1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
1st vraiment un étonnant esprit. Pour présenter au public français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il a
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2ales, si singulières soient-elles — dont le grand public reste le témoin souvent sceptique ou railleur. Au cœur de la crise de
3On n’écrit plus pour s’amuser : ni pour amuser un public. Un livre est une action, une expérience. Et, le plus souvent, sur so
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926)
4 grâce un peu frileuse et se permet de bâiller en public. On connaît le danger… p. 661 r. « Wilfred Chopard  : Spicilèg
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
5Barrès, sur Wagner, sur quelques fantômes, sur le public. (Bientôt sur lui-même je le crains, pour renaître catholique.) Certe
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
6cette agilité offensive qu’on appelle dans la vie publique arrivisme, et séduction dans les salons. [p. 25] Constater une faibl
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
7e d’une boîte de nuit, d’une devanture, d’un parc public. Ce n’est pas le meilleur livre de l’auteur d’Anicet. C’est pourtant
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
8ais [p. 126] je ne suis pas sûr que le plaisir du public fût de même essence que le nôtre. Les gens rient à l’enterrement au r
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
9ça pittoresque. Et le plaisir d’être nu devant un public supposé dévot, et qui n’ose en croire sa pudeur, et qui doute enfin d
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
10 le charme un peu facile mais fort goûté du grand public, de l’humour américain, l’on comprendra sans peine la popularité mond
11ntenant que de lui donner une apparence d’utilité publique. À chaque page de ses livres, on pourrait relever les sophismes plus
12mplisme qui emporte à coup sûr l’adhésion du gros public : telle est l’idéologie de celui que M. Cambon, dans sa préface, égal
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
13pçons du « petit bourgeois » qu’il a choisi comme public, et brusquement le mot éclate : menteur. Feintes et esquives adroites
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
14rice d’un tel milieu, moral et matériel ? L’école publique, telle que nous la voyons est semblable à tous ces monuments « de la
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
15ilieu des conditions anormales créées par l’école publique. Mais l’idéal de l’école est autre ; il est même tout contraire. On n
16s dérivent nécessairement du fait que l’école est publique, obligatoire, et soumise au contrôle de l’État. Alors ? Ou bien vous
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
17mer, ronfler et de tout empester. Et peu à peu le public perçoit que « l’instrument de progrès » n’est qu’un camouflage à l’ab
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
18l’aristocratie de l’esprit est nécessaire au bien public. Certains proposent en rougissant de leur hardiesse quelque chose com
19plus attaquer un fonctionnaire dans ses activités publiques sans que des personnes bien intentionnées viennent vous dire : « Mais
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
20une place rectangulaire qui ressemble à un jardin public, [p. 583] flanquée d’un temple blanc à deux clochers baroques, d’hôte
21ces bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du samedi soir, petits professeurs entourés de
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
22éficie certainement, pour lui-même et aux yeux du public, des facilités que donne à sa production l’appareil des dogmes spécif
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
23de plus. Accueilli avec quelque perplexité par le public de la première conférence, sifflé à la seconde, ovationné à la derniè
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
24rend fin au moment où Kagawa débouche dans la vie publique et politique. Espérons qu’une biographie complète suivra cette « genè
19 1932, Le Paysan du Danube. Note
25 [p. 9] Note Certain public égaré par les mœurs éditoriales attend des jeunes auteurs qu’ils se p
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
26une place rectangulaire qui ressemble à un jardin public, flanquée d’un temple blanc à deux clochers baroques, d’hôtels modern
27ces bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du samedi soir, petits professeurs entourés de
21 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
28ceptions nettement a-chrétiennes de la « moralité publique » par exemple. Et quelles qu’aient été les affirmations souvent indig
29ses, suffira-t-il de déplorer une incompréhension publique dont nous sommes en grande partie responsables ? [p. 60] Nous montron
22 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
30 possible de tout ce qu’il y a d’honnête dans son public soit à coup sûr d’écœurement et de mépris, devant cette déjection, gr
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
31 nous devons envisager les perspectives de la vie publique et privée, dans l’état où se trouve la France en 1932. Est-ce à dire
32 leur fusil (baïonnette au canon). On a parqué le public dans le fond : des étudiants surtout, quelques casquettes. La cour fa
24 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
33asservies à la classe, à la race, et à la lâcheté publique, il y a lieu et ordre d’attester la scandaleuse doctrine du « salut d
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
34maine ou presque, il reprend le dialogue avec son public et l’époque, de ce ton viril et simple qui est à lui, nullement irrit
