1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
1déborde le « sellièrisme » de tout son mysticisme protestant. Et cela n’est pas sans gêner M. Seillière. C’est peut-être pourquoi
2sme de Vinet ? Ne voit-il pas que rien n’est plus protestant qu’une telle attitude ? Mais ces réserves sont de peu d’importance si
3ante, ni de plus tonique que celle de ce « Pascal protestant ». p. 1197 k. « Ernest Seillière : Alexandre Vinet, historien
2 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
4: cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu ses profondes bibliothèques et son quartier univer
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
5belle conférence prononcée au Foyer des étudiants protestants, et que la Nouvelle Revue des jeunes publie dans son numéro du 15 fév
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
6 [p. 274] Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931) e C’est donc qu’il y en a ? avez-vous dit. De
7u’on cherchait à nous faire croire qu’une origine protestante était un vice rédhibitoire pour toute carrière artistique, un facteur
8r une même affiche et sous la double étiquette de protestants et de modernes des noms de peintres comme Bosshardt, Raoul Dufy, Loti
9it nullement de présenter l’ensemble des artistes protestants, il s’agit de manifester les préférences d’une jeunesse. À cet égard
10re la question délicate de l’existence d’un « art protestant ». En effet, on ne parlait ici que d’« artistes protestants ». Mais c
11t ». En effet, on ne parlait ici que d’« artistes protestants ». Mais cela n’empêche pas de rechercher ce que ces artistes peuvent
12tituent pas, en définitive, les éléments d’un art protestant. Il eût fallu peut-être qu’un plus grand nombre d’artistes exposassen
13se demander alors : qu’y a-t-il de spécifiquement protestant chez ces peintres ? — Certaines rigidités, pensez-vous, certaines aus
14cs vivants. Très plaisant « Essai pour une Italie protestante » de P. Romane-Musculus. Des lithographies spirituelles de Ch. Clémen
15t des perspectives pour de futures éditions d’art protestantes. La sculpture est brillamment représentée par un « Torse de femme » d
16eant du vrai, c’est le trait le plus évidemment « protestant » de l’art français.   Mais s’il est malaisé de décrire, dès à présen
17’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art protestant de fait, peut-on, par contre, le définir idéalement ? Il nous semble
18prime. En d’autres termes, la définition d’un art protestant est liée à une conception dogmatique de la foi. Nous pensons même que
19 « sujets catholiques », il n’y a pas de « sujets protestants ». Mais, dira-t-on, il y a tous les sujets chrétiens ! C’est bien là
20fficulté) non pas un poncif. L’idéal d’un artiste protestant, le seul auquel sa foi puisse prétendre, ce n’est pas de réaliser un
21isse prétendre, ce n’est pas de réaliser un art « protestant » conforme à une doctrine, mais un art assez purement évangélique pou
22 qui lui a permis de naître. La grandeur d’un art protestant, c’est de n’être qu’un art chrétien. p. 274 e. Organisée par le
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
23e et ne peut servir ni le catholicisme (le milieu protestant étant nul), ni la foi chrétienne en général (du fait précisément que
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
24éon spirituel : Kierkegaard fut le dernier grand protestant. On ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à
25 était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul un protestant pouvait trouver pareille formule. Le héros de la foi, Kierkegaard, « 
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
26ant, et qui mène à la joie… C’est un thème très « protestant ». Nietzsche l’a développé avec une ampleur inégalable : il y trouvai
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
27tendons la signification de ce terme. On sait que protestant veut dire témoin (protestari), jamais Gide n’est plus loin du protest
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
28uis l’Édit de Nantes, notre seul notable écrivain protestant 26 , non exilé, non réfugié, mais d’éducation et de nature toute fran
29que j’oubliais Loti. Loti est un notable écrivain protestant qui répond à ce même signalement. Et précisément il y aurait lieu à u
30re Guiton, le héros, avec Rohan, de la résistance protestante contre le [p. 752] Cardinal, était corsaire de son métier. N’oublions
31Invincible Armada la mer devient aux trois quarts protestante — et l’est restée (la Révocation fit quitter, selon Vauban, les vaiss
32aisseaux du roi à neuf mille marins). Loti est un protestant français de la vieille souche maritime. Évidemment, cela n’en fait pa
33ure intime sont un produit autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques, où l’on retr
34autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques, où l’on retrouve le goût de l’analogie
35 27 . Il nous manque une étude sur les critiques protestants du xixe siècle. L’on serait surpris de constater à ce sujet que les
36. Et « le point de vue de Genève » — c’est-à-dire protestant — nous paraît avoir doué ceux qui le professèrent (en dépit de certai
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
37: cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu ses profondes bibliothèques et son quartier univer
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
38tudiants le rencontrent, qui montent au Séminaire protestant : il leur fait de profondes révérences…   La rumeur et le cliquetis d
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
39 [p. 56] Romanciers protestants (janvier 1932) m Nos gloires nous jugent C’est un fait digne d’int
40nnée 1931 soient allés à trois romans d’écrivains protestants : Pierre Bost, Jacques Chardonne et Jean Schlumberger. — Écrivains pr
41cques Chardonne et Jean Schlumberger. — Écrivains protestants, vraiment ?… Ou bien, protestants qui écrivent ? — Mais voyons d’abor
