
61 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
115 [p. 2] Le Poète et le Vilain (novembre 1938) z Le poète disait d’une belle voix d’a
116 2] Le Poète et le Vilain (novembre 1938) z Le poète disait d’une belle voix d’amertume : — Nous n’avons plus guère de mes
117que l’objet de vos requêtes au roi. — Oui, dit le poète, mais sans nobles, sans rois, peut-il y avoir des vilains ? p. 2
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
118pour se tirer des confusions de notre langue, les poètes ont coutume de rapporter les mots à leurs origines lointaines, c’est-
119nces qu’ils réveillent au cœur des bourgeois, des poètes, des mal mariés, des midinettes qui rêvent d’amours miraculeuses. Le
120l est le grand mystère de cette religion dont les poètes du siècle passé se firent les prêtres et les inspirés. De cette influ
121… D’autre part, n’est-il pas fort étrange que les poètes du xiie siècle, si exigeants dès qu’il s’agit d’honneur, de fidélité
122’un par l’autre ne sent dolor. Dira-t-on que les poètes de cette époque furent moins sentimentaux que nous ne le sommes deven
123t pour admirer la plus poignante définition qu’un poète ait jamais donnée de la passion ! À lui seul, ce vers exprime tout, e
124 « qu’il n’y attache pas d’importance ». S’il est poète, il parlera d’inspiration, ou au contraire de rhétorique. Il ne sera
125 son être l’anéantissement de son être ? Certains poètes, beaucoup plus tard, ont osé cet aveu suprême. Mais la foule dit : ce
126 malgré nous, à la « vraie vie » dont parlent les poètes. Mais cette « vraie vie », c’est la vie impossible. Ce ciel aux nuées
127oint pour un amour vrai. La grande trouvaille des poètes de l’Europe, ce qui les distingue avant tout dans la littérature mond
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
128 au préalable languedocienne, c’est-à-dire que le poète, ne pouvant être que troubadour, était tenu de parler — et de l’appre
129t au contraire ; enfin, que deux personnages : le poète qui, huit cents, neuf cents, mille fois réédite sa plainte, et une be
130uel : le domnei ou donnoi, vasselage amoureux. Le poète a gagné sa dame par la beauté de son hommage musical. Il lui jure à g
131it M. Jeanroy (quitte à reprocher à chacun de ces poètes pris à part de n’avoir montré aucune espèce d’originalité et de s’êtr
132belle — qui serait faite de lieux communs dont le poète ne saurait [p. 92] d’où ils viennent. N’est-ce pas, sauf la beauté, p
133une clandestinité de l’Église hérétique, dont les poètes eussent été les agents, nous passons maintenant au mystère d’une pass
134er que les thèmes que nous avons relevés chez les poètes provençaux entretiennent avec le néo-manichéisme des relations d’un t
135usieurs auteurs récents ont objecté que jamais un poète courtois n’avait « vendu la mèche » même une fois converti à l’orthod
136dmettra que cette atmosphère suffisait bien à des poètes pour « colorer » un symbolisme même dogmatique à l’origine. 3. L’Amou
137u xiie siècle il n’en était pas ainsi : chez les poètes de cette époque, l’expression du désir charnel est si vive et parfois
138arfaitement identiques chez une centaine d’autres poètes ! (Ce qui a fait dire à je ne sais plus quel érudit qu’il semblerait
139eussent été tout différents ; nous savons que ces poètes n’éprouvaient nul besoin et n’avaient pas la possibilité de parler de
140 cet exemple, que l’action d’une doctrine sur des poètes s’exerce moins par influence directe qu’à la faveur d’une certaine am
141 d’erreurs, variations et contradictions chez les poètes influencés. D’où résulte qu’un surcroît d’informations sur la nature
142e siècle, dans l’Islam, d’une école de mystiques poètes qui devaient avoir plus tard pour principales illustrations Al-Hallaj
143 la Divinité. Or le langage érotico-religieux des poètes mystiques tendait à établir cette confusion du Créateur et de la créa
144du Créateur et de la créature. Et l’on accusa ces poètes de manichéisme déguisé, sur la foi de leur langage symbolique. Al-Hal
145rs, puis de Dante et enfin de Pétrarque. Tous ces poètes attachent au « salut » de la Dame une importance apparemment démesuré
146 Les « preuves » de l’influence andalouse sur les poètes courtois ne sont plus à faire 61 . Et je pourrais ici remplir des pag
147« vilaine » ; et nous voyons souvent dans le même poète un adorateur enthousiaste de la Dame, qu’il exalte, et un contempteur
148r. (Guillaume de Poitiers.) Je n’ai cité que des poètes de la première et de la seconde génération des troubadours (1120 à 11
149ence. Il ressemble aussi à l’amour chanté par les poètes arabes, homosexuels pour la plupart, comme le furent plusieurs trouba