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
35lus légitime que le désir d’être entendu du grand public, et c’est pourquoi l’on ne voudrait pas reprocher à M. Duhamel d’avoi
27 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
36n du goût pour l’idéologie que manifeste le grand public allemand. Il est bien naturel qu’une société qui jouit d’une relative
37En France, plus longtemps qu’ailleurs, le « grand public » considéra que la lecture d’un livre n’était qu’un moyen de « passer
38 naissance les désirs à peine conscients du grand public. On n’a pas cessé pour autant de publier des romans nouveaux, mais le
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
39lises auraient beau multiplier les manifestations publiques, les assemblées pacifistes, les prières pour enrayer le chômage, les
40itique, la théologie se fait servante de la chose publique. Et que voit-on dès lors ? Présentement ? — On voit des Georges Goyau
29 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
41isme artificiel mais régnant qui fait de la chose publique la chose désavantageuse 25 , quelques pages brillantes et fortes qui
30 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
42 n’est pas, contrairement à ce que pense le grand public, le résultat d’un déterminisme économique et social. Elle est, d’abor
31 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
43 Forum, c’est la bêtise qui s’occupe des affaires publiques et tout finit en dictature : plus question de pensée libre, j’entends
32 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
44s intellectuels. Ils ont si bien habitué le grand public à leur manière toute désintéressée de traiter les questions humaines,
45ni l’effort de signer quelques appels à l’Opinion publique, n’engagent à rien, personnellement. Il se peut que cela tranquillise
33 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
46l que soit le dégoût qu’inspire au clerc l’action publique, je pense qu’il doit le surmonter en premier lieu pour se défendre ;
47es occasions tout imprévues — conférences, débats publics, enquêtes — m’invitèrent à traiter sans trop de précautions, se prêta
34 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
48e son seul prestige de la misère et de la lâcheté publique. Des provinces entières sont ruinées [p. 36] par des exploitations do
49lorsque les valeurs boursières et la tranquillité publique sont menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de t
50 nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’est que très accessoirement l’histoire des [p. 40] p
35 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
51’est pourtant sur elles qu’on veut fonder l’ordre public. Mais ce peu de personnes existantes, n’est-ce pas déjà un avantage s
52 en un péril pour la défense nationale et l’ordre public. Quatrième question. — Les personnalistes se réclament volontiers de
36 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
53lises auraient beau multiplier les manifestations publiques, les assemblées pacifistes, les prières pour enrayer le chômage, les
54itique, la théologie se fait servante de la chose publique. Et que voit-on dès lors ? Présentement ? — On voit des Georges Goyau
37 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
55légitime de s’occuper du marxisme, d’en parler en public, surtout pour l’attaquer, si l’on n’a pas témoigné auparavant de son
38 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
56onfrontait pour la première fois, devant le grand public, les positions du mouvement personnaliste naissant, celles de la jeun
39 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
57 le niveau de l’égalité idéale revint à l’Opinion Publique, c’est-à-dire à la Presse (payée par l’État, les banques et le capita
58rique et inopérante entre la vie privée et la vie publique. Nous n’avons pas deux morales. Et tout ce que nous disons sur la mor
40 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
59osophique, peuvent apparaître byzantines au grand public. Il n’en reste pas moins que le mot d’ordre « Défense de la personne
41 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
60ice sociale, de guerres, de chômage, d’immoralité publique et d’un mercantilisme général qui se manifeste jusque dans le domaine
42 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
61’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses force
62 la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreux, il se voit condamné auss
63ble. D’où la distinction bien connue entre la vie publique et la vie privée. Cette distinction conduit nécessairement à la créat
64 d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle le [p. 2
43 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
65e son seul prestige de la misère et de la lâcheté publique. Des provinces entières sont ruinées par des exploitations dont les b
66lorsque les valeurs boursières et la tranquillité publique sont menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de t
67 nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’est que très accessoirement l’histoire des personnes
44 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
68rl Jaspers ont, dès longtemps, conquis le « grand public », celui-là même qui, chez nous, consacre ses loisirs à dévorer des p
69n critique, mais un commentateur des goûts de son public. Bien loin d’avoir à cœur de signaler les œuvres qui risqueraient, sa
70’insuccès notoire des philosophes auprès du grand public a des causes plus graves, qu’il faut attribuer autant aux philosophes
71 philosophes qu’à ceux qui ne les lisent plus. Le public se figure que la philosophie est une activité qui ne le concerne pas.