42er. — Écrivains protestants, vraiment ?… Ou bien, protestants qui écrivent ? — Mais voyons d’abord les œuvres. La critique à peu pr
439 , à son propos, fit observer que les romanciers protestants montrent de préférence la famille dans sa force de conservation moral
44œuvres bien plus caractéristiques d’une éducation protestante ou catholique, que d’une inspiration vraiment chrétienne. Car c’est à
45me « toute la grandeur — et toute la misère — des protestants sans foi » 31 . Quoi qu’il en fût d’ailleurs de la portée religieuse
46rquer ici d’une pierre blanche « l’année du roman protestant ». À la réflexion, l’on y a renoncé, pour des raisons d’ordre général
47s des auteurs et des œuvres. Délimiter un « parti protestant » dans nos Lettres, n’était-ce point, d’abord, céder à la tentation d
48ifiable que l’autre ? Je sais bien que certains « protestants » nous y pousseraient, à force de reniements et d’ignorance de nos ri
49re figure, aux yeux de beaucoup, de livres « bien protestants ». Je serais même tenté de dire, forçant un peu ma thèse, que ces tra
50 que beaucoup se plaisent à nommer « un caractère protestant » 32 . Et c’est cela qui est grave, — d’autant plus grave que nombre
51ui est grave, — d’autant plus grave que nombre de protestants tiennent à honneur de compromettre la Réforme avec cette attitude, et
52ans lequel nous voyons se complaire beaucoup de « protestants par tradition », pourtant cache assez mal la faiblesse d’un compromis
53 irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». Était-ce qu’il y avait dans l’acc
54ements de notre foi pour récuser, dans « l’esprit protestant », tout ce qui rend inutile la grâce ? Il y va pourtant de notre forc
55i l’on tient compte de la faiblesse numérique des protestants français. Bilan terriblement déficitaire si l’on prend au sérieux la
56ué les germes de l’imagination créatrice chez les protestants, qui lui furent plus que d’autres soumis, de par leur sérieux traditi
13 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
57uoi pareille conception pourrait choquer certains protestants libéraux par exemple. Mais c’est précisément dans la facilité d’inter
14 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
58aître favorable à la pensée chrétienne. La pensée protestante, en particulier, s’est toujours montrée soucieuse avant tout de réali
59ssaires de la pensée dans l’ordre pratique) « est protestant ». Mais, d’autre part, cette soif d’action directe et de service peut
15 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
60ous n’en sommes pas là : Hic et nunc, nous voici, protestants, en face de deux solutions synthétiques « possibles », imposantes, ét
61la seule attitude politique que puisse adopter le protestant : la politique du pessimisme actif, — ou si l’on veut de l’activisme
16 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
62 [p. 1034] Protestants (mars 1933) d Si le christianisme primitif est une révolution, — et
63enté. Or en fait, dans certains pays, les églises protestantes sont devenues les officines d’un conformisme social et politique plus
64t certains écrivains marxisants, que le bourgeois protestant soit actuellement le type même du capitaliste conservateur. En réalit
65ns tous les pays où le protestantisme domine, des protestants qui loin de renier leur foi se fondent sur elle pour attaquer le régi
66eue Blätter für den Sozialismus sont des éléments protestants, et leur maître, Paul Tillich, exerce par ailleurs une influence inte
67olutionnaire est celle qu’on doit tirer de la foi protestante. Il faudrait nommer encore des groupes comme le Vormarsch, le Deutsch
17 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
68thomisme a exercé à un moment donné sur la pensée protestante. On comprend également le retour à Calvin, comme aussi la position pr
69ère. 4. Il me semble que la tâche de la théologie protestante à l’heure actuelle est de dégager, dans un esprit de libre recherche
18 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
70me devant Dieu égale zéro ; pour les modernes, un protestant égale une personnalité. Que peut bien signifier cette contradiction a
71ff du côté orthodoxe, un certain nombre de jeunes protestants, beaucoup d’agnostiques aussi, se sont efforcés de montrer l’importan
72réformée. Car il se trouve que nous passons, nous protestants, tantôt pour les fermes soutiens de la personnalité, tantôt pour de d
73 point que je dirais volontiers que la définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôl
74papes que chez les princes. Et partout, les chefs protestants quand ils le purent, proposèrent au contraire des plans d’allure et d
75illeures forces créatrices. Mais dès que le parti protestant relève la tête, en tous pays, nous le voyons adopter une politique to
76vec ses libres Dominions, — partout l’on voit les protestants revendiquer et appliquer un système politique souple et vivant, respe
77 que la cause profonde de la tendance fédéraliste protestante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’est bien le mê
78t que la doctrine réformée prédispose les peuples protestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’homme ne vaut
79arates que possible : d’abord les cinq monarchies protestantes du Nord : Scandinavie, Pays-Bas, Angleterre ; puis l’unique monarchie
80ibrement solidaires, telles qu’en forme l’éthique protestante. Seulement il faut que cette force reste pure ! Car de même que le cu
81ement été formé par une éducation et une ambiance protestante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieus
82tante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme
83leine virulence du terme, redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adve
84redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adversaire le plus efficace d
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
85de ses écrits : Kierkegaard fut le dernier grand protestant. On ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à
