1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1naire : « Surréalisme, n.m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit
2 servent d’illustration à sa défense de la poésie pure. Les beautés que j’y vois ne me seraient-elles perceptibles que par l
3 sait ce que c’est que la « liberté » d’un esprit pur de tout finalisme ! Surréalisme S.A., entreprise pour l’exploitation
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
4e œuvre qui ne dut rien à l’homme, d’une œuvre de pur génie. Vincent Van Gogh, génie sans talent. p. 1033 c. « Paul Co
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
5e, de celle qu’ils se donnent eux-mêmes dans leur pure volonté d’être ou de ne pas être… ». Mais les héros de Pirandello, s’
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
6sirable subissent cette rage désespérée de course pure, vers ailleurs, vers autre chose. À certains signes — démences de fat
7, et le voilà reparti dans un égoïsme triomphant, pur du désir d’action qui empêtrait Barrès dans des dilemmes où l’art tro
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
8lus le mensonge de l’art, et pas encore la vérité pure — Crevel décrit sans aucune transposition romanesque le trouble carac
9 à me dissoudre, à me perdre. » Vouloir la vérité pure sur soi, c’est se refuser à l’élan vital qui nous crée sans cesse : l
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
10 je déplie ce plan d’une « ville contemporaine ». Pures géométries de verre et de ciment blanc, flamboyantes au soleil. Les v
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
11x des défaitismes les plus subtils comme des plus pures et loyales inquiétudes. Sincérité, le mal du siècle. Tout le monde en
12en conséquences matérielles. Ce n’est plus l’élan pur que je décris : c’est un élan freiné dans mon esprit, c’est le frein
13en ne paraît plus sinistre à la sincérité presque pure de cet âge. Mais il le faut dépasser.)   Si j’en crois l’intensité d’
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
14p. 87] dramatique qui cerne le mystère d’un trait pur. Il semble que Cocteau ait réalisé là exactement ce qu’il voulait. Et
15vant une fois de plus que l’atmosphère de l’« art pur » n’est pas respirable. Il ne manque rien à Orphée, sinon peut-être c
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
16iches de craie où t’accoudant tu mêles tes traits purs et labiles à l’immobilité miraculeuse des statues 7 . » Il s’agit bie
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
17vril 1927) l La maîtresse d’École Au printemps pur comme une joue, École errait, École suivait une femme dans les rues t
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
18 qu’on ne l’écrive pas, même en pensée. La poésie pure écrite est inconcevable : cela consisterait dans l’expression directe
12 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
19ude ne porte un nom philosophique : c’est au plus pur, au plus naïf matérialiste que nous avons affaire ici. Et ses prétent
13 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
20esse. L’enfance de Catherine à Paris est du roman pur ; la tournée des cours de l’Europe centrale, qu’elle subit comme jeun
14 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
21’illusion dont se nourrit Louis II n’est ni aussi pure ni aussi rare qu’on voudrait l’imaginer. Il reste qu’il a voulu la vi
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
22s théories d’Einstein, ils composent de la poésie pure, ils mesurent des sensibilités secondes et tout un arc-en-ciel de sen
16 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
23Cassou qui ne serait fait que de ces intermèdes ; pur de tout souci de vraisemblance extérieure ; qui ne serait qu’inventio
17 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
24nce à l’endroit de l’être le plus monstrueusement pur qui se soit révélé par le truchement de la poésie française. — Livre
18 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
25es de droite et de gauche, n’en apparaît que plus pur. « Noms de clowns qui me viennent l’esprit : Julien Benda… », écrit A
19 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
26 place de Dieu. Mais où trouver les lévites assez purs pour garder vierge parmi nous — voici déjà tant de faux dieux — le fa
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
27us savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même,
21 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28 — et leur musique seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici, peut
29ve-toi, pars, et sans vider ton verre, — il n’y a pure ivresse que de l’abandon — car voici qu’à son tour il s’égare au bras
30, en faire le tour, mais voilà qui est affaire de pur caprice, tandis que s’y baigner est une règle de savoir-vivre avec la
22 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
31jugement implicite que, sur le plan de la qualité pure, je persiste à tenir pour le plus efficace. Ce n’est peut-être pas fo
23 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
32 de nous-mêmes qui se plaît à disserter de poésie pure. Edmond Jaloux préside à cette agape dont il m’est impossible de nomm
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
33t humain, et sa qualité d’émotion n’est pas moins pure. C’est l’histoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société a