72que l’on comprend sans peine l’indifférence où le public la tient. Un philosophe « sérieux » pour l’Université c’est trop souv
73iques d’abstention ? ⁂ Tel est l’état des choses. Public et philosophes ont si bien pris l’habitude de s’ignorer, qu’on est en
74ne mesure. Que se passerait-il si un beau jour le public se mettait à l’école des penseurs ? On verrait éclater, je pense, l’a
45 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
75; mais à mesure qu’il se fit mieux comprendre, le public s’écarta, effrayé. Lorsqu’en 1854 il se mit à attaquer de front, avec
46 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
76era de prouver qu’il extravague ; on proposera en public de l’interdire d’accès au temple ; l’opinion unanime accablera son fo
77t le destin de l’esprit parmi nous ? Si l’Opinion Publique a tué Kierkegaard, elle n’a pas eu de prise sur les sarcasmes dont il
78e fait trembler et qui se réfugie dans les soucis publics comme on va voir un film pour s’oublier dans un drame fictif, de cet
79core une fois, ce n’est pas échapper aux chimères publiques que de les dénoncer pour telles en vertu d’une idée de l’homme que la
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
80elque chose, — quelque chose qui ne plaira pas au public habituel des Prix Goncourt — et qui le dit avec une puissance assez a
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
81 la décadence des lieux communs. L’Ordre, le Bien Public, la Richesse, la Puissance nationale, l’Honneur, l’Esprit, l’Amour, l
82ous recréerez le lien vivant de l’auteur avec son public. Une fois posés ces fondements spirituels d’une littérature rénovée,
83 il est nécessaire que la littérature enseigne le public. Encore faut-il qu’elle enseigne assez haut. Pas trop haut — erreur r
84s les essayistes étaient tenus à rendre un compte public des fins extrêmes qu’ils escomptent pour leurs spéculations les plus
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
85 éditeurs s’efforcent de répondre à la demande du public. Il faut des livres faciles, des livres gais, etc. C’est, disent-ils,
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
86ses depuis la guerre sur le mot de révolution. Le public littéraire rendit un très mauvais service aux écrivains surréalistes
51 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
87es du sous-sol ; par une charité dernière, jardin public. Mais [p. 46] cette forme grossière de la mutilation cosmique n’est p
52 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
88 le niveau de l’égalité idéale revint à l’Opinion Publique, c’est-à-dire à la Presse (payée par l’État, les banques et le capita
89rique et inopérante entre la vie privée et la vie publique. Nous n’avons pas deux morales. Tout ce que nous allons dire sur la m
53 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
90al. Le bourgeois croit aux fatalités de l’Opinion Publique. Le communiste croit aux fatalités de l’Histoire. Et tous croient, co
54 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
91personnelle à tous les étages, dans les fonctions publiques comme dans les entreprises privées ». Difficultés politiques ensuite.