86était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul, un protestant pouvait trouver pareille formule… L’œuvre la plus profonde et la plus
20 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
87t en vous. 15  » On n’oserait pas affirmer que le protestant d’aujourd’hui, dans la moyenne, soit trop bien appareillé. Il advient
88 Réformateurs combattirent le plus âprement. Le « protestant moyen » affirme son attachement au libre examen dans la mesure où cel
89ois si nos temples sont encore fréquentés par des protestants, et si la prédication de Calvin ressuscité y provoquerait autre chose
90ains leur ont prêché 16 , il se trouve encore des protestants pour ne pas croire que la Cène est une simple commémoration symboliqu
21 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
91ue défendent, chacun à sa manière, catholiques et protestants. « Paris vaut bien une messe » est injurieux pour la messe et le prêc
92 Et les documents innombrables qu’ont laissés les protestants de l’époque 25 nous montrent par ailleurs que les « crucifixions » q
93réter sa destruction —, l’émigration en masse des protestants fuyant les « missionnaires bottés », enfin la corruption officielleme
94qué de telle sorte qu’on a déjà ruiné les églises protestantes, rasé la plupart de leurs temples, « converti » par la force 300 000
95 Roi des rapports annonçant « qu’il n’y a plus de protestants en France ». Pourquoi maintenir dès lors un édit sans objet ? Ce déli
22 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
96Christ » d’une part, et les dangers de déviations protestantes de l’autre 23 . L’on verrait mieux que l’opposition réelle est entre
97ique romaine. On pourrait remarquer que le fidèle protestant a, sur le fidèle catholique, l’avantage sans prix d’avoir toujours à
98prime une sorte de pitié : « À quoi s’appuiera le protestant, avec, pour tout guide, une Bible… ou le témoignage intérieur du Sain
23 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
99uit les prêches laïques de l’instituteur. Le seul protestant est mort l’été dernier, âgé de 93 ans. Il s’était converti à 70 ans «
100ujours tenu ! » Catholique, antifasciste, laïque, protestant, — tous ces mots prennent ici quelque chose de joliment absurde. Les
101t donc ? Ai-je affaire à un chrétien ou même à un protestant ? J’essaie de le faire parler. Je lui dis : Oui, c’est la vérité pour
102ttes. Dans cette île, qui fut presque entièrement protestante au xvie siècle, M. Palut n’a plus aujourd’hui qu’une centaine de par
103es ont compensé les abandons ou les départs. (Les protestants qui sont souvent l’élément le plus actif de la population s’expatrien
24 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
104sentencieuse et imagée. Étonnamment active. Bonne protestante et qui tient à le dire. Sa cordialité demeure digne, trait notable à
105lu signés de ce nom-là. Et elle me cite une revue protestante et une revue littéraire auxquelles je collabore, en effet. — Vous ave
106dédicace du nouveau temple, en 1822, quinze mille protestants accourent de toute la contrée pour suivre des cérémonies dont leurs d
25 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
107e dans les trois Facultés françaises de théologie protestante. Il n’en reste pas moins que l’ignorance ou la méconnaissance courant
108uisqu’il croit au mérite des œuvres ; et tous les protestants qui jugent encore que Calvin et Luther ont fait leur temps, — que dir
26 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
109e bien que la mystique occidentale, catholique ou protestante (Swedenborg était luthérien 72 , comme Hamann) ait suivi dans l’ensem
27 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
110ttes. Dans cette île, qui fut presque entièrement protestante au xviᵉ siècle, M. Palut n’a plus aujourd’hui qu’une centaine de paro
111es ont compensé les abandons ou les départs. (Les protestants qui sont souvent l’élément le plus actif de la population s’expatrien
28 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
112 Ce drame est visiblement inspiré par la liturgie protestante ; il en copie le plan général : Décalogue, confession des péchés, pro
29 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
113tique. Ils auront à se décider ! Certains cercles protestants, ajoute-t-il avec un sourire, paraissent n’avoir point encore remarqu
30 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
114à s’annexer le « frère Claus », cependant que les protestants l’abandonnaient sans grand chagrin. Situation très paradoxale, si l’o
115de d’ensemble que viennent de publier les Cahiers Protestants. Je suis heureux de l’occasion qui m’est offerte de préciser ici les
116rtient à l’héritage commun des catholiques et des protestants suisses. Mais dès les premiers jours de la Réforme, la question se po
117der l’« ancienne foi » ! Voilà le conseil que les protestants devraient suivre ! Ce dernier argument ayant été repris par le cathol
118rique, le père de l’histoire de l’Église chez les protestants, fait l’éloge de Nicolas dans un ouvrage au titre significatif : « Ca
119st contre l’Antéchrist. » Nicolas et le théâtre protestant L’une des meilleures preuves de l’adoption spontanée de Nicolas non s
120r les docteurs réformés, mais par les populations protestantes, je la trouve dans le théâtre de l’époque. Voici tout d’abord deux sa
121remier drame sur Nicolas de Flue est l’œuvre d’un protestant, l’Alsacien Valentin Boltz. Il ne comptait pas moins de 149 rôles par
122ctrines qu’on ne met pas en pratique. Les cantons protestants, pour leur part, se repentent de leur orgueil. Et Nicolas, une derniè
123rmés ont souligné. Ne conviendrait-il pas que les protestants, de nos jours, s’avisent de renouer leur tradition de Nicolas, et pré
124e ranger ainsi dans la vraie tradition du théâtre protestant, telle que l’illustre, par exemple, l’Abraham sacrifiant de Théodore
125colas de Flue, me dira-t-on, n’est pas un « sujet protestant » ? Eh quoi ! Abraham non plus n’était pas calviniste. Ce qui caracté
