1 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
1ste. Il témoigne de sa défiance à l’endroit de la Providence. Ce mot peut nous fournir un autre exemple. Un chrétien qui s’écrie :
2 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
2la possibilité scandaleuse des actes libres de la Providence. Entreprise effroyable et vaine, qui serait d’un comique insondable s
3comment et pourquoi ?) nos désirs. Cette sorte de providence brute tout à fait inintelligible est le simple succédané de l’intelli
4ligible est le simple succédané de l’intelligible providence surnaturelle. 61  » Mais qui ne voit que cette Âme du Monde le tient
5re. Et comment vivrait-il sinon par l’appel de la Providence ? Et comment se rendre à [p. 617] l’appel, si l’on pose ses condition
6l, si l’on pose ses conditions : « l’intelligible providence surnaturelle ! ». Toute-puissance des mythes ! « Le meilleur moyen de
3 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
7lle non seulement un succédané païen de l’idée de Providence, mais surtout une négation de la foi ? Car la foi est, selon Kierkega
4 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
8comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, comme une Providence plus rigoureuse que l’autre, et dont on peut prévoir les intentions…
9sur l’autorité de l’esprit. Rationalisation de la Providence au détriment de la foi créatrice. Et si l’homme résiste à cet « ordre
5 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
10et par essence insaisissable. C’est une espèce de Providence des clercs laïques. Elle a souffert peu de blasphèmes jusqu’ici. Le s
11lieu, et la destination octroyée à chacun par une Providence insondée mais qui parle ! Oui, je suis de ceux-là jusque dans ma colè
6 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
12(« Je marche comme un somnambule aux ordres de la Providence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà
13uriez fort bien gouverner sans recourir à cette « Providence » organisée, et qui a commencé par suivre aveuglément vos ordres avan
7 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
14tes ? Serait-ce donc que je crois réellement à la Providence ? Beaucoup de philosophes contemporains disent que la Providence est
15aucoup de philosophes contemporains disent que la Providence est un opium ; que l’homme s’endort à imaginer un ordre du monde où s
16ude que la seule force qui compte est celle de la Providence (ou du destin). C’est cela seul qui dispense l’homme de jouer la comé
17 c’est que je m’étais fâché, hier soir, et que la Providence, évidemment, se payait ma tête. Ensuite, j’ai calculé que cela nous p
8 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
18dorer un Destin muet, tandis que nous adorons une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée : « Emmanuel ! » — Dieu avec no
9 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
19é c’est que je m’étais fâché hier soir, et que la Providence, évidemment, se payait ma tête. Ensuite j’ai calculé que cela nous pe
10 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
20re ». L’État, déifié, devient l’État totalitaire, providence de tous les sujets, à charge d’une obéissance absolue, [p. 5] et d’im
11 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
21omme qui dit cela. Qu’il soit un instrument de la Providence comme il l’affirme, ou qu’il soit un fléau de Dieu (c’est une nuance)
22tler, c’est une effrayante ironie machinée par la Providence : — « Ah ! vous ne croyez plus au mystère ? Eh bien, je pose ce fait
23eut-être encore plus sage : de s’en remettre à la Providence !… Mais voici que cette Providence m’abandonnera, sera contre moi, si
24 remettre à la Providence !… Mais voici que cette Providence m’abandonnera, sera contre moi, si je me tais ! La propagande nationa
12 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
25lui qui, désormais, va remplacer la bienveillante Providence. « La religion est l’opium du peuple », disait Marx. Je lui réponds q
13 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
26 dit cela. Qu’il [p. 64] soit un instrument de la Providence comme il l’affirme, ou qu’il soit un fléau de Dieu (c’est une nuance 
27tler, c’est une effrayante ironie machinée par la Providence : « Ah ! vous ne croyez plus au mystère ? Eh bien, je pose ce fait da
28lises, mais c’est de le faire en nationalisant la Providence, et en son nom. Ce qui est proprement diabolique, c’est moins de fair
14 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
29 Le xixe siècle, sans s’en douter, a remplacé la Providence par le progrès automatique. Devant les résultats présents de cette cr
30ucienne. C’était alors comme une figuration de la Providence. C’en est une aujourd’hui de la Police. À cette différence [p. 104] p
15 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
31 Le xixe siècle, sans s’en douter, a remplacé la Providence par le progrès automatique. Devant les résultats présents de cette cr
16 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
329] scandaleuse possibilité des actes libres de la Providence. L’entreprise pourrait être tenue pour grandiose si l’homme des masse
33comment et pourquoi ?) nos désirs. Cette sorte de providence brute, tout à fait inintelligible, est le simple succédané de l’intel
34igible, est le simple succédané de l’intelligible providence surnaturelle 53  ». Mais qui ne voit [p. 100] que cette Âme du Monde