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
92évidente : l’opinion de l’élite ni celle du grand public n’opposent la moindre réaction à l’aveu d’un complot si burlesque. Si
93endant, soit à l’État, soit aux journaux, soit au public, soit au fascisme ou à l’antifascisme. À quoi s’ajoute depuis peu une
94rvir de club à tous ceux qui voudront discuter en public les questions suivantes : a) définition de la culture, de ses moyens
95ais c’est tout autre chose que d’inviter le grand public à réfléchir sur le rôle de l’esprit, à poser des questions bien simpl
96ue les interventions passionnées et simplistes du public ne puissent être un puissant rappel à la « réalité rugueuse » de ce m
56 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
97 que M. Chuzeville nous présente sont inconnus du public français, Novalis et Ruysbroeck mis à part ; et beaucoup sont de gran
57 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
98s ses parties, qui le mit si longtemps au pillage public et avoué des dragons, qui autorisa les tourments et les supplices dan
58 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
99t la gauche deviennent les vrais foyers de la vie publique, et si d’autre part leurs mystiques se sont à ce point modifiées, il
100l ? Un petit volume paru l’hiver dernier, Service public, nous l’a malheureusement appris. Ayant groupé cent cinquante mille h
101résidence effective [p. 3] de toutes nos réunions publiques, se hâte de proposer ici le terme de fascisme. Mais l’apparition de S
102e terme de fascisme. Mais l’apparition de Service public — et son succès — devraient suffire à mettre fin aux craintes qu’avai
103 effet, est une mystique de la jeunesse ; Service public nous propose, au contraire, une mystique d’anciens combattants. Le fa
104majuscules dont se hérissent les pages de Service public. Nos Morts, les Martyrs de la Passion française, la Bonne Nouvelle de
105 la mesure où elles sont mal préparées ». Service public est un livre dangereux, parce que c’est un livre vague derrière leque
106omprenons ses manifestes, placardés sur les voies publiques, « Staline a raison » mais l’Humanité n’a pas tort. À mi-chemin entre
59 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
107és politiques antédiluviens qui encombrent la vie publique et qui empoisonnent la pensée. J’ai à lutter, aussi, contre tous les
60 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
108éfiance et qui n’ont pas de contact avec le grand public. Le peuple ne se soucie pas de comprendre cette langue étrangère, alg
61 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
109plus de question gênante — et il privera le grand public de tout critère intellectuel de jugement touchant l’activité des « ho
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
110édaction des lettres et [p. 73] pour les discours publics et solennels 32 . » Ainsi le glissement de la mesure est accompli : c
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
111ans des proportions formidables. D’autre part, le public capable de goûter une œuvre rigoureuse ou novatrice, et qui pourrait
112 seconde zone culturelle » préparait peu à peu un public pour les auteurs du niveau supérieur. Cette accession démocratique de
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
113tion. Elle s’est constituée en même temps que son public. Autrement dit, les « écrivains de choc » ont appris à écrire en même
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
114uliers en une unité intérieure assurant une force publique et donnant de la sorte une base commune à l’existence des individus.
115de toute activité humaine et de toute institution publique. » — « L’empire est un État socialiste-racial, — populaire, — unifié,
66 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
116mes. Ce beau complexe tire son autorité auprès du public « cultivé » de ce qu’il est toujours sous-entendu et par essence insa
117ise rapidement. Avant de donner carrière au doute public sur la valeur des dogmes cléricaux, ne faudrait-il pas essayer de lim
118res, la religion [p. 192] sans foi par le respect public ; oui, tous ceux-là, dès maintenant, instituent dans leur vie quotidi
67 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
119le, en même temps que le style à succès. Le grand public trouve que cela fait plus poétique. Il croit que la poésie est dans c
120t un homme à écrire, quelles qu’elles soient ; le public auquel il voudrait s’adresser ; le genre d’action qu’il entend exerce
68 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
121tion. Elle s’est constituée en même temps que son public. Autrement dit, les « écrivains de choc » ont appris à écrire en même
69 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
122au, et la difficulté de le résumer à l’usage d’un public qu’il faut sans cesse prévenir contre les pires malentendus, l’on jug
70 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
123té par tout le monde. On m’assure qu’il a même un public passionné. Mais si l’on juge de la façon dont il est lu par la façon
71 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
124 espèces : manque d’argent ou insuccès (auprès du public, de la critique, des éditeurs). La pauvreté et l’obscurité sont deux
125ue pour atteindre le lecteur. Mais alors c’est le public qui fait pression sur les critiques, et qui exige d’eux un feuilleton
126 technique de la distribution des livres au grand public. Qu’il me suffise d’affirmer que c’est là que réside le secret de tou
127’après la consommation possible et les besoins du public, mais d’après le budget de la maison. 2. Le déluge de livres qui en r
128bien connu des éditeurs et des libraires, mais le public ne s’en doute guère. Et comment le lui faire savoir ? On ne l’atteint
72 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
129e certains petits cantons suisses où les affaires publiques sont discutées par l’assemblée plénière des électeurs, ou Landsgemein
73 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
130’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses force
131 la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreux, il se voit condamné auss
132ble. D’où la distinction bien connue entre la vie publique et la vie privée. Cette distinction conduit nécessairement à la créat
133 d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle le mouve
74 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Manifeste au service du personnalisme par Emmanuel Mounier (octobre 1936)
134et européen, de service civil (appelé ici service public), d’entreprise (et non pas de corporation !), de Conseil suprême enfi
75 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
135t !) Il faut éviter à tout prix qu’une discussion publique prolongée permette aux opposants de se reconnaître et de se grouper.