34st d’affiner nos âmes au contact de réalités plus pures que celles de la vie courante, on peut dire que les romans [p. 346] «
25 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
35, qui atteignent à une qualité d’émotion vraiment pure et insistante. Mais le mérite original et important d’un tel livre me
26 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
36-je bientôt. Car je professe qu’un désir vraiment pur parvient toujours à créer son objet, de même qu’atteignant un certain
27 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
37mite. Il est vrai que voici enfin des Autrichiens pur sang ; moi qui prétendais l’autre jour que les Suisses les avaient to
28 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
38us savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même,
39r musique [p. 105] seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici, peut
40ve-toi, pars, et sans vider ton verre, — il n’y a pure ivresse que de l’abandon — car voici qu’à son tour il s’égare au bras
41, en faire le tour, mais voilà qui est affaire de pur caprice, tandis que s’y baigner est une règle de savoir-vivre avec la
29 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
42nt peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’entre nous ont voulu tenter le climat, — j’avais rêvé sur ce passag
30 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
43« Ici, la jeune fille Aurore a surpris la licorne pure… » (Je croyais voir un éclair blanc sous la futaie.) J’avançais à tra
44eux. On se sent très près de ce qu’il y a de plus pur dans la nature et toutes sortes de sensualités et de gourmandises qui
45tte fatigue mal lavée — et cette robe verte seule pure — et oh ! la pauvre interrogation des visages devant [p. 167] l’atroc
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
46 de nous-mêmes qui se plaît à disserter de poésie pure. Edmond Jaloux préside à cette agape dont il m’est impossible de nomm
32 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
47scandaleuse doctrine du « salut de grâce et bonté pure », du salut par la foi, par l’abandon aux mains du Dieu Vivant. En fa
33 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
48ucune révolution. L’iconoclaste est un type assez pur de révolutionnaire. Nous ne pouvons être ni conformistes — les ordres
34 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
49est pas morts ! » Le monde renaît dans une soirée pure et le baiser d’un couple heureux. Rarement la forme authentique de Ra
35 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
50t parle Jacob Boehme, et qui « contient l’élément pur, mais aussi l’être sombre dans le mystère de la fureur ». Cette compl
36 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
51. L’extérieur déçoit, l’intérieur égare ; l’objet pur opprime, le sujet pur s’évade ; les morales échouent, l’immoralisme n
52l’intérieur égare ; l’objet pur opprime, le sujet pur s’évade ; les morales échouent, l’immoralisme n’est qu’une morale de
37 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
53nces égoïstes de naguère et de toujours. Tout est pur aux « petits purs ». Laissons cela, on se guérit toujours trop tôt de
54naguère et de toujours. Tout est pur aux « petits purs ». Laissons cela, on se guérit toujours trop tôt de ses vingt ans. Il
38 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
55elle » a le privilège de scandaliser les « petits purs » marxisants. Nous laissons volontiers à ces honnêtes fonctionnaires
56a violence créatrice. Cet esprit-là, cet « esprit pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spirituel qui n’a pas vo
57accomplir dans l’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-
58ans l’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-ne-trahit-pa
39 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
59ique, redisons-le, n’est pas un art : toute forme pure lui échappe. Elle est toujours en porte-à-faux, appuyée sur des faits
40 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
60e Dieu lui adresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocation des prophètes. Tout homme peut recevoir une vocation
41 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
61t d’importance aux ventes de charité, à la poésie pure ou à la contingence des lois de la nature ! » Mais le marxisme, à la
62pé à dogmatiser sur le matérialisme plus ou moins pur. Cette orientation peut encore s’expliquer par un troisième fait. Tan
42 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
63estimer les moyens. Ou encore : pour le politique pur, il s’agit toujours d’un ordre établi ou d’un ordre à établir. Pour l
43 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
64r du prochain. Le travail est pour le chrétien un pur exercice. Il n’a pas de valeur en soi. Il n’est pas une vertu, comme
65cet amour est inconcevable et impossible, est une pure hypocrisie en dehors de Dieu. Le plus court chemin vers autrui passe
44 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
66s nul emploi de la violence, la révolution serait pure, — si pure qu’elle en deviendrait invisible et qu’on pourrait n’en po
67i de la violence, la révolution serait pure, — si pure qu’elle en deviendrait invisible et qu’on pourrait n’en point parler.