126était pas calviniste. Ce qui caractérise un drame protestant, c’est bien moins le sujet que le style, l’inspiration biblique, au p
31 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
127en ressens l’obligation. Ma formation théologique protestante m’incite à rechercher, en chaque domaine, non point le général comme
128 dans une synthèse transcendante, de tout sauver. Protestant, j’insiste d’abord sur la nécessité de distinguer l’élément décisif,
32 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
129mme devant Dieu égale zéro. Pour les modernes, un protestant égale une personnalité. Que peut bien signifier cette contradiction a
130ef du côté orthodoxe, un certain nombre de jeunes protestants, beaucoup d’agnostiques aussi, se sont efforcés de montrer l’importan
131réformée. Car il se trouve que nous passons, nous protestants, tantôt pour les fermes soutiens de la personnalité, tantôt pour de d
132 point que je dirais volontiers que la définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôl
133papes que chez les princes. Et partout, les chefs protestants quand ils le purent, proposèrent au contraire des plans d’allure et d
134illeures forces créatrices. Mais dès que le parti protestant relève la tête, en tous pays, nous le voyons adopter une politique to
135vec ses libres Dominions, — partout l’on voit les protestants revendiquer et appliquer un système politique souple et vivant, respe
136 que la cause profonde de la tendance fédéraliste protestante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’est bien le mê
137t que la doctrine réformée prédispose les peuples protestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’homme ne vaut
138arates que possible : d’abord les cinq monarchies protestantes du Nord : Scandinavie, Pays-Bas, Angleterre ; puis l’unique monarchie
139ibrement solidaires, telles qu’en forme l’éthique protestante. Seulement il faut que cette force reste pure ! Car de même que le cu
140ement été formé par une éducation et une ambiance protestante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieus
141tante. Nous n’en avons que trop, de ces gloires « protestantes », laborieusement annexées et recensées par une sorte de nationalisme
142leine virulence du terme, redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adve
143redevenir de véritables protestants. Un véritable protestant, les faits le prouvent, sera toujours l’adversaire le plus efficace d
33 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
144ou d’écrire. Et j’ajouterai : je connais bien des protestants que notre moralisme simpliste, [p. 146] notre méfiance à l’égard de t
145 Qui, en effet, mieux qu’un chrétien, mieux qu’un protestant calviniste, pourrait savoir de quoi l’on parle lorsqu’on parle de voc
34 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
146 égale avec les grands ; les catholiques avec les protestants ; les Romands, Tessinois ou Ladins avec les Suisses-alémaniques. Nier
35 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
147mporte quel despote, pourvu qu’il fût Allemand et protestant ». Or le despote est venu, cher M. de Reynold : il était Autrichien e
148Un billet, s’il vous plaît, au Suisse inquiet, au protestant scandalisé que je suis, pour expliquer cette affligeante contradictio
36 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
149un petit garçon qui s’amuse — doublé d’un pasteur protestant qui l’ennuie. » Type de boutade dont certains, contre lui, ne se priv
150fait de se muer à son tour en dogme, et la morale protestante succombe à ce danger plus qu’aucune autre dans les périodes de dépres
151sentiment qu’à son égard conçoivent beaucoup de « protestants de naissance » détachés de la vie de leur église, et subissant seulem
152de la conversion trop « facile ». « Je ne suis ni protestant ni catholique, je suis chrétien tout simplement. » Position caractéri
153ile, mais au contraire s’y ordonner. « Orthodoxie protestante — écrit Gide —, ces mots n’ont pour [p. 31] moi aucun sens. Je ne rec
154 l’Église » (donc de Rome). Allons donc ! Pour un protestant, ce dilemme est aussi choquant que le serait pour un Anglais ou un Sc
155urantes, en France surtout, et même chez certains protestants. Tout ce que je me sens le droit de dire ici, c’est que la Réforme a
37 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
156 à laisser naître des coutumes nouvelles (en ceci protestant, mais sans la foi). Or les coutumes religieuses quelles qu’elles soie
38 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
157tive. Ici, la perspective qui s’offre aux Églises protestantes, c’est de préparer le terrain pour la reconstruction fédéraliste du m
158 totalitaires sont vaincus, ce seront les nations protestantes et fédéralistes d’esprit qui auront obtenu la victoire. Elles ne saur
159 Il groupe aujourd’hui les diverses dénominations protestantes, les anglicans, les orthodoxes grecs et russes, et les vieilles Églis
160livre de l’espèce d’étroitesse, de « nationalisme protestant », auquel nous sommes tentés de céder parfois, sous l’effet de la pol
161je dise en une phrase ce qui m’attache à l’Église protestante, plutôt qu’à aucune autre, je dirai ceci : L’Église protestante est j
162lutôt qu’à aucune autre, je dirai ceci : L’Église protestante est justement celle qui ne se donne pas pour la seule forme d’Église
39 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
163aard — dit Rudolph Kassner — fut le dernier grand protestant. On ne peut le comparer qu’aux fondateurs du christianisme… Tous les
164était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul, un protestant pouvait trouver pareille formule… L’œuvre la plus profonde et la plus
40 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
165uisqu’il croit au mérite des œuvres ; et tous les protestants qui jugent encore que Calvin et Luther ont fait leur temps — que dire
41 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
166un petit garçon qui s’amuse — doublé d’un pasteur protestant qui l’ennuie ». Type de boutade dont certains, contre lui, ne se priv