76 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
136crois que vous êtes encore trop compliqué pour ce public. Il me semble qu’on pourrait leur parler plus directement, les interp
137 tout contents de revoir le va-et-vient d’un lieu public, de lire des journaux de Paris et de fumer des cigarettes américaines
138jection. Pour assurer le fameux « contact avec le public », rien ne vaut cette proximité physique. Je leur parlai pendant deux
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
139uple ne lisait pas, avant l’école de Guizot. Le « public », c’était la noblesse, et les bourgeois imitant la noblesse. Le vrai
140u moins la pratique quotidienne de la lecture. Le public s’étend au hasard. Il ne constitue plus un corps limité, éduqué, inst
141e contraire de la « vie spirituelle », c’est « le public ». Cette vie spirituelle et ce public nous posent des exigences dont
142 c’est « le public ». Cette vie spirituelle et ce public nous posent des exigences dont il faut admirer qu’elles soient aussi
143 éditeurs s’efforcent de répondre à la demande du public. Il faut des livres faciles, des livres gais, etc. C’est, disent-ils,
144es que tout cela met entre celui qui parle et son public ! (Le « conférencier » en tournée se présente comme un séducteur, c’e
145 ce tabou. Je trouve moins indiscret de parler en public de ma pauvreté — qui ne me gêne pas moralement — moins indiscret de p
14601] 8 mars 1935 (de retour à A…) Contact avec le public. — Dans le courrier qui est arrivé en mon absence, deux nouvelles dem
147… J’ai parlé en plein air, dans de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans un temple, dans un café, dans une
148araissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait
149micale et directe. Je vois cette abstraction : le Public, s’évanouir et renaître, incarnée à chaque fois dans une seule figure
150ertaine sorte, etc. Peu à peu, je découvre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs r
151eait trop simple ou [p. 204] trop subtile pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptatio
152ularité même, qu’on entre vraiment en contact. Ce public-là est relativement restreint. Mais d’autre part il constitue l’éléme
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
153s au mauvais citoyen. Le capitaliste est l’ennemi public en URSS, le communiste en Europe, le fasciste à Londres, le libéral à
79 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
154ns ont parcouru les Propos de table, présentés au public français comme un ouvrage capital : ils s’étonnent d’y trouver si peu
155atholique (Denifle, Maritain, Grisar), mettent le public français en état d’infériorité assez grave, ne fût-ce que sur le plan
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Vassily Photiadès, Marylène ou à qui le dire ? (février 1937)
156 le dire ? (février 1937) ac On le dira donc au public. Ce sont des souvenirs d’enfance, fort bien réinventés, et contés dan
81 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
157[p. 376] 6 mars (de retour à A…) Contact avec le public Dans le courrier qui est arrivé en mon absence, deux nouvelles deman
158… J’ai parlé en plein air, dans de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans un temple, dans un café, dans une
159araissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait
160micale et directe. Je vois cette abstraction : le Public, s’évanouir et renaître, incarnée à chaque fois dans une seule figure
161ertaine sorte, etc. Peu à peu, je découvre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs r
162on la jugeait trop simple ou trop subtile pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptatio
163ularité même, qu’on entre vraiment en contact. Ce public-là est relativement restreint. Mais d’autre part il constitue l’éléme
82 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
164en fait est coupable de tout : du sort des filles publiques, des bourgeois endormis, des malades dans les hôpitaux « qui ont des
83 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
165la ait pour effet concret de militariser l’esprit public, voilà l’indice qu’on perd le sens des buts et du rôle de l’armée dan
84 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
166celle des commerçants et des fermiers de services publics. À partir du iiᵉ siècle, les « chevaliers » (ou bourgeois) font des f
167s énormes et scandaleuses aux dépens des services publics, comme en feront plus tard les prêteurs et « financiers » des rois, d
168chargés de poursuivre les délits contre le Trésor public, et qui changèrent quatre fois de mains en quelques dizaines d’années