150e sa mythologie. Que celle-ci ait revêtu chez les poètes du Nord des couleurs assombries et plus tragiques, c’est naturel. Tar
151nsi s’est répandue l’opinion fort étrange que les poètes bretons n’étaient en somme que des amuseurs un peu niais, dont le suc
152omplaisante ; enfin la fantaisie individuelle des poètes : tels sont donc en fin de compte les éléments sur lesquels la doctri
153t voisins de la « mystique du cœur ». Théologien, poète, et conscient de ses choix, Gottfried révèle beaucoup mieux que ses m
154lairvaux, dont les écrits étaient si familiers au poète qu’il imite bien souvent leur dialectique de la souffrance, du désir
155t ses thèmes directeurs se prêtaient au projet du poète d’une manière que l’on doit qualifier de proprement congénitale. Dans
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
156 à la société constituée ! Est-il beaucoup de nos poètes qui aient trouvé leur « amour mortel » ? Pour certains, tout se rédui
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
157re les « spirituels » (mais dans l’Église) et les poètes. Cependant qu’autour de Palerme, où Frédéric II tient sa cour, fleuri
158ure. On ne trouve à la cour de Palerme qu’un seul poète provençal, et Frédéric persécute l’hérésie. De même, on peut se deman
159eur art qu’on surprend mieux qu’ailleurs chez les poètes italiens le vrai mystère des troubadours, de même que c’est au crépus
160d’aller vers le Seigneur. Le temps venait où les poètes succomberaient aux charmes du miroir et de la rhétorique profanée. No
161e qui ravagea l’Europe : et voilà qui rappelle au poète que ses « qualités d’homme » le lient de fait à une condition pitoyab
162st un moment décisif non seulement dans la vie du poète, mais dans l’évolution du mythe à travers l’histoire de l’Europe. 1
163m und Drang le traduisissent en allemand pour les poètes, qui l’ont traduit en métaphores pour les bourgeois sentimentaux, et
164rême » à laquelle se refusait son corps. Mais les poètes ne sont plus les seuls à tenter l’au-delà nocturne : un philosophe co
165ïveté, la vulgarité foisonnante que les plus purs poètes allemands savaient goûter malgré leur nostalgie 159 . René s’amuse un
166nacent les débris de son rameau… On croit lire un poète allemand, on va retrouver la richesse du monde… Mais déjà l’homme du
167flux cosmique de l’instinct, c’est l’idéal de nos poètes du primitivisme solaire, mais la pratique de cette croyance n’est pas
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
168 Langage guerrier de l’amour Dès l’Antiquité, les poètes ont usé de métaphores guerrières pour décrire les effets de l’amour n
169dire, la puissance passionnelle de la Nation. Les poètes romantiques jouèrent un rôle notable dans les guerres de libération q
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
170ragiques cela peut signifier. Mais l’exemple d’un poète ne vaut rien ou vaut trop. J’entends décrire une illusion apprise par
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
171tes interprétées par la fantaisie individuelle du poète. Les faits que nous décrit l’auteur de la Folie Tristan étaient sans
172nde rédigée, et réinventée quant au sens, par les poètes du xiie siècle ; elle seule agit encore sur nous, en tant que mythe
173 des chœurs des anges autour du trône de Dieu. Le poète espagnol Juan Manuel l’appelle une espèce de sacrement, qu’il compare
174e défendre de pleurer… » Dès ce moment, ajoute le poète, « dura toujours l’amour de Girard et d’Elissent, pur de tout reproch
175t François avait été le disciple enthousiaste des poètes français (d’où son nom même). Il partageait l’engouement des Italiens
69 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
176de duquel l’historien compose des faits, comme le poète une poésie. Que faut-il pour écrire [p. 761] un sonnet ? Des contrain
70 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
177nt prémédité de M. Albert-Marie Schmidt. Tous ces poètes ont l’air plus authentiques que ceux que nous pensions connaître. Ils
178prit que suppose son entreprise ? Car l’étude des poètes hermétiques exige une faculté d’interprétation recréatrice bien diffé
179ns le Paradis perdu et les « gestes de Dieu ». Le poète a reçu la vocation de restituer le cosmos à l’état adamique, d’efface
71 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
180 qui nous maintienne humains. Tout cela, un jeune poète de génie, Arthur Rimbaud, l’a dit d’un seul trait prophétique : « Le
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
181, pasteur bernois et Vaudois rhodanien. Mais deux poètes « enracinés » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
182sie et prose. — Revenons à la géographie ! dit ce poète. Et de nous décrire une Suisse héroïque protégée par les Alpes, ce re