167fait de se muer à son tour en dogme, et la morale protestante succombe à ce danger plus qu’aucune autre, dans les périodes de dépre
168essentiment qu’à son égard conçoivent beaucoup de protestants de naissance, devenus indifférents, et subissant seulement la coutume
169fondément chrétien. » Ou encore : « Je ne suis ni protestant, ni catholique ; je suis chrétien, tout simplement. » Position caract
170ile, mais au contraire s’y ordonner. « Orthodoxie protestante — écrit Gide — ces mots n’ont pour moi aucun sens. Je ne reconnais po
171 l’Église » (donc de Rome). Allons donc ! Pour un protestant, ce dilemme est aussi choquant que le serait pour un Anglais ou pour
172urantes, en France surtout, et même chez certains protestants détachés de la vie de leur église. Tout ce que je me sens le droit de
42 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
173s et simplificateurs. [p. 44] Les petits peuples protestants de l’Europe ont réalisé ce miracle de l’équilibre entre l’un et le di
174lité, radicaux et conservateurs ou catholiques et protestants en viennent à louer les mêmes traits. Je m’amuse à juxtaposer Numa Dr
43 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
175 porte aujourd’hui : « Nous sommes catholiques et protestants. » Les rives, les îles s’ornent de monuments souvent couverts de noms
176’irai comme chaque année à la messe de minuit des protestants, dans la plus grande église gothique du monde, la cathédrale de Saint
44 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
177. On brûle encore, à l’occasion, quelques églises protestantes au Mexique, mais, dans l’ensemble, la situation n’est pas mauvaise. J
45 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
178critiques que Karl Barth adressait à l’orthodoxie protestante du xviiie siècle : une certaine manière de proclamer le dogme de l’i
46 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
179es, ce qui peut inquiéter, mais aussi en majorité protestantes, ce qui doit rassurer. Ils ont donné nos meilleurs immigrants, ceux q
47 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
180robes et des processions, jusque dans les églises protestantes de la campagne ; les garçons d’ascenseur galonnés comme des généraux
48 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
181 Théosophes, Spiritualistes, Catholiques romains, Protestants épiscopaux, Presbytériens, Pentecôtistes, Méthodistes, Luthériens, Ju
182 de corps qui représentent la grande majorité des Protestants. Et ces réunions préalables ouvrent des [p. 98] voies jadis insoupçon
183h quoi ! c’est catholique ! s’écrie scandalisé le protestant français qui assiste à l’un [p. 102] de ces cultes. Mais un de mes am
184 Saint-Patrick, se plaignait de l’absence toute « protestante » du désordre gentil, de la distraction ou des marques de ferveur thé
185irée chez un professeur du Séminaire de théologie protestante de [p. 104] New York : j’y trouve d’autres professeurs et des étudian
186bres inscrits d’une paroisse, dont 40 millions de protestants. En vérité, je n’ai décrit qu’une atmosphère, et les croyances du « c
49 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
187 en verre et en ciment : je me souviens du temple protestant de Drancy, et de vingt églises en style aérodynamique construites par
188es, ce qui peut inquiéter, mais aussi en majorité protestantes, ce qui doit rassurer. Ils ont donné nos meilleurs immigrants, ceux q
50 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
189norent en Europe les pays dominés par l’influence protestante. Si nous nous demandons, en effet, quels sont les pays de l’Europe qu
51 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
190 la guerre civile de 1847 opposant catholiques et protestants, les vainqueurs n’ont eu rien de plus pressé que de rendre aux vaincu
52 1948, Suite neuchâteloise. IV
191 ses troupeaux, et vibrant défenseur de l’honneur protestant, il était au plein sens du mot [p. 46] l’homme engagé, celui qui ne r
192’arrive de louer dans mes ouvrages le civisme des protestants, c’est à l’exemple de mon père que j’ai pensé ; et ce mot d’engagemen
53 1948, Suite neuchâteloise. V
193l’écorce d’un arbre, au fond du parc, et devenait protestante en secret. J’ai lu ces pages de confidences pudiques, pleines d’idéal
54 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
194t déclarer que l’Europe sera toute catholique, ou protestante, ou française, ou allemande, ou de gauche, ou de droite — ou ne sera
55 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
195 [p. 281] Un complot de protestants (novembre 1951) at Tout compte fait, nous nous connaissions peu, ce
196e en riant : « On va dire que c’est un complot de protestants ! » Le mot ne manque pas de pertinence. Tous les matins, vers onze he
197odoxie. Il nie vivement que le terme d’orthodoxie protestante puisse avoir un sens. Le protestant, pour lui, c’est l’opposant. (Com
198d’orthodoxie protestante puisse avoir un sens. Le protestant, pour lui, c’est l’opposant. (Comme on le croit généralement en Franc
199te, disons à son seul sens éthique. Penchant bien protestant, ou simplement rançon d’une sobriété stricte. Ses connaissances bibli
56 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
200t, une armée catholique s’approcha de Zurich. Les protestants désiraient traiter. Zwingli était pour la guerre. À demi trahi par se
201sement des jésuites. [p. 46] L’armée des cantons protestants, sous les ordres du général Dufour, triompha au cours d’une brève cam
202montra fort généreuse vis-à-vis des vaincus : les protestants les aidèrent à payer leur dette de guerre, par souscription publique.
203longues vues que par la crainte, chez la majorité protestante, de voir s’augmenter le nombre des catholiques. Il n’en reste pas moi
57 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
204néralement deux conseillers catholiques pour cinq protestants ; un ou deux Romands et un Tessinois pour quatre ou cinq Alémaniques.