45 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
68à la place de l’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai qu
69force préventive, inattaquable tant qu’elle reste pure, des personnes librement solidaires, telles qu’en forme l’éthique pro
70testante. Seulement il faut que cette force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il v
46 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
71é en faisant de la philosophie et de la théologie pures. 4. Mais — la politique est à nos yeux toute autre chose que ce que
72spèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Oui ou non, sommes-nous en pleine crise ? Oui ou non, cette crise c
73 nous reprocheraient d’être ce qu’on appelle « de purs intellectuels », c’est-à-dire des êtres ignorants des conditions conc
47 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
74stinguer » des contingences, ils étaient au moins purs dans leur erreur. Les modalités de leur retrait ne contredisaient nul
48 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
75est qu’il se faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme ne peut jamais se
49 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
76 il peut agir. S’agit-il d’un impérialisme du moi pur, tel que Fichte l’a follement rêvé ? Si c’est le cas, je reste bien t
77 c’est le cas, je reste bien tranquille. Ce « moi pur » ne met pas en cause mon désespoir, ou si l’on veut, je peux rêver d
78nt au nom de quoi tu agiras, si tu agis. Un « moi pur », son premier devoir, c’est de persévérer dans son être agissant : e
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
79 la déchéance d’une race qui n’a pas su se garder pure. Alors ? Serait-ce bientôt l’heure de l’Allemagne ? On sent partout c
51 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
80s de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une revanche, dût-on n’y parvenir jamais. On lit cette littérature p
81 ayant rapidement achevé de disqualifier l’esprit pur, il ne reste à nos « hommes d’action » d’autres normes et d’autre mes
82ratuite, dans un monde personnaliste. Les « idées pures » sont des cadavres d’idées ; les idées vivantes sont des actes. Appr
52 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
83 rupture et une création, un fauteur de nouveauté pure, un poseur de questions, un « prochain » et non pas un problème à rés
84 sur un sophisme qu’il faut qualifier d’inversion pure et simple de l’humain. Le droit usage de l’entendement n’est pas l’ét
85s de décrire, mais d’inventer. L’acte étant sujet pur, il ne sera jamais un objet de l’entendement. Et c’est pourquoi rien
86n décrire les effets, demeure mystère en tant que pure initiation : c’est le mystère de l’éternité, de cela qui échappe au t
87arnation de l’éternité dans le temps. La personne pure serait ainsi la coïncidence absolue et manifeste d’une vocation et d’
88 en doute ? L’imagination de la personne à l’état pur resterait à nos yeux une espèce d’utopie ontologique, si la Révélatio
89er dans des limites objectives. Il veut se garder pur, et reste virtuel. Il se croit maître de tous les objets, mais néglig
90 de la mieux provoquer — mais glorifiant le sujet pur comme tel, il dégrade son existence, c’est-à-dire qu’il l’atrophie. L
91st pas un nombre. J’appelle esprit cette surprise pure de mon corps qui se voit conduit où rien en lui n’était nécessité d’a
53 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
92sion désirée revient en dernière analyse au refus pur et simple d’agir et de créer, j’entends, de se poser comme auteur res
54 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
93r à cette vision, qui est l’angoisse même. Est-ce pur hasard si la théologie chrétienne rend compte de presque toutes les s
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
94n crois l’amitié, les visages, et les couleurs si pures qu’il laisse dans le souvenir. p. 102 m. « Roger Breuil, Les uns
56 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