74 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
183ompliment d’anniversaire. Quant au « message » du poète, il s’exprime surtout dans deux portraits photographiques de Germaine
75 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
184es cohortes infernales. C’est qu’il était un vrai poète et du parti du Diable sans le savoir ». Cette opinion s’est curieusem
185us avons découvert l’Ennui. Non pas le spleen des poètes romantiques, non pas les blues. Mais cette phrase entendue partout :
76 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
186ur se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu’un poète à « tendance religieuse » et non pas un « témoin de la vérité » ; c’e
187aard, d’ailleurs, ne peut être placé qu’à côté du poète russe. Tous deux marchent de pair, et aucun autre esprit du siècle ne
77 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
188e à un cauchemar. Mais alors [p. 106] que tant de poètes s’efforçaient, à la même époque, de délirer méthodiquement, Kafka nou
78 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
189est, à vrai dire, le parti pris de tout véritable poète, mais c’est aussi ce qu’une certaine critique ne veut point pardonner
190 constitue le vrai sujet de ses roman. Passage du Poète, ou passage du Diable (dans le Règne de l’esprit malin), entrée du ci
191’affleurement mystérieux de la forme mythique, le poète en tout temps a le pouvoir de la susciter dans son œuvre, à la simili
192e du croyant dans sa prière. Et c’est pourquoi le poète, Ramuz, l’homme qui vit concrètement les grands mythes et qui les réa
79 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
193que page. La rumeur quotidienne tend à faire de « poète » une circonstance atténuante, au bénéfice du maladroit s’il est aima
194ns servir à préciser ce qui oppose la langue d’un poète aux divers jargons de son temps ; c’est que l’une est une langue « av
195ites qu’on le peut. Opération inverse de celle du poète : on s’arrête à l’acceptation neutre, la moins active, la plus anecdo
196? Qu’on ne dise pas que la philosophie d’un grand poète importe moins que son humanité, que son lyrisme, ou que ce je ne sais
197effet donnée » — qui est sa mort. Mais l’œuvre du poète, la vocation de l’homme, la charité cosmique de la personne chrétienn
80 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
198pas choisi en toute clarté — ruse vitale pour des poètes — tout nous porte à penser qu’ils sont plus proches des mystiques que
199rappante, c’est le rôle de la rhétorique chez les poètes du rêve et les mystiques. Le philosophe G. von Schubert, comme plus t
200Le philosophe G. von Schubert, comme plus tard le poète Jean-Paul, insistent sur un fait que Freud sera le premier à mettre e
201ur exprimer l’inexprimable, dit la sainte ; et le poète : « Mais où trouver des mots pour dépeindre, même faiblement, la merv
202os jours qu’on en oublie l’origine mystique. « Le poète et le rêveur sont passifs, ils écoutent le langage d’une voix qui leu
203roix, et dont la nuit des songes, chantée par les poètes, n’était que le symbole et le signe physique 88 . C’est « le [p. 207]
204vœu de mort. Le sommeil préfigure la mort pour le poète romantique ; et la mort progressive à soi-même est l’ambition de tous
205des œuvres achevées. En effet le mouvement de ces poètes est inverse de celui du créateur. Créer, c’est donner forme, et ils v
206lle de ces pseudo ou pré-mystiques que furent les poètes du rêve : il se dévoue à quelque chose qui le dépasse, il se donne à
207a source, ce serait absurde et injurieux pour ces poètes. Mais je dis que nous pouvons retrouver au niveau inférieur et collec
81 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
208né son art, il entrevoit une action plus urgente. Poète satirique ou guerrier, architecte ou négociateur, à quelle passion ma
82 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
209que, et beaucoup de sérieux professoral : car les poètes ici sont professeurs, tandis que les romanciers sont plutôt journalis
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
210 On avait tout arrangé pour cela ! Quant au jeune poète dont vous avez lu les premiers essais (La Mort lente) il avait dispar
84 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
211on pourrait opposer le utinam notas moriar 1 du poète latin. Mais trêve de vains regrets. Nous sommes en pleine folie. Et j
85 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
212us contagieux de la planète sont précisément deux poètes : le Saint John Perse de l’Anabase et de l’Exil, et Paul Claudel, not
213une angoisse intime, sinon qu’il fut lui aussi un poète, dans ses actes et par sa vision ?