205 adhérents se recrutent surtout en Suisse romande protestante et dans les anciennes familles patriciennes. Ces deux partis résisten
206campagnes par les villes, des catholiques par les protestants, des Romands et des Italiens par les Alémaniques, des artisans et pay
58 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
207rfèvrerie apparaît à Genève. Au xvie siècle, les protestants chassés du Tessin introduisent à Zurich l’industrie de la soie. Au xv
59 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
208tre familles rurales et citadines, catholiques et protestantes, aisées et pauvres, etc. Le nombre des enfants ou la proportion des d
209ne est de 2,56 pour Appenzell Rhodes-Extérieures (protestant), et de 4,10 pour Appenzell Rhodes-Intérieures (catholique). Dans l’e
210 2 3 4 5 6 7 Et plus Ville de Zurich 225 000 protestants 80 000 catholiques 20 000 divers 343 263 213 98 43 19 10 11 1,4
211213 98 43 19 10 11 1,4 Appenzell Rh.-Int. 500 protestants 12 500 catholiques 25 divers 143 125 124 123 107 82 71 225 4,1 V
212123 107 82 71 225 4,1 Ville de Genève 70 000 protestants 50 000 catholiques 6000 divers 406 277 191 71 29 12 6 8 1,15 [p. 
213s chances d’avoir le plus d’enfants, les familles protestantes, latines, citadines et moyennement aisées, d’en avoir le moins. Ce qu
214ation mutuelle, qui semble assez typique des pays protestants, ou dominés par l’influence protestante. Aux petites dimensions des c
215 des pays protestants, ou dominés par l’influence protestante. Aux petites dimensions des communautés suisses, il convient d’ajoute
216euchâtel sont françaises et marquées par l’esprit protestant ; celle de Fribourg, catholique et bilingue ; celles de Bâle, Zurich
60 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
217a jamais en Suisse. C’est Zwingli qui conduit les protestants lors des premières guerres civiles religieuses. Et ce sont les deux v
218ttus en 1531 puis de nouveau en 1656, les cantons protestants finiront par établir leur prépondérance au terme de la « seconde guer
219 catholiques pour un peu [p. 146] moins de 3/5 de protestants dans l’ensemble du pays n’a guère varié depuis la Réforme. Mais d’imp
220l qu’on ne peut plus parler proprement de cantons protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plus forte étan
221protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plus forte étant celle du canton de Berne, où l’on ne trouve qu’u
222augmente plus rapidement dans les cantons naguère protestants, que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrem
223ns les cantons naguère protestants, que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrement catholiques. Cela s’exp
224xercent les plus grandes villes, autrefois toutes protestantes, cependant que les petits cantons ruraux du centre offrent peu de pos
225 l’Angleterre et la Hollande, qui soutenaient les protestants. Il faut reconnaître aussi que le fanatisme a fait place à un large d
226uelque importance des églises des deux cultes, le protestant moyen continue à penser que le catholicisme consiste à mettre des cie
227titions ; tandis que le catholique moyen tient le protestant pour un demi-incrédule, prisonnier d’une morale austère. Le plus curi
228e austère. Le plus curieux, c’est que beaucoup de protestants (et quelques rares catholiques) partagent les préjugés du voisin sur
229uté » frappante. [p. 149] ⁂ Existe-t-il un esprit protestant et un esprit catholique de nuance proprement helvétique ? La question
230 appauvrissement des formes culturelles, chez les protestants suisses, ne saurait être attribué à la seule influence de Zwingli. Il
231le manque de sobriété. L’organisation des églises protestantes est calquée sur la structure fédéraliste du pays. Elle est presbytéri
232rs qu’il n’y ait pas en Suisse de parti politique protestant. Il existe au contraire un parti catholique, nombreux et discipliné,
233e synonyme de séparatiste.) Alors que les églises protestantes, de par leur structure même, sont non seulement décentralisées, mais
234tralisateurs se recrutent surtout dans les villes protestantes — l’Église catholique est « fédéraliste » pour des raisons historique
235848 et contrôlé jusqu’à nos jours par la majorité protestante. Il convient d’ajouter toutefois que l’attitude des théoriciens du pa
236essentiels la pensée éthico-politique des auteurs protestants les plus influents du xixe et du xxe siècle, Alexandre Vinet, Hilty
237disparu de leur vie publique. Mais dans la partie protestante de la population subsistent une certaine répugnance à l’endroit des i
61 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
238 allègrement à travers les régions catholiques et protestantes… Et cependant que je me représentais tout cela comme un grand crible
239e, Neuchâtel et Fribourg, les trois premiers sont protestants, le quatrième catholique. Cet émiettement d’un groupe déjà si restrei
240 Constant, d’un Amiel 46  ; moralement, il est un protestant, avec tout ce que cela comporte d’étrangeté par rapport à la France a
62 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
241ère de sa révolution fut le converti Sun-Yat-Sen, protestant fanatique à ses débuts… Tout porte à rattacher le phénomène de la rév
63 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
242ère de sa révolution fut le converti Sun Yat-sen, protestant fanatique à ses débuts… Tout porte à rattacher le phénomène de la rév
64 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
243 du bouddhisme, ni du Taô 94 . Enfin, jésuites et protestants, dans l’ère moderne, ont entrepris l’évangélisation de l’Asie non-mah
244ec le romantisme allemand. Peu après, l’influence protestante libérale marquait [p. 258] le « Père de l’Inde moderne », Ram Mohan R
65 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
245lles d’artisans, d’horlogers, de céramistes, tous protestants, mais qui vécurent en paix avec ceux qu’ils enrichissaient. En même t
246Mandarin dit au jésuite et aux deux missionnaires protestants qui se sont disputés devant lui : « Si vous voulez qu’on tolère ici v
66 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
247cléricalisme intransigeant. En revanche, les pays protestants, ignorant le cléricalisme, ont conservé des monarchies incontestées,
67 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
248incapables de me réfuter. [p. 161] Un complot de protestants Tout compte fait, nous nous connaissions peu, ce jour de juin 39 où,
249, en riant : « On va dire que c’est un complot de protestants ! » Le mot ne manque pas de pertinence. Tous les matins, vers onze he
250ie. Il nie vivement que l’expression d’orthodoxie protestante puisse avoir un sens. Le protestant, pour lui, c’est l’opposant (comm
251d’orthodoxie protestante puisse avoir un sens. Le protestant, pour lui, c’est l’opposant (comme on le croit généralement en France
252ré, disons à son seul sens éthique. Penchant bien protestant, ou simplement rançon d’une stricte sobriété. Ses connaissances bibli
253itains pour la simple raison que les fiancés sont protestants) ; puis, quand il sera conclu — trop tard, naturellement — il ne sera
68 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
254ts dans le peuple et la bourgeoisie, catholiques, protestants ou laïques. Cette morale tient le sexe pour mauvais en principe. [p. 