35e. Et comment vivrait-il, sinon par l’appel de la Providence ? Et comment se rendre à l’appel, si l’on pose ses conditions : « L’i
36l, si l’on pose ses conditions : « L’intelligible providence surnaturelle » ! Toute-puissance des prétentions rationalistes ! « Le
17 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
37dorer un Destin muet, tandis que Luther adore une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée. Renversement du devoir de la L
18 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
38st inquiétant. Cela me ferait presque croire à la Providence !… Mais dites-moi, Rougemont, quand on saura que vous habitez ici, qu
19 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
39ité d’auteur : Il me faut préciser la part de la Providence dans mon œuvre. Car je me rendrais coupable de déloyauté envers Dieu
40eur et toute la précision possibles la part de la Providence dans mon œuvre entière, je n’en saurais donner de formule plus adéqua
41 plus adéquate ou plus décisive que celle-ci : la Providence a fait mon éducation, qui se réfléchit dans le processus de ma produc
20 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
42’esprit de nos contemporains prend la place de la Providence, bien qu’elle n’en revête ni la justice ni la bonté. Bossuet, dans l’
43istoire absolue, ce produit de remplacement de la Providence, a pour effet normal d’éliminer la croyance à l’action personnelle. L
21 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
44ser ce que son nom et son prénom signifiaient. La Providence veut que les personnes qu’Elle désigne pour servir reçoivent des noms
22 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
45esprit de nos contemporains, prend la place de la Providence, bien qu’elle n’en revête ni la justice ni la bonté. Bossuet, dans l’
46istoire absolue, ce produit de remplacement de la Providence, a pour effet normal d’éliminer la croyance à l’action personnelle. L
23 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
47ité d’auteur : Il me faut préciser la part de la Providence dans mon œuvre. Car je me rendrais coupable de déloyauté envers Dieu
48eur et toute la précision possibles la part de la Providence [p. 99] dans mon œuvre entière, je n’en saurais donner de formule plu
49 plus adéquate ou plus décisive que celle-ci : la Providence a fait mon éducation, qui se réfléchit dans le processus de ma produc
24 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
50st inquiétant… Cela me ferait presque croire à la Providence !… Mais dites-moi, quand on saura que vous habitez ici, qu’est-ce qu’
25 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
51, par les « croyants » que j’ai dit, que dans une Providence qui se manifesterait par des catastrophes naturelles ou des épidémies
26 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
52ne fatalité singulière, ou plustost un coup de la Providence, qu’à même temps dans le Nord, dans l’Est et dans le Sud, les trois p
27 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
53mour et de fraternité auxquels les a destinées la Providence ? Qui ne voit que le progrès même de l’instruction conduira un jour l
28 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.4. Pendant ce temps, l’Amérique du Nord…
54est une tâche merveilleuse que nous a assignée la Providence, et je ne puis donc qu’espérer fermement qu’elle nous aura accordé au
29 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
55opéen et un Asiatique : L’Asiatique : Un jour la Providence a mis entre les mains des [p. 193] Européens une jauge et une balance
30 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
56. Ce mélange s’est fait lentement, sans doute. La providence éternelle prodigue les siècles à l’accomplissement de ses desseins, e
31 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
57 à celle du « Destin » et annonçant celle de la « Providence ». L’histoire dans son ensemble est une révélation continue et progr
58lopperont et se manifesteront comme l’œuvre de la providence ; ainsi même ce qui paraissait l’œuvre du destin ou de la nature n’ét
59ou de la nature n’était que le commencement d’une providence qui ne se révélait qu’imparfaitement. Quand cette période commencera,
32 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
60n d’eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde. 2
33 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.1. Puissance du mythe
61pu la formidable épée de Charles le Téméraire. La Providence a fait les montagnes, Guillaume Tell a fait les Suisses. Ainsi rêve
62elle remplisse tout l’espace que lui assignait la Providence, dans ses frontières d’aujourd’hui. Cette tradition touchante et bell
34 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
63 crût le monde gouverné par le hasard, non par la Providence » 240 , mais avec cela « audacieux, pieux, et d’un caractère extrêmem
35 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Les grandes béances de l’histoire (printemps 1974)
64nt était inévitable, et son destin arrangé par la Providence, comme le mythe français des « frontières naturelles »… Le grand Éta
36 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
65ux dieux, à la Fortune aveugle, au Hasard ou à la Providence, et aujourd’hui à des « nécessités » qu’une science ou l’autre accept
37 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 13. Les variétés de l’expérience régionale
66nt était inévitable, et son destin arrangé par la Providence, comme le mythe français des “frontières naturelles”… » Le grand État