95tte « ruche active » où bourdonneraient les idées pures, ce ne serait jamais qu’un musée. Et créé par l’État, et contrôlé par
96, et qui composent la notion courante de l’esprit pur : ce sont ces lieux communs inoffensifs et soigneusement vidés de tou
97outefois que l’intention de nos auteurs n’ait été pure de toute espèce d’ironie. Le plus grave, sans doute, c’est qu’ils cro
98a décadence. Ils me diraient : « Honorer l’esprit pur ? Quoi de plus raisonnable, je vous prie ? Quoi de plus naturel que d
99 arts sont enfermés dans ce dilemme : ou l’esprit pur — comprenez inactif — ou le salon des arts ménagers. Ils ne voient pa
100as que dès l’instant que l’on célèbre un esprit « pur » dans un temple construit par l’État, la pensée s’évanouit, le templ
101t confirmer de son côté que ce Palais de l’esprit pur ne peut être en réalité qu’un palais vide. Et ce vide que d’ailleurs
102er l’utilitarisme borné en disqualifiant l’esprit pur aux yeux des laïcs laborieux. Exiler l’esprit dans les nuages, c’est
103ouée et peut-être inconsciente : l’esprit est une pure description 32 . On assure ainsi à bon compte la rigueur des constru
104e lois. Cette image s’interpose entre la pensée « pure » et le réel confus et dangereux qui échappe à ses prises prudentes.
105e clerc [p. 39] spiritualiste, prêtre de l’esprit pur, s’adonne au culte solitaire des choses « sérieuses et précises ». Et
106l et bien engagé dans le monde. Supposer un clerc pur, c’est encore une fois supposer un esprit dégagé de son corps, jamais
107il se trouve, par un curieux hasard, que l’Esprit pur et le Palais de l’Esprit pur ne sont jamais si lyriquement loués que
108hasard, que l’Esprit pur et le Palais de l’Esprit pur ne sont jamais si lyriquement loués que dans la presse quotidienne… Q
109 séparation de l’esprit et du corps, de la raison pure et de la morale pratique, décret prononcé par Descartes en 1637 — agg
110 poètes — peuvent en vérité « donner un sens plus pur aux mots de la tribu », — condition nécessaire de toute culture. Car
57 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
111clama : « Si ce n’est pas là du catholicisme tout pur, je déclare ne plus rien comprendre à rien. Ces “ondes radioactives d
58 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
112 action transformatrice, et productrice. L’esprit pur s’évanouit. L’âge qui s’ouvre sera celui du spirituel décisif. La seu
59 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
113 cela est rafraîchissant, satisfaisant, fidèle et pur. Notez aussi cette petite phrase du récit de Brett : « Puis vous part
60 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
114 autre. C’est tout au contraire exprimer un refus pur et simple de comparer. C’est affirmer une préférence inconditionnelle
61 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
115rai clerc. Non pas cet être détaché, déraciné, de pure raison, que l’auteur d’un pamphlet fameux voulait nous donner pour mo
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
116ique des auteurs que j’ai dit ne veut être qu’une pure critique ; elle veut être valable en soi, elle prétend ne rien préjug
117ment. C’est en effet un abaissement pour l’esprit pur que de descendre à la portée des hommes, mais c’est là qu’il cesse d’
118 » (Renan) ne mérite pas le sacrifice de l’esprit pur. Sacrifice inutile au reste : la science ne nous apprend-elle pas que
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
119ommuns. Forme vide, forme idolâtrée, c’est-à-dire pure rhétorique — d’où son déclin — mais forme encore et convention admise
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
120c., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faiblesse philosophique égale l’hypocrisie pratique. Enfin il
65 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
121’une évasion hors de tâches nécessaires. L’esprit pur et l’esprit asservi sont deux complices dont les disputes bruyantes n
66 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