86 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
214ssance. Une excentricité du sort a fait de lui un poète allemand. Les autres ont toujours cru à [p. 52] cette fable, mais, di
215e les suites sont assez pittoresques pour qu’un « poète » (au sens banal) préfère en ignorer la cause ? L’on s’étonne enfin d
216l’individu qui l’a conçu, reviendra s’asservir le poète… C’est une des gloires du romantisme allemand que d’avoir su élever l
87 1948, Suite neuchâteloise. VI
217 plus bas, de plus près ? J’ai vu percer quelques poètes à nos vitrines de libraires…   Les Vaudois ont produit ou toléré Cons
88 1948, Suite neuchâteloise. VII
218s ample de la respiration. Tout ce que disent les poètes qu’il [p. 82] dédaigne, tous leurs clichés, c’était donc vrai ? Il ne
89 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
219 structures de l’Inconscient. Qu’il soit peintre, poète ou conteur, plus il s’avance dans ce domaine, plus il s’isole et perd
90 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
220 Torrès-Bodet n’a rien eu de diplomatique, que ce poète, ministre, et grand éducateur est parti en claquant la porte, non san
91 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
221 vit paisiblement. Mais il se trouve que le même poète, dans un accès de prophétisme, a pu écrire : La Suisse, dans l’Histo
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
222bandonner à son génie dialectique, aux projets de poète et de philosophe qu’il avait conçus pendant son séjour à l’Académie d
223jeune garçon qu’il a une vocation d’avocat, ou de poète ; c’est qu’il aime à discuter ou qu’il tient des propos fantaisistes.
224analyse, soit qu’il fut un prophète, né pour être poète et philosophe, mais contraint, par l’appel transcendant, à devenir un
225t la suprématie, mais il attend patiemment que le poète ait fini de s’épancher, tout en veillant avec des yeux d’Argus à ne p
226se laisser duper dans une œuvre où se proclame le poète. Enfin, aux dernières pages du livre, il ajoute ceci : « Toute mon œ
227ogie me paraît être l’expérience poétique. Car le poète, lui non plus, ne sait et ne saura jamais s’il ne fait qu’épouser un
93 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
228 Torres Bodet n’a rien eu de diplomatique, que ce poète, ministre et grand éducateur est parti en claquant la porte, non sans
94 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
229inconnu. Pour la piété et la morale nouvelle, les poètes populaires et l’instruction publique obligatoire se chargeront d’en r
95 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
230salubre l’ouvrier pouvait dire par la bouche d’un poète de l’époque : L’air de nos ateliers nous ronge les poumons, Et nous
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
231 Sud — comme ils animent nos rêves et parfois tel poète. C. G. Jung retrouve les Indiens dans l’inconscient des riches Améric
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
232inconnu. Pour la piété et la morale nouvelle, les poètes populaires et l’instruction publique obligatoire se chargeront d’en r
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
233oble où l’ouvrier pouvait dire par la bouche d’un poète de l’époque : [p. 204] L’air de nos ateliers nous ronge les poumons
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
234 ou de paralyser des milliers de jeunes peintres, poètes et musiciens. « Que peut-on faire après Schönberg et Picasso ? » se d
100 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
235i l’ont conduite, mais des hommes de parole : des poètes. Comment, d’ici, répondre à leur appel ? Savoir ce qu’il faut dire es