169mées impériales garantissent la sécurité, l’ordre public, la richesse acquise, et la misère dorée du prolétariat. Mais la pax
170rme de l’État. De là aussi l’intérêt morbide du « public » pour les dérèglements insensés et les sanglantes intrigues du Palat
85 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
171urale pour un principe régulateur donné de la vie publique, comme l’ont fait les républicains de la IIIᵉ République [p. 44] pour
86 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
172 de la presse. Qu’attendons-nous des journalistes publics, des grands reporters ? Une espèce de stylisation improvisée des évén
87 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
173ilités de la ville tiennent à prendre ce repas en public, à des tables dressées devant l’Opéra. Tout cela sans trop de gaîté,
174mestre, une ordonnance du Führer de l’Instruction publique a déclaré dissous et illégaux tous les « corps » d’étudiants sans exc
175 lui avaient fait subir les plus durs affronts en public ; comme par exemple ce grand industriel qu’il a invité ce soir avec n
176dent la presse allemande assommante pour le grand public. Les tirages baissent, le nombre des organes diminue, contrairement à
177és politiques antédiluviens qui encombrent la vie publique et qui empoisonnent la pensée. J’ai à lutter, aussi, contre tous les
178Les spectacles ou leur influence dans l’éducation publique peuvent-ils être livrés à des spéculations particulières ou privées ?
88 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
179e certains petits cantons suisses où les affaires publiques sont discutées par l’assemblée plénière des électeurs (Landsgemeinde)
89 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
180t !) Il faut éviter à tout prix qu’une discussion publique prolongée permette aux opposants de se reconnaître et de se grouper.
90 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
181ssitôt paraît une anxiété dans l’entourage (ou le public) : l’amant comblé va-t-il encore aimer cette Iseut une fois épousée ?
91 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
182acquitte d’une dette en présentant cette œuvre au public français. Vous en ferez tous autant en lisant ce livre, en le faisant
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
183nt [p. 20] parler un pouvoir de contrainte sur le public. Si belle et puissante qu’elle soit, on peut toujours la critiquer, o
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
184latteur de femmes riches — celles qui forment son public ? Mais la suite du poème est troublante. Peire Vidal énumère les mais
185le seraient de nos jours. Ils chantaient, pour un public en majorité favorable à l’hérésie, une forme d’amour qui se trouvait
186», les troubadours, et ses « croyants », le grand public cultivé ou non, qui écoute les troubadours et fait leur gloire mondai
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
187fabliaux eurent un immense succès (auprès du même public, souvent, que les romans idéalistes). C’étaient des historiettes griv
188ale exceptionnelle : c’est plutôt la frivolité du public ordinaire des théâtres, son sentimentalisme lourd, et pour tout dire
189 end provient précisément du fait qu’il libère le public de ses contradictions intimes. En effet : point de roman sans obstacl
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
190ns précédent du transfert qui s’opère du privé au public. Quel Wagner surhumain sera donc en mesure d’orchestrer la grandiose
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
191ssitôt paraît une anxiété dans l’entourage (ou le public) : l’amant comblé va-t-il encore aimer cette Iseut une fois épousée ?
97 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
192onseils de l’ermite dès qu’il s’agit des affaires publiques. Après tout, dit l’auteur, à quoi se résument ces conseils ? À ceci :
98 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
193qui ne peuvent plus se faire d’illusions — que du public qui croit aux manuels. Je ne dis pas cela contre vous. Je le dis pour
99 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
194osophique, peuvent apparaître byzantines au grand public. Il n’en reste pas moins que le mot d’ordre « Défense de la personne
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
195ier îlot d’un autre monde, une salle éclairée, un public dont j’ignorais et le visage et les soucis, et devant lequel je m’éta
196z les amateurs de vraie culture, les lecteurs, le public cultivé. Car c’est de ce changement d’état d’esprit que sortira la po