122llent sans fin par le monde, peinant peut-être en pure perte, si ce n’est pour notre perte à tous. Or, ces gens forment l’op
123et ce qui la révèle au jour, cet esprit qu’on dit pur, et l’acte qu’il atteste. Le moteur ni les roues ne sont faits pour e
124 mais préfère les réciter, c’est la description « pure et simple ». Pure, marque ici la volonté de ne pas juger, c’est-à-dir
125réciter, c’est la description « pure et simple ». Pure, marque ici la volonté de ne pas juger, c’est-à-dire de ne pas s’enga
126esse du prophète vient de confirmer. Que l’esprit pur, chez les marxistes, ait abdiqué devant les lois économiques, comme i
67 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
127 disjointe sa prise, la pensée devient « l’esprit pur », la résistance devient « la matière », tout n’est que schème et abs
128s le disent, utilisant le vocabulaire des esprits purs, et s’ordonnant ainsi à leurs erreurs. Ceux-là veulent qu’on boulever
129 dit le proverbe. Mais ce mens n’est pas l’esprit pur ! Il est l’acte d’un créateur dont toute pensée se forme en acte. Pré
130lité. Et cela se comprend : il y a si peu de tons purs dans le détail de l’existence, tout est tellement mêlé, et qui peut s
131 révélation. Elle tue en nous le faux dieu du moi pur, pour ressusciter le vrai Dieu. C’est pourquoi dans le temps tout se
68 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
132a nation, que le Führer est venu incarner, lui le pur, le simple, l’ami et le libérateur invincible… « Une ère nouvelle com
69 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
133est pas morts ! » Le monde renaît dans une soirée pure et le baiser d’un couple heureux. Rarement la forme authentique de Ra
70 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
134c., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faiblesse philosophique égale l’hypocrisie pratique. Enfin il
71 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
135tholique, lequel, s’il ne veut pas se borner à la pure et simple copie des formules élaborées par les Conciles, est bien for
72 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
136onséquemment, si l’on a le droit d’opposer esprit pur à esprit incarné dans des termes tels qu’esprit incarné devienne syno
137 ; 4° si M. Benda conçoit que l’opposition esprit pur contre esprit asservi (aux intérêts politiques) évoque précisément po
73 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
138uple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure, n’a jamais pu s’exercer qu’à une très petite échelle : celle de cert
74 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
139tat molem. Mais ce mens n’est [p. 4] pas l’esprit pur d’une élite qui laisse les mains libres aux affairistes et aux politi
75 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
140é en faisant de la philosophie et de la théologie pures. En résumé : si la politique n’est que ce qu’elle est actuellement en
141spèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Le but et l’utilité pratique d’une doctrine n’est-ce pas justement
142 nous reprocheraient d’être ce qu’on appelle « de purs intellectuels », c’est-à-dire des êtres ignorants des conditions conc
76 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
143t d’autre. C’est le bras vengeur du justicier, du pur des purs, qui s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la natio
144e. C’est le bras vengeur du justicier, du pur des purs, qui s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la nation : toujo
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
145 connaître une forme très particulière de chômage pur : certaines circonstances extérieures sont capables de tuer en certai
146révélations. C’est évident ! Ses actions les plus pures sont des appels et des incantations ; leur sens est toujours au-delà.
147nt. Le romantisme s’évapore de nos vies. L’esprit pur a cessé de nous séduire : nous posons nos regards à hauteur d’homme.