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
255 Suède, États, républiques, villes et communautés protestantes, qui sont comme obligés d’être toujours contraires à la faction espag
256de l’Europe entière, ce projet initial d’alliance protestante — nonobstant l’adhésion de princes catholiques et même du Pape. Nous
257u ban de la communauté française en sa qualité de protestant, il finit par ardemment souhaiter un pouvoir suprême supranational, s
70 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
258Le Cardinal veut associer à son plan chrétien les protestants et les orthodoxes, mais non le Pape ! Un Congrès européen, siégeant à
71 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
259ou de Grégoire VII. Et pour y faire consentir les protestants, il faudroit prier sa Sainteté de rétablir la forme de l’Église telle
26011 [p. 121] Leibniz souhaite que des missions protestantes se joignent à celles des Jésuites : J’insinue qu’il serait de la glo
261l serait de la gloire de Dieu et de l’honneur des Protestants de prendre part à cette grande aventure dans le champ du Seigneur, af
72 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
262s européens, parce que la confédération des États protestants se trouva renforcée par leur admission et qu’elle-même, d’autre part,
263inces Unies, formant, jointes ensemble, l’intérêt protestant dans cette partie de l’Europe ; un jour la neutralité armée se joindr
73 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
264ée de rapprochement avec l’orthodoxie ou avec les protestants, qui n’ont qu’à se soumettre. Pour les premiers, le retour à Rome ser
265’une conversion totale, car, dit-il, « la moitié (protestante) de l’Europe est sans religion ». Bien plus, à l’en croire : Le plus
266testantisme. Fille de Necker, ministre genevois, protestant et libéral, de Louis XVI, la baronne de Staël-Holstein (1766-1817) es
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
267 Presque seuls, Fichte et Hegel restent à la fois protestants et tournés vers l’avenir du siècle. Cependant, le mythe médiéval — tr
268e… […] Les insurgés prirent avec raison le nom de protestants, car ils protestaient solennellement contre tout empiétement d’un pou
269 Celle-ci n’existe plus désormais. Catholiques et protestants ou réformés sont plus éloignés les uns des autres, dans leur isolemen
270ent de l’influence [p. 215] pernicieuse des États protestants voisins. La politique moderne ne date que d’alors et certains États p
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
271s de l’Espagne : les Hollandais, l’Angleterre (la protestante et la catholique) et Henri IV malgré sa conversion. Plus encore, celu
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
272vaient tout dit sur l’héritage biblique. Les pays protestants se nourrissaient de la lecture d’un Ancien Testament dont les héros,
77 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
273il œcuménique groupant presque toutes les églises protestantes, anglicanes et orthodoxes, ou du mouvement catholique romain que symb
274, des fusions multipliées entre « dénominations » protestantes, en Europe, aux États-Unis, en Inde ; ou des [p. 37] innombrables ren
275lénaire. Le développement de la liturgie chez les protestants, des études bibliques chez les catholiques, des préoccupations social
78 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
276ment politique de pacte supranational des princes protestants et catholiques contre la [p. 53] maison de Habsbourg ; mais ses éléme
79 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
277arx ? Un juif allemand, dont le père s’était fait protestant, et qui écrivait en Angleterre des articles pour le New York Herald T
80 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.4. « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
278e par quatre guerres civiles entre catholiques et protestants. L’antagonisme entre les cantons primitifs et les villes protestantes
279gonisme entre les cantons primitifs et les villes protestantes de Zurich et de Berne paralyse l’extension normale des Ligues et prod
280égendaire Serment du Grütli mais c’est contre les protestants, ainsi rejetés au nom du pacte primitif hors de la Confédération ! Ce
281urs privé de suites pratiques par la victoire des protestants à Villmergen, révèle un aspect très curieux de l’ancienne Suisse : au
81 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
282847), gagnée en quelques semaines par les cantons protestants. Un an plus tard, l’État fédératif est proclamé. La Constitution de 1
82 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.6. « Ce petit peuple égalitaire… »
283 [p. 68] noblesse italienne ou française devenues protestantes et chassées de leurs pays. Enfin, dans le pays de Vaud, démembré du r
83 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
284 catholiques de la Suisse centrale et des cantons protestants de la Suisse romande. Les dispositions principales de la révision se
84 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
285ouvent que deux conseillers catholiques pour cinq protestants, alors que les catholiques forment 47 % de la population, et pourraie
286dont les adhérents se recrutent en Suisse romande protestante et à Bâle et dans les anciennes [p. 131] familles bourgeoises, paysan
287t généralement plus à gauche — ni dans les masses protestantes, qui ne sont pas organisées sur des bases confessionnelles. Si leur p
288s majorités parfois très faibles dans les régions protestantes et urbaines comme Zurich, toujours très fortes dans les régions catho
289 allègrement à travers les régions catholiques et protestantes… Et cependant que je me représentais tout cela comme un grand crible
85 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
290ibutaire dans son ensemble d’une certaine éthique protestante, qui ne sépare point la vertu de l’effort ni la valeur d’une action d