148engagement dans la masse, ou refuge dans l’esprit pur — ne joue qu’entre deux abandons, entre deux fuites : devant soi-même
149oisit, il compose, il n’accepte que des matériaux purs et nobles. Il s’accomplit enfin dans l’œuvre d’art, se comportant vis
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
150t une piste par jeu. Le ciel est d’un bleu sec et pur, tranché au sommet du vallon par un cyprès grandiloquent. Et cette ma
151te anse qui est pour moi le lieu du monde le plus pur. Une transparence vert bleu sur des cailloux ronds où le pied enfonce
152il y a au contraire d’efficace dans l’affirmation pure et simple de thèses qui paraîtraient très difficiles au jugement du c
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
153oles trop rapides. Une jeune femme au profil très pur, quelques gestes autour d’une auto, le claquement d’une portière, et
80 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
154et de définir symboliquement les pôles : pensée « pure » et pensée « engagée », ou encore attitude du « spectateur » et atti
155’accepte ou on le refuse, en vertu d’une décision pure. Discuter ne peut nous conduire qu’au seuil de cette décision. Et nou
156 ». Tant qu’on n’a pas envisagé la doctrine de la pure grâce jusque dans son sérieux dernier, on peut soutenir que l’homme p
157— ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple absurdité. Mais alors, on peut se demander si ceux qui refu
81 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
158te rien de ce tourment. Est-ce donc un témoignage pur et simple — ni si pur ni si simple d’ailleurs, — la relation volontai
159. Est-ce donc un témoignage pur et simple — ni si pur ni si simple d’ailleurs, — la relation volontairement privée de « mor
82 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
160t une piste par jeu. Le ciel est d’un bleu sec et pur, tranché au sommet du vallon par un cyprès grandiloquent. Et cette ma
161il y a au contraire d’efficace dans l’affirmation pure et simple de thèses qui paraîtraient très difficiles au jugement du c
83 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
162onc qu’elle veut instaurer un ordre plus grand et pur. « Toutes les tours d’ivoire seront démolies, toutes les paroles sero
84 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
163rmer les intellectuels dans le dilemme : pensée « pure » ou pensée « asservie » à l’action, carence ou simonie, M. Benda ou
85 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
164on point vide, — l’une des expressions les plus « pures » de la rhétorique valéryenne. Swedenborg présente le cas très singul
165alité ou objectivité qu’affecte M. Lamm, selon la pure tradition universitaire et bourgeoise, me paraît doublement onéreuse
86 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
166dre une signification qui le maintienne vivant et pur contre les ennemis du dedans, afin d’être fort au-dehors. L’esprit bo
87 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
167révélations. C’est évident ! Ses actions les plus pures sont des appels et des incantations : leur sens est toujours au-delà.
88 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
168de nos jours. Ce qui ne signifie pas qu’elle sera pure subversion, ou doive tendre à l’abolition de toute espèce d’État. Tou
169suprême et de l’État est la manifestation la plus pure et la plus dynamique de cette polarité essentielle. C’est dire que la
89 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
170possédée par l’Homme au sourire extasié, — lui le pur et le simple, l’ami et le libérateur invincible…   J’ai envoyé un réc
90 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
171uple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure n’a jamais pu s’exercer qu’à une échelle réduite : celle de certains
91 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
172t d’autre. C’est le bras vengeur du justicier, du pur des purs, qui s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la natio
173e. C’est le bras vengeur du justicier, du pur des purs, qui s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la nation : toujo
92 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
174ment le jugement porté sur l’adultère. Certes, la pure doctrine cathare ne prétendait pas légitimer la faute en soi, puisqu’
175 se produisit la confusion inévitable de la Dame, pur symbole de l’Amour, avec telle femme réelle et désirable ; la rhétori
176 tel qu’on l’imagine de nos jours est la négation pure et simple du mariage, que l’on prétend fonder sur lui. C’est qu’on ne
93 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
177r sitôt que le serpent au sang-froid — le cynique pur — insinue sa promesse éternellement trahie : eritis sicut dei. Infini
178oit à son œuvre —, soit du point de vue spirituel pur, pour ceux qui croient. Il n’est possible alors d’affirmer le mariage
179oyen de dépasser notre dilemme ne saurait être la pure et simple négation de l’un de ses termes. Je l’ai dit et j’y insiste
180nous heurtons ici à l’extrême limite, à l’origine pure de la Passion, — mais du même coup nous sommes jetés au cœur même de
94 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
181stinguer » des contingences, ils étaient au moins purs dans leur erreur. Les modalités de leur retrait ne contrediraient nul
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
182 immoralismes qui en vivent, aux moments les plus purs d’un drame, il arrive qu’on voie transparaître en filigrane cette for
183omme impuissant et ravi pour le consumer d’un feu pur ; et qu’il est plus fort et plus vrai que le bonheur, la société et l
184xiie siècle, était devenu pour les seigneurs une pure et simple occasion de s’enrichir, et d’annexer des terres données en
185uteur.) Supposez au contraire cette volonté toute pure, il n’y aura plus d’invraisemblance possible : c’est le cas du conte.
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
186qui a trouvé du côté de l’Asie ses plus hautes et pures expressions. J’entends parler d’une forme de mystique à la fois duali
187 provençale, une image fidèle de la réalité et un pur assemblage de formules vides de sens. » Certes. Mais là-dessus, l’aut
188lises bogomiles de Dalmatie et de Bulgarie. Les « purs » ou Cathares 29 se rattachaient aux grands courants gnostiques qui
189eûne rituel ou endura conduira quelques-uns des « purs » jusqu’à la mort volontaire, mort par amour de Dieu, consommation du
190l’imposition des mains, au milieu du cercle des « purs », puis le baiser de paix échangé par les frères. Après quoi, l’initi
191e la perdition des âmes, répond Marie, symbole de pure Lumière salvatrice, Mère intacte (immatérielle) de Jésus, et semble-t
192e baiser de paix, et la vénération des Élus (ou « purs »). Il est important de mentionner ici la vénération manichéenne s’ad
193marier et de vivre dans le monde condamné par les purs, sans s’astreindre à tous les préceptes de la morale ésotérique : mor
194s chrétiens que les leurs, et leurs mœurs étaient pures… » Ce jugement rachète en partie les calomnies de l’Inquisition. Mais
195 de milieu littéraire… S’agirait-il vraiment de « pures coïncidences » ? Ce doute et cette question renaissent à l’infini. Es
196e et cette question renaissent à l’infini. Est-ce pure coïncidence, si les troubadours comme les Cathares glorifient — sans
197oujours l’exercer — la vertu de chasteté ? Est-ce pure coïncidence si, comme les « purs », ils ne reçoivent de leur Dame qu’
198hasteté ? Est-ce pure coïncidence si, comme les « purs », ils ne reçoivent de leur Dame qu’un seul baiser d’initiation ? Et
199s vivent de préférence à la manière errante des « purs » qui s’en allaient deux par deux sur les routes ? Et si l’on retrouv
200la, ou encore manisola), suprême initiation des « purs ». La fréquence même de cette question débattue dans les cours d’amou
201ns-en aux textes, et considérons-les dans la très pure nudité et transparence de leur rhétorique amoureuse. ⁂ Thème de la mo
202t intermédiaire, donc moins « claire » et moins « pure », du lyrisme courtois. 8. Objections Des deux chapitres qui précèd
203comme dans le manichéisme, en un Dieu bon qui est pur esprit et un Démiurge qui domine la matière et la chair. La compulsio
204e l’homme. La femme reste passive, impersonnelle, pur principe, sans visage et sans nom. Une école mystique du tantrisme ta
205e les romanistes unanimes nous décrivent comme de purs « rhétoriqueurs » 74 . D’Amour, je sais qu’il donne aisément grande
206ore tenir, chez les troubadours du Midi, pour une pure fantasmagorie sentimentale. [p. 134] ] 6. Excuse aux historiens. — J
207fonds celtibérique que l’hérésie chrétienne des « purs » a puisé certains traits de sa mythologie. Que celle-ci ait revêtu c
208enne, il a trahi l’Amour mystique, il n’est pas « pur ». Seuls les « purs » et les vrais « sauvages » comme Bohor, Perceval
209Amour mystique, il n’est pas « pur ». Seuls les « purs » et les vrais « sauvages » comme Bohor, Perceval et Galaad parviendr
210nfusion moderne entre la passion de Tristan et la pure sensualité. Quelques citations de Thomas, le plus conscient des cinq
211ried et des hérétiques de son temps, l’Évangile « pur » et la gnose dualiste : le monde manifesté, la chair en général, et
212ans une vision cathare du monde. Aimer de passion pure, même sans contact physique (l’épée entre les corps et les séparation
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