291’un des pôles de l’Europe. À ces trois métropoles protestantes répondent dès le xviie siècle les centres jésuites de Lucerne, Soleu
292ècle seulement) par des moralistes et philosophes protestants tels qu’Alexandre Vinet et Charles Secrétan ; à Lucerne (après la déf
293e chants patriotiques. Et dans toutes les églises protestantes, psaumes de Goudimel ou de Bourgeois, cantiques dont les mélodies app
294ré de notre « légende dramatique » : deux auteurs protestants célébraient pour le pape le seul saint que possède la Suisse.) Pendan
295ndhal ou un Proust. Ces traits de discrétion sont protestants, peut-être ? Mais le goût de la mesure, de l’intériorité, du réalisme
296vant le « monde moderne ». En voulant ramener les protestants aux grandes options spirituelles de la Réforme, Karl Barth ne les a p
297re avec les intérêts de la tribu, essentiellement protestant par sa dialectique du oui et du non sans nuances, et par sa rhétoriqu
298s Calvin qui ait influencé l’ensemble des Églises protestantes, en Amérique comme en Europe, et que les docteurs de Rome respectent
299icatrice, le moralisme, le civisme et le piétisme protestants inclinant les esprits les plus naturellement spéculatifs à se rabattr
300euchâtel sont françaises et marquées par l’esprit protestant ; celle de Fribourg, catholique et bilingue ; celles de Bâle, Zurich
301le assez typique des pays dominés par l’influence protestante. Aux petites dimensions des communautés, il convient d’ajouter un sec
302 déprimante. La vie religieuse : catholiques et protestants côte à côte Sur les origines du christianisme en Suisse, l’historien
303a jamais en Suisse. C’est Zwingli qui conduit les protestants lors des premières guerres civiles religieuses. Et ce sont les deux v
304de 2/5 de catholiques pour un peu moins de 3/5 de protestants dans l’ensemble du pays n’a guère varié depuis la Réforme 124 . Mais
305l qu’on ne peut plus parler proprement de cantons protestants ou catholiques, mais seulement de cantons à majorité protestante ou c
306catholiques, mais seulement de cantons à majorité protestante ou catholique 125 . En général, le nombre des catholiques augmente pl
307augmente plus rapidement dans les cantons naguère protestants que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièreme
308ans les cantons naguère protestants que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrement catholiques. Cela s’exp
309xercent les plus grandes villes, autrefois toutes protestantes, cependant que les petits cantons ruraux du centre offrent peu de pos
310uelque importance des églises des deux cultes, le protestant moyen continue à penser que le catholicisme consiste à mettre des cie
311stitions, tandis que le catholique moyen tient le protestant pour un demi-incrédule, prisonnier d’une morale ennuyeuse. Toutefois,
312ise romaine. Les deux tiers de la population sont protestants. Or ce sont les milieux dirigeants de cette majorité qui ont recomman
313ait sur la gauche — est caché par la chaire : les protestants ne peuvent le voir pendant le sermon, mais seulement s’ils s’avancent
314 anglican aussi bien que romain. La froide nudité protestante domine, éliminant le mauvais goût sulpicien. Si les défauts se neutra
315 moins une fois par mois. ⁂ Existe-t-il un esprit protestant et un esprit catholique de nuance proprement helvétique ? La question
316e appauvrissement des formes cultuelles, chez les protestants suisses, ne saurait être attribué à la seule influence de Zwingli. Il
317le manque de sobriété. L’organisation des Églises protestantes est calquée sur la structure fédéraliste du pays. Liées à l’État, ou
318it pas, à l’échelle nationale, de parti politique protestant. Il existe au contraire un parti catholique, nombreux et discipliné,
319pouvoir central, institué en 1848 par la majorité protestante. Toutefois, l’attitude des théoriciens du parti catholique n’est pas
320essentiels la pensée éthico-politique des auteurs protestants les plus influents des xixe et xxe siècles. Les uns et les autres s
321disparu de leur vie publique. Mais dans la partie protestante de la population subsiste une certaine répugnance à l’endroit des int
86 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
322onc mon allégeance culturelle. Mais je suis aussi protestant, ce qui représente une allégeance mondiale (ce serait pareil si j’éta
87 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
323x était un juif rhénan, dont le père s’était fait protestant, et qui écrivait en Angleterre des articles publiés à New York par le
88 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
324s, pâtres catholiques de l’Appenzell et banquiers protestants de Genève, n’ont pas empêché l’unification nationale de la France, de
325 bien un Juif allemand, dont le père était devenu protestant, et qui rédigeait au British Museum, pour le Herald Tribune de New Yo
89 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
326rd et un midi ; dans chaque Église, catholique ou protestante, une aile évangélique et une aile ritualiste ; dans chaque personne q
90 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
327onc mon allégeance culturelle. Mais je suis aussi protestant, ce qui représente une allégeance mondiale (ce serait pareil si j’éta
91 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
328que : un Juif allemand, dont le père s’était fait protestant, et qui écrivait dans les salles du British Museum, pour le New York
92 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
329iation, nom de l’église construite par les moines protestants qui fondèrent la communauté vers 1940. Une quinzaine de frères cathol
93 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. IV. Les Régions
330ué » depuis 1814 au canton de Berne alémanique et protestant… Tout le monde, dans tous ces pays, se retrouve d’accord pour condamn