213vie mystique. Certains « moments » relèvent de la pure tradition cathare, d’autres peuvent être rapprochés d’une expérience
214l’hérésie, [p. 158] c’est la vertu mystique des « purs », c’est une vertu, selon les auteurs de la légende. Et la faute n’es
215rfois embrase le sang, il enfreint la règle des « purs ». Le baiser symbolique, il le ravit par force, il le profane. Et voi
216nicien, sait dire en termes magnifiques que l’âme pure est le lieu de rédemption des créatures dénaturées par le péché. « To
217quer » le plus élevé par le plus bas, la mystique pure par la passion humaine. Elle a fondé cette « science » nouvelle sur l
218tique universelle. Ils seront d’ailleurs rarement purs dans telle ou telle œuvre donnée. Même chez les représentants les plu
219de transe, d’accéder à une lucidité toujours plus pure et audacieuse, de vérifier même les plus hautes grâces par leurs répe
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
220 mondanisés, n’évoque-t-elle pas la révolte des « purs » contre la féodalité et le clergé ? Deux poèmes de Milton, qu’il écr
221hélas, en une formule : la mystique se dégrade en pure psychologie. Le roman devient l’objet d’une littérature raffinée. D’U
222 Il n’y eut plus qu’une dernière flamme, mince et pure, qui s’appelle la Princesse de Clèves. La mort s’y atténue en séparat
223es deux derniers mots : « … et l’éteindre » étant pur artifice de rhétorique, destiné à persuader le lecteur, ou Cléandre,
224our par force un amour par devoir. C’est le plus pur langage courtois. Mais voyez la curieuse contradiction ; auparavant,
225ontradictoire. Don Juan, c’est à la fois l’espèce pure, la spontanéité de l’instinct, et l’esprit pur dans sa danse éperdue
226e pure, la spontanéité de l’instinct, et l’esprit pur dans sa danse éperdue au-dessus de la mer des possibles. C’est l’infi
227opposition : Don Juan est le démon de l’immanence pure, le prisonnier des apparences du monde, le martyr de la sensation de
228it, le martyr d’un ravissement qui se mue en joie pure à la mort. On peut noter encore ceci : Don Juan plaisante, rit très h
229ons l’un à l’autre ces extrêmes : la femme-idéal, pur symbole d’un Amour qui entraîne l’amour au-delà des formes visibles ;
230 cet inconnu : la poésie : Et voici que jaillit, pur feu céleste qui réchauffe et éclaire sans consumer, toute la félicité
231et de leur mystique fut composé par l’un des plus purs romantiques : c’est l’épopée des Albigeois de Lenau. On peut y lire c
232ans les espaces d’une autre vie », c’est le chant pur de la passion de la Nuit. Mais il n’est point d’aube mystique à l’hor
233la naïveté, la vulgarité foisonnante que les plus purs poètes allemands savaient goûter malgré leur nostalgie 159 . René s’a
234r l’amour comme une maladie de l’esprit — dans la pure tradition antique, sauf qu’il s’affirme heureux d’être malade. Le voi
235unique du sacrement cathare, le consolamentum des Purs ! Dès cet instant, les lois du jour, la haine, l’honneur et la vengea
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
236hui dans les annonces matrimoniales. La sexualité pure n’intervenait que pour « troubler » ces petits calculs et ces « beaux
237par l’impression produite sur les sens que par la pure réflexion. La masse est peu accessible aux idées abstraites. Par cont
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
238ment le jugement porté sur l’adultère. Certes, la pure doctrine cathare ne prétendait pas légitimer la faute en soi, puisque
239 tel qu’on l’imagine de nos jours est la négation pure et simple du mariage que l’on prétend fonder sur lui. C’est qu’on ne